Isac Nunes da Luz Cordeiro
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Tradutor Público e
Intérprete do Comércio
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Idiomas: francês, espanhol, catalão e galego ***
Matriculado na Junta Comercial do Estado do Paraná
*** Curitiba ***
República Federativa do Brasil
En aquest moment
quan hi ha encara a Ceuta milers de joves, diguem-ne immigrants, vinguts del
Marroc o de altres terres subsaharianes, seria bo tenir present la situació
d’Europa o d’Espanya en particular sobre el decreixement brutal de la població autòctona. La taxa de natalitat a Espanya és de 1,1 fills per dona,
pràcticament la meitat d’allò que seria necessari per acomplir la taxa que
denominem de relleu generacional, 2,1 fills per dona. La qual cosa vol dir que
s’hauria de duplicar la taxa de natalitat per poder mantenir-hi el nombre
d’habitants. Sense l’arribada dels fluxos immigratoris la població autòctona
disminuiria permanentment, patint un fortíssim envelliment. A grans trets, la
caiguda poblacional seria de unes 300.000 persones per any aproximadament. En
deu anys serien uns 3.000.000. I en 100 anys uns 30.000.000 o tal vegada més.
Espanya esdevindria un país tan envellit com impossible o inviable. Altrament
vist el problema: necessitem de la immigració inevitablement si volem restar al
mateix nivell actual dels 49,8 milions. A més a més, si volem arribar a la
xifra que sembla òptima per un desenvolupament econòmic i social recomanable,
hauríem de ser, en un termini no massa llarg, uns 53 milions, el que vol dir
que hauran de venir 3 milions més de immigrants. Resumint: en uns 10 anys
necessitem 6 milions de nouvinguts, com ara anomenem amb “bonisme” als
immigrants. Però el problema no el té només Espanya, el problema s’estén en
general per tota Europa i els altres països desenvolupats del món. Les conseqüències
dels grans moviments poblacionals al món occidental seran d’un abast no pas
fàcilment imaginable. Com es produirà la integració social, si es que es
produeix, de tantíssimes persones, vingudes de països tan diferents? Quins
seran els efectes sobre les creences religioses i les llengües minoritàries
d’Espanya? I què pensar de la cultura en general i de la identitat nacional?
Tot el que dic sobre Espanya ben bé es pot aplicar a la majoria dels països
europeus. Tot i que, tot és massa llunyà perquè sigui motiu de reflexió i
estudi pels governs i, inclús, pels estudiosos de la sociologia, la economia,
la política i les altres ciències socials. Ara, preocupem-nos de Ceuta i de tot
allò que ha de passar a curt termini que no és poca cosa.
Les dimanches 6 et 20 septembre, deux Länder de l’Est et la ville de Berlin voteront lors de scrutins régionaux visant à renouveler leur Parlement respectif. Les citoyens convoqués aux urnes ne représentent pas plus de 9 % de l’ensemble des électeurs allemands.
Écrit par Hélène
Miard-Delacroix
À première vue,
c’est anecdotique, sans conséquences au niveau national. Pourtant, la classe
politique et l’opinion tremblent face aux 35 % à 40 % d’intentions de vote pour
le parti de l’extrême droite, Alternative für Deutschland (Alternative pour
l’Allemagne, AfD), en Saxe-Anhalt et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ces
scrutins risquent d’ébranler plusieurs certitudes et équilibres dans le pays le
plus peuplé de l’Union européenne. Du local au national, les enjeux sont
nombreux : ils sont politiques, culturels, sécuritaires, et touchent à l’image
de l’Allemagne.
La percée
attendue de l’AfD confirme l’érosion des partis qui ont façonné quatre-vingts
ans de vie politique allemande. Elle met aussi à l’épreuve leur cohésion
interne. La CDU (Union chrétienne-démocrate, droite) du chancelier Friedrich
Merz est même menacée d’éclatement si des élus locaux rompent le cordon
sanitaire imposé à l’infréquentable AfD. À gauche aussi, les repères se
brouillent. Le jeune parti nationaliste BSW (Alliance Sahra Wagenknecht) est
tenté d’être faiseur de roi en portant la star régionale de l’AfD, le dynamique
trentenaire Ulrich Siegmund, à la tête du gouvernement de Saxe-Anhalt. Plus
qu’une sensation régionale, ce serait une rupture dans l’histoire du pays, où
la droite extrême n’a plus gouverné depuis 1945.
Un Land gouverné
par l’AfD en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical
des droites européennes. Cœur du système fédéral, les Länder ont plus de
compétences que les régions françaises : ils légifèrent librement sur des
domaines réservés, mais leur administration est aussi chargée d’exécuter les
lois fédérales. Or, le programme de l’AfD pour ce scrutin ne cache pas le
projet de politiser la justice, la police et l’administration en y nommant
proches et affidés.
Le refus annoncé
d’appliquer des programmes fédéraux, en particulier en matière d’énergie et de
climat, voire le non-respect de principes fondamentaux dans la pratique des
institutions et les relations entre les partis, mettrait à l’épreuve la loi
fondamentale du pays entier. Son article 37, qui permet de contraindre un
gouvernement de Land récalcitrant, n’a encore jamais été utilisé dans
l’histoire de la République fédérale. Cela pourrait aussi avoir une incidence
sur la solidarité financière entre les régions d’Allemagne. Les choix de
politique économique et sociale annoncés par l’AfD, notamment les actions
anti-immigrés, seraient susceptibles de faire fuir la main-d’œuvre étrangère et
d’amener des entreprises à revoir leur implantation dans ces Länder.
Enfin, c’est dans
le travail législatif à l’échelle fédérale que des victoires régionales de l’AfD
constitueraient un test. À la Chambre haute, le Bundesrat, dont l’accord est
indispensable à la moitié des lois fédérales, siègent les gouvernements des Länder.
Avec certes une poignée de voix sur un total de 69, l’AfD, qui siège déjà au
Bundestag, y aurait la capacité de ralentir les réformes du gouvernement Merz
et de perturber l’élection des juges de la Cour constitutionnelle
fédérale [la Cour suprême]. Les enjeux politiques de ces scrutins
sont donc de taille, tant pour la coalition au pouvoir à Berlin, l’unité de la
CDU et la pratique des institutions que pour la clarification des intentions de
l’AfD sur le plan national.
La deuxième
inquiétude à la perspective d’un gouvernement AfD en région est celui de
l’éducation, de la recherche et de la culture, pour lesquelles les Länder ont
la compétence exclusive. Le parti a annoncé vouloir intervenir dans les
programmes scolaires et cesser les mesures d’intégration, mais aussi mettre fin
à l’obligation scolaire pour soustraire les enfants à l’influence
d’enseignants « gauchistes ». Les méthodes et sujets jugés «
anti-allemands » doivent être bannis de l’université, et la mémoire de
la Shoah évacuée par le biais de la fin des subventions aux musées et aux
mémoriaux.
L’AfD aspire
explicitement à réhabiliter une image positive de l’Allemagne et à mettre un
terme à la « culture de la repentance » pour défendre un
patrimoine national glorieux. Sa détestation de la modernité allemande
condamnerait, en particulier, la fondation d’architecture du Bauhaus, à Dessau
(Saxe-Anhalt), et la liberté de création dans les théâtres serait menacée.
Enfin, les médias publics sont les cibles privilégiées du «
redressement culturel » annoncé, avec une intervention directe sur les
programmes et les personnels de la radio-télévision régionale.
Un Land étant un
Etat à part entière, il a son propre gouvernement, notamment un ministère de
l’Intérieur. Si celui-ci était confié à l’AfD, la question de la loyauté à la
Constitution se poserait du sommet du ministère jusqu’aux forces de police et
de sécurité. L’AfD a annoncé vouloir intervenir sur les services de
renseignement du Land, sous le contrôle de ce ministère régional. Le risque est
que cesse la surveillance d’activités anticonstitutionnelles de membres de
l’extrême droite pour ne se concentrer que sur l’extrême gauche.
Outre le danger à
l’échelon régional, cette approche inédite crée un risque pour la sécurité des
autres Länder en raison de l’échange d’informations sensibles entre ministères
régionaux. La surveillance en matière d’espionnage, venant de Russie, par
exemple, en serait affectée. Contre ce cheval de Troie menaçant la sécurité du
pays dans son ensemble, le réflexe des autres Länder serait la rétention
d’informations délicates, ce qui accroîtrait la vulnérabilité face au
terrorisme.
Enfin, ces
scrutins, s’ils portaient l’extrême droite au pouvoir en région, conduiraient à
l’affaiblissement des positions allemandes en Europe en raison de
ralentissements et de blocages internes. Ils écorneraient surtout l’image
internationale de l’Allemagne, portée par la fierté d’avoir réussi, en tant que
meilleur élève de la classe, à ne pas céder aux sirènes de l’extrême droite. Sa
percée spectaculaire, à supposer qu’elle ait lieu, ne sera pas comprise comme
une normalisation anodine de l’Allemagne, mais comme un signal alarmant pour le
pays où est né le nazisme. L’impact de ces élections régionales est donc bien
inversement proportionnel au nombre de votants.
Hélène Miard-Delacroix est professeure d’histoire et de civilisation de
l’Allemagne contemporaine à Sorbonne Université. Elle est, entre autres,
l’autrice de l’ouvrage Les Emotions de 1989. France et Allemagne face
aux bouleversements du monde (Flammarion, 2025).
Existe una
racialización sistémica de la segunda generación de migrantes en el Estado
español. Una racialización que conduce a la
discriminación.
Una calle del barrio del Raval, en Barcelona
Escrito por Angelica Manresa da
Conceição
¿Un español racializado es tan “español” como uno blanco? Esta pregunta
debería hacernos reflexionar, pero sobre todo tendría que ocupar un espacio de
debate político. Los últimos datos disponibles en el informe del Consejo Económico y Social de 2025 revelan que el 34% de los menores en
España, alrededor de tres millones de niños, son hijos de madre o padre de
origen migrante, una cifra que la Fundación de las Cajas de Ahorros (Funcas) eleva a 4,5
millones al sumar a quienes llegaron en su temprana infancia. Sin embargo,
cuando el sistema demanda el NIE en lugar del DNI a un ciudadano nativo, la
burocracia se convierte en un acto de segregación y se asiste a la continua
negación de la nacionalidad en función del color de la piel.
El conflicto radica en cómo la sociedad categoriza a inmigrantes y
extranjeros, bajo estatus completamente opuestos. El inmigrante es aquel al que
se le achacan posturas negativas sobre su conducta, cultura, religión o clase
social fundamentadas en prejuicios y estereotipos que se alinean con nuestro
concepto estatal de la geopolítica mundial y la brecha norte-sur. El
extranjero, en cambio, es el huésped bienvenido, proveniente de economías
avanzadas o de países con estructuras similares a la nuestra. Así, mientras un
marroquí, un ghanés o un cubano son sentenciados bajo el estigma de la
inmigración, un noruego, un británico o un australiano habitan el estatus
limpio de lo extranjero; un doble rasero que heredarán sus hijos nacidos aquí.
Cuando la piel es blanca, el origen no se cuestiona ni la “españolidad” se
pone a prueba
El hijo de un inmigrante siempre cargará con la etiqueta de inmigrante de
segunda generación, mientras que el hijo de un extranjero será visto como un
ciudadano español de pleno derecho, cuyos rasgos jamás serán exotizados ni
sometidos a interrogatorio. Cuando la piel es blanca, el origen no se cuestiona
ni la “españolidad” se pone a prueba. No es lo foráneo lo que incomoda, la
verdadera frontera la levantan el racismo, el clasismo y la aporofobia que
deciden quién pertenece sin preguntas y quién debe justificar eternamente su
lugar.
En esa grieta, imposible ya de ocultar, resuena una frase que se repite
cada vez con más fuerza en las calles: “La España que se nos está quedando”.
Quizá la cuestión no sea qué país queda, sino quién se adjudica el derecho de
decidir quién cabe en él. Se acusa desde el mantra del “es que no se integran”,
pero nadie tiene que pedir permiso para habitar su propia casa. Los españoles
racializados son, efectivamente, racializados, pero también son españoles. No
hay contradicción en ello, salvo en la mirada de quien se empeña en verla.
No tienen que integrarse en ninguna parte: ya forman parte de la sociedad,
aunque se les empuje a los márgenes, sean invisibilizados y se les haga sentir
constantemente que no encajan. Y, sin embargo, cuando ocupan el espacio que
siempre ha sido suyo, estallan las reacciones. El acoso viral a varias falleras
negras este pasado marzo desnudó la rabia de quienes se aferran a una estampa
congelada de la nación que se niegan a actualizar.
Porque cuando
alguien habla valenciano perfectamente, conoce la tradición al detalle y la
vive con orgullo, y aun así se le niega el lugar, ya no se pide integración: se
ejerce rechazo. A estas alturas, resulta evidente: hagan lo que hagan, hay
quien nunca aceptará que también son de aquí, condenándolos a escuchar día a
día la eterna e interminable pregunta: “¿Oye perdona, pero tú de dónde eres?”
Al responder “de Granada”, el interlocutor insistirá: “Ya, pero… ¿de dónde son
tus padres?”. No buscan conocer su nacionalidad; buscan descifrar por qué su
piel y sus rasgos no encajan en su imaginario de patria. Ante esa miopía
social, la españolidad se niega al quedar reducida a una lectura racial del
cuerpo fruto de una mirada incapaz de comprender que raza, etnia y nacionalidad
son tres categorías distintas que conforman la complejidad humana.
Este rechazo sistemático empuja
a muchos españoles a una crisis de identidad, donde, perdidos en el ¿y yo a
dónde pertenezco? interiorizan un discurso excluyente que los obliga a
cuestionarse, con dolor, cuál es realmente su hogar. Según un estudio de la Dirección General para la Igualdad de Trato y Diversidad
Étnico-Racial, el 47% de
la población afrodescendiente ha nacido en el país; sin embargo, solo un 12% se
define como “afroespañol” y un demoledor 60% confiesa no sentirse español a
causa del racismo estructural que sufre. Esta realidad la respalda el
Ministerio de Igualdad, señalando que el 78% ha sufrido discriminación por su
color de piel.
Dicha cínica exclusión, golpea
incluso cuando la pertenencia está escrita en la vida: alguien que ha crecido
en el mismo barrio, estudiado en las mismas escuelas y vivido los mismos
códigos culturales, es, por ser racializado, un eterno cautivo de su piel
condenado a ser un inmigrante perpetuo en su propia tierra. El contraste es
flagrante con los miles de centroeuropeos y rusos asentados en sus propias
colonias en la provincia de Alicante: sus comercios en inglés ignoran el
castellano, mientras asfixian el mercado inmobiliario local, bendecidos por
instituciones que financian su atracción en lugar de agitar el fantasma de la
“invasión”. Su presencia se normaliza porque la blancura diluye el discurso
antiinmigración, evidenciando que el verdadero sesgo no es la frontera, sino la
piel y la clase social.
Pero, ¿cómo le explicas a George, británico asentado en Torrevieja, el
orgullo que azotó a todo un país cuando allá por el 2005 un chaval de
diecinueve años y pantalones pirata conocido como Rafa Nadal conquistaba por
primera vez la tierra batida de Roland Garros? ¿La fiebre de la primera edición
de Operación Triunfo? ¿O el eco de Amaral invocando aquello de “Son mis amigos,
por encima de todas las cosas” en las fiestas de pueblo de tantas generaciones?
Son códigos que no se explican: se habitan, se heredan, se respiran. No obstante,
mientras la opulencia blanca vive exenta de entender el suelo que pisa, el
racismo estructural somete a los españoles racializados a mendigar el derecho a
pertenecer a su país.
Emerge entonces la distinción entre nacional y ciudadano. Estos españoles,
hijos de al menos un progenitor de origen migrante, son nacionales porque
cuentan con los derechos y obligaciones que trae implícita la nacionalidad
española, pero al no ser observados como iguales son tratados como ciudadanos
de segunda, perpetuando una clara “ciudadanía frágil”. Nacionalidad y
ciudadanía entran en una tediosa confrontación donde la Constitución y la
realidad chocan frontalmente cuando la prometida igualdad se convierte en papel
mojado en las calles. La cuestión es clara cuando observamos la cotidianidad:
¿Alguna vez has visto a un español de origen magrebí dirigiendo un banco, a una
mujer con hijab presentando el telediario o a un juez negro en un tribunal?
¿Cuántos políticos racializados de alto rango puedes nombrar? O, más sencillo todavía:
¿has tenido un profesor que no fuera blanco, te ha dado los buenos días un
conductor negro al subir al autobús? Haz memoria: ¿quién te atiende en la
farmacia, quién te recibe en las inmobiliarias, quién está detrás del mostrador
en la biblioteca?
Es evidente que la igualdad formal dista mucho de la igualdad real: una
disparidad que no es casual sino el reflejo de un relato antiinmigración cada
vez más feroz
Es evidente que la igualdad formal dista mucho de la igualdad real; una
disparidad que no es casual sino el reflejo de un relato antiinmigración cada
vez más feroz. Las cacerías contra inmigrantes durante los terribles
acontecimientos de Torre Pacheco el pasado año, el indisimulado rechazo a
repartir 4.400 menores del Sahel frente a los 71.253 niños ucranianos acogidos en tiempo
récord o las descarnadas propuestas de deportaciones masivas de Vox, que
incluyen a segundas generaciones, no constituyen episodios aislados, sino que
responden a un fenómeno mucho más amplio.
Un marco que incorpora también la siniestra aprobación del “ICE
Europeo”, la nueva doctrina de “prioridad nacional” importada del modelo de Le
Pen, el lamentable “Francia sin franceses” de Mariano Rajoy, amparado por el
silencio cómplice de su partido, o la crudeza con la que más de 72.000 personas
pudieron ser instrumentalizadas como arma de guerra híbrida por el régimen de
Mohamed VI en Ceuta. Son fenómenos constantes que por su progresiva
normalización, suscitan muchos interrogantes. Quizás el primero que habría que
afrontar sería ¿de dónde procede todo este miedo colectivo? ¿Acaso reside en la
mediática y demonizada imagen de unas pateras que apenas representan el 6% de
la migración irregular o en los españoles racializados que, nacidos aquí,
reescriben con sus venas mestizas la faz del “español medio” obligándonos a
mirarnos al espejo?
El avance de la España mestiza es un río irreversible que desafía la
moral de una nación empeñada en medir la patria en gotas de melanina
Tal rechazo ha sido históricamente respaldado bajo el mito de una
“pureza de sangre” falaz. El ser humano nació en África como un migrante
continuo, mucho antes de que esa palabra fuera foco de envenenamiento y
deshumanización. Los propios españoles somos un mosaico de íberos,
cartagineses, romanos, visigodos, judíos sefardíes, gitanos y poblaciones
árabe-bereberes que han dejado su huella en nuestra genética. Los griegos que
hoy rechazan a los refugiados sirios descienden de otomanos y bizantinos,
mientras que británicos, franceses y alemanes están diluidos entre
indoeuropeos, celtas y vikingos, todos portadores de genes africanos
originales. Entonces, ¿qué orígenes pretenden recuperar? Esa nostalgia no busca
la pureza biológica, sino restaurar jerarquías coloniales y una supremacía
blanca que alienta la hostilidad contra las mal llamadas “segundas
generaciones”: una frontera de palabras esculpida para separar a los
“verdaderos españoles” de los eternos “otros”.
El avance de la España mestiza es un río irreversible que desafía la
moral de una nación empeñada en medir la patria en gotas de melanina. Ante este
escenario, el activista y escritor afroamericano James Baldwin nos devuelve un
espejo incómodo que, lejos del pesimismo, desarma la falsa inocencia de la
ignorancia: la palabra “negro” bien podría ser sustituida por cualquier
comunidad racializada y el reflejo no cambiaría. Ninguna sociedad se transforma
mientras persista en negar lo que sostiene en silencio. Y ahí cuando se rompe
toda coartada, Baldwin despliega una arrolladora sentencia: “Si sabes que no
querrías ser negro aquí, ya sabes suficiente”.
[Foto: David F. Sabadell -
fuente: www.elsaltodiario.com]
A extrema-direita alemã lidera as sondagens para a eleição de 6 de setembro com grande vantagem e
a possibilidade de formar governo sozinha neste estado do leste do país é real,
pela primeira vez desde a derrota do fascismo alemão.
Ulrich Siegmund, candidato da AfD, num comício com
apoiantes. Foto publicada nas suas redes sociais.
Escrito por Harald
Wolf
Membro do partido Die Linke
Três eleições
regionais em setembro poderão alterar profundamente a paisagem política da
Alemanha. A 6 de setembro realizam-se eleições no Estado federal da Saxónia
Anhalt, no leste da Alemanha, e duas semanas mais tarde em Mecklenburg
Vorpommern e em Berlim. Na Saxónia Anhalt e em Mecklenburg Vorpommern, a AfD de
extrema-direita lidera as sondagens com uma vantagem clara sobre todos os
outros partidos. Muito diferente é a situação em Berlim, onde Die Linke se
encontra à frente e luta para assumir a chefia do governo. Por mais diferentes
que sejam as evoluções nos dois estados federais do leste da Alemanha, por um
lado, e em Berlim, por outro – elas são expressão da enorme perda de confiança
no governo alemão e do declínio dos partidos que o sustentam, a CDU e o SPD.
As eleições na
Saxónia-Anhalt encontram-se no centro da atenção pública. A AfD lidera as
sondagens com larga vantagem, com mais de 40 %, muito à frente dos restantes
partidos. Até mesmo uma maioria absoluta e um governo exclusivamente
constituído pela AfD é um perigo real. Isto representaria uma profunda rutura,
caso, pela primeira vez desde a derrota do fascismo alemão, um partido de extrema-direita
voltasse a alcançar o poder governamental.
A AfD quer uma
viragem nacionalista
O programa de
governo da AfD é um programa de transformação radical e autoritária do Estado.
A sua proposta principal é uma “viragem de 180 graus na política migratória” e,
consequentemente, uma “ofensiva de deportação e remigração”. A radiodifusão
pública, independente do Estado e dos partidos políticos, criada como
consequência da experiência da propaganda fascista estatal do
nacional-socialismo alemão, deverá ser transformada numa “rádio da pátria” de
âmbito regional. Às poucas vozes críticas de esquerda, como a rádio
independente Corax, deverão ser retirados os apoios financeiros.
Deverá ser criado um instituto regional para a formação política e cultural,
destinado a transmitir uma “cultura nacional e patriótica”. Na política
educativa, o “amor à pátria” deverá ser imposto por lei, a bandeira nacional
deverá ser hasteada diariamente e a inclusão das pessoas com deficiência deverá
ser abolida. A atribuição de verbas às instituições de ensino superior deverá
depender, entre outros fatores, de estas deixarem de transmitir conteúdos que
ponham em causa os papéis tradicionais de género. Desta forma, os estudos de
género e a investigação científica sobre o género deverão ser impedidos. Ainda
mais perigoso, e pouco referido publicamente, é o projeto de criar,
paralelamente à polícia, uma “guarda de cidadãos” voluntária – um campo de
atuação ideal para grupos de choque fascistas.
O que
significaria um governo da AfD?
Se a AfD
obtivesse, nos estados federais, o controlo do aparelho de Estado, teria nas
suas mãos os instrumentos necessários para concretizar todos estes objetivos.
Se a AfD ocupar as posições-chave do poder governamental, também significaria
uma ameaça individual para muitas pessoas: na mira estarão sobretudo migrantes
e pessoas queer, mas também
trabalhadoras de casas de abrigo para mulheres, sindicalistas, professores,
ativistas envolvidos no apoio a refugiados, jornalistas, agentes culturais e
muitos outros. Até agora, a CDU tem defendido a manutenção da “Brandmauer”
(parede guarda-fogo) perante a AfD e rejeitado qualquer colaboração com ela. No
entanto, existem na CDU da Saxónia Anhalt vozes que defendem uma colaboração
com a AfD. Recentemente, por exemplo, um presidente de câmara da CDU fez chegar
à AfD um donativo de 10.000 euros. Caso a AfD não alcance a maioria absoluta
dos deputados no parlamento, também não se pode excluir a possibilidade de
alguns deputados da CDU mudarem de campo e elegerem um ministro-presidente da
AfD.
Quais as
opções da votação?
Perante as
últimas sondagens, o perigo de um governo exclusivamente constituído pela AfD é
real. Segundo essas sondagens, a AfD obteria 40 lugares no parlamento da
Saxónia Anhalt, a CDU 20, Die Linke 11, o SPD 7 e os Verdes 5. Os Verdes,
contudo, apenas ultrapassariam por uma margem pequena a fasquia dos 5%. Caso
fiquem abaixo dos 5%, não conseguirão entrar no parlamento e a AfD obterá a
maioria absoluta dos deputados. A Campact – uma organização de
campanhas online de orientação alternativa e de esquerda –
promove, por isso, intensamente a exigência de um voto tático, com o objetivo
de assegurar a entrada dos Verdes e do SPD no parlamento e, assim, impedir uma
maioria absoluta da AfD. A campanha “votar taticamente” não está, contudo,
isenta de problemas. Na realidade, pretende desviar votos de Die Linke (e
também da CDU) em benefício do SPD e dos Verdes, em vez de mobilizar os
abstencionistas para uma política mais consequente a favor dos desfavorecidos e
contra a AfD. Reduz, assim, o antifascismo em benefício de um voto tático
pretensamente inteligente.
Die Linke ante um desafio político bem complicado
A situação política na Saxónia Anhalt coloca, desta forma,
Die Linke perante um dilema. Por um lado, uma eventual tomada do poder pela
extrema-direita só poderá ser impedida se Die Linke viabilizar um
ministro-presidente da CDU. Mas também é verdade que a transformação
autoritária, neoliberal e militarista do Estado é igualmente impulsionada pelos
partidos do chamado centro. A nível nacional, o SPD e a CDU prosseguem uma
política de desmantelamento massivo do Estado social, uma política racista de
marginalização de migrantes e uma política de rearmamento e militarização em
larga escala, que é também parcialmente apoiada pelos Verdes.
A solução para este dilema só pode consistir em assegurar a
maioria necessária para a eleição de um ministro-presidente da CDU, sem,
contudo, se diluir numa pretensa “unidade dos democratas”. É necessário impedir
que a AfD apareça como a única oposição ao sistema. Die Linke deve, portanto, impedir
taticamente um governo da AfD, mas continuar a assumir uma clara posição de
oposição. Para Die Linke, o desmantelamento da democracia e das conquistas do
Estado social, o endurecimento das políticas de asilo e migração, os ataques a
iniciativas de apoio aos refugiados e a iniciativas antifascistas, etc., devem
constituir uma clara linha vermelha, cuja ultrapassagem não pode ser tolerada.
Apesar de toda a tática parlamentar necessária para impedir uma tomada fascista
do poder governamental, o foco deve estar hoje na mobilização social e na
construção de um contrapoder social contra a fascização da sociedade.
Da giovane, a Buenos
Aires, lo chiamavano El Yoni, traslitterazione argentina di Johnny,
perché era cresciuto negli Stati Uniti. Più John Wayne che Carlos Gardel. A New
York, quando gli parlavano in spagnolo, rispondeva in inglese e confessava di
essere italiano, per timore di essere confuso con un portoricano. Quanto
al lunfardo, gergo popolare bonaerense, argot della malavita che
spesso affiora nei testi di tango, gli era non solo estraneo, ma con ogni
probabilità l’avrebbe rifiutato in quanto cifra della Buenos Aires malfamata e
viziosa che aborriva.
Astor Piazzolla (Astòr dall’italiano
Astorre; la dinastia degli Astor anglo-americani non c’entra), propugnatore
del nuevo tango, il musicista argentino più importante del
Ventesimo Secolo, colui che trasferì il tango dalle sale da ballo di Buenos
Aires ai teatri e le sale da concerto più prestigiose del mondo, di sé diceva:
“io non ho niente a chevedere con il tango. La musica che faccio è quella
della Buenos Aires di oggi. Qui non ci sono gauchos e neanche
struzzi, né tanto meno furfanti a ogni angolo di strada”. Appunto. Niente
furfanti, niente giocatori d’azzardo o donne di facili costumi, niente lame di
coltello che sfavillano al chiaro di luna, niente lunfardo. Ma
soprattutto questo: niente ballerini.
Una delle definizioni più
abusate del tango è quella che lo scrittore argentino Ernesto Sábato attribuì
al compositore Enrique Santos Discépolo (massimo creatore del tango,
diceva Sábato), secondo il quale “il tango è un pensiero triste che si balla”.
Jorge Luis Borges si prese cura di segnalare, di quella frase, due parole a suo
dire discutibili: pensiero e triste. Il tango,
secondo Borges, non è assimilabile a un pensiero, ma a qualcosa di più
profondo: un’emozione. Quanto all’aggettivo triste, Borges era
dell’avviso che i primi tanghi non fossero affatto tristi. Sergio Piñero, amico
di Borges, poeta e già direttore della rivista Martin Fierro, fece
risalire questa tristezza agli immigrati italiani, colpevoli, a suo dire, di
aver illanguidito un genere nato in realtà rissoso “nel barrio
Palermo, o nelle tende di Adela vicino alla prigione (le ‘carpas de Adela’
erano dei postriboli, ndr.), o in calle Chile nel barrio Sur o forse nei
Corrales Viejos (…), solo più tardi il tango si allontana dai luoghi
considerati criollos, e si svigorisce quando giunge nel quartiere
genovese della Boca” (Jorge Luis Borges, Il tango. Quattro conferenze,
ed. Adelphi, 2019). Borges disse di non condividere questa interpretazione,
ritenendo piuttosto che il tango si sia intristito poiché guadagnando in
facoltà immaginativa perse per strada molto dell’eroismo e dello stoicismo
delle origini (“la paura nasce dall’immaginarsi le disgrazie prima che
accadano”, scrive Borges).
Di quella frase di Enrique
Santos Discépolo, Astor Piazzolla avrebbe con probabilità cercato anzitutto di
confutare l’idea secondo cui il tango sia una musica fatta per essere ballata.
Nessuno, fino all’avvento di Piazzolla, aveva mai osato pensare e
soprattutto dire pubblicamente una cosa del genere. Le
orchestre di tango amate a Buenos Aires assolvevano precisamente questa
funzione: far ballare la gente. Piazzolla, nel sostenere che il tango era
musica da ascoltare prima ancora che da ballare, colpì il tango e gli argentini
dritto al cuore. Incredulità, scandalo, indignazione. “A me i ballerini non
sono mai interessati”, aveva confidato Piazzolla al suo primo biografo, Alberto
Speratti (Con Piazzolla, Galerna, Buenos Aires, 1969). Borges (ricorrerà
spesso in queste righe) sosteneva che “musicalmente, il tango non deve essere
importante, la sua unica importanza è quella che gli attribuiamo”. Parole che
molti musicisti di tango dell’epoca in cui Piazzolla si faceva le ossa
arrangiando e componendo per l’orchestra di Aníbal Troilo avrebbero
probabilmente sottoscritto.
Astor Piazzolla nacque a
Mar del Plata l’11 marzo del 1921, ma a cinque anni si trasferì a New York con
la famiglia, dove rimase per poco più di dieci anni, prima di fare ritorno in
patria. Papà Vicente, giunto nelle Americhe dalla Puglia, per sbarcare il lunario
nella Grande Mela contrabbandava whisky che preparava e imbottigliava in gran
segreto nella vasca da bagno. La vita della famiglia Piazzolla, a New York, con
le sue amicizie pericolose e il barcamenarsi ai margini della legge, pare un
episodio minore della saga di Il Padrino di Francis Ford
Coppola. Ciò che più conta, però, è che il piccolo Astor imparò a suonare il
bandoneon – la fisarmonica di origine tedesca caratteristica delle orchestre di
tango – a Little Italy, New York, e non a Buenos Aires. Lo fece un po’
controvoglia su insistenza di papà Vicente. Astor era piuttosto affascinato dal
jazz e dalla figura di George Gershwin, colui che, ai suoi occhi, aveva saputo
coniugare musica colta e musica popolare, erudizione e istinto, Europa e Nuovo Mondo.
Mille volte avrebbe preferito sedersi davanti a un pianoforte o imbracciare un
violino, ma la sorte gli aveva riservato quello: una fisarmonica. Vicente
Loduca, pure di origine italiana e a sua volta suonatore di bandoneon, fra i
primi a portare il tango a Parigi fin dagli anni ’10 del Novecento, ricordava
come fossero in pochi, all’epoca, ad avere il coraggio di entrare in una sala
con lo strumento nella custodia: si vergognavano del suo aspetto, della sua
volgarità.
Astor Piazzolla ha
trascorso buona parte della sua vita a ripudiare il tango. Voleva
fortissimamente profilarsi alla stregua di Gershwin o di Béla Bartók, di
Stravinsky, e per riuscirci, quanto tornò in Argentina, prese lezioni da
Alberto Ginastera. Anni dopo, a Parigi, provò con Nadia Boulanger, ma lei gli
chiese quale musica suonasse in Argentina e Astor, con profondo imbarazzo,
confessò che era un musicista di tango. Lei allora pretese che le suonasse
qualcosa. Leggenda vuole che, dopo averlo sentito suonare la musica a cui lui,
suo malgrado, apparteneva, l’abbia quasi implorato: “questa è la sua musica,
non la abbandoni mai!”. Il difficile rapporto di Astor Piazzolla con il tango
non riguardava in verità tanto la musica, quanto il contorno, le premesse, la
cornice, qualcosa da cui molti, in Argentina, e ben prima di lui, avevano
sentito la necessità di smarcarsi. Il tango, proprio come il jazz, era una
musica associata ai postriboli. Lo ballavano gli uomini, fu Parigi e non Buenos
Aires a canonizzarlo, e nel farlo fu costretta a rinunciare alle pose
coreografiche originali, cortes y quebradas, trasformandosi, nelle
parole di Borges, “in una specie di camminata voluttuosa”. Come sottolinea più
volte lo stesso Borges nel volume citato, la gente comune stentò ad adottarlo
proprio perché ne conosceva l’origine. Furono piuttosto i niños bien dell’alta
società di Buenos Aires a farlo proprio e a esportarlo a Parigi. Leopoldo
Lugones, poeta molto amato da Borges, scrisse: “il tango, questo rettile da
lupanare”, e pur amandolo e sentendolo profondamente suo, pubblicamente lo
disdegnava.
Questo apparente paradosso
accompagnò a lungo anche Astor Piazzolla. L’ombra della dissolutezza, da un
lato, la dissipazione delle sale da ballo, il crimine e il vizio cui il tango
incessantemente si riferiva e da cui traeva la sua ispirazione, dall’altro la
poetica che si abbeverò a quelle ombre, e l’impossibilità, una volta diventato
un genere alla moda, di sottrarsi a quelle ombre e a quella poetica (si pensi,
ben oltre il successo parigino, a come il tango sia ormai parte del repertorio
di molti musicisti di estrazione colta, sorta di licenza esotica – vogliamo
dire erotica? – con cui ravvivare i programmi di sala). Ciò che lo
scrittore e giornalista Riccardo Piglia definì gustosamente “quel surrealismo
da quattro soldi che accosta il violino al colibrì e la forfora al cuore”,
oppure il Julio Cortázar del racconto Le porte del cielo, quando
nel descrivere una serata da ballo con l’orchestra di Francisco Canaro, parla
di “odor di cipria a buon mercato” e, nel descrivere gli astanti, scrive:
“compaiono alle undici di sera, calano da zone vaghe della città, lenti e
sicuri, soli o a due a due, le donne quasi nane e dai lineamenti quasi cinesi,
gli uomini simili a giavanesi, stretti in abiti a quadri o neri, con i capelli
ispidi pettinati a fatica” e di “odore di borotalco umidiccio sulla pelle, di
frutta marcia che ti fa sospettare affrettati lavacri”. Astor Piazzolla si
batté contro tutto e contro tutti per sottrarre il tango a questa dimensione.
La sua ambizione, come si
diceva, era di elevarlo a musica seria, una musica da ascoltare a concerto, non
da strascicare in balera, a immagine di quanto Ravel, Bartók, Stravinsky,
Villa-Lobos o Manuel de Falla avevano fatto con le musiche di estrazione popolare, ma anche di sottrarlo alla monotonia del sempre uguale, inseguendo
nuove forme come nel jazz stava facendo Stan Kenton, altro suo grande punto di
riferimento. Non a caso, e proprio a immagine di Kenton, il quale dava ai suoi
dischi dei titoli altisonanti: Artistry in Rhythm (1950), A
presentation of progressive jazz (1950), Innovations in Modern
Music (1950), fin dalla metà degli anni ’50 Piazzolla prese a sua
volta a esplicitare, enfatizzandoli, i suoi intendimenti: Sinfonía de
Tango (1955), Tango progresivo (1956), Tango
moderno (1957), Lo Que Vendra (1957), e poi, negli
anni ’60, Tango Contemporáneo (1963), 20 años de
Vanguardia (1964), giù giù fino agli ultimi capolavori: Tango:
Zero Hour (1986), The New Tango (1987, con il
vibrafonista Gary Burton).
Inutile dire che accanto
agli estimatori si guadagnò anche dei nemici. Alcuni particolarmente
agguerriti. Ernesto Sábato, nel romanzo Sopra eroi e tombe pubblicato
nel 1961, fa dire a un suo personaggio: “La nuova generazione non ne sa niente
di tango. Solo fostrò, bolero, rumba, e tutte quelle stronzate. Il tango è una
cosa seria, profonda. Parla dell’anima, ti fa pensare. (…) E quando uno di quei
pagliacci pretende di fare tango nuovo… non ne parliamo, sarà meglio. Il tango
dev’essere tango o niente”. Nel libro Tango, discusion y clave sempre
Ernesto Sábato si prendeva cura di attribuire al tango un valore che andava ben
oltre i meriti musicali e artistici del genere, trasformandolo in una sorta di
impronta morale o di cruccio filosofico per chi era nato su quel lembo di
terra: “un napoletano che balla una tarantella lo fa per divertirsi, il
bonaerense che si fa un giro di tango lo fa per meditare sull’esistenza”. Non
sono molte le musiche di estrazione popolare che hanno assunto, nel tempo, una
simile valenza e che sono state caricate, loro malgrado, di tanto afflato. Il
compositore Juan Carlos Paz, fra i maggiori critici della scuola
latino-americana che si sforzò, nei primi decenni del Novecento, di cercare
delle confluenze fra la musica di ascendenza colta e le musiche di matrice
folklorica, liquidò così la questione: “Tutta questa musica sofisticata, mezza
popolare, mezza colta – jazz metafisico, tango con innesti di Bartók, Ravel,
Stravinsky o di chiunque altro possa concedere l’imprescindibile e sofisticata licenza di cultura e modernità”.
A sancire l’infantile
perfidia degli eruditi nei confronti di Piazzolla pensò proprio Jorge Luis
Borges, il quale si riferiva al musicista chiamandolo col termine infamante
di Pianola. Borges amava il tango delle origini. Aveva delle
riserve persino su Gardel, reo, a suo dire, di aver inferto al tango una posa
drammatica che in origine non aveva, figurarsi un modernista come Piazzolla. Su
di lui, pur riconoscendone il talento, spese parole crudeli. Chiamato a
collaborare con Piazzolla a metà anni ‘60, Borges confidò all’amico Adolfo Bioy
Casares la sua pena: “Piazzolla ha suonato dei tanghi suoi. Mia madre credeva
fosse musica brasiliana. È un inetto e per giunta è così vanitoso… (…) Ti rendi
conto di che razza di animale è? Non sono né tanghi né niente del genere. Il
tango si sente nel corpo. Ascolti un tango e cambi subito postura, ti contrai
un po’. Lui li chiama tanghi solo perché se li presentasse
come semplice musica i musicisti lo sbranerebbero: invece, come innovatore del
tango lo tollerano e lo fomentano pure”. Da par suo Piazzolla considerava Borges
“un tipo stranissimo e distaccato”. Non lo capiva e non condivideva i suoi
gusti musicali. Davvero difficile immaginare due artisti più incompatibili e
più agli antipodi.
Nel suo Music. A
subversive history (Basic Books, 2019), lo storico della musica Ted
Gioia sostiene che vi siano molti punti in comune fra i compositori che
innovarono la musica colta nei primi decenni del Ventesimo Secolo e i pionieri
del ragtime, del jazz o del blues, e individua uno di questi punti di contatto
nello sradicamento, nella condizione di chi è chiamato a vivere e
creare in terra straniera. Gioia, un punto di vista vertiginoso, suggerisce che
la storia della musica americana sia in buona parte figlia dello sradicamento
di un popolo, o meglio, di individui di popoli diversi (gli afro-americani), e
che questa condizione di estraneità, di spaesamento, di privazione del proprio
patrimonio di cultura e tradizione, abbia determinato, quasi per necessità di
adattamento, la creazione di nuove forme di espressione musicale. Gioia va un
passo oltre e arriva a ipotizzare che persino nel mondo della musica colta
l’innovazione, e in particolare proprio nel Ventesimo Secolo, sia sovente da
ascrivere agli outsider, siano questi esiliati politici o semplici
emigrati. Prescindendo dalla generazione dei Gershwin e degli Irving Berlin
(quasi tutta la canzone americana degli anni ’20 e ’30 nata in ambito teatrale
o cinematografico reca la firma di un compositore o di un paroliere di origine
ebraica, e lo stesso si potrebbe dire dei librettisti e dell’industria musicale
tutta), Gioia fa i nomi di Arnold Schoenberg (da Vienna alla California), Igor
Stravinsky (Svizzera, Francia, Stati Uniti), Paul Hindemith, Kurt Weill, Sergei
Rachmaninoff, Béla Bartók, Erich Wolfgang Korngold, Ernest Bloch… Circostanze
diverse, motivazioni diverse. A ben vedere persino Händel e Haydn
(Inghilterra), o Chopin e Liszt (Parigi) prima di loro avevano operato e creato
in terra straniera. Nel catalogo di emigrati illustri Ted Gioia stranamente non
include Astor Piazzolla, ma nessuno meglio di lui avrebbe potuto rivendicare lo
statuto di “sradicato DOC”: diventato adulto a New York, bandoneista a Little
Italy, studi musicali a Parigi, la sensazione di essere straniero in patria, il
rifiuto di operare entro i canoni e il sistema del tango così come lo avevano
sempre inteso gli argentini. Se c’era qualcuno che poteva rifondare il tango
partendo da un presupposto altro, quello era proprio Astor Piazzolla, El
Yoni. Lo scrittore Ricardo Piglia ha scritto che “il tango, come la
letteratura, non rispecchia una realtà, ma reclama una realtà”. E Piazzolla
proprio questo ha fatto: ha dato al tango non tanto una seconda vita, ma una
nuova realtà entro cui esprimersi.
Astor Piazzolla, "Adios Nonino"
Letture consigliate
Diego Fischerman e Abel
Gilbert, Piazzolla. La biografia, Minimum Fax, 2012
Jorge Luis Borges, Il
tango, Adelphi, 2019
Jorge Luis Borges, Storia
del tango, in Evaristo Carriego, Einaudi, 1972
Julio Cortázar, Le
porte del cielo, in Bestiario, Einaudi, 1965
Ulrich Siegmund, tête de liste de l'AfD, lors de son
arrivée pour un débat sur la chaîne régionale MDR à Magdebourg, le 26 août
2026.
Écrit par Stephan Martens
En Allemagne, les
électeurs sont appelés à renouveler leurs représentants aux Parlements
régionaux de Saxe-Anhalt, de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et de Berlin en
septembre. Prévu le 6 septembre, le scrutin de Saxe-Anhalt pourrait voir le
parti de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) accéder au pouvoir. Pour la
première fois depuis 1945, une formation d’extrême droite pourrait donc accéder
à la direction d’un Land, alors que l’AfD est déjà le premier parti
d’opposition au Parlement fédéral.
Ce parti, qui a
su capitaliser sur des événements récents, tels que l’attentat
islamiste lors de la Marche des fiertés de Berlin, le laborieux remaniement
gouvernemental de juillet et la grave crise de l’industrie automobile, est en
tête des intentions de vote en Saxe-Anhalt (40 %) et en
Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (35 %).
L’Allemagne a
longtemps voulu se présenter comme un modèle pour le monde, notamment en
matière de stabilité politique, de gestion des déchets, de protection du climat
ou d’accueil des migrants. La République fédérale d’Allemagne (RFA) s’est
construite sur la négation du national-socialisme, où toute forme de
patriotisme est devenue suspecte. Les partis traditionnels du rassemblement
(Volksparteien), comme les chrétiens-démocrates de la CDU/CSU et les
sociaux-démocrates du SPD, ont cherché à mener une politique de consensus, au
centre (Mitte) de l’échiquier politique, afin d’éviter de brusquer l’opinion
publique.
Cette stratégie a
conduit à une domination des gouvernements de «grande coalition» depuis 2005, à
l’exception de la législature 2009-2013. Cette approche, qui a apporté une certaine
stabilité, atteint aujourd’hui ses limites.
L’AfD a connu
une ascension fulgurante avec la crise migratoire de 2015
En
2015, l’Allemagne a ouvert ses portes à près d’un million de réfugiés fuyant
la guerre en Syrie, en Irak et en Afghanistan. Bien que ce geste d’accueil ait
été salué par de nombreux Allemands, et que le pays soit devenu plus
cosmopolite, il a également engendré un ressentiment, surtout en ex-République
démocratique allemande (RDA) où la classe politique n’a pas su engager un
véritable débat sur la «crise migratoire».
Dans ce contexte
l’AfD, fondée en 2013, a connu une ascension fulgurante, plaçant l’immigration
et l’insécurité au cœur de son discours et renforçant sa position dans les
nouveaux Länder. La branche ultraconservatrice du parti (Der Flügel) a
consolidé son influence, attirant des électeurs déçus par la réunification et
les politiques d’immigration.
Les partis
traditionnels semblent désarmés face à cette montée de l’AfD. Certains refusent
de le considérer comme un parti légitime, tandis que d’autres s’interrogent sur
l’efficacité de l’ostracisme, qui pourrait renforcer le sentiment victimiste du
parti. La politique du cordon sanitaire – illustré en Allemagne par la notion
de «mur pare-feu» (Brandmauer) – qui consiste à éviter toute alliance avec
l’AfD, est débattue, notamment parmi les conservateurs. Cependant, la majorité
des forces politiques refuse de collaborer avec l’AfD, en partie à cause de la
mémoire de la dictature nazie.
Le succès de
l’AfD dans l’ex-RDA peut être attribué à divers facteurs, notamment des
préoccupations socio-économiques et des causes psychologiques. Le taux de
chômage y est plus élevé qu’à l’Ouest, et le revenu moyen par habitant est
également inférieur. De plus, la population de l’Est ressent un manque de
reconnaissance, se percevant comme des citoyens de «seconde zone».
Ce sentiment de
déclassement, combiné à une culture politique différente – la RDA fut conçue
comme un Etat rempart au fascisme, et ses habitants n’ont jamais fait un réel
travail sur le passé nazi –, favorise l’ascension de l’AfD, qui se présente
comme le porte-parole des mécontents.
L’AfD prône une
vision d’une Allemagne forte, prête à tourner la page de son passé, tout en
distillant des valeurs illibérales auprès d’une population qui pour l’heure n’a
pas encore la même tradition d’autocritique que l’Ouest.
Les
chrétiens-démocrates ont laissé se créer un vide dangereux à leur droite
Les dirigeants
allemands doivent prendre conscience de l’importance du respect des règles
démocratiques. Cependant, Angela Merkel et ses successeurs, Olaf Scholz et
Friedrich Merz, incarnent une aspiration à une démocratie fondée sur le
consensus, évitant systématiquement tout conflit – comme ce fut le cas pour la
sortie du nucléaire civil ou la fin de la conscription. Cette tendance délétère
a conduit à une dépolitisation de la vie politique, où des sujets essentiels
sont souvent esquivés pour préserver l’harmonie.
Les partis
traditionnels, dans un souci de tactique électorale à court terme, ont accepté
de compromettre leur identité politique fondamentale. Historiquement, la
CDU/CSU a cherché à combattre les partis de droite radicale tout en répondant à
certaines de leurs revendications. Cela avait permis d’assécher l’attractivité
de ces partis et de stabiliser la démocratie. Or, par crainte d’être perçus
comme trop proches d’une droite dure, les chrétiens-démocrates ont laissé se
créer un vide dangereux à leur droite.
L’avenir dira si
l’AfD peut infliger des dommages à la CDU/CSU plus importants que ceux causés
au SPD par la scission ayant donné naissance à la Gauche (Die Linke). La
démocratie allemande traverse une crise. Le débat politique doit être rétabli
et les partis traditionnels doivent trouver des moyens de reconnecter avec une
population qui se sent délaissée. La capacité de l’Allemagne à maintenir sa
démocratie et à promouvoir une véritable confrontation d’idées sur les enjeux
politiques importants est mise à l’épreuve.
Stephan
Martens, professeur d’études allemandes à CY Cergy Paris-Université et codirecteur de «la Revue européenne».
Arena Hash, la banda de rock que formó durante una de las peores épocas del
Perú
El texto que
acompaña esta fotografía reza: "En el Perú hay una organización que se
considera en guerra contra todos -perros inclusive- trasladando al medio local
los problemas de Teng Siao Ping, a cuya progenie se refiere abundantemente. No
se ha explicado al resto de los mortales lo que tiene que ver en el embrollo".
Escrito por Úrsula Álvarez Gutiérrez
Aunque estaba decidido a ganarse la vida como músico, Pedrito quiso
estudiar en la universidad por puro escozor intelectual. Eligió la
carrera de Comunicaciones, porque comunicar es poder generar algo común
para integrar a los seres. Las musas que participaron en su concepción
intervinieron otra vez y le tocó una clase llenecita de mujeres y solo dos
hombres, me sentí un obstetricio, contó cuando se volvió famoso
inventándose una palabra, quien dijo que Dios creó al hombre primero y
a la mujer después porque de los errores se aprende, acertó, y confesó que
sin la ayuda de las chicas de su clase jamás hubiera podido graduarse, son
mucho más inteligentes que nosotros.
“Parecía un príncipe gitano que levitaba por los pasillos de la facultad,
siempre perseguido por las chicas más lindas de Lima… era un rockstar…”, o algo
muy parecido, escribió un periodista que lo conoció en aquel tiempo. Cuentan
que Pedrito de verdad era un éxito entre las chicas, aunque cuando se volvió
famoso contó que los amores al paso nunca le habían gustado, ¿una vaina
así, al vuelo, tipo gato? ¡Nooo!, el sexo sin amor va dejando de lado el
espíritu hasta marchitarlo por completo. Cuentan también que andaba siempre
vestido de negro, en actitud de quien intenta desentrañar el misterio de la
inmortalidad del mosquito, preguntando las cosas que nadie pregunta y hablando
de los temas de los que nadie habla. “¡Es un fumón!”, concluyeron por lo tanto
los mudos, porque siempre ha sido más fácil acusar que entender.
Quizá el único tiempo peor que aquel en la historia del Perú fue el de la
Guerra del Pacífico, la que quiso arrebatarnos al abuelo de Pedrito. La
inflación batía tantos records que ni el prefijo “híper” la alcanzaba, y un
enemigo feroz mataba peruanos de todos los colores, de dos o cuatro patas,
porque ni los perros se libraron del afán sanguinario del peor terrorismo que
el mundo había conocido hasta entonces. De los postes de luz, sin luz porque
los terroristas dinamitaban las torres eléctricas, colgaban los pobres perros
mensajeros del odio. Se diseminó entre los pueblos olvidados por Dios, por el
Estado y por el resto de peruanos; creció como crece el mal cuando lo dejan,
llegó a las ciudades y hasta la esperanza comenzó a abandonarnos.
La emigración imitó a la inflación y entre los que nos quedamos, los únicos
con suerte fuimos los colegiales, porque las tareas de hacer milagros para
multiplicar panes y malabares para esquivar bombas, fueron de los adultos. Los
políticos no atinaron ni una y quienes intentaron defendernos murieron
descuartizados a manos de los emisarios del Mal. Es difícil entender ahora cómo
hizo el Perú para sobrevivir tanto horror, quizá lo logró porque se llama Perú,
es hijo del Sol y porque algunos de sus hijos lo ayudaron. Uno de ellos, fue
Pedrito.
Durante uno de los silencios que siguió a una de las explosiones, el Perú
escuchó a un chico cantar… Estoy atrapado y no puedo salir… ¿es que no
ves que hay una bomba que se desprende de mi ser y se transforma en algo
horrible? Abrázame, no sé qué hacer… hoy siento pena, siento pena de mí... Quizá
mi país se reconoció en la letra o se relajó con el ritmo, el asunto es que
siguió escuchando y cuando conoció la historia de un resfrío en Brasil… Por
la carretera, cruzando la frontera una linda morena me dijo “llévame, yo me
acomodo atrás”. Yo le dije “si me guías te llevo de rodillas donde tú me
pidas”… Nos mojó la lluvia, me sorprendió la fiebre y en plena penumbra me
empezó a besar, fue fenomenal… de tantos besos la contagié, en cama cinco meses
pasé… Era una maravilla, con su tanga de estrellitas se me ponía encima y no
podía respirar, fue fenomenal… Todo me dolía, ella estornudaba, pero resistía…
No supe nunca hablar portugués, pero qué bien que me comuniqué… Nos dimos el
adiós, qué penoso adiós…, el Perú casi se murió de risa, de ternura y de
alivio, porque aun en el peor de los horrores, seguía habiendo vida, seguía
habiendo amor y hasta seguía habiendo ilusión.
Bailó, el Perú, gracias a Pedrito, muerto de risa con la descripción
perfecta de las borracheras de sus adolescentes… ¡Uh!, cuando la cama
me da vueltas… ¡Un, dos, tres, va! Por la calle regresé, embriagado hasta los
pies… con la mesa me estrellé y del ruido desperté ¡uh!, a mi mamá, tambaleando
me acerqué y con un beso la asfixié… Todo se nubló y el remolino me agarró, la
casa la sentía de cabeza, con acrobacias avancé hacia mi cuarto y me dejé ¡uh!,
desparramar… ¿qué puedo hacer? Cuando la cama me da vueltas, me agarro y no lo
puedo evitar…
Arena Hash se llamaba la banda que Pedrito había fundado con su hermano y
dos amigos, y los cuatro andaban de estación de radio a estación de radio, casi
mendigando que, por favor, por favor, pusieran sus canciones. Arena
Hash apareció por fin en todos los programas de televisión y el Perú quedó turulato
porque los mocosos universitarios que cantaban las canciones más desfachatadas
de la vida tenían muy buenos modales. Ensayaban en casa de Pedrito y su mamá,
que era trabajadora, paciente y muy distraída pero no tanto, les llevaba la
comida al garaje mientras los chiquillos reventaban la batería, la guitarra, el
bajo y el teclado, mezclando rock con todo lo imaginable y hasta lo
inimaginable, su barrio saltaba como una rana oyendo blues y
un patrullero daba vueltas, vueltas, en busca del origen del escándalo
sin que ningún vecino los delatara, porque a Arena Hash la quiso todo el Perú,
aunque metió un montón de bulla. Los chicos comenzaron a recorrer el país pese
a las bombas de los terroristas y quizá así Pedrito se hizo hombre.
Cuando el papá de un amigo suyo murió, Pedrito fue a darle el pésame porque
lo quería y también, porque su propio papá había muerto y comprendía. En el
velorio, vio a su amigo y a los asistentes tan tristes, que pidió la guitarra
del difunto y pasó horas tocándola y cantando para transformar el momento en
algo casi feliz. Lo consiguió, porque Pedrito siempre consiguió transformar la
tristeza, era uno de sus superpoderes, por eso lo queremos tanto, y por eso es
inmortal.
El segundo disco de Arena Hash fue una locura y contó, entre otras, la
historia del Rey del Ah, ah, ah… Hace años mil hubo una princesa que no
podía vivir sin hacer ah, ah, ah. Ella solía dormir en un súper King Size con
soldaditos mil y una gran orquesta. Ellos tocaban sin, tocaban sin parar y así
nadie iba a oír el feroz “ah, ah, ah”. Pasaba por ahí un trovador bacán,
llevaba un calcetín justo en la zona Ah… La princesa lo vio y ordeno descansar,
“a ver buen trovador, ¿qué me vas a enseñar?… La princesa pidió una venia
total, pues con el trovador ella se iba a casar. El trovador dijo no a la
corona, pues él nació siendo el Rey del Ah, ah, ah… La banda de
Pedrito desalojó a los cantantes gringos de las radios y llenó todos estadios
peruanos bajo una lluvia de calzones. Nunca
una banda peruana tuvo tanto éxito.
Las autoridades de la universidad de Pedrito lo llamaron, “representas a la
Universidad y tenemos que hacer algo al respecto”, le dijeron, contactaron al
Jefe de la Facultad de Comunicaciones de una universidad gringa, “tenemos un
fenómeno, un teen-idol”, y ese señor llevó a Pedrito a un seminario en Holanda,
para que entendiera la responsabilidad que se había echado encima y Pedrito
entendió. La noche de su graduación, con toga, birrete y una corbata hecha de
cartulina porque no tenía ni una de verdad, cantó a capela y lo aplaudieron
tanto, que el estruendo casi silenció al de las bombas terroristas. Quizá por
eso, su país comenzó a quererlo como nunca ha querido a otro artista.
El trumpismo
resucita un macartismo con ecos del discurso eugenésico nazi con un informe de
100 páginas en el que señala a periodistas, políticos y activistas.
Marco
Rubio, secretario de Estado de EEUU, durante una rueda de prensa en mayo de
2026.
Escrito por Sebastiaan Faber
El 20 de julio, el Departamento de Estado de
Estados Unidos publicó un informe de 100 páginas sobre Cuba que argumenta que,
desde 1959, el régimen castrista ha sido un motor de una “izquierda terrorista”
mundial que ha logrado infiltrarse en grandes partes de la sociedad
norteamericana, aliándose con organizaciones poderosas y reclutando a
políticos, periodistas y activistas prominentes. No es casual que el informe se
publicara días después de una cumbre
internacional, con 60 países, sobre “el auge mundial del
extremismo de izquierdas y el terrorismo político” en la que Marco Rubio, el
secretario de Estado y potencial candidato a la presidencia en 2028, indicó que
la mayor amenaza a la seguridad ya no proviene del terrorismo islámico, sino de
la izquierda.
En comparación con la Estrategia de Seguridad Nacional –el estrafalario documento de noviembre que, entre
otras cosas, reafirmaba la hegemonía hemisférica de Estados Unidos–, el informe
sobre Cuba no solo es más extenso, sino más coherente y riguroso. También está
mejor escrito. Pero lo más llamativo son sus ecos macartistas: no duda en
señalar con pelos y señales a una larga lista de individuos y colectivos,
incluidos periodistas como Amy Goodman (de Democracy Now!), organizaciones
como los Socialistas Demócratas de América (DSA) y el Gremio Nacional de
Abogados (National Lawyers Guild); políticos como Zohran Mamdani y Karen Bass
(alcaldes de Nueva York y Los Ángeles), congresistas como Alexandria
Ocasio-Cortez, Bernie Sanders e Ilhan Omar y activistas como Ben Cohen
(empresario cofundador de Ben & Jerry’s) o Alicia Garza (fundadora de Black
Lives Matter).
El objetivo del informe parece doble: no solo
se trata de reafirmar a Cuba como un poderoso enemigo de la American
way of life –justificando de antemano una posible intervención en la
isla–, sino, sobre todo, de demonizar a una gran parte la izquierda norteamericana como
peligrosa, terrorista, antipatriótica, inmoral y, en última instancia,
subhumana. En este sentido, este informe sobre Cuba solo es el capítulo más
reciente en una clara estrategia que ya se anunciaba en el Proyecto 2025 y que
se aceleró a la zaga del asesinato de Charlie Kirk en septiembre.
Así, el memorándum presidencial Seguridad
Nacional (NSPM-7), publicado ese mismo mes de septiembre, buscaba tildar
de “terroristas” una larga serie de ideas progresistas que se resguardaban
“bajo el paraguas del autodenominado ‘antifascismo’”. “Los hilos comunes que
animan esta conducta violenta”, afirmaba, “incluyen el antiamericanismo, el
anticapitalismo y el anticristianismo; el apoyo al derrocamiento del Gobierno
de los Estados Unidos; el extremismo en torno a la migración, la raza y el
género; y la hostilidad hacia quienes mantienen las visiones tradicionales
estadounidenses sobre la familia, la religión y la moralidad”.
El NSPM-7 ya ha servido para que las fuerzas
de seguridad y los servicios de inteligencia redoblen su vigilancia y
persecución de la izquierda en Estados Unidos. Aunque su éxito en los
tribunales ha sido desigual, la invocación de “Antifa” como una red de
“terroristas domésticos” dedicada a organizar una conspiración violenta para
derrocar el Estado ha permitido detener a 15 ciudadanos de Minneapolis por
hacer seguimiento al ICE (la policía migratoria) y condenar a penas inauditas
de entre 20 y 100 años a un grupo de activistas en Texas, como reportaba Guillem Martínez a finales de junio. Es muy posible
que el informe sobre Cuba tenga una secuela judicial similar.
Alrededor de estos informes se ha construido
un discurso cuyo objetivo es la erosión del Estado de derecho y los derechos
constitucionales. “Se pueden llamar a sí mismos anticapitalistas o
antiimperialistas, comunistas, anarquistas o marxistas”, declaró Rubio ante The Guardian el 16 de
julio. “Siempre es lo mismo. Es un resentimiento tóxico revestido
de un discurso sobre la igualdad, la justicia y la liberación –una necesidad
abrumadora de tirar abajo, de destruir todo lo que es bello y justo, de parte
de una gente que está repleta únicamente de fealdad y practica la violencia y
el terror porque no tiene nada más que ofrecer al mundo–”.
Al día siguiente, Stephen Miller, subjefe de
gabinete y principal asesor de política y seguridad nacional de Donald Trump,
aprovechó una rueda de prensa para subir el tono. “No es una
coincidencia”, dijo, “que cuando miras estas manifestaciones violentas de
Antifa, cuando ves cualquiera de las fotos de quienes se reúnen en ellas,
ninguna persona, para decirlo francamente, parece normal. Ni una parece normal.
Todos están, de alguna u otra forma, deformados en su apariencia, su forma de
vestir, en su manera de ser. ¿Por qué? Si comparas dos fotos, de una calle
normal en Estados Unidos y una manifestación antifa, ¿por qué no hay ninguna
persona normal entre la gente que se manifiesta de forma violenta? Porque cada
uno, a través de su vida y de sus decisiones, ha dejado cicatrices en su cuerpo
y en su aspecto, de muchas formas diferentes, hasta el punto de que su aspecto
exterior se convierte en una manifestación de su odio interior”. Son obvios los
ecos de la eugenesia nazi. (Y, para un público español, del falangismo. En su
novela Madrid de corte a checa, Agustín de Foxá describía a sus
personajes republicanos como seres movidos por “la revancha de los débiles
contra los fuertes, de los enfermos contra los sanos, de los brutos contra los
listos” porque “odiaban toda superioridad”.)
En la carta que envió la historiadora Heather Cox Richardson el
17 de julio a sus más de cinco millones de suscriptores en Substack y en las
redes, recordaba que J.D. Vance, el vicepresidente neocatólico, ayudó a
promocionar hace dos años el libro Unhumans: The Secret History of
Communist Revolutions (and How to Crush Them) (“Los antihumanos. La historia
secreta de las revoluciones comunistas –y cómo aplastarlas–”), del influencer ultra
Jack Posobiec. “En el pasado”, afirmó Vance, “los comunistas marchaban por las
calles con banderas rojas. Hoy, marchan por los departamentos de recursos
humanos, los campus universitarios y los tribunales, donde practican lawfare contra
gente buena y honesta”.
En el libro, Posobiec tilda a las personas de
izquierdas de “antihumanos” porque “se oponen a todo lo que constituye la
humanidad. Al oponerse a la humanidad misma, ellos se autoexcluyen por completo
de la categoría [de lo humano], ubicándose en una subdivisión completamente
nueva, impulsada por la miseria, de lo antihumano”. Posobiec se une al conjunto de pensadores de la extrema derecha norteamericana que reconocen
como modelo y héroe anticomunista a Francisco Franco. “Algunas de las personas
más poderosas del actual gobierno son conversos recientes al catolicismo que no
han ocultado su admiración por los regímenes integristas, incluido el
franquismo”, dijo la historiadora Kirsten Weld en estas páginas el
pasado noviembre. “Forman parte de una corriente del pensamiento reaccionario
estadounidense que buscó inspiración en España, no solo en los años 30, sino
también en los 60 y 70”.
Para Richardson, los ecos del libro de
Posobiec en los discursos de Rubio y Miller son inconfundibles. La historiadora
recuerda, además, lo que el prólogo al libro, escrito por Stephen Bannon, pone
como epígrafe: “El comunismo ocurre cuando freaks feos y
deformados ilegalizan la normalidad y, después, roban y/o matan a todas las
personas exitosas, movidos por un resentimiento mezquino y por la crueldad. La ideología
no es más que una fachada”.