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quinta-feira, 3 de setembro de 2026

En Allemagne, un Land gouverné par l’AfD en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical des droites européennes

Les dimanches 6 et 20 septembre, deux Länder de l’Est et la ville de Berlin voteront lors de scrutins régionaux visant à renouveler leur Parlement respectif. Les citoyens convoqués aux urnes ne représentent pas plus de 9 % de l’ensemble des électeurs allemands.

Écrit par Hélène Miard-Delacroix 

À première vue, c’est anecdotique, sans conséquences au niveau national. Pourtant, la classe politique et l’opinion tremblent face aux 35 % à 40 % d’intentions de vote pour le parti de l’extrême droite, Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD), en Saxe-Anhalt et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ces scrutins risquent d’ébranler plusieurs certitudes et équilibres dans le pays le plus peuplé de l’Union européenne. Du local au national, les enjeux sont nombreux : ils sont politiques, culturels, sécuritaires, et touchent à l’image de l’Allemagne.

La percée attendue de l’AfD confirme l’érosion des partis qui ont façonné quatre-vingts ans de vie politique allemande. Elle met aussi à l’épreuve leur cohésion interne. La CDU (Union chrétienne-démocrate, droite) du chancelier Friedrich Merz est même menacée d’éclatement si des élus locaux rompent le cordon sanitaire imposé à l’infréquentable AfD. À gauche aussi, les repères se brouillent. Le jeune parti nationaliste BSW (Alliance Sahra Wagenknecht) est tenté d’être faiseur de roi en portant la star régionale de l’AfD, le dynamique trentenaire Ulrich Siegmund, à la tête du gouvernement de Saxe-Anhalt. Plus qu’une sensation régionale, ce serait une rupture dans l’histoire du pays, où la droite extrême n’a plus gouverné depuis 1945.

Un Land gouverné par l’AfD en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical des droites européennes. Cœur du système fédéral, les Länder ont plus de compétences que les régions françaises : ils légifèrent librement sur des domaines réservés, mais leur administration est aussi chargée d’exécuter les lois fédérales. Or, le programme de l’AfD pour ce scrutin ne cache pas le projet de politiser la justice, la police et l’administration en y nommant proches et affidés.

Le refus annoncé d’appliquer des programmes fédéraux, en particulier en matière d’énergie et de climat, voire le non-respect de principes fondamentaux dans la pratique des institutions et les relations entre les partis, mettrait à l’épreuve la loi fondamentale du pays entier. Son article 37, qui permet de contraindre un gouvernement de Land récalcitrant, n’a encore jamais été utilisé dans l’histoire de la République fédérale. Cela pourrait aussi avoir une incidence sur la solidarité financière entre les régions d’Allemagne. Les choix de politique économique et sociale annoncés par l’AfD, notamment les actions anti-immigrés, seraient susceptibles de faire fuir la main-d’œuvre étrangère et d’amener des entreprises à revoir leur implantation dans ces Länder.

Enfin, c’est dans le travail législatif à l’échelle fédérale que des victoires régionales de l’AfD constitueraient un test. À la Chambre haute, le Bundesrat, dont l’accord est indispensable à la moitié des lois fédérales, siègent les gouvernements des Länder. Avec certes une poignée de voix sur un total de 69, l’AfD, qui siège déjà au Bundestag, y aurait la capacité de ralentir les réformes du gouvernement Merz et de perturber l’élection des juges de la Cour constitutionnelle fédérale [la Cour suprême]. Les enjeux politiques de ces scrutins sont donc de taille, tant pour la coalition au pouvoir à Berlin, l’unité de la CDU et la pratique des institutions que pour la clarification des intentions de l’AfD sur le plan national.

La deuxième inquiétude à la perspective d’un gouvernement AfD en région est celui de l’éducation, de la recherche et de la culture, pour lesquelles les Länder ont la compétence exclusive. Le parti a annoncé vouloir intervenir dans les programmes scolaires et cesser les mesures d’intégration, mais aussi mettre fin à l’obligation scolaire pour soustraire les enfants à l’influence d’enseignants « gauchistes ». Les méthodes et sujets jugés « anti-allemands » doivent être bannis de l’université, et la mémoire de la Shoah évacuée par le biais de la fin des subventions aux musées et aux mémoriaux.

L’AfD aspire explicitement à réhabiliter une image positive de l’Allemagne et à mettre un terme à la « culture de la repentance » pour défendre un patrimoine national glorieux. Sa détestation de la modernité allemande condamnerait, en particulier, la fondation d’architecture du Bauhaus, à Dessau (Saxe-Anhalt), et la liberté de création dans les théâtres serait menacée. Enfin, les médias publics sont les cibles privilégiées du « redressement culturel » annoncé, avec une intervention directe sur les programmes et les personnels de la radio-télévision régionale.

Un Land étant un Etat à part entière, il a son propre gouvernement, notamment un ministère de l’Intérieur. Si celui-ci était confié à l’AfD, la question de la loyauté à la Constitution se poserait du sommet du ministère jusqu’aux forces de police et de sécurité. L’AfD a annoncé vouloir intervenir sur les services de renseignement du Land, sous le contrôle de ce ministère régional. Le risque est que cesse la surveillance d’activités anticonstitutionnelles de membres de l’extrême droite pour ne se concentrer que sur l’extrême gauche.

Outre le danger à l’échelon régional, cette approche inédite crée un risque pour la sécurité des autres Länder en raison de l’échange d’informations sensibles entre ministères régionaux. La surveillance en matière d’espionnage, venant de Russie, par exemple, en serait affectée. Contre ce cheval de Troie menaçant la sécurité du pays dans son ensemble, le réflexe des autres Länder serait la rétention d’informations délicates, ce qui accroîtrait la vulnérabilité face au terrorisme.

Enfin, ces scrutins, s’ils portaient l’extrême droite au pouvoir en région, conduiraient à l’affaiblissement des positions allemandes en Europe en raison de ralentissements et de blocages internes. Ils écorneraient surtout l’image internationale de l’Allemagne, portée par la fierté d’avoir réussi, en tant que meilleur élève de la classe, à ne pas céder aux sirènes de l’extrême droite. Sa percée spectaculaire, à supposer qu’elle ait lieu, ne sera pas comprise comme une normalisation anodine de l’Allemagne, mais comme un signal alarmant pour le pays où est né le nazisme. L’impact de ces élections régionales est donc bien inversement proportionnel au nombre de votants.

Hélène Miard-Delacroix est professeure d’histoire et de civilisation de l’Allemagne contemporaine à Sorbonne Université. Elle est, entre autres, l’autrice de l’ouvrage Les Emotions de 1989. France et Allemagne face aux bouleversements du monde (Flammarion, 2025).

 

[Source : www.lemonde.fr]

quarta-feira, 2 de setembro de 2026

Máis de 180 figuras de Hollywood apoian a Mark Ruffalo despois de ser acusado de antisemita por Paramount

«Cualificar a Ruffalo de antisemita por cuestionar unha fusión corporativa masiva non só é absurdo, senón que é unha forma perigosa de silenciar a crítica lexítima», reza o escrito no que participaron personalidade como Joaquin Phoenix ou Hannah Einbinder

O actor estadounidense Mark Ruffalo 

Máis de 180 figuras da industria —entre eles actores, directores e celebridades xudías— asinaron unha carta en defensa do actor estadounidense Mark Ruffalo, despois de que fose acusado de antisemitismo por Paramount Skydance por critica a polémica fusión desta compaña con Warner Bros. Discovery. «Cualificar a Mark Ruffalo de antisemita por cuestionar unha fusión corporativa masiva non só é absurdo, senón que é unha forma perigosa de silenciar a crítica lexítima», reza a carta, á que tivo acceso o martes a revista Variety. Neste documento, Ruffalo obtivo o respaldo de figuras de peso de Hollywood, como o director Todd Haynes (Segredos dun escándalo), o actor Joaquin Phoenix (Joker) ou a actriz Hannah Einbinder (Hacks), unha das voces máis críticas da industria coa intervención de Israel sobre o territorio palestino. «Xa abonda de instrumentalizar de forma falsa e perigosa as acusacións de antisemitismo contra quen ten o valor de sinalar o óbvio: que o ataque contra o pobo palestino e o ataque contra as nosas liberdades na casa están profundamente interconectados, e que non hai nada de antisemita en recoñecer ese feito», agrega o escrito.

O documento tamén critica a transacción entre Paramount Skydance e Warner Bros. Discovery, que vai máis aló de «unha simple combinación de dúas enormes multinacionais. Si, destruirá miles e miles de postos de traballo. Si, consolidará aínda máis o control oligárquico dos nosos medios de comunicación. Si, afogará a competencia e a creatividade na produción e distribución de cine e televisión», indicaron os asinantes. Desta forma, parte da industria de Hollywood critica a fusión de ambas as compañas e o papel dos Ellison, familia propietaria do conglomerado de medios, quen mantén un vínculo con Oracle, empresa de xestión de bases de datos que apoia o exército israelí. «O camiño da IA cara a 'WarnerMount' —acrónimo de Warner e Paramount— pasa por Gaza, e Ellison deixounos claro en repetidas ocasións o mundo orwelliano que nos ten reservado mentres consolida o control sobre o que vemos e como o vemos, sabendo que mentres miramos, el e a súa corrupta camarilla sempre nos estarán vixiando», sentenza a carta.

A controversia entre Ruffalo e o conglomerado de medios comezou cando o actor criticou publicamente a macrofusión entre ambas as empresas, unha operación colosal valorada nuns 111.000 millóns de dólares, pero tamén acusou á familia Ellison de ser cómplices do xenocidio contra o pobo palestino. En resposta, un portavoz de Paramount acusou a Ruffalo de recorrer a «tópicos antisemitas» co pretexto de resolver unha disputa comercial.

 

[Imaxe: ZUMA | EUROPAPRESS - font: www.lavozdegalicia.es]

segunda-feira, 31 de agosto de 2026

Piétons au téléphone en marchant : l’Italie envisage une amende de 75 euros, la France doit-elle suivre son exemple?

L’Italie envisage de sanctionner les piétons qui utilisent leur téléphone en marchant ou en traversant la chaussée. Le projet de révision du Code de la route, porté par le ministère italien des Infrastructures et des Transports, prévoit une amende de 75 euros afin de limiter les comportements jugés dangereux. 


Écrit par Gaspard Lignard

La proposition relance en France le débat sur les «piétons zombies», ces usagers absorbés par leur écran.

Si l’inattention constitue un risque réel pour la sécurité routière, la question de la verbalisation divise entre partisans d’une règle dissuasive et défenseurs d’une approche fondée sur la sensibilisation.

Une mesure italienne centrée sur la traversée

Selon les éléments rapportés par Le Parisien, les piétons italiens pourraient être sanctionnés lorsqu’ils consultent leur smartphone en traversant la rue ou en circulant sur la chaussée. La mesure viserait aussi d’autres équipements électroniques, notamment les ordinateurs portables et les tablettes.

Le ministère italien précise toutefois que les dispositifs mains libres et les écouteurs resteraient autorisés, à condition qu’ils ne compromettent pas la sécurité. Le texte ne cherche donc pas à interdire tout usage numérique dans l’espace public, mais à encadrer les situations dans lesquelles l’attention du piéton est indispensable.

Le projet s’inscrit aussi dans une évolution de la responsabilité en cas de collision. Les automobilistes demeurent tenus de céder le passage et d’adapter leur conduite. Mais les piétons devraient également avoir un comportement «visible et prévisible», notamment en vérifiant que les véhicules les ont repérés avant de s’engager.

La distraction, un risque identifié en France

En France, aucune amende spécifique contre les personnes qui regardent leur téléphone en marchant n’est actuellement envisagée. La Sécurité routière alerte néanmoins sur les conséquences de l’inattention: un accident mortel sur dix impliquant un piéton serait en partie lié à ce facteur, tandis que près de trois personnes sur dix se montreraient inattentives au moment de traverser.

En octobre 2025, une campagne de prévention a ainsi été lancée pour rappeler les dangers de l’usage du téléphone aux abords de la circulation. L’objectif est de rétablir l’attention nécessaire face aux voitures, vélos, trottinettes et autres mobilités présentes dans les centres urbains.

L’enjeu dépasse d’ailleurs le seul smartphone. Un piéton qui lit un message, suit une application GPS ou porte des écouteurs peut moins bien percevoir les signaux sonores et visuels autour de lui. Dans les zones denses, quelques secondes de distraction peuvent suffire à réduire la capacité de réaction.

Verbaliser ou responsabiliser davantage

La sanction de 75 euros envisagée en Italie trouve des soutiens parmi les personnes qui estiment que la règle peut faire évoluer les comportements. Interrogée par RTL, Amandine, étudiante et conductrice, y voit une réponse proportionnée: «C’est une amende juste pour la sécurité des gens et je trouve ça normal.»

D’autres considèrent qu’une interdiction serait difficile à appliquer et risquerait de pénaliser des usages ordinaires, comme consulter un itinéraire ou envoyer un message. Alexia, 18 ans, souligne sur RTL: «On ne peut plus s’en passer, surtout pour le GPS. On a besoin d’écrire à nos amis, écouter de la musique… Il y a des millions de personnes à verbaliser, c’est impossible.»

Le débat renvoie donc à une question pratique: faut-il créer une infraction supplémentaire ou mieux faire respecter les règles déjà existantes? Une voie intermédiaire pourrait consister à renforcer la prévention aux abords des passages piétons, des écoles et des axes très fréquentés, tout en ciblant les comportements manifestement dangereux.

Des précédents à l’étranger

L’Italie ne serait pas le premier pays à adopter une réponse financière. En Lituanie, l’usage du téléphone lors de la traversée peut déjà entraîner une amende de 40 euros depuis 2018. À Honolulu, à Hawaï, les piétons ne peuvent pas rédiger de textos en traversant, même s’ils peuvent téléphoner.

Ces exemples montrent que les législateurs cherchent moins à réglementer la marche qu’à prévenir les accidents dans les moments les plus exposés. La portée d’une telle mesure dépendrait toutefois de sa lisibilité, de son contrôle et de son acceptation par le public.

En France, la prudence reste pour l’instant privilégiée à la sanction. Le débat italien rappelle néanmoins que la sécurité des piétons ne dépend pas uniquement de la vigilance des conducteurs: elle repose aussi sur l’attention de chacun au moment de traverser.

 

[Photo: Martin Ollman/Getty Images - source : www.epochtimes.fr]

sábado, 29 de agosto de 2026

EEUU contra Cuba: el motor de una “izquierda terrorista” mundial

El trumpismo resucita un macartismo con ecos del discurso eugenésico nazi con un informe de 100 páginas en el que señala a periodistas, políticos y activistas.

Marco Rubio, secretario de Estado de EEUU, durante una rueda de prensa en mayo de 2026. 

Escrito por Sebastiaan Faber 

El 20 de julio, el Departamento de Estado de Estados Unidos publicó un informe de 100 páginas sobre Cuba que argumenta que, desde 1959, el régimen castrista ha sido un motor de una “izquierda terrorista” mundial que ha logrado infiltrarse en grandes partes de la sociedad norteamericana, aliándose con organizaciones poderosas y reclutando a políticos, periodistas y activistas prominentes. No es casual que el informe se publicara días después de una cumbre internacional, con 60 países, sobre “el auge mundial del extremismo de izquierdas y el terrorismo político” en la que Marco Rubio, el secretario de Estado y potencial candidato a la presidencia en 2028, indicó que la mayor amenaza a la seguridad ya no proviene del terrorismo islámico, sino de la izquierda.

En comparación con la Estrategia de Seguridad Nacional –el estrafalario documento de noviembre que, entre otras cosas, reafirmaba la hegemonía hemisférica de Estados Unidos–, el informe sobre Cuba no solo es más extenso, sino más coherente y riguroso. También está mejor escrito. Pero lo más llamativo son sus ecos macartistas: no duda en señalar con pelos y señales a una larga lista de individuos y colectivos, incluidos periodistas como Amy Goodman (de Democracy Now!), organizaciones como los Socialistas Demócratas de América (DSA) y el Gremio Nacional de Abogados (National Lawyers Guild); políticos como Zohran Mamdani y Karen Bass (alcaldes de Nueva York y Los Ángeles), congresistas como Alexandria Ocasio-Cortez, Bernie Sanders e Ilhan Omar y activistas como Ben Cohen (empresario cofundador de Ben & Jerry’s) o Alicia Garza (fundadora de Black Lives Matter).

El objetivo del informe parece doble: no solo se trata de reafirmar a Cuba como un poderoso enemigo de la American way of life –justificando de antemano una posible intervención en la isla–, sino, sobre todo, de demonizar a una gran parte la izquierda norteamericana como peligrosa, terrorista, antipatriótica, inmoral y, en última instancia, subhumana. En este sentido, este informe sobre Cuba solo es el capítulo más reciente en una clara estrategia que ya se anunciaba en el Proyecto 2025 y que se aceleró a la zaga del asesinato de Charlie Kirk en septiembre. 

Así, el memorándum presidencial Seguridad Nacional (NSPM-7), publicado ese mismo mes de septiembre, buscaba tildar de “terroristas” una larga serie de ideas progresistas que se resguardaban “bajo el paraguas del autodenominado ‘antifascismo’”. “Los hilos comunes que animan esta conducta violenta”, afirmaba, “incluyen el antiamericanismo, el anticapitalismo y el anticristianismo; el apoyo al derrocamiento del Gobierno de los Estados Unidos; el extremismo en torno a la migración, la raza y el género; y la hostilidad hacia quienes mantienen las visiones tradicionales estadounidenses sobre la familia, la religión y la moralidad”.

El NSPM-7 ya ha servido para que las fuerzas de seguridad y los servicios de inteligencia redoblen su vigilancia y persecución de la izquierda en Estados Unidos. Aunque su éxito en los tribunales ha sido desigual, la invocación de “Antifa” como una red de “terroristas domésticos” dedicada a organizar una conspiración violenta para derrocar el Estado ha permitido detener a 15 ciudadanos de Minneapolis por hacer seguimiento al ICE (la policía migratoria) y condenar a penas inauditas de entre 20 y 100 años a un grupo de activistas en Texas, como reportaba Guillem Martínez a finales de junio. Es muy posible que el informe sobre Cuba tenga una secuela judicial similar. 

Alrededor de estos informes se ha construido un discurso cuyo objetivo es la erosión del Estado de derecho y los derechos constitucionales. “Se pueden llamar a sí mismos anticapitalistas o antiimperialistas, comunistas, anarquistas o marxistas”, declaró Rubio ante The Guardian el 16 de julio“Siempre es lo mismo. Es un resentimiento tóxico revestido de un discurso sobre la igualdad, la justicia y la liberación –una necesidad abrumadora de tirar abajo, de destruir todo lo que es bello y justo, de parte de una gente que está repleta únicamente de fealdad y practica la violencia y el terror porque no tiene nada más que ofrecer al mundo–”.

Al día siguiente, Stephen Miller, subjefe de gabinete y principal asesor de política y seguridad nacional de Donald Trump, aprovechó una rueda de prensa para subir el tono. “No es una coincidencia”, dijo, “que cuando miras estas manifestaciones violentas de Antifa, cuando ves cualquiera de las fotos de quienes se reúnen en ellas, ninguna persona, para decirlo francamente, parece normal. Ni una parece normal. Todos están, de alguna u otra forma, deformados en su apariencia, su forma de vestir, en su manera de ser. ¿Por qué? Si comparas dos fotos, de una calle normal en Estados Unidos y una manifestación antifa, ¿por qué no hay ninguna persona normal entre la gente que se manifiesta de forma violenta? Porque cada uno, a través de su vida y de sus decisiones, ha dejado cicatrices en su cuerpo y en su aspecto, de muchas formas diferentes, hasta el punto de que su aspecto exterior se convierte en una manifestación de su odio interior”. Son obvios los ecos de la eugenesia nazi. (Y, para un público español, del falangismo. En su novela Madrid de corte a checa, Agustín de Foxá describía a sus personajes republicanos como seres movidos por “la revancha de los débiles contra los fuertes, de los enfermos contra los sanos, de los brutos contra los listos” porque “odiaban toda superioridad”.)

En la carta que envió la historiadora Heather Cox Richardson el 17 de julio a sus más de cinco millones de suscriptores en Substack y en las redes, recordaba que J.D. Vance, el vicepresidente neocatólico, ayudó a promocionar hace dos años el libro Unhumans: The Secret History of Communist Revolutions (and How to Crush Them) (“Los antihumanos. La historia secreta de las revoluciones comunistas –y cómo aplastarlas–”)del influencer ultra Jack Posobiec. “En el pasado”, afirmó Vance, “los comunistas marchaban por las calles con banderas rojas. Hoy, marchan por los departamentos de recursos humanos, los campus universitarios y los tribunales, donde practican lawfare contra gente buena y honesta”.

En el libro, Posobiec tilda a las personas de izquierdas de “antihumanos” porque “se oponen a todo lo que constituye la humanidad. Al oponerse a la humanidad misma, ellos se autoexcluyen por completo de la categoría [de lo humano], ubicándose en una subdivisión completamente nueva, impulsada por la miseria, de lo antihumano”. Posobiec se une al conjunto de pensadores de la extrema derecha norteamericana que reconocen como modelo y héroe anticomunista a Francisco Franco. “Algunas de las personas más poderosas del actual gobierno son conversos recientes al catolicismo que no han ocultado su admiración por los regímenes integristas, incluido el franquismo”, dijo la historiadora Kirsten Weld en estas páginas el pasado noviembre. “Forman parte de una corriente del pensamiento reaccionario estadounidense que buscó inspiración en España, no solo en los años 30, sino también en los 60 y 70”.

Para Richardson, los ecos del libro de Posobiec en los discursos de Rubio y Miller son inconfundibles. La historiadora recuerda, además, lo que el prólogo al libro, escrito por Stephen Bannon, pone como epígrafe: “El comunismo ocurre cuando freaks feos y deformados ilegalizan la normalidad y, después, roban y/o matan a todas las personas exitosas, movidos por un resentimiento mezquino y por la crueldad. La ideología no es más que una fachada”.

 

[Foto: Molly Riley / TWH - fuente: www.ctxt.es]


sábado, 22 de agosto de 2026

Os países da UE avanzan cara a maior poder policial e risco de impunidade

 

Dous axentes de policía suxeitan un manifestante durante protestas en Francia en 2017. InfoLibre

·         Escrito por Marcos García Quesada 

O pasado 21 de xullo, a Asemblea Nacional de Francia aprobou un proxecto de lei que establece a presunción de uso lexítimo da forza para policías e xendarmes. É dicir, que cando un axente utiliza a súa arma, "presúmese que actuou" nos supostos previstos pola lei, e esta presunción só pode ser desvirtuada cando existan probas en contra. A lei, que aínda ten que pasar polo Senado, foi aprobada por 313 votos a favor e 199 en contra, e desde a esquerda e diferentes asociacións de defensa dos dereitos sociais xa a describiron como unha "licenza para matar". 

Non é un caso illado. Alessia Schiavon, directora da Fundación Internacional Baltasar Garzón (FIBGAR), entidade centrada na defensa dos Dereitos Humanos, advirte dunha tendencia europea cara a unha “progresiva restrición do espazo cívico e do espazo cidadán”. A xurista considera especialmente preocupante que esta evolución estea a producirse en democracias cunha longa tradición de protección dos dereitos. "Se cadra podemos esperar de países como Hungría que adopten esta lexislación, pero non de Francia, Italia ou Alemaña mesma", destaca. 

Ao seu xuízo, estas medidas avanzan amparadas nunha narrativa de inseguridade que acaba desprazando a protección dos dereitos. "O que se está intentando utilizar é a narrativa da falta de seguridade para restrinxir os dereitos dos cidadáns e cidadás", sostén. Francia é precisamente un dos exemplos que máis preocupación espertan. Sobre a nova presunción de uso lexítimo da forza, Schiavon advirte de que "claramente vai afectar ás garantías fundamentais" e de que existe "un risco evidente de que se deixe espazo importante á impunidade policial".

Concentración fronte ao Congreso dos Deputados contra da Lei Mordaza © Amnistía Internacional.

A reforma segue a liña doutra lei aprobada en 2017, que ampliou os supostos nos que os axentes podían usar armas. O máis polémico é o que permite disparar contra un vehículo cuxo condutor se nega a deterse se os policías consideran que a súa fuxida pode poñer en perigo a súa vida ou a de terceiros. 

Un estudo realizado por investigadores do Centro Nacional para a Investigación Científica francés (CNRS) concluíu que só nese ano os disparos mortais contra vehículos en movemento multiplicáronse por cinco. Os datos da Inspección Xeral da Policía Nacional (IGPN) recolleron ademais que en 2017 os disparos efectuados por policías aumentaron un 54% respecto ao ano anterior. 

Tras o asasinato en 2023 do mozo de 17 anos Nahel Merzouk por disparos dun policía, producíronse protestas por todo o país para derrogar a lei e mesmo, a comisaria de Dereitos Humanos do Consello de Europa, Dunja Mijatović, expresou a súa preocupación polo "uso excesivo" da forza por parte das forzas do orde francesas e pediu ás autoridades que "revisasen o marco legal e as prácticas policiais". Con todo, o Goberno mantivo a lei, defendendo a súa necesidade e sinalando que o uso das armas sempre esixe "necesidade e proporcionalidade" por parte dos axentes. 

O decreto de Seguridade italiano

Italia é un dos países onde máis se ampliou a marxe de actuación policial. Desde 2011 existe o foglio di vía obbligatorio (orde de prohibición de presenza) que permite ao xefe de policía prohibir durante ata tres anos a entrada dunha persoa a un municipio determinado.

Aínda que naceu vinculada á loita contra as mafias, o seu uso estendeuse a manifestantes e activistas. Amnistía Internacional documentou unha intensificación da súa aplicación desde 2022 contra protestas climáticas, movementos estudantís e outros colectivos.

Algo similar ocorre cos DASPO (Divieto di Accedere alle manifestazioni Sportive), medidas concibidas para impedir o acceso de persoas violentas a recintos deportivos e ampliadas en 2017 a outros espazos como estacións, aeroportos ou hospitais. Nos últimos anos tamén se utilizou contra persoas sen fogar e activistas.

O maior salto chegou co Decreto Sicurezza, aprobado en xuño de 2025 polo goberno de ultradereita de Giorgia Meloni. Entre outras medidas, permite ao Estado adiantar ata 10.000 euros por cada fase do procedemento para sufragar a defensa dos axentes de policía investigados ou procesados por actuacións relacionadas co servizo, unha cantidade que só deberán devolver se se demostra que actuaron con dolo. 

O decreto tamén endurece as penas por violencia ou resistencia contra policías, amplía as súas competencias nos desaloxos de vivendas que constitúen o primeiro domicilio de inmediato, nas que poden actuar sen ter que esperar a unha resolución xudicial, e permite aos axentes fora de servizo levar, a parte da súa arma regulamentaria, outra da súa propiedade.

Unha protesta contra a Lei Mordaza na Coruña nunha imaxe de arquivo CC-BY-NC-SA Gz Contrainfo

Schiavon alerta ademais de que este decreto foi aprobado directamente polo Goberno, sen pasar polo Parlamento, un procedemento previsto na Constitución italiana, pero que limita a intervención parlamentaria. Ao seu xuízo, recorrer a este tipo de mecanismos pode xerar "riscos moi altos" cando as normas van "máis aló da urxencia que as xustifica". 

A ampliación das investigacións en Alemaña 

En Alemaña, o cambio produciuse principalmente mediante a ampliación dos casos nos que pode actuar a policía. Ata 2016 predominaba o principio de konkrete Gefahr, ou perigo concreto, que esixía a existencia dun risco identificable.  

Ese ano, o Tribunal Constitucional Federal abriu a porta para actuar ante unha "ameaza suficientemente específica" en determinados casos graves, mesmo antes de que existise un perigo concreto. 

Baviera incorporou esta posibilidade á súa lexislación en 2018 e permitiu medidas preventivas como a vixilancia de comunicacións, a xeolocalización, os rexistros ou unha maior duración da detención preventiva. Aínda que unha reforma de 2021 limitou o seu alcance, esta ferramenta terminou utilizándose tamén contra activistas climáticos. Entre 2022 e 2023, a policía bávara chegou a deter preventivamente durante 30 días a membros de Letzte Generation por anunciar a súa participación nos cortes de estradas que se estiveron levando a cabo durante eses anos. 

A iso súmase a normalización dos controis nas fronteiras interiores. Reintroducidos por Angela Merkel en 2015 como resposta excepcional á crise migratoria, mantivéronse e ampliado desde entón ata abarcar as nove fronteiras terrestres alemás.  

Estes controis permiten identificacións sen sospeita individualizada, unha práctica que Amnistía Internacional cuestiona polo risco de racial profiling, perfilado racista. En 2025 e 2026, varios tribunais alemáns cuestionaron a legalidade de manter estes controis durante tanto tempo e, este xuño, a Comisión Europea reclamou mellores xustificacións ao Goberno. 

Bélxica e as entradas en vivendas de migrantes 

A migración tamén está a servir en Bélxica para ampliar as competencias policiais. O Goberno de Bart De Wever recuperou unha proposta que leva no aire desde 2018: permitir a entrada de axentes en domicilios para executar ordes de expulsión de persoas migrantes.  

O anteproxecto, aprobado polo Consello de Ministros en maio de 2026 e pendente agora da súa tramitación parlamentaria, permitiría estas entradas cando exista unha orde de expulsión firme, a persoa se negase reiteradamente a colaborar e sexa considerada unha ameaza para a orde pública ou a seguridade nacional. 

Sería necesaria unha autorización previa dun xuíz de instrución e tería que facerse conxuntamente coa Oficina de Estranxeiría. Aínda así, organizacións de dereitos humanos, avogados e representantes policiais advertiron de que a medida supón unha ampliación significativa dos poderes coercitivos do Estado e pode afectar á inviolabilidade do domicilio, protexida pola Constitución belga e o Convenio Europeo de Dereitos Humanos. 

"O que estamos a ver é a criminalización das persoas migrantes", denuncia a xurista de FIBGAR. Ao seu xuízo, constrúese unha narrativa de emerxencia que facilita a aceptación social de medidas excepcionais. "Non é unha emerxencia, porque non hai datos que o demostren, pero aos ollos da cidadanía pódense xustificar estas medidas".

Manifestación contra a 'lei mordaza' en Ferrol nunha imaxe de arquivo. Dominio público @bngferrol

España e os 11 anos da Lei Mordaza 

España amosa unha situación diferente: non aprobou novas leis deste tipo nos últimos anos, pero mantén vixente a Lei Orgánica de Seguridade Cidadá, aprobada en 2015 polo goberno de Mariano Rajoy e coñecida como lei mordaza.

A norma permite sancionar administrativamente condutas como a desobediencia ou resistencia á autoridade, as faltas de respecto aos axentes ou determinadas actuacións durante manifestacións, con multas de miles de euros. 

A súa reforma leva anos bloqueada. PSOE, Sumar e EH Bildu pactaron en 2024 recuperar unha modificación que fracasara un ano antes, pero continúan as discrepancias sobre cuestións como o uso de pelotas de goma, as sancións por faltas de respecto aos axentes, as infraccións por desobediencia e resistencia ou as chamadas devolucións en quente. En abril de 2026, o Goberno volveu incluír a reforma entre as súas prioridades, pero, polo momento, non se conseguiu ningún cambio. 

"Que España non aprobase novas normas nos últimos anos non significa que o problema desaparecese. Non podemos esquecernos de que esta ferramenta existe e está para ser utilizada", destaca Schiavon.  

A directora de FIBGAR insiste en que os exemplos europeos forman parte dunha mesma tendencia. "Non son casos illados", advirte. Por iso, reclama unha maior vixilancia por parte das institucións comunitarias e dos representantes políticos para evitar que estas medidas continúen avanzando.  

 

[Fonte: www.praza.gal]

 


quinta-feira, 6 de agosto de 2026

La escalada implacable de los colonos israelíes en Cisjordania

 

Escrito por Amira Hass

Las incursiones de colonos, la expansión de los puestos de avanzada y la respuesta de los militares han creado condiciones en las que la confrontación, como se vio en los enfrentamientos mortales del fin de semana, es cada vez más inevitable.

Los palestinos en Cisjordania han mostrado y siguen ejerciendo una contención impresionante dado el creciente número de ataques y provocativas "excursiones" de los colonos en sus tierras.

Está claro que parte de esta contención es puro miedo: ¿Quién no tendría miedo de las grandes bandas de hombres armados con armas y palos, que no solo no temen a la policía, al ejército, los tribunales y la opinión pública, sino que saben que, de hecho, recibirán su apoyo?

Un resultado de esta situación es que las casas en las afueras de las aldeas palestinas se han convertido en fortalezas. Sus residentes se rodean con vallas o paredes de alambre de púas, agregan puertas de hierro con control remoto y cubren las ventanas con malla metálica para que las piedras no rompan los cristales.

Cada una de esas casas tiene cámaras de vigilancia que documentan el exterior: personas con las características habituales - una sudadera con capucha y tzitzit (flecos del manto de oración), una kipá y peyots (tirabuzones) - emergen del olivar o el jardín, corriendo o simplemente "hacendo una caminata" alrededor de la casa, si no están tratando de prenderle fuego.

Los residentes prohíben a sus hijos jugar al aire libre o caminar por las colinas vecinas. Después de todo, un grupo de judíos armados de excursión podría aparecer en cualquier momento, y quién sabe qué podría pasar entonces.

El viernes, esta contención se rompió en el pueblo de Tell después de que un grupo de residentes intentara impedir que algunos judíos armados de excursión entraran en el pueblo. Las imágenes del incidente muestran que durante la confrontación posterior, uno de los palestinos se hizo con el arma de Benayahu Melet, un miembro del escuadrón de seguridad en el puesto de avanzada de Havat Gilad, que acompañaba a los excursionistas.

Más tarde, Melet fue muerto a tiros. En uno de los elogios a Melet, se dijo que había "empujado sin descanso la conquista del área" y que era el "espíritu impulsor del foro "Luchando por el último dunam".

Durante el enfrentamiento, soldados o colonos mataron a cuatro hombres de la familia Ramadán, que habían salido a proteger sus hogares e hijos. No es la falta de contención lo sorprendente, sino el hecho de que se haya mantenido durante tanto tiempo, por tanta gente.

Un componente importante de la contención palestina es la comprensión política de que los colonos y sus leales representantes en el gobierno están interesados en que ocurra exactamente lo que está sucediendo: otra ronda de alborotos y disturbios incontrolados por parte de los colonos, en tantas aldeas como sea posible.

Y esto en un momento en que el propio ejército está atacando y dañando a tantos civiles palestinos como sea posible, con los políticos legalizando más puestos de avanzada y granjas judías. Los palestinos saben muy bien que el gobierno ha equipado a sus asaltantes con armas y vehículos todo terreno no para su seguridad, sino para fomentar la escalada de violencia.

Las provocaciones calculadas de los colonos, incluso antes de una nueva campaña electoral, apuntan a objetivos que van mucho más allá de las urnas. Cada caminata planificada de antemano entre las aldeas y cada puesto de avanzada de pastoreo que se hace cargo de la tierra de pastoreo palestinas empuja a Israel a realizar el llamado Plan Decisivo del ministro de Finanzas Bezalel Smotrich.

Este plan se esfuerza por provocar la rendición de los palestinos, su "emigración masiva", más asesinatos y la erosión de cualquier cohesión social.

Las FDI y los servicios de seguridad de Shin Bet se apresuraron a describir el asesinato no planificado del armado Melet como un ataque terrorista. Señalaron así que tienen la intención de explotar la oportunidad que les brindaron los colonos y, en la gran tradición de Israel, castigar a los atacados. Y eso es, de hecho, lo que ha estado sucediendo desde el mediodía del viernes.

El ejército ha estado asaltando aldeas y ciudades, entrando en casas, arrancando olivos, sitiando Nablus, separando los distritos de Cisjordania uno de otro, bloqueando carreteras entre aldeas y arrestando a personas.

El ejército está preocupado por los 70 grupos de autodefensa que se han formado en las aldeas de Cisjordania. A falta de una palabra mejor para describir esta preocupación, la llamaremos chutzpa (descaro).

Como fuerza de ocupación, se suponía que las FDI, que tienen la responsabilidad general de la seguridad en toda Cisjordania, tenían que evitar que los judíos atacaran a civiles palestinos hace décadas. No solo han fracasado en el pasado y en el presente, sino que están ayudando activamente a los asaltantes judíos y luego arrestan a personas que defienden sus hogares e hijos.

No se necesita una imaginación muy activa para adivinar qué pasaría si los jóvenes palestinos, con kaffiyehs alrededor de sus cuellos, se presentaran en el asentamiento de Ariel, por ejemplo, o simplemente fueran de excursión al oeste de la barrera de separación, en tierra fuera de los límites de sus propietarios palestinos. Si un judío disparara y golpeara a estos palestinos, no se le llamaría un acto de terror.

Además, si solo uno de esos palestinos estuviera armado, cualquier judío que se apresurara a matar a esos excursionistas sería llamado héroe. La ocupación militar que ya dura 60 años implica la fabricación de dobles y triples estándares mientras se niega completamente su misma existencia.

También en este asunto, se necesita una gran y constante moderación por parte de los palestinos ocupados para no explotar en rabia y odio todos los días.

El castigo de las víctimas se impone a una población civil, ya significativamente debilitada por las políticas sofocantes del gobierno israelí. La mayor parte de la población palestina se ha empobrecido tras la confiscación de los ingresos de la Autoridad Palestina por parte del Ministerio de Finanzas y la prohibición de trabajar en Israel.

La expansión de los puestos de avanzada y las crecientes declaraciones de zonas militares cerradas están eliminando fuentes de sustento como el pastoreo y la agricultura. El sistema de sanidad palestino casi ha dejado de funcionar, y la situación de las personas con enfermedades crónicas se está deteriorando dada la falta de medicamentos.

Además, el cruce fronterizo de Karameh (Allenby), que es el único cruce internacional disponible para los palestinos, está abierto solo durante horas limitadas y está cerrado los sábados. Esta realidad no solo permite una próspera industria de extorsión, sino que convierte cada entrada o salida de Cisjordania en una saga agónica.

Ningún palestino espera un desastre inminente, ya lo están viviendo, y saben que la destruida Franja de Gaza es el modelo definitivo imaginado por el régimen de Israel.

El liderazgo de la Autoridad Palestina parece más patético y fuera de contacto que nunca. Condena, advierte y llama al mundo a intervenir, como si fuera una organización no gubernamental y no un organismo que pretende ser el único representante del pueblo palestino.

No inicia ni planea medidas políticas audaces que lo liberen del estancamiento impuesto por los Acuerdos de Oslo, que Israel ha estado violando hace mucho tiempo. No está desplegando miles de sus fuerzas de seguridad para proteger a los atacados, debido al acuerdo que le prohíbe hacerlo.

Incluso en las casas de los partidarios veteranos de Fatah, la gente no oculta la indignación y el rechazo que siente hacia la Autoridad Palestina. No por su debilidad, sino por usar esta debilidad como excusa para la inacción y la falta de ideas. Los palestinos están convencidos de que el escalón gobernante está preocupado por perder los escasos privilegios otorgados por Israel y las ventajas económicas derivadas de su estatus.

Aquí, también, la gente mantiene la moderación, tanto porque temen a las fuerzas de seguridad de la Autoridad Palestina como porque saben que la derecha israelí dominante da la bienvenida a cualquier tensión interna entre los palestinos y alienta un sangriento conflicto interno.

 

Amira Hass es una reconocida corresponsal del diario israelí Haaretz con residencia en Ramallah

 

[Fuente: www.haaretz.com - reproducido en www.sinpermiso.info]

quarta-feira, 22 de julho de 2026

S’ha mort a cent tres anys Josep Vallverdú, degà de les lletres catalanes

L'autor lleidatà, una de les figures cabdals de la literatura catalana contemporània, deixa una obra extensíssima i el record inesborrable de Rovelló, que va iniciar generacions de lectors en la lectura  


Escrit per Alexandre Solano

L’escriptor Josep Vallverdú s’ha mort a cent tres anys, segons que ha avançat TV3 i ha confirmat el diari La Mañana de fonts de la família. Amb ell desapareix una de les grans figures de les lletres catalanes contemporànies, autor d’una obra vastíssima que abraça la narrativa, la poesia, l’assaig, les memòries, la traducció i, molt especialment, la literatura infantil i juvenil, de la qual fou un dels grans renovadors.

Vallverdú havia dedicat tota la vida a escriure, ensenyar i defensar la llengua catalana. Per a unes quantes generacions de lectors, el seu nom quedarà lligat per sempre a Rovelló, el gos entremaliat que esdevingué un dels personatges més populars de la literatura infantil catalana. Però la seva obra, de més de dos-cents títols, va molt més enllà d’aquest personatge. Fou novel·lista, poeta, memorialista, traductor, articulista i assagista, i mantingué fins a una edat molt avançada una capacitat de treball gairebé inabastable.

Nascut a Lleida el 9 de juliol de 1923, Vallverdú va ser testimoni de més d’un segle d’història catalana. Va viure la dictadura de Primo de Rivera, la República, la guerra, la postguerra i la repressió franquista, i convertí la fidelitat a la llengua i al país en el fil conductor de tota la seva trajectòria intel·lectual.

Una infantesa entre la monarquia i la República

Josep Vallverdú i Aixalà va néixer al número 34 del carrer del Carme de Lleida. El seu pare, també anomenat Josep, era l’hereu rebel d’un propietari carlí, caçador i profundament lligat a la terra. A diferència del padrí, era republicà, esportista, militant d’Acció Catalana i vinculat a l’ambient polític i cívic de la Lleida de la Joventut Republicana. D’aquell doble llegat familiar, Vallverdú en va rebre dues influències que l’acompanyaren tota la vida: del pare, els valors cívics i el compromís amb el país; del padrí, l’amor per la terra, la pagesia i la natura. Aquest paisatge moral i físic reaparegué sovint en la seva obra.

Va néixer durant les darreres setmanes de la Restauració i passà els primers anys sota la dictadura de Primo de Rivera. Va arribar a tenir ús de raó amb la República, de la qual conservà un record viu, igual com dels presidents Francesc Macià i Lluís Companys.

L’esclat de la guerra i de la revolució va trasbalsar la família. El seu avi, propietari i antirepublicà, fou detingut, i aquells anys els Vallverdú visqueren entre Puiggròs i Sant Martí de Maldà. L’avi en va sortir benparat, però el pare hagué de tornar a començar a Barcelona, on acabà traslladant-se tota la família. Per a Vallverdú, Lleida es va convertir durant un temps en la ciutat llunyana, devastada per la guerra, però mai no deixà de ser el seu gran espai de referència sentimental, cultural i literària.

Una universitat sota el franquisme

A Barcelona, ja a setze anys, acabà els estudis i el 1941 ingressà a la universitat. Era una institució marcada per les depuracions, l’expulsió de professors i els rituals feixistes del primer franquisme. Malgrat aquell ambient, una part dels estudiants provinents del pòsit del catalanisme republicà es van reconèixer i van mantenir viva una certa continuïtat cultural.

En aquell entorn va coincidir amb noms com Miquel TarradellAntoni Badia i MargaritFrederic Roda, Pere de Palol i Josep Palau i Fabre. Pertanyien a una generació que hagué de formar-se culturalment sota la prohibició, la vigilància i la destrucció institucional del país.

Abans d’acabar la carrera, Vallverdú va sofrir una de les pèrdues més doloroses de la seva vida: la mort de la seva mare, Pilar Aixalà, a quaranta-dos anys. Per preservar-ne el record, va passar-se dues hores dibuixant-la de cos present al llit de mort. Es va llicenciar en filosofia i lletres el 1945, el mateix any que s’acabà la Segona Guerra Mundial. Durant els estudis havia conegut Isabel Arqué, futura pedagoga i membre d’una família vinculada a Alexandre Galí. Es van casar el 1952 i tingueren un fill, Eloi.

La relació entre pare i fill va marcar profundament la vida de Vallverdú. Durant anys, l’escriptor li va escriure puntualment un conte cada setmana, en una pràctica íntima que resumeix bona part de la seva concepció de la literatura: una forma de comunicació, d’acompanyament i de cura.

Rubió, Gaziel i els mestres d’una generació

La trajectòria professional de Vallverdú fou marcada per un cert nomadisme geogràfic i per una activitat incessant. Treballà com a mestre en diferents indrets i, alhora, començà a traduir de l’anglès i a obrir-se pas en el món literari.

En aquells anys entrà en contacte amb algunes de les grans figures de la cultura catalana del segle XX. Col·laborà amb Jordi Rubió, filòleg i ex-director de la Biblioteca de Catalunya represaliat pel franquisme, a qui ajudà en les seves recerques històriques a l’Arxiu de la Corona d’Aragó.

Durant una estada com a mestre a Sant Feliu de Guíxols també va conèixer Gaziel, l’antic director de La Vanguardia, amb qui establí una relació intel·lectual. Durant la seva vida freqüentà, així mateix, personalitats com Joan TriadúJaume Vicens i Vives i Manuel de Pedrolo.

Vallverdú havia assistit a les festes de l’Entronització de la Mare de Déu de Montserrat i va participar en algunes reunions dels primers nuclis de reorganització del catalanisme polític. Convidat per Josep Espar Ticó, va sovintejar les trobades del grup CC, encapçalat aleshores per Jordi Pujol. Malgrat tot, va defugir la implicació política directa. El seu camp d’acció fou sobretot cultural, lingüístic i pedagògic. Va exercir d’activista tenaç per la llengua, especialment després del trasllat a Balaguer i més tard a Lleida, on Isabel Arqué fundà l’escola Alba.

Lleida contra el “leridanismo”

Un dels episodis més significatius del compromís cívic de Vallverdú fou la publicació, el 1967, de Lleida, problema i realitat. El volum, escrit amb Francesc Porta, Simeó Miquel, Josep Lladonosa i Joan Gabernet, analitzava la realitat social, econòmica i cultural de les terres de Ponent a partir de perspectives diverses. El llibre va contribuir a desvetllar consciències en una ciutat dominada pel leridanismo oficial de les elits franquistes, un localisme espanyolista que pretenia presentar Lleida com una realitat separada, o fins i tot oposada, a la resta de Catalunya.

Vallverdú esdevingué, així, una de les veus centrals de la recuperació cultural de Ponent. La seva obra i la seva activitat pública van combatre la idea d’una Lleida perifèrica i desconnectada del país, i la van situar dins el mapa literari i intel·lectual català amb una veu pròpia.

L’escriptor tot-terreny

La vocació literària de Vallverdú s’havia manifestat de molt jove. A dotze anys ja va escriure un poema i l’any següent s’atreví amb uns Pastorets. Els primers tempteigs narratius els féu en castellà, però ben aviat optà pel català com a llengua literària i de compromís.

El 1960 publicà la seva primera novel·la en català, El venedor de peixos. Després van venir La caravana invisible i Trampa sota les aigües, que va obtenir el premi Joaquim Ruyra el 1963.

Cinc anys més tard rebé el premi Josep Maria Folch i Torres per Rovelló. El llibre, protagonitzat per un gos petit, viu i curiós, es convertí en la seva obra més coneguda i en un clàssic de la literatura infantil catalana. El personatge també fou adaptat a la televisió i entrà en l’imaginari de milers de famílies.

L’èxit de Rovelló va situar Vallverdú entre els quatre grans noms de l’editorial La Galera, juntament amb Sebastià Sorribas, Emili Teixidor i Joaquim Carbó. Aquells autors van ser decisius en la construcció d’una literatura infantil i juvenil moderna en català, capaç de crear lectors en un país que encara es ressentia de les conseqüències de la prohibició i la minorització lingüística.

La seva producció, però, fou molt més extensa. Va escriure novel·les, assaigs, poesia, articles, epistolaris i llibres de memòries. També va publicar, amb el fotògraf Ton Sirera, els volums de Catalunya visió, una obra singular que recorria el país amb una mirada alhora documental, literària i territorial.

Com a memorialista, va deixar títols com Vagó de terceraGarbinada i ponentDesmudat i a les golfes i Mosaic de tardor. En aquests llibres va reconstruir la pròpia vida i, alhora, bona part de la història cultural catalana del segle XX.

L’editor Isidor Cònsul el va definir com un “escriptor tot-terreny”. La fórmula sintetitzava una obra que desbordava els gèneres, les edats dels lectors i les fronteres entre literatura, pedagogia i testimoni.

La literatura com a escola de país

Mestre de professió, Vallverdú va entendre sempre la literatura com una eina de formació cívica i de transmissió cultural. La seva obra, rica en llengua i profundament arrelada al territori, fou durant dècades una porta d’entrada a la lectura en català per a milers de nens i joves.

No escrivia únicament per entretenir. En les seves novel·les hi havia una confiança profunda en la capacitat del lector jove per a comprendre el món, afrontar conflictes i formar-se un criteri propi. Aquesta vocació pedagògica, inseparable de la seva escriptura, el convertí en una figura estimada i respectada molt més enllà dels cercles estrictament literaris.

Va dedicar-se a l’ensenyament fins a la jubilació, el 1988. Molts dels seus alumnes el recordarien sempre com el professor Vallverdú, exigent, actiu i convençut que educar i escriure formaven part d’una mateixa responsabilitat.

Els grans reconeixements

Els reconeixements li arribaren de totes bandes. L’any 2000 va rebre el Premi d’Honor de les Lletres Catalanes, la distinció més important de la cultura catalana. La Generalitat li concedí la Medalla d’Or i la Universitat de Lleida el va investir doctor honoris causa i li atorgà també la Medalla d’Or.

Fou nomenat fill predilecte de Lleida i fill adoptiu de Sant Martí de Maldà, les Borges Blanques, l’Espluga de Francolí i Balaguer. Aquests reconeixements reflectien el vincle profund de l’escriptor amb les terres de Ponent i amb els diversos indrets on havia viscut i treballat.

Després de la mort d’Isabel Arqué, el 2012, es va casar amb Antonieta Vilajoliu. El festeig havia estat precedit per seixanta-dues cartes d’amor, una mostra més de la necessitat d’escriure que travessava tots els àmbits de la seva vida.

Un centenari en plena activitat

L’any 2023, quan va arribar als cent anys, el país li va dedicar l’Any Josep Vallverdú. A diferència de moltes commemoracions institucionals, que recorden figures ja desaparegudes, aquell homenatge es va fer amb el protagonista viu, lúcid i encara en plena activitat.

Durant aquells mesos inaugurà exposicions, participà en homenatges i taules rodones, presentà llibres i continuà escrivint. El centenari va servir per a reconèixer públicament una trajectòria excepcional, però ell no va abandonar mai la feina ni es va deixar distreure gaire pels fasts.

La seva obra continuava creixent amb nous llibres, poemes i articles. Per a Vallverdú, escriure no era tan sols una professió o una vocació: era una forma natural d’habitar el món.

Una baula entre dos segles

La mort de Josep Vallverdú deixa orfe un espai essencial de la literatura catalana contemporània. Se’n va un escriptor d’una fecunditat extraordinària, però també un testimoni privilegiat d’un segle convuls i un home que va dedicar la vida sencera a preservar, enriquir i transmetre la llengua catalana.

Amb ell desapareix una de les darreres grans baules vives entre la Catalunya republicana d’abans de la guerra, la resistència cultural sota el franquisme i la cultura catalana del present.

En resten els llibres, els personatges, els paisatges, les memòries i les paraules. I en resta, sobretot, aquella multitud de lectors que van aprendre a llegir en català seguint les passes inquietes d’un gos anomenat Rovelló. 

 

[Font: www.vilaweb.cat]