Isac Nunes da Luz Cordeiro
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Tradutor Público e
Intérprete do Comércio
***
Idiomas: francês, espanhol, catalão e galego ***
Matriculado na Junta Comercial do Estado do Paraná
*** Curitiba ***
República Federativa do Brasil
Hace casi dos
años, Human Rights Watch y Amnistía Internacional publicaron informes exhaustivos que
documentaban el genocidio cometido por Israel en Gaza. Meses después, organizaciones
israelíes de derechos humanos hicieron lo mismo. El apoyo a Israel ha disminuido drásticamente
entre los estadounidenses, pero sus defensores siguen utilizando un discurso
vacío y contradictorio contra los derechos palestinos.
Como destacó el
historiador Rashid Khalidi en su libro «Brokers of Deceit: how the US has
undermined peace in the Middle East» (Corredores del engaño: cómo Estados
Unidos ha socavado la paz en Oriente Medio)», «el lenguaje importa». Los
términos y tópicos habituales «son los pilares fundamentales de un elevado y
sólido edificio de negación de toda una narrativa, de la existencia de todo un
pueblo, lo cual es esencial para la afirmación de una formidable contrarrealidad».
Grupos
prominentes, en particular la Liga Antidifamación, el Comité Judío
Estadounidense, AIPAC y Cristianos Unidos por Israel, junto con aliados en el
Congreso, el Poder Ejecutivo y la élite intelectual, recurren a las mismas
palabras clave para difamar a los críticos de Israel y negar sus crímenessistemáticos
contra el pueblo palestino.
Por ejemplo:
** “antisemita”
En lo más alto
del arsenal retórico, un instrumento contundente para difamar a los críticos de
Israel, sin importar cuán ciertas sean sus acusaciones, e independientemente de
la ausencia de pruebas de intolerancia contra el pueblo judío.
** “libelo de sangre”
Un epíteto de
indignación para equiparar las condenas válidas contra Israel con una locura
antisemita de hace 900 años.
** “se le exige un estándar más
alto”
Un eslogan para evadir la realidad de los
crímenes de lesa humanidad a gran escala que Israel sigue cometiendo y el hecho
de que Israel utiliza la enorme ayuda militar estadounidense para imponer
el
apartheid, la limpieza étnica y el
genocidio como cuestiones políticas.
** “patria para el pueblo judío”
En otras palabras: los palestinos no nos
reemplazarán.
** "indígena"
Así pues, incluso
los judíos estadounidenses que se han mudado recientemente a Israel son autóctonos,
a diferencia de los palestinos, cuyos antepasados han
vivido en Palestina durante los últimos cientos de años.
** “Estado judío y
democrático”
No puede ser un oxímoron solo porque sea un
oxímoron.
** “proceso de paz”
El proceso de
expansión israelí ha traído guerra tras guerra, con el gobierno estadounidense
actuando como «abogado de Israel» mientras arma a Israel con enormes cantidades
de armas y continúa haciendo de Israel (en palabras de un informe reciente del Servicio de Investigación del Congreso) «el mayor receptor
acumulado de ayuda exterior estadounidense desde la Segunda Guerra Mundial».
** “autodefensa”
Un término reservado para los
israelíes, pero ciertamente no para los palestinos.
** “terrorismo”
Cuando los palestinos matan a
civiles israelíes, pero no cuando los israelíes matan a civiles palestinos en
cantidades mucho mayores.
** “renunciar a la violencia”
Una exigencia que se formula
habitualmente a las organizaciones palestinas, pero no al gobierno israelí.
**
“el derecho de Israel a
existir”
La típica
pregunta capciosa: «¿Cree usted que Israel tiene derecho a existir?» puede
responderse con preguntas claras: «¿Cree usted que la Sudáfrica del apartheid
tenía derecho a existir?»… «¿Cree usted que la limpieza étnica tiene derecho a
existir?»… «¿Cree usted que el genocidio tiene derecho a existir?»… «¿Cree
usted que las decenas de miles de niños palestinos asesinados por el ejército
israelí tenían derecho a existir?»
La littérature peut-elle être un
sanctuaire face à l’IA ? Pour Tiphaine Samoyault, chercheuse,
spécialiste de Barthes, la crise de l’écriture créée par l’affaire Thélyson
Orélien peut être l’occasion d’un grand chantier qui traiterait de questions
aussi diverses que le pillage, le droit d’auteur, les coûts écologiques de
l’écriture assistée…
Le soupçon porté sur un livre
s’adresse potentiellement à tous les livres.
Écrit par Tiphaine Samoyault
L’idée
qu’ un roman apprécié par la critique et le public puisse avoir été en grande
partie produit par une intelligence artificielle a fait l’effet d’une
déflagration. En quelques heures, l’hypothèse est devenue une «affaire».
Impostures et supercheries font, certes, partie de l’histoire littéraire :
usurpations d’identité, plagiats, canulars. Mais ces disputes étaient rares et
paraissaient relever d’initiatives individuelles. Il semblerait que les
proportions prises par le cas qui nous occupe soient le signe d’un formidable
changement d’échelle.
L’affaire
témoigne ainsi d’un effet de seuil : la profonde inquiétude suscitée par la
place toujours plus grande prise par l’IA dans nos vies conduit à chercher des
territoires intouchés pour tenter de stopper une prise de pouvoir qui paraît
incontrôlable. Quand tous les domaines de l’existence, l’éducation, la
médecine, le droit, la science, nos échanges quotidiens et même nos
conversations intimes sont assistés par les machines, la littérature pensée
comme une zone à protéger, à défendre, un sanctuaire.
Le
soupçon porté sur un livre s’adresse potentiellement à tous les livres. Il nous
oblige à nous interroger sur ce que nous mettons désormais sous le verbe
«écrire». Une phrase est revenue régulièrement ces derniers jours dans les
médias : le roman en question aurait été «écrit par une IA». Or, l’IA
écrit-elle ? Générer des textes par calcul prédictif à partir de l’entraînement
sur des quantités invraisemblables de textes, est-ce écrire ?
Pourrons-nous
encore écrire seuls ?
Ces
questions engagent une réflexion sur les mutations de l’une de nos activités
les plus communes. Même si l’on voit ces outils comme des prothèses, une
extension des capacités humaines par la technologie, ils changent nos pratiques
et nos métiers, y compris quand on feint de les ignorer. À terme, ils
modifieront nos capacités cognitives à force d’avoir étendu nos compétences
expressives et linguistiques. Pourrons-nous encore écrire seuls ?
La
solitude de l’écrivain est un imaginaire tenace. Associée à d’autres valeurs
comme l’authenticité, l’originalité et la singularité, elle contribue à
constituer l’auteur comme une figure refuge ou comme un remède. Or, ces valeurs
sont souvent des idées reçues que nous prenons pour des vérités. Car, comme
l’IA, les écrivains produisent à partir de ce qu’ils ont lu – il y a même des
époques et des lieux où l’imitation est la valeur suprême ; comme l’IA, ils
composent à partir des discours flottants, anonymes qui forment la trame d’une
époque.
Il
serait en outre tout à fait invraisemblable que le seul lieu restant étanche à
l’IA soit l’écriture littéraire : comme toute production textuelle, celle-ci se
nourrit d’informations, d’idées, d’expériences et de mots qui lui sont
extérieurs et qui ne lui appartiennent pas en propre. Plusieurs auteurs et
autrices ont déjà admis s’en servir. Cela ne signifie pas que leurs livres sont
écrits par les IA.
L’autorité et la propriété littéraires
ont une histoire
La
matière de l’écrivain est le langage. Plus que d’autres, il évolue dedans, en
mesure les ressources et les manques, lutte avec lui. Il connaît les usages et
s’en méfie, les brutalise parfois. Cela lui demande des efforts et du temps, un
temps parfois très long, incommensurable avec la rapidité des productions
machiniques. Par sa lenteur, la littérature ne semble pas soluble dans la
productivité capitalistique dont les IA sont en même temps les produits et les
agents ; mais elle l’est parfois, surtout dans les périodes de «rentrée
littéraire», entièrement soumises aux lois néolibérales, quand les livres qui
se vendent le mieux sont considérés comme les meilleurs – ce qui est rarement
le cas, même si cela peut arriver. Je remarque d’ailleurs que certains de ces
livres, même s’ils ne sont pas écrits par des IA, semblent écrits par elles :
selon une certaine norme, des représentations convenues, et une conception
mécanique du «bien écrire» ou de ce que serait une écriture «littéraire».
L’autorité
et la propriété littéraires sont des catégories qui ont une histoire. La
sacralisation de l’écrivain, à partir de la fin du XVIIIe siècle en
Europe, s’est accompagnée d’un renforcement de ces principes, avec l’aide de
l’instauration et de la généralisation progressive du «droit d’auteur» et avec
la consolidation de la responsabilité subjective de l’écrivain, comme l’a
démontré Gisèle Sapiro (la Responsabilité de l’écrivain, Seuil, 2011).
La dimension collective de la production littéraire, qu’incarnaient auparavant
les figures de conteuses, de griots ou de bardes, a été peu à peu oubliée. Cela
ne signifie pas qu’elle n’existe pas et qu’il faille faire de la singularité de
l’auteur la seule valeur.
La
crise de l’écriture apportée par l’IA peut être l’occasion de réfléchir aux
conditions d’une littérature plus démocratique et plus collective. À
l’indignation se substituerait alors l’ouverture d’un grand chantier qui
traiterait de questions aussi diverses que le pillage des textes d’autrui
opérés par les entreprises qui en font leur capital, les coûts écologiques de
l’écriture assistée, les nouvelles responsabilités qui s’ouvrent pour
l’ensemble du champ littéraire.
Il
paraît un peu absurde de faire de l’écrivain le dernier «humain», le bouclier
ou le remède contre le développement en apparence incontrôlable des IA. Mais la
capacité de la littérature à proposer de nouvelles représentations, à mettre en
scène des dilemmes moraux, à détourner les usages normatifs des langues, peut
au moins nourrir ce travail nécessaire de réflexion, de pluralisation et de
régulation.
Tiphaine Samoyault est directrice d’études à l’EHESS, autrice et critique.
[Photo
: Studio Saga -
source : www.liberation.fr]
El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat la votació
d'"escandalosa"
Europa Press
Escrit per Lluís
Tomàs
En plena discussió a Alemanya sobre fins on ha d'arribar el cordó sanitari
contra l'extrema dreta, una votació a Heidenau, una localitat a l'est
del país, ha tornat a posar el debat sobre la taula. Les filials municipals de
la Unió Cristianodemòcrata (CDU) i Alternativa per a Alemanya
(AfD) han votat conjuntament a favor de frenar la instal·lació de noves Stolpersteine,
les petites llambordes commemoratives que recorden al carrer les víctimes de
l'Holocaust. La iniciativa havia estat impulsada per l'extrema dreta, amb
l'argument que els vianants "caminen per sobre o fins i tot trepitgen els
noms de les víctimes", una justificació que els democristians també van
fer seva. Les Stolpersteine formen part d'un projecte memorial estès per
tota Alemanya i per nombrosos països europeus, també
a Catalunya, amb la voluntat de mantenir present en la vida quotidiana el
record de les persones perseguides i assassinades pel nazisme.
Les Stolpersteine són petits cubs de llautó d'uns deu centímetres,
habitualment incrustats a les voreres davant dels domicilis o llocs de feina de
les víctimes de la barbàrie nacionalsocialista. El projecte és obra de
l'artista alemany Gunter Demnig, que el va posar en marxa a la dècada
del 1990 amb la voluntat d'identificar l'últim indret conegut d'aquestes
persones. Cada peça inclou
dades bàsiques sobre la víctima, com el nom, la data de deportació i, quan es
coneix, el lloc on va morir. Des de l'inici de la iniciativa ja s'han
instal·lat unes 116.000 plaques en 31 països, tot i que la gran majoria
es concentren a Alemanya.
La decisió presa a Heidenau ha provocat indignació
entre sectors que defensen que precisament el valor de les Stolpersteine rau en la seva presència discreta però
constant en la vida quotidiana, obligant els vianants a topar-se amb la memòria
de les víctimes en els mateixos espais on van viure. Davant les crítiques, les
seccions locals de la CDU i l'AfD han defensat que les futures commemoracions
de l'Holocaust es concentrin al memorial de la ciutat situat al cementiri,
segons han recollit mitjans alemanys. Els detractors de la prohibició
consideren que traslladar aquest record a un espai específic en redueix
l'impacte simbòlic.
Una 'Stolpersteine' a Berlín / Axel
Mauruszat
El mateix
Demnig ha rebutjat la decisió de la CDU i l'AfD. En declaracions a Der
Spiegel, l'artista ha sostingut que la proximitat de les Stolpersteine ajuda
a fer més tangible la història, especialment per als més joves. Demnig ha
admès que la prohibició no l'ha sorprès davant l'ascens electoral de l'extrema dreta,
però també ha carregat contra els democristians per haver avalat la mesura.
"Potser haurien de deixar de banda la 'C', perquè clarament han deixat enrere el cristianisme", ha dit.
Auschwitz ho titlla d'"escandalós"
Les
crítiques també han arribat des d'organitzacions vinculades a la memòria de
l'Holocaust. El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat
d'"escandalós" que la CDU donés suport a la moció, segons Deutsche
Welle (DW). El vicepresident executiu de l'entitat ha denunciat
que la decisió busca "fer fora de la ciutat
les víctimes nazis de Heidenau" i
relegar-ne el record al cementiri. També s'hi ha pronunciat Charlotte Knobloch,
presidenta d'una associació jueva de Baviera i supervivent de l'Holocaust, que ha
definit la mesura com "el
camí completament equivocat". Tot i
admetre que ella mateixa no és partidària del concepte de les Stolpersteine,
ha defensat que una commemoració descentralitzada i present a l'espai públic és
essencial per preservar la cultura de la memòria a Alemanya.
L'AfD fa
temps que qüestiona alguns dels pilars de la cultura de memòria històrica sobre
els crims comesos durant el nazisme. A Saxònia-Anhalt, on el partit ha
aconseguit recentment el seu millor resultat en unes eleccions estatals,
un dirigent destacat de la formació va resumir així la seva proposta per
reformar l'ensenyament de la història a les escoles: "Més Bismarck, menys Hitler". A escala federal, l'AfD va ser classificada pels
serveis d'intel·ligència interiors alemanys com una "organització extremista d'extrema dreta".
A més, diversos membres del partit han estat assenyalats individualment per
presumptes vincles o posicionaments extremistes, també amb el nazisme.
El 'Brandmauer', qüestionat
La votació
de Heidenau ha reobert, a més, el debat sobre la solidesa del Brandmauer, el cordó
sanitari informal amb què els principals partits alemanys han intentat mantenir
l'extrema dreta al marge dels acords polítics. Més enllà del contingut de la
moció, el fet que la CDU i l'AfD hagin sumat forces per aprovar-la ha alimentat
les crítiques sobre fins a quin punt aquest tallafoc continua sent efectiu, especialment en l'àmbit
local. De fet, el Brandmauer fa temps que està sotmès a pressió a mesura
que el partit encarnat per Alice Weidel guanya pes electoral. L'episodi arriba, a més, en
un moment delicat per a la direcció democristiana, amb Friedrich Merz qüestionat pels mals resultats recents de la CDU en
diverses eleccions regionals.
El fill de
l'ex-president vol arribar a la presidència del Brasil per alliberar el seu
pare de la condemna de vint-i-set anys de presó per temptativa d'abolició
violenta de l'estat de dret democràtic i més delictes
Bolsonaro, en un acte de campanya a Sao Paulo
Escrit per Marina Dias
Després
d’unes quantes ensopegades, el fill de l’ex-president brasiler Jair
Bolsonaro experimenta una remuntada en els sondatges prop de les eleccions
presidencials del mes vinent, ara que un escàndol al Tribunal Suprem brasiler
ha esperonat la dreta.
El
senador Flávio Bolsonaro empata ara en moltes de les enquestes amb el
president, Luiz Inácio Lula da Silva, i per primera vegada en molts
mesos els mercats de prediccions donen l’aspirant com a favorit per damunt del
president en exercici.
L’escàndol
gira entorn d’uns missatges privats que semblen revelar una relació estreta
entre el magistrat Alexandre de Moraes i un banquer acusat d’haver
orquestrat el frau financer més gran de la història del Brasil.
Moraes
i Jair Bolsonaro tenen comptes pendents. El magistrat va dirigir la
investigació, el judici i la condemna, l’any passat, de l’ex-president per
haver conspirat per ordir un cop d’estat militar quan va perdre les eleccions
del 2022.
La
difusió dels missatges aquest mes ha permès a Flávio Bolsonaro, crític fa temps
amb el tribunal, de canalitzar la indignació contra els magistrats i de desviar
l’atenció dels seus lligams amb el mateix banquer, Daniel Vorcaro.
Uns
missatges de text i d’àudio fets públics al maig van revelar que el jove
Bolsonaro havia demanat l’any passat a Vorcaro milions de dòlars per a Dark
Horse, un film produït als Estats Units per a rehabilitar la imatge del seu
pare, quan el propietari del Banco Master ja era investigat pel presumpte frau
de 10.200 milions de dòlars.
Bolsonaro
tractava Vorcaro de “germà” i el va anar a veure quan el banquer complia arrest
domiciliari amb un dispositiu de control telemàtic al turmell.
Els
advocats de Vorcaro havien negat anteriorment que el seu client hagués comès
cap irregularitat. Quan li van preguntar per les acusacions de frau i per la
petició de Bolsonaro, un dels advocats, Daniel Bialski, va respondre:
“La defensa no en farà cap comentari.”
Els
missatges publicats aquest mes pel magistrat André Mendonça, nomenat per
Bolsonaro i encarregat de la investigació sobre el Banco Master, revelen que
Vorcaro va demanar consell a Moraes mentre era objecte d’escrutini federal, que
li va preguntar poc abans de ser detingut l’any passat si havia de fugir del
país i que li va donar les gràcies.
Vorcaro
va enviar els missatges a Moraes en forma de captures de pantalla que a
WhatsApp només es poden veure una vegada. Com que els investigadors només han
tingut accés al telèfon de Vorcaro, no se sap si Moraes hi va respondre ni com.
El bufet de Viviane Barci de Moraes, l’esposa del magistrat, ha
reconegut que havia treballat per a empreses vinculades a Vorcaro, però diu que
mai no ha representat el banc de Vorcaro davant el Tribunal Suprem.
Les
actuacions judicials d’Alexandre de Moraes contra la desinformació a internet i
els atacs contra el sistema electoral l’han enfrontat amb els Bolsonaro. No
s’ha pronunciat públicament sobre els missatges, però ha acusat Mendonça
d’haver abusat de la seua autoritat per atacar-lo i ha demanat al president del
tribunal, Edson Fachin, que ho investigui.
Vorcaro
va aixecar el Banco Master, considerat un aliat tradicional de la dreta
brasilera. El banc va rebre l’autorització per a començar a funcionar el 2019,
durant la presidència de Jair Bolsonaro, i disset dels dinou governs estatals i
municipals que hi feien negocis eren governats per la dreta.
Ara
Flávio Bolsonaro intenta de capgirar aquesta història i diu que Moraes és
corrupte i que està arrenglerat amb Lula. “Qui vota Lula vota Alexandre de
Moraes”, va dir la setmana passada davant una multitud aplegada a São Paulo pel
Dia de la Independència.
Moraes
va ser nomenat el 2017 pel president conservador Michel Temer. No s’ha fet
pública cap prova que vinculi Lula amb l’escàndol del Banco Master.
“Amb
el bolsonarisme de nou en la cursa presidencial, el Tribunal Suprem formarà
part inevitablement de la batalla política”, diu el sociòleg i analista polític
Celso Rocha de Barros. “I quan esclata un escàndol de corrupció que
implica el magistrat que va empresonar Bolsonaro, la cosa pren una dimensió del
tot nova.”
“El
problema –afegeix Rocha– és que bona part del públic no entén que el magistrat
que va empresonar Bolsonaro i Flávio Bolsonaro es trobin ara atrapats en el
mateix escàndol.”
Un
document judicial desclassificat fa dies demostra que el Tribunal Suprem brasiler
investiga Flávio Bolsonaro d’ençà del juliol per presumpte emblanquiment de
capitals, evasió fiscal i corrupció. Segons els investigadors, va demanar 24
milions de dòlars a Vorcaro i en va rebre 12,3.
Bolsonaro
ha admès les comunicacions, però diu que no ha comès cap irregularitat.
Assegura que el film es va finançar amb diners privats: “Sempre he dit que la
relació sobre el film és una qüestió privada, un patrocini privat de la cinta
del president Bolsonaro”, va declarar als periodistes en un viatge a Manaus.
Els
investigadors també miren d’esbrinar si els diners es van fer servir per a
cobrir les despeses del seu germà Eduardo. L’ex-diputat es va traslladar l’any
passat als Estats Units per fer pressió a l’administració Trump arran del cas
del seu pare.
Flávio
Bolsonaro es presenta a la presidència, en part, per alliberar Jair Bolsonaro
de la condemna de vint-i-set anys de presó per temptativa d’abolició violenta
de l’estat de dret democràtic i més delictes. Segons la fiscalia, la
conspiració incloïa plans per a assassinar Lula.
Jair
Bolsonaro nega tots els delictes pels quals va ser condemnat i ha qualificat
reiteradament el procés de persecució política.
Les
enquestes mostren que Flávio Bolsonaro, de quaranta-cinc anys, ha arribat a un
empat tècnic amb Lula, de vuitanta. Haurien de quedar primer i segon, seguits
per una llarga llista de candidats, en la primera tanda del 4 d’octubre. Va ser
Lula qui va derrotar Bolsonaro pare el 2022 en les eleccions presidencials més
ajustades de la història del Brasil.
L’any
passat, Trump va intentar de pressionar Lula i Moraes perquè abandonessin el
cas contra Jair Bolsonaro imposant sancions a alts càrrecs brasilers i a alguns
productes del país, però la maniobra li va sortir malament. Lula va dir que no
podia interferir en un poder judicial independent i va mobilitzar els votants
contra una mesura que va presentar com un atac estranger a la sobirania del
Brasil encoratjat pels Bolsonaro.
D’aleshores
ençà, Trump ha suavitzat algunes de les sancions i ha parlat de Lula amb
afecte. El president nord-americà va rebre Flávio Bolsonaro al Despatx Oval al
maig, però no li ha donat suport formalment, com sí que va fer amb el seu pare.
Entre
la intervenció de Trump, la notícia de la petició de Bolsonaro a Vorcaro i una
baralla familiar esbombada per la seva madrastra, l’aspirant ha anat uns quants
punts al darrere del president en les enquestes durant la major part de la
campanya. Però els missatges que relacionen Vorcaro amb Moraes sembla que l’han
ajudat a escurçar distàncies.
Al
començament de la campanya, Flávio Bolsonaro es presentava com una versió més
moderada del pare, una figura que divideix el país. Jair Bolsonaro ha insultat
dones, homosexuals, indígenes i afrobrasilers, ha carregat contra els vaccins i
ha parlat amb admiració de la dictadura militar a la qual va servir de jove com
a oficial de l’exèrcit.
“Toco
de peus a terra, sóc més procliu al diàleg i a bastir ponts”, va dir Flávio
Bolsonaro a The Washington Post a l’abril. “Sóc el Bolsonaro que sempre heu
volgut.” Però, a mesura que avançava la campanya, ha virat més a la dreta, amb
una retòrica populista que ja no es distingeix de la del seu pare. Diu que no
hi va haver cap intent de cop d’estat i ha afirmat que es van donar
“superpoders” als magistrats per a apartar Bolsonaro “amb aquesta mentida”.
Tampoc no ha dit si acceptaria els resultats en cas de derrota.
Els
assessors de Lula li han recomanat que es mantingui al marge de la crisi del
Tribunal Suprem. Amb l’economia brasilera alentint-se i la Policia Federal
investigant una presumpta trama de tràfic d’influències que implica el seu
fill, Lulinha, el president centra la campanya en la defensa de la
sobirania del país.
Un
advocat de Lulinha, Marco Aurélio de Carvalho, ha assegurat que el seu
client no havia comès cap irregularitat.
Lula
ha posat en relleu els lligams de Bolsonaro amb Vorcaro i ha demanat que les
acusacions contra el tribunals investiguin i es facin públiques. En
declaracions al canal de televisió SBT News, va condemnar les “filtracions
selectives que afecten la cursa electoral”.
Alternativa per Alemanya (AfD) va obtenir uns resultats
excepcionals diumenge passat a les eleccions regionals de Saxònia-Anhalt. Ben
aviat sabrem si la ultradreta està en disposició de dirigir un govern regional
alemany per primer cop des de la caiguda del nazisme. Òbviament, seria un fet
històric, que tindria repercussions directes com a mínim a escala europea. Com
s’ha arribat fins a aquest punt? Quines són les causes de l’avenç del populisme
i la xenofòbia precisament a un país com Alemanya, que té el passat que té?
Ningú no és capaç d’aturar la gestació de la serp no només al cor d’Europa,
sinó a escala mundial?
Ulrich Siegmund de l'AfD a les
eleccions de Saxònia-Anhalt
Escrit per Martí Estruch
Axmacher
Dilluns passat, just l’endemà
de les eleccions a la regió alemanya de Saxònia-Anhalt, la Universitat de
Magdeburg va difondre un comunicat
en anglès i alemany a les xarxes socials. La universitat de la capital del land
es mostrava preocupada per la inseguretat que pot implicar la nova etapa
política que auguren els resultats electorals, que no dubtava a qualificar de
democràtics, i s’adreçava de manera específica als seus estudiants i professors
estrangers per recordar-los que formen part d’una comunitat universitària
consolidada, que sempre han estat benvinguts i que això no canviarà a partir
d’ara.
És només una mostra més de les
reaccions que han provocat uns resultats electorals que són un autèntic
terratrèmol polític. La victòria de l’AfD és indiscutible i abassegadora, amb
el 43,8% dels vots i ben a prop de la majoria absoluta, amb 39 escons dels 42
necessaris. Alguns mitjans fins i tot han dit que es tracta de la primera
victòria electoral de la ultradreta alemanya d’ençà de l'era nazi, però això no
és cert perquè ja van guanyar les eleccions del 2024 a Turíngia. Allà, el cordó
sanitari o tallafocs (Brandmauer) que la resta de partits han aplicat
fins ara els va deixar fora del govern, però, en canvi, sembla que a
Saxònia-Anhalt les possibilitats d’arribar al poder són elevades.
Ja fa temps que l’AfD va
avançant posicions a Alemanya, sobretot a les regions més orientals. A
banda de ser els més votats a Turíngia, són la segona força a Saxònia i
Brandemburg, i el principal partit de l'oposició a Mecklenburg-Pomerània
Occidental. A més, com a conseqüència lògica d’aquest creixement i en un avís
seriós per a navegants, l'AfD va obtenir el 20,8% dels vots a les eleccions
federals del 23 de febrer de 2025, gairebé duplicant la seva representació, ja
que va passar de 83 a 152 escons al Bundestag de Berlín. Això la va convertir
en segona força política després de la CDU/CSU i principal partit de
l'oposició. Poca broma.
El fet, però, és que fins ara han fet bons resultats, tenen presència mediàtica
i expectatives de futur, però no governen enlloc. Nascut el 2013 i codirigit
actualment per Alice Weidel i Tino Chrupalla, l’AfD té algunes alcaldies,
participa en governs municipals o de districte i presideix alguns grups
parlamentaris i comissions regionals, però no hi ha cap govern regional alemany
que l’inclogui com a soci de coalició i encara menys com a partit de govern.
Això és el que pot canviar a Saxònia-Anhalt si els 5 diputats de la formació
d’esquerres populista Aliança Sahra Wagenknecht (BSW) mantenen la posició
anunciada de no impedir un govern de l’AfD. Aleshores, sí, aquestes eleccions es
podran qualificar d’històriques.
Deportacions d’immigrants
Com que Alemanya és un país on
la descentralització i el federalisme s’apliquen no només en la teoria sinó
també en la pràctica, els governs regionals tenen àmplies competències reals en
molts àmbits, entre els quals la seguretat interior, l’educació, els mitjans de
comunicació i la cultura. Si l’AfD arriba al govern, ben segur que aplicarà una
reforma integral de la política d’educació i d’immigració de Saxònia-Anhalt,
tal com van anunciar durant la campanya. El programa electoral del partit
defensa legalitzar l’educació a casa, eliminar la cadena pública de televisió
del land i emprendre una ofensiva de deportacions d’immigrants
irregulars. Pel que fa a aquest darrer punt, sembla que Donald Trump ha mostrat
el camí a seguir als Estats Units i ara només cal veure qui és el primer que en
segueix les passes a Europa.
De tota manera, malgrat que
poca gent posa en dubte que l’AfD és un partit xenòfob, antisemita i islamòfob,
a més de populista, i que la immigració és el boc expiatori perfecte per a
aquest tipus de formacions polítiques, cal tenir en compte que la taxa
d’immigració a Saxònia-Anhalt és baixíssima. A final de l’any passat, sobre una
població total lleugerament superior als 2 milions d’habitants, la població amb
nacionalitat estrangera no arribava a les 200.000 persones i se situava en una
xifra propera al 8%, quan la mitjana alemanya és del 15%. És cert que els
darrers deu anys s’ha duplicat, sobretot amb l’arribada de refugiats de les guerres
de Síria i Ucraïna, però això no explica ni de bon tros l’èxit electoral de
l’AfD.
De causes, com acostuma a
passar, n’hi ha diverses. La primera, indiscutible, és trobar el líder adequat.
Ulrich Siegmund és un ex-comercial de 35 anys, jove i entusiasta, molt allunyat
de la imatge grisa de la majoria dels candidats de la dreta clàssica, a qui
pren no tots però molts dels vots. Siegmund ha sabut connectar amb els electors
gràcies al seu carisma i un ús intel·ligent de les xarxes socials, sobretot TikTok.
També ha donat un gir a la imatge pública clàssica del partit i ha canviat el
tradicional lema irat de “Ja n’hi ha prou!” (Es reicht!) per un eslògan
molt més optimista i atractiu: “Tot és possible” (Alles ist möglich). El
resultat de l’operació és que el partit ha duplicat el suport electoral i ha
deixat fora de joc la CDU del canceller Merz, que havia encapçalat el govern
regional d’ençà del 2002 i que ara s’ha quedat amb tan sols el 17,1% dels vots.
La segona causa és diversa, complexa i conjuntural, i està relacionada amb els
greuges històrics i els envits econòmics de l’antiga Alemanya de l’est després
de la reunificació. El 1990, de manera bastant brusca i malgrat la fama de bons
planificadors que tenen els alemanys, l’economia de l’est es va haver d’adaptar
al sistema de mercat occidental. El repte no era impossible, perquè es va fer,
però sí que era immens, i les conseqüències també ho van ser. Es van vendre,
fusionar i tancar milers de companyies estatals. Dels 8,5 milions de
treballadors de l’Alemanya de l’Est, entre 2,5 i 3 van perdre el seu lloc de
feina. Sense feina no hi ha plat a taula i milers de joves van marxar cap a
l’oest. Amb una població envellida, uns serveis deficients i deficitaris, i una
sensació general de manca de futur, el terreny era i és més que adobat per al
populisme.
Tallafocs o regeneració democràtica?
L’avenç continuat i
aparentment imparable de l’AfD a Alemanya demostra que no n’hi ha prou amb
qualificar de feixistes i de nazis aquest tipus de partits i de moviments. És
evident que una majoria dels seus votants i simpatitzants veuen amb bons ulls
el feixisme i fins i tot el nazisme, però també ho és que han modernitzat el
discurs, s’han tret la caspa de sobre i són els primers a aplicar amb èxit les
regles del màrqueting polític i saben utilitzar les xarxes socials per arribar
als electors més joves. Tampoc n’hi ha prou amb tallafocs com els que
l’establishment polític alemany ha aplicat d’ençà de la Segona Guerra Mundial
per aïllar els partits d’ultradreta. Potser en retarda l’avenç, potser en
retarda l’arribada al poder, però no és suficient. Potser fins i tot té efectes
contraris i l’únic que fa és augmentar les opcions de victimització d’aquests
partits i, en conseqüència, les simpaties entre determinats sectors.
Cal regeneració democràtica i
cal sobretot que els partits polítics tradicionals repensin i actualitzin el
seu rol, les seves activitats, la seva manera de funcionar i la seva relació
amb els seus potencials votants. Fa massa anys que massa ciutadans tenen la sensació
que l’única ambició dels polítics és, amb sort, ocupar el poder el màxim de
temps possible per dedicar-se a gestionar les engrunes que els cedeix el gran
capital. Amb menys sort i més corrupció, es dediquen directament a apropiar-se
d’aquestes engrunes o miren d’accedir per la porta del darrere a espais més
elevats. Semblava que la crisi del 2008 havia aconseguit que l’esquerra de
laboratori baixés al carrer i donés veu a la indignació, però al final tot s’ha
quedat en foc d’encenalls i pocs canvis reals. Ara bé, una cosa és segura: si
els partits d’esquerra no ofereixen cap proposta efectiva i real en temes
cabdals com la pobresa, la manca d’habitatge, la degradació de l’espai públic o
la gestió de la immigració, n’apareixen de nous que aprofiten l’escenari per
arreplegar vots i escampar discursos d’odi.
Els ous de les serps sovint són translúcids i tenen la particularitat que a
través de la closca deixen veure l’animal que s’està formant a dins. Per això
és una metàfora molt adient per descriure perills amagats que aviat es poden
fer realitat. “L’ou de la serp” és precisament el títol del llibre que aplega
les cròniques que el gran periodista català Eugeni Xammar va escriure des de
Berlín a partir de l'hivern de 1922, que mostren una Alemanya derrotada per la
Primera Guerra Mundial i on comença a gestar-se silenciosament el nazisme.
Aquest mateix títol també el va triar el director de cinema suec Ingmar Bergman
per a un film del 1977 en què mostra l’ambient a la capital alemanya just abans
de l’arribada de Hitler al poder.
Des del 1922 ha passat poc més
d’un segle. Cent anys són molt pocs en la història de la humanitat, però sembla
que són suficients perquè la gent hagi oblidat un dels episodis més foscos de
la història de la humanitat. És així de trist. Fa cent anys, a Alemanya, van
ser molts els qui malgrat veure o intuir el monstre que estava naixent, no van
fer res per aturar-lo. Potser per indiferència, potser per por, potser per una
complicitat més o menys conscient, o potser per no acabar de creure que seria
el que va arribar a ser. A Europa, l’extrema dreta i el populisme fa anys que
han deixat de ser marginals i cada cop estan ocupant més espais de poder,
després d’ocupar les ments de milions de ciutadans. Sense anar més lluny, a un
país com França, Marine Le Pen encapçala els sondatges de les eleccions
presidencials de l’any vinent. A gairebé tots els països europeus hi han
començat a néixer serps. Depèn de tots nosaltres controlar-les i que no
continuïn reproduint-se.
[Foto:Picture
alliance / DZBA / Jonas Lohrmann - font: www.nationalia.cat]
El president
dels EUA indigna les comunitats indígenes amb el canvi de nom del llac Ontario
per llac Amèrica
Donald Trump anuncia el canvi de
nom del llac Ontario a la Casa Blanca
El president
nord-americà, Donald Trump, ha tornat a aixecar una gran controvèrsia en
ordenar el canvi de nom d’un topònim dels Estats Units, en aquest cas el llac
Ontario, per rebatejar-lo amb el nom de llac Amèrica. Si el gener del 2025, el
cap de la Casa Blanca va decidir canviar el nom del Golf de Mèxic pel de Golf d’Amèrica com a represàlia
per una disputa amb el govern mexicà, ara ha signat una ordre executiva per
esborrar el topònim del llac Ontario arran de la guerra comercial amb el Canadà.
La decisió de
Trump ha tingut, com era d’esperar, el rebuig de les autoritats canadenques. El
primer ministre canadenc, Mark Carney, ha remarcat que el nom prové de la nació
Huron-Wendat i va sorgir 400 anys abans de la creació de la Confederació
canadenca i de la Declaració d’Independència dels Estats Units. Carney ha
assegurat que el llac es continuarà dient Ontario “aleshores, ara i sempre”.
En la mateixa
línia s’ha expressat el cap de la Nació Wendat, Pierre Picard, que ha recordat
que el nom Ontario vol dir “el llac és bonic, el llac és gran” i ha qualificat
el moviment de “cop al cor de la nostra identitat wendat”. Als Estats Units, el
cap de la Nació Wyandotte, d’Oklahoma, descendents dels wendat desplaçats,
Billy Friend, ha dit que els seus avantpassats, que parlaven wendat, van donar
el nom a Ontario i ha acusat el president de voler “esborrar la història” i ha
afegit que ningú ha notificat a les tribus el canvi de nom.
Qui sí que ha
acatat amb rapidesa la decisió del president nord-americà és Google, que ja ha
canviat el nom del llac per als usuaris dels Estats Units. El secretari
d’Interior, Doug Burgum, pressiona ara Apple Maps perquè segueixi el camí de
Google, segons ha dit en una entrevista a Fox Business. En canvi, MapQuest s’ha
negat a canviar el nom del llac, tal com va fer amb el Golf de Mèxic, fet que
li ha valgut disparar-se en el nombre d’usuaris fins a convertir-se en
l’aplicació de navegació més descarregada dels últims dies.
El precedent
del mont Denali
Trump ja va
indignar les comunitats indígenes quan va ordenar el canvi de denominació de
Denali, la muntanya més alta d’Amèrica del Nord. La muntanya tenia aquesta
denominació oficial des de l’any 2015 quan l’aleshores president nord-americà,
Barack Obama, va decidir posar-li aquest nom, en la llengua autòctona d’aquella
zona d’Alaska en lloc de Mont McKinley, el nom d’un president dels Estats
Units, admirat per Trump, que va governar el país del 1897 al 1901, any en què
va ser assassinat.
La modificació
del nom del llac Ontario només tindrà efectes a nivell intern dels Estats
Units, en els documents de les agències federals, però estarà mancat de
reconeixement internacional, tal com ha passat amb el Golf de Mèxic.
Da giovane, a Buenos
Aires, lo chiamavano El Yoni, traslitterazione argentina di Johnny,
perché era cresciuto negli Stati Uniti. Più John Wayne che Carlos Gardel. A New
York, quando gli parlavano in spagnolo, rispondeva in inglese e confessava di
essere italiano, per timore di essere confuso con un portoricano. Quanto
al lunfardo, gergo popolare bonaerense, argot della malavita che
spesso affiora nei testi di tango, gli era non solo estraneo, ma con ogni
probabilità l’avrebbe rifiutato in quanto cifra della Buenos Aires malfamata e
viziosa che aborriva.
Astor Piazzolla (Astòr dall’italiano
Astorre; la dinastia degli Astor anglo-americani non c’entra), propugnatore
del nuevo tango, il musicista argentino più importante del
Ventesimo Secolo, colui che trasferì il tango dalle sale da ballo di Buenos
Aires ai teatri e le sale da concerto più prestigiose del mondo, di sé diceva:
“io non ho niente a chevedere con il tango. La musica che faccio è quella
della Buenos Aires di oggi. Qui non ci sono gauchos e neanche
struzzi, né tanto meno furfanti a ogni angolo di strada”. Appunto. Niente
furfanti, niente giocatori d’azzardo o donne di facili costumi, niente lame di
coltello che sfavillano al chiaro di luna, niente lunfardo. Ma
soprattutto questo: niente ballerini.
Una delle definizioni più
abusate del tango è quella che lo scrittore argentino Ernesto Sábato attribuì
al compositore Enrique Santos Discépolo (massimo creatore del tango,
diceva Sábato), secondo il quale “il tango è un pensiero triste che si balla”.
Jorge Luis Borges si prese cura di segnalare, di quella frase, due parole a suo
dire discutibili: pensiero e triste. Il tango,
secondo Borges, non è assimilabile a un pensiero, ma a qualcosa di più
profondo: un’emozione. Quanto all’aggettivo triste, Borges era
dell’avviso che i primi tanghi non fossero affatto tristi. Sergio Piñero, amico
di Borges, poeta e già direttore della rivista Martin Fierro, fece
risalire questa tristezza agli immigrati italiani, colpevoli, a suo dire, di
aver illanguidito un genere nato in realtà rissoso “nel barrio
Palermo, o nelle tende di Adela vicino alla prigione (le ‘carpas de Adela’
erano dei postriboli, ndr.), o in calle Chile nel barrio Sur o forse nei
Corrales Viejos (…), solo più tardi il tango si allontana dai luoghi
considerati criollos, e si svigorisce quando giunge nel quartiere
genovese della Boca” (Jorge Luis Borges, Il tango. Quattro conferenze,
ed. Adelphi, 2019). Borges disse di non condividere questa interpretazione,
ritenendo piuttosto che il tango si sia intristito poiché guadagnando in
facoltà immaginativa perse per strada molto dell’eroismo e dello stoicismo
delle origini (“la paura nasce dall’immaginarsi le disgrazie prima che
accadano”, scrive Borges).
Di quella frase di Enrique
Santos Discépolo, Astor Piazzolla avrebbe con probabilità cercato anzitutto di
confutare l’idea secondo cui il tango sia una musica fatta per essere ballata.
Nessuno, fino all’avvento di Piazzolla, aveva mai osato pensare e
soprattutto dire pubblicamente una cosa del genere. Le
orchestre di tango amate a Buenos Aires assolvevano precisamente questa
funzione: far ballare la gente. Piazzolla, nel sostenere che il tango era
musica da ascoltare prima ancora che da ballare, colpì il tango e gli argentini
dritto al cuore. Incredulità, scandalo, indignazione. “A me i ballerini non
sono mai interessati”, aveva confidato Piazzolla al suo primo biografo, Alberto
Speratti (Con Piazzolla, Galerna, Buenos Aires, 1969). Borges (ricorrerà
spesso in queste righe) sosteneva che “musicalmente, il tango non deve essere
importante, la sua unica importanza è quella che gli attribuiamo”. Parole che
molti musicisti di tango dell’epoca in cui Piazzolla si faceva le ossa
arrangiando e componendo per l’orchestra di Aníbal Troilo avrebbero
probabilmente sottoscritto.
Astor Piazzolla nacque a
Mar del Plata l’11 marzo del 1921, ma a cinque anni si trasferì a New York con
la famiglia, dove rimase per poco più di dieci anni, prima di fare ritorno in
patria. Papà Vicente, giunto nelle Americhe dalla Puglia, per sbarcare il lunario
nella Grande Mela contrabbandava whisky che preparava e imbottigliava in gran
segreto nella vasca da bagno. La vita della famiglia Piazzolla, a New York, con
le sue amicizie pericolose e il barcamenarsi ai margini della legge, pare un
episodio minore della saga di Il Padrino di Francis Ford
Coppola. Ciò che più conta, però, è che il piccolo Astor imparò a suonare il
bandoneon – la fisarmonica di origine tedesca caratteristica delle orchestre di
tango – a Little Italy, New York, e non a Buenos Aires. Lo fece un po’
controvoglia su insistenza di papà Vicente. Astor era piuttosto affascinato dal
jazz e dalla figura di George Gershwin, colui che, ai suoi occhi, aveva saputo
coniugare musica colta e musica popolare, erudizione e istinto, Europa e Nuovo Mondo.
Mille volte avrebbe preferito sedersi davanti a un pianoforte o imbracciare un
violino, ma la sorte gli aveva riservato quello: una fisarmonica. Vicente
Loduca, pure di origine italiana e a sua volta suonatore di bandoneon, fra i
primi a portare il tango a Parigi fin dagli anni ’10 del Novecento, ricordava
come fossero in pochi, all’epoca, ad avere il coraggio di entrare in una sala
con lo strumento nella custodia: si vergognavano del suo aspetto, della sua
volgarità.
Astor Piazzolla ha
trascorso buona parte della sua vita a ripudiare il tango. Voleva
fortissimamente profilarsi alla stregua di Gershwin o di Béla Bartók, di
Stravinsky, e per riuscirci, quanto tornò in Argentina, prese lezioni da
Alberto Ginastera. Anni dopo, a Parigi, provò con Nadia Boulanger, ma lei gli
chiese quale musica suonasse in Argentina e Astor, con profondo imbarazzo,
confessò che era un musicista di tango. Lei allora pretese che le suonasse
qualcosa. Leggenda vuole che, dopo averlo sentito suonare la musica a cui lui,
suo malgrado, apparteneva, l’abbia quasi implorato: “questa è la sua musica,
non la abbandoni mai!”. Il difficile rapporto di Astor Piazzolla con il tango
non riguardava in verità tanto la musica, quanto il contorno, le premesse, la
cornice, qualcosa da cui molti, in Argentina, e ben prima di lui, avevano
sentito la necessità di smarcarsi. Il tango, proprio come il jazz, era una
musica associata ai postriboli. Lo ballavano gli uomini, fu Parigi e non Buenos
Aires a canonizzarlo, e nel farlo fu costretta a rinunciare alle pose
coreografiche originali, cortes y quebradas, trasformandosi, nelle
parole di Borges, “in una specie di camminata voluttuosa”. Come sottolinea più
volte lo stesso Borges nel volume citato, la gente comune stentò ad adottarlo
proprio perché ne conosceva l’origine. Furono piuttosto i niños bien dell’alta
società di Buenos Aires a farlo proprio e a esportarlo a Parigi. Leopoldo
Lugones, poeta molto amato da Borges, scrisse: “il tango, questo rettile da
lupanare”, e pur amandolo e sentendolo profondamente suo, pubblicamente lo
disdegnava.
Questo apparente paradosso
accompagnò a lungo anche Astor Piazzolla. L’ombra della dissolutezza, da un
lato, la dissipazione delle sale da ballo, il crimine e il vizio cui il tango
incessantemente si riferiva e da cui traeva la sua ispirazione, dall’altro la
poetica che si abbeverò a quelle ombre, e l’impossibilità, una volta diventato
un genere alla moda, di sottrarsi a quelle ombre e a quella poetica (si pensi,
ben oltre il successo parigino, a come il tango sia ormai parte del repertorio
di molti musicisti di estrazione colta, sorta di licenza esotica – vogliamo
dire erotica? – con cui ravvivare i programmi di sala). Ciò che lo
scrittore e giornalista Riccardo Piglia definì gustosamente “quel surrealismo
da quattro soldi che accosta il violino al colibrì e la forfora al cuore”,
oppure il Julio Cortázar del racconto Le porte del cielo, quando
nel descrivere una serata da ballo con l’orchestra di Francisco Canaro, parla
di “odor di cipria a buon mercato” e, nel descrivere gli astanti, scrive:
“compaiono alle undici di sera, calano da zone vaghe della città, lenti e
sicuri, soli o a due a due, le donne quasi nane e dai lineamenti quasi cinesi,
gli uomini simili a giavanesi, stretti in abiti a quadri o neri, con i capelli
ispidi pettinati a fatica” e di “odore di borotalco umidiccio sulla pelle, di
frutta marcia che ti fa sospettare affrettati lavacri”. Astor Piazzolla si
batté contro tutto e contro tutti per sottrarre il tango a questa dimensione.
La sua ambizione, come si
diceva, era di elevarlo a musica seria, una musica da ascoltare a concerto, non
da strascicare in balera, a immagine di quanto Ravel, Bartók, Stravinsky,
Villa-Lobos o Manuel de Falla avevano fatto con le musiche di estrazione popolare, ma anche di sottrarlo alla monotonia del sempre uguale, inseguendo
nuove forme come nel jazz stava facendo Stan Kenton, altro suo grande punto di
riferimento. Non a caso, e proprio a immagine di Kenton, il quale dava ai suoi
dischi dei titoli altisonanti: Artistry in Rhythm (1950), A
presentation of progressive jazz (1950), Innovations in Modern
Music (1950), fin dalla metà degli anni ’50 Piazzolla prese a sua
volta a esplicitare, enfatizzandoli, i suoi intendimenti: Sinfonía de
Tango (1955), Tango progresivo (1956), Tango
moderno (1957), Lo Que Vendra (1957), e poi, negli
anni ’60, Tango Contemporáneo (1963), 20 años de
Vanguardia (1964), giù giù fino agli ultimi capolavori: Tango:
Zero Hour (1986), The New Tango (1987, con il
vibrafonista Gary Burton).
Inutile dire che accanto
agli estimatori si guadagnò anche dei nemici. Alcuni particolarmente
agguerriti. Ernesto Sábato, nel romanzo Sopra eroi e tombe pubblicato
nel 1961, fa dire a un suo personaggio: “La nuova generazione non ne sa niente
di tango. Solo fostrò, bolero, rumba, e tutte quelle stronzate. Il tango è una
cosa seria, profonda. Parla dell’anima, ti fa pensare. (…) E quando uno di quei
pagliacci pretende di fare tango nuovo… non ne parliamo, sarà meglio. Il tango
dev’essere tango o niente”. Nel libro Tango, discusion y clave sempre
Ernesto Sábato si prendeva cura di attribuire al tango un valore che andava ben
oltre i meriti musicali e artistici del genere, trasformandolo in una sorta di
impronta morale o di cruccio filosofico per chi era nato su quel lembo di
terra: “un napoletano che balla una tarantella lo fa per divertirsi, il
bonaerense che si fa un giro di tango lo fa per meditare sull’esistenza”. Non
sono molte le musiche di estrazione popolare che hanno assunto, nel tempo, una
simile valenza e che sono state caricate, loro malgrado, di tanto afflato. Il
compositore Juan Carlos Paz, fra i maggiori critici della scuola
latino-americana che si sforzò, nei primi decenni del Novecento, di cercare
delle confluenze fra la musica di ascendenza colta e le musiche di matrice
folklorica, liquidò così la questione: “Tutta questa musica sofisticata, mezza
popolare, mezza colta – jazz metafisico, tango con innesti di Bartók, Ravel,
Stravinsky o di chiunque altro possa concedere l’imprescindibile e sofisticata licenza di cultura e modernità”.
A sancire l’infantile
perfidia degli eruditi nei confronti di Piazzolla pensò proprio Jorge Luis
Borges, il quale si riferiva al musicista chiamandolo col termine infamante
di Pianola. Borges amava il tango delle origini. Aveva delle
riserve persino su Gardel, reo, a suo dire, di aver inferto al tango una posa
drammatica che in origine non aveva, figurarsi un modernista come Piazzolla. Su
di lui, pur riconoscendone il talento, spese parole crudeli. Chiamato a
collaborare con Piazzolla a metà anni ‘60, Borges confidò all’amico Adolfo Bioy
Casares la sua pena: “Piazzolla ha suonato dei tanghi suoi. Mia madre credeva
fosse musica brasiliana. È un inetto e per giunta è così vanitoso… (…) Ti rendi
conto di che razza di animale è? Non sono né tanghi né niente del genere. Il
tango si sente nel corpo. Ascolti un tango e cambi subito postura, ti contrai
un po’. Lui li chiama tanghi solo perché se li presentasse
come semplice musica i musicisti lo sbranerebbero: invece, come innovatore del
tango lo tollerano e lo fomentano pure”. Da par suo Piazzolla considerava Borges
“un tipo stranissimo e distaccato”. Non lo capiva e non condivideva i suoi
gusti musicali. Davvero difficile immaginare due artisti più incompatibili e
più agli antipodi.
Nel suo Music. A
subversive history (Basic Books, 2019), lo storico della musica Ted
Gioia sostiene che vi siano molti punti in comune fra i compositori che
innovarono la musica colta nei primi decenni del Ventesimo Secolo e i pionieri
del ragtime, del jazz o del blues, e individua uno di questi punti di contatto
nello sradicamento, nella condizione di chi è chiamato a vivere e
creare in terra straniera. Gioia, un punto di vista vertiginoso, suggerisce che
la storia della musica americana sia in buona parte figlia dello sradicamento
di un popolo, o meglio, di individui di popoli diversi (gli afro-americani), e
che questa condizione di estraneità, di spaesamento, di privazione del proprio
patrimonio di cultura e tradizione, abbia determinato, quasi per necessità di
adattamento, la creazione di nuove forme di espressione musicale. Gioia va un
passo oltre e arriva a ipotizzare che persino nel mondo della musica colta
l’innovazione, e in particolare proprio nel Ventesimo Secolo, sia sovente da
ascrivere agli outsider, siano questi esiliati politici o semplici
emigrati. Prescindendo dalla generazione dei Gershwin e degli Irving Berlin
(quasi tutta la canzone americana degli anni ’20 e ’30 nata in ambito teatrale
o cinematografico reca la firma di un compositore o di un paroliere di origine
ebraica, e lo stesso si potrebbe dire dei librettisti e dell’industria musicale
tutta), Gioia fa i nomi di Arnold Schoenberg (da Vienna alla California), Igor
Stravinsky (Svizzera, Francia, Stati Uniti), Paul Hindemith, Kurt Weill, Sergei
Rachmaninoff, Béla Bartók, Erich Wolfgang Korngold, Ernest Bloch… Circostanze
diverse, motivazioni diverse. A ben vedere persino Händel e Haydn
(Inghilterra), o Chopin e Liszt (Parigi) prima di loro avevano operato e creato
in terra straniera. Nel catalogo di emigrati illustri Ted Gioia stranamente non
include Astor Piazzolla, ma nessuno meglio di lui avrebbe potuto rivendicare lo
statuto di “sradicato DOC”: diventato adulto a New York, bandoneista a Little
Italy, studi musicali a Parigi, la sensazione di essere straniero in patria, il
rifiuto di operare entro i canoni e il sistema del tango così come lo avevano
sempre inteso gli argentini. Se c’era qualcuno che poteva rifondare il tango
partendo da un presupposto altro, quello era proprio Astor Piazzolla, El
Yoni. Lo scrittore Ricardo Piglia ha scritto che “il tango, come la
letteratura, non rispecchia una realtà, ma reclama una realtà”. E Piazzolla
proprio questo ha fatto: ha dato al tango non tanto una seconda vita, ma una
nuova realtà entro cui esprimersi.
Astor Piazzolla, "Adios Nonino"
Letture consigliate
Diego Fischerman e Abel
Gilbert, Piazzolla. La biografia, Minimum Fax, 2012
Jorge Luis Borges, Il
tango, Adelphi, 2019
Jorge Luis Borges, Storia
del tango, in Evaristo Carriego, Einaudi, 1972
Julio Cortázar, Le
porte del cielo, in Bestiario, Einaudi, 1965