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sexta-feira, 23 de outubro de 2026

Descifrando las palabras clave proisraelíes en tiempos de genocidio

 

Escrito por Norman Salomon

Z Network 

Hace casi dos años,  Human Rights Watch  y  Amnistía Internacional  publicaron informes exhaustivos que documentaban el genocidio cometido por Israel en Gaza. Meses después,  organizaciones israelíes de derechos humanos  hicieron lo mismo. El apoyo a Israel ha disminuido drásticamente entre los estadounidenses, pero sus defensores siguen utilizando un discurso vacío y contradictorio contra los derechos palestinos.

Como destacó el historiador Rashid Khalidi en su libro «Brokers of Deceit: how the US has undermined peace in the Middle East» (Corredores del engaño: cómo Estados Unidos ha socavado la paz en Oriente Medio)», «el lenguaje importa». Los términos y tópicos habituales «son los pilares fundamentales de un elevado y sólido edificio de negación de toda una narrativa, de la existencia de todo un pueblo, lo cual es esencial para la afirmación de una formidable contrarrealidad».

Grupos prominentes, en particular la Liga Antidifamación, el Comité Judío Estadounidense, AIPAC y Cristianos Unidos por Israel, junto con aliados en el Congreso, el Poder Ejecutivo y la élite intelectual, recurren a las mismas palabras clave para difamar a los críticos de Israel y negar sus  crímenes sistemáticos  contra el pueblo palestino.

Por ejemplo: 

** “antisemita”

En lo más alto del arsenal retórico, un instrumento contundente para difamar a los críticos de Israel, sin importar cuán ciertas sean sus acusaciones, e independientemente de la ausencia de pruebas de intolerancia contra el pueblo judío.

** “libelo de sangre”

Un epíteto de indignación para equiparar las condenas válidas contra Israel con una locura antisemita de hace 900 años.

** “se le exige un estándar más alto”

Un eslogan para evadir la realidad de los crímenes de lesa humanidad a gran escala que Israel sigue cometiendo y el hecho de que Israel utiliza la enorme ayuda militar estadounidense para imponer  el apartheid,  la limpieza étnica  y  el genocidio  como cuestiones políticas. 

** “patria para el pueblo judío”

En otras palabras: los palestinos no nos reemplazarán. 

** "indígena"

Así pues, incluso los judíos estadounidenses que se han mudado recientemente a Israel son autóctonos, a diferencia de los palestinos, cuyos antepasados ​​han vivido en Palestina durante los últimos cientos de años.

**  “Estado judío y democrático”

No puede ser un oxímoron solo porque sea un oxímoron. 

** “proceso de paz”

El proceso de expansión israelí ha traído guerra tras guerra, con el gobierno estadounidense actuando como «abogado de Israel» mientras arma a Israel con enormes cantidades de armas y continúa haciendo de Israel (en palabras de un  informe reciente del Servicio de Investigación del Congreso) «el mayor receptor acumulado de ayuda exterior estadounidense desde la Segunda Guerra Mundial».

** “autodefensa”

Un término reservado para los israelíes, pero ciertamente no para los palestinos. 

** “terrorismo”

Cuando los palestinos matan a civiles israelíes, pero no cuando los israelíes matan a civiles palestinos en cantidades mucho mayores. 

** “renunciar a la violencia”

Una exigencia que se formula habitualmente a las organizaciones palestinas, pero no al gobierno israelí. 

** “el derecho de Israel a existir”

La típica pregunta capciosa: «¿Cree usted que Israel tiene derecho a existir?» puede responderse con preguntas claras: «¿Cree usted que la Sudáfrica del apartheid tenía derecho a existir?»… «¿Cree usted que la limpieza étnica tiene derecho a existir?»… «¿Cree usted que el genocidio tiene derecho a existir?»… «¿Cree usted que las decenas de miles de niños palestinos asesinados por el ejército israelí tenían derecho a existir?»

Norman Solomon es el director nacional de RootsAction y director ejecutivo del Institute for Public Accuracy. La edición de bolsillo de su libro  War made invisible  incluye un epílogo sobre la guerra de Gaza. Su nuevo libro,  the blue road to trump hell: how corporate democrats paved the way for autocracy, está disponible gratuitamente en  formato electrónico.

 

[Reproducido en www.gerardodelval.com]

segunda-feira, 28 de setembro de 2026

L’écrivain, le dernier «humain» ?

La littérature peut-elle être un sanctuaire face à l’IA ? Pour Tiphaine Samoyault, chercheuse, spécialiste de Barthes, la crise de l’écriture créée par l’affaire Thélyson Orélien peut être l’occasion d’un grand chantier qui traiterait de questions aussi diverses que le pillage, le droit d’auteur, les coûts écologiques de l’écriture assistée…

Le soupçon porté sur un livre s’adresse potentiellement à tous les livres.

Écrit par Tiphaine Samoyault 

L’idée qu’ un roman apprécié par la critique et le public puisse avoir été en grande partie produit par une intelligence artificielle a fait l’effet d’une déflagration. En quelques heures, l’hypothèse est devenue une «affaire». Impostures et supercheries font, certes, partie de l’histoire littéraire : usurpations d’identité, plagiats, canulars. Mais ces disputes étaient rares et paraissaient relever d’initiatives individuelles. Il semblerait que les proportions prises par le cas qui nous occupe soient le signe d’un formidable changement d’échelle.

L’affaire témoigne ainsi d’un effet de seuil : la profonde inquiétude suscitée par la place toujours plus grande prise par l’IA dans nos vies conduit à chercher des territoires intouchés pour tenter de stopper une prise de pouvoir qui paraît incontrôlable. Quand tous les domaines de l’existence, l’éducation, la médecine, le droit, la science, nos échanges quotidiens et même nos conversations intimes sont assistés par les machines, la littérature pensée comme une zone à protéger, à défendre, un sanctuaire.

Le soupçon porté sur un livre s’adresse potentiellement à tous les livres. Il nous oblige à nous interroger sur ce que nous mettons désormais sous le verbe «écrire». Une phrase est revenue régulièrement ces derniers jours dans les médias : le roman en question aurait été «écrit par une IA». Or, l’IA écrit-elle ? Générer des textes par calcul prédictif à partir de l’entraînement sur des quantités invraisemblables de textes, est-ce écrire ?

Pourrons-nous encore écrire seuls ?

Ces questions engagent une réflexion sur les mutations de l’une de nos activités les plus communes. Même si l’on voit ces outils comme des prothèses, une extension des capacités humaines par la technologie, ils changent nos pratiques et nos métiers, y compris quand on feint de les ignorer. À terme, ils modifieront nos capacités cognitives à force d’avoir étendu nos compétences expressives et linguistiques. Pourrons-nous encore écrire seuls ?

La solitude de l’écrivain est un imaginaire tenace. Associée à d’autres valeurs comme l’authenticité, l’originalité et la singularité, elle contribue à constituer l’auteur comme une figure refuge ou comme un remède. Or, ces valeurs sont souvent des idées reçues que nous prenons pour des vérités. Car, comme l’IA, les écrivains produisent à partir de ce qu’ils ont lu – il y a même des époques et des lieux où l’imitation est la valeur suprême ; comme l’IA, ils composent à partir des discours flottants, anonymes qui forment la trame d’une époque. 

Il serait en outre tout à fait invraisemblable que le seul lieu restant étanche à l’IA soit l’écriture littéraire : comme toute production textuelle, celle-ci se nourrit d’informations, d’idées, d’expériences et de mots qui lui sont extérieurs et qui ne lui appartiennent pas en propre. Plusieurs auteurs et autrices ont déjà admis s’en servir. Cela ne signifie pas que leurs livres sont écrits par les IA. 

L’autorité et la propriété littéraires ont une histoire 

La matière de l’écrivain est le langage. Plus que d’autres, il évolue dedans, en mesure les ressources et les manques, lutte avec lui. Il connaît les usages et s’en méfie, les brutalise parfois. Cela lui demande des efforts et du temps, un temps parfois très long, incommensurable avec la rapidité des productions machiniques. Par sa lenteur, la littérature ne semble pas soluble dans la productivité capitalistique dont les IA sont en même temps les produits et les agents ; mais elle l’est parfois, surtout dans les périodes de «rentrée littéraire», entièrement soumises aux lois néolibérales, quand les livres qui se vendent le mieux sont considérés comme les meilleurs – ce qui est rarement le cas, même si cela peut arriver. Je remarque d’ailleurs que certains de ces livres, même s’ils ne sont pas écrits par des IA, semblent écrits par elles : selon une certaine norme, des représentations convenues, et une conception mécanique du «bien écrire» ou de ce que serait une écriture «littéraire». 

L’autorité et la propriété littéraires sont des catégories qui ont une histoire. La sacralisation de l’écrivain, à partir de la fin du XVIIIe siècle en Europe, s’est accompagnée d’un renforcement de ces principes, avec l’aide de l’instauration et de la généralisation progressive du «droit d’auteur» et avec la consolidation de la responsabilité subjective de l’écrivain, comme l’a démontré Gisèle Sapiro (la Responsabilité de l’écrivain, Seuil, 2011). La dimension collective de la production littéraire, qu’incarnaient auparavant les figures de conteuses, de griots ou de bardes, a été peu à peu oubliée. Cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas et qu’il faille faire de la singularité de l’auteur la seule valeur. 

La crise de l’écriture apportée par l’IA peut être l’occasion de réfléchir aux conditions d’une littérature plus démocratique et plus collective. À l’indignation se substituerait alors l’ouverture d’un grand chantier qui traiterait de questions aussi diverses que le pillage des textes d’autrui opérés par les entreprises qui en font leur capital, les coûts écologiques de l’écriture assistée, les nouvelles responsabilités qui s’ouvrent pour l’ensemble du champ littéraire. 

Il paraît un peu absurde de faire de l’écrivain le dernier «humain», le bouclier ou le remède contre le développement en apparence incontrôlable des IA. Mais la capacité de la littérature à proposer de nouvelles représentations, à mettre en scène des dilemmes moraux, à détourner les usages normatifs des langues, peut au moins nourrir ce travail nécessaire de réflexion, de pluralisation et de régulation.

 

Tiphaine Samoyault est directrice d’études à l’EHESS, autrice et critique. 

[Photo : Studio Saga - source : www.liberation.fr]

La CDU vota amb l'AfD contra les plaques de l'Holocaust i revifa el debat sobre el cordó sanitari a Alemanya

El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat la votació d'"escandalosa"

Europa Press

Escrit per Lluís Tomàs

En plena discussió a Alemanya sobre fins on ha d'arribar el cordó sanitari contra l'extrema dreta, una votació a Heidenau, una localitat a l'est del país, ha tornat a posar el debat sobre la taula. Les filials municipals de la Unió Cristianodemòcrata (CDU) i Alternativa per a Alemanya (AfD) han votat conjuntament a favor de frenar la instal·lació de noves Stolpersteine, les petites llambordes commemoratives que recorden al carrer les víctimes de l'Holocaust. La iniciativa havia estat impulsada per l'extrema dreta, amb l'argument que els vianants "caminen per sobre o fins i tot trepitgen els noms de les víctimes", una justificació que els democristians també van fer seva. Les Stolpersteine formen part d'un projecte memorial estès per tota Alemanya i per nombrosos països europeus, també a Catalunya, amb la voluntat de mantenir present en la vida quotidiana el record de les persones perseguides i assassinades pel nazisme. 

Les Stolpersteine són petits cubs de llautó d'uns deu centímetres, habitualment incrustats a les voreres davant dels domicilis o llocs de feina de les víctimes de la barbàrie nacionalsocialista. El projecte és obra de l'artista alemany Gunter Demnig, que el va posar en marxa a la dècada del 1990 amb la voluntat d'identificar l'últim indret conegut d'aquestes persones. Cada peça inclou dades bàsiques sobre la víctima, com el nom, la data de deportació i, quan es coneix, el lloc on va morir. Des de l'inici de la iniciativa ja s'han instal·lat unes 116.000 plaques en 31 països, tot i que la gran majoria es concentren a Alemanya. 

La decisió presa a Heidenau ha provocat indignació entre sectors que defensen que precisament el valor de les Stolpersteine rau en la seva presència discreta però constant en la vida quotidiana, obligant els vianants a topar-se amb la memòria de les víctimes en els mateixos espais on van viure. Davant les crítiques, les seccions locals de la CDU i l'AfD han defensat que les futures commemoracions de l'Holocaust es concentrin al memorial de la ciutat situat al cementiri, segons han recollit mitjans alemanys. Els detractors de la prohibició consideren que traslladar aquest record a un espai específic en redueix l'impacte simbòlic.  

Una 'Stolpersteine' a Berlín / Axel Mauruszat

El mateix Demnig ha rebutjat la decisió de la CDU i l'AfD. En declaracions a Der Spiegel, l'artista ha sostingut que la proximitat de les Stolpersteine ajuda a fer més tangible la història, especialment per als més joves. Demnig ha admès que la prohibició no l'ha sorprès davant l'ascens electoral de l'extrema dreta, però també ha carregat contra els democristians per haver avalat la mesura. "Potser haurien de deixar de banda la 'C', perquè clarament han deixat enrere el cristianisme", ha dit. 

Auschwitz ho titlla d'"escandalós" 

Les crítiques també han arribat des d'organitzacions vinculades a la memòria de l'Holocaust. El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat d'"escandalós" que la CDU donés suport a la moció, segons Deutsche Welle (DW). El vicepresident executiu de l'entitat ha denunciat que la decisió busca "fer fora de la ciutat les víctimes nazis de Heidenau" i relegar-ne el record al cementiri. També s'hi ha pronunciat Charlotte Knobloch, presidenta d'una associació jueva de Baviera i supervivent de l'Holocaust, que ha definit la mesura com "el camí completament equivocat". Tot i admetre que ella mateixa no és partidària del concepte de les Stolpersteine, ha defensat que una commemoració descentralitzada i present a l'espai públic és essencial per preservar la cultura de la memòria a Alemanya. 

L'AfD fa temps que qüestiona alguns dels pilars de la cultura de memòria històrica sobre els crims comesos durant el nazisme. A Saxònia-Anhalt, on el partit ha aconseguit recentment el seu millor resultat en unes eleccions estatals, un dirigent destacat de la formació va resumir així la seva proposta per reformar l'ensenyament de la història a les escoles: "Més Bismarck, menys Hitler". A escala federal, l'AfD va ser classificada pels serveis d'intel·ligència interiors alemanys com una "organització extremista d'extrema dreta". A més, diversos membres del partit han estat assenyalats individualment per presumptes vincles o posicionaments extremistes, també amb el nazisme. 

El 'Brandmauer', qüestionat 

La votació de Heidenau ha reobert, a més, el debat sobre la solidesa del Brandmauer, el cordó sanitari informal amb què els principals partits alemanys han intentat mantenir l'extrema dreta al marge dels acords polítics. Més enllà del contingut de la moció, el fet que la CDU i l'AfD hagin sumat forces per aprovar-la ha alimentat les crítiques sobre fins a quin punt aquest tallafoc continua sent efectiu, especialment en l'àmbit local. De fet, el Brandmauer fa temps que està sotmès a pressió a mesura que el partit encarnat per Alice Weidel guanya pes electoral. L'episodi arriba, a més, en un moment delicat per a la direcció democristiana, amb Friedrich Merz qüestionat pels mals resultats recents de la CDU en diverses eleccions regionals.

 

[Font: www.elnacional.cat]

 

sexta-feira, 18 de setembro de 2026

El fill de Bolsonaro s’acosta a Lula en els sondatges, impulsat per un escàndol al Tribunal Suprem brasiler

El fill de l'ex-president vol arribar a la presidència del Brasil per alliberar el seu pare de la condemna de vint-i-set anys de presó per temptativa d'abolició violenta de l'estat de dret democràtic i més delictes

Bolsonaro, en un acte de campanya a Sao Paulo

Escrit per Marina Dias 

Després d’unes quantes ensopegades, el fill de l’ex-president brasiler Jair Bolsonaro experimenta una remuntada en els sondatges prop de les eleccions presidencials del mes vinent, ara que un escàndol al Tribunal Suprem brasiler ha esperonat la dreta. 

El senador Flávio Bolsonaro empata ara en moltes de les enquestes amb el president, Luiz Inácio Lula da Silva, i per primera vegada en molts mesos els mercats de prediccions donen l’aspirant com a favorit per damunt del president en exercici. 

L’escàndol gira entorn d’uns missatges privats que semblen revelar una relació estreta entre el magistrat Alexandre de Moraes i un banquer acusat d’haver orquestrat el frau financer més gran de la història del Brasil. 

Moraes i Jair Bolsonaro tenen comptes pendents. El magistrat va dirigir la investigació, el judici i la condemna, l’any passat, de l’ex-president per haver conspirat per ordir un cop d’estat militar quan va perdre les eleccions del 2022. 

La difusió dels missatges aquest mes ha permès a Flávio Bolsonaro, crític fa temps amb el tribunal, de canalitzar la indignació contra els magistrats i de desviar l’atenció dels seus lligams amb el mateix banquer, Daniel Vorcaro. 

Uns missatges de text i d’àudio fets públics al maig van revelar que el jove Bolsonaro havia demanat l’any passat a Vorcaro milions de dòlars per a Dark Horse, un film produït als Estats Units per a rehabilitar la imatge del seu pare, quan el propietari del Banco Master ja era investigat pel presumpte frau de 10.200 milions de dòlars. 

Bolsonaro tractava Vorcaro de “germà” i el va anar a veure quan el banquer complia arrest domiciliari amb un dispositiu de control telemàtic al turmell. 

Els advocats de Vorcaro havien negat anteriorment que el seu client hagués comès cap irregularitat. Quan li van preguntar per les acusacions de frau i per la petició de Bolsonaro, un dels advocats, Daniel Bialski, va respondre: “La defensa no en farà cap comentari.” 

Els missatges publicats aquest mes pel magistrat André Mendonça, nomenat per Bolsonaro i encarregat de la investigació sobre el Banco Master, revelen que Vorcaro va demanar consell a Moraes mentre era objecte d’escrutini federal, que li va preguntar poc abans de ser detingut l’any passat si havia de fugir del país i que li va donar les gràcies. 

Vorcaro va enviar els missatges a Moraes en forma de captures de pantalla que a WhatsApp només es poden veure una vegada. Com que els investigadors només han tingut accés al telèfon de Vorcaro, no se sap si Moraes hi va respondre ni com. El bufet de Viviane Barci de Moraes, l’esposa del magistrat, ha reconegut que havia treballat per a empreses vinculades a Vorcaro, però diu que mai no ha representat el banc de Vorcaro davant el Tribunal Suprem. 

Les actuacions judicials d’Alexandre de Moraes contra la desinformació a internet i els atacs contra el sistema electoral l’han enfrontat amb els Bolsonaro. No s’ha pronunciat públicament sobre els missatges, però ha acusat Mendonça d’haver abusat de la seua autoritat per atacar-lo i ha demanat al president del tribunal, Edson Fachin, que ho investigui. 

Vorcaro va aixecar el Banco Master, considerat un aliat tradicional de la dreta brasilera. El banc va rebre l’autorització per a començar a funcionar el 2019, durant la presidència de Jair Bolsonaro, i disset dels dinou governs estatals i municipals que hi feien negocis eren governats per la dreta. 

Ara Flávio Bolsonaro intenta de capgirar aquesta història i diu que Moraes és corrupte i que està arrenglerat amb Lula. “Qui vota Lula vota Alexandre de Moraes”, va dir la setmana passada davant una multitud aplegada a São Paulo pel Dia de la Independència. 

Moraes va ser nomenat el 2017 pel president conservador Michel Temer. No s’ha fet pública cap prova que vinculi Lula amb l’escàndol del Banco Master. 

“Amb el bolsonarisme de nou en la cursa presidencial, el Tribunal Suprem formarà part inevitablement de la batalla política”, diu el sociòleg i analista polític Celso Rocha de Barros. “I quan esclata un escàndol de corrupció que implica el magistrat que va empresonar Bolsonaro, la cosa pren una dimensió del tot nova.” 

“El problema –afegeix Rocha– és que bona part del públic no entén que el magistrat que va empresonar Bolsonaro i Flávio Bolsonaro es trobin ara atrapats en el mateix escàndol.” 

Un document judicial desclassificat fa dies demostra que el Tribunal Suprem brasiler investiga Flávio Bolsonaro d’ençà del juliol per presumpte emblanquiment de capitals, evasió fiscal i corrupció. Segons els investigadors, va demanar 24 milions de dòlars a Vorcaro i en va rebre 12,3. 

Bolsonaro ha admès les comunicacions, però diu que no ha comès cap irregularitat. Assegura que el film es va finançar amb diners privats: “Sempre he dit que la relació sobre el film és una qüestió privada, un patrocini privat de la cinta del president Bolsonaro”, va declarar als periodistes en un viatge a Manaus. 

Els investigadors també miren d’esbrinar si els diners es van fer servir per a cobrir les despeses del seu germà Eduardo. L’ex-diputat es va traslladar l’any passat als Estats Units per fer pressió a l’administració Trump arran del cas del seu pare. 

Flávio Bolsonaro es presenta a la presidència, en part, per alliberar Jair Bolsonaro de la condemna de vint-i-set anys de presó per temptativa d’abolició violenta de l’estat de dret democràtic i més delictes. Segons la fiscalia, la conspiració incloïa plans per a assassinar Lula. 

Jair Bolsonaro nega tots els delictes pels quals va ser condemnat i ha qualificat reiteradament el procés de persecució política. 

Les enquestes mostren que Flávio Bolsonaro, de quaranta-cinc anys, ha arribat a un empat tècnic amb Lula, de vuitanta. Haurien de quedar primer i segon, seguits per una llarga llista de candidats, en la primera tanda del 4 d’octubre. Va ser Lula qui va derrotar Bolsonaro pare el 2022 en les eleccions presidencials més ajustades de la història del Brasil. 

L’any passat, Trump va intentar de pressionar Lula i Moraes perquè abandonessin el cas contra Jair Bolsonaro imposant sancions a alts càrrecs brasilers i a alguns productes del país, però la maniobra li va sortir malament. Lula va dir que no podia interferir en un poder judicial independent i va mobilitzar els votants contra una mesura que va presentar com un atac estranger a la sobirania del Brasil encoratjat pels Bolsonaro. 

D’aleshores ençà, Trump ha suavitzat algunes de les sancions i ha parlat de Lula amb afecte. El president nord-americà va rebre Flávio Bolsonaro al Despatx Oval al maig, però no li ha donat suport formalment, com sí que va fer amb el seu pare. 

Entre la intervenció de Trump, la notícia de la petició de Bolsonaro a Vorcaro i una baralla familiar esbombada per la seva madrastra, l’aspirant ha anat uns quants punts al darrere del president en les enquestes durant la major part de la campanya. Però els missatges que relacionen Vorcaro amb Moraes sembla que l’han ajudat a escurçar distàncies. 

Al començament de la campanya, Flávio Bolsonaro es presentava com una versió més moderada del pare, una figura que divideix el país. Jair Bolsonaro ha insultat dones, homosexuals, indígenes i afrobrasilers, ha carregat contra els vaccins i ha parlat amb admiració de la dictadura militar a la qual va servir de jove com a oficial de l’exèrcit. 

“Toco de peus a terra, sóc més procliu al diàleg i a bastir ponts”, va dir Flávio Bolsonaro a The Washington Post a l’abril. “Sóc el Bolsonaro que sempre heu volgut.” Però, a mesura que avançava la campanya, ha virat més a la dreta, amb una retòrica populista que ja no es distingeix de la del seu pare. Diu que no hi va haver cap intent de cop d’estat i ha afirmat que es van donar “superpoders” als magistrats per a apartar Bolsonaro “amb aquesta mentida”. Tampoc no ha dit si acceptaria els resultats en cas de derrota. 

Els assessors de Lula li han recomanat que es mantingui al marge de la crisi del Tribunal Suprem. Amb l’economia brasilera alentint-se i la Policia Federal investigant una presumpta trama de tràfic d’influències que implica el seu fill, Lulinha, el president centra la campanya en la defensa de la sobirania del país. 

Un advocat de Lulinha, Marco Aurélio de Carvalho, ha assegurat que el seu client no havia comès cap irregularitat. 

Lula ha posat en relleu els lligams de Bolsonaro amb Vorcaro i ha demanat que les acusacions contra el tribunals investiguin i es facin públiques. En declaracions al canal de televisió SBT News, va condemnar les “filtracions selectives que afecten la cursa electoral”. 

 

[Foto: Isaac Fontana - font: www.vilaweb.cat]

domingo, 13 de setembro de 2026

Torna l’ou de la serp a Alemanya

Alternativa per Alemanya (AfD) va obtenir uns resultats excepcionals diumenge passat a les eleccions regionals de Saxònia-Anhalt. Ben aviat sabrem si la ultradreta està en disposició de dirigir un govern regional alemany per primer cop des de la caiguda del nazisme. Òbviament, seria un fet històric, que tindria repercussions directes com a mínim a escala europea. Com s’ha arribat fins a aquest punt? Quines són les causes de l’avenç del populisme i la xenofòbia precisament a un país com Alemanya, que té el passat que té? Ningú no és capaç d’aturar la gestació de la serp no només al cor d’Europa, sinó a escala mundial?

Ulrich Siegmund de l'AfD a les eleccions de Saxònia-Anhalt

Escrit per Martí Estruch Axmacher 

Dilluns passat, just l’endemà de les eleccions a la regió alemanya de Saxònia-Anhalt, la Universitat de Magdeburg va difondre un comunicat en anglès i alemany a les xarxes socials. La universitat de la capital del land es mostrava preocupada per la inseguretat que pot implicar la nova etapa política que auguren els resultats electorals, que no dubtava a qualificar de democràtics, i s’adreçava de manera específica als seus estudiants i professors estrangers per recordar-los que formen part d’una comunitat universitària consolidada, que sempre han estat benvinguts i que això no canviarà a partir d’ara. 

És només una mostra més de les reaccions que han provocat uns resultats electorals que són un autèntic terratrèmol polític. La victòria de l’AfD és indiscutible i abassegadora, amb el 43,8% dels vots i ben a prop de la majoria absoluta, amb 39 escons dels 42 necessaris. Alguns mitjans fins i tot han dit que es tracta de la primera victòria electoral de la ultradreta alemanya d’ençà de l'era nazi, però això no és cert perquè ja van guanyar les eleccions del 2024 a Turíngia. Allà, el cordó sanitari o tallafocs (Brandmauer) que la resta de partits han aplicat fins ara els va deixar fora del govern, però, en canvi, sembla que a Saxònia-Anhalt les possibilitats d’arribar al poder són elevades. 

Ja fa temps que l’AfD va avançant posicions a Alemanya, sobretot a les regions més orientals.  A banda de ser els més votats a Turíngia, són la segona força a Saxònia i Brandemburg, i el principal partit de l'oposició a Mecklenburg-Pomerània Occidental. A més, com a conseqüència lògica d’aquest creixement i en un avís seriós per a navegants, l'AfD va obtenir el 20,8% dels vots a les eleccions federals del 23 de febrer de 2025, gairebé duplicant la seva representació, ja que va passar de 83 a 152 escons al Bundestag de Berlín. Això la va convertir en segona força política després de la CDU/CSU i principal partit de l'oposició. Poca broma.

El fet, però, és que fins ara han fet bons resultats, tenen presència mediàtica i expectatives de futur, però no governen enlloc. Nascut el 2013 i codirigit actualment per Alice Weidel i Tino Chrupalla, l’AfD té algunes alcaldies, participa en governs municipals o de districte i presideix alguns grups parlamentaris i comissions regionals, però no hi ha cap govern regional alemany que l’inclogui com a soci de coalició i encara menys com a partit de govern. Això és el que pot canviar a Saxònia-Anhalt si els 5 diputats de la formació d’esquerres populista Aliança Sahra Wagenknecht (BSW) mantenen la posició anunciada de no impedir un govern de l’AfD. Aleshores, sí, aquestes eleccions es podran qualificar d’històriques.

Deportacions d’immigrants 

Com que Alemanya és un país on la descentralització i el federalisme s’apliquen no només en la teoria sinó també en la pràctica, els governs regionals tenen àmplies competències reals en molts àmbits, entre els quals la seguretat interior, l’educació, els mitjans de comunicació i la cultura. Si l’AfD arriba al govern, ben segur que aplicarà una reforma integral de la política d’educació i d’immigració de Saxònia-Anhalt, tal com van anunciar durant la campanya. El programa electoral del partit defensa legalitzar l’educació a casa, eliminar la cadena pública de televisió del land i emprendre una ofensiva de deportacions d’immigrants irregulars. Pel que fa a aquest darrer punt, sembla que Donald Trump ha mostrat el camí a seguir als Estats Units i ara només cal veure qui és el primer que en segueix les passes a Europa. 

De tota manera, malgrat que poca gent posa en dubte que l’AfD és un partit xenòfob, antisemita i islamòfob, a més de populista, i que la immigració és el boc expiatori perfecte per a aquest tipus de formacions polítiques, cal tenir en compte que la taxa d’immigració a Saxònia-Anhalt és baixíssima. A final de l’any passat, sobre una població total lleugerament superior als 2 milions d’habitants, la població amb nacionalitat estrangera no arribava a les 200.000 persones i se situava en una xifra propera al 8%, quan la mitjana alemanya és del 15%. És cert que els darrers deu anys s’ha duplicat, sobretot amb l’arribada de refugiats de les guerres de Síria i Ucraïna, però això no explica ni de bon tros l’èxit electoral de l’AfD. 

De causes, com acostuma a passar, n’hi ha diverses. La primera, indiscutible, és trobar el líder adequat. Ulrich Siegmund és un ex-comercial de 35 anys, jove i entusiasta, molt allunyat de la imatge grisa de la majoria dels candidats de la dreta clàssica, a qui pren no tots però molts dels vots. Siegmund ha sabut connectar amb els electors gràcies al seu carisma i un ús intel·ligent de les xarxes socials, sobretot TikTok. També ha donat un gir a la imatge pública clàssica del partit i ha canviat el tradicional lema irat de “Ja n’hi ha prou!” (Es reicht!) per un eslògan molt més optimista i atractiu: “Tot és possible” (Alles ist möglich). El resultat de l’operació és que el partit ha duplicat el suport electoral i ha deixat fora de joc la CDU del canceller Merz, que havia encapçalat el govern regional d’ençà del 2002 i que ara s’ha quedat amb tan sols el 17,1% dels vots.

La segona causa és diversa, complexa i conjuntural, i està relacionada amb els greuges històrics i els envits econòmics de l’antiga Alemanya de l’est després de la reunificació. El 1990, de manera bastant brusca i malgrat la fama de bons planificadors que tenen els alemanys, l’economia de l’est es va haver d’adaptar al sistema de mercat occidental. El repte no era impossible, perquè es va fer, però sí que era immens, i les conseqüències també ho van ser. Es van vendre, fusionar i tancar milers de companyies estatals. Dels 8,5 milions de treballadors de l’Alemanya de l’Est, entre 2,5 i 3 van perdre el seu lloc de feina. Sense feina no hi ha plat a taula i milers de joves van marxar cap a l’oest. Amb una població envellida, uns serveis deficients i deficitaris, i una sensació general de manca de futur, el terreny era i és més que adobat per al populisme.

Tallafocs o regeneració democràtica? 

L’avenç continuat i aparentment imparable de l’AfD a Alemanya demostra que no n’hi ha prou amb qualificar de feixistes i de nazis aquest tipus de partits i de moviments. És evident que una majoria dels seus votants i simpatitzants veuen amb bons ulls el feixisme i fins i tot el nazisme, però també ho és que han modernitzat el discurs, s’han tret la caspa de sobre i són els primers a aplicar amb èxit les regles del màrqueting polític i saben utilitzar les xarxes socials per arribar als electors més joves. Tampoc n’hi ha prou amb tallafocs com els que l’establishment polític alemany ha aplicat d’ençà de la Segona Guerra Mundial per aïllar els partits d’ultradreta. Potser en retarda l’avenç, potser en retarda l’arribada al poder, però no és suficient. Potser fins i tot té efectes contraris i l’únic que fa és augmentar les opcions de victimització d’aquests partits i, en conseqüència, les simpaties entre determinats sectors. 

Cal regeneració democràtica i cal sobretot que els partits polítics tradicionals repensin i actualitzin el seu rol, les seves activitats, la seva manera de funcionar i la seva relació amb els seus potencials votants. Fa massa anys que massa ciutadans tenen la sensació que l’única ambició dels polítics és, amb sort, ocupar el poder el màxim de temps possible per dedicar-se a gestionar les engrunes que els cedeix el gran capital. Amb menys sort i més corrupció, es dediquen directament a apropiar-se d’aquestes engrunes o miren d’accedir per la porta del darrere a espais més elevats. Semblava que la crisi del 2008 havia aconseguit que l’esquerra de laboratori baixés al carrer i donés veu a la indignació, però al final tot s’ha quedat en foc d’encenalls i pocs canvis reals. Ara bé, una cosa és segura: si els partits d’esquerra no ofereixen cap proposta efectiva i real en temes cabdals com la pobresa, la manca d’habitatge, la degradació de l’espai públic o la gestió de la immigració, n’apareixen de nous que aprofiten l’escenari per arreplegar vots i escampar discursos d’odi.

Els ous de les serps sovint són translúcids i tenen la particularitat que a través de la closca deixen veure l’animal que s’està formant a dins. Per això és una metàfora molt adient per descriure perills amagats que aviat es poden fer realitat. “L’ou de la serp” és precisament el títol del llibre que aplega les cròniques que el gran periodista català Eugeni Xammar va escriure des de Berlín a partir de l'hivern de 1922, que mostren una Alemanya derrotada per la Primera Guerra Mundial i on comença a gestar-se silenciosament el nazisme. Aquest mateix títol també el va triar el director de cinema suec Ingmar Bergman per a un film del 1977 en què mostra l’ambient a la capital alemanya just abans de l’arribada de Hitler al poder. 

Des del 1922 ha passat poc més d’un segle. Cent anys són molt pocs en la història de la humanitat, però sembla que són suficients perquè la gent hagi oblidat un dels episodis més foscos de la història de la humanitat. És així de trist. Fa cent anys, a Alemanya, van ser molts els qui malgrat veure o intuir el monstre que estava naixent, no van fer res per aturar-lo. Potser per indiferència, potser per por, potser per una complicitat més o menys conscient, o potser per no acabar de creure que seria el que va arribar a ser. A Europa, l’extrema dreta i el populisme fa anys que han deixat de ser marginals i cada cop estan ocupant més espais de poder, després d’ocupar les ments de milions de ciutadans. Sense anar més lluny, a un país com França, Marine Le Pen encapçala els sondatges de les eleccions presidencials de l’any vinent. A gairebé tots els països europeus hi han començat a néixer serps. Depèn de tots nosaltres controlar-les i que no continuïn reproduint-se. 

 

[Foto:  Picture alliance / DZBA / Jonas Lohrmann - font: www.nationalia.cat]

terça-feira, 1 de setembro de 2026

Nova rebequeria de Trump amb els topònims

El president dels EUA indigna les comunitats indígenes amb el canvi de nom del llac Ontario per llac Amèrica

Donald Trump anuncia el canvi de nom del llac Ontario a la Casa Blanca

El president nord-americà, Donald Trump, ha tornat a aixecar una gran controvèrsia en ordenar el canvi de nom d’un topònim dels Estats Units, en aquest cas el llac Ontario, per rebatejar-lo amb el nom de llac Amèrica. Si el gener del 2025, el cap de la Casa Blanca va decidir canviar el nom del Golf de Mèxic pel de Golf d’Amèrica com a represàlia per una disputa amb el govern mexicà, ara ha signat una ordre executiva per esborrar el topònim del llac Ontario arran de la guerra comercial amb el Canadà.

La decisió de Trump ha tingut, com era d’esperar, el rebuig de les autoritats canadenques. El primer ministre canadenc, Mark Carney, ha remarcat que el nom prové de la nació Huron-Wendat i va sorgir 400 anys abans de la creació de la Confederació canadenca i de la Declaració d’Independència dels Estats Units. Carney ha assegurat que el llac es continuarà dient Ontario “aleshores, ara i sempre”.

En la mateixa línia s’ha expressat el cap de la Nació Wendat, Pierre Picard, que ha recordat que el nom Ontario vol dir “el llac és bonic, el llac és gran” i ha qualificat el moviment de “cop al cor de la nostra identitat wendat”. Als Estats Units, el cap de la Nació Wyandotte, d’Oklahoma, descendents dels wendat desplaçats, Billy Friend, ha dit que els seus avantpassats, que parlaven wendat, van donar el nom a Ontario i ha acusat el president de voler “esborrar la història” i ha afegit que ningú ha notificat a les tribus el canvi de nom.

Qui sí que ha acatat amb rapidesa la decisió del president nord-americà és Google, que ja ha canviat el nom del llac per als usuaris dels Estats Units. El secretari d’Interior, Doug Burgum, pressiona ara Apple Maps perquè segueixi el camí de Google, segons ha dit en una entrevista a Fox Business. En canvi, MapQuest s’ha negat a canviar el nom del llac, tal com va fer amb el Golf de Mèxic, fet que li ha valgut disparar-se en el nombre d’usuaris fins a convertir-se en l’aplicació de navegació més descarregada dels últims dies.

El precedent del mont Denali

Trump ja va indignar les comunitats indígenes quan va ordenar el canvi de denominació de Denali, la muntanya més alta d’Amèrica del Nord. La muntanya tenia aquesta denominació oficial des de l’any 2015 quan l’aleshores president nord-americà, Barack Obama, va decidir posar-li aquest nom, en la llengua autòctona d’aquella zona d’Alaska en lloc de Mont McKinley, el nom d’un president dels Estats Units, admirat per Trump, que va governar el país del 1897 al 1901, any en què va ser assassinat. 

La modificació del nom del llac Ontario només tindrà efectes a nivell intern dels Estats Units, en els documents de les agències federals, però estarà mancat de reconeixement internacional, tal com ha passat amb el Golf de Mèxic.

 

[Foto: WhiteHouse - font: www.diaridelallengua.cat]

domingo, 30 de agosto de 2026

Astor Piazzolla, lo sradicato del tango

di Corrado Antonini

Da giovane, a Buenos Aires, lo chiamavano El Yoni, traslitterazione argentina di Johnny, perché era cresciuto negli Stati Uniti. Più John Wayne che Carlos Gardel. A New York, quando gli parlavano in spagnolo, rispondeva in inglese e confessava di essere italiano, per timore di essere confuso con un portoricano. Quanto al lunfardo, gergo popolare bonaerense, argot della malavita che spesso affiora nei testi di tango, gli era non solo estraneo, ma con ogni probabilità l’avrebbe rifiutato in quanto cifra della Buenos Aires malfamata e viziosa che aborriva.

Astor Piazzolla (Astòr dall’italiano Astorre; la dinastia degli Astor anglo-americani non c’entra), propugnatore del nuevo tango, il musicista argentino più importante del Ventesimo Secolo, colui che trasferì il tango dalle sale da ballo di Buenos Aires ai teatri e le sale da concerto più prestigiose del mondo, di sé diceva: “io non ho niente a chevedere con il tango. La musica che faccio è quella della Buenos Aires di oggi. Qui non ci sono gauchos e neanche struzzi, né tanto meno furfanti a ogni angolo di strada”. Appunto. Niente furfanti, niente giocatori d’azzardo o donne di facili costumi, niente lame di coltello che sfavillano al chiaro di luna, niente lunfardo. Ma soprattutto questo: niente ballerini. 


Una delle definizioni più abusate del tango è quella che lo scrittore argentino Ernesto Sábato attribuì al compositore Enrique Santos Discépolo (massimo creatore del tango, diceva Sábato), secondo il quale “il tango è un pensiero triste che si balla”. Jorge Luis Borges si prese cura di segnalare, di quella frase, due parole a suo dire discutibili: pensiero e triste. Il tango, secondo Borges, non è assimilabile a un pensiero, ma a qualcosa di più profondo: un’emozione. Quanto all’aggettivo triste, Borges era dell’avviso che i primi tanghi non fossero affatto tristi. Sergio Piñero, amico di Borges, poeta e già direttore della rivista Martin Fierro, fece risalire questa tristezza agli immigrati italiani, colpevoli, a suo dire, di aver illanguidito un genere nato in realtà rissoso “nel barrio Palermo, o nelle tende di Adela vicino alla prigione (le ‘carpas de Adela’ erano dei postriboli, ndr.), o in calle Chile nel barrio Sur o forse nei Corrales Viejos (…), solo più tardi il tango si allontana dai luoghi considerati criollos, e si svigorisce quando giunge nel quartiere genovese della Boca” (Jorge Luis Borges, Il tango. Quattro conferenze, ed. Adelphi, 2019). Borges disse di non condividere questa interpretazione, ritenendo piuttosto che il tango si sia intristito poiché guadagnando in facoltà immaginativa perse per strada molto dell’eroismo e dello stoicismo delle origini (“la paura nasce dall’immaginarsi le disgrazie prima che accadano”, scrive Borges).

Di quella frase di Enrique Santos Discépolo, Astor Piazzolla avrebbe con probabilità cercato anzitutto di confutare l’idea secondo cui il tango sia una musica fatta per essere ballata. Nessuno, fino all’avvento di Piazzolla, aveva mai osato pensare e soprattutto dire pubblicamente una cosa del genere. Le orchestre di tango amate a Buenos Aires assolvevano precisamente questa funzione: far ballare la gente. Piazzolla, nel sostenere che il tango era musica da ascoltare prima ancora che da ballare, colpì il tango e gli argentini dritto al cuore. Incredulità, scandalo, indignazione. “A me i ballerini non sono mai interessati”, aveva confidato Piazzolla al suo primo biografo, Alberto Speratti (Con Piazzolla, Galerna, Buenos Aires, 1969). Borges (ricorrerà spesso in queste righe) sosteneva che “musicalmente, il tango non deve essere importante, la sua unica importanza è quella che gli attribuiamo”. Parole che molti musicisti di tango dell’epoca in cui Piazzolla si faceva le ossa arrangiando e componendo per l’orchestra di Aníbal Troilo avrebbero probabilmente sottoscritto. 


Astor Piazzolla nacque a Mar del Plata l’11 marzo del 1921, ma a cinque anni si trasferì a New York con la famiglia, dove rimase per poco più di dieci anni, prima di fare ritorno in patria. Papà Vicente, giunto nelle Americhe dalla Puglia, per sbarcare il lunario nella Grande Mela contrabbandava whisky che preparava e imbottigliava in gran segreto nella vasca da bagno. La vita della famiglia Piazzolla, a New York, con le sue amicizie pericolose e il barcamenarsi ai margini della legge, pare un episodio minore della saga di Il Padrino di Francis Ford Coppola. Ciò che più conta, però, è che il piccolo Astor imparò a suonare il bandoneon – la fisarmonica di origine tedesca caratteristica delle orchestre di tango – a Little Italy, New York, e non a Buenos Aires. Lo fece un po’ controvoglia su insistenza di papà Vicente. Astor era piuttosto affascinato dal jazz e dalla figura di George Gershwin, colui che, ai suoi occhi, aveva saputo coniugare musica colta e musica popolare, erudizione e istinto, Europa e Nuovo Mondo. Mille volte avrebbe preferito sedersi davanti a un pianoforte o imbracciare un violino, ma la sorte gli aveva riservato quello: una fisarmonica. Vicente Loduca, pure di origine italiana e a sua volta suonatore di bandoneon, fra i primi a portare il tango a Parigi fin dagli anni ’10 del Novecento, ricordava come fossero in pochi, all’epoca, ad avere il coraggio di entrare in una sala con lo strumento nella custodia: si vergognavano del suo aspetto, della sua volgarità.

Astor Piazzolla ha trascorso buona parte della sua vita a ripudiare il tango. Voleva fortissimamente profilarsi alla stregua di Gershwin o di Béla Bartók, di Stravinsky, e per riuscirci, quanto tornò in Argentina, prese lezioni da Alberto Ginastera. Anni dopo, a Parigi, provò con Nadia Boulanger, ma lei gli chiese quale musica suonasse in Argentina e Astor, con profondo imbarazzo, confessò che era un musicista di tango. Lei allora pretese che le suonasse qualcosa. Leggenda vuole che, dopo averlo sentito suonare la musica a cui lui, suo malgrado, apparteneva, l’abbia quasi implorato: “questa è la sua musica, non la abbandoni mai!”. Il difficile rapporto di Astor Piazzolla con il tango non riguardava in verità tanto la musica, quanto il contorno, le premesse, la cornice, qualcosa da cui molti, in Argentina, e ben prima di lui, avevano sentito la necessità di smarcarsi. Il tango, proprio come il jazz, era una musica associata ai postriboli. Lo ballavano gli uomini, fu Parigi e non Buenos Aires a canonizzarlo, e nel farlo fu costretta a rinunciare alle pose coreografiche originali, cortes y quebradas, trasformandosi, nelle parole di Borges, “in una specie di camminata voluttuosa”. Come sottolinea più volte lo stesso Borges nel volume citato, la gente comune stentò ad adottarlo proprio perché ne conosceva l’origine. Furono piuttosto i niños bien dell’alta società di Buenos Aires a farlo proprio e a esportarlo a Parigi. Leopoldo Lugones, poeta molto amato da Borges, scrisse: “il tango, questo rettile da lupanare”, e pur amandolo e sentendolo profondamente suo, pubblicamente lo disdegnava. 


Questo apparente paradosso accompagnò a lungo anche Astor Piazzolla. L’ombra della dissolutezza, da un lato, la dissipazione delle sale da ballo, il crimine e il vizio cui il tango incessantemente si riferiva e da cui traeva la sua ispirazione, dall’altro la poetica che si abbeverò a quelle ombre, e l’impossibilità, una volta diventato un genere alla moda, di sottrarsi a quelle ombre e a quella poetica (si pensi, ben oltre il successo parigino, a come il tango sia ormai parte del repertorio di molti musicisti di estrazione colta, sorta di licenza esotica – vogliamo dire erotica? – con cui ravvivare i programmi di sala). Ciò che lo scrittore e giornalista Riccardo Piglia definì gustosamente “quel surrealismo da quattro soldi che accosta il violino al colibrì e la forfora al cuore”, oppure il Julio Cortázar del racconto Le porte del cielo, quando nel descrivere una serata da ballo con l’orchestra di Francisco Canaro, parla di “odor di cipria a buon mercato” e, nel descrivere gli astanti, scrive: “compaiono alle undici di sera, calano da zone vaghe della città, lenti e sicuri, soli o a due a due, le donne quasi nane e dai lineamenti quasi cinesi, gli uomini simili a giavanesi, stretti in abiti a quadri o neri, con i capelli ispidi pettinati a fatica” e di “odore di borotalco umidiccio sulla pelle, di frutta marcia che ti fa sospettare affrettati lavacri”. Astor Piazzolla si batté contro tutto e contro tutti per sottrarre il tango a questa dimensione.

La sua ambizione, come si diceva, era di elevarlo a musica seria, una musica da ascoltare a concerto, non da strascicare in balera, a immagine di quanto Ravel, Bartók, Stravinsky, Villa-Lobos o Manuel de Falla avevano fatto con le musiche di estrazione popolare, ma anche di sottrarlo alla monotonia del sempre uguale, inseguendo nuove forme come nel jazz stava facendo Stan Kenton, altro suo grande punto di riferimento. Non a caso, e proprio a immagine di Kenton, il quale dava ai suoi dischi dei titoli altisonanti: Artistry in Rhythm (1950), A presentation of progressive jazz (1950), Innovations in Modern Music (1950), fin dalla metà degli anni ’50 Piazzolla prese a sua volta a esplicitare, enfatizzandoli, i suoi intendimenti: Sinfonía de Tango (1955), Tango progresivo (1956), Tango moderno (1957), Lo Que Vendra (1957), e poi, negli anni ’60, Tango Contemporáneo (1963), 20 años de Vanguardia (1964), giù giù fino agli ultimi capolavori: Tango: Zero Hour (1986), The New Tango (1987, con il vibrafonista Gary Burton). 


Inutile dire che accanto agli estimatori si guadagnò anche dei nemici. Alcuni particolarmente agguerriti. Ernesto Sábato, nel romanzo Sopra eroi e tombe pubblicato nel 1961, fa dire a un suo personaggio: “La nuova generazione non ne sa niente di tango. Solo fostrò, bolero, rumba, e tutte quelle stronzate. Il tango è una cosa seria, profonda. Parla dell’anima, ti fa pensare. (…) E quando uno di quei pagliacci pretende di fare tango nuovo… non ne parliamo, sarà meglio. Il tango dev’essere tango o niente”. Nel libro Tango, discusion y clave sempre Ernesto Sábato si prendeva cura di attribuire al tango un valore che andava ben oltre i meriti musicali e artistici del genere, trasformandolo in una sorta di impronta morale o di cruccio filosofico per chi era nato su quel lembo di terra: “un napoletano che balla una tarantella lo fa per divertirsi, il bonaerense che si fa un giro di tango lo fa per meditare sull’esistenza”. Non sono molte le musiche di estrazione popolare che hanno assunto, nel tempo, una simile valenza e che sono state caricate, loro malgrado, di tanto afflato. Il compositore Juan Carlos Paz, fra i maggiori critici della scuola latino-americana che si sforzò, nei primi decenni del Novecento, di cercare delle confluenze fra la musica di ascendenza colta e le musiche di matrice folklorica, liquidò così la questione: “Tutta questa musica sofisticata, mezza popolare, mezza colta – jazz metafisico, tango con innesti di Bartók, Ravel, Stravinsky o di chiunque altro possa concedere l’imprescindibile e sofisticata licenza di cultura e modernità”.

A sancire l’infantile perfidia degli eruditi nei confronti di Piazzolla pensò proprio Jorge Luis Borges, il quale si riferiva al musicista chiamandolo col termine infamante di Pianola. Borges amava il tango delle origini. Aveva delle riserve persino su Gardel, reo, a suo dire, di aver inferto al tango una posa drammatica che in origine non aveva, figurarsi un modernista come Piazzolla. Su di lui, pur riconoscendone il talento, spese parole crudeli. Chiamato a collaborare con Piazzolla a metà anni ‘60, Borges confidò all’amico Adolfo Bioy Casares la sua pena: “Piazzolla ha suonato dei tanghi suoi. Mia madre credeva fosse musica brasiliana. È un inetto e per giunta è così vanitoso… (…) Ti rendi conto di che razza di animale è? Non sono né tanghi né niente del genere. Il tango si sente nel corpo. Ascolti un tango e cambi subito postura, ti contrai un po’. Lui li chiama tanghi solo perché se li presentasse come semplice musica i musicisti lo sbranerebbero: invece, come innovatore del tango lo tollerano e lo fomentano pure”. Da par suo Piazzolla considerava Borges “un tipo stranissimo e distaccato”. Non lo capiva e non condivideva i suoi gusti musicali. Davvero difficile immaginare due artisti più incompatibili e più agli antipodi. 


Nel suo Music. A subversive history (Basic Books, 2019), lo storico della musica Ted Gioia sostiene che vi siano molti punti in comune fra i compositori che innovarono la musica colta nei primi decenni del Ventesimo Secolo e i pionieri del ragtime, del jazz o del blues, e individua uno di questi punti di contatto nello sradicamento, nella condizione di chi è chiamato a vivere e creare in terra straniera. Gioia, un punto di vista vertiginoso, suggerisce che la storia della musica americana sia in buona parte figlia dello sradicamento di un popolo, o meglio, di individui di popoli diversi (gli afro-americani), e che questa condizione di estraneità, di spaesamento, di privazione del proprio patrimonio di cultura e tradizione, abbia determinato, quasi per necessità di adattamento, la creazione di nuove forme di espressione musicale. Gioia va un passo oltre e arriva a ipotizzare che persino nel mondo della musica colta l’innovazione, e in particolare proprio nel Ventesimo Secolo, sia sovente da ascrivere agli outsider, siano questi esiliati politici o semplici emigrati. Prescindendo dalla generazione dei Gershwin e degli Irving Berlin (quasi tutta la canzone americana degli anni ’20 e ’30 nata in ambito teatrale o cinematografico reca la firma di un compositore o di un paroliere di origine ebraica, e lo stesso si potrebbe dire dei librettisti e dell’industria musicale tutta), Gioia fa i nomi di Arnold Schoenberg (da Vienna alla California), Igor Stravinsky (Svizzera, Francia, Stati Uniti), Paul Hindemith, Kurt Weill, Sergei Rachmaninoff, Béla Bartók, Erich Wolfgang Korngold, Ernest Bloch… Circostanze diverse, motivazioni diverse. A ben vedere persino Händel e Haydn (Inghilterra), o Chopin e Liszt (Parigi) prima di loro avevano operato e creato in terra straniera. Nel catalogo di emigrati illustri Ted Gioia stranamente non include Astor Piazzolla, ma nessuno meglio di lui avrebbe potuto rivendicare lo statuto di “sradicato DOC”: diventato adulto a New York, bandoneista a Little Italy, studi musicali a Parigi, la sensazione di essere straniero in patria, il rifiuto di operare entro i canoni e il sistema del tango così come lo avevano sempre inteso gli argentini. Se c’era qualcuno che poteva rifondare il tango partendo da un presupposto altro, quello era proprio Astor Piazzolla, El Yoni. Lo scrittore Ricardo Piglia ha scritto che “il tango, come la letteratura, non rispecchia una realtà, ma reclama una realtà”. E Piazzolla proprio questo ha fatto: ha dato al tango non tanto una seconda vita, ma una nuova realtà entro cui esprimersi.

Astor Piazzolla, "Adios Nonino"

 

 

Letture consigliate

Diego Fischerman e Abel Gilbert, Piazzolla. La biografia, Minimum Fax, 2012

Jorge Luis Borges, Il tango, Adelphi, 2019

Jorge Luis Borges, Storia del tango, in Evaristo Carriego, Einaudi, 1972

Julio Cortázar, Le porte del cielo, in Bestiario, Einaudi, 1965

Ernesto Sábato, Tango discusión y clave, 1963

 

[Fonte: www.doppiozero.com]