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quarta-feira, 21 de outubro de 2026

Les séries de Monet, méditations sur le temps


Claude Monet, La Cathédrale de Rouen. Le Portail, brouillard matinal, 1894 ; La Cathédrale de Rouen. Le Portail, soleil matinal, 1893 ; La Cathédrale de Rouen, effet de soleil, fin de journée, 1892. Service presse/ Musée d’Orsay. Essen, Museum FolkwangFine Art Images. Bridgeman Images, GrandPalaisRmn/Adrien Didierjean, musée Marmottan-Monet.

Écrit par Bernadette Bensaude-Vincent

Philosophe, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le Musée de l’Orangerie a été créé dans les années 1920 pour accueillir les grands tableaux de nymphéas offerts par Claude Monet à la France en 1918. À l’occasion du centenaire de la mort du peintre, le musée propose une belle sélection d’environ 40 peintures, surtout du dernier Monet.

L’exposition Claude Monet, peindre le temps, jusqu’au 27 janvier 2027, met en relief la peinture en séries à laquelle se consacre Monet au tournant du XXᵉ siècle : les meules de foin, les peupliers au bord de l’Epte, le portail de la cathédrale de Rouen, le Parlement de Londres… et, bien sûr, des nymphéas.

 

Ces séries montrent à l’évidence que la question du temps est au centre de l’œuvre de Monet. Qu’est-ce qui pousse ce peintre déjà reconnu, acclamé, à peindre et à repeindre le même motif, pendant des mois, voire des années ? Quinze tableaux de meules, vingt fois le portail de la cathédrale de Rouen et 250 tableaux de nymphéas !

Monet veut peindre le temps, mais de quels temps parlait-on en son temps ? Et quels temps cherche-t-il à saisir ?

Peindre son temps

La première salle de l’exposition présente Monet en peintre de la modernité avec des locomotives fumantes, la gare Saint-Lazare, des ponts de chemin de fer. Monet peintre de son temps. Rien de très original, à première vue… Oui, mais à l’époque où Monet se lance dans la peinture en séries, le temps ne va pas de soi.

Les grandes séries de Monet n’ont rien à voir avec la production industrielle en série. Elles témoignent plutôt d’une enquête sur le temps.

Claude Monet, Le Pont de l’Europe, gare Saint-Lazare, 1877. Service presse/Musée d’Orsay. Musée Marmottan-Monet

Dans les années 1880-1890, le temps est devenu un problème dont tout le monde parle, un problème social, politique et même scientifique. Comment donner des horaires de train quand chaque ville vit à l’heure locale alignée sur les levers et couchers de soleil ? Pour développer des réseaux de chemin de fer, éviter des collisions, il a fallu renoncer aux heures solaires locales, synchroniser les horloges. La définition d’un standard pour uniformiser les temps locaux fut une entreprise de plusieurs décennies, lourde d’enjeux de pouvoir,
de commerce et de colonialisme.

Une grande conférence à Washington en 1884 réunissant 25 pays instaure un temps universel calculé à partir d’un méridien d’origine, celui de Greenwich. La France, qui militait pour le méridien de Paris, rechigne à s’aligner. Elle instaure en 1891 l’heure de Paris comme heure légale sur l’ensemble du territoire national. Mais le problème de la synchronisation des horloges a conduit des physiciens comme Henri Poincaré et Albert Eistein à s’interroger sur les conditions de la simultanéité de deux événements. D’où sortit la théorie de la relativité restreinte en 1905 et l’idée d’un espace-temps qui bouleverse les cadres de pensée. D’où maints débats entre savants et philosophes, notamment entre Einstein et Bergson, à l’occasion d’une visite d’Einstein à Paris en 1922.

Pendant ces décennies de tapage médiatique sur l’heure et sur le temps, Monet explore ardemment et patiemment ce que le temps fait aux paysages. Ce faisant, il crée un espace-temps, mais pas à la manière more geometrico des physiciens. Ses peintures ne sont pas une traduction de l’espace-temps de la théorie de la relativité. Car Monet ne cherche pas à saisir la réalité sous les apparences. Bien au contraire, il s’attache aux apparences, aux impressions, qui donneront leur nom à la peinture impressionniste. Il cherche à suspendre le temps, à capturer des instants pour explorer les variations, les nuances au fil des heures, des jours, des saisons.

Temps-qui-passe et temps-qu’il-fait

Ce genre de peinture n’a rien à voir cependant avec l’exercice conventionnel de la représentation des travaux et des jours au fil des saisons, ou des mois de l’année.

Monet donne à voir l’œuvre du temps, ou plutôt l’œuvre des temps. Les variations sur un même thème ne relèvent pas que du calendrier ou de l’horloge. En plus du temps bien réglé, prévisible par les lois de la mécanique, Monet fait place au temps des météores, à l’aléatoire : les caprices du vent sur les peupliers, des nuages sur la Tamise ou la pluie à Étretat… Il peint le temps de l’horloge au fil des heures comme le temps des saisons et de la météo. Il peint les glaçons sur la Seine en 1880, la neige en Norvège en 1895, le brouillard sur Rouen ou sur Londres…

Temps-qui-passe et temps-qu’il-fait façonnent des paysages éphémères, fugitifs, mais pas sans la collaboration d’un artisan ou d’un artiste. Monet travaille avec son attirail de peinture, sous le soleil, le vent, la pluie, avec un chapeau sur la tête et une cigarette qui se consume au coin des lèvres, comme le montre une belle vidéo de Sacha Guitry.

Il campe sur place pendant des jours, des mois, avec la patience d’un explorateur ou d’un chasseur aux aguets. Et dans sa quête inlassable des effets de temps, il se sédentarise un peu quand il s’installe à Giverny, dans l’Eure. Il devient alors le designer des paysages qui vont prendre vie sous ses yeux. Il crée un bassin au sud de la maison, plante des nénuphars, puis les regarde pousser, grandir, changer avec le temps et par tous les temps. Il vit dans les paysages changeants qu’il va fixer sur la toile.

Paysages-temps

En capturant des moments d’un monde en perpétuel devenir, Monet invente des paysages-temps. Il ne s’agit pas de scènes pittoresques contemplées par un observateur extérieur.

« Un paysage, pour moi, n’existe point en tant que paysage, écrit Monet, puisque l’aspect en change à chaque moment ; mais il vit par ses alentours, par l’air et la lumière qui changent continuellement. »

 

Le paysage est créé sans cesse par les vibrations de l’air, les jeux d’ombre et de lumière. Il se métamorphose par l’union de l’espace et des temps. Le Parlement de Londres dans le brouillard est autre que le Parlement de Londres sous le soleil ; la pierre pluriséculaire de la cathédrale de Rouen au petit matin est autre que celle du midi ou du soir quand l’ombre monte sur le portail. Les contours du pont japonais s’effacent, les formes se brouillent laissant une ligne courbe sur des masses de couleurs. Et parfois surgissent des formes spectrales à la surface de l’eau dormante des nymphéas comme dans un processus de création continue.

La couleur, cette matière qui joue avec la lumière, tient le premier rôle dans le processus de création des paysages-temps sous les pinceaux de Monet. Ensuite, les paysages façonnés par des temps multiples et par les couleurs vivent leur propre vie. Ils s’entretiennent. Ils s’informent mutuellement, si bien que Monet les garde tous en atelier et les travaille en simultané. Les tableaux de la série des nymphéas font société dans les deux grandes salles ovales du musée où les visiteurs s’immergent dans l’épaisseur de leur conversation silencieuse.

Mais ces paysages-temps saisis dans un monde en devenir, fixés sur la toile, puis soigneusement conservés dans des musées ou des collections particulières peuvent-ils échapper au temps ? La couleur joue toujours avec la lumière, interagit avec la toile, réagit au froid, au chaud, elle est sensible à l’humidité. Les tableaux que nous contemplons dans cette exposition sont-ils les paysages-temps créés par Monet il y a plus de cent ans ? Le bleu des nymphéas est-il celui des originaux ? Et les rouges ont-ils pâli ?

Les paysages-temps de Monet nous invitent à prêter attention à la matérialité du patrimoine artistique et culturel. En un sens, les analyses physico-chimiques menées par les laboratoires de sciences du patrimoine sur certains de ses tableaux (que le Musée d’Orsay présente en ce moment) poursuivent par d’autres voies l’œuvre de Monet : elles mettent en évidence le travail du temps (altérations et craquelures) comme le travail du peintre, ses hésitations, retouches et modifications.

En poussant plus loin l’exploration des paysages-temps de Claude Monet, on peut réfléchir à la mission des conservateurs et des restaurateurs d’œuvres d’art ou de monuments. Rétablir l’original, restaurer l’œuvre dans son authenticité, ne serait-ce pas tenter d’arrêter le devenir et trahir les temps multiples que Monet a voulu peindre ?

 

[Source : www.theconversation.com]


sábado, 10 de outubro de 2026

2,6 milions d’èuros per las minoritats lingüisticas istoricas en Itàlia

L’occitan fa partida de las dotze lengas protegidas per aquel fons, dont la dotacion demesís annada après annada 


Escrich per Jòrdi Ràfols 

Itàlia destinarà 2,6 milions d’èuros al fons nacional de proteccion de las minoritats lingüisticas istoricas. Los fonzes seràn destinats als oficis lingüistics, a la formacion de foncionaris e d’ensenhaires, a las activitats culturalas e la toponimia. La lei protegís dotze minoritats dichas istoricas: los albaneses, los catalans, los croats, los franceses, los arpitans, los friolans, los germanics, los grècs, los ladins, los sardes, los eslovèns e los occitans.

Aquelas ajudas s’inscrivon dins l’encastre de la Lei 482/1999, adoptada fa mai de vint e cinc ans per desvolopar l’article 6 de la Constitucion italiana, que prevei la proteccion de las minoritats lingüisticas. Lo fons finança de projèctes portats per las administracions e los organismes dels territòris ont vivon aquelas comunautats, sustot dins los domenis de l’ensenhament, dels servicis publics, de la cultura e la toponimia.

La dotacion prevista per 2026 s’auça a 2 622 506 èuros, çò es un montant inferior al dels dos exercicis precedents. En 2025, lo fons dispausava de 2 760 533 èuros, e 2 905 823 èuros en 2024. En dos ans, las ressorsas previstas an donc desmesit de près d’un 10%.

L’occitan es una de las dotze lengas susceptiblas de beneficiar d’aquel fons. En Itàlia, la màger part de la comunautat occitana viu dins las Valadas, en Piemont e Ligúria. Existís tanben la comunautat occitana de La Gàrdia, en Calàbria. La demanda supèra pasmens la moneda disponibla. En 2024, los projèctes presentats per l’occitan despassèron d’efièch lo montant que li èra atribuit dins la reparticion iniciala, e lo montant final foguèt reduch a solament 91 475 èuros. Aquel an, las comunautats albanesa, francesa, arpitana, friolana e grèga avián tanben presentat de projèctes per un montant superior a las ressorsas que lor èran atribuidas

 

[Imatge: Prèmi Ostana - sorsa: www.jornalet.com]

domingo, 4 de outubro de 2026

El apoyo continuo de los judíos estadounidenses a Israel es muy perjudicial para los judíos. Debemos despertar.

 

El lobby israelí está perdiendo influencia en la política electoral estadounidense, pero no se rendirá sin luchar. Los judíos estadounidenses están ansiosos por ver cómo sedesarrolla la situación. El futuro judío depende de nuestro despertar.

El presidente Donald Trump y el primer ministro israelí Benjamin Netanyahu conversan antes de una cena en el Salón Azul el 7 de julio de 2025 en la Casa Blanca.

Escrito por Philip Weiss

(MONDOWEISS) 

Las noticias políticas de Israel son trágicas. Independientemente de si Netanyahu se queda o se va, ninguno de los partidos judíos habla del único tema que importa al mundo: la libertad palestina. Los principales partidos que aspiran a suceder a Netanyahu están comprometidos con la limpieza étnica de Cisjordania y son abiertamente racistas, declarando que no formarán una coalición de gobierno con los palestinos. Incluso los pocos candidatos sionistas de izquierda se muestran ambiguos respecto a un Estado palestino.

Mientras tanto, Netanyahu basa su campaña en dos grandes logros: está librando una guerra contra el Líbano y convenció a Estados Unidos de entrar en guerra contra Irán. 

El carácter de Israel es evidente: es un etnoestado militarista, no una democracia. Y su única respuesta a su problema fundamental —¿qué hace un Estado judío con la población palestina autóctona?— es afianzar el apartheid y la limpieza étnica, aprobando leyes que otorgan mayores derechos a los judíos y librando guerras interminables contra quienes se resisten.

Estas realidades, por fin, se han hecho evidentes para los estadounidenses. El rapero Macklemore acaparó la atención mediática al ser despedido de la gira de Ed Sheeran por el valiente acto de gritar «Palestina Libre» en los estadios. 

La negativa de Macklemore a ser silenciado fue rápidamente secundada por todos los demás artistas invitados de la gira, y Ed Sheeran ha resultado muy perjudicado. Por una vez, no así las voces propalestinas. 

Yahoo informa que Robert Kraft, de los Patriots, se alió con otros tres propietarios judíos de la NFL (Jeffrey Lurie, David Tepper y Arthur Blank) para lograr que Macklemore fuera expulsado de la gira de Ed Sheeran . Así, estos líderes judíos alimentaron a los antisemitas al hacer precisamente lo que los que nos odian nos han acusado de hacer: usar su poder financiero a puerta cerrada para reprimir la libertad de expresión sobre Israel. 

Mientras tanto, los líderes judíos de Michigan intentan obligar al candidato al Senado, Abdul El-Sayed, a aceptar la «soberanía judía en Israel» como un principio «no negociable» para la comunidad judía. Están legitimando el apartheid. 

Esto es muy malo para los judíos, como solía decir mi madre. 

El colapso de Israel en la política estadounidense representa una crisis para la comunidad que más me importa. La comunidad judía, en su dimensión oficial, queda expuesta como la base del apoyo estadounidense a un Estado de apartheid radical. Mi comunidad, en su dimensión oficial, ha exigido que políticos y figuras mediáticas acepten la matanza de 20.000 niños, lo que ha desencadenado una rebelión en la política estadounidense.  

Durante tres generaciones, mi comunidad —uno de los sectores más liberales, privilegiados y educados de Estados Unidos— ha impuesto una política exterior y una ortodoxia cultural a Israel a través del lobby israelí . «Nos convertimos en parte de lo que quizás sea la campaña de lobby y recaudación de fondos más eficaz en la historia de la democracia», escribió Dershowitz. Eras antisemita si apoyabas los derechos humanos palestinos. Si te callabas sobre las masacres israelíes, perdías tu carrera en el periodismo o las artes. Te cancelaban como a Jimmy Carter por llamar apartheid al apartheid.

El lobby destruyó la solución de dos Estados, exigiendo incluso que Obama se adhiriera al programa de colonización ilegal. El lobby nos trajo dos guerras que beneficiaban a Israel, no a nosotros. Primero Irak, como nos informaron Walt y Mearsheimer hace 20 años. Ahora Irán, como explican hoy autores como Ian Lustick y Eli Clifton, entre otros. 

Esto ha sido una hazaña histórica. Nunca antes un pequeño Estado vasallo había dominado de tal manera la política de una superpotencia. 

Esa influencia está siendo atacada y llegando a su fin . La transmisión en vivo del genocidio de Gaza… el levantamiento en redes sociales por dicho genocidio, incluso cuando los principales medios lo respaldaban… la destrucción de la campaña de Kamala Harris, en parte debido a su apoyo al genocidio… el sorprendente ascenso de políticos disidentes que se atrevieron a criticar al Estado judío, como Zohran Mamdani y El-Sayed, todo ello evidencia la crisis política del lobby israelí. AIPAC ha quedado al descubierto y la gente lo detesta. 

Esta es una crisis judía porque el apoyo de la comunidad judía a un Estado paria podría convertir a los judíos en parias. Aislará a los judíos en Estados Unidos, acusándolos de apoyar la intolerancia contra los no judíos. 

El lobby sigue ejerciendo poder. Y esto constituye una distorsión de las tradiciones judías. La petición en Michigan que afirma que la «soberanía judía en Israel» es un principio judío fundamental es un ataque a la separación de la Iglesia y el Estado, principio bajo el cual los judíos han prosperado en la sociedad estadounidense. Sin embargo, destacados intelectuales judíos respaldan tales afirmaciones argumentando que el sionismo es ahora parte de la cultura religiosa judía. 

Afortunadamente, algunos sectores de la comunidad judía están contraatacando. Exigen derechos humanos universales y el respeto al derecho internacional, no la “soberanía judía”. Muchos judíos en Michigan están organizando apoyo para El-Sayed. 

Los antisionistas siguen siendo minoría en la comunidad judía. Contamos con la nueva generación y hemos logrado convencer a algunos exsionistas (como Peter Beinart, ahora defensor de la libertad palestina). J Street se ve debilitada por su propia base, que exige medidas concretas.  

Cada día ganamos más judíos por una razón sencilla: la gente reconoce el comportamiento monstruoso de Israel. Israel necesitará generaciones para reformarse, no años, afirma Anshel Pfeffer en un reciente podcast de Haaretz. 

Los judíos estadounidenses no pueden esperar. El futuro judío depende de nuestro despertar.

 

[Foto: Daniel Torok/Casa Blanca - reproducido en gerardodelval.com]

 

domingo, 12 de julho de 2026

« On vous croit » (Acreditamos em ti), filme de Arnaud Dufeys e Charlotte Devillers: nas entranhas do irreversível

 

Escrito por Ana Matos 

Arnaud Dufeys e Charlotte Devillers estreiam-se na realização de uma longa-metragem com On vous croit (Acreditamos em ti, em português, nas salas de cinema), uma fatia de vida atirada à cara do espectador. Quem procura sensações fortes recorre muitas vezes a thrillers psicológicos ou ao terror gore, mas este filme é a prova de que a realidade pode ser bem mais agonizante do que qualquer ficção. Sem recorrer a imagens chocantes, a força das palavras é quanto basta para nos deixar nauseados com um murro no estômago.

O filme retrata a história de Alice que comparece em tribunal com os seus dois filhos, determinada a defendê-los de um pai que põe em causa a sua guarda. A frieza quase asséptica das salas do tribunal contrasta com a intensidade das emoções vividas. O formato da imagem em 4:3 é resgatado para criar um ambiente íntimo, focado em planos fechados dos rostos das personagens. Os efeitos sonoros também trazem ao filme uma opressão que, de resto, já lá está, fazendo-nos sentir a respiração e os batimentos cardíacos das vidas que ali se jogam. 



O filme aborda o pesado mecanismo de um sistema jurídico que ainda se torna mais penoso enfrentar quando crianças têm de testemunhar e reviver atrocidades que só procuram esquecer. Ao longo de 75 minutos assistimos, praticamente em tempo real, a uma ida ao tribunal com os detalhes escabrosos do drama vivido e as suas irreparáveis consequências. Mais do que procurar respostas, On vous croit é um manifesto que expõe a violência de um processo que obriga as vítimas a justificar repetidamente o seu sofrimento.

Mas é na prestação da atriz belga Myriem Akheddiou que o filme se afirma, fazendo-nos esquecer que estamos a assistir a ficção. Se alguns momentos deixam transparecer as limitações de um elenco desigual, o filme encontra em Myriem uma intérprete capaz de levar aos ombros todo o peso emocional da narrativa. Entre a contenção e o desespero, a atriz constrói uma personagem profundamente sensível, movida pela necessidade de proteger os filhos. 

A máquina judicial está longe da perfeição, mas um consolo permanece: por detrás da lei estão pessoas. Pessoas que, confrontadas todos os dias com a dor, a violência e a fragilidade humanas, não perderam a capacidade de ouvir nem a disposição para compreender. Num mundo cada vez mais mediado por sistemas e algoritmos, continuam a ser humanos a lidar com humanos. Até ver.

 

 

[Fonte: www.tribunadocinema.com]

segunda-feira, 16 de março de 2026

En pie de guerra

 

Escrito por Ilan Pappé (NLR)

He aquí un dilema. Mientras las bolsas de valores de todo el mundo reaccionan con nerviosismo ante la embestida contra Irán, la Bolsa de Tel Aviv está en auge. Y aquí hay otro: mientras millones de personas en la región temen la operación militar estadounidense-israelí y sus consecuencias, la sociedad israelí está exultante. Según las últimas encuestas, el 93% de la población judía apoya la guerra. En un artículo publicado en Yedioth Ahronoth , un periodista capta el estado de euforia: 

 

Mientras nos deshacemos del monstruoso pulpo iraní, camino por la calle; las tiendas están abiertas, los mensajeros de Wolt se apresuran a entregar sushi, shawarma y pasteles de chocolate carísimos a los ciudadanos israelíes, la gente corre en el parque, y en casa tengo electricidad, agua caliente e internet. El estudio de Pilates está abierto, y la bolsa israelí bate récords. Y en este preciso instante, sobre mi cabeza, en las tierras bajas, aviones de combate de la Fuerza Aérea despegan para otra incursión… Destruyen con precisión imposible otra casa de un oficial de rango medio de la Guardia Revolucionaria…

 

Continúa sugiriendo que Israel debe agradecer al gran liderazgo de Netanyahu, junto con las excepcionales cualidades de su pueblo y la ayuda divina. En Israel Hayom , otro destacado periodista ofrece otro elogio patriotero al primer ministro israelí. Incluso los detractores de Netanyahu deben admitir que posee «paciencia, astucia, determinación y una concentración inquebrantable» en su constante destrucción del enemigo —guerra total contra Hamás, luego contra Hezbolá, ahora contra Irán— y en la limitación de los insensatos intentos de Trump de negociar con los mulás y diseñar un plan de paz para Gaza.


La estrategia parece ser, sin duda, una campaña de conmoción y pavor tras otra. Irán está actualmente en la mira, pero el mensaje se dirige a todos los Estados de Oriente Medio: no se atrevan a desafiar la aspiración israelí de hegemonía regional ni la limpieza étnica de Palestina. Lograr lo primero otorgaría a Israel la inmunidad necesaria para lo segundo: rectificar el error que lamentó el historiador Benny Morris al criticar a Ben Gurión por no expulsar a todos los palestinos en 1948. Como dijo Bezalel Smotrich a los miembros palestinos de la Knéset en 2021: «Están aquí porque Ben Gurión no terminó el trabajo». A ojos del gobierno, y de la élite política en general, parece haber llegado el momento de terminar el trabajo. 

 

Esto marca una ruptura con la estrategia sionista preestatal y la posterior política regional israelí, que se basaba en operaciones encubiertas combinadas con criptodiplomacia. A menudo me preguntan si la guerra actual tiene como objetivo implementar lo que se conoce como el Plan Yinon. Oded Yinon fue asesor de Sharon y, en 1982, coautor de un artículo que describía una estrategia de «divide y vencerás» para el mundo árabe. Argumentaba que el sectarismo beneficia a Israel y debe promoverse. Esto ocurrió en el momento en que Sharon buscaba sembrar la división en las filas de la resistencia palestina, incluso alentando a las fuerzas islamistas en Gaza. Al fracasar, Sharon lanzó un ataque directo contra la OLP en el Líbano, que fue ampliamente criticado en Israel como un error estratégico. Las noticias recientes sobre un intento de facilitar una invasión terrestre kurda desde Irak para complementar el bombardeo aéreo de Irán podrían parecer confirmar que estas tácticas siguen vigentes. Pero no es así. La antigua estrategia era mucho menos drástica: la intervención clandestina en la política interna de otros Estados no es una política de la que se presuma; Tampoco se basa en arrastrar a la región a una guerra.


Evidentemente, este ya no es el modus operandi del Estado de Israel. Irónicamente, el mejor esquema interpretativo en este caso podría ser el que los orientalistas han aplicado típicamente —no siempre con mucha precisión— a la República Islámica: que esta es una potencia que no actúa según un enfoque político racional y humanista «occidental», sino según una ideología fanática. Quienes determinan la actual estrategia israelí son explícitos sobre sus raíces en las enseñanzas del sionismo mesiánico y su visión de la guerra actual como cumplimiento divino. Netanyahu puede ser menos ideológico que sus aliados y estar más preocupado por su propia supervivencia política, pero no cabe duda de que acepta su glorificación como genio estratégico y mensajero de Dios. Para este grupo, la propia sociedad israelí necesita volverse mucho más teocrática. Todavía no es, lamenta Smotrich, el «estado de los Cohanim », pero está en camino de ser gobernado por una severa versión bíblica de la ley halájica: «El Estado de Israel, el país del pueblo judío, si Dios quiere, volverá a funcionar como lo hizo en los días del rey David y el rey Salomón». Gran parte de la legislación nacional del gobierno está dedicada a perseguir este fin. En segundo lugar, es necesario resolver la cuestión palestina. Gaza es el modelo. Smotrich, de nuevo: «No hay medias tintas. Rafah, Deir al-Balah, Nuseirat: destrucción total. Borrarás la memoria de Amalec de debajo del cielo. No hay lugar para ellos bajo el cielo».

 

En octubre de 2024, Smotrich declaró: «Una vez en cada generación, se presenta una oportunidad excepcional de cambiar la historia, de modificar el equilibrio de poder mundial y de redefinir el futuro. Pronto tendremos que tomar decisiones cruciales que conducirán a un Oriente Medio nuevo y mejor». Para la mayoría de los comentaristas políticos occidentales, las proclamaciones mesiánicas, salvo las de islamistas, parecen irrelevantes para la política. Pero no se trata de declaraciones vacías. Se trata de una visión del mundo que domina ahora tanto el establishment político como el militar, y que sustenta gran parte del júbilo actual y el respaldo incondicional de los medios de comunicación. La guerra contra Irán también cuenta con el apoyo de quienes tienen un enfoque político más secular, y supuestamente más racional, en el Mosad y el mundo académico, así como de los únicos políticos con potencial para derrotar a Netanyahu en las elecciones de octubre: Avigdor Liberman y Naftali Bennett. La justificación es que Israel tuvo que actuar porque se enfrentaba a una amenaza existencial, una afirmación tan plausible como las justificaciones de Colin Powell ante la ONU sobre la invasión de Irak. Aún más absurdo es el argumento de que un Estado que viola sistemáticamente los derechos de los palestinos está librando una guerra en nombre de los derechos humanos.


Desde una perspectiva económica, a pesar de la exuberancia del mercado bursátil israelí, el rumbo del Estado de Israel es muy cuestionable. Cuesta mucho dinero —dos mil millones de NIS al día en gastos directos y entre cinco y seis mil millones indirectos— y requerirá una importante y continua ayuda financiera estadounidense. La lógica del gobierno es que esto se compensará con los dividendos económicos: las desorbitadas ganancias derivadas de la venta de armas, ahora que las armas israelíes de última generación se exhiben en el campo de batalla, por no mencionar la perspectiva de las reservas de petróleo iraníes y un mayor acceso a las de los países del Golfo, a medida que se dan cuenta de que necesitan la protección de Israel. Sin embargo, no hay certeza de que esto compense la presión financiera; lo mismo ocurre con el dinero gastado en asentamientos y la promoción del judaísmo mesiánico en lugar de la atención médica y otras prioridades sociales.

 

Hay otras razones por las que Israel tendrá dificultades para seguir adelante con su estrategia a largo plazo. Campañas como esta en el pasado se abandonaron en cuanto se enfrentaron a dificultades. La pérdida de vidas estadounidenses, la presión de otros países de la región, la opinión pública estadounidense, la potencial resiliencia del régimen iraní y la continua resistencia palestina podrían inclinar la balanza. Una invasión del Líbano, a juzgar por intentos anteriores, no beneficiará a nadie. Mucho depende de la coalición global que fortalece las guerras de Israel: la industria armamentística, las corporaciones multinacionales, los líderes megalómanos de Estados poderosos, los grupos de presión sionistas cristianos y judíos, los tímidos gobiernos del Norte global, así como los corruptos regímenes árabes de Oriente Medio. Lo cierto es que, antes de que este fiasco termine, Israel infligirá un gran sufrimiento a los iraníes, los libaneses y los palestinos.

[Fuente: www.gerardodelval.com]

quarta-feira, 4 de março de 2026

Lecciones de «Las manzanas silvestres» de Henry D. Thoreau

La rebeldía de la naturaleza: un manifiesto contra la obsolescencia

Réplica de la cabaña de Thoreau en las inmediaciones de Walden Pond, Massachusetts, Estados Unidos

Escrito por Andrea Rosales

Desde hace un tiempo, vengo buscando un libro sencillo que me aleje de la obsolescencia programada que nos está invadiendo desde hace décadas, cada vez con más brutalidad. Como un acto de rebeldía al consumismo, me planté firme, como Las manzanas silvestres de Thoreau.

Henry David Thoreau (1817-1862) es uno de esos escritores que uno conoce, pero no lee. Es un filósofo trascendentalista del siglo XIX, que fue conocido por tener una profunda conexión con la naturaleza y una crítica a la vida materialista de su época.

Al terminar el libro, pensé en el escritor y en nuestros días. Queriendo hacer un análisis contrafactual, pensaba de qué manera hubiera sobrellevado los asuntos de su existencia, si hubiese vivido en tiempos como los actuales.

Las manzanas silvestres es de una simpleza que puede causar alguna inquietud a cualquiera que, ensimismado en el devenir moderno, se llegue a topar con el libro. Sus páginas son una metáfora de una profunda búsqueda existencial en la que estaba inmerso el escritor.

En el libro, vierte una reflexión sobre la vida, la belleza y el significado de lo natural, usando como imagen a los manzanos silvestres.

Les puedo decir que, si no resuenan con el mensaje de la búsqueda, el significante de su prosa puede abrumar. No por lo difícil, sino por lo peculiar ¡escribe sobre manzanos silvestres! Sin embargo, el significado es profundo.

Pero analicemos por qué Thoreau pudo haber escrito un libro como Las manzanas silvestres y hacer de él un alegato de la vida natural. Primero, porque era conocido por ser un naturalista. Y segundo, tengamos en cuenta la época. El escritor murió en el año 1862, el libro es de una edición póstuma, en un país como EE.UU. donde la industrialización trajo consigo profundos cambios, no solo tecnológicos, sino que la vida se vio radicalmente afectada. El paisaje se fue modificando; las urbanizaciones comenzaron a abrirse paso, a costa del entorno natural. Sea de manera acelerada o lenta, la transformación era cada vez más evidente.

Walden (1854) fue uno de los libros más importantes del escritor, donde aborda su vida sencilla en la naturaleza; era un libro personal.

Otro libro que se destacó fue Desobediencia civil (1849). Una obra crítica del Estado y sus leyes injustas, con un llamamiento a los ciudadanos a desobedecerlas de manera pasiva. El escritor se manifestaba en contra de la esclavitud. Era un abolicionista que inspiró a figuras como Gandhi o Martin Luther King. El mejor gobierno es el que gobierna menos, escribió el autor.

Observemos la actualidad de esa cita, en el debate contemporáneo sobre el papel de los gobiernos y los límites a las libertades individuales. La desconfianza en las instituciones y la defensa del individualismo, son temas centrales en la obra del escritor. Estamos en un mundo complejo y polarizado, y sin embargo, lo encontramos reflejado en muchas obras de siglos pasados.

Esta persistencia nos advierte que la lucha por la protección de la naturaleza y las libertades individuales es una tarea constante y es imprescindible comprenderla en nuestros tiempos.

Luego de haber publicado los dos libros más trascendentales de su carrera, en 1850 se retiró definitivamente a Concord, Massachusetts, donde permaneció hasta el final de sus días. Se convirtió en agrimensor y, prácticamente, su lectura se ceñía a la botánica.

El agrimensor trascendentalista: botánica y filosofía en Las manzanas silvestres

Con su nueva labor, de alguna manera, el escritor se estaba convirtiendo en un “experto en anticipar las estaciones de la naturaleza y sus fluctuaciones”. Revelación que el mismo autor hizo en su libro Tintes otoñales del año 1882. Este hábito que desarrolló por la lectura botánica se ilustra en su último libro: Las manzanas silvestres, páginas que no solo desarrollan la dendrología y la pomología, sino que son muy ricas en citas históricas, para terminar erigiéndose como un ensayo filosófico trascendentalista.

El escritor estadounidense no pasó desapercibido para sus contemporáneos ni para sus sucesores. Sus ideas eran tan férreas que llamaban la atención; muchas veces, fueron tildadas como poco convencionales. “Thoreau era un tótem de la desobediencia civil”, dijo el autor John Updike, y dejó un concepto tan interesante como dramático sobre el libro Walden. “Siendo Thoreau un excéntrico y santo ermitaño tan perfecto, el libro corre el riesgo de ser tan reverenciado y poco leído como la Biblia”.

Richard Ruland, en el libro Twentieth Century Interpretations of Walden (1922), publicó la “Carta a Wade Van Dore”, escrita por el poeta Robert Frost, donde había escrito que: “Thoreau en un solo libro supera todo lo que hemos tenido en EE. UU.”. Recordemos que Frost fue un poeta multipremiado en los Pulitzer, Medalla de Oro del Congreso, Medalla de Oro de la Academia de Letras. Un artista de los grandes para la literatura estadounidense.

Y por último, no quiero dejar de mencionar las palabras de Henry Miller, el gran provocador que influenció en escritores como Charles Bukowski o William S. Burroughs. “Thoreau era un proteccionista de la naturaleza, un tipo raro, porque era un individuo”. Definición profunda, a mi entender, porque deja de manifiesto cómo la naturaleza humana se perfiló siempre hacia la masificación, algo que, posiblemente, el escritor se resistía.

Un legado de individualidad: Thoreau y la resistencia al Hombre Masa

Evidentemente, el fenómeno de masas, tal vez incipiente en su época, haya provocado en el escritor un intenso rechazo, sumado ya a su tendencia natural de aferrarse a su individualidad, hecho que hizo que tenga una manera peculiar de vivir, casi apartado de la sociedad.

Pero vamos a lo convocante, el libro Las manzanas silvestres. Las manzanas silvestres son una figura retórica para expresar que lo natural es superior a lo cultivado. Aquí tenemos un principio: la intervención del hombre como sujeto que altera la naturaleza y su devenir. Thoreau le otorga un sello negativo a esta intervención.

Las manzanas silvestres, al no ser manipuladas, representan la autenticidad y la pureza. El autor describe su alegría de encontrar estas manzanas en estado natural. Esto sugiere una analogía: la verdadera belleza se encuentra en las cosas simples (naturales) de la vida. Su sueño de vivir retirado lo había anticipado en su famosa obra Walden, donde el personaje es él mismo. Se retira a vivir en una cabaña en el bosque para experimentar la vida en su forma más pura.

El escritor nos revela citas de personajes históricos o anécdotas antiguas, mostrando cómo las manzanas fueron importantes a través de los siglos, valorando, con el protagonismo, la grandeza del fruto. Fruto relevante para la alimentación de las gentes primitivas de un pueblo suizo, más antiguo que la fundación de Roma, donde no tenían ningún rastro de instrumentos metálicos.

Invoca las Sagradas Escrituras Cristianas, donde, por ejemplo, “el árbol se menciona en al menos tres lugares del Antiguo Testamento, y su fruto en dos o tres más”. En el antiguo libro católico, vemos cómo la manzana se convierte en un símbolo de connotación moral y del conocimiento. Dios les “prohibió comer del árbol del conocimiento del bien y del mal”, para que no mueran, pero viene la serpiente y tienta a Eva y ella a Adán. Lo paradójico, es que no se nombra a la manzana como el fruto prohibido. Sin embargo, el fruto prohibido es la manzana.

También, menciona al crítico de la historia, especialista de la Roma antigua, Barthold Georg Niebuhr (1776-1831), quien observa en sus investigaciones que las palabras en latín y en griego son las que definen la agricultura y modos de vida pacíficos. En cambio, las ligadas a conflictos bélicos son ajenas al griego. Por lo que infiere que la manzana, en igual medida que el olivo, podría ser considerada un símbolo de paz.

Es así como el fruto se convierte en una expresión figurada que se encuentra presente en la historia desde tiempos primitivos, como símbolo moral y símbolo de paz. Además de estas referencias históricas, el autor se refiere a acciones a las que no siempre somos conscientes. Si estamos caminando por un prado o un bosque, podemos tener la libertad de comer una manzana silvestre en el camino. Ese acto nos coloca en una posición de privilegio, de conexión con el entorno natural. Seguramente para un caminante, no sería lo mismo comer una manzana silvestre que una cultivada, donde intervino la mano del hombre.

En cambio, en el hogar, nuestras percepciones cambian considerablemente; preferimos las manzanas cultivadas en lugar de una manzana silvestre. En nuestro hogar, cuanto más intervenida por controles humanos, mejor; comemos prácticamente un producto corrompido y “manchado” por la mano del hombre. Cuanto más controles, mejor es su sabor, y más confianza se le tiene, quizás porque la industrialización nos ha condicionado a desconfiar de lo natural, anula nuestro criterio y nos convierte en rehenes de sus productos.

Pero Thoreau va un poco más allá. Al momento de considerar este regalo de la naturaleza, habla de que deberíamos tener “una actitud correcta”. Esta hace referencia a los rituales o ceremonias que algunos granjeros de Devonshire practican en su tierra. Los lugareños toman un cuenco con sidra, con una tostada adentro y se dirigen a saludar a los manzanos para honrarlos y pedirles bendiciones para poder obtener buenos frutos en la siguiente temporada.

Este pasaje tan significativo, nos enseña la importancia de honrar y agradecer a la naturaleza por los dones que recibimos, pero sobre todo, nos ayuda a entender que nuestra relación con ella no sea únicamente con ánimo de consumo, sino con espíritu de gratitud. Invita a conectarnos con la tierra, que reconozcamos nuestra dependencia hacia ella y actuemos de forma en que la preservemos.

Esto me recuerda un ritual llamado la Pachamama, una deidad venerada por los pueblos incaicos, que nutre, protege y sustenta a los seres humanos con el fruto de la tierra. La celebración se realiza todos los primeros de agosto, y se lo considera un acto de reciprocidad entre el hombre y la tierra.

Estas celebraciones paganas se desarrollan en muchos pueblos del mundo y, Thoreau como gran proteccionista de los frutos de la tierra, incluso de los que no se podían comer, reconoció que, aunque no fuera aborigen, se ha apartado del género cultivado por elección.

Las manzanas silvestres son mejores y más nobles que las tocadas por la mano del hombre; cada árbol de manzano es único. Nosotros, los individuos en nuestra individualidad, deberíamos preservar nuestra naturaleza y evitar que se corrompa por la excesiva influencia social y consumista.

Cómo un libro sobre manzanas puede enseñarnos lecciones profundas

El contraste de las manzanas silvestres y las cultivadas o “domesticadas” se convierte en una comparación con el hombre. Cuanto más aprendamos de las manzanas silvestres, es decir, ser auténticos y sin artificios, más conexión con el prójimo podremos experimentar. Un antiguo dicho inglés que el autor menciona, dice: “Cuantas más manzanas lleva el árbol, más se inclina hacia la gente”. La autenticidad es el valor central de esta filosofía.

Fue auténtico un precursor del ecologismo, un defensor de la naturaleza en su estado más puro y salvaje, que celebraba la humildad y la lucha por la supervivencia de un fruto desdeñado por la sociedad moderna formada por hombres masas; fruto honrado por los antiguos.

El libro escrito por Henry Thoreau, Las manzanas silvestres, aboga por una vida sencilla, natural, lejos de las complicaciones que implica la modernidad. El significado es que lo natural es superior a lo cultivado, que la vida en armonía con la naturaleza anterior a la Revolución Industrial es mejor que la que se estaba experimentando el escritor en aquel entonces. Imagino a Thoreau en nuestro siglo XXl. No le bastaría retirarse a las afueras, sería un auténtico ermitaño, un rebelde solitario atrincherado, protegiendo su individualidad, negándose a aturdirse en la farsa frenética de la sociedad de consumo, esperando el colapso inevitable de un mundo que ha dado la espalda a la naturaleza. 

 

[Fuente: www.meer.com]