quinta-feira, 24 de maio de 2018

Al Parlament encara es parla llatí

El Departament d’Assessorament Lingüístic del Parlament de Catalunya ha posat a disposició dels seus membres i del públic en general un recull de les locucions i expressions llatines més habituals en l’àmbit jurídic i parlamentari. Es tracta d’una edició electrònica que es pot consultar en el web mateix del Parlament: Locucions i expressions llatines.

Escrit per Jordi Parramon i Núria Lucena

Som conscients que el nostre repertori no és exhaustiu, per la mateixa dificultat de localitzar i aplegar totes les expressions llatines que alguna vegada han estat emprades com a recurs estilístic, però sí que hem procurat fer-lo tan extens com sigui possible. Hem donat preferència a les expressions pròpies de l’àmbit jurídic, sense oblidar les que han perdut aquest matís d’especialitat que haguessin pogut tenir, i es poden aplicar a qualsevol context que requereixi un registre una mica culte.

L’origen de les expressions que conformen el recull és molt divers. La font principal és el dret romà, els principis que el conformen i les lleis i sentències que se’n deriven, als quals s’afegeixen els dictàmens dels jurisconsults d’èpoques posteriors, sense oblidar l’aportació dels humanistes ni l’abundosa fraseologia eclesiàstica. En conjunt, les locucions llatines conservades formen un corpus molt extens, del qual només hem espigolat les més freqüents, les que hem pogut documentar en el llenguatge parlamentari actual, que són també les que generen més consultes, tant per a textos escrits com per a intervencions orals.

L’obra s’estructura com un conjunt de fitxes, cadascuna de les quals conté la definició de la locució llatina; les formes equivalents en català i en castellà, si n’hi ha; indicacions sobre l’ús, en què hem remarcat les variants formals i, si és el cas, els errors morfològics o de pronúncia introduïts, i exemples de textos, intervencions i discursos que, sempre que ha estat possible, hem extret del nostre àmbit parlamentari. Perquè ens hem adonat que, d’exemples, no en manquen, i és admirable com una llengua sense reconeixement oficial ni regulació normativa, que molta gent considera inútil i dona per morta i enterrada, es manté activa a les institucions gràcies al seu prestigi històric i al pòsit cultural que ha anat acumulant al llarg de la història.

Les locucions llatines i les seves màximes perduren en bona part del vocabulari del Parlament, i ho fan com un conjunt de frases fetes a les quals hom recorre sovint no només per embellir un discurs o, en el millor dels casos, per aportar una citació d’autoritat, sinó també, sobretot per part dels juristes, com a recurs de simplificació i precisió en el discurs, ja que són expressions amb molt de contingut semàntic i que sovint també incorporen molta jurisprudència.

Com que verba volant, scripta manent, presentem aquest recull d’expressions i locucions llatines, amb la voluntat que sigui una eina de consulta perquè el personal polític i tècnic del Parlament de Catalunya, i també tothom que hi estigui interessat, pugui resoldre els seus dubtes a l’hora d’emprar una locució llatina, sobretot les que formen part del llenguatge jurídic, però també moltes de les que han penetrat en l’àmbit col·loquial. Per això mateix, la institució ha trobat convenient de posar aquest document a disposició del públic entre els seus recursos lingüístics.

Jordi Parramon i Núria Lucena
Assessors lingüístics del Parlament de Catalunya



[Font: eapc-rld.blog.gencat.cat]

 

Philip Roth, écrivain sulfureux et homme de contradictions

Une analyse détaillée des œuvres de l’écrivain sulfureux Philip Roth, au regard de la vie de l’auteur.

            Philip Roth lors d'une conférence en janvier 2013| Frederick M. Brown / Getty image North America / AFP


Publié par Marie Marin et Nonfiction 

En 2010, après la parution de Némésis, l’écrivain américain Philip Roth décide qu’il n’écrira plus de livre. Déçu par le dernier roman de son ami dont il est un fervent admirateur, Saul Bellow, il en tire la conclusion qu’un auteur ne doit pas écrire après l’âge de 80 ans. Cette retraite littéraire est l’occasion pour sa biographe, Claudia Roth Pierpont (aucun lien de parenté ne les unit malgré son nom), de parcourir l’œuvre et la vie de Philip Roth pour livrer une analyse approfondie de ses romans et de sa posture d’écrivain.

Dans Roth délivré, l’auteure se livre à un examen approfondi de l’évolution de Philip Roth en tant qu’écrivain, à travers l’évocation notamment de ses thèmes de prédilection: les juifs, le sexe et l’amour, le sexe sans amour, le sens de la vie, le sens de sa propre vie, ses parents, les idéaux américains, les bouleversements des années 1960, le corps humain dans sa beauté, dans la maladie, les ravages de l’âge, ou encore la mort.

Spécialiste de l’œuvre de l’écrivain, Claudia Roth Pierpont a, comme il est précisé sur la quatrième de couverture, longtemps fait partie du cercle des premiers lecteurs auquel l’écrivain envoyait ses manuscrits pour avis. Ce livre est le résultat de nombreuses conversations avec l’écrivain mais aussi avec certains de ses proches. L’auteure le précise, Philip Roth a accepté de ne pas lire une seule ligne avant la parution. Le livre étant plutôt élogieux, on doute que l’écrivain aurait souhaité dans le cas contraire empêcher sa parution.

Un écrivain juif accusé d'antisémitisme

Bien qu’il refuse l’étiquette d’«écrivain juif» et se veut «écrivain américain», Philip Roth ne peut se détacher de cette image. En mettant en scène dans la plupart de ses romans des personnages juifs, il se voit rangé dès lors dans une case. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de subir de nombreuses accusations d’antisémitisme, et ce dès sa première nouvelle, Défenseur de foi. Dans ce texte, il livre une satire de ses personnages qui sont pour la plupart juifs. Il refuse cependant de faire porter à ses personnages le poids de la tragédie ou de l’oppression. Alors qu’il participe à une conférence intitulée «La crise de conscience chez les écrivains des minorités», il est choqué, car il ne s’attend pas à autant de critiques et d’accusations d’antisémitisme. Il déclare alors à sa femme et à son éditeur: «Je n’écrirai plus jamais sur les juifs». Ce ne sera pourtant pas le cas.

Augie March de Saul Bellow sera pour lui une révélation. Il découvre alors le type de littérature qu’un juif peut écrire sur des juifs. Il prend conscience que l’expérience juive peut être transformée en sujet de littérature américaine, au même titre que Paris, Long Island… Dans Goodbye Columbus et les nouvelles qui l’accompagnent, Roth s’intéresse à l’adaptation –souvent l’inadaptation– culturelle des juifs à la vie américaine moderne. Il refuse pourtant que son œuvre soit assimilée à une étude de l’assimilation du peuple juif.
Après avoir abandonné le sujet dans son roman Laisser courir, Roth reprend une thématique juive dans son chef-d’œuvre Portnoy et son complexe. Il s’adonne alors à l’humour juif, dresse le portrait d’un personnage archétype de la mère juive, autoritaire, puissante, stressée et stressante. Selon lui, la prudence excessive de la mère juive, dont on fait souvent une caricature, est un héritage inconscient de l’holocauste. À l’occasion de ce livre, Philip Roth s’interroge et voit naître une problématique qui ne le quittera plus: peut-on être américain en étant juif ou faut-il nécessairement n’être que juif ? Son personnage, Alexander Portnoy, soupçonne que le fait d’être juif l’empêche d’être un vrai Américain.

Ce roman provoque à son tour un tollé dans une partie de la communauté juive. On lui reproche de donner des armes aux antisémites, en mettant en scène des héros juifs ravagés par des désirs sexuels immoraux. Gershom Scholem, universitaire, écrivait dans un journal israélien que Roth avait écrit «le livre que tous les antisémites ont appelé de leurs vœux».


En 1979, Philip Roth publie L’Écrivain des ombres. Depuis longtemps, l’auteur souhaitait prendre pour sujet Anne Frank. Il savait le sujet difficile, d’autant plus qu’il désirait changer son histoire, la faire survivre et la faire venir en Amérique. Dans cette entreprise, il décide de reprendre son personnage de Nathan Zuckerman, créé pour la première fois pour son roman Ma vie d’homme. Le jeune écrivain se rend chez E.I. Lonoff, un grand admirateur séduit par ses écrits. Zuckerman est inquiet de la réception de sa dernière nouvelle par son père. Dans cette nouvelle, l’auteur évoque une dispute familiale au sujet de l’argent. Le père de Zuckerman est très affecté et veut l’empêcher de la publier, car il craint que les Gentils n’y voient que ce qu’ils souhaitent y voir, à savoir le rapport des juifs à l’argent. Le père ne parvient pas à empêcher la parution et fait appel au juge Wapter qui à son tour écrit à Zuckerman en lui posant cette question: «Si tu avais vécu en Allemagne nazie durant les années trente, aurais-tu écrit ce récit?». Et en l’enjoignant d’aller voir Le Journal d’Anne Frank qui se joue à Broadway.

Chez le grand écrivain E.I. Lonoff, Nathan Zuckerman rencontre Anne Frank, qui se fait appeler Amy Belette depuis qu’elle se cache en Amérique. Roth, qui a une vision très tendre d’Anne Frank et de son journal, s’interroge, à l’instar du personnage d’Amy Belette, sur la réussite du livre. Il compare son emprise à celle d’un Holden Caulfield ou d’un Huckleberry Finn. C’est la sincérité de sa voix adolescente qui joue un grand rôle dans l’attrait porté à son journal. Qu’en serait-il néanmoins si elle avait survécu? Un autre élément semble important selon Roth pour expliquer cet attrait. Selon lui, la jeune fille «est beaucoup plus juive à nos yeux qu’elle ne l’était aux siens». Ce qui lui inspire cette interrogation: «Que pensez-vous qu’il se passerait si je disais tout haut (c’est-à-dire, à l’écrit) que la moins juive des enfants juifs est notre sainte juive?». Roth invite à observer que, malgré l’exemplarité d’Anne Frank, l’antisémitisme perdure. Cela étaye sa thèse selon laquelle il est impossible de contrôler l’antisémitisme par le seul fait de se montrer exemplaire, car l’antisémitisme et le problème des antisémites.

On retrouve le personnage de Nathan Zuckerman en 1981 dans Zuckerman délivré. Ce roman traite des conséquences que peuvent avoir la publication d’un livre, sujet que connaît bien Philip Roth. Suite à la parution du roman à succès Carnovsky, Nathan se voit accusé d’antisémitisme. Il reçoit du courrier adressé à l’«ennemi des juifs».

En 1986, Philip Roth publie son roman La Contrevie dans lequel il met en scène Nathan Zuckerman, son double littéraire, en visite en Israël chez un ami journaliste. Le roman a pour principal sujet les lieux, et plus spécifiquement l’Angleterre et Israël. Roth veut montrer l’influence des lieux sur les gens. L’écrivain avait visité Israël pour la première fois en 1963 alors qu’il était invité à un colloque sur les écrivains juifs. Il y retourne ensuite plusieurs fois pour découvrir les différentes facettes du pays. Il est marqué par l’écart entre sa première visite avant les guerres et celles qui suivent pendant lesquelles il constate que les gens ne parlent que de politique. Il visite également des colonies, ce que lui reproche notamment son ami Amos Elon. Il continuera de le faire mais de façon plus discrète. Les juifs d’Israël sont un sujet d’inspiration dans La Contrevie. Qui d’autre pour représenter le thème de la contrevie mieux que des juifs qui ont tout reconstruit sur un nouveau territoire? On trouve dans ce roman les questions sur l’identité juive chères à Roth. Ainsi, Nathan s’interroge sur ce qu’il y a de plus typiquement juif chez son frère. Plus que son installation en Israël et son apprentissage de l’hébreu, le fait qu’il ait eu besoin de faire toutes ces choses moralement irréprochables afin de justifier la décision de quitter sa femme est certainement la plus grande marque de son identité juive.

Bien des années plus tard, la question juive continue de le hanter. À son retour aux États-Unis, à la fin des années 1980, il donne des cours sur l’Holocauste. Il fait étudier des livres comme Aux douches, Mesdames et Messieurs de Tadeusz Borowski et fait dessiner à ses étudiants le plan du camp de Treblinka suite à la lecture d’Au fond des ténèbres de Gitta Sereny, pour qu’ils sachent qu’il était réellement impossible d’en sortir. Il donne également des cours sur Primo Levi, qu’il avait rencontré à plusieurs reprises et dont il devient l’ami.

Dans son roman Opération Shylock, il met en scène un faux Philip Roth, un homonyme, imposteur, qui défend le projet d’un diasporisme. Le diasporisme est le sionisme à l’envers. Selon ce personnage, les juifs israéliens de tradition européenne devraient retourner en masse dans leurs pays d’origine. Ce second exode serait inévitable pour éviter un second holocauste. Dans le roman, les gens confondent le vrai et le faux Roth, notamment du fait de la réputation des livres du vrai Roth, que l’on dit hostile aux juifs.

Au milieu des années 1980, alors qu’il est interrogé dans la Paris Review sur l’écriture juive, Philip Roth tente une réponse. Selon lui, ce qui fait un livre juif, ce n’est pas le sujet, mais le fait qu’il n’arrête pas d’en parler. Il y a quelque chose dans le style nerveux, bavard, excité, indigné, obsédé, qui définirait peut-être l’écriture juive. Pour autant, Roth insiste sur son refus de porter une telle étiquette: «L’étiquette “écrivain juif américain” ne signifie rien pour moi. […] Si je ne suis pas américain, je ne suis rien.»

Un homme à femmes et un écrivain misogyne?

Philip Roth rencontre Maggie Williams à Chicago. À première vue, Maggie incarne le rêve américain de Roth. Protestante aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus, elle est issue d’une petite ville du Midwest. Mais la réalité s’avère différente. La vie de Maggie, tout d’abord, n’a rien d’un rêve. Fille d’un père alcoolique qui séjourne plusieurs années en prison, elle doit quitter la fac à 18 ans, car elle tombe enceinte. C’est en tout cas ce qu’elle raconte à Roth. Mais Maggie est spécialiste dans l’art du mensonge. La relation entre Roth et Maggie est tumultueuse et connaît de nombreux rebondissements. Roth finira néanmoins par épouser Maggie mais uniquement en échange de son avortement… Elle lui révélera quelques années plus tard qu’elle avait menti, qu’elle n’était alors pas enceinte, qu’elle était allée jusqu’à acheter un échantillon d’urine à une femme sans-abri enceinte. Cette relation va influencer toute son œuvre. Cette histoire d’amour romanesque et toxique est un des épisodes charnières de sa vie.

Roth est un homme à femmes. On lui connaît de nombreuses relations, notamment avec Jackie Kennedy. Un des grands amours de sa vie, comme il la considère encore aujourd’hui, est Ann Mudge, une femme fort heureusement très différente de Maggie. Elle en sera en quelque sorte l’antidote même s’il ne peut éviter un passage par la psychothérapie. L’écriture l’aide aussi dans sa reconstruction. Il écrit sur Maggie, sur les histoires de son enfance, car il est encore incapable de parler de son mariage. Il est encore trop tôt pour lui pour évoquer la Maggie qu’il a connue, il s’en tient à la petite fille qu’elle était dans son roman Quand elle était gentille. Ce roman voit naître les premières attaques lancées par des féministes. On lui reproche d’écrire sur des personnages féminins antipathiques. Cette attaque irrite Roth qui décrit alors son personnage principal comme «un cas de rage féministe prématurée».

Une jeune femme lui reproche notamment de décrire des personnages masculins avec de la profondeur tandis que ses personnages féminins sont superficiels.

Ce n’est que dans Ma vie d’homme que Philip Roth parvient enfin à évoquer son mariage avec Maggie en mettant en scène Peter Tarnopol, son alter ego dans le roman, qui lui-même se crée un double littéraire Nathan Zuckerman. Il ne cache rien dans ce roman de sa difficulté à écrire sur le sujet, de ses faux départs. Peut-être, doit-il se dire, qu’il sera capable une fois l’histoire racontée dans un livre de comprendre et surtout de surmonter cet échec retentissant.

Ma vie d’homme provoque une fois encore la colère des féministes. Claudia Roth Pierpont évoque un article en couverture de Village Voice dans lequel Vivian Gornick, critique et féministe, présente les photographies de Roth, Mailer, Bellow et Henry Miller sous le titre «Pourquoi ces hommes haïssent-ils les femmes?». L’auteure de l’article ne nie pas le talent de ces écrivains. Elle admire même les œuvres de Roth et distingue la critique des femmes dans Portnoy et son complexe ‒c’est alors Portnoy qui a un problème avec les femmes‒ et dans le texte de Ma vie d’homme qui dépasse le cadre de la fiction. Beaucoup d’autres critiques ont considéré ce livre davantage comme une thérapie que comme un roman. La même critique, Vivian Gornick, poussera plus loin encore sa réflexion sur la supposée misogynie de Philip Roth. Elle considère que l’auteur, tout comme son confrère Bellow, transpose sur les femmes une colère juive contre les Gentils. Selon elle, «dans tous les livres des trois décennies suivantes, les personnages féminins sont monstrueux parce que, pour Philip Roth, les femmes sont monstrueuses». D’autres critiques partagent cette vision d’un Roth misogyne suite à la lecture de Ma vie d’homme.

Des années plus tard, dans son roman Tromperie, il mettra en scène une femme procureure qui accuse le personnage de Philip de misogynie et de sexisme. Encore une fois, une belle mise en abyme de la part de l’auteur. Le personnage se défend alors en demandant pourquoi le portrait d’une femme doit être interprété nécessairement comme le portrait de toutes les femmes. On retrouve là une réponse habituelle de l’écrivain Philip Roth.

En 1999, Roth est invité à un séminaire pour parler de ses œuvres et répondre aux questions concernant celles-ci. Il apprend au cours de ce séminaire que son livre J’ai épousé un communiste a engendré beaucoup de colère chez les femmes présentes pour assister au séminaire. Une jeune femme lui reproche notamment de décrire des personnages masculins avec de la profondeur tandis que ses personnages féminins sont superficiels. Sa réponse est claire. Il existe dans ses romans des femmes fortes mais il n’écrit pas sur des genres, simplement sur des individus. Les femmes du séminaire lui faisant part de leur difficulté à s’identifier aux personnages féminins de la littérature, il leur répond que lui a eu, de son côté, du mal à trouver des héros juifs auxquels s’identifier. Il les invite alors à s’identifier à n’importe qui, peu importe le genre.

Un écrivain du désir sexuel et provocateur?

L’un des thèmes de prédilection de Philip Roth, comme le rappelle Claudia Roth Pierpont, est le sexe. C’est avec le roman Portnoy et son complexe qu’il se fait connaître en 1969. Un roman subversif dans une époque qui l’est tout autant. Portnoy est un adolescent juif de 13 ans. Un adolescent très sage qui lutte contre sa conscience surdéveloppée. Ce roman est une farce juive en ce qu’il met en scène un personnage qui échoue à devenir mauvais malgré ses tentatives. Portnoy témoigne de la permissivité de l’époque. L’auteur doit à ce roman sa réputation d’auteur sulfureux. Il y décrit dans un style très cru les obsessions sexuelles d’un adolescent: découverte de la sexualité, masturbation…


Conscient de la réputation qui est la sienne suite à la parution de Portnoy, Philip Roth s’en amuse en publiant le roman Le Sein en 1972. Roman dans lequel un homme, David Kepesch, professeur de littérature comparée et spécialiste notamment de Kafka, se réveille un matin métamorphosé en sein.

En 1977, il publie Professeur de désir. On retrouve dans ce roman le personnage de David Kepesch, qui raconte lui-même son histoire. Il y est beaucoup question de satisfaction physique et de bonheur, de séparation douloureuse entre le sexe et l’amour. L’héroïne de ce roman se nomme Claire, mais la chronologie de l’écriture du roman démontre qu’elle n’a rien à voir avec Claire Bloom. Elle semble inspirée davantage par Barbara Sproul. Comme Barbara le fut pour Roth, elle est la guérisseuse des blessures infligées par les ex-petites amies de Kepesch. Le thème de ce roman est dans la lignée de Portnoy. Une fois encore le désir sexuel est au cœur du récit, qui n’atteint pas le même succès que son prédécesseur. D’après Claudia Roth Pierpont, il s’agit pourtant d’un roman encourageant, en ce qu’il mêle les thèmes chers à Philip Roth à des scènes novatrices.

Le Théâtre de Sabbath, paru en 1995, comporte quelques-unes de ses scènes les plus sulfureuses et obscènes. Le thème du sexe renvoie ici non seulement à la liberté mais aussi et surtout à une protestation contre la mort elle-même. Claudia Roth Piermont montre comment, au fil des années, l’œuvre de Philip Roth traduit une angoisse du temps qui passe et de la mort.

Auteur et personnage?

Dans ce livre, l’auteur s’attache à proposer un examen des œuvres de Philip Roth en suivant l’axe chronologique. Il aurait été facile de classer ses œuvres par thèmes, ou plus simple encore, en fonction des narrateurs. Mais ce choix d’une analyse chronologique ne doit rien au hasard. La vie et l’œuvre de Philip Roth sont intrinsèquement liées. L’auteur s’inspire de ses histoires sentimentales, de ses échecs, de ses blessures ou encore de ses voyages. S’il met en scène autant de personnages juifs, c’est parce que c’est l’univers qu’il connaît le mieux. Dans Portnoy, les parents ressemblent par de nombreux aspects à ses propres parents. Jack Portnoy est comme Herman Roth courtier en assurance. Il a dû arrêter l’école très jeune mais est travailleur. Sophie Portnoy est une fée du logis, comme peut l’être Bess Roth. Dans ses autres personnages de vieil homme juif, il n’est pas rare de retrouver des empreintes de son père. Roth déclara dans une interview en France: «Il m’est quasiment impossible de ne pas l’inclure dans un livre que j’écris. […] Je dois fermer toutes les portes à double tour et les bloquer avec des meubles pour l’empêcher d’entrer.»

Nathan Zuckerman est véritablement l’alter ego de Philip Roth dans ses romans. Tout comme lui, il est né à Newark, dans une famille juive et aimante. Il est allé à l’université, a fait l’armée et est finalement devenu auteur. En revanche, là où leurs routes se séparent ‒et ce n’est pas anecdotique‒, c’est lorsque la route suivie par Zuckerman ne croise aucune Maggie. Tous deux partagent une crainte à l’idée de décevoir leur père par leurs écrits. Dans La Leçon d’anatomie, le personnage de Zuckerman est très malade, ce qui est le cas de Roth lors de l’écriture du roman. Ce livre sur la douleur physique fait écho à la vie de l’écrivain, alors confronté à divers problèmes de santé. D’autres points communs unissent les deux hommes, comme leurs réactions aux critiques ou encore leur réputation d’auteurs antisémites.

Provocateur, cherchant à dépasser ses propres limites et à marquer la littérature américaine de son empreinte, Philip Roth est un auteur sulfureux qui aime mettre en scène des personnages confrontés à un dilemme moral.

Son roman Les Faits est en majeure partie autobiographique. Il écrit ce livre dans une période difficile de sa vie. De graves problèmes de dos et une opération ratée au genou lui provoquent des douleurs terribles qu’il traite avec un médicament violent provocant des hallucinations et une dépression. À peu près à la même période, il est rattrapé par des problèmes cardiaques et se fait opérer. Il considère l’écriture du roman Les Faits comme une nécessité thérapeutique.

Roth semble fasciné par les mystères de l’identité. On peut penser que sa volonté de brouiller les pistes entre fiction et réalité, de mettre en scène des alter ego (homonymes ou non), de s’inspirer de proches, essentiellement de femmes qu’il a fréquentées, est le résultat de cette fascination. Ses narrateurs et personnages principaux pourraient être considérés comme de nombreuses facettes de sa personnalité. Zuckerman, Kepesch et Philip Roth (le personnage) sont des hommes juifs ayant grandi dans les années 1930-1940, tout comme lui. Ses personnages s’emparent des romans et prennent le contrôle. Mickey Sabbath fait du Théâtre de Sabbath le roman le plus libre de Roth. Le Suédois, en revanche, apporte de la structure au roman Pastorale américaine.

De cette biographie plutôt élogieuse, on retient l’image d’un homme de contradictions. Provocateur, cherchant à dépasser ses propres limites et à marquer la littérature américaine de son empreinte, Philip Roth est un auteur sulfureux qui aime mettre en scène des personnages confrontés à un dilemme moral. Influencé par Henry Miller, Roth veut faire entrer dans ses romans le répugnant, celui-là même que nous faisons tout pour cacher et ne pas voir. Tirant son inspiration de sa propre vie et ses propres expériences, l’écrivain met en scène des personnages qui lui ressemblent et qui deviennent au fil des romans récurrents. Des critiques lui ont reproché ce solipsisme, cette manie de ne parler que de lui. Ce serait aller un peu vite dans l’analyse, comme le montre Claudia Roth Piermont dans cet examen exhaustif de l’œuvre de Philip Roth. Qu’importe si les personnages sont ses alter ego, les romans développent des sujets universels comme le sens de la vie, le sexe, l’amour, la douleur. Dans sa trilogie américaine (Pastorale américaine, J’ai épousé un communiste et La Tache), il prend pour thème l’histoire américaine, au cours de différents événements marquants.

À travers le regard admiratif, mais expert, de Claudia Roth Piermont, Roth délivré est un excellent moyen de découvrir cet auteur pour les néophytes et de prolonger le plaisir de la lecture de ses œuvres pour les connaisseurs.


[Source : www.slate.fr]

L’autèntica vida secreta de la família de Salvador Dalí

La historiadora figuerenca Mariona Seguranyes ha culminat la investigació de set anys sobre l’entorn familiar i personal de Salvador Dalí. Ho ha plasmat amb una exposició i el seu respectiu catàleg Els Dalí de Figueres. La família, l’Empordà i l’art, una obra de referència on es descriu la família: els Dalí, el context humà i el paisatge que forja el Salvador Dalí més universal.


La família Dalí amb la família de la muller de Rafael Dalí, Conxita Pascual. 
Al darrere, al costat esquerre, Salvador Dalí Cusí amb el seu primer fill en braços (c. 1902).

Escrit per David Parreño Mont

Mariona Seguranyes estira el fil del llibre Salvador Dalí vist per la seva germana, escrit per Anna Maria Dalí. La investigadora va voler saber els motius secrets de la germana per editar aquest llibre on intenta justificar el seu paper en la trajectòria del gran pintor. El nou llibre aporta el dietari de la seva germana, un text fins ara inèdit que ajuda a entendre l’important paper d’Anna Maria i, també, permet contrastar molts aspectes que s’havien afirmat sobre la vida de Salvador Dalí. Una de les principals conclusions de la historiadora és que tota la família treballava com un engranatge al servei del pintor.

“L’Anna Maria viu l’univers del seu germà d’una manera molt propera”, explica l’autora, i això li ha permès conèixer successos més privats com la trobada entre la família Dalí i Federico Garcia Lorca la Setmana Santa del 1925 o el viatge del pintor a París perquè conegui Picasso. El dietari revela una gran complicitat entre els dos germans, ja que Anna Maria Dalí sovint fa de model i transcriu les seves cartes, cosa que fa que sigui un testimoni clau per conèixer de prop el personatge. Finalment, però, acaben trencant i Anna Maria acusa Gala Dalí de fer llum de gas. És per això que Anna Maria Dalí, llavors, sentiria la necessitat de fer-se escriptora i posar la família al lloc que li tocava després de les desavinences amb el seu germà.

Una altra gran sorpresa de la investigació ha estat el pare del pintor: Salvador Dalí Cusí, notari de professió amb un passat trencador i revolucionari. El seu pare era una ment liberal, oberta i progressista que havia teixit amistat amb Amadeu Hurtado i Pere Coromines. Per Seguranyes, si entenem el notari, podem entendre força bé el pintor. La figura paterna va ser molt present en la figura del pintor fins que l’esclat de la guerra marqués un abans i un després en la vida de la família. Tot i això, l’autora explica el notari Dalí Cusí havia destinat molts recursos a la formació del seu fill. De fet, en el llibre s’explica com va defensar el seu fill per carta quan el van expulsar de l’Acadèmia de Belles Arts de San Fernando de Madrid.

Els desacords ideològics i les seves reconciliacions, més enllà de conformar la seva biografia familiar, permeten llegir millor l’obra de Dalí, sobretot perquè les seves vivències personals sempre eren objecte de matèria pictòrica.


D’esquerra a dreta, asseguts, Anna Maria i Salvador Dalí, i Regino Sainz de la Maza. 
Darrere el pintor, dret, Federico García Lorca agafant la mà de Rosa Maria Salleras (1927).

Mariona Seguranyes, doctora en Humanitats, ha aplegat en aquest volum de gairebé 300 pàgines molta documentació valuosa formada per cartes, imatges i documents, molts d’ells inèdits i procedents de col·leccions privades. Forma part del catàleg de l’exposició que es pot veure al Museu de l’Empordà (Figueres) fins al 4 de novembre. L’alcaldessa de la ciutat, Marta Felip, assegura que aquesta recerca era necessària per contextualitzar l’entorn més proper després que s’hagi vessat tinta sobre el Salvador Dalí universal. El director del centre, Eduard Bech, explica que amb aquesta exposició volen seguir apostant per la investigació, que comença al segle XVIII i acabarà amb la mort de Salvador i Anna Maria Dalí el 1989.


 [Fotos: Arxiu particular - font: www.nuvol.com]

L'archéologie pornographique

Médecine, Moyen Âge et histoire de France


La médecine du XIXe siècle qui était le moteur principal – intellectuel, moral et disciplinaire – dans la formation moderne de la nation française et l’écriture de l’histoire de France, fondait chacune de ses théories et de ses propositions de lois dans le berceau médiéval. Cet ouvrage démontre comment l’histoire et le Moyen Âge, obsessions de la médecine, ont défini la famille, le mariage et le divorce, l’hygiène (les maladies, les vices et les tares), les mœurs et les politiques raciale et coloniale en Europe.

2018
Format : 14 x 20,5 cm

Nombre de pages : 392 p.

Illustrations : N & B
ISBN : 978-2-7535-7454-0
Disponibilité : en librairie
Prix : 26,00 €





Le sexe et le sang
  • « Archéologie pathologique », introduction
  • « Généalogie pathologique » : hérédité biologique et parenté médiévale
Le sexe et la race
  • Archéologie symbolique : le sexe aux colonies
  • Gilles et Jeanne, le criminel et le génie : fictions médicales et régénération de la race française
Le sexe et l’amour
  • « Archéologie pornographique » : une histoire des mœurs
  • Amour courtois, mariage courtois et divorce républicain


[Source : www.pur-editions.fr]


Morre Philip Roth, titán da narrativa estadounidense

Se a condición de xigante ten sentido ao falar de literatura é por autores como Philip Roth. Novelista principal do século XX, o estadounidense que atacou o puritanismo en O lamento de Portnoy (1979), afondou na convulsa historia do seu país na serie de Nathan Zuckerman e realizou un prego de cargos sobre a súa vida e a súa familia no tramo final -a serie titulada Némese- da súa descomunal obra narrativa. Morreu esta terza feira en Nova York.

Philip Roth (esquerda) e Primo Levi en 1986. 

Nado en 1933 en Newark, o barrio de Nova Jersey que en 1967 se revoltou contra o racismo e onde viven varios milleiros de emigrantes galegos, Philip Roth fixo da súa propia biografía materia literaria. Mais os seus personaxes ficaban abalados polos sucesos históricos, da caza de bruxas do senador McCarthy en Casei cun comunista (1998) aos supervivintes do nazismo en O escritor pantasma (1979).

Dificilmente interpretábel sen atender á súa condición cultural de xudeo, marcado polo traballo de Saul Bellow ou Bernard Malamud -tamén escritores xudeos norteamericanos-, o seu nome era deses que aparecían cada ano como probábel premio Nobel. Nunca o acadou. En 2012 anunciou que deixaba de escribir e que Némese (2010) sería a súa derradeira novela.

Só unha das súas obras conta con tradución ao galego. Trátase de Pastoral americana (1997), publicada en 2013 por Kalandraka con tradución de Fernando Moreiras, e que relata a descomposición da vida USA e da súa antítese contracultural e a guerra de Vietnam ao fondo.

[Fonte: www.sermosgaliza.gal]

ARCOlisboa afianza su reconocimiento internacional



ARCOlisoba 2018, organizada por IFEMA y la Câmara Municipal de Lisboa, ha cerrado las puertas de su 3ª edición afianzándose como el gran encuentro internacional de arte contemporáneo de Portugal. En esta edición se ha superado la cifra global de 11.000 visitantes, destacando el elevado nivel de los contenidos de la Feria, así como un público de calidad, lo que se ha traducido en mayores ventas y en la consolidación de su reconocimiento internacional.

El interés despertado por las propuestas artísticas de las 72 galerías participantes, ubicadas en el espacio histórico de la Cordoaria Nacional, ha sido junto al programa social y cultural de la ciudad, el mejor reclamo para atraer a destacados coleccionistas y profesionales internacionales, además de representantes de instituciones como el San Diego Museum of Art; Pérez Art Museum –Miami-; el Museo Guggenheim –Bilbao-; el MALBA -Buenos Aires-; el Palais de Tokyo –París-; el Parasol Unit –London-; el Jeu de Paumme –París-, y Musée d’art noderne et contemporain Genève.

Con ello, ARCOlisboa clausura su tercera edición con un balance muy positivo. A pesar de no disponer de datos oficiales de ventas, se ha confirmado desde el primer día el optimismo de las galerías y la satisfacción de coleccionistas e instituciones que han cerrado numerosas adquisiciones. Entre otras compras figuran las de la Câmara Municipal de Lisboa para el Núcleo de Arte Contemporânea da Câmara Municipal de Lisboa, que ha adquirido obras de Henrique Pavão (Galeria Uma Lulik); Marta Soares y Mariana Silva (Galeria Francisco Fino); Maria José Cavaco (Galeria Fonseca Macedo); Francisco Tropa y Hugo Canoilas (Galeria Quadrado Azul); Carla Filipe (Galeria Nuno Centeno); Mafalda Santos (Galeria Presença); Miguel Branco (Galeria Pedro Cera); Rui Calçada Bastos (Galeria Bruno Múrias); Rita Ferreira y Tiago Baptista (Galeria 3+1); Bruno Cidra (Galeria Baginski); André Cepeda (Galeria Cristina Guerra) y Nuno Nunes-Ferreira (Galeria Juan Siló).

Asimismo, la Fundación Helga de Alvear ha adquirido obra de Mario Merz y Julião Sarmento (Giorgio Persano) y Gil Heitor Cortesão (Pedro Cera), y la Fundação de Serralves confirma que incorporará a sus fondos diversas piezas adquiridas en la feria.

Por primera vez, ARCOlisboa ha hecho entrega del Premio Opening que ha recaído en la galería polaca BWA Warszawa, con sede en Varsovia. Este galardón premia al mejor stand de la sección con la cesión del espacio de expositivo de la Feria.

A este balance ha contribuido igualmente la apuesta de la ciudad que ha celebrado ARCOlisboa en todos sus rincones. A este entusiasmo se han sumado los principales agentes del arte contemporáneo de Lisboa, no solo las galerías, artistas e instituciones, sino también los coleccionistas han ofrecido momentos de encuentro compartiendo sus colecciones con los invitados de la Feria.

Apoyo institucional

Un año más ha destacado el alto apoyo a la Feria de las instituciones de Portugal, contando con la presencia en el acto inaugural del presidente de la República, Marcelo Rebelo de Sousa, así como del secretario de Estado de Cultura, Miguel Honrado, y el alcalde de Lisboa, Fernando Medina, además de distintas autoridades y personalidades de la vida pública y empresarial del país. Por su parte, el embajador de España en Portugal, Eduardo Gutiérrez Sáenz de Buruaga, también ha tenido presencia, así como con los máximos representantes de IFEMA, Clemente González Soler, presidente del Comité Ejecutivo, y Eduardo López-Puertas, director general.

Algunas valoraciones

Generalizada ha sido la valoración positiva de ARCOlisboa. Desde Carreras Mugica señalan que “la Feria ha sido un éxito y los visitantes muy interesantes. Hemos recibido a compradores americanos, belgas, franceses, brasileños, españoles, además un público portugúes de muy alto nivel. Y hemos vendido obra de todos los artistas que hemos traido”. Para Pedro Cera “ha sido una edición con una excelente afluencia en número de visitantes y en términos cualitativos. La feria tiene cada vez más coleccionistas extranjeros, y además, es muy buena noticia comprobar que los coleccionistas portugueses están de vuelta en el mercado”.

En Uma Lulik confirman que “es muy importante que se haya lanzado un proyecto de esta dimensión en Portugal. Ha sido una feria muy interesante que ha concentrado a muchos coleccionistas. Estamos muy satisfechos en términos de ventas desde el primer día”. En la línea, desde Cristina Guerra apuntan que “este año hemos notado mucho público y más interesado e interesante. También algunos grandes coleccionistas muy centrados en la feria”. Y Bruno Múrias remarca que “ha habido más visitantes de otros países como Estados Unidos, Canadá, Australia y coleccionistas procedentes de Francia o Bélgica, por ejemplo. Hemos hecho más contactos con profesionales que ha generado un mayor nivel de ventas”. Por su parte, Francisco Fino muestra su satisfacción y confirma que “nuestro segundo año está funcionando muy bien, habiendo superado las expectativas tanto en concentración de negocio en la Feria como en la propia galería, con la actividad generada por ARCO. También vemos una gran inversión en los grupos de coleccionistas y una buena afluencia durante todos los días”.


ARCOlisboa, feria organizada por IFEMA y la Câmara Municipal de Lisboa, que cuenta con el apoyo institucional del Gobierno de la República Portuguesa; Direção Geral das Artes; EGEAC; Marinha; Turismo de Portugal; Turismo de Lisboa, el mecenazgo de la Fundação EDP, y con la colaboración de Café Pessoa en el programa público, cerrará las puertas de su tercera edición hoy día 20 de mayo a las 18.00 horas, y comenzará a trabajar en ARCOlisboa 2019.

[Fuente: www.revistadearte.com]

Defenden que caracterizar o galego como lingua minorada tornouse unha “pexa” para a súa promoción

Mapa das linguas de Europa

Un artigo de Montse Dopico 


A miúdo termos técnicos da análise (socio)lingüística (i.e. bilingüismo, dialecto e lingua, entre outros) téñense deslizado cara á esfera pública cobrando un novo sentido ou, cando menos, xogando un papel diferente. Ao noso parecer, algo semellante ocorreu coa clásica caracterización do galego como idioma minoritario e minorado. Se o primeiro adxectivo é cuestionable, o segundo converteuse nunha pexa á hora da promoción lingüística desta lingua”. Isto afirman os investigadores Martín Vázquez e Facundo Reyna, editores do ensaio Encrucilladas da diversidade lingüística europea. Kiel-Santiago de Compostela, (Galaxia), que defenden caracterizar, no discurso público, a comunidade lingüística galega como “de tamaño medio” para contribuír a “configurar unha imaxe máis positiva da lingua galega”.

O termo “comunidades lingüísticas de tamaño medio”, das que son exemplo a neerlandesa, checa, polaca, ucraína, danesa, eslovena, estoniana, finesa, hebrea, letoa e húngara, xorde, segundo estes autores, para definir as comunidades situadas nunha posición intermedia entre as grandes linguas e as pequenas. Trataríase de linguas de máis dun millón de habitantes e menos de 25 millóns, faladas en sociedades economicamente “desenvolvidas” e cunha “transmisión interxeracional positiva como síntoma de vitalidade lingüística”. Segundo estes criterios, a comunidade lingüística do galego podería considerarse de tamaño medio, malia que “a súa vitalidade lingüística non está garantida e a transmisión interxeracional é un dos problemas máis importantes”.

Desde o punto de vista demolingüístico, explican Vázquez e Reyna no limiar de Encrucilladas da diversidade lingüística europea, o galego sitúase entre o 5 por cento das linguas do mundo con máis dun millón de falantes, “feito que demostra a pouco axeitada caracterización desta lingua como minoritaria”. “Entendemos”, -engaden-, que “a caracterización da comunidade lingüística galega como mediana, un termo que non remata por rachar a xerarquización entre minoritario-maioritario, sérvenos para mellorar a imaxe e contribuír a eliminar algúns dos prexuízos sobre a súa utilidade ante o marco ideolóxico imperante”. Da mesma maneira, aseguran que o termo “lingua minorada”, aínda que nalgún momento puido servir para denunciar as “forzas invisibles” que actuaban na substitución lingüística, “agochadas baixo o argumento da liberdade do individuo, na actualidade esta etiqueta xoga en contra do galego á hora da súa promoción”.

Vázquez e Reyna conflúen ademais, na súa argumentación, co profesor da Universidade de Vigo Fernando Ramallo, que noutro dos artigos recollidos neste mesmo libro ocúpase das linguas minoritarias europeas. Malia a elaborada narrativa a favor do mantemento destas linguas, tan reproducida no “mantra” neoliberal da “unidade na diversidade”, en moitos Estados, -indica Ramallo-, “as políticas públicas deixan de lado non só a promoción da diversidade senón, e isto é o máis preocupante, unha elemental protección”, de xeito que se reforza o “discurso da diversidade como un mecanismo de dilución do discurso da xustiza”, ao tempo que se constrúe o discurso da diversidade como problema. O autor defende, por isto, unha abordaxe da diversidade lingüística a partir das desigualdades e non desde unha retórica “baleira e abstracta”.

As cifras que se manexan, -sostén Ramallo-, “sitúan a diversidade lingüística de Europa entre 230 e 300 linguas, das que un 15 por cento ten status de ‘lingua oficial’. O resto, considéranse linguas sen Estado, linguas rexionais ou linguas minoritarias. Das linguas minoritarias, 79 estarían cubertas pola Carta Europea para as Linguas Rexionais ou Minoritarias. Mais o concepto “minoría lingüística”, -lembra-, é ambiguo. Unha serie de trazos, -explica-, adoitan aparecer nas situacións de minoración lingüística, como, desde o punto de vista sociopolítico: a dependencia política en modelos democráticos liberais, o baixo prestixio social, o conflito lingüístico permanente, que pode estar latente, e o activismo cívico a favor da lingua minorada, ou desde o punto de vista demográfico o perfil envellecido ou a aparición de minorías aínda máis desprotexidas, fronte ás minorías autóctonas, a consecuencia dos movementos migratorios.

Outros trazos serían, desde o punto de vista legal, unha fráxil lexislación de protección das minorías lingüísticas e o baixo nivel de visibilidade institucional, desde o económico o empobrecemento e desde o sociolingüístico problemas de ruptura da transmisión interxeracional, presenza de neofalantes ou actitudes máis favorables á diversidade lingüística nos falantes da lingua minoritaria que nos da dominante, xunto con actitudes máis neutrais cara á primeira, nos falantes da lingua maioritaria ou desfavorables, se consideran o bilingüismo como competencia. En canto ao futuro destas linguas minoritarias, Ramallo propón un modelo para tratar de predicilo, en función de dúas variables: o maior ou menor prestixio social da lingua e a intensidade do conflito lingüístico entre as comunidades en contacto.

Así, no grao un estaría a substitución lingüística, en situacións de baixo prestixio sen apenas resistencia social; no grao dous a diglosia funcional, en situacións de baixo prestixio e con conflito baixo ou latente que leva a tensións cando se activa; no grao tres a autonomía lingüística, con establecemento de dereitos lingüísticos territorializados; no catro o federalismo lingüístico, con monolingüismo exclusivo da lingua minoritaria nun determinado territorio, e multilingüismo oficial, acando a lingua minoritaria status legal en todo o Estado e para todas as funcións. En calquera caso, -resume Ramallo-, as linguas europeas son maioritariamente linguas minorizadas. E a dobre consideración das linguas como maioritarias ou minoritarias, oficiais ou non oficiais, constitúe a base dunha discriminación con múltiples implicacións.
“Basta xa de episodios gloriosos pero errados!”, conclúe este autor. Pois, -salienta-, os falantes das linguas minoritarias “teñen dereito á caída do adxectivo e a que no seu día a día a súa lingua sexa maioritaria e operativamente exemplar. Se aceptamos que as linguas minoritarias teñen futuro, cómpre desminoralas, isto é, enchelas de oportunidades, de espazos de uso, de funcionalidades mediante a súa transformación de linguas minoritarias a linguas comunitarias”.

Sobre o futuro da lingua -galega- reflexiona tamén, no mesmo libro, o profesor emérito da Universidade de Santiago e ex-presidente da Real Academia Galega Xesús Alonso Montero, que reivindica o galego como unha lingua “antiburguesa”. Nun texto que parte das lembranzas da súa infancia e da súa toma de conciencia do nexo entre lingua e clase social, lembra que, no Rexurdimento, as elites intelectuais galegas eran, no seu día a día, monolingües en castelán. “Rosalía e Murguía”, -sinala- “escribíanse sistematicamente neste idioma, e neste idioma, o castelán, cortexáronse, namoraron, conviviron e socializaron os seus fillos”. E esta situación mantívose, con poucos matices, durante décadas.

Deste xeito, -asegura-, Ramón Otero Pedrayo non falaba en galego coa súa nai, e a mesma “incoherencia” entre o seu discurso público e a lingua das súas relacións familiares amosaron Francisco Fernández del Riego ou Ricardo Carvalho Calero, “capaz de dirixirse en castelán á súa muller e ás súas dúas fillas en grupos onde o galego era o idioma de conversa”. Arredor de 1955, -engade-, Antón Beiras e Antía Cal comezaron a falar en galego no fogar, a partir dunha “heroica decisión incomprendida daquela por non poucos antifranquistas e non seguida en Vigo e en Lugo por ningún dos galeguistas que xa o eran antes do 1936”.
Segundo Alonso Montero, é Curros Enríquez, por outra banda, o primeiro defensor do galego que presenta esta lingua como “un idioma civil, un idioma nobre”, dotado da nobreza que lle transmite non “o ocio, o ouro e o ouropel” das clases altas, senón “o prestixio do traballo e do sufrimento” das clases traballadoras. A “lingua proletaria do meu pobo” de Celso Emilio Ferreiro, o idioma da “nación sociolóxica” dos pobres, dos labregos, dos “parias”. No Rexurdimento, -sinala Montero-, ningún dos moitos apoloxistas da lingua patria a defendeu con este argumento, agás Curros, como despois fará Castelao.
A partir dos anos 80, o Estatuto de Autonomía e as leis posteriores sobre o idioma, -en concreto, a presenza do galego na escola, nos medios de comunicación e na administración-, conseguen, segundo Montero, desacelerar o proceso de substitución lingüística, pero se a inmensa maioría da sociedade aínda non a percibe como unha lingua de prestixio é, segundo a súa análise, porque as “clases altas”, -agás excepcións-, seguen sen usala como lingua coloquial habitual, “nin na casa nin no marco veciñal ou profesional”. Mais de toda a sociedade, conclúe, e non só de certas institucións ou grupos, depende o seu futuro.

A obra Encrucilladas da diversidade lingüística europea foi impulsada desde o Centro de Estudos Galegos de Kiel (Alemaña), baixo a dirección de Javier Gómez-Montero. O Camiño de Santiago foi a vía escollida por este centro para poñer en valor a lingua galega, no contexto do plurilingüismo europeo, no norte de Europa. “A literatura”, indica o propio Gómez-Montero nun artigo neste libro, “fundou o Camiño” e “é un espello de como cada xeración o reinventa”. As lecturas literarias do Camiño, os textos ficcionais e a literatura odopórica, “redescobren de mil formas diferentes o territorio que o cruza, a súa historia oculta, a das súas cidades, aldeas e vilas, e supoñen tamén unha aproximación ás linguas dos seus habitantes, enraizándoas tanto na sociedade como nos seus imaxinarios colectivos”.

No espazo báltico, a diversidade lingüística está presente en virtude da confluencia entres as familias lingüísticas xermánica, eslava a báltica, xunto con linguas non indoeuropeas como o finés e o estoniano. O espazo báltico é, segundo Vázquez e Reyna, lugar de reunión de moitas das comunidades lingüísticas de tamaño medio. Da diversidade lingüística no norte de Alemaña e áreas veciñas ocúpase en Encrucilladas da diversidade lingüística europea o profesor Alastair Walker, da Universidade de Kiel, que define os distintos modelos educativos en canto a presenza das linguas minoritarias ou rexionais.
Así, remarca, nos Países Baixos o frisón occidental pode abranguer desde unha hora de aulas á semana ao 50% do currículo, segundo a decisión da dirección de cada escola, mentras que o baixo saxón case non está nas aulas, agás en dous concellos. En Alemaña, hai un modelo de inmersión lingüística en todo o currículo nas escolas de minoría danesa; o baixo alemán é moi pouco utilizado, aínda que a tendencia comeza a mudar; o frisón setentrional está normalmente unha ou dúas horas á semana no xardín de infancia e na escola, e o romaní non ten taxa de matrícula formal, aínda que membros da comunidade lingüística acompañan os nenos sinti na escola en Kiel, empregando esta lingua. En Dinamarca, case todo o currículo nas escolas de minoría alemá ten como lingua de instrución o alemán.

Deste xeito, conclúe o autor, “as dúas minorías que teñen os sistemas educativos máis eficientes e desenvolvidos son as minorías danesa e alemá. Estas son dúas minorías transfronteirizas nas que a lingua minoritaria é máis unha lingua de uso institucional que familiar”, mentras que “as comunidades lingüísticas autóctonas, coa excepción do frisón occidental, teñen xeralmente unha posición moi modesta nos respectivos sistemas educativos estatais”.

[Fonte: www.praza.gal]

quarta-feira, 23 de maio de 2018

Crítica: «El hombre que mató a Don Quijote»

CANNES 2018: La esperada aproximación de Terry Gilliam al universo de la más famosa creación de Miguel de Cervantes está plagada de sus delirantes señas de identidad

Adam Driver y Jonathan Pryce en El hombre que mató a Don Quijote

Escrito por Alfonso Rivera

Todo el mundo conoce la accidentada odisea de la gestación de esta película, así que su propio director, Terry Gilliam avisa con un rótulo al comienzo de El hombre que mató a Don Quijote [+] de que, por fin, tras más de dos décadas esperando, vamos a disfrutar de su personal acercamiento a la novela española más célebre de todos los tiempos, surgida de la pluma y la mente de Miguel de Cervantes Saavedra.

Habría que preguntarle al propio Gilliam si ha incorporado los sinsabores personales de la eterna elaboración de El hombre… en el guion final que se ha podido ver en la clausura del 71º Festival de Cannes, pues su trama, que transcurre dentro de un rodaje -de la filmación de una versión de Don Quijote de la Mancha- destila nostalgia, crítica hacia los productores (no faltan ni los rusos ni los chinos), giros impensables y ciertos elementos biográficos. El protagonista, encarnado por el estadounidense Adam Driver, sin ir más lejos, es ese cineasta que verá cómo varios elementos –reales e imaginarios, controlables o no- impiden que su proyecto fílmico termine de materializarse.

El resto del film, con argumento de Gilliam y Tony Grisoni (colaboradores ya en Tideland [+]), seguirá la peripecia de ese director que descubre algo que le retrotrae a su anterior intento de hacer la misma película: sus pasos le conducirán a encontrarse a aquel hombre que, como Albert Serra en Honor de caballería [+], reclutó de entre la gente del pueblo llano para encarnar con veraz realismo manchego al ingenioso hidalgo (interpretado aquí por el galés Jonathan Pryce, protagonista de aquella inolvidable Brazil, que también tenía algo de quijotesca). Y ahí entrará en una espiral delirante, genuinamente Gilliam, donde la realidad se confundirá con la ficción, la locura con la inteligencia, y el frenesí con el disparate.

Irregular pero con momentos fascinantes, enloquecida y fantasiosa como todo el cine del director de El imaginario del doctor Parnassus [+]El hombre que mató a Don Quijote –título que contiene un spoiler tan grande como un molino de viento- fascinará a los fans del director norteamericano y aburrirá o incluso irritará con sus excesos gran guiñolescos a los espectadores más dubitativos, pero demuestra que Gilliam, a sus 77 años, se mantiene en traviesa forma y sigue construyendo universos únicos, divertidos, grotescos e irrepetibles. 

Al final, la película, rodada en majestuosos escenarios históricos y naturales de la península ibérica y las islas Canarias, además de estar dedicada a los dos actores que previamente intentaron encarnar a don Quijote a sus órdenes (John Hurt y Jean Rochefort), se erige en una oda a la inconsciencia necesaria para vivir, para crear y, sobre todo, para hacer cine. Terry Gilliam lo sabe de sobra y lo demuestra felizmente en esta película festiva, arriesgada, temeraria, batalladora y casi testamentaria.

El hombre que mató a Don Quijote, con banda sonora compuesta por Roque Baños y dirección de fotografía de Nicola Pecorini, es una producción europea entre España, Portugal, Reino Unido y Francia de las compañías Tornasol FilmsKinologyEntre Chien et LoupUkbar Filmes, El hombre que mató a Don Quijote AIE y Carisco Producciones AIE. De sus ventas se encarga la agencia gala Kinology y se estrenará en España, distribuida por Warner Bros., el próximo 1 de junio.


[Fuente: www.cineuropa.org]

Realizarán conversatorio sobre interpretación y traducción en lenguas indígenas

En el espacio se realizará un balance de los avances, logros y retos en el proceso de implementación del ejercicio de la traductología en lenguas indígenas. El encuentro será en el Mincu.



Con el objetivo de evidenciar la importancia del intérprete y traductor de lenguas indígenas en el acceso a los servicios públicos, miembros del Registro Nacional de Lenguas Indígenas u Originarias (ReNITLI), realizarán un conversatorio este fin de semana.

Además, para destacar el Día Nacional de las Lenguas Originarias, que  se celebra el 27 de mayo, los traductores e intérpretes realizarán un balance de los avances, logros y retos en el proceso de implementación del ejercicio de la traductología en lenguas indígenas, Ley N.° 29735.

El evento es de ingreso libre y se llevará a cabo el viernes 25 de mayo a las 6 y 30 de la tarde en la Sala Qhapaq Ñan, del Ministerio de Cultura (Mincu), ubicado en la Av. Javier Prado Este 2465, San Borja.

Dicha actividad se realiza en coordinación entre la Dirección de Lenguas Indígenas del Ministerio de Cultura e integrantes del ReNITLI.

El conversatorio pretende también recoger desde la experiencia de los actores, los alcances sobre la finalidad del servicio de interpretación en lengua indígena, así como identificar las buenas prácticas en la actuación del intérprete y traductor de lengua indígena.

Asimismo, permitirá reflexionar sobre el rol fundamental del intérprete y traductor en los servicios con pertinencia cultural y lingüística y contribuirá al fortalecimiento de la figura del intérprete y traductor de lenguas indígenas en el Perú.

El conversatorio “Experiencias exitosas de interpretación y traducción en lenguas indígenas en el Perú”, se desarrolla en el marco de las actividades programadas por la "Semana de la Diversidad Cultural y Lingüística 2018" que organiza el Ministerio de Cultura.

La "Semana de la Diversidad Cultural y Lingüística 2018" busca promover y revalorar la gran diversidad cultural del Perú, y cuenta con una serie de actividades que incluyen diálogos, presentaciones, proyecciones de cine, conversatorios, entre otras que se realizan en Lima y el interior del país.

Para mayor información, puede descargar el programa del conversatorio en este enlace, y el programa completo de la "Semana de la Diversidad Cultural y Lingüística 2018" aquí.


[Fuente: www.servindi.org]