quarta-feira, 5 de agosto de 2026

Pour éviter une nouvelle crise de Ceuta, il est impératif de revoir les règles de Schengen

Le rapprochement récent de l’Espagne avec l’Algérie et l’afflux massif de Marocains dans l’enclave espagnole qui a suivi prouvent que l’immigration peut être une arme, analyse l’avocat*. Or, avec l’espace Schengen, si chaque membre reste maître de ses relations avec les États tiers et de sa politique d’attribution des visas, la politique migratoire, elle, est communautarisée, déplore-t-il. 

Des migrants font la queue pour recevoir de la nourriture et des boissons distribuées par la Croix-Rouge, à Ceuta, en Espagne, le 3 août 2026.

Écrit par Philippe Fontana

À lui seul, l’épisode de Ceuta illustre les difficultés de la régulation migratoire dans une construction européenne imparfaite. Il montre également que l’immigration peut être utilisée comme une arme par les États tiers. En l’espèce, le royaume chérifien. Le 30 juillet 2026, jour de la fête du trône marocain, 60.000 sujets du roi Mohamed VI ont déferlé, sans violence il est vrai, sur l’une des deux possessions espagnoles en Afrique du Nord. Quelques jours après, la grande majorité d’entre eux, à l’exception de certains mineurs non accompagnés, est déjà repartie au Maroc. En pleine torpeur estivale, le choc est immense, car cette soudaine poussée fait mesurer l’envie migratoire dont font l’objet l’Union européenne en général et la France en particulier.

Chacun y va de son commentaire, responsables politiques français, mais aussi européens et américains, dans une grande confusion juridique, notamment sur l’application du code des frontières de Schengen. Comprendre de telles crises appelle une rétrospective historique, pour appréhender leurs enjeux, mettre en évidence les obstacles à lever pour les résoudre et conduire une politique efficace à cet effet.

Nous sommes en novembre 1975. Franco se meurt en Espagne, qui exerce sa souveraineté sur l’actuel Sahara occidental, dénommé alors espagnol. Un conflit naît entre l’Espagne et le Maroc sur la possession de ce territoire. Sollicitée par l’assemblée générale des Nations Unies, la Cour internationale de Justice rend le 16 octobre de la même année un avis qui constate l’absence de lien de souveraineté territorial entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc. Son roi, Hassan II, va alors masser 350.000 de ses sujets à la frontière entre le Sahara espagnol et son pays. Après des négociations entre le futur roi Juan Carlos et le souverain marocain, l’Espagne plie et le Royaume marocain prend possession du Sahara occidental. L’Espagne, qui est au début de sa transition démocratique, va délaisser cette question, absorbée par bien d’autres problèmes, notamment ceux posés par le terrorisme basque et par son adhésion aux communautés européennes. En revanche, l’Algérie se montre très active sur le sujet. Ayant soutenu le Front Polisario, qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, elle considère le sort de ce dernier comme un enjeu majeur de sa diplomatie.

Sur cette toile de fond, trois évènements récents conjuguent leurs effets explosifs à Ceuta : la volonté du président du gouvernement espagnol Sanchez de régulariser massivement les étrangers en situation irrégulière (un demi-million devaient l’être, un million le seront), un arrêt du Tribunal suprême espagnol de juin dernier très favorable aux étrangers en situation irrégulière et un rapprochement entre le gouvernement socialiste espagnol et le régime algérien. Les autorités marocaines ne se sont pas opposées cette fois-ci aux entrées illégales, contrairement aux accords bilatéraux signés dans les années 1990, leur accordant l’autorité du contrôle sur la frontière et l’Union européenne. Elles ont reproduit la même utilisation cynique de l’arme migratoire qu’en mai 2021, date à laquelle, à la suite de gestes espagnols favorables au Polisario, 8000 marocains avaient pénétré, en quelques jours, dans l’enclave de Ceuta.

Nous sommes devant une contradiction à ce jour inexpiable : d’un côté, chacun des États membres de l’Union européenne reste maître de ses relations avec les États tiers et de sa politique d’attribution des visas ; de l’autre, la politique migratoire est communautarisée. La France reconnaît la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental, tout comme les États-Unis et Israël (dont plusieurs centaines de milliers de citoyens sont d’origine marocaine). L’Espagne, elle aussi finalement, mais son rapprochement récent avec l’Algérie déstabilise cet équilibre. Un afflux massif de migrants dans un seul État membre peut entraîner des conséquences dans toute l’Union, en raison de la liberté de circulation inscrite dans le droit européen, et notamment dans l’accord de Schengen.

Historiquement, l’accord de Schengen (ultérieurement transformé en convention) remonte à l’alliance du Benelux dans les années soixante. Signé en 1985 et voulu par la France et l’Allemagne, il a d’abord un objectif économique. Celui de faciliter, après la libre circulation des marchandises, celle des « citoyens européens ». Ce texte a été négocié entre États, et non pas dans le cadre des communautés européennes. L’Espagne n’a adhéré aux dispositions de Schengen qu’en 1991, avec une déclaration excluant Ceuta de ce bénéfice. Ces dispositions ont été ensuite fondues dans un protocole, dans le cadre communautaire du Traité d’Amsterdam. Enfin, dans le cadre du traité de Lisbonne, l’« espace Schengen de liberté, de sécurité et de justice » a intégré le cadre juridique et institutionnel de l’Union Européenne.

Problème : ce système, qui participe d’une logique d’intégration entre peuples européens, ignore superbement la question migratoire. En effet, toute personne extérieure à l’Union européenne, dès lors qu’elle obtient un visa d’entrée dans un État membre, a vocation à circuler librement dans tout l’espace Schengen, à l’égal des citoyens européens. Elle peut donc séjourner dans l’État de son choix, sans que celui-ci l’ait autorisé. Certes, des mécanismes de sauvegarde, notamment son article 25 (qui permet un retour du contrôle frontalier étatique), sont prévus. Ils ne sont cependant que temporaires et ne permettent pas l’exclusion d’un État de son espace. En outre, le mécanisme de Schengen, composante des traités, est protégé par la Cour de justice de l’Union européenne.

A certes été adoptée, le 24 mai 2024, une réforme renforçant le code des frontières de Schengen. D’abord, par la réintroduction et la prolongation des contrôles aux frontières intérieures en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure. Ensuite, par une nouvelle procédure qui autorise un État membre à renvoyer les ressortissants de pays tiers arrêtés dans sa zone frontalière et séjournant illégalement sur son territoire vers l’État membre depuis lequel ils sont entrés dans l’Union. Mais, la logique de libre circulation des ressortissants des États tiers n’étant pas remise en cause, c’est très insuffisant pour éviter des afflux migratoires dus à la défaillance d’un État membre.

La crise de Ceuta, si on ne veut pas qu’elle se renouvelle, devrait conduire l’Union à revoir beaucoup plus fermement les règles de Schengen, notamment en limitant la libre circulation aux citoyens de l’Union, ce qui implique la rematérialisation des frontières. Elle devrait également conduire les candidats à l’élection présidentielle à prendre position, non seulement sur la question migratoire en général, mais encore sur le devenir de l’espace Schengen. Cette modification impose de mettre en œuvre la procédure complexe de révision prévue par l’article 48 du Traité de l’Union européenne. Nous verrons quels programmes présidentiels prendront ce dossier à bras-le-corps.

Philippe Fontana est avocat


[Image: Pedro Nunes - Reuters - source : www.lefigaro.fr]

El Picabia més català

El Museu d’Art Modern de Ceret revisa en una exposició la intensa connexió de l’artista dadaista amb Catalunya  

Francis Picabia, Diana (1922). Foto: Jordi Puig © Ajuntament de Girona 

Escrit per Montse Frisach

Periodista i crítica d'art

Francis Picabia (1879-1953) va ser un dels artistes de l’avantguarda internacional que més va treballar amb el galerista Josep Dalmau a la seva galeria de Barcelona. Gairebé es pot dir que Picabia va ser un protegit de Dalmau i un artista fonamental per entendre el lligam de la galeria amb l’art modern. Curiosament, l’única obra de l’avantguarda internacional exposada per Dalmau que es va quedar a Catalunya va ser Diana, una obra de Picabia que era una maqueta per al cartell de l’exposició de l’artista a la galeria el 1922. Aquesta obra va acabar formant part de la col·lecció de Rafael i Maria Teresa Santos Torroella, avui en dia propietat de l’Ajuntament de Girona.

Ara aquesta peça ha viatjat al Museu d’Art Modern de Ceret (Vallespir) per formar part de l’exposició Picabia, Mediterrani, una mostra que reflecteix, entre altres facetes, la intensa connexió de l’artista francès amb Catalunya, en un moment fonamental de la seva evolució artística, entre 1913 i 1924. L’exposició és, de fet, un estudi sobre com es va conformar el llenguatge de Picabia, molt sui generis en el context de les avantguardes històriques, i quin va ser el caldo de cultiu que va portar al naixement del dadaisme cap aproximadament el 1917. 

Però més enllà d’intencions més historiogràfiques, la mostra és un passeig per un moment crucial per a un col·lectiu d’artistes que van trencar fronteres estètiques en una època convulsa, marcada per la Primera Guerra Mundial, des de Duchamp a Robert i Sonia Delaunay, passant per PicassoAlbert GleizesOlga SacharoffNatalia GontxarovaMan RayAlbert Stieglitz o Marie Laurencin. No es tracta, doncs, d’una exposició exclusivament de Francis Picabia, sinó que a través de gairebé un centenar d’obres, entre pintures, dibuixos, escultures, fotografies, revistes i material d’arxiu, és possible copsar l’esperit agosarat i modern de la colla d’artistes que van envoltar Picabia en aquest període. L’exposició, oberta fins al 29 de novembre, és una de la quinzena de mostres que França distingeix anualment com a “exposició d’interès nacional”.

Dona amb mantellina de Picasso. Foto Gasull. © Successió Picasso 2026. Foto: Jordi Puig - Ajuntament de Girona

El recorregut de la mostra, però, no comença a Catalunya sinó a Nova York, ja que Picabia va exposar el 1913 a l’exposició de l’Armory Show. El cocomissari de la mostra i director del museu de Ceret, Jean-Roch Dumont Saint Priest, remarca que Picabia és el primer artista europeu que porta l’esperit de l’avantguarda artística als Estats Units. És a la ciutat nord-americana que l’artista deixa definitivament les seves recerques impressionistes i fauvistes, fascinat pel món de la velocitat i les màquines, un univers que estarà lligat per sempre a Picabia. Allà entra en contacte amb Man Ray, Duchamp i Gleizes i esdevé “un lligam artístic entre França i els Estats Units”. 

D’aquest moment, ha viatjat des del Museu Thyssen de Madrid una obra crucial del 1914 que il·lustra aquesta transició titulada, en francès, Embarras, en el sentit d’alguna cosa que és un tràngol, un desgavell. És una escena aparentment abstracta i geomètrica que reflecteix “el sentiment d’estar sobrepassat pels avenços tècnics i la mecanització”. Picabia estava tan fascinat per la velocitat que va arribar a posseir 127 cotxes, explica Gwendoline Corthier-Hardolhn, cocomissària de l’exposició. També es pot veure un paisatge de Nova York, de Gleizes, o una composició de Juliette Roche, la seva parella, que evoca els gratacels de la ciutat, així com un estudi preparatori de Duchamp per a la seva obra mestra, Le Gran Verre.

Francis Picabia, Embarras (1914). Foto: Museu Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid

A Nova York, Picabia va participar en la revista 291, promoguda per la galeria 291 d’Alfred Stieglitz, en la qual l’artista ja publica alguns dels seus cèlebres retrats mecanomorfs, els quals les formes mecàniques semblen humanitzar-se. Aquesta serà la llavor de la revista 391 que Picabia crearà a Barcelona, promoguda per Dalmau el 1917, i que a l’exposició es pot admirar totalment en els seus 19 números.

L’estada de Picabia a Catalunya constitueix el gruix de l’exposició. Hi va arribar fugint de la guerra a França i a Barcelona lloga un pis al carrer de la República Argentina. De seguida es va integrar al grup d’artistes i intel·lectuals europeus exiliats entre els quals hi havia Marie Laurencin, Serge Charchoune, Helène Grünhof, Olga Sacharoff i Otto Lloyd (que passen per Ceret abans de creuar la frontera) o Robert i Sonia Delaunay, que es mouen entre Barcelona i Tossa de Mar. Són artistes d’una gran diversitat estètica, cosa que es pot veure a la mostra amb les obres cubistes del paisatge de Tossa d’Otho Lloyd, o la fantàstica dona pensativa que retrata Sacharoff. Hi ha descobriments curiosos a la mostra, gràcies a la importància que l’exposició dona a les artistes del grup. Juliette Roche, parella d’Albert Gleizes, retrata el 1915 una sèrie de dones passejant per les Rambles barcelonines, amb els seus grans ventalls, amb un estil pròxim a Modigliani, però que presagia l’estètica canalla de l’Ocaña de la dècada dels anys setanta. Tot un descobriment.

Juliette Roche, Estudi per a les Rambles, 1916. Foto: Nicolas Giganto © Adagp, París, 2026

La mostra també recorda un dels esdeveniments més performatius d’aquell moment a Barcelona. El poeta i boxador, Arthur Cravan, cosí d’Otho Lloyd i nebot d’Oscar Wilde, es va enfrontar al nord-americà Jack Johnson, primer campió del món negre dels pesos pesants, a la plaça de toros Monumental. Johnson també s’havia refugiat a Barcelona perquè als Estats Units l’acusaven de tracta de blanques per haver-se casat amb una dona blanca. Cravan va guanyar alguns dinerets amb el combat, però al cap de vint segons ja havia perdut contra Johnson. El pintor Kees Van Dongen va retratar al campió com si fos un déu africà. 

A la mostra es dedica un apartat a explicar la importància de Josep Dalmau en la difusió de l’avantguarda a Catalunya, cosa que segons apunta el director del museu, és el primer cop que es fa a l’Estat francès. S’hi mostren obres relacionades amb el galerista com dibuixos de Miró del 1917, l’any que fa la seva primera exposició individual a les galeries Dalmau. S’hi mostren també interessants documents, provinents de l’arxiu Santos Torroella de l’Ajuntament de Girona, com una carta de Laurencin a Dalmau en què li diu que Barcelona és una ciutat “massa masculina per al meu gust”, o una altra de Sonia Delaunay al galerista amb lletres de colors. Aquest apartat de l’exposició connecta perfectament amb la mostra Reconstruint les Dalmau, comissariada per Joan M. Minguet, que es pot veure al Museu Abelló de Mollet del Vallès.

Josep Dalmau va impulsar la revista 391 i en aquesta publicació és on Picabia desenvolupa les seves idees antipictòriques i les formes híbrides entre el món mecànic i l’orgànic que prefiguren l’univers dadaista. A l’exposició es poden veure, a més dels números publicats, maquetes i dibuixos originals d’artistes que, a més de Picabia, van col·laborar a la revista com Jean Arp, Man Ray, Duchamp o Alice Bailly. La Santa Verge II (1920) és una de les obres de Picabia, incloses en la revista, que constitueix tot un manifest irònic sobre l’estètica de l’atzar, ja que posa el centre en les taques i esquitxades de pintura negra esteses sobre el paper, en una mena de preludi de la pintura abstracte de postguerra. La revista es va publicar del 1917 al 1924, amb quatre números publicats a Barcelona, i més endavant a Nova York, París i Zúric.

Francis Picabia, La Santa Verge II (1920). Foto: Suzanne Nagy

L’interès d’aquests artistes per la representació del folklore espanyol i el flamenc i sobretot per les dones amb mantellines i ventalls clou l’exposició. És una secció curiosa  sobre una mena de “moda” entre molts dels artistes d’avantguarda al voltant d’aquestes figures femenines. Picasso va retratar la dona del pintor Rafael Martínez Padilla amb un estil postpuntillista quan va venir a Barcelona amb motiu de l’estada dels Ballets Russos a la ciutat el 1917. Aquesta obra és una de les estrelles de l’exposició, prestada pel Museu Picasso de Barcelona. En aquesta secció també es poden veure “espanyoles” i ballarines pintades per Marie Laurencin, Sonia Delaunay o Juliette Roche.

I evidentment no hi falten les “espanyoles” molt fines i amb pocs colors de Picabia, un artista que s’havia sentit atret per la cultura ibèrica des de la seva pròpia condició multicultural. “Soc nascut a París, de família cubana, espanyola, francesa i italiana, americana, i el més sorprenent és que tinc la impressió molt clara de ser de totes aquestes nacionalitats a la vegada”, havia dit.

 

[Font: www.nuvol.com]




Morre o guitarrista flamenco Pepe Habichuela aos 82 anos

O músico granadino faleceu en Madrid tras unha enfermidade que o tiña apartado dos escenarios desde o verán do 2024 


José Antonio Carmona Carmona, coñecido artisticamente como Pepe Habichuela, unha das grandes figuras da guitarra flamenca e un dos nomes imprescindibles da  música nacional faleceu este martes aos 82 anos en Madrid, onde residía, tras unha enfermidade que o tiña apartado dos escenarios desde o verán de 2024, cando acumulou os seus últimos recoñecementos. 

Nado en Granada en 1944, Pepe Habichuela pertencía a unha das grandes familias do flamenco. Era neto de Habichuela o Vello e continuou unha tradición familiar que tamén seguiron o seu pai e os seus irmáns Juan, Luis e Carlos. O seu legado quedou especialmente ligado a Ketama, grupo no que militaron o seu fillo, Josemi Carmona, e os seus sobriños Juan e Antonio, e que levou a música flamenca cara a novos sons e públicos. 

A súa forma de entender a guitarra rompeu fronteiras e abriu novos camiños para as seis cordas, converténdose nunha figura crave para a evolución do xénero durante a segunda metade do século XX e as primeiras décadas do XXI. A súa traxectoria, de máis de medio século, estivo marcada pola procura de novas fórmulas sen renunciar ás raíces da música flamenca.

En 1964, Pepe Habichuela deu o salto a Madrid, onde se instalou por invitación do seu irmán Juan Habichuela. Alí, comezou a derramar o seu talento polos taboados do foro e, progresivamente, pasou a participar en gravacións xunto a ningúns dos grandes nomes do flamenco da época como Juanito Valderrama, entre outros moitos. Na lista non podía faltar Enrique Morente, con quen asinou dúas obras innovadoras que revolucionaron o flamenco.

Así mesmo, debido á súa inquietude musical ao longo da súa carreira compartiu escenario e proxectos con grandes nomes da música, explorando a unión entre o flamenco, o jazz e outras correntes musicais, pero sen perder a esencia do toque tradicional.

Recoñecementos e distincións

A importancia da súa carreira foi recoñecida con numerosos recoñecementos e distincións. Pero, no 2024 unha enfermidade afastoulle dos escenarios, despois de recibir homenaxes nas Noites do botánico de Madrid ou o Castillete de Oro do Festival A Unión, entre outros. En 2018, recibiu a Medalla de Oro ao Mérito nas Belas Artes, ao que engadiu a Gran Cruz da Orde Civil de Alfonso X o Sabio neste mesmo ano.

O mundo flamenco despide a un dos nomes que o levaron ao seu máximo expoñente. Coa súa morte, o mundo da música perde a un dos guitarristas máis influentes, pero permanece unha obra que marcou o camiño de moitos artistas e que converteu a Pepe Habichuela nun referente eterno das seis cordas.

 

[Fonte: www.lavozdegalicia.es]

terça-feira, 4 de agosto de 2026

Mamdani tiene razón: Netanyahu debe estar preso

El alcalde Zohran Mamdani acusó a Benjamin Netanyahu de genocidio, dijo que no es bienvenido en la ciudad de Nueva York y pidió su arresto. Hace dos años, eso habría sido inimaginable. De ahora en más, debería ser una prueba de fuego.

Escrito por Ben Burgis

Traducción: Pedro Perucca

En un video publicado hace algunos días, el alcalde de la ciudad de Nueva York, Zohran Mamdani, se sienta detrás de su escritorio y mira directamente a la cámara. Comienza con una declaración contundente: «Benjamin Netanyahu es un criminal de guerra, el arquitecto de un genocidio horroroso contra el pueblo palestino».

A medida que avanza, detalla con sobriedad los horrores que el primer ministro Netanyahu ha infligido a la población civil de Gaza desde 2023. Los más de 73.000 muertos confirmados. Las decenas de miles de niños mutilados, cuyos miembros a menudo debieron ser amputados sin anestesia debido a la destrucción sistemática por parte de Israel de la infraestructura médica de Gaza. La hambruna. Los asesinatos de periodistas y trabajadores humanitarios. El «ataque deliberado contra hospitales neonatales y centros de atención de maternidad», con el objetivo de «negarles a los recién nacidos incluso la posibilidad de vivir».

No sorprende que la Corte Penal Internacional (CPI) haya emitido una orden de arresto contra el primer ministro. Cuando Mamdani era candidato a alcalde, sostuvo que la próxima vez que Netanyahu viniera a Nueva York, el Departamento de Policía de Nueva York (NYPD) debería esposarlo. Muchos argumentaron que esto excedería la autoridad de Nueva York o de cualquier otro municipio, especialmente dado que, aunque una gran mayoría de los países del mundo reconoce la autoridad de la CPI, Estados Unidos no lo hace. En el nuevo video, admite esto a regañadientes, al decir:

Mi administración ha revisado todas las vías disponibles bajo la legislación aplicable para determinar si la ciudad de Nueva York podría ejecutar la orden de arresto de la Corte Penal Internacional en caso de que Benjamin Netanyahu viniera aquí. Está claro que no contamos con la autoridad legal independiente para hacer cumplir esta orden. El gobierno federal, sin embargo, sí la tiene, y le pido que se sume a la CPI y ejecute esta orden. Y quiero ser igualmente claro: Benjamin Netanyahu no es bienvenido en la ciudad de Nueva York.

El video fue un terremoto político. Ha recibido decenas de millones de visualizaciones en las distintas plataformas de redes sociales. Los defensores de Israel se mostraron, previsiblemente, furiosos.

Los argumentos extraños y perezosos de los defensores de Netanyahu

El Centro Simon Wiesenthal emitió un comunicado en el que afirmó que «el alcalde Mamdani no expresó simplemente una opinión política personal», sino que «utilizó la autoridad, el simbolismo y la credibilidad del cargo de alcalde para emitir lo que equivalió a un discurso público oficial en el que declaró que el líder democráticamente electo del único Estado judío del mundo es un “criminal de guerra” que “no es bienvenido en la ciudad de Nueva York”». Esto, señalaron, fue un «uso profundamente indebido del cargo que todos los neoyorquinos le confiaron [a Mamdani]».

Por qué el hecho de que Israel sea el «único» Estado judío se supone relevante es un misterio. (¿Acaso las condenas al presidente sudafricano P. W. Botha en la década de 1980 eran objetables porque Sudáfrica era el único país dominado por el grupo étnico afrikáner?) Y la afirmación de que las elecciones israelíes son «democráticas» resulta risible. Desde 1967, Israel no solo ha controlado Cisjordania, sino que ha construido allí numerosas ciudades pobladas por sus propios ciudadanos, y trata a esos colonos como si «vivieran en Israel» y no «en el extranjero» a todos los efectos legales. Pero a los millones de residentes palestinos que viven allí nunca se les ha otorgado la ciudadanía israelí, ya que hacerlo implicaría que hubiera «demasiados» ciudadanos de la etnia equivocada. Eso, sencillamente, no es una democracia.

Sin embargo, y más importante aún, no hace falta oponerse ideológicamente al sionismo, ni tener una opinión particular sobre la geopolítica de Israel/Palestina, para coincidir con el llamado de Zohran a que el gobierno federal se sume a la CPI y haga cumplir la orden contra Netanyahu. Simplemente hay que creer que el derecho internacional debe aplicarse por igual a todas las naciones del planeta.

Las afirmaciones generalizadas de que los neoyorquinos judíos (una gran cantidad de los cuales votó por Mamdani y estuvo de acuerdo con cada palabra del video) se ven de algún modo «en peligro» por su llamado a arrestar a un líder genocida sencillamente no resisten el menor análisis. El problema con Netanyahu no es que sea judío, del mismo modo en que la razón por la que la CPI emitió una orden de arresto contra Vladimir Putin no es que Putin sea miembro de la Iglesia Ortodoxa Rusa. Más bien, la convicción del alcalde Mamdani, de la CPI y de las múltiples investigaciones de las Naciones Unidas que han determinado que Netanyahu cometió genocidio en Gaza es que las leyes se aplican por igual a todos, y que ningún cargo político en ningún Estado debería proteger a los criminales de guerra de la posibilidad de ser llevados ante la Justicia.

Han pasado casi tres años desde el comienzo de la campaña de Netanyahu para eliminar sistemáticamente cualquier posibilidad de que se reanude una vida palestina normal en Gaza. En ese tiempo, se estima que el 90 por ciento de la población civil fue desplazada de sus hogares por el ejército israelí. Pocos meses después de que comenzara la operación, la presentación legal de Sudáfrica ante la CPI incluyó doce páginas de citas de funcionarios israelíes que expresaban intención genocida. Sobre el terreno, constituye uno de los genocidios mejor documentados de la historia de la humanidad. Cualquier persona en el mundo con acceso a las redes sociales pudo ver un flujo continuo de fotos y videos de hombres, mujeres, niños y bebés asesinados y mutilados; de destrucción masiva descargada sobre objetivos civiles; y de crímenes de guerra cometidos cara a cara por soldados israelíes. Algunos de esos soldados, aparentemente del todo indiferentes a la reacción del mundo, se filmaron a sí mismos posando con la ropa interior de mujeres palestinas que habían sido asesinadas o habían huido para salvar sus vidas, o jugando con los juguetes de niños muertos o mutilados. Y durante todo este tiempo, como señaló el alcalde en su alocución, «nosotros, como estadounidenses», seguimos «pagando por las bombas que hacen la matanza».

Después de tres años de firme apoyo estadounidense al genocidio, la reacción de la abrumadora mayoría de las personas que dejaron comentarios en el video de Mamdani pareció ser un alivio conmocionado ante el hecho de que un funcionario electo de tanta relevancia estuviera dispuesto a plantear el caso con tanta claridad y contundencia. Si bien los críticos del alcalde puedan burlarse diciendo que los abogados de la ciudad no avalarían que él mismo le ordenara al Departamento de Policía llevar a cabo el arresto («¡miren, prometió de más!»), es más probable que la reacción de la gente común ante la revelación de que alguien que mutiló a decenas de miles de niños puede pavonearse por Nueva York sin temor a ser arrestado sea de conmoción y repulsión.

Como subrayó Mamdani, el gobierno federal sí tiene la facultad de llevar a Netanyahu ante la Justicia si el primer ministro pisa suelo estadounidense. Donald Trump, por supuesto, no tiene ningún interés en ejercer esa facultad. Pero a todo demócrata que se postule a la presidencia en 2028 se le debería preguntar si tiene previsto atender el llamado del alcalde para hacer cumplir el derecho internacional.

La cuestión de fondo

Buena parte de los comentarios de los analistas mediáticos se centró en loas consecuencias políticas del video. ¿Sumará puntos el alcalde ante los votantes por plantear el caso con tanta contundencia, o los perderá por no poder ordenar él mismo el arresto, como esperaba inicialmente? ¿Cómo cambiará esto la relación del municipio con la Casa Blanca? ¿Distrae todo esto de otros aspectos de la agenda de Mamdani?

Sin embargo, para quien le importen los derechos humanos y el derecho internacional, todo esto es apenas secundario. Durante décadas, cada nuevo alcalde de Nueva York visitaba Israel para demostrar su gran amor por ese país. (Hasta donde puedo ver, prácticamente ninguna de las personas que hoy se quejan de que Mamdani opine sobre Israel/Palestina en lugar de limitarse a los asuntos locales se quejó jamás de esta práctica.) Incluso el bastante progresista Bill de Blasio hizo la peregrinación. Al predecesor inmediato de Mamdani, el alcalde Eric Adams, le gustaba hablar del «vínculo irrompible» entre su ciudad y el Estado étnico de Medio Oriente. Hace dos años, la idea de que un alcalde de Nueva York se sentara detrás de su escritorio y afirmara sin rodeos que el líder de Israel es un criminal de guerra que debería estar tras las rejas habría sido del todo impensable.

Es evidente que el mundo ha cambiado. Ya era hora. 

 

[Foto: Oficina del Alcalde de Nueva York / YouTube - fuente: www. jacobinlat.com]

« Amrum », de Hark Bohm et Philip Winkler : la chute de Hitler à travers les yeux d’un enfant

L’acteur et réalisateur allemand Hark Bohm s’est inspiré de son enfance passée sur l’île d’Amrum pour composer un roman d’apprentissage porté par la beauté sauvage des lieux alors même que le IIIème Reich vit ses dernières heures. Fatih Akin l’a porté à l’écran sous le nom d’Une enfance allemande, sorti en France le 7 janvier dernier.


Écrit par Marie-Laure Kirzy

Printemps 1945. Sur l’île d’Amrum, en Frise Orientale au bord de la mer du Nord, la guerre semble lointaine pour Nanning. Âgé de dix ans, il vit avec sa tante, sa mère et ses petits frère et soeur. Le regard porté par Hark Bohm sur Nanning est d’une grande tendresse. Même si lui est né quelques années plus tôt que son jeune héros, on devine la patte autobiographique derrière chaque ligne, on sent la pudique émotion d’un vieil homme qui se souvient, lui qui a aussi été enfant durant la Deuxième Guerre mondiale, a connu l’exil (de Hambourg vers l’île d’Amrum) d’où est originaire sa famille maternelle, l’absence d’un père Obersturmbannführer combattant au front russe, puis la chute du Reich sans en saisir immédiatement les enjeux.

Tout est raconté à hauteur de cet enfant qui veut faire plaisir à sa maman, alitée dans l’attente de son accouchement, et cherche à tout prix pour elle du pain blanc, du beurre et du miel, espérant que cela va redonner goût à la vie à cette fan de Hitler qui se déprime des nouvelles du front. Dans une île privée de ravitaillement, il chasse des lapins ou les phoques, pêche les carrelets, glane des œufs de vanneau sur les dunes, les prés-salés et les étendues de bruyères, puis cherche à troquer les mets recherchés.

Le récit n’a rien de spectaculaire ou grandiloquent. L’écriture simple et modeste, accompagne Nanning sans le quitter, captant sa lutte quotidienne pour la survie de sa famille, comme ces moments où il redevient un enfant en compagnie de son meilleur ami, dans un cadre naturel décrit magnifiquement à la présence très sensorielle qui résonne comme un hymne aux paradis perdus dans une Allemagne en ruine.

« Et puis il fut de nouveau seul. Rien que le sable fin des Kniepsand à des kilomètres à la ronde. Au-dessus de lui, d’immenses nuages s’étiraient dans le ciel infini – avec leurs montagnes, leurs vallées, leurs plaines et leurs gorges, on aurait dit des continents volants. Nanning se tenait là, émerveillé. Pour la première fois de sa vie, il lui sembla saisir véritablement à quel point le monde était vaste et lui minuscule. Cela ne lui fit pas peur, c’était plutôt un vertige, une excitation qui l’envahissait. Il parcourut à grandes enjambées le chemin du retour, pressé de retrouver l’intimité de la famille. »

Ce n’est pas souvent que des romans donnent le point de vue des vaincus, qui plus est dans des contrées reculées de l’épicentre de l’action. La guerre est bien là, avec les tensions qu’elle génère. Hark Bohm distille avec élégance sa présences sans jamais perdre le regard de Nanning : des bombardiers qui sillonnent le ciel ; l’afflux de réfugiés allemands venus de la Silésie, Poméranie et  Prusse-Orientale qui fuient l’armée rouge ; une communauté insulaire désunie sur la question du nazisme entre convaincus crispés par la tournure des événements, repentis et anciens silencieux qui osent se réjouir de la défaite nazie inévitable, y compris au sein même de la famille de Nanning.

Subtil roman d’apprentissage narré sur un ton nostalgique légèrement amer mais toujours calme, Amrum raconte la perte d’innocence d’une enfant élevé par des Nazis convaincus et ouvre un oeil nouveau sur le monde qui l’entoure. Sa jeunesse s’efface à mesure qu’il perce les secrets de sa famille, sur son père, sur un oncle maternel dont il ne faut surtout pas parler. Tiraillé entre son amour pour ses parents et ce qu’il découvre, Nanning doit se frayer son propre chemin à travers l’épaisse toile de la propagande nazie, les silences collectifs et les dissimulations familiales. Sans que jamais le récit ne vienne racoler les émotions du lecteur, on est profondément touché par ce personnage d’enfant.

Amrum
Roman de Hark Bohm
Editeur : Paulsen
Traduit de l’allemand par Brice Germain
288 pages – 23€
Date e parution : 8 janvier 2026

 

[Source : www.benzinemag.net]

«De aquí o xerme saíu» lembra o vínculo de Camões con Galicia no seu quinto centenario

 

Foto de familia dos intervenientes na inauguración da exposición coa que deu comezo a xornada.

Cinco séculos despois do seu nacemento Camões “transborda contemporaneidade” e celebrámolo porque precisamos del “porque nos interpela, en cada un dos seus textos, a discutir cuestións que están hoxe no centro da orde do día”, destaca Joaquim Coelho Ramos.

O comisario xeral adxunto da Estrutura de Missão para as Comemorações do V Centenário do Nascimento de Luís de Camões participou na inauguración da exposición De aquí o xerme saíu. Presenzas galegas de Camões, coa que arrincou hoxe na Casa Galega da Cultura de Vigo a xornada homónima da homenaxe que se lle rendeu en Galicia ao gran clásico das letras portuguesas.

A Fundación Penzol, a Real Academia Galega e o Consello da Cultura Galega, da man da Estrutura de Missão, organizaron este encontro sobre o autor, cuxas raíces familiares están a esta beira do Miño.

A cita continuou coa presentación do volume Camões en Galicia, de Xosé Manuel Dasilva; unha quenda de relatorios na que o presidente da RAG afondou no tópico do galego e do seu falar na literatura lusa dos tempos do homenaxeado; un recital organizado pola Sección de Literatura da RAG e mais unha ofrenda floral ante o busto de Camões. 

O académico correspondente Ramón Nicolás recitando un dos poemas de Camões. 

O programa púxolle o ramo desde Galicia aos dous anos de conmemoracións que concluíron no país veciño oficialmente o pasado 10 de xuño, Día de Portugal, e implicou tamén, en calidade de colaboradores, o Concello de Vigo, o Consulado-Xeral de Portugal en Vigo, a Editorial Galaxia e o  Camões - Centro Cultural Portugués en Vigo.

“Temos, aquí e agora, unha oportunidade de ouro para reposicionar a centralidade da obra deste Luís pleno de contradicións, non como unha herdanza estática do pasado, mais como unha ferramenta vital de navegación para o presente”, reivindica Joaquim Coelho Ramos, quen sinala a diversidade cultural, o choque e o diálogo entre pobos, a valorización da diferenza, o pracer do coñecemento e a exploración da inesgotable temática da viaxe como algúns dos temas que Camões nos convida a discutir hoxe desde o seu legado literario.

O representante da organización lusa encargada do quinto centenario do autor refírese así mesmo as raíces galegas do autor. “Ollar para o home por detrás do mito, sen esquecer o mito que alimenta o home, esixe, aquí en Vigo, recordar que o apelido que hoxe resoa universalmente como sinónimo de Portugal terá unha matriz xenética en Galicia, na vella liñaxe das terras de ‘Camos’. Recordar a orixe galega do nome de Camões non é un mero detalle biográfico; é asumir a xénese dunha visión do mundo que naceu dese abrazo primordial co norte para, máis tarde, facerse universal”, reflexiona.

O presidente da RAG, Henrique Monteagudo, agradece a ampla participación portuguesa nesta celebración galega dun autor sempre recoñecido pola Academia, que xa celebrara con solemnidade en 1924 os catrocentos anos do seu nacemento. Daquela contara entre os seus convidados co poeta Eugénio de Castro, membro correspondente da institución, lembra. Cen anos despois, “a xornada de hoxe enmárcase nesa liña de continuidade que une a Real Academia Galega coa cultura portuguesa desde os seus comezos, unha tradición na que Camões sempre foi atendido en recoñecemento da grande influencia que deixou nas nosas letras”, comparte o presidente da RAG.

Manuel Puga Pereira, presidente da Penzol, convida a cidadanía galega a se achegar a Camões a través da mostra e subliña tamén a irmandade da fundación con Portugal desde as súas orixes. “Este quinto centenario de Camões non podía quedar fóra da nosa programación anual tanto polas raíces do autor coma pola intensa relación da Penzol coa cultura portuguesa desde sempre. A lección inaugural das nosas primeiras instalacións na rúa Policarpo Sanz impartiuna o filólogo portugués Manuel Rodrigues Lapa”, recorda. 

De aquí o xerme saíu. Presenzas galegas de Camões dálle continuidade á participación galega no quinto centenario de Camões en Portugal. O pasado mes de novembro a RAG e o CCG participaron en Lisboa no Colóquio Internacional Sob o signo de Camões. Cânones e heterodoxias, con conferencias e unha exposición bibliográfica coorganizada por ambas as institucións.  A vicepresidenta do Consello, Dolores Vilavedra, enmarca tamén ambas as dúas citas no compromiso firme da súa institución “con todas aquelas iniciativas que supoñan alicerzar e alimentar o diálogo coa cultura portuguesa”, que inclúe outros proxectos como Dramaturxias itinerantes. “Esperamos que esta conmemoración camoniana sexa un punto de inflexión, no coñecemento do escritor e a súa obra na nosa terra, mais tamén un decidido paso adiante nese diálogo imprescindible entre Galicia e Portugal”, conclúe.

Exposición e ‘Camões en Galicia’

A exposición que pode verse xa na Casa Galega da Cultura inclúe valiosa documentación, entre a que figura o privilexio do século XIV en que Henrique III priva do seu señorío na vila de Baiona a Vasco Pérez de Camões, tataravó do poeta. A parte bibliográfica, pertencente aos fondos da Penzol, dá ademais conta da recepción da obra e da figura do escritor en Galicia.

O comisario da mostra é o subdirector da Penzol e catedrático da Universidade de Vigo Xosé Manuel Dasilva, quen abriu o programa da tarde coa presentación de Camões en Galicia (Galaxia, 2026). Neste volume Dasilva, destacado camonista, reúne unha serie de estudos que afondan nas pegadas galegas do mestre e que revelan o alento camoniano de figuras senlleiras da cultura galega, dende o padre Sarmiento a Rosalía de Castro, Curros Enríquez ou Eduardo Pondal, autor d'Os Eoas, a “proposta de meirande ambición” das letras galegas —apunta— que tratou de conseguir os mesmos logros ca o portugués coa epopea Os Lusíadas.

A recepción galega de Camões no ámbito peninsular é singular, explica Dasilva. “No eido español tendeuse máis ben á apropiación da súa figura, ao ser un autor de aceptabilidade complicada fundamentalmente pola envergadura patriótica d’Os Lusíadas. En Galicia distínguese, emporiso, unha constante propensión á adopción máis que á apropiación en si. Noutras palabras, non se adquire pola forza como propio o que é alleo, e utilízase, en cambio, para encher ante todo un baleiro inducido polo noso devir histórico. Por unha banda, Camões foi tomado en calidade de referencia, a través dunha serie de liñas de forza. Por outra, constituíu unha influencia, a cal se plasmou de dous modos: por imitación, como poeta lírico; e por emulación, como poeta épico”, detalla no limiar.

A visión tópica dos galegos e da súa lingua

O presidente da RAG interviu tras a presentación do libro de Xosé Manuel Dasilva cun relatorio sobre a visión da lingua galega e dos galegos no Portugal do século de Camões, certamente pouco positiva, como lamentara o padre Sarmiento en referencia ao verso d’Os Lusíadas que di “Ó sórdidos galegos, duro bando!”. “Nos textos portugueses da súa época xa existe unha imaxe construída do falar galego e do tipo humano asociado a ese falar. E Os Lusíadas consagra eses tópicos da cultura portuguesa, que polo menos xa estaban asentados na mentalidade lisboeta, sostén Henrique Monteagudo, quen rastrexou o tópico denigrante do galego ata a literatura portuguesa e propón que dito estereotipo xurdiría en Portugal para logo se estender a Castela.

Da banda portuguesa,  a xornada contou tamén con Micaela Ramon, profesora da Universidade do Minho, co relatorio “Um dia Camões nasceu e nunca mais morreu: mecanismos de preservação da memória literária no século XXI”; e mais José Carlos Seabra Pereira, profesor da Universidade de Coimbra, coa contribución titulada “Inquietação e conhecimento na poesia de Camões (materia perigosa?)”.

O programa continuou co recital poético-musical coordinado pola directora da Sección de Literatura da RAG, Marilar Aleixandre, no que lle puxeron voz a versos de Camões as académicas Chus Pato e Fina Casalderrey, o académico correspondente Ramón Nicolás, a xornalista Cláudia Morán, a escritora e investigadora Rexina Vega, Henrique Monteagudo e a propia Aleixandre. César Morán pechará este apartado coa interpretación de “Verdes são os campos”. 

Ofrenda do Consulado-Geral de Portugal em Vigo

O Consulado-Geral de Portugal em Vigo rematou a xornada coa ofrenda floral diante do busto de Camões na praza de Portugal. Nela participaron canda o cónsul xeral de Portugal en Vigo, João Bezerra da Silva, os representantes das demais institucións implicadas.

 

[Fonte: www.academia.gal]

segunda-feira, 3 de agosto de 2026

Gideon Levy: «Israele non ha alcun diritto di dare lezioni alla Spagna»

L'attacco di un generale israeliano in pensione alla Spagna sull'immigrazione e Gaza riflette un male nazionale più profondo: la convinzione che Israele possa predicare la moralità rifiutandosi di affrontare la propria realtà.

di Gideon Levy

Amir Avivi è il Capitano B.H. Liddell Hart di Israele, storico e teorico militare britannico del ventesimo secolo. Avivi è il fondatore di Habit'honistim (il Forum israeliano per la difesa e la sicurezza), un Generale di Brigata della riserva del Genio Militare e un commentatore televisivo dalla parlantina sciolta, la cui reputazione, come quella di molti suoi colleghi, cresce negli studi televisivi a ogni nuova guerra. Ma la visione di Avivi va ben oltre quella dei proiettili di artiglieria delle Forze di Difesa Israeliane. Uno stratega del suo livello non può limitarsi agli sviluppi a Gaza e in Libano. Ha una prospettiva globale e molto da insegnare al mondo ignorante, in particolare all'Europa arretrata.

Avivi ha visto video di migranti marocchini che attraversavano il confine con la Spagna e ha un messaggio per quel Paese vacillante. Spagnoli, ascoltate il consiglio dell'esperto Avivi: prima in spagnolo, frutto dei suoi anni in America Latina come figlio del diplomatico Pinchas Avivi, così che anche quei primitivi di Madrid possano capire. Poi, in ebraico, Avivi spiega alla Spagna che è un "Paese spazzatura".

Avete capito? Un israeliano sta dicendo alla Spagna che è un Paese spazzatura. Un generale dello Stato reietto numero uno al mondo, il cui Primo Ministro è un ricercato, uno Stato accusato di Crimini Contro l'Umanità e il cui Regime, apparentemente democratico, minaccia di implodere, sta predicando la moralità a uno dei Paesi più magnifici d'Europa, un Paese con un patrimonio immenso e un presente tutt'altro che disprezzabile. Gli specchi di casa di Avivi sono in frantumi, non riesce più a vedersi riflesso da tempo. Non ha più consapevolezza di sé; l'ha persa da un pezzo, così come ogni senso di vergogna.

Sulla sua pagina Facebook, Avivi scrive: "Amici, stiamo assistendo all'inizio della fine della Spagna. La Spagna è un Paese in decadenza, un Paese del Terzo Mondo. L'Europa viene conquistata, semplicemente conquistata da ogni direzione. Ovunque ci sia un governo progressista "woke", il Paese sta semplicemente diventando un Paese spazzatura. I confini vengono violati, c'è immigrazione incontrollata, povertà, un'economia in rovina. Questo è il triste futuro del continente ed è anche una pessima notizia per gli ebrei che ci vivono, e in questo momento, è semplicemente giusto che si muovano e vengano in Israele".

Un discorso visionario da un residente dell'elegante città di Cesarea. Se Avivi non stesse riflettendo i sentimenti di tanti israeliani, sarebbe ridicolo, ma Avivi stava usando il gergo più israeliano che ci sia. È così che parlano i generali, così come i soldati smobilitati nei loro arroganti viaggi all'estero post-esercito ultranazionalisti. Fratello, siamo i migliori, critichiamo il mondo intero e gli predichiamo la morale. È una mancanza di autoconsapevolezza di provincialismo megalomane in un episodio patologico presentato in un singolo video.

C'è tutto. Ovviamente critica la Spagna per aver osato guidare la campagna contro il Genocidio di Gaza. Un Paese il cui carismatico Primo Ministro parla di Diritto Internazionale e moralità nel contesto israeliano rischia di scontrarsi con Aviv e con tutti noi. Quindi, voi spagnoli. Vi faremo vedere, a voi e al vostro Paese spazzatura. Dopo la vendetta nazionale per il sostegno degli israeliani all'Argentina nella finale dei Mondiali contro la Spagna, ecco un'arma apocalittica: Avivi. E lungo la strada, c'è l'opportunità di seminare paura nei confronti dei migranti musulmani e di scagliarsi contro il pensiero progressista.

E allora, che importa se avete il Prado a Madrid? Noi abbiamo il Memoriale del Corpo Corazzato a Latrun. Voi avete Antoni Gaudí e noi abbiamo Piazza Atarim a Tel Aviv. Voi avete il Real Madrid, noi abbiamo Beitar a Gerusalemme. E allora, che importa se avete Federico García Lorca e Pablo Picasso?

C'è anche l'opportunità di invitare gli ebrei d'Europa a emigrare immediatamente. Lasciate quel continente che affonda e venite in un luogo il cui futuro è un letto di rose, un Paese promettente e sicuro, una democrazia solida che cerca la pace e la prosperità. Il vostro futuro è qui, fratelli ebrei, in un Paese senza confini, che non sa se la prossima guerra scoppierà questa settimana o la prossima, che abusa di milioni di sudditi non ebrei, con uno dei Regimi più crudeli e spietati del mondo alle sue spalle e che commette Crimini di Guerra per passione, come ha detto un altro generale delle Forze di Difesa Israeliane. Cari ebrei, venite in un Paese che stermina i bambini. Qui starete molto meglio. Ascoltate cosa ha da dire Avivi.

- Gideon Levy è editorialista di Haaretz e membro del comitato editoriale del quotidiano. Levy è entrato a far parte di Haaretz nel 1982 e ne è stato vicedirettore per quattro anni. Ha ricevuto il premio giornalistico Euro-Med nel 2008; il premio Libertà di Lipsia nel 2001; il premio dell'Unione dei Giornalisti Israeliani nel 1997; e il premio dell'Associazione per i Diritti Umani in Israele nel 1996. Il suo libro, La Punizione di Gaza, è pubblicato da Verso; il suo libro più recente è Uccidere Gaza: Cronaca di Una Catastrofe.



Traduzione: La Zona Grigia

Unha asociación marroquí de dereitos humanos culpa Rabat da crise migratoria de Ceuta

A Presidencia irlandesa do Consello convocou unha reunión extraordinaria por videoconferencia despois das peticións do Goberno español e doutros 22 Estados membros, que manteñen posicións enfrontadas sobre as causas da crise e a resposta que debe adoptar a Unión Europea.

Chegada de migrantes a Ceuta, este 31 de agosto. 

Asociación Marroquí de Dereitos Humanos (AMDH) atribuíu a crise migratoria de Ceuta ás "políticas de empobrecemento e marxinación" aplicadas durante décadas polo Goberno de Marrocos sobre a poboación do norte do país. A entidade considera que a entrada dunhas 60.000 persoas a través do espigón do Tarajal é a consecuencia dunha profunda crise social e económica. 

A organización responsabiliza "politicamente" o Estado marroquí e atribúelle de maneira "directa e plena" as condicións que desembocaron nun desprazamento masivo que compara cos que se producen en zonas de guerra. A AMDH reclama a apertura dunha investigación "seria e independente" para esclarecer as circunstancias e as causas das saídas cara a Ceuta. 

A crise deixa polo de agora 67 persoas falecidas confirmadas polo Goberno español, principalmente por afogamento. A asociación eleva a cifra a 130 mortes e fala tamén de decenas de persoas desaparecidas, aínda que recoñece que este balance non foi confirmado oficialmente polas autoridades marroquís.

"Desesperación xeneralizada"

Para a AMDH, o sucedido é a expresión dunha "profunda crise estrutural" e o resultado de décadas de abandono social e económico no norte de Marrocos. A entidade considera que o feito de que milleiros de persoas arrisquen a vida para abandonar o país evidencia unha "desesperación xeneralizada" e unha perda de confianza nas institucións, nas políticas públicas e no futuro.

A organización denuncia que a pobreza, a desigualdade e a falta de perspectivas obrigan a poboación a procurar fóra do país mellores condicións de vida para ela e para as súas familias. Tamén acusa Rabat de utilizar a situación humanitaria e as necesidades da poboación, incluídas as crianzas e as persoas menores de idade, como instrumento de presión e negociación co Estado español e coa Unión Europea.

A asociación critica ademais o "silencio sospeitoso" das autoridades e institucións marroquís antes, durante e despois da crise. Ao seu xuízo, a ausencia de información e explicacións oficiais contribuíu a estender unha mobilización por distintas cidades e rexións do país para viaxar cara ao norte coa intención de cruzar a fronteira.

Por último, a AMDH condenou o aumento dos discursos da extrema dereita en Europa e nos Estados Unidos contra as persoas migrantes. A organización considera que esta retórica fomenta o odio e presenta a migración como unha ameaza para as sociedades occidentais.

Xuntanza de ministros do Interior

Os ministros do Interior da Unión Europea reuniranse a vindeira terza feira por videoconferencia para abordar a evolución da crise migratoria en Ceuta e coordinar a resposta comunitaria, segundo confirmou este sábado a Presidencia irlandesa do Consello da UE. "Como Presidencia do Consello, Irlanda convocará o martes unha reunión do Consello de Xustiza e Asuntos de Interior para debater a evolución da situación en Ceuta", anunciou o primeiro ministro irlandés, Micheál Martin. O encontro estará presidido polo ministro de Xustiza, Interior e Migración de Irlanda, Jim O'Callaghan.

A convocatoria chega despois de que o presidente do Goberno español, Pedro Sánchez, solicitase ás institucións europeas unha reunión extraordinaria para articular unha "resposta común". Paralelamente, os líderes doutros 22 Estados membros reclamaron tamén unha cita urxente nunha carta dirixida á Presidencia irlandesa, ao presidente do Consello Europeo, António Costa, e á presidenta da Comisión Europea, Ursula von der Leyen.

División entre os Gobernos europeos

Na súa misiva, Sánchez expresa a súa "seria preocupación" pola reacción dalgúns Gobernos europeos ante a emerxencia migratoria. Italia, Suecia e Dinamarca chegaron a reclamar a suspensión temporal do Estado español do espazo Schengen ou o restabelecemento de controis fronteirizos.

O presidente do Executivo español cualificou esta resposta de "asimétrica" e sostivo que se basea en "prexuízos, noticias falsas, ignorancia ou intereses políticos". Tamén considera que as medidas propostas contrarían o Dereito europeo e os principios de solidariedade comunitaria.

Os outros 22 mandatarios responsabilizan, pola contra, as políticas migratorias do Goberno español de favoreceren a crise. Na súa carta sinalan a recente sentenza do Tribunal Supremo sobre as devolucións en quente e a regularización extraordinaria dun "número moi elevado" de persoas migrantes como posíbeis factores de atracción.

 

[Foto: Marcos Moreno / Europa Press - fonte: www.nosdiario.gal]

 

Espanya espanta Europa amb la immigració

Escrit per Josep Sala i Cullell

Tots els sondeigs dels últims anys indiquen que els ciutadans europeus rebutgen de manera contundent el model d’immigració constant que hem viscut durant aquest segle. En una enquesta recent de YouGov, a molts països supera el 50 % l’opció de "no admetre més immigrants nous, i exigir que un gran nombre dels que van arribar en els darrers anys marxin". A Catalunya, les dades que ens dona el CEO mostren que la meitat o més dels catalans pensa que hi ha massa immigració, que l’efecte sobre els serveis públics és negatiu, i que les lleis són massa tolerants.

El punt de ruptura entre el model globalitzador i la ciutadania va tenir lloc el 2015, quan la guerra de Síria va provocar un enorme moviment de desplaçats cap a Europa. Des de llavors ha emergit una nova dreta contrària a la immigració que ha assolit conquestes electorals molt importants, i que té expectatives encara més altes. La voluntat dels ciutadans europeus —perfectament legítima i democràtica— és ben clara, i els partits tradicionals han après que molts dels seus electors els abandonen si no defensen el tancament de fronteres.

Això explica per què l’entrada de nouvinguts ha caigut en picat els últims anys, amb una sola excepció. Ara mateix, el 65 % del creixement demogràfic de la Unió Europea prové d’un sol estat, Espanya, que, tanmateix, només representa un 11 % de la població de la UE. El 2025, Espanya va créixer en 462.000 persones, mentre que França (que té vint milions d’habitants més) ho va fer en 230.000, i tant Alemanya com Itàlia van perdre població. L’onada migratòria fomentada per les autoritats espanyoles no té cap equivalència al continent, i fa unes setmanes ja vaig explicar a qui beneficia. Avui la gran porta d’entrada al continent és l’aeroport de Barajas.

La crisi de Ceuta ha fet reviure als governs europeus el trauma dels refugiats sirians

Per tot això, les imatges de l’entrada massiva de marroquins a Ceuta han provocat un terrabastall a tot Europa, i han encapçalat tots els informatius i les portades dels diaris. Des d’Espanya no s’acaba d’entendre, perquè com que l’estat de facto no accepta refugiats, aquella entrada massiva de sirians del 2015 no va tenir cap impacte. En canvi, per a la majoria dels polítics europeus ha estat reviure un trauma que els pot dur a un nou ensorrament electoral. Si ja veien amb un enorme escepticisme la regularització extraordinària d’un milió i mig de persones (que aviat tindran llibertat per moure’s per tot l’espai Schengen), veure joves entrant a Europa per mar o travessant una tanca ha estat letal.

La reacció exigint el control fronterer ha estat immediata i plena de fúria, i malgrat que els adlàters de Pedro Sánchez han intentat vendre que eren atacs de la ultradreta (amb Meloni com a espantall), en realitat han vingut de tot l’espectre polític: entre els 22 països de la Unió que han signat la carta que reclama noves mesures hi ha governs tant d’esquerra com de dreta. La decisió de Sánchez d’acusar-los d’actuar "per prejudici, mentides, ignorància o interès polític" és totalment irresponsable, i més quan tots els estats ja el veien com el cavall de Troia dels interessos xinesos al continent i el punt dèbil davant de l’amenaça russa.

La crisi de Ceuta també ha tornat a confirmar que tenim una esquerra totalment desconnectada de la realitat geopolítica global i de la voluntat majoritària dels ciutadans. Uns quants s’han dedicat a denunciar una conspiració trumpista-sionista per perjudicar el PSOE, però vull recordar que ja van intentar el mateix amb el cas de corrupció de Zapatero, i van haver de plegar veles. D’altres, amb una voluntat totalitària execrable, equiparen la defensa de les fronteres amb el racisme, i intenten, des de la seva talaia privilegiada, expulsar del debat públic qui no pensa com ells. Cal no oblidar tampoc que una entrada massiva de nouvinguts suposa una explosió d’ingressos per al tercer sector, i per això no m’estranya que alguns reclamin el trasllat immediat dels marroquins a la península.

Els fets d’aquests dies haurien de fer entendre a tothom que, malgrat el que repeteix aquesta esquerra, la immigració sí que es pot regular amb el control de fronteres. En el cas de Ceuta és obvi que la clau la té el Marroc, i fixeu-vos que decideix perfectament qui entra (oi que no heu vist subsaharians a les imatges?) i quan. Abandonem, per tant, la idea que el fenomen és inevitable i no s’hi pot fer res. Si Espanya és, de llarg, el racó d’Europa on arriben més immigrants —sobretot llatinoamericans per Barajas— és per una decisió conscient (i antidemocràtica) dels governs successius de PP i PSOE.

 

[Font: www.elnacional.cat]