quinta-feira, 6 de agosto de 2026

Le sort des indignés au Maroc

Depuis 1960, la rue marocaine n’a cessé de porter le même message, sous des formes différentes et à des générations différentes. Chaque mobilisation, chaque slogan scandé, chaque arrestation filmée relève d’un même geste : celui de rappeler à l’État l’existence d’une dignité bafouée. Mais au-delà du constat historique, une question de fond se pose, celle… 


Écrit par Les indignes 

La stigmatisation des indignés

Si un groupe d’individus décide d’occuper l’espace public en manifestation pour sa dignité, qu’est-ce que cela implique ?

D’abord, que ce peuple ne reconnaît pas qu’il éprouve une vie digne, que sa dignité a été atteinte. Qu’importe le nombre, qu’importe le point de vue idéologique ou le cadre d’analyse qui produit ce sentiment ou cette action. Et qu’importe le contexte, l’État devrait écouter et se doit de répondre. Pourquoi ? Car, vu les dispositifs démocratiques mis en place par l’État, la manifestation dans la rue devrait être comprise non seulement comme dernier recours pacifique des citoyens, mais surtout comme la preuve irréfutable de l’inefficacité desdits dispositifs administratifs. De ce fait, et constitutionnellement, il revient à l’État de réagir, et éventuellement au Roi comme arbitre suprême entre les institutions, puisque la finalité de tous est de garantir et préserver la dignité du peuple. En résumé, si le peuple déclare que sa dignité est touchée, tous devraient se mobiliser afin de réaligner les institutions au peuple…. En théorie.

Au Maroc, force est de constater que c’est l’inverse qui se passe : les mesures appliquées ont pour but de réaligner le peuple aux institutions. Comment ?

La première mesure prise est la répression des manifestations qui ne rentrent pas dans les cadres de l’État, et/ou qui n’exercent pas assez de pouvoir pour rendre la répression inefficace. Le mouvement GenZ212 comme dernier exemple nous montre les deux cas de figures. Lorsque les manifestants étaient éparpillés et non organisés : Des rafles arbitraires, les charges : Jeune. Puis lorsque les manifestations se sont mieux organisées dans les quartiers populaires, elles ont grandi en nombre et ont neutralisé la répression policière. Viens la seconde mesure : La diffamation. Séparatistes, gauchistes, bourgeois, pleureurs, jeunes ignorants manipulés, ennemis de l’État, servant des agendas externes, extrémistes, terroristes, criminels ou hors la loi … Le domaine médiatique est submergé de dénonciations et de jugements de valeurs, que cela soit ouvertement (Surtout sur les réseaux sociaux) ou par la mise en scène. C’est un double jeu : D’abord, la diffamation mobilise l’enjeu sécuritaire qui, par son urgence, fait oublier les revendications des manifestations face aux risques qu’ils pourraient présenter. Puis, l’État rassure : Nous avons initié un dialogue, mais ce sera à nous de choisir avec qui dialoguer. C’est ici où la mise en scène devient visible. Ce choix nous montre qui il faut être pour être écouté. Dans le cas de GenZ212, il fallait être un journaliste populaire sur les réseaux ou faire partie de la jeunesse d’un parti politique reconnu. En gros, il faut être capable de jouer le jeu, de bien parler, d’être articulé, d’échanger avec les outils du pouvoir pour permettre aux membres du gouvernement de faire semblant qu’ils concèdent à un dialogue, qu’ils sont ouverts et qu’ils font ce qu’ils peuvent.

En bilan, l’État regagne le pouvoir en effectuant une redistribution de la dignité à de nouvelles catégories qui émergent du contexte. En effet, l’État partage momentanément sa légitimité aux personnes qui permettent cette mise en scène. Ces catégories de personnes émergent par l’articulation des rapports pouvoir traversant la société. D’un côté, un mouvement social national conduit par des jeunes rend la figure du jeune importante et la replace au centre du débat. Néanmoins, n’importe quel jeune est digne de parler à l’État. Il faut qu’il soit éduqué, adhérant à un parti politique, âgé entre 15-30 ans et visible. Cette redistribution a même été formalisée à la suite du mouvement GenZ 212 par les facilités offertes à cette fine tranche de la société pour participer aux élections législatives 2026. En résultat de cette mise en scène les autres, ceux qui n’appartiennent pas à cette tranche de la fine société, gardent les étiquettes : illettrés, non-éduqués, gâtés révoltés, paresseux, insatisfaits de tout, gauchistes du dimanche, nihilistes, pessimistes ou que sais-je encore… Négationnistes ?

La promotion et la promulgation de ces catégories par tous les appareils de l’État est de nouveau un phénomène intéressant. Premièrement : C’est une atteinte à la dignité à une catégorie de personnes qui ne rentrent pas dans les cadres qui arrangent l’État. Celui-ci, donc, stigmatise une partie de la population constitutionnellement égale aux autres tranches. Et s’ils existaient vraiment ? Et qu’elles représentent un réel danger public ? C’est à l’État de démontrer et de définir clairement qui sont ces personnages, d’établir les raisons qui les construisent et de produire des mesures qu’il prend au niveau de l’éducation et des politiques publiques afin d’éviter que des gens si exécrables ne pourrissent plus notre société ! Faute de ces études, il est laissé aux citoyens eux-mêmes de comprendre, surtout d’interpréter, à travers les diverses mises en scène, poursuites judiciaires, emprisonnements, répressions, assassinats et toutes autres atteintes à la dignité quel est le citoyen que l’État considère digne. De notre côté, les indignés, il nous reste à déduire que la production de ces catégories est une nouvelle preuve de comment l’État pousse le peuple à se réaligner à ses « institutions ».

La dignité ne se limite pas au symbole

Depuis 1960, les mouvements sociaux au Maroc ont, pour l’essentiel, réclamé des droits fondamentaux : la santé, l’éducation, la justice sociale

Les rues de Casablanca gardent encore la mémoire des coups de feu et du grondement des chars lors des émeutes de 1981. Les murs de Rabat portent encore l’écho des cris des militants du Mouvement du 20 février.  

Il faut se garder d’un oubli : la dignité dont il est question ici ne se limite pas aux mots et aux symboles. Les offenses faites au peuple marocain ne relèvent pas seulement du discours ; elles relèvent aussi des faits et de la chair. Depuis 1960, les mouvements sociaux au Maroc ont, pour l’essentiel, réclamé des droits fondamentaux : la santé, l’éducation, la justice sociale. Les rues de Casablanca gardent encore la mémoire des coups de feu et du grondement des chars lors des émeutes de 1981. Les murs de Rabat portent encore l’écho des cris des militants du Mouvement du 20 février. Et les écrans diffusent aujourd’hui les images des personnes interpellées lors du mouvement GenZ212, qui scandaient toutes le même mot d’ordre : « Liberté, dignité, justice sociale ». Depuis plus de soixante ans, le peuple réclame sa dignité à un régime qui, lui, protège scrupuleusement la sienne — et celle des siens.

Si la dignité du peuple marocain est un jour appelée à demeurer aussi étroitement liée à celle du Roi qu’elle l’a toujours été, alors le silence face aux revendications de dignité populaire, opposé à la réactivité immédiate dès que la dignité du Roi ou des institutions est touchée, ne fait que creuser le fossé entre le Roi et son peuple. Ce déséquilibre pourrait s’aggraver avec le temps : il n’est pas impossible qu’un jour, le mécontentement populaire en vienne à se confondre lui-même avec une atteinte à la dignité du Roi ou des institutions — ou aux deux à la fois. Une loi qui punirait le mépris verbal envers le peuple, sans qu’aucun effort équivalent ne soit fait pour garantir sa dignité économique et sociale, resterait donc une coquille vide : un symbole qui masquerait l’essentiel plutôt que de le servir.

Une architecture juridique protectrice… sauf pour le peuple

Il existe au Maroc un paradoxe juridique que peu de citoyens connaissent, mais que chacun ressent instinctivement : offenser le Roi coûte jusqu’à deux ans de prison. Offenser un fonctionnaire public, jusqu’à un an. Offenser une institution constitutionnelle, une peine ferme également. Mais offenser le peuple marocain dans son ensemble — le traiter de « peuple d’ânes », le rabaisser collectivement, insulter sa dignité en tant que nation — on ne voit, dans les faits, personne être poursuivi pour cela. Ce silence n’est pas un détail technique. Il révèle une hiérarchie implicite des dignités que notre droit pénal n’a jamais corrigée.

Le Code pénal marocain est pourtant loin d’être avare en dispositifs de protection de l’honneur. L’article 179 sacralise la personne du Roi et de la famille royale. Les articles 263 et 265 protègent les fonctionnaires publics et les institutions publiques contre toute atteinte à leur autorité. Les articles 442 à 444 permettent à tout individu de poursuivre celui qui porte atteinte à son honneur personnel par diffamation ou injure. Chaque maillon de l’appareil d’État, chaque citoyen pris individuellement, dispose ainsi d’un recours.

Mais le peuple, en tant que corps politique et symbolique, n’a pas de statut pénal propre. Quand un discours généralise le mépris à l’ensemble des Marocains — les qualifiant collectivement d’ignorants, de médiocres, d’indignés — aucun texte ne permet de le qualifier pour ce qu’il est réellement : une atteinte à la dignité nationale, distincte de l’atteinte à l’honneur d’un individu ou d’une institution.

Le coût d’un silence

Cette absence a un coût concret. Elle prive les citoyens d’un recours légitime et cohérent face à des discours de mépris collectif, qu’ils viennent de responsables publics, de figures médiatiques ou d’acteurs étrangers. Elle oblige les tribunaux à des contorsions juridiques — chercher un recours du côté de l’article 431-5, qui vise l’incitation à la haine envers une partie du peuple, ou de l’article 443, qui protège l’individu contre l’insulte, faute d’un texte qui vise le peuple dans son ensemble — des contorsions qui affaiblissent la lisibilité du droit et alimentent le soupçon que seuls les individus ou certains groupes comptent vraiment aux yeux de la loi, jamais le peuple pris comme un tout. Car ni l’un ni l’autre de ces textes ne nomme, ni ne protège, la dignité du peuple marocain pris comme un corps unique et indivisible — une entité à part entière, distincte de la somme des individus qui la composent.

Or cette loi n’est pas tombée du ciel : elle est produite par un appareil législatif censé, en démocratie, représenter le peuple lui-même. Plusieurs propositions de loi ont été rédigées, discutées, votées au fil des décennies pour encadrer les offenses faites au Roi, aux institutions constitutionnelles, aux fonctionnaires publics. Des députés y ont consacré du temps, des débats, des arbitrages. Comment expliquer alors que ces mêmes institutions, depuis leur création, n’aient jamais institué de protection légale pour la dignité du peuple ? L’article 2 de la Constitution marocaine dispose que « la souveraineté appartient à la nation ». La Constitution fait par ailleurs du Roi le garant de cette souveraineté, l’arbitre suprême entre les institutions. Que dire, alors, des offenses et des insultes portées à ce peuple souverain — ce même peuple qui a fait naître les institutions chargées, elles, de protéger sa dignité à lui, le Roi ?

Ce n’est pas la seule faille : la hiérarchie traverse tout notre droit

Il faut se méfier d’une lecture trop étroite de ce vide juridique. Le réduire à un simple oubli du législateur sur la seule question de l’insulte reviendrait à manquer l’essentiel. Car ce vide n’existe pas isolément : il s’inscrit dans un système où, à plusieurs reprises, la loi choisit de développer en détail les droits d’une partie — l’État, l’institution, l’autorité — tout en laissant l’autre partie sans texte équivalent pour se défendre.

Ce choix n’est jamais neutre. Il traduit une hiérarchie de priorités qui préexiste au texte lui-même : on protège en premier lieu ce qui incarne le pouvoir et la continuité de l’État, et l’on considère, implicitement, que le peuple pris comme collectif n’a pas la même urgence à être défendu. C’est cette hiérarchie de priorités, plus que tel ou tel article manquant, qu’il faudra un jour interroger frontalement. Car tant qu’elle demeure intacte, on pourra ajouter autant d’articles que l’on voudra sur l’insulte au peuple : le problème de fond, lui, continuera de se reproduire ailleurs, sous d’autres formes, dans d’autres textes.

Mais la loi seule ne suffira jamais

Le premier responsable de la dignité du peuple, c’est le peuple lui-même. 

Cela dit, il faut se garder d’une illusion : aucun texte de loi, aussi bien rédigé soit-il, ne rendra au peuple sa dignité à sa place. La loi peut sanctionner le mépris affiché ; elle ne peut pas fabriquer le respect, ni la justice sociale, ni la considération politique. Ceux-ci se conquièrent. L’histoire — au Maroc comme ailleurs — enseigne que la dignité d’un peuple ne lui a jamais été offerte par décret : elle a toujours été arrachée par sa propre parole, sa propre mobilisation, sa propre exigence répétée sans relâche.

Attendre passivement qu’un article de loi ou qu’une réforme venue d’en haut vienne consacrer cette dignité serait une erreur 

Le premier responsable de la dignité du peuple, c’est le peuple lui-même. Attendre passivement qu’un article de loi ou qu’une réforme venue d’en haut vienne consacrer cette dignité serait une erreur : elle ne se décrète pas, elle se défend. Il appartient donc à chaque citoyen de parler, de revendiquer, de refuser le silence face au mépris — qu’il soit verbal ou matériel — car aucune institution ne se battra jamais pour une dignité que le peuple lui-même n’exige pas.

 

[Source : www.enass.ma]

Els nord-catalans podran tenir el títol de batxillerat amb menció de català

El govern francès autoritza que es pugui fer una especialitat de l’examen en “llengua regional” i que consti en el diploma

El govern francès ha confirmat que els alumnes podran fer l’examen de batxillerat d’una de les especialitats en una “llengua viva regional”, en català en el cas dels estudiants de la Catalunya Nord i en el diploma hi figurarà la menció de “cursus bilingüe” en aquesta llengua. El canvi no es materialitzarà fins al 2028, després que els alumnes del primer curs de batxillerat del curs vinent hagin completat aquests estudis el curs 2027-2028.

D’aquesta manera, un alumne que hagi seguit el primer i el segon curs en una llengua dita “regional” podrà presentar-se a la prova d’una de les seves dues especialitats en aquesta llengua. Això vol dir que no es podrà examinar de tot el batxillerat en aquest idioma i que la mesura no afecta els alumnes que el curs vinent faran el segon curs de batxillerat.

Els estudiants també podran fer l’examen oral en la seva llengua en una de les especialitats sempre que el tribunal autoritzi que es pugui fer d’aquella matèria.

Avenç

Tot i les limitacions de la mesura, la menció en una llengua “regional” al títol del batxillerat és un avenç, ja que, fins ara, els cursos bilingües només es podien fer en llengües vives estrangeres, en el marc d’un batxillerat internacional o un doble batxillerat. 

La mesura anunciada pel govern francès tindrà, però, un impacte limitat perquè, segons un informe del Senat francès de l’octubre de 2025, només 13.091 dels més de 250.000 estudiants d’institut estan matriculats en centres que ofereixen ensenyament en “llengua regional”.

[Font: www.diaridelallengua.cat]

«La libertad en lontananza», ensayo de Jacques Rancière

 

Escrito por Marcelo Pitrola

“La libertad aún no ha llegado, pero el nuevo tiempo está bajo el signo de su idea, y esta idea ya no se deja olvidar. La tarea del escritor es situarnos en su horizonte, sin mentir sobre la distancia que nos separa de ella ni ceder ante las exigencias que nos plantea. Es inscribir el desgarro de la libertad lejana en el tiempo de la servidumbre”, afirma Jacques Rancière y propone así una matriz de lectura: buena parte de los cuentos de Chéjov están atravesados por distintos tipos de “servidumbres” a las que se someten sus personajes. En las narraciones de Chéjov, y se podría extender este planteo a su teatro, el ensayista franco-argelino encuentra que la servidumbre no es la sumisión del pueblo al poder, sino el sometimiento subjetivo a la repetición de lo mismo, la “imposibilidad de imaginar que las cosas puedan ser de otro modo”. Por supuesto, en esta obediencia extendida a diferentes tipos de vínculos y situaciones resuena la servidumbre social que en Rusia recién fue abolida en 1861. En este momento del mundo, en el que el término “libertad” es maltratado hasta el desquicio semántico, Rancière calibra múltiples sentidos que toma su aparición como potencia en el horizonte de la obra chejoviana. 

La libertad en lontananza. Ensayo sobre Chéjov es un texto de cien páginas, escandido en nueve capítulos. Cada apartado lleva un hermoso título (“El zumbido de la servidumbre”, “El canto del telégrafo”, “Los ojos del soldado”, “¿Un nuevo amanecer?”, algunos ejemplos), se enlaza con el siguiente y aborda nuevos cuentos. El primero es “El sueño del vagabundo” y comenta principalmente el cuento “Ensueños”, en el que dos policías llevan a un vagabundo enfermo a la ciudad. El reo no recuerda su nombre y no parece un mendigo; de esta manera una simple acción de rutina policial de la época se torna misteriosa. Uno de los policías interroga al vagabundo y va sacando a luz parte de su historia; es hijo de una sirvienta y un señor que luego se une a otra mujer. Así, para Rancière, se torna un personaje prototípico de la ficción moderna: el bastardo, en parte noble y en parte plebeyo, que deambula en una tierra en la que, si bien ya no había servidumbre, no había una real libertad. La Siberia de los deportados se va convirtiendo en una evocación ensoñada y lírica del vagabundo, su tierra libre de estepas ilimitadas, ficción dentro de la ficción. 

En otros capítulos, Rancière confronta las visiones del progreso que tienen los personajes de distintos relatos (“Luces” o el célebre “El pabellón número 6”) y señala algo que en su época hacía que lo tildaran de “indiferente”: Chéjov no tiene portavoces en sus narraciones (¿cómo no relacionar esto con su maestría como dramaturgo?), encarna las ideas en las prácticas de sus personajes, en un movimiento corporal, en un tono de voz, en el “tenor de un instante”. En “La casa del entresuelo” se da un debate ríspido entre Lida y el pintor, narrador del cuento. Ella es una maestra que enseña a los mujiks, piensa que el progreso llega con hospitales y escuelas; en cambio, para el pintor estas instituciones traen más servidumbre, lo que hay que dar es medios al pueblo para que se libere del trabajo embrutecedor y pueda dedicarse a cultivar el espíritu. Sin embargo, el corazón enigmático del cuento es otro: la sumisión de la hermana menor ante la oposición de Lida a su amor incipiente con el pintor. Rancière incorpora en este punto la voz de un personaje de otro cuento, “Mi vida”, que señala algo notable y abrumador: “entre las cosas que ‘progresan’ también hay que contar las formas de sometimiento”. La polisemia del término “progreso” trae nuevos matices que alteran las palabras vecinas “libertad” y “sumisión”.

La escritura de Rancière articula argumentación y narración con admirable ductilidad. Pone en relación cuentos y obras teatrales, incorpora en sus argumentos algún dato biográfico, recurre a detalles del contexto histórico, compara con la escritura de Gogól o con la de Flaubert. En las recurrencias y en las variaciones, el ensayista va delineando una manera de mirar el mundo, una poética. Sus ensayos sobre literatura, teatro y cine (Política de la literaturaLa palabra muda, Aisthesis, La fábula cinematográfica, El espectador emancipado, La noche de los proletarios y un largo etcétera) colocan hace muchos años a Rancière como un referente fundamental del pensamiento contemporáneo. En este ensayo, una vez más, se despliega un lector fabuloso, exquisito, que no necesita traer a colación sus afamados conceptos teóricos, sino que los pone en acto, los convierte en un pensamiento que se elabora a partir de la escritura chejoviana. 

La versión en español de Francisco López Martín es excelente. Acaso se pueda discutir la decisión de traducción del título (Au loin la liberté es el original) que podría haber evitado la poco usada expresión “en lontananza” y optado por la más amable “a lo lejos”. Más allá de esto, se trata de un texto precioso, una obra maestra de la crítica literaria del siglo XXI, que uno quiere releer apenas terminada y que impulsa a volver a las inmortales e infinitas ficciones del gran escritor ruso.

 

Jacques Rancière, La libertad en lontananza. Ensayo sobre Chéjov, traducción de Francisco López Martín, Akal, 2025, 112 páginas 

 

[Fuente: www.revistaotraparte.com]

«Europa ha superat la prova»: Brussel•les dona per controlada la crisi migratòria de Ceuta

La Comissió descarta afectacions a Schengen i revisarà els controls fronterers imposats per Itàlia

Escrit per Arnau Ruiz

La Unió Europea ha "superat la prova" de la crisi migratòria de Ceuta, segons ha afirmat aquest dimarts el comissari europeu d’Interior i Migració, Magnus Brunner. Després de la reunió extraordinària dels ministres d’Interior dels Vint-i-set, Brunner ha destacat que les persones que van entrar a la ciutat autònoma no han pogut arribar a la resta de l’espai Schengen i que la situació fronterera s’ha resolt amb rapidesa gràcies a la cooperació entre Espanya, el Marroc i les institucions europees. 

"De moment, és clar que Europa ha superat la prova. Aquestes persones no han pogut accedir a l’espai Schengen i la seguretat a la frontera s’ha resolt ràpidament", ha declarat el comissari. Segons ha explicat, el ministre espanyol de l’Interior, Fernando Grande-Marlaska, ha confirmat que la situació està "sota control", que "ningú no ha passat al territori continental d’Espanya" i que la lliure circulació dins de la UE "no s’ha vist afectada". 

Brussel·les reclama més agilitat en els retorns

Brunner considera que els fets obliguen la UE a extreure "les conclusions correctes" i a aplicar plenament el nou Pacte de Migració i Asil i el reglament europeu de retorns. El comissari ha defensat procediments fronterers i devolucions "més àgils", una cooperació més estreta amb els països d’origen i de trànsit, més suport de Frontex i nous sistemes d’alerta davant les campanyes de desinformació i els moviments coordinats.

El responsable europeu també ha descartat una relació directa entre la crisi de Ceuta i la regularització de migrants anunciada pel Govern espanyol, tot i mostrar-se crític amb la mesura. "En aquest moment no es veu cap vincle directe entre la regularització i els incidents de Ceuta. Però sempre dic, sobre aquest debat de la regularització, que no és un bon senyal. Definitivament, no", ha assenyalat. Brunner ha afegit que les xarxes de tràfic de persones van instrumentalitzar la situació i que Europol investiga amb les autoritats espanyoles l’origen dels missatges difosos a les xarxes socials.

Marlaska qüestiona els controls d’Itàlia

Grande-Marlaska ha confiat que Itàlia retiri "com més aviat millor" els controls temporals establerts a les fronteres aèries i marítimes amb Espanya, que considera "absolutament mancats de necessitat i de proporcionalitat". El ministre ha insistit que Schengen no ha estat "ni en el més mínim perill" i que no hi havia risc de moviments secundaris. La Comissió Europea examinarà ara si la mesura italiana compleix els requisits de necessitat i proporcionalitat previstos per la normativa comunitària.

 

[Foto: Europa Press - font: www.elnacional.cat]

Ceuta o el precio del quijotismo moral

El Gobierno lleva años manoseando la política migratoria al servicio de la reputación que de sí mismo intenta vender fuera. Hay un efecto llamada sistemático: del sistema en su conjunto y de nuestra tolerancia con la irregularidad

 

Escrito por Héctor Cebolla y María Miyar

Algunas de las transformaciones más profundas del Estado no han sido anunciadas. Muchas se han consolidado poco a poco, gracias a reformas parciales, excepciones administrativas y renuncias sucesivas hasta que un día el país amanece funcionando conforme a una lógica distinta de la que proclaman sus propias leyes. Así ha sucedido con la inmigración irregular en España, para la que se ha construido, durante un cuarto de siglo, una arquitectura institucional que la asume como un peaje, una etapa más del itinerario del inmigrante en el país, confiando su resolución al arraigo o a regularizaciones extraordinarias según sea el gusto del gobierno de turno. Hablar de pérdida de control resulta demasiado generoso cuando nunca hemos ambicionado tenerlo y hemos optado, en su lugar, por la gestión de las consecuencias. Así lo ilustran los sucesos de Ceuta de esta semana.

Tenemos pocas dudas de los ejes sobre los que girará el debate sobre este episodio. Unos hablarán de la destrucción de España, mientras que otros, acusándolos de racismo, invocarán principios cuya legitimidad no se pueda discutir. Los interrogantes fundamentales, por su parte, quedarán sueltos en el aire, sin que nadie los agarre. Pero si nos preguntamos cómo hemos llegado hasta aquí, encontraremos respuesta en la propia forma de plantear la conversación sobre la inmigración, que permite discutir cada episodio sin entrar a valorar el modelo que lo produce, que es lo que conviene examinar.

Días antes de los sucesos de Ceuta se debatía si la regularización extraordinaria en marcha había generado un efecto llamada. El error intelectual más frecuente consiste en buscar este efecto en una regularización concreta o en una reforma puntual del Reglamento de Extranjería. Los sistemas institucionales no modifican el comportamiento mediante impulsos súbitos, sino que van alterando las expectativas progresivamente.

Durante décadas, España ha generado lo que se suele denominar dependencia de trayectoria. Quien decide emigrar no abre todos los días el Boletín Oficial del Estado para entender los pormenores de la regulación, pero sí es testigo de las trayectorias de quienes llegaron antes. Saber si permanecieron, tuvieron acceso a derechos sociales, trabajaron, formaron una familia y finalmente se regularizaron pesa mucho más que cualquier modificación legislativa aislada. La decisión de migrar se construye paulatinamente a partir de la información compartida por las propias redes migratorias, no nace de una decisión administrativa concreta.

A esas señales se suma, además, la que conscientemente emite el propio Gobierno, que lleva años manoseando la política migratoria al servicio de la reputación que de sí mismo intenta vender fuera de España. Existe un efecto llamada sistemático, pero este no procede de un evento extraordinario, sino del sistema en su conjunto y de la legendaria tolerancia española con la irregularidad.

Todo ello es especialmente relevante en el caso de la migración marroquí, la de mayor tradición en la sociedad española y la que cuenta con las redes más asentadas, las mismas que sostienen y retroalimentan los flujos. Se trata, al mismo tiempo, de uno de los grupos con mayores dificultades de incorporación, con tasas muy bajas de actividad, persistentes tasas de pobreza y un nivel educativo de los más bajos entre los principales orígenes que recibimos. Y nada de ello ha mejorado con el paso de los años.

España nunca ha desarrollado una política migratoria orientada a seleccionar, atraer y consolidar los perfiles que mejor responden a sus objetivos económicos, sociales y demográficos. Su especialidad ha consistido, más bien, en absorber flujos espontáneamente y regularizarlos después. Somos campeones europeos en volumen de entradas, no en diseño institucional. A esa carencia se suma la dejación de haber externalizado la gestión efectiva de la frontera sur a Marruecos. Como en cualquier actividad, externalizar un servicio solo funciona cuando ambas partes confían la una en la otra y comparten objetivos a largo plazo, y aquí no se cumple ninguna de las dos condiciones.

Cada vez es más evidente que con Rabat mantenemos una confrontación soterrada de la que no se conocen todos los detalles, pero, además, carecemos de una agenda común que vaya más allá de la coyuntura y la cortesía diplomática. Marruecos está dirigido por una élite muy estable y estratégica que, con seguridad, tiene menos escrúpulos para planificar que los líderes que seleccionan nuestros partidos. Delegar nuestra frontera en un socio como Marruecos evita hacerse cargo del trabajo sucio, pero nos deja expuestos a episodios inenarrables como el de esta semana, que no es más que la consecuencia previsible de nuestro propio modelo.

Cuando la previsión se ha cumplido, nos hemos encontrado con que el Estado no ha sido capaz de garantizar la integridad de la frontera, ni la seguridad de los ceutíes, ni de dar una respuesta diplomática a la altura de lo que cualquier país serio exigiría a quien acaba de demostrar que le puede atacar sin coste alguno. Y son estas entradas en frontera, pese a su escaso peso cuantitativo en el conjunto de los flujos, las que más avivan la alarma ciudadana y retratan los fundamentos y las consecuencias del verdadero efecto llamada del modelo migratorio español.

Ceuta simboliza el agotamiento de la ilusión de que podíamos combinar una inmigración extraordinariamente intensa, una infantil tolerancia con la irregularidad, una frontera parcialmente externalizada a un socio no alineado con nuestros intereses y una opinión pública acostumbrada a convertir en juicios morales cualquier intento de elevar el perfil técnico del debate sobre inmigración. Ningún orden institucional soporta indefinidamente semejante acumulación de contradicciones.

Es cierto que el Gobierno actual no creó este sistema, pero decidió conscientemente profundizar en él precisamente cuando los servicios públicos están más tensionados, la vivienda es más inaccesible, y el auge del populismo exige una discusión mucho más rigurosa. Como argumento defensivo de su falta de planificación y de sus excesos en materia de inmigración, además, ha ahondado en la presentación de un problema institucional como uno moral, dibujándose como el último valedor europeo del humanismo, cuando en realidad sus acciones (e inacciones) son combustible para el populismo que por un lado le sostiene, y por el otro le alimenta.

Por ello, hoy cualquiera que plantee la idoneidad de su modelo es sospechoso de xenofobia o, incluso, de racismo. Más preocupante que la existencia de posiciones extremas sobre inmigración resulta que sea el propio funcionamiento del Estado el que les proporcione, episodio tras episodio, las imágenes y los argumentos con los que nutrirse. Es así como la cohesión social, que rara vez se rompe de golpe, se va erosionando, mermando credibilidad en las instituciones y agotando las reglas que antes se percibían como comunes.

En el fondo de este deterioro late la confusión entre una política guiada por convicciones morales y una política sustituida por ellas. La primera se esfuerza en traducir determinados principios en instituciones eficaces y sostenibles, mientras que la segunda da por hecho que basta con invocarlos para que las instituciones resulten innecesarias. España lleva casi una década instalada en esta última tradición, entregada a un cierto quijotismo moral que ha reemplazado el análisis de los incentivos y el diseño institucional por la fantasía de que las buenas intenciones producen, por sí solas, buenos resultados.

Las sociedades abiertas no se deterioran por discutir sobre inmigración, sino por renunciar a gobernarla. Una democracia puede sobrevivir a una mala política migratoria, pero lo que difícilmente soportará es la imposibilidad de discutir racionalmente cualquier cosa.

Héctor Cebolla es investigador científico en el Instituto de Economía, Geografía y Demografía del CSIC. María Miyar es directora de Estudios Sociales de Funcas y profesora de Sociología de la UNED


[Ilustración: LUIS PAREJO - fuente: www.elmundo.es]

Populismo

di Salvatore A. Bravo 

Ceuta, l’enclave spagnola in Marocco, è invasa da 50000 migranti. La città di 80000 è sottoposta a un autentico assedio dall’interno. Il problema è europeo. L’Italia oscilla tra denatalità e importazione (termine improprio ma adeguato all’attuale condizione) dei migranti per compensare il depopolamento e forme inedite di autoritarismo verso i migranti. Sullo sfondo una nazione che ha scelto l’infantilizzazione edonistica e carrieristica delle nuove generazioni, ormai incapaci di pensare alla “nascita” e “all’impegno affettivo”. Sono state forgiate generazioni di arrampicatori sociali o aspiranti tali dediti alla competizione, ai tatuaggi e alle palestre. Non è moralismo, è un dato di fatto, anch’essi sono vittime di un sistema padronale, sono stati privati del senso profondo del vivere. Sono dei depressi fragili e alla ricerca di emozioni forti per “sentire di esistere” in un mondo in cui regna il “niente”. Su tale disastro antropologico e politico la questione di Ceuta mostra la verità della politica e della realtà italiana ed europea. Decine di migliaia di uomini hanno raggiunto Ceuta dopo ore di nuoto. Uomini motivati a lottare e a resistere. Gli europei e gli italiani non possono che guardare con inquietudine esseri umani tanto resilienti, usiamo il termine, resilienti, che tanto piace al politicamente corretto-corrotto. Una politica mediocre e bieca non spiega le ragioni profonde di tale assedio. Ceuta e Melilla enclavi spagnole sono rivendicate dal Marocco, la loro posizione è strategica. La questione del Sahara occidentale è, poi, un contenzioso mai risolto tra Spagna e Marocco. Sahara occidentale dove abbondano fosfati, ferro e potenziali risorse energetiche marine. Tutto tace e non si spiegano le ragioni profonde della crisi di Ceuta. Si alzano in volo solo roboanti affermazioni il cui obiettivo sono le prossime elezioni. A destra, mentre il PD complice è in religioso silenzio, il Presidente del Consiglio per competere con Vannacci fa appello a misure di “salvaguardia nazionale”. I migranti arrivano a Ceuta per poi scegliere altre mete. Molti non restano in Spagna. Si fa appello solo a misure repressive. All’autoritarismo imperiale di Vannacci si risponde con la sospensione di Schengen e con dichiarazioni mediatiche di stampo elettorale. Se la sinistra andasse al governo, dicono, saremmo come Ceuta… Nel 2025 in Italia ci sono stati 355.000 nati e 652.000 decessi con un saldo di 296.000 unità. Dinanzi a questi numeri, ancora una volta, si tace e si prosegue verso la denatalità. Nessuna politica reale per favorire “la vita” e nessun cambio di paradigma culturale si intravede all’orizzonte.

Nessuna gestione realistica della migrazione, dunque, essa è lasciata sostanzialmente a provvedimenti estemporanei e gestita senza una reale progettualità politica a lungo termine. Siamo alla fine di una civiltà, a un passo dalla barbarie e ogni uomo e ogni donna di buona volontà sono chiamati ad impegnarsi per evitare la tragica fine di una civiltà. I “mondi terminano”, ma nel futuro non si intravede il sorgere di nessuna nuova civiltà, solo il capitale sembra imperare lordato di sangue, sudore e colpi di cannone.


[Fonte: www.linterferenza.info]

¿Por qué odian tanto a Pedro Sánchez?

¿Es Pedro Sánchez el presidente más odiado de la democracia? Las encuestas no sirven para responder a esa pregunta. Miden la valoración de los políticos, no el odio que despiertan. Y, en ese sentido, no ha sido ni mucho menos el peor valorado.

El presidente Sánchez sale al finalizar una sesión en el Congreso de los Diputados

Escrito por Jorge Armesto

Durante la crisis económica, Zapatero cayó hasta un 3,3 % en el CIS pero el que era su contrincante, el líder de la oposición, Mariano Rajoy, obtenía entonces un 3,2. A pesar de estar rozando lo que en mi época de estudiante se consideraba un Muy Deficiente, el pueblo español, en su sabiduría, premió a Rajoy con una holgada mayoría absoluta. Rajoy no defraudó las expectativas: durante su mandato consiguió rebajar aún más su valoración hasta dejarla en un histórico e inalcanzable 2,9, El peor registro de la historia de nuestra democracia y uno de los más bajos de las democracias europeas. 

Se repite a menudo que la democracia está en crisis, sin embargo, millones de personas siguen acudiendo disciplinadamente a votar aunque suspendan con notas humillantes a casi todos los candidatos. Hay algo conmovedor en esa fidelidad al ritual democrático. Se parecen a esos aficionados que no abandonan a su equipo aunque juegue rematadamente mal: acuden al estadio, sufren noventa minutos, se encabronan y luego dedican el lunes a poner a caer de un burro al entrenador y a media plantilla. 

Pero una mala valoración no equivale al odio. Rajoy estaba pésimamente valorado, pero nunca tuve la sensación de que fuera un hombre odiado. El odio no consiste solo en sentir antipatía. La propia RAE añade un ingrediente decisivo: hay que desear el mal al otro. Y no creo que quienes detestaban políticamente a Rajoy le deseasen una desgracia. Pedro Sánchez, en cambio, rara vez baja del 4 y suele ser, además, el dirigente mejor puntuado entre los principales líderes nacionales. Sin embargo, la frontera del odio se cruza con demasiada frecuencia. 

Yo jugaba de niño con otros niños que hoy son figuras relevantes del PP gallego. Aunque ahora no tenemos trato, no los recuerdo con antipatía y mucho menos con odio. De hecho, incluso me podría tomar un café con alguno y discrepar afablemente porque hay una base de respeto mutuo y vieja camaradería. En fin, que el odio es cosa seria. No se siente por cualquiera ni por cualquier razón. 

Lo odia la chavalada que grita en los campos de fútbol y también antaño amables ancianitas de Cáritas que hasta ayer jamás habían entrado en política 

Pero con Pedro Sánchez la cosa cambia y las mínimas formas de decoro se han perdido hace ya mucho. Y de un modo, casi diría que transversal: lo odia la chavalada que grita en los campos de fútbol y también antaño amables ancianitas de Cáritas que hasta ayer jamás habían entrado en política y hoy se convierten en furibundas militantes del antisanchismo de WhatsApp. Lo odian en los restaurantes de postín y en los bares de menú. 

¿Y por qué? ¿Cuál es su pecado? Podemos concretar las causas de la desafección hacia otros presidentes —su gestión de la crisis, el rescate bancario, la corrupción—, pero ¿cuál es la razón del odio a Sánchez? Sus odiadores no suelen explicar sus razones. Más bien, parece que justifican sus insultos con otros insultos en una espiral creciente cuyo inicio no queda claro del todo. Es un misterio. 

No parece que la situación económica pueda motivar tal inquina. En muchas áreas presenta indicadores muy favorables y algunos de los sectores más críticos figuran también entre los más beneficiados. La pensión máxima, por ejemplo, ha aumentado casi 10.000 euros anuales durante el sanchismo, y son conocidas sus cifras de empleo y salario mínimo. Se dirá entonces que la verdadera razón son Ábalos, Koldo, Santos Cerdán o la vivienda. Pero esas explicaciones llegaron después. El odio ya existía y necesitaba argumentos con los que justificarse. Funcionan más como coartadas retrospectivas que como causas originales. Si mañana desaparecieran todos esos problemas el odio seguiría intacto. Da la impresión de que el odio a Sánchez nace en otro lugar. Y no creo que se le reproche gobernar mal, de hecho, sospecho que parte de la irritación la generan también los datos positivos de su gestión. 

Lo imperdonable es haber pactado con la anti-España, haber concedido la amnistía a los protagonistas del procés que, a juicio de algunos, escaparon de su merecido castigo 

¿Qué queda entonces si no se trata de gobernar mal? Lo imperdonable. Y lo imperdonable es haber traicionado una idea de España. Haber pactado con la anti-España, haber concedido la amnistía a los protagonistas del procés que, a juicio de algunos, escaparon de su merecido castigo. 

Porque el problema nunca fue únicamente el procés, el problema era el castigo. El Estado debía escarmentar al independentismo para que ninguna generación futura volviese a intentarlo, y la humillación de sus dirigentes tenía un valor ejemplarizante. No bastaba con derrotarlos: había que convertirlos en tenebrosa advertencia. 

Se atribuye al general Espartero la frase de que es necesario bombardear Barcelona cada 50 años. La leyenda es falsa, pero ha permanecido como símbolo de una vieja pulsión en la historia de España por disciplinar a Cataluña. El procés ofreció para muchos la ocasión perfecta para hacerlo y la respuesta penal, policial y judicial no solo perseguía unos delitos dudosos; sobre todo pretendía restaurar una determinada concepción de la autoridad del Estado. La amnistía de Sánchez rompió el guion, y en lugar de ver a Puigdemont esposado se nos presentó negociando en un sofá como un interlocutor político respetable.

Odiar a Cataluña me convertiría en un nacionalista español rencoroso, odiar a Sánchez, por el contrario, en un patriota constitucional

El odio a Sánchez, en realidad, esconde el odio al independentismo, a Puigdemont, a Junqueras, a la estelada, pero resulta más respetable odiar a Sánchez que reconocer una animadversión casi identitaria hacia Cataluña. Odiar a Cataluña me convertiría en un nacionalista español rencoroso, odiar a Sánchez, por el contrario, en un patriota constitucional.

Por eso tiene una parte incómoda y difusa. Y como la verdadera causa no se puede decir, sus odiadores nunca acaban de explicar muy bien sus razones. Se expresa en canciones, insultos cada vez más desaforados y tiene hasta una función de reconocimiento: crea un sentimiento de comunidad, de sociedad secreta que comparte la misma contraseña. Pero precisamente la desmesura de los exabruptos, esa competición por elevar la cota de energumenismo, delata en su desproporción la existencia de un motivo oculto.

El odio a Sánchez es un odio vicario. Y la cárcel que le desean es la cárcel que no ha tenido Puigdemont. Por eso, no me cabe duda de que intentarán encarcelarlo.

Si hay un sector que, sin duda, le guarda una mayor aversión, este es el de la judicatura, que se ha sentido desautorizada en el núcleo mismo de su función

De hecho, si hay un sector que, sin duda, le guarda una mayor aversión, este es el de la judicatura, que se ha sentido desautorizada en el núcleo mismo de su función. La Ley de Amnistía, cuyo solo anuncio motivó furibundas críticas y protestas, se ha interpretado como una impugnación de su papel constitucional, pero sobre todo como una derrota corporativa. Las asociaciones judiciales, en un tono apocalíptico, llegaron a calificar la amnistía, sin conocer siquiera su contenido, como “el principio del fin de la democracia”, una “abolición del Estado de derecho” o una forma de “anular al poder judicial”. Todo ese esfuerzo policial, judicial y penal fue desactivado por una decisión parlamentaria.

Los jueces están acostumbrados a que sean ellos quienes corrijan a los políticos, no al revés. Para llegar a magistrado hay que superar una oposición durísima; al Congreso, en cambio, llega casi cualquiera. Que una mayoría parlamentaria deshiciera el mayor proceso judicial de las últimas décadas fue vivido por muchos como una humillación profesional. Humillación profesional, por cierto, que las sucesivas desautorizaciones recibidas desde de la justicia europea no han contribuido precisamente a mitigar. Esa herida no ha cicatrizado y es un hito en nuestra democracia. Porque, si bien no era la primera vez que se retorcía la ley para doblegar a los nacionalismos periféricos, sí era la primera en que un partido de Estado impedía el correctivo. Y eso cierta parte de la judicatura no parece dispuesta a tolerarlo. En su lógica punitiva, ahora toca escarmentar a quien frustró el escarmiento: al PSOE.

Los procesos contra el hermano de Sánchez o Begoña Gómez constituyen la siguiente manifestación de ese odio vicario: una venganza por delegación

Así las cosas, los procesos contra el hermano de Sánchez o Begoña Gómez constituyen la siguiente manifestación de ese odio vicario: una venganza por delegación. Puede que Junts tenga buenas razones para distanciarse hoy del gobierno, pero la libertad de algunos de sus dirigentes la va a pagar con la suya la mujer del presidente. Y luego, quizá él. Pedro Sánchez pasará; y cuando pase, el odio a Cataluña volverá a exhibir su verdadero rostro. 

 

[Foto: Bruno Thevenin - fuente: www.elsaltodiario.com]

Sionistas gastaram 32 milhões para tentar travar candidato de esquerda, mas perderam

Abdul El-Sayed venceu as primárias democratas no Michigan. A sua plataforma política inclui medidas para combater o custo de vida, taxar os ricos e a defesa de um sistema de saúde pública. Mas o que incomoda mesmo a AIPAC são as suas críticas a Israel.

Abdul El-Sayed na noite eleitoral das primárias 

Chama-se American Israel Public Affairs Committee e é uma poderosa organização sionista fundada em 1954. Recentemente, começou a investir em financiar candidatos pró-Israel ou financiar campanhas contra quem apoie a causa palestiniana de alguma forma. A sua mais recente ação foi investir nas primárias do Michigan do partido Democrata para tentar que Haley Stevens ganhasse a Abdul El-Sayed. 

O lóbi sionista gastou diretamente 32 milhões de dólares nesta campanha mas o candidato mais à esquerda, e muçulmano, ganhou. Agora, de acordo com o The New York Times, pondera gastar mais “dezenas de milhões de dólares” contra ele, desta feita apoiando o seu concorrente republicano, Mike Rogers.

Caso vença, este médico epidemiologista, de ascendência egípcia, ex-diretor de um departamento local de Saúde Pública, pode tornar-se o primeiro senador muçulmano dos Estados Unidos da América. Para além do lóbi sionista, enfrentou o ex-senador, o governador do Estado, os membros democratas do Congresso pelo Michigan, o procurador geral, entre outras figuras destacadas do partido. A campanha tornou-se assim a mais cara da história das primárias democratas para o Senado, estimando-se que tenha custado no total 98 milhões de dólares, estando El-Sayed numa desvantagem financeira de nove para um. 

No seu discurso depois de uma primeira vitória apertada, esta quarta-feira, tentou desmontar a campanha negativa de que é alvo, dirigindo-se também à comunidade judaica: “A todos os meus irmãos e irmãs da fé judaica, ou de qualquer fé, ou sem fé alguma, quero que saibam que o meu compromisso com a vossa segurança – com a segurança dos judeus – é o mesmo compromisso que tenho com a segurança das minhas próprias filhas”. Claro, continua a defender o fim do fluxo de dinheiro norte-americano que chega às mãos do governo israelita. 

Mas essa não foi a sua mensagem central. Na mesma ocasião declarou: “Somos um estado que precisa de um movimento para retomar o controlo da nossa política”. Isto significa libertar a política do domínio das grandes corporações que a têm dominado. Este é um dos pontos da sua mensagem que inclui ainda medidas para combater o custo de vida, taxar os ricos, combater a perseguição de migrantes empreendida por Trump e defender um sistema de saúde pública. 

O seu oponente republicano conta já com apoios milionários, o republicano Senate Leadership Fund comprometeu-se a gastar 45 milhões de dólares, e o grupo conservador financiado pela família DeVos vai lançar mais 15 milhões para a corrida eleitoral. 

A ala mais à esquerda dos democratas conseguiu ainda vencer outras primárias como para o 7º distrito para a Câmara dos Representantes com o ativista ambiental do Sunrise Mouvement, William Lawrence, com uma mensagem contra os milionários e em defesa dos trabalhadores. Também no 13º distrito da mesma zona, Donavan McKinney, candidato dos Democratas Socialistas da América, venceu contra o milionário empresário Shri Thanedar. 

De registar ainda uma derrota deste movimento. Cori Bush perdeu a sua disputa eleitoral no Missouri. A sua adversária também foi financiada por grupos sionistas. 

Esta não foi suficiente para o senador Bernie Sanders, a figura mais destacada da esquerda dos democratas, deixar de considerar que estamos perante uma tendência "absolutamente coerente" que mostra que "o povo quer mudança" já que a "política do status quo" não funciona para o povo "apenas para o 1%" dos mais ricos. 

Apesar de falar em tendência, Sanders destaca o que se passou na eleição de El-Sayed é "a vitória mais extraordinária de que me posso recordar na política moderna dos Estados Unidos". 

 

[Foto: DIEU-NALIO CHERY/EPA/Lus - fonte: www.esquerda.net]


Galician Gothic. A multiplicidade dos góticos na literatura en galego

Coñecer un lugar é o mesmo que coñecelos todos. Iso dicía a escritora estadounidense Eudora Welty no seu ensaio Place in Fiction, onde afondaba na importancia que ten a xeografía e mais o entorno na narrativa. O escenario non é tal, ou non sempre. Non só. Na singularidade do rexional se pode atopar universalidade. Daquela, cómpre facerse a mesma pregunta que se fai Welty: “Cal é o lugar do lugar na ficción?”

Unha das imaxes de 'Un ollo de vidro', de Castelao © Radio Galega

Escrito por Álvaro Domínguez

O sur dos Estados Unidos, coas súas vilas decadentes arrodeadas de pantanos, onde as plantacións das vellas familias escravistas ocupan o espazo que na orixe da literatura gótica ocupaban castelos ruinosos cheos de misterios, é o escenario preeminente dunha literatura de grandes nomes entre os que se atopa a propia Welty. Unha literatura que mestura pasado e presente nun todo indisoluble. No Southern Gothic aos misterios sobrenaturais os substitúen o racismo, persistente coma unha pantasma nas luxosas estancias das plantacións en decadencia. A arquitectura tan característica como a paisaxe da rexión representan de xeito determinante a forma e mais o fondo das historias contadas por autoras como William Faulkner, Frannely O’Connor ou Carson McCullers.

Da mesma maneira, a cordilleira dos Andes dálle nome a unha corrente gótica propia. A escritora ecuatoriana Mónica Ojeda recupera elementos da mitoloxía e as narracións orais indíxenas para falar das diferentes formas de violencias actuais, como os feminicidios ou o incesto, e tamén os vestixios do pasado colonial, que arrasan a xeografía de volcáns, páramos e cidades dos seus relatos para conformar o chamado gótico andino.

Punto de Araña, de Nerea Pallares © Galaxia

A literatura galega tamén ten os seus fíos coa tradición gótica. Emporiso, nas nosas letras non hai un só gótico senón múltiples. Unha das últimas manifestacións do gótico rural galego é a que presenta Nerea Pallares na súa novela Punto de araña. Nela as palilleiras de Camariñas convértense nas vingadoras dunha longa listaxe de desgrazas; ao invocar as ancestrais tecedoras da mitoloxía traen á costa atlántica a fatalidade que tradicionalmente veu da mar da man dos homes ausentes. A proximidade co Atlántico non é un elemento arbitrario nesta novela coral. Aquí atopamos unha Costa da Morte que reflicte nas súas ondas espumosas unha realidade social moi concreta, a das mulleres dependentes de empregos relacionados coa mar –conserveiras, marisqueiras e redeiras– que conforman a memoria colectiva do seu propio entorno:

De entre todos os sinais posibles á miña chegada a Camariñas, foron os seus ollos os que mo revelaron. E non ese iris de estano nin a mirada dura e sen pestanexo coa que aquela muller me aguillaba. Tampouco adiviñar, dende o primeiro contacto visual, se tal vez neles estaba a dor da nai á que non fixeran caso. Non foi iso, senón o que souben deseguido a través deles. A certeza de que nos seus ollos había algo máis alá do humano.

O mundo das ánimas foi sempre da man das letras en galego, poderosa ferramenta para facer crítica social desde o fantástico ou sobrenatural. Foron bos os tempos de As crónicas de sochantre de Álvaro Cunqueiro, onde un grupo de mortos animados viaxa pola Bretaña francesa durante os tempos da revolución; ou os esqueletos de Castelao en Un ollo de vidro, onde a morte non é un elemento arrepiante senón fantástico ou mesmo cómico e paradoxalmente cheo de vida. Mais tamén hai exemplos contemporáneos que recollen vestixios da tradición oral para afondar noutras realidades do noso tempo, como en Besta do seu sangue de Emma Pedreira, onde a figura mitolóxica do lobishome e mais a lenda de Romasanta son o vehículo para dirixir a historia cara unha perspectiva de xénero:

Os seus soños seguían a ser vermellos, moles e silentes e recendían á ferruxe que entendía como sangue. Soño sangue, soño o meu propio sangue, o que non dei deitado. E por iso achaba que a muller que levaba dentro dera por non saír nesa lúa do mes no que se desequilibraba, onde os cabelos da caluga e da pube se lle arrichaban e tiña aquela gran fame de comer e fretarse. 

Aquí o lugar que domina a historia non é outro que o corpo protagonista, unha anatomía cambiante, onde a transformación física non é o monstruoso, senón a reacción da sociedade perante a que a ignorancia e mais a superstición consideran unha anomalía da natureza.

A agonía das folerpas, de Óscar Reboiras © Galaxia


Onde nacen as bestas de Pedro Feijóo recolle a mesma lenda, mais o fai nos códigos da novela de detectives. Mentres que o gótico andino está vencellado cos códigos narrativos dos xéneros de terror, é máis frecuente que o galego o faga cos do noir. Desde as novelas de Domingo Villar ata obras como A agonía das folerpas de Óscar Reboiras, a literatura galega dispón dun amplo catálogo de thrillers onde unha vila afastada é o lugar clave para afondar nun segredo agochado en tempos pasados, que é precisamente unha das características fundamentais da novela gótica inglesa tradicional e, xa que logo, do southern gothic. A paisaxe rural da Galicia do interior, de clima hostil e topografía cruel, ten aquí un protagonismo esencial. A agonía das folerpas comeza cando os empregados dunha construtora atopan o corpo dunha vítima de asasinato soterrado nas ruínas dunha antiga vila abandonada chamada Salgueiro, o que fai que unha periodista inexperta se atope de fronte cuns feitos que se crían esquecidos para sempre. Segundo avanza nas súas pescudas, baixo da terra que a neve tiña soterrado o crime do pasado, o autor confronta as ruínas da vila abandonada cos diferentes niveis de corrupción existentes no mundo urbano actual:

Freguei unha e outra vez as mans e as pernas, para evitar que a friaxe me comese. Tratei de anotar mentalmente cada pequeno detalle, cada momento que fun adiviñando durante aquelas horas interminables. Escoitei como aparcaron máis coches, o momento en que chegou o xuíz e un garda civil o acompañou, como os da científica desembarcaron en Salgueiro e se prepararon para recoller probas e fotografar o escenario do crime. Pelexaba contra o meu corpo, contra a miña cabeza e contra o meu impulso de saír correndo daquela esquina que se convertera no meu mundo.

Ás veces o lugar da ficción gótica é un espazo que existe fóra da realidade, no limiar da imaxinación do autor, como é o caso de Salgueiro. Tamén Lobeira, a vila protagonista dos relatos de Marilar Aleixandre. Segundo indica ao comezo de Lobos nas illas, “Non busquedes Lobeira nos mapas, que a deste libro non é ningunha das dez ou doce que neles figuran, antes pertence ao territorio da imaxinación, no que tamén habitan os seus personaxes”. Unha Costa da Morte imaxinada como transfigurou William Faulkner o condado de Lafayette, Misisipi, onde se criou ao fundar o ficticio condado de Yoknapatawpha para as súas novelas.

Outras veces o lugar non é unha praia dos afogados, senón unha casa rosa. A arquitectura tamén deliña a paisaxe dun xeito determinante. As obras póstumas de Diego Giráldez confronta a vivenda da protagonista co hospital psiquiátrico que ten xusto diante cun ton intimista para sinalar que ás veces o conflito non reside no pasado que volve, senón no pasado que fuxe, pois a protagonista padece unha demencia que fai que as súas lembranzas se esvaezan. A casa familiar en Asasinato na casa rosa de Arantxa Portabales é a manifestación física da corrupción moral dunha familia onde todos os membros son sospeitosos dun asasinato; o cárcere de As malas mulleres de Marilar Aleixandre ou o sanatorio psiquiátrico en As tolas que non o eran de Carmen V. Valiña recollen a testemuña silenciosa de tantas vítimas do sistema patriarcal:

Carme tomou o camiño de volta ao coche, pero Raúl colleuna polo brazo dereito. Saíron dous homes máis de dentro. Raúl apertou máis forte, os homes achegáronse con apuro e metérona polo aire dentro do edificio. Non houbo tempo máis que para mirar a papá, que choraba mentres os raios de sol caían sobre a súa fronte. Carme nunca vira así a papá. E non volvería velo nunca máis. Acababa de ser recluída á forza nun manicomio.

As tolas que non o eran, de Carmen V. Valiña © Galaxia

O gótico confronta as historias que se contan coa Historia que foi. O pasado imposible de esquecer, malia que os personaxes teimen en acadar ese imposible. Do mesmo xeito que Toni Morrison lidaba coa longa sombra do pasado escravista, ou Mariana Enríquez coa da ditadura militar arxentina, os autores e autoras galegos afondan na escuridade da Guerra Civil e mais da Posguerra. E que imaxe pode haber máis escura que as tropas fascistas queimando libros en Os libros arden mal de Manuel Rivas: 

Houbo un silencio de disparos. Tamén parecía que os disparos estaban á escoita, sorprendidos. Logo veu unha forte descarga. Puido oírse o agoniar do derradeiro son cribado, a queimarroupa. Moitas das bandeirolas están esfiadas, mordidas. A atmosfera onde arden os libros está chea de ocos. Está furada.

A poesía de Celso Emilio Ferreiro segue o mesmo ronsel antibelicista, de vocación social e de denuncia da miseria das clases traballadoras, en Longa noite de pedra:

O teito é de pedra.
De pedra son os muros
i as tebras.
De pedra o chan
i as reixas.
As portas,
as cadeas,
o aire,
as fenestras,
as olladas,
son de pedra.
Os corazóns dos homes
que ao lonxe espreitan,
feitos están
tamén
de pedra.
I eu, morrendo
nesta longa noite
de pedra.

Longa noite de pedra, de Celso Emilio Ferreiro ©

Aínda que o noso pasado colectivo estea ateigado de pantasmas, os peores horrores tamén se poden atopar nunha actualidade contaminada polo consumo de heroína, tan presente na paisaxe urbana galega de finais do século XX. En Futuro imperfecto Xulia Alonso describe o deterioro físico de Nico, a súa parella, por complicacións relacionadas co sida, cando xa pensaban que tiñan superada a etapa más convulsa da súa vida. 

Ah! Os teus ollos, os teus ollos… canta forza me daban, canta forza me segue dando a túa mirada atlántica. Eu bicábache a boca hemipléxica coma se nada pasase e empezabamos a nosa xornada de tarde chea de normalidade.

A cidade tamén pode ter feituras góticas, xa que vivir nela ás veces pode supoñer unha especie de morte en vida. No poema The Waste Land T.S. Eliot describe un Londres de pesadelo que conecta co Inferno de Dante. Do mesmo xeito, as rúas dun Vigo fantasmagórico -“Érgome / e Vigo vai aínda durmido...”- son un dos eixos centrais da poética de Xela Arias. 

Para rematar, temos que volver a Eudora Welty para sinalar ás súas propias palabras, ao dicir certeiramente que “a localización é a encrucillada da circunstancia”. E Galicia, que moito sabe de encrucilladas, dispón dunha literatura cunha diversidade de circunstancias tal que o seu carácter universal é indiscutible.

 

[Fonte: www.praza.gal]