segunda-feira, 28 de setembro de 2026

L’écrivain, le dernier «humain» ?

La littérature peut-elle être un sanctuaire face à l’IA ? Pour Tiphaine Samoyault, chercheuse, spécialiste de Barthes, la crise de l’écriture créée par l’affaire Thélyson Orélien peut être l’occasion d’un grand chantier qui traiterait de questions aussi diverses que le pillage, le droit d’auteur, les coûts écologiques de l’écriture assistée…

Le soupçon porté sur un livre s’adresse potentiellement à tous les livres.

Écrit par Tiphaine Samoyault 

L’idée qu’ un roman apprécié par la critique et le public puisse avoir été en grande partie produit par une intelligence artificielle a fait l’effet d’une déflagration. En quelques heures, l’hypothèse est devenue une «affaire». Impostures et supercheries font, certes, partie de l’histoire littéraire : usurpations d’identité, plagiats, canulars. Mais ces disputes étaient rares et paraissaient relever d’initiatives individuelles. Il semblerait que les proportions prises par le cas qui nous occupe soient le signe d’un formidable changement d’échelle.

L’affaire témoigne ainsi d’un effet de seuil : la profonde inquiétude suscitée par la place toujours plus grande prise par l’IA dans nos vies conduit à chercher des territoires intouchés pour tenter de stopper une prise de pouvoir qui paraît incontrôlable. Quand tous les domaines de l’existence, l’éducation, la médecine, le droit, la science, nos échanges quotidiens et même nos conversations intimes sont assistés par les machines, la littérature pensée comme une zone à protéger, à défendre, un sanctuaire.

Le soupçon porté sur un livre s’adresse potentiellement à tous les livres. Il nous oblige à nous interroger sur ce que nous mettons désormais sous le verbe «écrire». Une phrase est revenue régulièrement ces derniers jours dans les médias : le roman en question aurait été «écrit par une IA». Or, l’IA écrit-elle ? Générer des textes par calcul prédictif à partir de l’entraînement sur des quantités invraisemblables de textes, est-ce écrire ?

Pourrons-nous encore écrire seuls ?

Ces questions engagent une réflexion sur les mutations de l’une de nos activités les plus communes. Même si l’on voit ces outils comme des prothèses, une extension des capacités humaines par la technologie, ils changent nos pratiques et nos métiers, y compris quand on feint de les ignorer. À terme, ils modifieront nos capacités cognitives à force d’avoir étendu nos compétences expressives et linguistiques. Pourrons-nous encore écrire seuls ?

La solitude de l’écrivain est un imaginaire tenace. Associée à d’autres valeurs comme l’authenticité, l’originalité et la singularité, elle contribue à constituer l’auteur comme une figure refuge ou comme un remède. Or, ces valeurs sont souvent des idées reçues que nous prenons pour des vérités. Car, comme l’IA, les écrivains produisent à partir de ce qu’ils ont lu – il y a même des époques et des lieux où l’imitation est la valeur suprême ; comme l’IA, ils composent à partir des discours flottants, anonymes qui forment la trame d’une époque. 

Il serait en outre tout à fait invraisemblable que le seul lieu restant étanche à l’IA soit l’écriture littéraire : comme toute production textuelle, celle-ci se nourrit d’informations, d’idées, d’expériences et de mots qui lui sont extérieurs et qui ne lui appartiennent pas en propre. Plusieurs auteurs et autrices ont déjà admis s’en servir. Cela ne signifie pas que leurs livres sont écrits par les IA. 

L’autorité et la propriété littéraires ont une histoire 

La matière de l’écrivain est le langage. Plus que d’autres, il évolue dedans, en mesure les ressources et les manques, lutte avec lui. Il connaît les usages et s’en méfie, les brutalise parfois. Cela lui demande des efforts et du temps, un temps parfois très long, incommensurable avec la rapidité des productions machiniques. Par sa lenteur, la littérature ne semble pas soluble dans la productivité capitalistique dont les IA sont en même temps les produits et les agents ; mais elle l’est parfois, surtout dans les périodes de «rentrée littéraire», entièrement soumises aux lois néolibérales, quand les livres qui se vendent le mieux sont considérés comme les meilleurs – ce qui est rarement le cas, même si cela peut arriver. Je remarque d’ailleurs que certains de ces livres, même s’ils ne sont pas écrits par des IA, semblent écrits par elles : selon une certaine norme, des représentations convenues, et une conception mécanique du «bien écrire» ou de ce que serait une écriture «littéraire». 

L’autorité et la propriété littéraires sont des catégories qui ont une histoire. La sacralisation de l’écrivain, à partir de la fin du XVIIIe siècle en Europe, s’est accompagnée d’un renforcement de ces principes, avec l’aide de l’instauration et de la généralisation progressive du «droit d’auteur» et avec la consolidation de la responsabilité subjective de l’écrivain, comme l’a démontré Gisèle Sapiro (la Responsabilité de l’écrivain, Seuil, 2011). La dimension collective de la production littéraire, qu’incarnaient auparavant les figures de conteuses, de griots ou de bardes, a été peu à peu oubliée. Cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas et qu’il faille faire de la singularité de l’auteur la seule valeur. 

La crise de l’écriture apportée par l’IA peut être l’occasion de réfléchir aux conditions d’une littérature plus démocratique et plus collective. À l’indignation se substituerait alors l’ouverture d’un grand chantier qui traiterait de questions aussi diverses que le pillage des textes d’autrui opérés par les entreprises qui en font leur capital, les coûts écologiques de l’écriture assistée, les nouvelles responsabilités qui s’ouvrent pour l’ensemble du champ littéraire. 

Il paraît un peu absurde de faire de l’écrivain le dernier «humain», le bouclier ou le remède contre le développement en apparence incontrôlable des IA. Mais la capacité de la littérature à proposer de nouvelles représentations, à mettre en scène des dilemmes moraux, à détourner les usages normatifs des langues, peut au moins nourrir ce travail nécessaire de réflexion, de pluralisation et de régulation.

 

Tiphaine Samoyault est directrice d’études à l’EHESS, autrice et critique. 

[Photo : Studio Saga - source : www.liberation.fr]

La CDU vota amb l'AfD contra les plaques de l'Holocaust i revifa el debat sobre el cordó sanitari a Alemanya

El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat la votació d'"escandalosa"

Europa Press

Escrit per Lluís Tomàs

En plena discussió a Alemanya sobre fins on ha d'arribar el cordó sanitari contra l'extrema dreta, una votació a Heidenau, una localitat a l'est del país, ha tornat a posar el debat sobre la taula. Les filials municipals de la Unió Cristianodemòcrata (CDU) i Alternativa per a Alemanya (AfD) han votat conjuntament a favor de frenar la instal·lació de noves Stolpersteine, les petites llambordes commemoratives que recorden al carrer les víctimes de l'Holocaust. La iniciativa havia estat impulsada per l'extrema dreta, amb l'argument que els vianants "caminen per sobre o fins i tot trepitgen els noms de les víctimes", una justificació que els democristians també van fer seva. Les Stolpersteine formen part d'un projecte memorial estès per tota Alemanya i per nombrosos països europeus, també a Catalunya, amb la voluntat de mantenir present en la vida quotidiana el record de les persones perseguides i assassinades pel nazisme. 

Les Stolpersteine són petits cubs de llautó d'uns deu centímetres, habitualment incrustats a les voreres davant dels domicilis o llocs de feina de les víctimes de la barbàrie nacionalsocialista. El projecte és obra de l'artista alemany Gunter Demnig, que el va posar en marxa a la dècada del 1990 amb la voluntat d'identificar l'últim indret conegut d'aquestes persones. Cada peça inclou dades bàsiques sobre la víctima, com el nom, la data de deportació i, quan es coneix, el lloc on va morir. Des de l'inici de la iniciativa ja s'han instal·lat unes 116.000 plaques en 31 països, tot i que la gran majoria es concentren a Alemanya. 

La decisió presa a Heidenau ha provocat indignació entre sectors que defensen que precisament el valor de les Stolpersteine rau en la seva presència discreta però constant en la vida quotidiana, obligant els vianants a topar-se amb la memòria de les víctimes en els mateixos espais on van viure. Davant les crítiques, les seccions locals de la CDU i l'AfD han defensat que les futures commemoracions de l'Holocaust es concentrin al memorial de la ciutat situat al cementiri, segons han recollit mitjans alemanys. Els detractors de la prohibició consideren que traslladar aquest record a un espai específic en redueix l'impacte simbòlic.  

Una 'Stolpersteine' a Berlín / Axel Mauruszat

El mateix Demnig ha rebutjat la decisió de la CDU i l'AfD. En declaracions a Der Spiegel, l'artista ha sostingut que la proximitat de les Stolpersteine ajuda a fer més tangible la història, especialment per als més joves. Demnig ha admès que la prohibició no l'ha sorprès davant l'ascens electoral de l'extrema dreta, però també ha carregat contra els democristians per haver avalat la mesura. "Potser haurien de deixar de banda la 'C', perquè clarament han deixat enrere el cristianisme", ha dit. 

Auschwitz ho titlla d'"escandalós" 

Les crítiques també han arribat des d'organitzacions vinculades a la memòria de l'Holocaust. El Comitè Internacional d'Auschwitz ha qualificat d'"escandalós" que la CDU donés suport a la moció, segons Deutsche Welle (DW). El vicepresident executiu de l'entitat ha denunciat que la decisió busca "fer fora de la ciutat les víctimes nazis de Heidenau" i relegar-ne el record al cementiri. També s'hi ha pronunciat Charlotte Knobloch, presidenta d'una associació jueva de Baviera i supervivent de l'Holocaust, que ha definit la mesura com "el camí completament equivocat". Tot i admetre que ella mateixa no és partidària del concepte de les Stolpersteine, ha defensat que una commemoració descentralitzada i present a l'espai públic és essencial per preservar la cultura de la memòria a Alemanya. 

L'AfD fa temps que qüestiona alguns dels pilars de la cultura de memòria històrica sobre els crims comesos durant el nazisme. A Saxònia-Anhalt, on el partit ha aconseguit recentment el seu millor resultat en unes eleccions estatals, un dirigent destacat de la formació va resumir així la seva proposta per reformar l'ensenyament de la història a les escoles: "Més Bismarck, menys Hitler". A escala federal, l'AfD va ser classificada pels serveis d'intel·ligència interiors alemanys com una "organització extremista d'extrema dreta". A més, diversos membres del partit han estat assenyalats individualment per presumptes vincles o posicionaments extremistes, també amb el nazisme. 

El 'Brandmauer', qüestionat 

La votació de Heidenau ha reobert, a més, el debat sobre la solidesa del Brandmauer, el cordó sanitari informal amb què els principals partits alemanys han intentat mantenir l'extrema dreta al marge dels acords polítics. Més enllà del contingut de la moció, el fet que la CDU i l'AfD hagin sumat forces per aprovar-la ha alimentat les crítiques sobre fins a quin punt aquest tallafoc continua sent efectiu, especialment en l'àmbit local. De fet, el Brandmauer fa temps que està sotmès a pressió a mesura que el partit encarnat per Alice Weidel guanya pes electoral. L'episodi arriba, a més, en un moment delicat per a la direcció democristiana, amb Friedrich Merz qüestionat pels mals resultats recents de la CDU en diverses eleccions regionals.

 

[Font: www.elnacional.cat]

 

El colapso moral de Netanyahu

 


Escrito por César Chelala

(COUNTERCURRENTS) 

Benjamin Netanyahu, quien en su momento se propuso ser recordado como el máximo protector de Israel, ha presidido, en cambio, uno de los periodos más perjudiciales de la historia del país. Es un destino trágico para un hombre que aspiraba a ser considerado un héroe y que ahora se ve asociado con un daño sin precedentes para Israel y para los israelíes. 

Tras la guerra de Gaza —y especialmente después del ataque del 7 de octubre de 2023—, los incidentes antisemitas se dispararon en todo el mundo. La violencia continuó entre 2024 y 2026, siendo 2025 el año más mortífero en cuanto a ataques antisemitas, con víctimas mortales registradas en tres continentes: Australia, Estados Unidos y Reino Unido. El Instituto Internacional para la Lucha contra el Terrorismo (ICT) informó de un aumento del 21 % en los incidentes antisemitas en el Reino Unido durante el primer semestre de 2026 en comparación con el año anterior, incluyendo agresiones sin precedentes, ataques relacionados con sinagogas y repetidos ataques contra judíos e israelíes en espacios públicos. 

Una de las críticas más severas y contundentes contra el primer ministro israelí se produjo en 2023, cuando miembros del escuadrón de rescate de Entebbe publicaron una carta acusando a Netanyahu de «sacrificar al Estado de Israel y al pueblo israelí por sus propios intereses». Los veteranos condenaron a Netanyahu y a sus aliados por difamar a los manifestantes contra la reforma judicial, tildándolos de anarquistas y terroristas. «Durante años, usted ha practicado deliberadamente la estrategia de «divide y vencerás», separando y enfrentando a los israelíes entre sí. El público israelí que no lo apoya se ha convertido en «pequeño», «débil», «traidor» y «anarquista»». 

Menospreciar a sus oponentes ha sido durante mucho tiempo el arma predilecta de Netanyahu. Cuando decenas de delegados abandonaron la sala durante su discurso en las Naciones Unidas el 24 de septiembre, los tachó de «cobardes morales». Al mismo tiempo, arremetió contra todos los países que lo criticaron, entre ellos Francia, Gran Bretaña y Turquía. 

La comunidad internacional, inicialmente lenta en reaccionar ante las acciones de las Fuerzas de Defensa de Israel, se ha vuelto cada vez más crítica. Su voz es crucial para frenar las políticas destructivas del gobierno israelí. Como Gideon Levy, reconocido periodista israelí, declaró recientemente a Counterpunch: «Israel se precipita hacia el abismo y solo se detendrá si se ve obligado a ello. Corresponde a la comunidad internacional imponer sanciones para detener el delirio criminal de Israel». 

Como si la matanza de más de 22.000 niños en Gaza —con las manos extendidas desde edificios bombardeados en un gesto de desesperación— no fuera suficiente, Netanyahu ha ordenado ahora el desplazamiento de los residentes de Cisjordania en un aparente intento de aterrorizarlos para que abandonen sus tierras. Un informe de las Naciones Unidas publicado en junio pasado concluyó que el apoyo financiero y militar de las autoridades israelíes había facilitado los ataques de los colonos. 

Un informe de B’Tselem de septiembre de 2026, titulado «El Proyecto de Eliminación», examinó las políticas y prácticas israelíes que afectan la vida colectiva palestina en la Cisjordania ocupada. Basándose en 2000 testimonios y una extensa investigación de campo, el informe describe políticas y actos que el derecho internacional reconoce y prohíbe, incluyendo la anexión, la construcción de asentamientos, el traslado forzoso, la persecución, la violencia sistemática y la negación de los derechos fundamentales palestinos. 

El gobierno estadounidense no ha impuesto restricciones a la expansión de los asentamientos, la anexión ilegal, las operaciones militares ni la violencia de los colonos, todas las cuales han alcanzado niveles récord bajo la administración de Netanyahu, el gobierno más ultraderechista y procolonos en la historia de Israel. Asr Mairav​Zonszein, analista sénior de Israel en el International Crisis Group, escribió: «Bajo este gobierno, Bezalel Smotrich, el ministro de Finanzas, ha acelerado la destrucción de viviendas palestinas al tiempo que agilizaba la construcción de viviendas israelíes, mientras que Itamar Ben-Gvir, el ministro de Seguridad Nacional, ha distribuido armas a israelíes al flexibilizar las regulaciones para la obtención de licencias, añadiendo alrededor de 7000 armas de fuego a los colonos».

Para agravar aún más la crisis, varios generales retirados de las Fuerzas de Defensa de Israel (FDI) visitaron Cisjordania en agosto de 2026 y denunciaron públicamente al gobierno por permitir que los colonos en el territorio ocupado perpetraran actos violentos contra los palestinos. Asaf Agmon, general retirado de la Fuerza Aérea, afirmó que los ataques se asemejaban a los pogromos que sufrieron los judíos en Europa. Ephraim Sneh, general de brigada retirado y exministro de Salud, fue aún más directo: «Esto es limpieza étnica, en pocas palabras». 

Estos hechos no ponen fin a los problemas de Netanyahu. Ahora se enfrenta a nuevas preguntas sobre si tenía conocimiento previo del ataque de Hamás del 7 de octubre. A principios de septiembre, Haaretz informó que el jeque Mohammed bin Zayed, presidente de los Emiratos Árabes Unidos, había advertido en secreto a Netanyahu que Hamás estaba considerando una operación de gran envergadura. Como era de esperar, Netanyahu y los líderes de seguridad israelíes negaron la información. 

Las elecciones del 27 de octubre de 2026 determinarán si Netanyahu permanece en el poder. Ya ha causado un daño considerable a Israel y al pueblo judío. El Dr. Albert Schweitzer, el gran médico y humanista, ganador del Premio Nobel de la Paz en 1953, escribió: «La tragedia de la vida es lo que muere dentro de un hombre mientras vive». En el caso de Netanyahu, la respuesta es dolorosamente clara: lo que murió en él fue su brújula moral. 

César Chelala  es consultor internacional en salud pública y escritor galardonado en temas de derechos humanos. Es autor de «Violencia en las Américas», publicación de la Organización Panamericana de la Salud. También ha sido galardonado, junto con otros miembros, con un premio del Overseas Press Club of America y dos premios nacionales de periodismo de Argentina. 

 

[Ilustración del autor  - reproducido en www.gerardodelval.com]

domingo, 27 de setembro de 2026

«Mira la mar, Marcel•la!», una antologia que convida a navegar J. V. Foix

Poesia | Selecció de poemes —i de proses— que Montse Ginesta i Lluís Quintana Trias ens ofereixen en un format especialment atractiu

J. V. Foix

Escrit per Daniel P. Grau 

L’univers mariner de Foix emergeix amb força en aquesta petita obra d’art que té cura tant del contingut com de la forma i reivindica la bellesa del llibre com a objecte. 

La poesia deu ser el gènere literari que més atenció ha rebut i rep per part dels antòlegs. A més a més, la tipologia d’antologies pot ser molt diversa: des d’aquelles que fan un repàs al conjunt líric d’una llengua a les que se centren en un sol llibre d’un sol autor; des de les que ens mostren un moviment literari a les temàtiques… 

En tots els casos, hem de deixar clar que el que irremeiablement domina la tria és el gust de l’antòleg. Cal assumir-ho amb la màxima normalitat i sense esquinçar-se les vestidures, cosa habitual en la crítica que es fa de les antologies, amb qüestions que solen anar per aquests camins: amb quins paràmetres s’han pres les decisions?; per què n’ha quedat fora tal autor?; com és que s’hi ha triat aquest poema i no aquell altre?…   

A mi, m’agraden particularment les antologies temàtiques, d’un sol autor o de diversos. Poden resultar un acostament força interessant, a més de ben útil en determinades situacions. Per exemple, si mai us demanen que intervingueu en un casament —m’ha passat més d’una vegada—, una antologia de poemes d’amor us hi pot ajudar. 

I si voleu fer un regal a algú que li agradi la mar —a qui no li agrada la mar?—, teniu una molt bona opció en Mira la mar, Marcel·la, la selecció de poemes —i de proses— de J. V. Foix que Montse Ginesta i Lluís Quintana Trias ens ofereixen en un format especialment atractiu: 26,5 × 16,5 cm, tapa dura, bon paper i la reproducció d’il·lustracions de pintura sobre fusta de Montse Ginesta mateixa, amb una maquetació valenta i ben treballada de Jordi Avià —permeteu-me que també esmenti el dissenyador i maquetador del llibre, perquè s’ho mereix—; un conjunt preciós.

J. V. Foix, Mira la mar, Marcel·la!, Abadia de Montserrat (2026)

J. V. Foix és un poeta —ell es proclamava “investigador en poesia”— original, amb una riquesa idiomàtica i una tècnica excepcionals, un avantguardista que connecta amb els clàssics, que beu en els trobadors, en els clàssics catalans i italians, amb unes metàfores impactants i rimes insòlites —ja em direu qui és capaç de fer rimar Freud amb introit en un sonet de decasíl·labs perfectes: “Ens banyarem de frac: som a l’introit […] Del son, grosser, ja en parla Sigmund Freud”; crec que l’altra única opció en català és coit—, que es mou amb gran facilitat entre les formes tradicionals i el vers lliure o la prosa poètica, trenca els límits dels gèneres literaris i ofereix textos que no sempre resulten del tot accessibles. 

És per això que el gran públic agrairà —les antologies també poden tenir una funció didàctica— les explicacions que Ginesta i Quintana ofereixen com a introducció de cadascun dels textos escollits. Bé, tampoc no cal espantar-s’hi, perquè els textos seleccionats, amb molt bon criteri, van des de la poesia metafísica i transcendent del sarrianenc a les proses sobre la seva vida quotidiana d’estiuejant a la caseta de pescadors que va adquirir al final de la dècada de 1940 al Port de la Selva. En tot cas, les aportacions dels antòlegs són sempre mesurades i adients: contextualitzadores i aclaridores sense excessos. 

Us ofereixo, com a exemple, el text d’un dels cal·ligrames que recull aquesta antologia, precedit per la introducció dels antòlegs:  

“Foix va compondre alguns cal·ligrames, poemes que disposen els versos de manera que formen un dibuix que evoca el contingut del text. Es un procediment que té una antiquíssima tradició, però que les avantguardes del segle XX van reivindicar amb força. Aquest cal·ligrama és un poema amorós, en què el jo poètic, navegant («nauxer») de l’embarcació representada en el cal·ligrama, s’adreça a la seva estimada, «ocell entre els ocells», i manifesta el seu desig d’apoderar-se’n tot i saber-ho impossible, perquè ella cauria «en intocable riba». El banderí du la data 18-XI-51 però hauria de dir 18-IX-51, la data en què Joana Givanel feia anys. 

Si l’ocell fossis tu entre els ocells cerosos que ençà i enllà del mar amoregen deserts taciturns, o, amb bec clarós, picotegen estels sangonejants a l’alguera cativa, jo seria el nauxer de braços tenebrosos que abat ocell i estel en intocable riba.

J. V. Foix

18-XI-51” 

El cal·ligrama corresponent, amb una embarcació de vela que navega sobre una mar de paraules, acompanyada per uns ocells, el trobareu reproduït tot seguit en el llibre. A banda de les magnífiques il·lustracions de Montse Ginesta, també hi ha un desplegable amb fotografies de Foix ben marineres: en alguna, navegant amb el seu llagut, El Freu de la Medella.  

Durant els períodes feiners, el podíeu trobar darrere el taulell, cobrant molt eficientment els pastissos i els bombons que es podien comprar al negoci que la seva família regentava a Sarrià. Com em conta el meu amic Dominic Keown, que, en la seva època d’estudiant d’intercanvi hi anava cada diumenge, durant tot un any, només pel gust que l’atengués —per falta de coratge, mai no es va atrevir a dirigir-li la paraula i en sortia amb un pastisset—, poca gent podia imaginar que darrere d’aquella personeta encorbatada hi havia un dels poetes més genials del nostre segle XX.  

Keown va fer després la seva tesi doctoral sobre la lírica avantguardista catalana, centrada en Joan Salvat-Papasseit i J. V. Foix, i va acabar la seva carrera acadèmica com a catedràtic d’estudis catalans a la Universitat de Cambridge.

 

[Foto: Fundació J. V. Foix - font: www.diarilaveu.cat]





Eduardo Subirats, filósofo: «El actual concepto de democracia es una coartada que justifica genocidios y el poder de los poderosos sobre los vencidos»

 

El filósofo Eduardo Subirats en una imagen tomada en 2015

Publicado por Bernardo Álvarez-Villar  

“No me creía que alguien quisiera hacerme una entrevista en España. Pensaba que era una broma”. Hasta ese punto se considera Eduardo Subirats (Barcelona, 1947) una figura censurada y ajena al país que abandonó hace ya más de tres décadas. Es difícil pillarlo en España más de dos o tres días al año. El filósofo y profesor en Princeton soltó amarras con una nación y una tradición cultural que para él es la de la expulsión de los judíos y moriscos, la de la destrucción de las culturas indígenas en América y el exilio y represión de los liberales e ilustrados: “En España nunca ha existido sentido crítico ni voluntad transformadora”, lamenta durante la entrevista. Uno de los muchos hilos que conforman su amplia obra ensayística indaga en esa carencia: La ilustración insuficiente, El continente vacío, Memoria y exilio, Deconstrucciones hispánicas… Su España, de ser alguna, es la España que se marchó lejos, la de Juan Goytisolo, Américo Castro o José María Blanco White. La España ninguneada y silenciada bajo la losa del pensamiento único. La España herética. 

Pero las ideas de Subirats se componen de una alquimia mucho más rica y heterogénea. Una macedonia en la que el lector saborea las sabidurías y mitologías de las primeras civilizaciones y del mundo precolombino americano, las corrientes radicales europeas, la contracultura de los sesenta, la Escuela de Frankfurt, el marxismo crítico, las vanguardias artísticas y literarias del siglo XX, la alta cultura alemana, el psicoanálisis, la tradición sefardí… Sus dos últimos libros, A plena luz caminamos a ciegas y El intelectual, obscena ausencia, ambos editados en México, son una buena muestra de las inquietudes de un pensador erudito, marginal e insobornable al que le gustaría creer en aquel verso de Holderlin: “Allí donde está el peligro crece también lo que salva”. Apenas está dos días en Barcelona, pero accede a dedicarle uno casi entero a repasar su vida y pensamiento para CTXT. 

Nació en 1947, ¿verdad? En plena posguerra…

Nací aquí, en este mismo barrio de Gràcia, y estudié en el colegio alemán, porque mi madre era alemana de padre judío. Se salvó por poco del genocidio. A mi bisabuela la metieron en un campo de concentración, pero entró ya tarde y no tuvieron tiempo de liquidarla. Qué personajes, parecen fantasmas… La familia de mi madre escapó de los campos de concentración y mi padre estuvo preso en uno franquista después de la guerra, porque era republicano y había sido soldado de la república. De pequeño me contaba historias de las vicisitudes que pasó en el campo de concentración. Claro, con ese pasado, yo lo único que deseaba era irme. Empecé Medicina porque quería ser psiquiatra. Me fui a trabajar a un hospital psiquiátrico en Suiza, porque lo que había aquí eran cámaras de tortura, una cosa horrorosa. La Suiza alemana era un lugar muy atractivo, porque allí se concentraron durante la guerra, y ya antes, muchos psiquiatras judíos que huyeron de Alemania, Jung entre ellos, y que generaron una cultura psiquiátrica fascinante. Yo estaba enamorado de todo eso. 

¿En qué año fue eso?

Yo llegué allí en el 68, cuando la industria química empezó a expulsar a esos psiquiatras de los hospitales y a sustituirlos por psiquiatras de una escuela más bioquímica. Vi que aquello no era para mí. Éramos guardianes y nuestra tarea consistía en vigilar que los internos tomasen todas las pastillas prescritas. Además, se hacían experimentos humanos con fármacos. Pero era un hospital muy bueno, con mucho dinero, y tenía un pabellón de internos artistas. El mundo del arte está lleno de locos. Pero tuve dos experiencias trágicas, muy desagradables, y me di cuenta de que no era lo mío. 

Haber presenciado la liquidación de las corrientes psiquiátricas fenomenológicas y humanistas en favor de una metodología mecánica y positivista, ¿fue una primera experiencia filosófica que luego fue desarrollando en su obra?

Claro, me quedó la nostalgia de todo aquello. Había locos interesantes, es que había locos muy interesantes. Pero, en fin, decidí estudiar Filosofía y me fui a París y después a Berlín, donde aprendí mucho. En París, después del 69, iba a las clases de Deleuze y Lyotard. También estuve en contacto con los situacionistas, y conocí ese ambiente entre bohemio, artístico y revolucionario. Luego me fui a Berlín, y lo que encontré allí no se puede comparar con el mundo actual. Los estudiantes estábamos en pie de guerra y queríamos acabar con aquel sistema siniestro –era la época de la guerra de Vietnam–. Y algunos profesores, tanto en París como en Berlín, apoyaban a los estudiantes. Había una dinámica intelectual tan activa, tan creativa y tan libre que aprendías sin hacer nada. Me quedé unos años en Alemania, porque vivir en aquel Berlín militarmente ocupado es la más profunda experiencia de libertad que yo he tenido en mi vida.

Suena paradójico.

Suena paradójico. Pero, ¿por qué? Pues porque era una ciudad ocupada, donde realmente no había Estado. Todos los estudiantes que no querían hacer el servicio militar, y que por lo tanto tenían una actitud muy crítica con el establishment político, iban a Berlín. Era una ciudad absolutamente maravillosa. Estaban los viejos supervivientes de la guerra y los jóvenes. Era un perfecto caldo de cultivo para el desarrollo de ideas y de acciones. Ahí empezó un feminismo muy radical y una especie de nueva izquierda que tenía una visión filosófica interesante. Un tema que me persiguió siempre y que perseguí siempre es el del esclarecimiento. Yo estaba en un instituto que se llamaba Instituto de las Ciencias de las Religiones. El título, con ese plural de “religiones”, ya era un signo de crítica en un país protestante. Se hacían cosas fascinantes, y había un clima volcado en la actividad intelectual y creativa. Eso ha desaparecido completamente. En España nunca ha existido.

¿Conoció el ambiente universitario español en la época del final de la dictadura?

Estudié un tiempo Filosofía aquí en Barcelona. Un profesor se llamaba a sí mismo tradicionalista, fascista y católico. Y luego había un liberal, un tal Emilio Lledó, que era un ignorante, una mala persona realmente. Y luego había una generación más joven, que eran ignorantes, que eran los marxistas-leninistas. Manuel Sacristán no estaba, porque le habían expulsado, pero era el gurú. Los profesores eran mediocres y dogmáticos, y ahí decidí irme y ya no regresé hasta el 79 u 80. Cuando volví no me dejaron entrar en Filosofía, porque había estado en Berlín y en Francia y era un competidor no deseado. Eso fue para mí una gran suerte, porque entré en Arquitectura en Barcelona, donde había un ambiente mucho más dinámico. Por la razón de que los arquitectos son artistas, y además la arquitectura es una ciencia con gran compromiso social y político. La Facultad de Arquitectura en aquella época era un verdadero campo de batalla. Allí encontré a un grupo de jóvenes dinámicos con los que hicimos revistas y algunas acciones de protesta muy divertidas. Era la actitud de una nueva generación que cuestionaba a la que había entrado en el poder, es decir, a los socialistas y los progresistas, porque nos dábamos cuenta de que eran unos canallas y unos traidores. Se trataba de boicotear las tentativas de introducir la conciencia neoliberal en el espíritu subversivo de la facultad. Eso duró dos o tres años, bastante interesantes, y ya me fui a Estados Unidos y a Brasil. 

En esa época, en España, ¿tuvo contacto con Agustín García Calvo, el grupo de los ácratas y esa vertiente más heterodoxa del pensamiento español de la época?

A los ácratas los conocí en un viaje a Madrid en el 68. Era un grupo pequeño, pero muy atractivo para un joven. En ese viaje conocí el ambiente, que entonces era mucho más radical que el catalán. El catalán es un hombre que puede ser radical, y existen grandes nombres en la cultura del país que se pueden considerar radicales, y quizás el más importante es Gaudí. Pero el catalán siempre se fascina con lo estético, se queda en el mundo estético. Esto (mira a su alrededor y abarca con sus manos los salones modernistas del Hotel Casa Fuster) está hecho por una imaginación completamente revolucionaria, explosiva. Eso era Barcelona, y en cambio Madrid era anarquista, de la tradición de la generación del 98, de las novelas de Pío Baroja…  

¿En qué momento y por qué motivo se fue de España?

El momento de corte fue uno de los estados de excepción decretados por Franco, en el que hubo una represión terrible. Diría que en el año 72. Para mi generación aquel fue un momento de depresión absoluta. Eso en Cataluña dio lugar a dos bandos: uno que se resignó, dejó la batalla y desapareció del mapa; y otro que se fue por el lado de la estética o de la intelligentsia. Aún había un cierto mundo intelectual, muy pobre, que permitía vislumbrar una salida: la editorial Tusquets o Anagrama, en su época heroica, eran una especie de alternativa, pero muy débil.  

Uno de los primeros libros del catálogo de Anagrama reúne textos situacionistas traducidos por usted.

En ese momento estaban abiertos a ese tipo de cosas.  

¿No quedaba en Barcelona nada de la mítica tradición anarquista de la ciudad, de aquella Rosa de Foc?

Toda esa generación había muerto. Yo conocí a algunos, un grupo de anarquistas en el sur de Francia. Era un mundo de obreros que se habían adaptado y vivían en una especie de poblado, de casitas muy chiquitas, muy humildes, pero con un pequeño terreno que cultivaban. Allí realizaban esa utopía anarquista que viene de muy lejos, porque es esa utopía que Cervantes pone en boca de Don Quijote, cuando ve que no puede cumplir sus grandes deseos de transformar el mundo como caballero andante y ya agonizando quiere tener un jardín. Es esa tradición que reúne ciertos momentos de la tradición epicúrea y algo más que no sé muy bien qué es. Así vivían esos anarquistas, que eran personajes muy interesantes. Pero, claro, se los comió la historia. Sus hijos ya se adaptaron, eran franceses, y yo fui amigo de alguno de ellos. Era un caldo de cultivo interesante, pero que no tenía futuro. Luego me fui y me olvidé de ellos y de todo. No me enteré de la muerte de Franco. Me dediqué a estudiar filosofía alemana en Berlín. 

¿Y qué pensó cuando se enteró de la muerte de Franco?

Como conocía a la generación de recambio, que estaba en el establishment, y sabía de sus limitaciones intelectuales, no me mezclé con esa gente.  

¿Qué valoración hace del 68 y todo lo que ocurrió en torno a esa fecha? Me refiero a las diferentes corrientes filosóficas, políticas, culturales, artísticas…

El 68 significó una ruptura en todos los aspectos, empezando por la psiquiatría. Para mí fue un momento muy renovador y estimulante, también en la teoría social, la teoría crítica y las filosofías críticas. Yo me alimenté de todo eso. Las clases de Deleuze fueron un estímulo muy interesante, porque era cuando estaba escribiendo El Antiedipo. Yo venía de la psiquiatría, había huido de su declive y me había encontrado con un personaje que hacía explícitamente la guerra contra el aspecto conservador del psicoanálisis. Estaba ese mundo representado por Deleuze, pero antes fue Guy Debord.

¿Qué aprendió de Debord?

Debord tuvo un gran éxito, porque realmente fue la chispa intelectual que prendió el fuego del 68. Yo conocí a esas personas, auténticos enragés (enfurecidos), un grupo brillante. La sociedad del espectáculo me parece un libro absolutamente genial. Es la descripción del mundo en el que nos encontramos: las guerras son espectáculos, y es el espectáculo el que decide la estrategia de las guerras. Los sistemas de propaganda se han perfeccionado a tal nivel que constituyen una nueva realidad. Ese punto de partida me abrió intelectualmente a una nueva perspectiva.

Eduardo Subirats en 1959

¿Cuáles fueron sus influencias intelectuales en Alemania?

Alemania era otra cosa, porque allí todavía vivían los últimos intelectuales humanistas en el sentido moderno y crítico. Adorno y los adornianos estaban en Frankfurt. En Berlín estaba, entre otros, Klaus Heinrich, que era un profesor de tradición humanista. Él formulaba una crítica contra la instrumentalización tecnocrática de la ciencia moderna y de la tecnología con fines destructivos. Ese era el punto de partida epistemológico de lo que más o menos claramente formulaba como una nueva orientación o como una redefinición del proyecto de la Aufklärung (Ilustración) alemana. Hacía además un trabajo de recuperación de las tradiciones artísticas. Él juntaba el cielo con la tierra, juntaba crítica filosófica y mitología griega con una conciencia política muy crítica. En torno a él se formó un seminario con la perspectiva de reformular el espíritu del esclarecimiento. Mi vida en Berlín oscilaba entre las protestas callejeras y este humanismo esclarecedor, con una base de religiones griegas y referencias a las tradiciones críticas del arte alemán. Esto era muy conveniente para un joven español que se llevaba muy mal con el mundo español. Estoy hablando de los años 80, que es el momento de la caída en picado del progresismo español en la corrupción y en la banalidad. Eso fue lo que me salvó.  

Durante sus años en Berlín viajó por algunos países al otro lado del Telón de Acero, ¿cómo fue esa experiencia de conocer el mundo soviético?

En el 68 estaba en Basilea, en el psiquiátrico, y conocí a Karel Kosic, el escritor checo. Nos invitó a mí y a otros amigos alemanes a conocer la Primavera de Praga, y ahí fuimos. Fue una aventura, porque la situación era muy grave. De hecho, estuvimos allí una semana antes de que entrasen los tanques. Allí conocimos al grupo de intelectuales que rodeaban a Karel Kosik, que eran fascinantes. Los jóvenes tenían un concepto del compromiso político mucho más intenso del que podía haber imaginado en París o en Madrid. Los ácratas fueron el ejemplo más interesante en Madrid, y los situacionistas en París, pero lo que vi en Praga era política de verdad, con un proyecto claro que fue destruido. Aquel viaje supuso el contacto con el mundo del fascismo, un fascismo diferente al español, pero de una brutalidad comparable o quizás peor.  

¿Conoció también la Alemania Oriental?

En Alemania Oriental, lo mismo. Estuve en contacto con un grupo de comunistas del establishment de allí. Nosotros éramos un grupo de jóvenes radicales con un proyecto de educación social. Y crearon una institución maravillosa que eran los clubs republicanos, algo parecido a los ateneos de la época republicana española. Fuimos a Alemania del Este varias veces y allí contactamos con personas del Partido Comunista que estaban interesados en esos clubs porque les servían para extender su propaganda. Eran buena gente, pero provincianos. Un poco lo mismo que ocurría con los republicanos españoles que conocí en Francia. Eran unos santos, pero eso no iba a ninguna parte. Me interesaban más movimientos como los situacionistas, que tenían una mente universal y procedían del surrealismo. Ellos se consideraban herederos de la revolución surrealista, y generaron una fuerza de choque intelectual inmensa. El mundo de los republicanos españoles y el de los intelectuales comunistas, incluyendo el propio Kosic, no llegaban a esa altura. En el fondo eran socialdemócratas, y trataban de alcanzar una entente cordial con los valores liberales de esa Europa de principios de siglo que ellos respetaban y añoraban. En todos encontraba limitaciones, y por eso me fui. 

¿Cómo fue la recepción de sus primeras obras en España?

En cuanto empecé a escribir cosas un poco más críticas, como el libro de La ilustración insuficiente, fui atacado por el establishment. Que qué me había creído. Era la actitud de esa izquierda desechable, y el ejemplo es Fernando Savater. La izquierda madrileña que yo conocía, inclusive miembros de los ácratas, venían de un contexto familiar y cultural fascista. 

Eran los hijos rebeldes, ¿no?

Eran los hijos rebeldes, como los Sánchez Ferlosio, con los cuales estuve íntimamente relacionado a través de Carmen Martín Gaite. En un momento dado me hice muy amigo de ella, que era esposa de Rafael Sánchez Ferlosio. Viví de hecho unos meses en casa de Martín Gaite, y fue muy bonito. Era una voz intelectual femenina, sensible, que conocía el mundo liberal. Tenía una hija muy inteligente, algo más joven que yo, que era realmente de la generación de la Transición. Ella y muchos de sus amigos tenían padres o abuelos en la extrema derecha. Esta hija de Martín Gaite es un ejemplo muy claro de esa generación: mujer bien formada, lúcida, crítica, pero completamente decepcionada. Si a los 18 años pierdes toda la ilusión, ¿qué haces? Pues ella y varios en su grupo de amigos acabaron en la heroína y contagiándose de sida. Ese fue el desmoronamiento interno de la democracia liberal española, que no tenía la menor consistencia. No fue un desmoronamiento político, sino moral de sus hijos, que eran conscientes de que sus padres eran unos cabrones y que se encontraban en una situación completamente esquizofrénica, en la que el discurso decía ABC y la realidad decía XYZ. ¿Qué haces, entonces, en una sociedad que tampoco ofrecía posibilidades de supervivencia en actividades intelectuales? Pues te entregas a la droga, y cayeron por docenas.  

La hija de Martín Gaite y Sánchez Ferlosio falleció de sida.

Yo estuve en el entierro, y creo que ese entierro fue el momento que me reveló la profunda podredumbre de la derecha española, pero también de una izquierda que se había adaptado a una retórica banal y cuyo máximo exponente era Savater: brillante, potencia retórica, absoluta inconsistencia y ninguna visión de futuro. Esa generación se suicidó. En ese entierro estaba un grupo fascista, de la familia del padre de la difunta; el grupo del padre de su novio, que era Carlos Castilla del Pino, un famoso psiquiatra marxista; y el grupo liberal de Martín Gaite y sus amigos, en el que yo me encontraba. Y luego estaba el otro grupo, el de los amigos de la difunta, que era totalmente siniestro y oscuro. Veía cómo la depresión había acabado con ellos.

Una representación de la España de la época.

Sí, y en medio de todo eso, el padre y la madre, que eran figuras muy importantes. Allí había muchos personajes de la intelectualidad. Realmente estaba allí toda la élite liberal. Aquello era una ceremonia en la que se rendía reconocimiento a un proyecto fracasado, pero no se asumía como tal. Simplemente se reaccionaba ante esa situación con una depresión profunda, que no era capaz de articularse intelectualmente. Y ahí pensé: bueno, de aquí hay que irse rápido.

Eduardo Subirats en 1976

He leído en algunos de tus textos de esa época comentarios muy elogiosos de María Zambrano…

¡Ah, claro! ¡Me olvidaba de María Zambrano! 

¿Es quizás la excepción a esa nulidad intelectual que le achaca a la cultura española?

La verdad es que lo que siempre me ha salvado de bastantes decepciones han sido las mujeres. Las dos mujeres que me apoyaban en España eran Zambrano y Martín Gaite. Zambrano tenía un pensamiento original, y había tenido una relación muy íntima con la vanguardia literaria del Caribe. Había tenido la experiencia del exilio en Suiza, que ella llamaba su paraíso, y hacía una crítica social, digámoslo así, aceptable. Yo frecuenté su casa cuando vivía en Madrid. Decía mucho una cosa que me hacía reír: “En Madrid hay mucha madera intelectual, pero faltan chispas para prender la hoguera”. Tenía una visión muy distante, y sentía mucho haber abandonado su paraíso en Suiza. Aceptó el convite, supongo que por dinero, y la instalaron en un apartamento cerca del Hotel Ritz. Era un personaje adorable, más adorable que Martín Gaite, con la que acabé peleándome porque era muy nacionalista. Ella siempre me reprochaba que estuviera viajando por el extranjero y que no viajase más por España antes de irme por esos mundos.  

Otra mujer de la que habla mucho es de Luisa Isabel Álvarez de Toledo, la marquesa roja.

¡Ah! Esa es la tercera mujer. Yo estaba escribiendo El continente vacío y me encontré un libro suyo llamado No fuimos nosotros donde, en definitiva, decía que España no había descubierto nada porque los árabes habían descubierto América mucho antes. Ella tenía un archivo con mapas muy antiguos, que me enseñó, y documentos que ponían de manifiesto eso. Fue muy osada y es un personaje que habría que reivindicar. En el 93 publiqué El continente vacío y el libro fue destruido.

¿Qué sucedió con ese libro?

En esa época viajaba mucho a México, y allí contacté con Siglo XXI, les dije que estaba escribiendo un libro sobre la conquista de México y me dijeron que estaban interesados en publicarlo. En esos años vivía entre Princeton, Madrid y Toledo, donde me había comprado una casa linda en el barrio judío. En ese periodo, alrededor del 92, se concentró en España un grupo curioso de jóvenes exiliados judíos latinoamericanos, que llegaban huyendo de las dictaduras militares. Era un grupo muy interesante, y ahí fue donde conocí a Mario Muchnik, que acababa de crear una editorial independiente dentro del grupo de Anaya. Le hablé del manuscrito y aceptó publicarlo. Muchnik tenía muy buenas relaciones con la política, sobre todo con socialistas, y estaba muy bien colocado. Hizo una campaña publicitaria y de presentaciones muy sólida, lo más sólido que nunca he visto en España. El libro tuvo cierta repercusión, pero una repercusión negativa. El libro es un ataque al papel de la Iglesia católica en el proceso de conquista, y así lo expuse claramente sin saber dónde me metía. Menos de un año después de aparecer el libro, la gente que estaba al frente de Anaya, ligada al Opus Dei, decidió que aquello no se podía tolerar. Primero defenestraron a Muchnik y luego vendieron el libro como papel.

¿Con La ilustración insuficiente y El continente vacío se ganó la fama de intelectual antiespañol?

Sí, ahí se acabó. El continente vacío creo que es algo que los españoles no me van a perdonar. Mi posición siempre había sido muy ambigua, muy crítica. Además, con esto ya me metía con la política, porque estábamos en los festejos del Quinto Centenario. Pero no me gané la fama de antiespañol, sino de criptojudío.

Que viene a significar lo mismo en los códigos del tradicionalismo castizo.

Sí, pero además hay una cosa que yo defiendo, y que me parece obvia, y es que la conquista de América solo se podía haber hecho sobre la base del genocidio islámico y de la expulsión de los judíos. Muchos judíos expulsados se fueron a América, y hay una gran cantidad de literatura crítica con la colonización escrita por judíos que tenían que ocultar su judaísmo, como Bartolomé de las Casas. Yo me protegía con esos autores como aliados y decía: señores, estoy defendiendo una tradición que es más española que nadie. Ahí está Vives, los hermanos Valdés, Bartolomé de las Casas…

¿Se había mudado a la judería de Toledo en un gesto consciente y deliberado de reivindicar esas raíces?

Sí, eso fue. Tenía curiosidad y la sigo teniendo. El mundo sefardí es muy actual y tiene una tradición maravillosa.  

Aquel año 92, además del Quinto Centenario de la conquista, lo era también de la expulsión de los judíos.
Y de la destrucción del reino islámico de Granada, la gramática castellana y la lexicografía de Nebrija, que es el acto de purificación de la lengua española de elementos hebraizantes e islamistas. Es un paquete. Yo no me di cuenta cuando lo estaba escribiendo. Ahora estoy escribiendo un libro sobre Cervantes que va en una línea similar. 

¿En qué sentido?

Sostengo que el Quijote es la conciencia histórica del fracaso del imperio español. El proyecto de ese loco de hacerse caballero andante es el proyecto que nace de la conciencia de la decadencia española. Y es algo muy claro en el texto, aunque se recubre sutilmente en esas situaciones que te hacen morir de risa. Mi interpretación hace de Don Quijote una crítica contemporánea de la crisis de la sociedad española. La segunda parte del Quijote, que nadie lee, la reconstruyo desde la perspectiva de la crítica del espectáculo de Guy Debord. Ahí está la modernidad que se atisba y se critica ácidamente, pero con humor, y la conciencia de un imperio que nace como poder genocida. Todo esto lo hago apoyándome en Américo Castro, otra persona expulsada de la cultura española. 

Fue uno de los intelectuales más críticos con los fastos del Quinto Centenario, igual que antes lo había sido con la Movida, dos de los grandes hitos culturales del progresismo oficialista español.

A la Movida no le doy mucha importancia porque era algo que no tenía ni pies ni cabeza. Sí, supongo que me he ganado a pulso que me odien. Lo que ocurre es que ahora el mundo español ya no existe intelectualmente. Es un erial. No se puede hacer nada. Ni siquiera hay fuerzas en este momento en el que crece la nueva derecha, lo que es mucho peor. Supongo que en algún momento alguien va a despertar, y ese momento supongo que está cerca. La derecha tiene un discurso patético, pero es que la izquierda no tiene discurso. Es una atrofia completa en una situación mundial catastrófica. Ahora, pienso que es posible que esta situación catastrófica genere una nueva crítica. Una crítica del totalitarismo democrático que no puede tardar mucho, porque las catástrofes irán en aumento. 

¿Qué descubrió cuando llegó a Brasil? Ese mundo de la Amazonía y las culturas precolombinas…

Llegué a Brasil casi por accidente, y allí me encontré con arquitectos. Los arquitectos brasileños son el grupo social más dinámico que ha tenido el siglo XX. Me encontré con los últimos descendientes de un movimiento que comienza en el 28, cuyos líderes habían muerto. Pero quedaban Niemeyer, Vilanova Artigas y Lina Bo Bardi. A los tres los conocí en sus últimos años, pero me hice muy amigo de ellos. Esos personajes eran odiados por el establishment brasileño, pero eran verdaderos genios y muy accesibles. Cuando llegué a Brasil me abrieron las puertas. Era una constelación que había vivido quince años de penurias bajo la dictadura. Llegué allí los dos últimos años de la dictadura militar, y en un momento en el que ningún intelectual iba a Brasil. Era el único europeo que pasaba por allí. Había una curiosidad mutua, y fue un gran descubrimiento. Fue una generación de creadores, escritores, pensadores, arquitectos y artistas que claramente formularon un concepto de modernidad que no tenía nada que ver con las directrices de las vanguardias europeas. Al mismo tiempo, eran líderes intelectuales conscientes de la decadencia europea. Era un pensamiento completamente traumatizado y marcado por la conciencia histórica del desastre de la Revolución rusa y de la revolución fascista que le siguió, y del desastre de la supuesta recuperación liberal bajo la égida del imperialismo gringo. Y ahí me encontré con ese mundo que era crítico, pero que no asumía el nihilismo europeo y que creaba; que quería crear y creaba porque podía, porque había un pueblo indígena, un pueblo negro y unas condiciones políticas favorables a una izquierda proletaria. Entré en este mundo maravilloso y fue como una segunda adolescencia. Me encontré con un mundo que se parecía mucho al que viví en el 68. Nada más llegar allí participé en descomunales manifestaciones de millones de personas que eran fantásticas.

México y Chiapas también fueron importantes en su descubrimiento de América, ¿es así?

Sí, Chiapas para mí fue muy interesante. En El continente vacío cuento mi participación en un congreso organizado por los más altos niveles de la política en México. Yo estaba terminando el libro y me llegó esta invitación de alto nivel para ir a Chiapas, donde el PRI había organizado una reunión de todos los líderes indigenistas imaginables de las Américas, desde Hawaii hasta la Patagonia. Allí conocí gente formidable. Me contaron cosas aterradoras. Chiapas en aquel momento era un infierno. El acto mismo estaba capitaneado por el gobernador, que era un gánster. Cuando lo oí hablar, pensaba que los déspotas de la Roma imperial debían de ser sus padrinos. Lo peor que he visto en mi vida en carne y hueso. Y un asesino. El libro lo presenté en Ciudad de México en los días en que el movimiento de los zapatistas apareció en escena. En Ciudad de México nadie sabía nada de Chiapas. Y mi comportamiento en este congreso fue completamente disparatado, porque decía lo que veía. Yo no tenía nada que ganar ni que perder, porque los indios estaban muy calladitos, porque sabían cómo se las gastaban en el poder político. 

En A plena luz caminamos a ciegas, su penúltimo libro, hace una defensa filosófica del patrimonio cultural, mitológico y religioso de esas culturas amerindias.

Cito un libro maravilloso transcrito por un antropólogo francés en conversación con un chamán yanomami: La caída del cielo. Es un libro impresionante, muy inteligente y escalofriante. Su visión del futuro es brillante. La frase final del libro dice: “Nosotros moriremos, pero vosotros también”. 

¿Ha estado en el Amazonas? Tiene que ser sobrecogedor estar envuelto por esa naturaleza tan exuberante, casi un lugar sagrado.

Todo eso ha muerto, y va a peor. Quise ir por última vez hace un par de años, con un amigo antropólogo, pero es que son lugares en los que la contaminación por mercurio hace imposible comer pescado, y eran riquísimos los pescados allí. Es una cosa escalofriante luchar por tu supervivencia, a lo que se suma la contemplación de un desastre humano para el que ya no tengo estómago.  

La destrucción industrial del paraíso.

Sí, y a una escala que uno no… La última vez que estuve fue en un encuentro de defensa de los derechos indígenas, y recuerdo a los indios berreando contra los representantes de la justicia brasileña por un tema de venta de tierras y polución de los ríos. Es un tema tan complejo, tan terrible y tan amenazador, que no puedes hacer nada. Y si mueves un dedo, te pegan un tiro. 

Sus dos últimos libros, A plena luz caminamos a ciegas y El intelectual obscena ausencia, son muy pesimistas.
Sí, claro, ¿cuál es la perspectiva que podemos tener sobre el mundo contemporáneo? Es un libro desolador, pero acaba con una cita de Robert Jungk, que dijo que el futuro es negro, pero no hay que parar. 

En A plena luz caminamos a ciegas le confiere una gran importancia a lo sagrado y a lo religioso, llama a combatir “la manipulación fascista de los mitos” y a reivindicar esos mitos como un manantial de sabiduría.

Ese es el lado positivo. El libro tiene un proyecto intelectual, obviamente fragmentario, pero con una dirección bastante clara. Hoy nadie quiere saber nada de sentido crítico y voluntad transformadora, y en España es algo que nunca ha existido.  

¿Cómo está llevando la presidencia de Trump?

El problema no es solo Trump, hay mucha hipocresía en eso. La política salvaje contra la inmigración viene ya de los demócratas. Yo vivo en Princeton, una universidad que en tiempos de guerra debe de ser un paraíso. Es una ciudad que vive de las rentas, de los réditos de su capital, y no de lo que pagan los estudiantes, que pagan mucho. Estás allí en un país aparte, y ahora me da miedo tomar el metro, ir a Nueva York y regresar de noche. Constantemente hay ataques, y cada vez más fuertes. Nueva York se ha vuelto peligroso y la vida intelectual está a cero. Me sorprende ahora cómo la universidad se ha deshinchado. Y no es por Trump, es por el rector que agacha la cabeza y asume que no hay que discutir de nada, excepto de inteligencia artificial.

Como profesor ya veterano, ¿percibe una merma en las capacidades e inquietudes de sus alumnos?

Los estudiantes son cada vez más analfabetos y desinteresados. No entienden nada, y además han asumido que no tienen por qué trabajar, y que hay que darles las cosas hechas. Pero el problema no son solo los estudiantes. La función del departamento de literatura, mi departamento, parece ser eliminar la literatura. No se lee una novela, no se lee nada, no se sabe pensar. Nada. Cero. Sale de allí gente absolutamente analfabeta. Y la gente que apoya ese sistema lo hace con la mayor tranquilidad, y encima pensando que ellos son los grandes defensores de los derechos humanos, los grandes feministas, los grandes defensores de la homosexualidad, de las minorías, etcétera, etcétera, etcétera. Su discurso es políticamente intachable, y si tú les pones en cuestión algo, te miran con muy malos ojos. Te podría contar millares de anécdotas, y te das cuenta de que es un país que se va a la mierda. Pero Europa también.  

¿Y ve alguna ruta para salir de ese atolladero civilizatorio?

Creo que la única salida es la redefinición de un proyecto de esclarecimiento y su traducción en un proyecto técnico que aborde ecología y nuevas tecnologías. Yo no sé nada de inteligencia artificial, pero claramente intuyo y veo que estamos convertidos en esclavos de las máquinas, constantemente invadidos. Frente a eso se puede pensar una alternativa, pero es difícil. ¿Quién va a solucionar esto? China, quizás. La propaganda occidental decía que se iba a asfixiar en la polución. Y efectivamente, la primera vez que estuve en China era asfixiante. Una de las cosas que creo que hemos de repensar es el concepto de democracia. Tal y como existe ahora, es una coartada que justifica genocidios y el poder de los poderosos sobre los vencidos. La mezcla de confucianismo y prevención estatal que supuestamente gobierna China tiene aspectos positivos, al menos sobre el papel… 

[Fuente: www.ctxt.es]