sábado, 15 de junho de 2024

Nosotros

 

Los Panchos, retratados en Madrid en 1991.

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Entre “yo” y “nosotros”, prefiero “nosotros”.

 

El filólogo venezolano Andrés Bello escribió que la gramática nos permite averiguar lo que pasa en el alma de quien habla. Y no sucede lo mismo en el alma de quien elige la primera persona del singular que en el alma de quien prefiere su plural.

 

Carlos Alcaraz declaró el 2 de junio, tras vencer al canadiense Felix Auger-Aliassime en Roland Garros: “Unos cuartos de final de Grand Slam es muy buen resultado, pero si pensamos que es un buen resultado nos quedamos en un jugador mediocre. (…) Llegamos a cuartos y ya pensamos en qué podemos hacer para llegar a semis”.

 

El tenista murciano habla en plural como parte de un equipo (entrenador, médico, fisioterapeuta, agente…); y usa el nosotros implícito aunque sólo él empuñe la raqueta y aunque las concordancias de su declaración produzcan alguna incoherencia (“si pensamos que es un buen resultado nos quedamos en un jugador mediocre”).

 

Muchos años antes el ciclista Perico Delgado ya acudía sistemáticamente a esa fórmula: “Hoy podemos ponernos líderes en la general”, declaraba pese a que el líder del Tour fuera solamente uno. Y por ese camino siguió Miguel Induráin: “Tuvimos alguna dificultad en el repecho, pero luego nos hemos recuperado”. ¡En una etapa contrarreloj! Ni uno ni otro expresaban un plural de modestia (el que evita resaltar el yo) ni un plural sociativo (el que abarca al interlocutor), sino el plural de quien desea compartir con otras personas un mérito individual. Un plural estratégico.

 

El Tour lo gana un solo corredor, un solo tenista se lleva el triunfo en Roland Garros, pero siempre les hará falta el apoyo y la fe de un equipo.

 

Dani Carvajal y Nacho Fernández, capitanes del Madrid, hablaban en nosotros tras lograr la última Copa de Europa. Hace seis años, Cristiano Ronaldo lo hacía en yo.

 

En la vida cotidiana se pueden apreciar también estas sutilezas. Hay quien responde a sus amistades cuando se interesan acerca de dónde estuvo de vacaciones: “He ido a Cancún”. Sin embargo, tal vez su acompañante conteste ante una pregunta similar en la oficina: “Hemos ido a Cancún”. Ambos viajaron con almas gramaticales distintas.

 

El músico cubano Pedro Junco creó el bolero Nosotros hace 81 años, cuando él apenas tenía 23. Había sido llevado de urgencia desde Pinar del Río a un hospital de La Habana a causa de unos problemas respiratorios que se temieron tuberculosis, incurable entonces. Ya nunca más podría ver a su amada, para no contagiarla. Pasaban los días y no hallaba forma de comunicarle su ausencia porque ambos mantenían una relación secreta ante todos, a causa de la oposición de la familia de ella. Si le escribía, el padre interceptaría la carta. Así que decidió crear una canción y pedirle al intérprete Tony Chiroldes que la presentara en el programa de radio local que la joven escuchaba cada noche; y, lógicamente, que lo mencionara como autor. De esa forma, el bolero que luego grabarían Los Panchos o Luis Miguel se oyó por vez primera el 25 de abril de 1943 en la Estación Radial Pinar del Río: “Nosotros, que desde que nos vimos amándonos estamos. Nosotros, que nos queremos tanto, debemos separarnos, no me preguntes más. (…) Te juro que te adoro, y en nombre de este amor y por tu bien te digo adiós. Nosotros…”.

 

La mujer averiguó por fin lo que pasaba y acudió al hospital. Allí le comunicaron que Junco acababa de fallecer. Le quedó como herencia ese nosotros que sobrevivió a su muerte. Un pronombre que a veces late con fuerza en el fondo de nuestra alma gramatical.

 

[Foto: ALBUM / ARCHIVO ABC / GONZALO CRUZ - fuente: www.elpais.com]

Maja Milinković : la musicienne qui mélange le fado portugais avec le sevdah bosniaque

 

Maja Milinković. Photo par Vanja Lisac, via Balkan Diskurs



Écrit par Balkan Diskurs

Traduit par Rodrigue Macao

Écrit par Amir Barleci, cet article fut originellement publié par le Centre de Recherche Post-Conflit sur le site de Balkan Diskurs . Une version éditée de cet article est republiée sur Global Voices dans le cadre d'un accord de partage de contenu.

Voilà seize années que Maja Milinković, auteure-compositeur originaire de Sarajevo, capitale de Bosnie-Herzégovine, est entrée en contact avec la musique fado, le destin en portugais. Elle est alors devenue une pionnière du genre, l'introduisant avec son ensemble dans tout le pays. Combinant le fado au traditionnel sevdah de Bosnie, Milinković parvient à créer et à mélanger différents rythmes et sonorités contemplatives en un seul et même genre.

Milinković, artiste internationalement reconnue et récompensée, à découvert le fado en 2008, au travers d'une représentation par la « reine » du genre, Amália Rodrigues :

J'aime penser que c'est le fado qui m'a trouvée. C'était l'amour au premier regard. Le désir d'approfondir mon exploration du genre est arrivé plus tard. Le fado a complètement changé ma vie. J'ai appris une nouvelle langue très exigeante et j'ai découvert une culture musicale entièrement différente de ce que je connaissais. En a résulté ma longue carrière au Portugal.

L'origine du fado remonterait au 18ᵉ siècle. Il est caractérisé par une mélodie et des paroles mélancoliques, abordant bien souvent le thème de la mer et les expériences des classes pauvres. Des thèmes récurrents capturés par le terme saudade, la nostalgie, l'envie de revenir chez soi. Selon certains, le fado serait un mélange entre des sonorités créées par les esclaves africains au Brésil et des sonorités typiquement portugaises, sonorités elles-mêmes influencées par la culture arabe.

Maja Milinković, originaire de Sarajevo, est une chanteuse de fado et de sevdah. Elle est reconnue et récompensée internationalement. Photo provenant d'une archive privée, via Balkan Diskurs.

Milinković pense que ce serait grâce au « destin » si ce genre la fascine tant. Une manière amusante de voir la chose. Elle fonde en 2011 l'ensemble Fado Verdadeiro, le « Véritable fado ». Le seul ensemble de ce genre en Bosnie-Herzégovine. En 2012, elle enregistre son premier titre de fado, Tudo isto é fado, « Tout est fado ».

Tandis qu'elle revenait sur l'ensemble de sa carrière, Milinković a insisté sur le fait que c'est son amour pour le fado qui la pousse à jouer à Sarajevo. Il ne faut pas oublier que Mirza Redžepagić, joueur de guitare décrit comme un « génie de la guitare » et mélangeant le flamenco avec le sevdah a aussi joué pour Milinković.

Milinković détaille :

Nous sommes des pionniers du fado dans notre pays. Ce fut une surprise totale pour moi, mais aussi un défi. Nous avons commencé par jouer à Baščaršija Nights, Chamber Theater 55, où nos morceaux furent très bien reçus par le public. Après six mois, j'en ai conclu que je devais continuer sur cette voie.

Le fado et le sevdalinka, de véritables jumeaux

« De véritables jumeaux nés dans deux régions différentes », une phrase sans cesse répétée par Milinković pour parler du fado et du sevdah. Alors que le fado mélange des rythmes venant de la péninsule Ibérique, le sevdah, lui, est plus calme et relaxant. Elle ajoute que ces deux genres tirent leurs origines du peuple et de la rue, qu'ils racontent des histoires d'amour, de vie et de désir.

La musique de Milinković combine deux cultures, le fado Portugais avec le sevdah de Bosnie-Herzégovine. Photo provenant d'une archive privée, via Balkan Diskurs.

« Ce sont avant tout des récits, sans aucun refrain », explique-t-elle.

Vous pourrez retrouver les mélanges de Milinković dans son album Fadolinka, sorti en 2019, ou dans son dernier album Fadolinka 2.0. Disponible sur toutes les plateformes de streaming.

« Cela m'est venu naturellement. Après avoir découvert le fado, je suis revenu à mes racines et j'ai construit un pont appelé « fadolinka » entre deux genres que j'adore. L'un qui m'a vu naître, et un autre qui m'a adopté. Le « fadolinka » est ma marque de fabrique. C'est un genre unique qu'on m'associe directement. »

« Sarajevo, tu vis dans mon cœur »

En 2023, grâce à sa chanson « Kada dunja zamiriše » (Lorsque le cognassier fleurit), véritable modèle du genre fadolinka, Milinković remporta un prix au Split Festival. Son album Kaftan D’Alma, sorti en 2021, est mondialement reconnu. En février 2024, Sarajevo u duši mi spavaš (Sarajevo, tu vis dans mon cœur), sa dernière composition, s'est retrouvée numéro 1 du top Apple Music aux Émirats arabes unis.

Milinković explique que malgré ses succès gratifiants, elle se sent obligée de créer de nouvelles sonorités originales et personnelles. Elle est revenue avec beaucoup d'émotions sur sa dernière composition, une ode à sa ville natale :

Cette chanson a vraiment touché le cœur des Sarajéviens, et elle est maintenant reconnue comme l'une des plus belles compositions dédiées à la ville de Sarajevo. Cela me rend évidemment très heureuse, parce que cette chanson une véritable lettre d'amour à Sarajevo. Peu importe où vous vous trouvez, Sarajevo ne vous quittera jamais. Milinković a ensuite annoncé qu'elle était en train de travailler sur son prochain morceau. Même si elle n'a pas pu aborder ce sujet bien longtemps, elle espère que ce single sera accueilli avec plaisir lors de sa sortie au printemps, et que d'autres surprises attendent ses fans.

Elle a ensuite remercié ses fans de l'avoir suivie aussi longtemps, et termine par une citation du poète portugais Fernando Pessoa :

Pour être grand, sois entier : rien en toi n'exagère ni exclus. En chaque chose, sois tout. Mets tout ce que tu es dans le moindre de tes actes. La lune en chaque lac brille entière, pour ce qu'elle vit haut.

 

[Source : www.globalvoices.org]

«Intento facer unha película sexy de dúas persoas non normativas que resultan absolutamente atractivas e interesantes»

 

 

Escrito por Ana G. Liste

Paula Cons (A Coruña, 1976) está inmersa na rodaxe da película O meu ilustrísimo amigo, unha longametraxe de ficción baseada na relación entre Emilia Pardo Bazán e Benito Pérez Galdós. A correspondencia entre estes destacados literatos permite saber da paixón que compartiron e nela se centra o filme, que se poderá ver na TVG e na Televisión Canaria no vindeiro ano. A cineasta atende a Praza.gal desde Gran Canaria, onde se está a levar a cabo a segunda parte da rodaxe, que antes decorreu en distintos escenarios de Madrid como o Ateneo e a Casa-Museo Pérez Galdós.

A coruñesa dirixe o filme e asina o guión xunto a Javier Pascual [que ten participado en series como El Ministerio del Tiempo e Veneno, entre outras]. Chedey Reyes (Jugoplastika) e Juan de Dios Serrano (Agallas Films) producen a película, protagonizada pola actriz galega Lucía Veiga, gañadora do premio Mestre Mateo á mellor interpretación feminina protagonista pola serie Rapa, e o actor canario Paco Déniz.

Para o ano que vén, Paula Cons agarda poder rodar tamén un proxecto do que non pode adiantar moito, pero que a ten moi ilusionada. Titúlase Vilamiseria e é unha idea orixinal de Victoria Teijeiro, que é a coprotagonista do film de Cons A illa das mentiras. Un proxecto moi ambicioso que xa teñen escrito e que se centra na memoria histórica.

 

Cons (esq.) na rodaxe dunha escena na praia, en Gran Canaria CC-BY-SA cedida

Levabas xa un tempo traballando sobre esta relación de Pardo Bazán e Galdós, como xorde O meu ilustrísimo amigo?

A historia xorde do guionista Javier Pascual, quen se decata de que aquí hai moitísimo que contar. A min ofrecéronme dirixila a finais de 2019, pre pandemia; o bo é que tiven moito tempo para pensala e preparala, porque de repente a cousa activouse a quedaban menos de tres meses para a rodaxe. Pero claro, tíñaa moi pensada.

Que foi o primeiro que visualizaches que querías facer para contar esta historia?

Quería unha película que resultara completamente contemporánea, nada clasicona nin encorsetada. Quería poder rodar cunha cámara en man porque o guión ten unha narrativa moderna, non de vídeoclip, pero achegada aos nosos días, porque os dous personaxes se me facían tan actuais, tan interesantes e cunhas problemáticas e un xeito de atacalas e resolvelas tan moderno... A vestimenta, o atrezzo e os lugares, que o fan todo moi interesante, non nos poden afastar de que todo o que está a pasar entre eles nos pode interpelar directamente nas nosas relacións persoais hoxe en día. Ademais, creo que ambos son moi sexys. Estou intentando facer unha película sexy de dúas persoas non normativas que resultan absolutamente atractivas, interesantes e entre as que saltan chispas.


Si que é un enfoque innovador destes dous piares culturais do século XIX. Cres que lle pode custar aprecialo a determinados sectores da cultura?

Non creo. Emilia é unha muller totalmente contraditoria, ten grandes defensores e grandes detractores e despois persoas que pensamos que é interesantísima e valiosísima. Por outro lado, e aínda que na película se presenten moi actuais, non podemos xulgar a dous personaxes do século XIX desde a nosa visión actual. Creo que todos son conscientes de como ela atacaba a sexualidade, o pracer, o papel da muller... Penso que é todo moi coherente con ela. E de Benito sempre se conta que era un home ao que lle encantaban as mulleres e que a súa vida amorosa é un piar na súa obra. Galdós non fuxía de falar do amor e das relacións. Creo que todo na película é coherente, ou é que só poden ser dous monumentos intocables? Ela foi unha muller de carne e óso que escribiu frases totalmente eróticas.

Que sentiches ao ler a correspondencia entre ambos?

Emocioneime moitísimo, é marabillosa. Realmente, a correspondencia entre eles é unha película en si mesma. Foi unha mágoa non ter coñecido antes esas cartas, incluso creo que me terían axudado moito nalgúns momentos da miña vida porque os conflitos aos que se enfrontaron eles como parella poden resoar absolutamente na actualidade; interésame moito como os resolveron, pero sobre todo como os atallou ela.

 

Lucía Veiga e Paco Déniz interpretan a Emilia Pardo Bazán e Benito Pérez Galdós © Jugoplastika/Agallas Films

Es das que considera a Pardo Bazán unha pioneira no feminismo?

Como non, se é a primeira muller que fala de mujericidio! Se fala da sexualidade dunha maneira totalmente liberadora. Unha muller cun corpo non normativo que gozou moitísimo, separada do seu home porque el lle dixo que escollera entre a escritura e el. O que pasa é que non temos que construír ídolos perfectos, porque ademais é unha cárcere que lle fai dano a todo o mundo. Claro que é máis fácil ser feminista sendo condesa e tendo diñeiro, pero ningunha outra tendo cartos preocupouse pola problemática feminina e ela si. Deixou un legado apaixonante para as mulleres, o que pasa é que nada é branco o negro.

Nalgunhas cuestións políticas non coincido con ela, creo que tiña un enfrontamento con Benito politicamente, pero tamén ela era tan cara á fóra, todo o falaba e todo o dicía, que tiña máis posibilidades de equivocarse. Ou era mellor que non opinase e dixese o que lle viña á cabeza? A min iso tamén me resulta revolucionario neste caso.

 

Ás veces, quizais, desde a ollada actual, somos inxustos con figuras tan destacadas e non lles deixamos ser só persoas.

Eu estou contando unha historia entre dúas persoas, non dous personaxes. E tes que defender sempre a esas persoas que interpretan a película. Falamos dun home e unha muller vivindo algo absolutamente interesantísimo nunha época moi determinada que os encorsetaba, pero que eles trataban de saír de aí. A maiores, eran os dous maiores literatos do século XIX en España. Pero isto non é un documental sobre dous escritores, para nada.

A película, polo que contas, vai achegar a Emilia e Benito á xente nova.

Claro. Ademais agora, nun momento no que as mulleres estamos sendo tan conscientes de que os corpos non normativos tamén son fermosos, que poden gustar e gustan moitísimo, de que tes que estar cómoda no teu corpo... para iso Emilia é fantástica. E, ata onde eu sei, non dicía ‘se eu fora máis guapa ou máis delgada’. Non. Ela o que estaba era encantada, vivindo a pel, o sexo, o erotismo e celebrando a vida e o desexo. Un dos temas que máis se reivindica hoxe na escritura con perspectiva de xénero é o desexo feminino, e ela en 1877 reivindicaba o desexo feminino, ás mulleres dando un paso adiante e conquistando, tendo amantes, sendo infieis...

 

'O meu Ilustrísimo Amigo' poderá verse na TVG CC-BY-SA cedida

O que aínda nos debe facer reflexionar é como se tapou toda esta parte da súa historia.

Claro. O que non me gustaría é que parecese que a película fai un achegamento frívolo á figura de Pardo Bazán. Creo que se poden facer lecturas moi interesantes da situación que viven, porque el tamén ten un conflito importante coa súa masculinidade. Benito é un home ao que non lle importa fixarse nunha muller que é un torrente, brillante, preparadísima. Iso é marabilloso. O que pasa é que despois, como ela o pon ao límite, irrompe a infidelidade entre eles e cada un ten unha maneira moi diferente de enfrontar a situación. Aí é cando resoa o patriarcado, do que non son quen de liberarse. Isto non é un culebrón, son dúas mentes brillantes falando das relacións entre homes e mulleres en termos de igualdade, ou non, hai século e medio.

 

E como está a ser o traballo cos actores?

Unha marabilla. É que se non chega a funcionar esa química que é necesaria entre eles non se podería facer porque a película está completamente construída entorno a eles. Lucía Veiga está facendo unha Emilia fantástica e Paco Déniz tamén está facendo un Benito fantástico, estamos fiando moi fino porque é un conquistador, unha persoa á que lle encantaba estar entre xente, pero ao mesmo tempo moi vulnerable, protexido do seu e cun sentido da intimidade moi pechado.

En que momentos se situará a película?

A acción escolle tres momentos porque abarcalo todo non tiña sentido. O momento cando se coñecen e está todo por xurdir, narrando a famosa charla que deu ela sobre literatura rusa no Ateneo de Madrid. Despois cando el ten un momento persoal moi forte e eles xa están totalmente inmersos na súa historia amorosa. E ao final, que é cando deciden emprender a última viaxe que fan.

Se pensas no primeiro recordo que tes de Emilia Pardo Bazán, comparado coa imaxe que tes agora dela...

Nada que ver, absolutamente nada que ver. A imaxe que tiven dela durante moitísimo tempo é esa escultura dela que está nos xardíns de Méndez Núñez da Coruña, era unha persoa completamente afastada de min que non sentía que me puidera propoñer nada que me afecte no meu día a día. Agora se me quero quedar coa súa relación co galego, tampouco conecto, pero a verdade é que é unha muller que me interesa moitísimo.

 

[ Fonte: www.praza.gal]

sexta-feira, 14 de junho de 2024

« Dialogues intérieurs à la périphérie », par Peter Handke : un journal essentiel

Critique  : Peter Handke ou l’art de tout dire en peu de mots !


Écrit par Didier Jacob

Depuis toujours, Peter Handke tient son journal. C’est l’antichambre de son écriture, le laboratoire où il expérimente ses idées nouvelles, la salle de fitness où il se confronte aux poids lourds de la littérature. N’allez pas croire, cependant, que vous y trouverez le récit de ses voyages ou de ses dîners en ville. Handke, c’est l’anti-frères Goncourt. Si une bombe atomique tombait sur son village (il réside en France depuis de longues années), vous seriez, en lisant son journal, les derniers à en être informés. Tenez, son prix Nobel. Ça n’est pas tous les jours que ça vous tombe sur le poil. Eh bien quand il le reçoit, en 2019, il n’y fait aucune allusion. Comme Kafka qui, le 2 août 1914 (l’Allemagne venant de déclarer la guerre à la Russie), notait dans son Journal : « Après-midi piscine»

Que trouve-t-on donc dans « Dialogues intérieurs à la périphérie » ? Des aphorismes qui semblent droit sortis du cerveau de Parménide. Des observations sur le monde qui nous entoure, où l’on sent que l’écrivain n’a pas seulement les pieds sur terre, mais enracinés dans le sol essentiel. Un monde où le paysage tient le rôle principal, secondé par des intervenants divers : merles qui dialoguent sur la branche, flocons tombant dru, vent murmurant. …

 

[Photo : LAURA STEVENS MODDS  - lisez l'intégralité de ce billet sur www.nouvelobs.com]