segunda-feira, 23 de outubro de 2017

El chileno Samuel del Campo obtiene el mayor honor del Museo del Holocausto

Escrito por Cristina Villota Marroquín
El fallecido cónsul de Chile en Rumanía durante los años cuarenta, Samuel del Campo, fue honrado hoy por el Yad Vashem (Museo del Holocausto) de Jerusalén con su mayor título: Justo entre las Naciones.
"Hizo cartas de protección para los judíos polacos, validaciones de pasaportes con la estampa de la República de Chile y, finalmente, dio consejo legal positivo sobre cómo protegernos de todo tipo de pasos antisemitas del gobierno de Rumanía", aseguró a Efe durante la emotiva ceremonia el profesor y superviviente del Holocausto Eliyahu Rosenthal.
Del Campo fue cónsul en Bucarest entre 1941 y 1943, periodo en el que ayudó a cientos los judíos que recurrían a él y, en especial, a los procedentes de Chernowitz. En esa ciudad rumana con mayoría polaca se creó un gueto en octubre de 1941, desde donde más tarde comenzaron deportaciones al campo de concentración de Transnistria, en la frontera oriental de Moldavia con Ucrania.
Al no haber representación oficial polaca, el consulado de Chile, con Del Campo a la cabeza, comenzó a expedir pasaportes chilenos para que los judíos obtuvieran la protección de su gobierno en un Holocausto en el que, según se sabría años más tarde, fueron asesinados alrededor de seis millones de judíos.
"Realmente tuvimos a alguien que se preocupó por nosotros", recuerda emocionado Rosenthal, que en esa época tenía solo ocho años y ahora camina ayudado de un bastón.
De la documentación procedente del Consejo de Ministros de Rumanía se calcula que hubo unos 1.200 judíos que obtuvieron el pasaporte chileno en esos años, muchos de ellos ayudados por el cónsul honrado hoy.
Después de 1943, Chile y Rumanía rompieron relaciones diplomáticas y Suiza pasó a ser el representante de los intereses de los chilenos en el país.
"Del Campo vio en Rumanía un problema en el que había gente que necesitaba colaboración, ayuda, necesitaba escapar de un régimen que asomaba como absolutamente totalitario y actuó más allá de las instrucciones del momento", rememora para Efe Milenko Skoknic, director general del Ministerio de Asuntos Exteriores de Chile.
Skoknic, que viajó a Jerusalén para participar en el acto, ensalzó el respeto a los derechos humanos frente a la placa que honra la memoria de Del Campo, en el bosque del museo denominado Jardín de los justos entre las naciones.
"Hoy se reconoció todo lo que hizo. Fue un diplomático, un colega que sirvió en unas circunstancias demasiado complicadas de la vida en lo personal y de la vida de la humanidad", agregó Skoknic.
El honor le ha llegado tras haberlo solicitado dos familias de supervivientes, apoyando sus argumentos en las investigaciones llevadas a cabo por el profesor Efraim Zadof, que concluyeron que Del Campo salvó muchas vidas de judíos polacos que gracias a él pudieron escapar de los campos de exterminio nazis.
El cónsul es, tras María Errazuriz -una trabajadora social que se encontraba en Alemania, donde ayudó a huir a muchos judíos-, el segundo chileno que obtiene este honor que se concede, tras investigar los expedientes la Autoridad de Israel para el Recuerdo de los héroes y mártires del Holocausto, bajo la autoridad del Yad Vashem y el Tribunal Supremo.
La lista contiene hoy 26.513 nombres, todos ellos de personas "gentiles" (no judías) que ayudaron a judíos de forma significativa, y en entre las que destaca el empresario alemán Oskar Schlinder.
Tras su servicio en Rumanía, Del Campo debía haber servido como cónsul general en Zúrich, pero su nombramiento nunca se hizo efectivo y murió en París en 1960. EFE
cvm/aca/cr


[Fuente: www.lavanguardia.com]


Solidariedade cos dereitos fundamentais do pobo catalán




Todos os pobos teñen dereito a decidir sen inxerencias ás políticas a favor da súa lingua. 

Solidarizámonos co pobo catalán ante os graves ataques e vulneración de dereitos fundamentais que está a sufrir. O noso apoio ás entidades socias da Mesa na Rede Europea pola igualdade das linguas (ELEN) como son puntCAT, Plataforma per la Llengua e Òmnium Cultural. 

Sumámonos a esta iniciativa feita por Músicas Galegas Amb Catalunya:



Engadimos tamén o comunicado do presidente da Rede Europea para a Igualdade das Linguas, Ferran Suay, sobre a situación en Cataluña.





[Fonte: www.amesa.gal]


domingo, 22 de outubro de 2017

La BD de la semaine : "Le Joueur d'échecs", la folie de Zweig sublimée


Publié par Elodie Drouard
Réputé pour son travail d'illustrations dans des albums jeunesse (La Colère de BansheeLa Belle et la bête), le Français David Sala s'est lancé un défi, adapter Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig. Une nouvelle que l'écrivain autrichien a écrite juste avant de se donner la mort et dans laquelle il dénonce la barbarie nazie. Un monument de la littérature que David Sala transforme en un chef d'œuvre pictural. Époustouflant.
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Ça parle de quoi ?
En 1941, sur un paquebot qui relie New York à Buenos Aires (Argentine), deux hommes s’affrontent autour d’un échiquier. Le premier, Mirko Czentovic, est le champion du monde en titre. D’origine yougoslave, on le dit inculte mais doué de génie lorsqu'il s’agit de jouer une partie d’échecs. Le second est un illustre inconnu. Un certain Monsieur B., aristocrate autrichien qui préfère conserver l’anonymat et confesse n’avoir pas disputé de partie depuis vingt-cinq ans. Mais l'homme cache un lourd secret. Capturé par les nazis, il ne doit sa survie qu’à un livre dérobé pendant sa détention. Les 150 plus grandes parties d’échecs, qu’il a appris, rabâché, et rejoué sur un échiquier improvisé jusqu’à la folie.
L’histoire est connue, c’est celle écrite par l’écrivain autrichien Stefan Zweig pendant l’hiver 1941, juste avant de se suicider avec son épouse. Une nouvelle immensément sombre dans laquelle transpire tout le désespoir de l’homme qui avait choisi de s’exiler en Amérique du Sud au milieu des années 1930 pour fuir une Europe secouée par la montée des extrémismes.
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Pourquoi on adore ?
Écrivain mondialement reconnu et toujours plébiscité en France (il se vend en moyenne 310 000 exemplaires de ses œuvres par an, selon Le Figaro), Stefan Zweig a inspiré bon nombre de réalisateurs. Les adaptations en bandes dessinées sont plus rares, mais comme dans Le Joueur d’échecs de Thomas Humeau (paru en 2015 aux éditions Sarbacane), David Sala reprend ici le principe du récit mis en abyme utilisé par l’écrivain. A bord du paquebot, le mystérieux Monsieur B. confie à un voyageur intrigué les circonstances de son incarcération qui lui ont permis de devenir un excellent théoricien des échecs.
Avec cette ultime nouvelle publiée en 1943 à titre posthume, l’auteur d’Amok et de La Confusion des sentiments s’en prend donc aux nazis en dénonçant leurs méthodes barbares. Pour raconter la folie qui s’empare peu à peu de Monsieur B., enfermé pendant des mois dans une chambre d’hôtel, David Sala explose le gaufrier. Alors que les échecs envahissent peu à peu le cerveau de B., l’auteur/illustrateur fait tanguer les motifs du papier peint, multiplie les cases carrées, joue avec le blanc et le noir et nous embrouille le cerveau plus efficacement qu’un trip sous LSD.


Avec ses dessins réalisés en couleurs directes (les planches ne sont pas dessinées puis encrées, elles sont directement peintes à l’aquarelle), David Sala transforme son Joueur d’échecs en une véritable exposition de peinture. On pense immédiatement aux visages et aux silhouettes d’Egon Schiele, un autre illustre Autrichien. Le résultat est tout simplement sublime et le travail sur la couleur remarquable. “En jouant sur une gamme chromatique mélancolique, on retrouve la nostalgie en gris-turquoise et pourpre qui caractérise Zweig et son Monde d’hier, un monde perdu”, explique d’ailleurs David Sala.
Fidèle à la nouvelle écrite par Zweig, David Sala l’a épurée en s’appuyant sur trois traductions différentes afin d’en extraire toute la monstruosité. "Mon grand-père a été déporté pendant la guerre. La voix de Zweig trouve donc en moi un écho très profond, même si je reste persuadé qu’il faut absolument garder un peu de lumière au fond de toute cette obscurité", confie l’auteur. Son album en est le plus bel exemple.
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C’est pour vous si…
Vous êtes sensible à l’œuvre de Zweig. Sans avoir lu au préalable Un Joueur d’échecs, on retrouve dans cette adaptation toute la folie présente dans les nouvelles de l’Autrichien. Quant aux amoureux du dessin, quelle que soit sa forme, ils ne pourront que succomber devant tant de maîtrise et de beauté.
Le Joueur d’échecs de David Sala, éd. Casterman, 128 p., environ 20 euros.

[Source : www.francetvinfo.fr]

L’écriture inclusive pour les malcomprenant·e·s sexistes comme vous et moi

L’écriture inclusive, c’est l’écriture pour tous. D’après un sondage, 75% des Français seraient pour. Mais seulement 12% seraient capables de dire ce que c’est… Tentative d’explication.





Écrit par Catherine Kintzler


L’écriture inclusive est à la mode. J’essaie de m’y mettre, avec bien du mal. Il faut dire que je traîne un lourd handicap, séduite que j’étais par les raisonnements de l’Académie française. Elle prétend que genre grammatical et genre naturel sont disjoints, et qu’il existe en français un genre marqué et un genre non marqué ayant valeur extensive1. J’en étais encore là lorsque j’ai publié mon affreux poisson d’avril 2017 imprégné de malveillance et nourri par ces arguments ringards. Maintenant que j’ai pris de bonnes résolutions pour la rentrée, je fais des exercices de rééducation. Mais il y a encore des choses que je n’arrive pas à faire ou que je ne comprends pas. Voici, par exemple, deux difficultés.

1. Je ne sais pas expliquer à un petit garçon qui vient d’entrer en CE1 comment on doit prononcer une séquence écrite ainsi :

« Les instituteur·rice·s conseillent à leurs nouveau·elle·x·s élèves d’être travailleur·euse·s »
J’espère que c’est correct : je tente d’appliquer les recommandations du manuel qui fournit la formule de composition des mots avec le « point milieu » et où on trouve également des listes de transcriptions2. C’est ainsi que, tentée d’abord d’écrire « nouveaux·elles », j’ai renoncé et observé plus scrupuleusement la règle indiquée page 7 du Manuel, ce qui donne dans mon application de malcomprenante : «  nouveau·elle·x·s ». Inutile de préciser que, d’ordinaire excellente dactylo en écriture « normale » (oops, pardon, en écriture macho), j’ai mis pas mal de temps à taper la séquence. J’excepte bien sûr le temps passé à trouver le code pour obtenir le « point milieu » : on nous rassure, les claviers vont bientôt remédier à ce défaut. N’empêche que même avec cette touche supplémentaire, il va falloir acquérir d’autres automatismes de frappe. 
Revenons à notre séquence. Une partie se déchiffre en lecture alphabétique (en voyant ce qui est écrit, on sait quels sons on doit émettre) mais une autre partie ne peut pas se lire ainsi. En effet, dès qu’un terme contient un ou plusieurs « points milieu », il faut repérer les lettres à déplacer pour les coller à un radical commun qu’il faut isoler mentalement, puis ajouter les éventuelles marques du pluriel qui sont à coller aux mots déjà obtenus, toutes opérations d’autant plus difficiles qu’elles ne se présentent pas séquentiellement. Il n’y a plus de principe homogène de lecture.
À certains moments il faut dire ce qu’on voit, à d’autres il faut dire ce qui n’est pas écrit et recourir à une interprétation qui transcende la littéralité. Mais quelle interprétation ? Faut-il dire « les instituteurs et les institutrices » ou mettre en facteur l’article et se lancer dans un shortcharabia du genre « les instituteurs-trices » ou « les instituteurs-institutrices » ? Fort heureusement, je trouve en ligne un charitable article de Slate qui suggère des solutions pour me sortir de la « crétinerie » :
Sortir de la crétinerie, c’est une gymnastique : « hop » passer au mot suivant « comme dans la méthode globale », autrement dit zapper. Au diable la mécanique, vive la « compréhension » immédiate ! Ou alors à haute voix, c’est « développer » une séquence qui n’est pas écrite et qu’on va chercher où ?… mais dans sa « culture », dans ses « prérequis » ! Que voilà une bonne idée pour une école « inclusive » qui ne recourt à aucun présupposé, et qui pourfend les « implicites » générateurs de discrimination !

2. Comment fait-on dans l’autre sens ?

Je veux dire : comment fait-on avec les mots de genre marqué (dit improprement féminin) qui peuvent désigner des personnes de sexe masculin ? J’ai beau scruter les listes du Manuel, je ne les y trouve pas4.
Je complique ma vie de malcomprenante en imaginant ce petit exercice pervers : transposer en écriture inclusive et gender-correcte le texte suivant.
« Les nouvelles recrues (de nombreuses personnes ont été admises), se sont bien vite adaptées. Celles qui ont été postées comme sentinelles n’ont rencontré aucune difficulté, même si les estafettes ont eu un peu de mal à remplir leur fonction. Mais une vigie prénommée Victor a été la dupe d’une mauvaise plaisanterie faite par une fripouille. L’enquête a réussi à identifier cette dernière – un garçon peu recommandable – et la victime a été réconfortée : Victor est à présent la vedette du régiment, décidément c’est une star. »
Faut-il opter pour la manière forte en inventant une forme « masculine » à affubler aux substantifs « recrue », « personne »5, « sentinelle », « vigie », « estafette », « dupe », « fripouille », « victime », « vedette », « star » ? Ou bien faut-il les laisser tels quels en admettant qu’ils deviennent épicènes et ne faire varier que l’article ? En tout état de cause, on peut craindre que leur enlever la marque dite (improprement) du féminin, et dire « le victime », « le personne », etc., serait une « invisibilisation ».
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[Source : www.causeur.fr]

Federico Luppi, un actor transatlántico

O arxentino, falecido onte aos 81 anos, puxo o seu talento natural como intérprete ao servizo de directores a ambas as beiras do océano en filmes de profundo humanismo 

Un artigo de XESÚS FRAGA 
Como un transatlántico Federico Luppi cruzou o océano, ida por volta, entre a súa Arxentina natal e España para contribuír como actor cun talento tan natural como efectivo a preto dun centenar de películas entre as que se contan moitas normais e algunhas excepcionais, pero todas tocadas pola súa presenza inconfundible. O intérprete morreu onte en Buenos Aires aos 81 anos. En abril sufrira unha caída na súa casa que lle causou unha lesión nun brazo e un hematoma na cabeza, cuxas complicacións o levaron á clínica onde finalmente faleceu. 
Nacido en Ramallo, ao norte da provincia de Buenos Aires, en 1936, Luppi, de ascendencia italiana, iniciouse na interpretación como outros grandes que tamén proviñan de orixes humildes. Pagouse os cursos mentres polo día alternaba distintos traballos, de administrativo a vendedor de seguros; polas noites se curtía nos escenarios da capital. As súas credenciais de clase obreira apareceron no seu debut no teatro, Chegou un inspector, unha obra de J. B. Priestley de marcado carácter social (aínda que Luppi facía de galán, non de inspector). 
Ese compromiso vertebrou a filmografía de Luppi, quen se converteu en opositor da ditadura arxentina, o que o obrigou a exiliarse en España a principios da década dos oitenta. Máis tarde regresaría, no 2001, impulsado polo corralito, para volver a Arxentina uns anos despois e aliñarse coas teses do kirchnerismo. Nos seus últimos anos foi moi crítico co Goberno de Macri: «Estou decepcionado, amargado, tristón, solitario», declarou en febreiro. Admitía que non lle alcanzaba «a guita para chegar a fin de mes». 
Algúns dos seus mellores traballos desprenden enmárcanse na vontade de investigar e honrar vidas que, dunha forma ou outra, creen que se pode facer do mundo un lugar mellor. Luppi encarnou personaxes como o exsindicalista de Tempo de desquite, o cooperativista dun lugar no mundo ou o guionista desencantado de Martín (Hache): as tres, dirixidas por Adolfo Aristarain, con quen o actor asinou as súas mellores interpretacións e valeulle premios como a Concha de Prata de San Sebastián. 
Outro director co que Luppi traballaría intensamente foi Guillermo del Toro: o atormentado anticuario de Cronos foi decisivo no lanzamento da carreira internacional do cineasta mexicano, que logo volveu contar co intérprete para os seus notables éxitos posteriores. 
Nestes anos Luppi foi requirido por directores españois, participou en coproducións hispanoargentinas e tampouco se esqueceu dos seus colegas americanos, con traballos para cineastas uruguaios, chilenos ou peruanos, entre outros. Unha das súas queixas frecuentes criticaba o difícil que era ver cine latinoamericano naquel continente: «Os nosos gobernos son tan hábiles que entre eles non se comunican e teño que ver as películas en festivais en España», denunciaba. 
A súa última película estreada foi Neve negra -outra coprodución- que o reuniu co mellor da interpretación do seu país: Ricardo Darín, Dolores Fonzi, Leonardo Sbaraglia. 
Desde as cimas do escepticismo 
José Luis Losa 
De rodar en Lugo, Ferrol e A Coruña a recoller un premio en Cineuropa
Federico Luppi traballou en Galicia e con cineastas galegos en diversas ocasións. Unha das primeiras foi en 1985 cando a rodaxe da vella música, de Mario Camus, tróuxoo a Lugo e converteuno nun habitual dos paseos pola muralla e as saídas nocturnas. Naquel filme tamén participaba Paco Rabal, con quen coincidiu no 2000 en Divertimento, rodada no Teatro Jofre de Ferrol. Ese mesmo ano colaborou co cineasta Manu Maio, quen con Toda clase de peles gañara un concurso de guións da Universidade de Coruña. E dous anos despois regresaría a Cineuropa para recoller o seu premio, ademais de volver con xiras teatrais, como a obra O guía do Hermitage. Foi compañeiro de repartición de Mabel Rivera en Inevitable, cuxo guion foi coescrito por Héctor Carré.

[Imaxe: Paco Rodríguez - fonte: www.lavozdegalicia.es]

Las polillas salen de noche: Cien años de Thelonious Monk


Escrito por BELÉN SUÁREZ PRIETO

¿Por qué, para hablar de Thelonious Monk, hablar de Kathleen Annie Pannonica Rothschild o de Pannonica de Koenigswarter? ¿Por qué hablar de Pannonica, a secas, que es la protagonista de la composición de Thelonious Monk del mismo nombre, y de tantas otras composiciones, con este nombre, o con el más corto y familiar de Nica, o con otros títulos, protagonista de al menos veinte temas de jazz? ¿Por qué hablar de la mujer perteneciente a una familia judía riquísima, poderosísima, una familia de financieros, salida del miserable gueto de Frankfurt, y que acabó pagando, y, por lo tanto, decidiendo, guerras; que financió el Canal de Suez; que sostuvo gobiernos en el Reino Unido y que se codeó en comidas, bailes y cacerías con la élite económica, política e intelectual mundial? ¿Por qué hablar de la mujer que, matrimonio y cambio de apellido mediante, se convirtió en baronesa? ¿Por qué hablar de la mujer que inspiró el personaje de la marquesa Tica, en el imprescindible cuento largo o novela corta El perseguidor, de Julio Cortázar?

Ya he descubierto algo, dejado entrever con estas cuestiones previas por qué hablar de Pannonica. Porque es la protagonista de al menos veinte composiciones de jazz. Porque inspiró el personaje de la marquesa Tica, de El perseguidor, que cuenta, pasado por el barniz de la literatura, y, por ello, de la recreación y de la ficción, un episodio de la vida de Charlie Parker, el saxofonista, tan genial en su instrumento como Thelonious Monk en el suyo. Ambos músicos, imprescindibles, con otros nombres, ya dentro de la leyenda, Dizzy GillespieMiles DavisMax Roach…, antes el ciego Art Tatum, en la experimentación, en el desarrollo, en la innovación, en la incomprensión y en el despertar de oídos y mentes que supuso ese estilo dentro del jazz que se conoce como bebop.

Dice Bruno, el crítico de jazz, biógrafo de Johnny Carter, que es trasunto de Charlie Parker, en El perseguidor: “La marquesa es verdaderamente una marquesa (…) Su amistad con Johnny viene de Nueva York, probablemente del año en que Johnny se hizo famoso de la noche a la mañana simplemente porque alguien le dio la oportunidad de reunir a cuatro o cinco muchachos a quienes les gustaba su estilo, y Johnny pudo tocar a sus anchas por primera vez y los dejó a todos asombrados. (…) bien puedo decir que el cuarenta y ocho –digamos hasta el cincuenta– fue como una explosión de la música, pero una explosión fría, silenciosa, una explosión en la que cada cosa quedó en su sitio y no hubo gritos ni escombros, pero la costra de la costumbre se rajó en millones de pedazos y hasta sus defensores (en las orquestas y en el público) hicieron una cuestión de amor propio de algo que ya no sentían como antes. Porque después del paso de Johnny por el saxo alto no se puede seguir oyendo a los músicos anteriores y creer que son el non plus ultra; hay que conformarse con aplicar esa especie de resignación disfrazada que se llama sentido histórico, y decir que cualquiera de esos músicos ha sido estupendo y lo sigue siendo en-su-momento. Johnny ha pasado por el jazz como una mano que da vuelta a la hoja, y se acabó”[1].

Así describe Julio Cortázar, en boca del personaje de su relato, el nacimiento del bebop, el lugar capital de Charlie Parker en esta revolución en la historia de la música popular y la incomprensión que provocó en sectores amplios de la escena y del público.

Y su amistad con la marquesa.

Pannonica es hija de la rama inglesa de la familia Rothschild. Nace en diciembre de 1913 en Londres, hija de Charles Rothschild y de Rozsika von Wertheimstein, miembro de una familia también judía. Rozsika era de Nagyvárad, entonces Hungría, ahora la ciudad rumana de Oradea. Charles Rothschild conoció a su esposa mientras buscaba mariposas en los Cárpatos. Porque, sí, el padre de Pannonica era un apasionado entomólogo. Y prefería la observación y el estudio de la naturaleza a la dedicación, a la que estaba, por razones obvias familiares, obligado, a las altísimas finanzas.

Tan importante era para Charles su relación con los insectos, tan determinante el papel de las mariposas en su vida, que en la ciudad de Rozsika, donde pasaban los veranos, en el año 1913, pocos meses antes del nacimiento de Nica, el entomólogo acaudalado encontró una polilla, que no mariposa, que se posaba en la especie Gentiana pannonica, allí se posaban las polillas de la especie Eublemma pannonica, en esas plantas floridas centroeuropeas. Allí la encontró el padre de Pannonica, meses antes del nacimiento de la pequeña de la familia, y, como muestra de la devoción por estos insectos, esta pequeña, además de los convencionales Kathleen Annie, llevó el nombre por el que fue conocida, Pannonica, que es el nombre de la composición de Thelonious Monk. Pannonica, que es polilla, que no mariposa. Que es mariposa, pero que es polilla. Más vistosas, más coloridas, más convencionalmente bellas las mariposas, porque se muestran rutilantes a la luz del día, sin embargo, las polillas tienen algo fundamental, fundamental para el jazz, fundamental para los clubes, fundamental para las jams, fundamental para Pannonica: las polillas salen de noche.

Y el padre de Nica, además de convertirla en polilla, tenía un fonógrafo y se interesó por aquella música de los primeros años del siglo pasado venida de la otra orilla atlántica y compró discos y en la mansión la chica Pannonica escuchaba al cornetista Bix Beiderbecke.

Mi acercamiento al jazz viene de la literatura. Del deslumbramiento por unas obras geniales y unas vidas interesantísimas, en gran medida condicionadas y diezmadas por el consumo de drogas; protagonistas de la segregación racial y la conquista de los derechos civiles en Estados Unidos, que revolucionaron la música popular, en la segunda mitad del siglo XX, en las ruinas provocadas por la II Guerra Mundial, una revolución en la música popular, que es uno de los artefactos culturales más potentes como modo de comunicación.

Mi acercamiento al jazz viene del relato de Cortázar citado más arriba, de El perseguidor. Pero, más precisamente, mi acercamiento y posterior inmersión en el jazz vienen de la literatura del escritor argentino, primero de las discadas del Club de la Serpiente, en Rayuela. Julio Cortázar tocaba la trompeta, mal, decía, amaba la música y disfrutaba y sabía mucho de jazz. Y en los obituarios por su muerte, en el año 84, el más didáctico y bello entre los que me encontré es el de Gabriel García Márquez, escritor también, y otro hacedor de historias descomunal.

Quiso García Márquez recordar al amigo muerto del mejor modo, que es contándonos cómo era, más allá de su literatura, si es que hay más allá de su literatura en un escritor, y relata que, una noche, ellos dos y otro grande de las letras en español, Carlos Fuentes, cruzaban Europa, en un viaje en tren de París a Praga: “A la hora de dormir, a Carlos Fuentes se le ocurrió preguntarle a Cortázar cómo y en qué momento y por iniciativa de quién se había introducido el piano en la orquesta de jazz. La pregunta era casual y no pretendía conocer nada más que una fecha y un nombre, pero la respuesta fue una cátedra deslumbrante que se prolonga hasta el amanecer (…) Cortázar, que sabía medir muy bien sus palabras, nos hizo una recomposición histórica y estética con una versación y una sencillez apenas creíbles, que culminó con las primeras luces en una apología homérica de Thelonious Monk. (…) Ni Carlos Fuentes ni yo olvidaríamos jamás el asombro de aquella noche irrepetible”[2].

Thelonious Monk, el pianista negro nacido en Carolina del Norte, el 10 de octubre de 1917. Descendiente de esclavos; emigrante en Nueva York; residente en el club Minton’s Playhouse, de Harlem, pesebre del bebop; habitante del Five Spot Café. Drogadicto, maníaco-depresivo, esquizofrénico. Pianista enorme, con la cabeza cubierta, genial, único en su forma de tocar, con sus dedos anillados y gruesos.

Voy a volver a Cortázar para retratar a Thelonious Monk en un concierto de la gira europea con su cuarteto en 1966. Charlie Rouse, en el saxo tenor, Larry Gales, en el contrabajo, y Ben Riley, en la batería, en marzo, en Ginebra:

“Ahora se apagan las luces, nos miramos todavía con ese ligero temblor de despedida que nos gana siempre al empezar un concierto (…) y ya el contrabajo levanta su instrumento y lo sondea, brevemente la escobilla recorre el aire del timbal como un escalofrío, y desde el fondo, dando una vuelta por completo innecesaria, un oso con un birrete entre turco y solideo se encamina hacia el piano (…) Cuando Thelonious se sienta al piano toda la sala se sienta con él (…) Entonces es “Pannonica”Blue Monktres sombras como espigas rodean al oso investigando las colmenas del teclado (…) ha pasado apenas un minuto y ya estamos en la noche fuera del tiempo, la noche primitiva y delicada de Thelonious Monk”[3].

¿Qué ocurrió con Pannonica Rothschild y Thelonious Monk, el hombre por cuya música Pannonica cambió de vida?

Encorsetada en rigideces sociales y morales, casada con un barón francés, también judío, junto al que pilotó aviones y luchó en África en la II Guerra Mundial, con familia, por su condición judía, depredada por la alimaña nazi, que sus inmensísimos poder y dinero no esquivaron, madre de familia numerosa, Nica, en los primeros cincuenta, vivía en México como esposa del embajador francés, el barón de Koenigswarter, y en un viaje a Nueva York descubrió Round Midnight, de un pianista desconocido para ella. No estaba cómoda, quería escapar, y “Round Midnight” fue la llave que le franqueó la puerta de la jaula, llena de convenciones, de obligaciones tácitas, de orden inflexible, de vida previsible, de mujeres ensombrecidas y obedientes. ¿Podrían haber sido otra música, otro encuentro, otro autor? Quién sabe. Fue “Round Midnight” y fue Thelonious Monk.

En 1952, en una de sus escapadas a Nueva York, Nica fue a Queens, a visitar a su amigo el pianista de jazz Teddy Wilson. En esta visita, de camino al aeropuerto para subirse en un avión para volver a México con su familia, Wilson dijo que debía escuchar un disco que tenía, de otro pianista de jazz, como él, que debía escuchar la grabación de “Round Midnight”, de un pianista del sur, pero neoyorquino de años.

Pannonica escuchó la grabación, dicen que hasta veinte veces; Pannonica perdió el avión. “Round Midnight”, composición e interpretación de un pianista desconocido para ella hasta el momento, abrió la jaula de la que la polilla, menos vistosa que la mariposa, menos bonita y brillante, porque prefiere confundirse en la noche, salió volando, al perder el vuelo, alrededor de la medianoche.

Thelonious Monk tocaba el piano y a los 19 años comenzó a formar parte de la banda del Minton’s Playhouse, de la banda en que también estaban Dizzy o Bird, que por este apodo se conocía al saxofonista Charlie Parker, y que animaba las jam sessions del local. Y estos señores, con otros más, parieron ese estilo nuevo, que se alejaba del swing, que superaba las big bands, que, por razones económicas, en el mundo nacido tras la II Guerra Mundial, ya no se podían contratar. Y el jazz volvió a los garitos sudorosos y estrechos. Y estos músicos parieron ese estilo de solos desenfrenados, incomprensibles, tanto como fascinantes, incomprendidos tantas veces. Estos señores, en Harlem, en un barrio de negros alejado del público blanco de la calle 52, parieron y amamantaron el bebop.

Nadie como Miles Davis en su autobiografía cuenta lo que significó el club y lo que supusieron esos creadores, pero es que nadie como Miles Davis cuenta lo que Miles Davis cuenta en su autobiografía, lectura fundamental, enciclopedia llena de exabruptos y acidez, si se quiere conocer la historia del jazz, el impacto de las drogas en las gentes de la música y en su trabajo, el conflicto racial y su incidencia en la escena. El orgullo negro.

Dice Miles: “Mira, los grandes músicos como Lockjaw y Bird y Dizzy y Monk, que eran los reyes del Minton’s, jamás tocaban la mierda corriente (…) El Minton’s Playhouse era propiedad de un negro llamado Teddy Hill. En su club nació el bebop (…) Por su parte, Bird me presentó a Thelonious Monk. Su uso del espacio en los solos y su manipulación de la progresión de acordes, que sonaban tan raros, me dejaban simplemente fuera de combate. (…) El provecho que Monk sacaba del espacio tuvo una gran influencia en mi manera de tocar solos después de haberle oído.”[4].

Después de escuchar “Round Midnight”, Nica decidió romper con su vida, escapar, quedarse a vivir en Nueva York, arreglar su separación y la situación de sus hijos, seguir escuchando música, ir a los clubes, vivir, como polilla, por la noche. Conocer a Thelonious Monk. Y se instaló en un lujoso hotel de la Quinta Avenida, en el número 995, el hotel Stanhope, enfrente de Central Park y del Metropolitan, y alquiló una amplísima suite, y era un hotel donde las personas negras solo entraban por la puerta de servicio y no les estaba permitido alojarse ni permanecer en los lugares destinados a quienes se alojaban. Y se compró un Rolls-Royce, que luego sustituyó por un Bentley, que se hizo cotidiano para los porteros de los clubes de jazz, pues, cada noche, esperaba paciente a la baronesa a la salida de los conciertos, en la misma puerta.

Y Pannonica estuvo dos años en Nueva York tratando de encontrarse con Thelonious, de ser la espectadora de alguno de sus conciertos, de coincidir en alguna jam. Y no lo encontró, pero esos primeros años empezó a cimentar sus lazos estrechos con la escena jazzística de la ciudad, que es lo mismo que decir con la escena jazzística mundial, cuya capital era Nueva York, de Harlem a la calle 52, pasando por el Lower Manhattan.

Y no lo encontró porque Thelonious Monk tenía prohibido tocar en los clubes de la ciudad, una de las facturas que pagaban los músicos cuando eran detenidos por posesión y consumo de drogas. Además de cárcel y multa, se les retiraba su carné profesional, con el que podían actuar. Y cuando Pannonica conoció a Thelonious por “Round Midnight”, este estaba en uno de esos períodos, encerrado en casa, desesperado, con dificultades económicas grandes, tocando en su casa y componiendo.

En 1954, la baronesa viajó a Londres para arreglar asuntos legales relacionados con la custodia de sus hijos. Allí, se enteró de que Thelonious tocaba en París. Pannonica estaba con una de sus grandes amigas, la pianista, arreglista y compositora de jazz Mary Lou Williams, dos mujeres muy distintas, Mary Lou era católica, profundamente religiosa, y muy amigas.

La pianista también era amiga de Thelonious Monk y ambas mujeres viajaron a París, fueron al concierto, y así se conocieron el músico y la baronesa, y ya nunca más se separaron, hasta que él se murió, 28 años más tarde.

Y la vida de la baronesa continuó en Nueva York, ahora ya junto a la de Monk. Y cada noche recorría los clubes con su Bentley y vivió de hotel en hotel, primero en el Stanhope, hasta la muerte en sus habitaciones de Charlie Parker, un episodio que marcó la biografía de Nica; después en el Bolivar, y finalmente en el Algonquin, antes de mudarse definitivamente a una casa en el estado de New Jersey que había sido de Josef von Sternberg, una casa enfrente del río Hudson, desde la que ver la hermosísima silueta de Nueva York. Una casa que fue conocida como The Cathouse, no solo por las decenas de gatos que la baronesa mantenía, sino también porque los músicos de jazz eran conocidos como “cats”, y así se referían entre sí.

Nica tenía un estupendo piano Steinway & Sons y primero en los hoteles y luego en Cathouse se celebraron unas jams fastuosas, cuando cerraban los clubes. En esas jams estuvieron Sonny RollinsBud PowellArt Blakey, por supuesto, Thelonious Monk. Y los negros entraron donde no podían entrar los negros, salvo para servir a los blancos y por la puerta de atrás. Y esas sesiones duraban hasta las nueve de la mañana. Y allí Thelonious aprovechó para tocar, cuando le retiraron el carné de músico y el permiso para actuar en los clubes.

Thelonious Monk y Pannonica Rothschild fueron amigos durante casi 30 años, él solo se alejó de ella cuando se murió. Thelonious nunca dejó a su esposa, Nellie, y tampoco es seguro que él y la baronesa fueran amantes. En cualquier caso, esto da igual. Ella fue su amiga, su salvadora tantas veces, su agente, su consejera, su fan más entusiasta, no lo dejó ni en la incomprensión de su música ni en el éxito.

Dos personas con diferencias a primera vista insalvables: de clase, de raza, de religión, de continente, de educación. Descendiente de esclavos, él; heredera de una riquísima familia judía, ella.

Pero que tenían en común dos cosas fundamentales: la música, divina por humana, de jazz; y la lacra del racismo en sus espaldas, él, por negro en aquella América, ella, por judía en aquella Europa.

Diez años antes de morir, y ante el deterioro del equilibrio de Thelonious, con la aprobación de Nellie, el pianista se trasladó a la mansión de la baronesa y nunca más volvió a actuar. Se vestía elegante cada mañana, siempre lo hizo, y dejaba pasar el día.

Thelonious Monk murió en casa de Pannonica, frente a la silueta de la ciudad de Nueva York, con los pies mojados en las aguas del río Hudson.

Por qué mostrar a Thelonious Monk hablando de Pannonica Rothschild, por qué he querido llegar a él por ella.

Me interesan mucho los márgenes del hecho musical y me interesa mucho el papel de estas mujeres, muchas veces despachadas con el calificativo de groupies, usado de modo peyorativo, definidas como buscavidas sexuales, sin más, que tampoco importa, porque a nadie se le esconde la enorme carga sexual de ciertas músicas, y, desde luego, el jazz puede ser una música intensamente erótica, pero con estas mujeres quedarse en eso es quedarse en la superficie o abordar solo una parte de sus ángulos.

Por qué Pannonica:

Charlie Parker fue un músico genial, imprescindible e irrepetible, muchos querían tocar como él, componer como él, interpretar como él, sabiendo que esto es imposible. Pero fue también enormemente problemático, complicado, inaguantable muchas veces, por su altísima adicción a la heroína, al alcohol y a casi todo lo demás. Llegaba tarde a ensayos, grabaciones, pruebas y, por supuesto, conciertos, y muchas veces no llegaba. Tenía ataques de ira y reacciones inopinadas.


Charlie Parker murió en el apartamento que la baronesa tenía alquilado en el hotel Stanhope, lugar donde la dirección no dejaba alojarse ni estar en las zonas de la clientela a los negros, solo podían entrar si trabajaban como personal de servicio y por la puerta de atrás.

Una noche lluviosa en Nueva York del año 1955, Charlie Parker tenía 34 años y estaba deambulando por la ciudad, solo, adicto perdido, enfermo, su pequeña se había muerto recientemente. Estaba desesperado y en unas condiciones físicas y mentales pésimas.

Cuenta Toot Monk, el hijo de Thelonious:

“Charlie Parker tuvo la suerte de que Nica le abriera la puerta porque así tuvo donde morir, de otro modo habría muerto en la calle porque nadie hubiera abierto la puerta a Charlie Parker”.

En una ocasión, de viaje a un concierto, la policía, escamada por un Bentley conducido por una mujer con acento británico blanca, acompañada de dos músicos negros, Thelonious Monk y Charlie Rouse, ordenó parar el vehículo y bajar de él a Monk. Él se negó, lo sacaron del vehículo a la fuerza, y ella gritó a los policías: “¡Cuidado con sus manos, no golpeen sus manos!”. Que eran la herramienta de trabajo de Monk.

En una ocasión, Nica dijo: “Hay siete maravillas en el mundo y Thelonious es la octava”.

Y, por último: “Solo lamento una cosa en mi vida y es no haber sido capaz de salvar a Thelonious”.

[1] Julio Cortázar, “El perseguidor”, en Las armas secretas, Cátedra, Madrid 1986; pág. 158.
[2] Gabriel García Márquez, “El argentino que se hizo querer de todos”, en El País, 22 de febrero de 1984.
[3] Julio Cortázar, “La vuelta al piano de Thelonious Monk”, en La vuelta al día en ochenta mundos, Siglo XXI, Madrid 2007; tomo II, págs. 23 y 24.
[4] Miles Davis y Quincy Troupe, Miles. La autobiografía, Alba, Barcelona 2013; págs. 64, 65 y 70.

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De EL CUADERNO, octubre de 2017

[Imagen: Thelonious Monk y Pannonica (Nica), 1964 - fuente: ]