sexta-feira, 30 de outubro de 2026

« Dark kitchens » : comment les cuisines fantômes transforment nos villes et notre manière de manger

Sans vitrine, impossible à trouver en ville, la dark kitchen peut cuisiner pour plusieurs marques.

Écrit par Khuong Nguyen Huy

Doctorant en Sciences de Gestion, Université Paris-Panthéon-Assas

Jean-Baptiste Welté

Professeur de Sciences de Gestion, Université Paris-Panthéon-Assas

Vous avez peut-être déjà commandé un repas de cuisine fantôme sans le savoir. On ne peut pas s’y attabler, il n’y a aucune salle à l’adresse indiquée sur l’application. Ni terrasse, ni vitrine, ni enseigne. Dans la rue, on passe sans le savoir devant ces restaurants invisibles, qui redessinent nos villes depuis plusieurs années.

On appelle ces établissements des « dark kitchens » ou « cuisines fantômes ». Le principe est simple : on y prépare des repas uniquement pour la livraison. Des commandes arrivent par écran. Les préparateurs s’activent aux fourneaux. Enfin, des livreurs viennent récupérer les sacs de nourriture et repartent aussitôt.

Phénomène international

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a contrôlé 646 établissements proposant des plats livrés en 2023, dont 103 dark kitchens, confirmant l’installation de ce modèle dans le paysage français. 

Des rapports montrent aussi l’ampleur du phénomène à l’étranger. En Angleterre, les dark kitchens représenteraient environ 15 % des points de vente alimentaires référencés sur les trois principales plateformes de livraison, selon une étude publiée en 2025. Au Brésil, une enquête menée dans trois grandes villes a classé 27,1 % des établissements analysés comme cuisines fantômes.

Cet essor dépasse les questions d’urbanisme. Il touche quelque chose de plus profond : ce que le repas perd quand il n’a plus besoin d’un lieu commun.

Où installer son restaurant ?

Dans le commerce de restauration traditionnel, l’emplacement compte avant toute chose. L’attractivité du quartier. La visibilité de la façade. Le passage piéton à proximité.

Mais quelle est la valeur de l’emplacement lorsque le client ne se déplace plus ? Pour une dark kitchen, la localisation compte toujours. Mais ses critères changent de nature. La visibilité de la façade compte moins. Ce qui importe, c’est la capacité à couvrir rapidement une zone de livraison dense. 

Un rapport de l’Assemblée nationale relève que l’implantation des dark kitchens dépend notamment de la densité de population et des conditions de desserte. L’Atelier parisien d’urbanisme observe quant à lui que ces établissements s’installent souvent dans d’anciens commerces ou restaurants, en rez-de-chaussée, au pied des immeubles parisiens. Certains s’implantent également dans des communes limitrophes, afin de bénéficier de surfaces plus importantes et d’une zone de livraison couvrant Paris et la proche banlieue.

Comment les dark kitchens transforment la rue

Une étude géographique publiée en 2025 confirme cette logique à plus large échelle. Les dark kitchens privilégient l’accessibilité logistique et les zones résidentielles denses plutôt que l’attractivité visuelle des rues. Leur implantation tient moins aux critères classiques du commerce. Elle s’explique surtout par la position dans les flux de livraison.

Concrètement, cela change la nature de la rue. Une dark kitchen peut fonctionner derrière une façade parfaitement discrète. Elle peut même sembler fermée. Pourtant l’activité y est bien réelle. Les commandes arrivent, la préparation se fait, les livreurs vont et viennent… La différence n’est donc pas entre une activité présente et une activité absente. Elle est entre une activité conçue pour être vue et une activité qui n’a plus besoin de l’être. Plus un restaurant devient visible sur un écran, moins il a besoin de l’être dans la rue.

Ce que le repas perd sur le chemin de la livraison

Cette réorganisation spatiale ne se fait pas sans conséquences sociales. Car les cuisines fantômes défont ce qui réunissait la préparation, la commande, le service et la consommation d’un repas. Des étapes qui étaient souvent réunies dans un même lieu, au même moment.

Le sociologue Claude Fischler a montré comment la commensalité (c’est-à-dire le fait de partager son repas avec d’autres personnes) participe aux relations sociales et aux formes de sociabilité. On peut prolonger cette réflexion par une question. Que devient la coprésence des convives quand la production, la commande et la consommation sont séparées dans l’espace ?

La dark kitchen contribue, à sa manière, à dissocier les différentes étapes du repas. La préparation se déroule dans une cuisine spécialisée. La commande passe par une interface numérique. Un livreur assure le déplacement physique du repas. La consommation a lieu ailleurs : dans un logement, un bureau ou n’importe quel espace privé.

Le repas circule ainsi entre plusieurs lieux et plusieurs étapes. Ce n’est pas seulement le restaurant qui perd sa localisation. C’est l’expérience synchrone et partagée du repas qui peut s’en trouver reconfigurée.

Isolement alimentaire

Faut-il pour autant accuser les dark kitchens d’avoir inventé l’isolement alimentaire ? Non, ce serait excessif. Le fait de manger seul fait, depuis longtemps, l’objet de recherches en sciences sociales. Des travaux consacrés au solo dining (le fait de manger seul au restaurant) montrent notamment que manger en solitaire ne signifie pas nécessairement rompre avec toute forme de sociabilité : cette pratique peut aussi donner lieu à de nouvelles formes de commensalité.

Plus largement, une revue de littérature a recensé 29 études consacrées aux liens entre solitude, isolement social et comportements alimentaires, confirmant que ces relations constituent désormais un objet de recherche bien identifié.

Les dark kitchens n’inventent rien. Elles offrent simplement à ces pratiques une infrastructure économique et spatiale sur mesure. Elles pourraient ainsi en accélérer la diffusion.

Une question qui dépasse chaque cuisine isolée

Le véritable enjeu concerne les collectivités publiques. Une dark kitchen isolée ne menace pas à elle seule la vie d’un quartier. Mais que se passe-t-il quand une part croissante de l’alimentation urbaine fonctionne sans jamais rassembler personne au même endroit au même moment ?

On peut alors se demander si la rue ne perd pas aussi une fonction plus discrète. Celle de mettre en présence, même brièvement, des personnes qui n’avaient pas prévu de se rencontrer.

D’autres aspects du phénomène méritent chacun un traitement à part. De la gestion des emballages aux conditions de travail des livreurs, le cadre réglementaire reste encore largement à construire.

L’essor des dark kitchens oblige à reconsidérer une évidence qu’on tenait pour acquise. Un repas n’est pas seulement une nourriture qu’on consomme. C’est un moment et un lieu partagés. Lorsque le restaurant cesse d’être un lieu où l’on se rend, c’est peut-être toute la fonction du repas dans la ville qu’il faut repenser. 

 

[Photo : ChamanExperience/Shutterstock - source : www.theconversation.com]


La «Història de la literatura francesa» d’Albert Thibaudet: una gran partitura simfònica

 

Enric Iborra

Una de les lectures més importants d’aquest estiu ha estat la Història de la literatura francesa d’Albert Thibaudet (1874-1936). La vaig llegir en una traducció castellana, en un exemplar de la biblioteca del meu pare, subratllat a consciència. En acabar, em vaig descarregar l’original francès en pdf per prendre’n notes.

 

Avui les històries de la literatura que es publiquen solen ser obra d’un equip d’especialistes. Cadascun s’encarrega d’una part: un període, un corrent, un gènere o un autor. Tants caps, tants barrets. Els desnivells són inevitables, tant de qualitat com d’interès. A més, el to acadèmic ho planxa tot. Són obres de consulta més que de lectura.

 

M’agraden molt més les històries de la literatura escrites per un sol autor, intensament personals, sobretot quan aquest autor és alhora un bon lector i un bon escriptor, dues qualitats que poques vegades van de bracet. M’agrada llegir-les d’una tirada. Després, hi torne sovint per rellegir-ne algunes pàgines o per contrastar-les amb una lectura recent. Entre les meues preferides hi ha la Literatura catalana contemporània de Fuster, que sempre tinc a mà; el Panorama de la nouvelle littérature française de Gaëtan Picon; la història de la literatura anglesa de Mario Praz; la de la literatura russa de D.S. Mirsky, que vaig llegir perquè la recomanava Nabokov, i la de la literatura espanyola d’Ángel del Río. I, és clar, la Storia de la letteratura italiana de Francesco De Sanctis, un dels llibres preferits de Josep Pla, que el crític René Wellek va considerar la història més bella d’una literatura mai escrita. Ara he afegit a la llista aquesta Histoire de la littérature française. De 1987 à nos jours d’Albert Thibaudet. 

 

M’ha interessat tant el que Thibaudet escriu sobre els autors que he llegit com el que diu dels qui no he llegit. En el primer cas, és una manera de contrastar i aprofundir les meues lectures, amb un punt d’intriga i de curiositat: què en dirà Thibaudet? En el segon, les seues pàgines sovint m’inciten a llegir-los, encara que no sempre. No he llegit res de Victor Hugo i, després del llarg capítol que li dedica Thibaudet, no crec que ho faça. És una reacció una mica instintiva, en què també pesa, crec, el pas dels anys: l’horitzó de les lectures, igual que altres horitzons, es fa més estret. I no sols perquè cada vegada ens queda menys temps.

A més de les pàgines dedicades a autors concrets, també són molt bones les de caràcter més general, com les que Thibaudet escriu sobre el romanticisme, el realisme o l’afer Dreyfus. Sovint recorre a contraposicions quan tracta un escriptor, una generació literària o una determinada literatura nacional. Així, assenyala que, de la mateixa manera que la literatura francesa està formada per famílies espirituals, els seus diferents gèneres s’articulen sovint en parelles de genis complementaris o en sèries d’oposicions: Corneille i Racine, Bossuet i Fénelon, Voltaire i Rousseau… També hi ha famílies i oposicions entre literatures diferents, entre les quals s’estableix una comparació i un diàleg crític: l’antiga i la moderna, les del nord i les del sud, les clàssiques i les romàntiques.

 

Com em passa sovint, el que més em crida l’atenció d’un llibre són les observacions i les reflexions incidentals, de caràcter digressiu, que l’autor deixa anar de tant en tant, com qui no vol la cosa. Comentant algunes novel·les de Mérimée, Thibaudet adverteix que hi ha llibres massa perfectes, convertits en models, que tenen un inconvenient: la seua lectura i la seua interpretació no es renoven gens amb el temps. De Valéry, en destaca que estava dotat d’una facultat doble; en la seua personalitat literària es tocaven dos extrems aparentment contradictoris. D’una banda, el do integral de la poesia pura, la gran descoberta del simbolisme. De l’altra, l’hàbit de concebre tota operació de l’esperit com una conquesta de la precisió sobre la vaguetat. En un altre passatge afirma que la cèl·lula mare de la novel·la és la conjunció si. En un altre, encara, confronta el que s’ha anomenat el caos d’idees clares de Voltaire amb el que ell anomena l’ordre enlluernador d’idees fosques de Chateaubriand.

 

Mentre llegia aquesta història de la literatura francesa, no podia evitar un cert sentiment de melancolia. Quants dels autors que comenta i analitza Thibaudet es llegeixen encara? Molts són avui només noms, i a voltes ni tan sols això: Bonald i De Maistre, Courier, Taine, Renan… Són uns autors caducats, sense interès? Thibaudet observa que alguns llibres han quedat oblidats, o desplaçats, però no superats. Aquests oblits o desplaçaments són especialment greus, si tenim en compte el lloc central que la literatura francesa ocupa en la cultura europea. Josep Iborra estava convençut que la literatura francesa era la literatura.

 

Thibaudet entenia la literatura, la francesa i qualsevol altra, d’una manera integral: era literatura tot el que un lector culte llegia o podia arribar a llegir. Narrativa, poesia i teatre, però també història, filosofia i crítica literària. Un dels capítols més extensos del seu llibre, i un dels que més m’ha interessat, és el dedicat a Sainte-Beuve, el gran crític literari del segle XIX. En paraules de Thibaudet, Sainte-Beuve era el «plus sûr liseur qui ait existé. Dans les auteurs des trois siècles, de Rabelais à Lamartine, on peut être certain que la citation qu’il choisit est la meilleure, le trait qu’il retient le plus typique, et il faut avoir passé dans un sujet après lui pour voir qu’à la manière des anciens, il s’est levé le plus matin, a cueilli les plus beaux fruits». Més virtuts encara: «La plume à la main, Sainte-Beuve est en effet le grand causeur de notre littérature, aussi agréable que Voltaire, aussi fort que Diderot.»

 

Malgrat els elogis de Thibaudet, quan es parla de Sainte-Beuve, s’ha convertit en un lloc comú recordar, amb una satisfacció mal dissimulada, alguns dels seus errors més notoris. No va saber veure la grandesa de Balzac, de Baudelaire i d’altres noms il·lustres! Però Thibaudet remarca que els seus errors són instructius, i que les llacunes de la seua obra no ens destorben, perquè els seus successors ja les han omplertes. A més, saber com i per què alguns escriptors resulten antipàtics a grans naturaleses literàries com la de Sainte-Beuve ajuda a conèixer-los millor. Fins i tot quan no és justa ni encertada, la crítica de Sainte-Beuve sobre els seus contemporanis rarament deixa de tenir un cert poder aclaridor.

 

Thibaudet afirma que Port-Royal, de Sainte-Beuve, «est le plus grand livre de l’histoire et de la critique littéraires». En principi, l’obra és la història de l’abadia cistercenca de Port-Royal i del moviment jansenista. Però a partir d’aquest nucli Sainte-Beuve recorre tot el segle XVII francès, amb llargues digressions sobre Saint-Cyran, els Arnauld, Pascal, Racine, i també Corneille, Molière, Boileau o Montaigne. No es limita a llegir els textos d’aquests autors: reconstrueix alhora el medi espiritual, social i polític que els va fer possibles. El llibre reuneix els millors trets de Sainte-Beuve: retrats psicològics molt fins, una erudició enorme i la capacitat de comprendre una experiència religiosa que ell, agnòstic, no compartia, però que sabia fer entendre. Cal matisar que Thibaudet va formular aquest judici quan Erich Auerbach, Ernst Robert Curtius o Albert Béguin encara no havien publicat les seues obres mestres de crítica literària. Tant se val. He de llegir Port-Royal. L'edició de la Bibliothèque de la Pléiade té tres volums que, entre tots tres, deuen fer prop de quatre mil pàgines. Ja n’he agafat el primer de la biblioteca del meu pare.

 

M'agrada llegir el que els crítics escriuen sobre els autors que he llegit, i també el que diuen sobre altres crítics. Tot és literatura. En un dels assaigs recollits a Breviari d’un bizantí, Josep Iborra escrivia que és característic de Thibaudet «relacionar les obres literà­ries amb el món de la cultura, en el sentit més integral de la paraula: comprèn des dels nivells més bàsics de la vida material —un deter­minat «hàbitat»— fins a les més altes produccions de l’esperit. Així, els seus papers de crítica i història constitueixen una completa topografia de la seua cultura personal en relació amb el tema que tracta. La seua ment segrega una mena de ferments per tal de digerir la matèria absorbida. Mobilitza tota la seua experiència personal —‍dels llibres, dels homes, de les cuines i dels paisatges, de l’art i de la història— per tal de situar l’obra o de situar-se ell mateix. Això comporta —era inevitable— un ús sistemàtic de la metàfora, d’analogies, d’associacions, de contrastos i de diferències, a l’hora de parlar d’un escriptor, d’una generació literària, d’una literatura nacional… [ …] La seua Història de la literatura fran­cesa sembla una gran partitura simfònica».

 

[Font: laserpblanca.blogspot.com]

¿Quién está hablando de Inteligencia Artificial en Ecuador?

La inteligencia artificial avanza en Ecuador mientras regulación, derechos y ciudadanía intentan alcanzarla sin consensos claros.

De izquierda a derecha: Mónica Reinoso (Defensoría del Pueblo), Susana Cadena (Datalat), Carlos E. Flores (Openlab), Marco Insuasti (Mintel) y Rafael Bonifaz (Derechos Digitales). 

Escrito por Carlos E. Flores    

Una persona abre su celular, escribe una pregunta y recibe una respuesta en segundos. No sabe cómo funciona, ni qué datos está entregando. Tampoco quién está detrás de esa respuesta. Pero la usa.  

La inteligencia artificial ya está en tareas escolares, en decisiones de trabajo, en procesos que antes tomaban horas. Funciona. Se integra. Avanza. En Ecuador no hay una política articulada, sino iniciativas que avanzan por separado. Ministerios, Asamblea Nacional (Congreso), superintendencias y academia impulsan propuestas propias, con tiempos y prioridades distintas. El resultado son leyes, estrategias y normas que se superponen o no se conectan, sin una dirección común.     

Mientras la tecnología se instala en la vida cotidiana, las decisiones sobre su uso, sus límites y sus consecuencias siguen lejos de quienes ya la están usando.  

En ese contexto, más de sesenta personas se reunieron a finales de 2025 en FLACSO Ecuador, en el encuentro Inteligencia Artificial y Derechos Digitales: diferentes perspectivas por el bien común, para intentar abrir una conversación que, hasta ahora, sigue ocurriendo en espacios reducidos.   

El encuentro fue impulsado por Openlab, en articulación con Futuroscon.IA y el CTS Lab de FLACSO Ecuador, con el respaldo de un proyecto financiado por Probox. Esa articulación permitió reunir en un mismo espacio a organizaciones sociales, academia, instituciones públicas y actores vinculados al debate sobre inteligencia artificial y derechos digitales. El panel principal contó con la participación de la Defensoría del Pueblo, Derechos Digitales, Datalat y el Ministerio de Telecomunicaciones (Mintel).   

Además del panel, la jornada incluyó conferencias que ampliaron la discusión desde otros ángulos. Jonathan Finlay, de LaLibre, situó la discusión en el presente: la inteligencia artificial ya está incidiendo en decisiones, sin que exista aún una comprensión clara de sus efectos. Martha Tudón, de Artículo 19, llevó la conversación hacia la vigilancia, el uso de datos y los riesgos para derechos en contextos sin controles claros.    

Desde el CTS Lab de FLACSO, la metodología RAM —impulsada por la UNESCO— introdujo otra forma de mirar el problema. No se trataba de qué puede hacer la inteligencia artificial, sino de si el país está preparado para sostenerla.    

La herramienta evalúa leyes, capacidades institucionales, protección de derechos y niveles de comprensión pública, para identificar si el uso de estas tecnologías puede expandirse sin que se pierda control sobre sus efectos.    

Durante la desconferencia —una metodología donde las y los participantes definen colectivamente los temas de discusión— esa inquietud tomó forma en casos concretos. En la mesa de privacidad, se mencionó el caso de un trabajador de un hospital público que, ante la falta de herramientas institucionales, introduce datos médicos sensibles en plataformas de inteligencia artificial desde su cuenta personal para poder organizar su trabajo. Actualmente, no existen lineamientos claros sobre ese uso ni controles efectivos sobre cómo se maneja o protege esa información.   

En educación, la tensión se expresa de otra forma. Estudiantes que recurren a herramientas de inteligencia artificial para resolver tareas, redactar trabajos o construir opiniones sin apropiación del contenido, lo que debilita el desarrollo de criterio propio. Al mismo tiempo, parte del profesorado oscila entre la prohibición o una mirada centrada en el plagio, sin herramientas claras para integrar estas tecnologías en el proceso de aprendizaje ni fomentar un uso más crítico.   

En inclusión y género se discutió cómo los sistemas se entrenan con datos que dejan fuera saberes indígenas, afrodescendientes y comunitarios, lo que no solo reproduce esas ausencias en las decisiones, sino que refuerza una forma dominante de conocimiento —centrada en visiones occidentales y “científicas”— que termina desplazando otras maneras de entender y vivir la realidad.  

En materia de gobernanza, la discusión evidenció un problema de base: no está definido qué aspecto de la inteligencia artificial se quiere regular —si su uso, su desarrollo, la inversión o las decisiones automatizadas—. Sobre esa falta de claridad se superpone otra tensión: adoptar modelos externos sin considerar el contexto local o avanzar hacia controles que pueden ser excesivos para un ecosistema que aún está en formación. En ese escenario, la regulación corre el riesgo de volverse extensa, poco operativa y difícil de aplicar en la práctica.  

Fuera de las mesas, esa discusión ya venía tomando forma en la Asamblea Nacional. Aunque se han abierto espacios de discusión, estos no necesariamente han logrado convocar a una participación más amplia. A lo largo de 2024, la Asamblea Nacional recibió tres proyectos de ley con enfoques distintos, desde la investigación hasta la comercialización de sistemas de inteligencia artificial, incorporando temas como protección de datos, transparencia y derechos de autor; hasta la protección de niñas, niños y adolescentes frente al uso de estas tecnologías.   

Tras la unificación de los proyectos de ley sobre inteligencia artificial, el debate no ha tenido avances visibles en los últimos meses y, en distintos espacios, se ha empezado a mencionar la posibilidad de que la propuesta sea archivada, sin que exista aún una definición clara sobre su futuro.   

Mientras la discusión normativa permanece estancada, empiezan a ganar espacio actores con capacidad real de incidir en el desarrollo y uso de estas tecnologías. En el Foro Económico Mundial en Davos, el presidente ecuatoriano Daniel Noboa se reunió con Alex Karp, CEO de Palantir, una de las compañías más influyentes en el análisis masivo de datos a nivel global. La empresa, que ha trabajado con agencias como la CIA, el FBI o sistemas migratorios en Estados Unidos, ha construido su capacidad sobre la integración de grandes volúmenes de información para fines de seguridad e inteligencia.   

Su posible llegada al país —con el anuncio de apertura de una oficina en Ecuador— ocurre en un momento en que las reglas aún no están claras, en un campo donde la misma tecnología que permite optimizar servicios también puede habilitar formas de vigilancia difíciles de controlar.   

Por otra parte, El 10 de marzo de 2026, el gobierno ecuatoriano presentó la Estrategia para el fomento del desarrollo y uso ético y responsable de la Inteligencia Artificial en Ecuador (EFIA-EC), impulsada por el Ministerio de Telecomunicaciones y de la Sociedad de la Información con apoyo del BID y la UNESCO. La propuesta plantea una hoja de ruta a cuatro años, estructurada en tres ejes —gobernanza, capacidad y tecnología, y adopción y desarrollo—, con un objetivo explícito: que la inteligencia artificial no sea un privilegio de pocos, sino una herramienta al servicio del ciudadano, del Estado y del desarrollo productivo.   

En ese contexto, los resultados del encuentro de octubre —recogidos en una minuta construida a partir de las mesas temáticas— han empezado a circular entre los participantes y ya fueron entregados al Ministerio de Telecomunicaciones como ente rector, y a la Defensoría del Pueblo, en un momento donde estas tecnologías empiezan a cruzarse cada vez más con debates sobre derechos digitales y protección de derechos humanos.   

Entre estrategia, regulación en espera y adopción creciente de estas tecnologías, el país se mueve en un terreno aún inestable, donde el desarrollo avanza más rápido que las definiciones sobre sus límites

 

[Foto de Openlab Ecuador - fuente: www.globalvoices.org]

  


S’ha mort a vuitanta-cinc anys Til Stegmann, el gran aliat alemany de Catalunya

Filòleg, romanista i catalanòfil alemany, era conegut sobretot per la difusió de la llengua, la literatura i la cultura catalanes a Alemanya 

S’ha mort a vuitanta-cinc anys Tilbert Dídac Stegmann, filòleg, romanista i catalanòfil alemany, el principal difusor de la llengua, la literatura i la cultura catalanes a Alemanya. Nascut el 1941 a Barcelona, fill de pares alemanys, no va conèixer la llengua i la cultura del país fins que no hi va tornar, el 1968, després d’haver passat la infantesa i joventut a Alemanya. Va exercir la docència universitària a Berlín i, a partir del 1981, va ser catedràtic de filologia romànica a la Universitat Goethe de Frankfurt. En aquestes institucions va impulsar nombroses iniciatives per a donar a conèixer la cultura catalana al públic alemany. 

Stegmann és autor de nombroses publicacions acadèmiques, assaigs i obres de divulgació. Entre les més destacades hi ha Decàleg del catalanoparlant (1982), Catalunya vista per un alemany (1988) –que va tenir tretze edicions– i El plaer de llegir literatura catalana (2016), guardonat amb el premi Crítica Serra d’Or de catalanística. 

També ha publicat antologies de la Nova Cançó i de poesia catalana traduïdes a l’alemany, i ha estudiat autors i obres com  Joan Brossa i Tirant lo Blanc. 

L’autobiografia consta de dos volums: Ambaixador de Catalunya a Alemanya (2014) i Servir Catalunya des d’Alemanya (2018). En aquestes    obres explicava la trajectòria personal i professional i les iniciatives que havia promogut per a difondre la realitat catalana en l’àmbit internacional. 

Més enllà de l’activitat acadèmica, Stegmann havia defensat públicament els drets lingüístics dels catalans i el dret de Catalunya de decidir el seu futur polític.

 

[Font: www.vilaweb.cat]

Il sionismo è razzismo. Il Partito britannico dei Verdi ha semplicemente enunciato un fatto storico

Nonostante le obiezioni al paragone anche da parte di alcuni critici di Israele, il movimento fu fondato sullo spossessamento palestinese e la supremazia ebraica 

Lo striscione del partito dei verdi alla marcia per la Palestina il 10 ottobre 2026. 

di Joseph Massad

Middle East Eye 

Il 4 ottobre 2026 il Green Party di Inghilterra e Galles ha ufficialmente approvato una mozione intitolata “Il sionismo è razzismo”. Sono subito seguite le condanne da gruppi filoisraeliani che hanno definito antisemita la decisione politica. 

Tuttavia equiparare il sionismo al razzismo non è un’affermazione nuova. Nel 1975 L’Assemblea Generale delle Nazioni Unite adottò una risoluzione in cui si definiva il sionismo una forma di razzismo che nel 1991, alle soglie della dissoluzione dell’Unione Sovietica, gli USA insistettero perché venisse cancellata. Molti Paesi che l’avevano votata ribaltarono la propria posizione per allinearsi con le direttive statunitensi.  

Forse ancora più peculiare è che obiezioni che alla definizione del sionismo come razzista siano arrivate anche dai critici di Israele. Anche questa non è una novità.   

Noam Chomsky, da tempo critico di Israele, fu scioccato da quella che aveva etichettato la “famigerata” risoluzione ONU del 1975, che aveva condannato “per la profonda ipocrisia, data la natura degli Stati che l’avevano appoggiata (inclusi gli Stati Arabi), e (probabilmente) perché si riferisce al sionismo come tale, e non alle politiche dello Stato di Israele, ma, se limitata a queste politiche, la risoluzione non può essere criticata come scorretta”.    

È tuttavia poco chiaro se per Chomsky anche gli Stati filoisraeliani che si sono opposti alla risoluzione si meritino la condanna per il loro supporto al razzismo sionista.    

Oggi Norman Finkelstein si colloca fra i critici di Israele che si sono opposti alla mozione dei Verdi. Invocando la sua ossessione per “la precisione del linguaggio”, ha sorprendentemente affermato che “sionismo è un termine nebuloso “.   

Alcuni critici sostengono che condannare come razzista il sionismo, un’ideologia e un movimento politico, è astratto e privo di significato, mentre condannare lo Stato di Israele identifica il razzismo nella forma concreta delle sue istituzioni, leggi e pratiche.   

Mentre ciò potrebbe essere vero in parte, ci sono molte ideologie che sono bollate senza riserve come razziste, inclusi i nazionalismi e i suprematismi bianchi, per non menzionare tutto l’assortimento di nazionalismi, specialmente della varietà europea.   

Se questa è l’obiezione principale non è chiaro perché alcuni di questi critici abbiano avuto una reazione così viscerale da descrivere il sionismo, e il movimento politico che porta il suo nome, come razzista. La letteratura del movimento, le sue politiche e i pronunciamenti dei suoi leader offrono ampie prove di tale razzismo. Sicuramente niente di tutto ciò è in discussione per uno come Chomsky o i suoi seguaci di minor calibro.    

Origini coloniali   

La parola “sionismo” fu coniata nel 1890 da Nathan Birnbaum (1864-1937), giornalista austriaco ebreo la cui famiglia proveniva dalla Galizia, regione della Polonia annessa dall’Austria nel 1772. Egli fondò il gruppo Zion, Unione di Società austriache per la colonizzazione di Palestina e Siria.   

Birnbaum in seguito appoggiò Theodor Herzl, che aveva fondato l’Organizzazione Sionista nel 1897, per poi distaccarsi da lui nel 1898 e propugnare un’autonomia nazional-culturale per gli ebrei della diaspora. Abbandonò poi del tutto il sionismo nel 1900 e divenne un sostenitore dello yiddish. Alla fine diventò un leader dell’organizzazione religiosa non sionista Agudas Yisrael.   

Ripercorrere la genesi del termine chiarisce che, contrariamente ad alcuni dei suoi più testardi, ma ignoranti, difensori, il sionismo è sempre stata un’ideologia e un movimento colonialista. Al centro del progetto c’è sempre stata la colonizzazione della Palestina da parte di ebrei europei.   

Sin dall’inizio Herzl e i suoi seguaci pensavano che fosse necessaria l’espulsione degli autoctoni palestinesi che essi consideravano inferiori agli ebrei e un ostacolo alla sua realizzazione. I pochi esempi della storia del movimento che seguono dovrebbero essere sufficienti.    

Herzl insisteva che i coloni ebrei dovessero “cercare di spedire la popolazione [autoctona] povera oltre il confine procurando loro un lavoro nei Paesi di transito, negando qualsiasi impiego nel nostro Paese “.   

All’inizio del Ventesimo secolo ci sono state piccole varianti, come l’organizzazione Territorialista del razzista inglese Israel Zangwill, che voleva una patria ebraica al di fuori della Palestina. Anche questo era razzismo. Nel 1905 Zangwill stesso invocò l’espulsione dei palestinesi.   

Nel 1930 Chaim Weizmann, che guidava l’Organizzazione Sionista, respinse le richieste palestinesi per l’autodeterminazione mentre la sosteneva per il mondo ebraico. Il movimento non era ancora riuscito ad espellere i palestinesi.   

Egli scrisse a un funzionario britannico che “i diritti che sono stati riconosciuti al popolo ebraico in Palestina [dal Mandato britannico] non dipendono dal consenso e non possono essere soggetti alla volontà della maggioranza dei suoi attuali abitanti “.   

Citando la presunta “unicità” del “legame” degli ebrei con la Palestina, egli sottolineò che quando l’Inghilterra aveva promesso una patria nazionale ebraica “non era stato chiesto l’assenso degli arabi palestinesi “. Egli insistette che l’autodeterminazione araba altrove, come in Iraq, precludeva a richieste palestinesi in Palestina in conflitto con le aspirazioni coloniali ebraiche.    

Gerarchia razziale    

Per Weizmann i palestinesi inferiori non potevano “essere considerati in possesso del Paese nel senso in cui gli abitanti dell’Iraq o dell’Egitto possiedono i loro rispettivi Paesi “. Concedere loro autodeterminazione, autogoverno o un’assemblea legislativa, egli sostenne, “richiederebbe assegnare il Paese ai suoi attuali abitanti” e annullare la Dichiarazione di Balfour “in modo subdolo “.   

Tuttavia, In un’altra occasione, egli sostenne che “per quanto possibile vorremmo risparmiare agli arabi le sofferenze che ogni razza arretrata ha subìto all’arrivo di un’altra nazione più avanzata”.   

Quando i palestinesi si ribellarono ai loro colonizzatori Weizmann la definì una lotta fra “le forze della civiltà e costruzione ” e “le forze della distruzione”, definendola “la vecchia guerra del deserto contro la civiltà ” e promettendo: “non ci fermeranno “.   

Nel 1938 David Ben-Gurion dichiarò: “Io sostengo il trasferimento forzato [degli autoctoni palestinesi]. Non ci vedo nulla di immorale.” La sua affermazione rifletteva la politica dell’Agenzia ebraica, che nel novembre del 1937 aveva istituito il suo primo “Comitato per il Trasferimento della Popolazione ” per espellere i palestinesi [giudicati] inferiori.   

Negli anni ‘70 Abba Eban, ministro degli Esteri israeliano, senza usare mezzi termini disse che “l’autodeterminazione israeliana dovrebbe avere la precedenza morale e storica sull’autodeterminazione palestinese, sebbene non la escluda interamente”.   

Persino quando sosteneva la supremazia ebraica il movimento stava cambiando il modo in cui descriveva sé stesso. Già negli anni Trenta, con la crescita dell’anticolonialismo globale e la grande rivolta anticoloniale palestinese in Palestina, i coloni ebrei in Palestina e l’Organizzazione Sionista iniziarono a riconoscere il peso di descriversi come coloni.   

Essi cercarono di cambiare il lessico del progetto, quello che oggi si chiamerebbe rebranding, sebbene per gli anni a venire continuassero a usare esplicitamente termini coloniali.   

Dopo la Seconda Guerra Mondiale i sionisti cercarono di sfruttare la crescente decolonizzazione e l’importanza sempre maggiore della “autodeterminazione” sostenendo che il loro movimento razzista di insediamento coloniale era, in realtà, un movimento per l’”autodeterminazione” del popolo ebraico.   

Questa era una strana riconfigurazione. Né gli scritti di Herzl, né i congressi dell’Organizzazione Sionista, né i discorsi della sua delegazione alla Conferenza di Pace di Parigi dopo che in seguito alla Prima Guerra Mondiale avevano invocato l’”autodeterminazione” come principio alla base del progetto.   

Il termine era anche assente dalla Dichiarazione Balfour del 1917, dal Mandato per la Palestina della Società delle Nazioni del 1922, che garantiva la colonizzazione ebraica, e dal piano di Partizione dell’Onu del 1947.   

Rivendicare i diritti    

Né la Dichiarazione Balfour né il Mandato della Società delle Nazioni per la Palestina riconoscevano il diritto degli ebrei a fondare uno Stato in Palestina. Gli inglesi e la Società delle Nazioni riconoscevano solo la discutibile idea della “connessione storica del popolo ebraico con la Palestina” come base per sostenere il loro cosiddetto “ritorno”.   

Il Piano di Partizione proponeva uno Stato arabo e uno ebraico come “soluzione” del “problema della Palestina”, senza proclamare un inerente diritto ebraico alla statalità.   

Nel maggio 1948, 58 anni dopo la creazione del termine “sionismo”, il movimento invocava tale diritto per la prima volta nella sua ”Dichiarazione della fondazione dello Stato of Israele”, diffondendo la totale invenzione che “questo diritto era stato riconosciuto” dalla Dichiarazione Balfour, riaffermato nel Mandato e riconosciuto dal Piano di Partizione. Nessuno l’aveva fatto.    

Continui tentativi per riformulare in provetta il sionismo come “movimento di liberazione nazionale” del popolo ebraico, invece che di un progetto coloniale come si era sempre orgogliosamente proclamato, furono resi popolari alla metà degli anni ’60 da Albert Memmi, sionista tunisino antipalestinese che sorprendentemente si era appropriato del linguaggio dei colonizzati.    

In anni recenti Michael Walzer ha anacronisticamente affermato che la fondazione del colonialismo di insediamento ebraico significa che “oggi l’autodeterminazione ebraica, impossibile per almeno duemila anni, è un fatto accettato “.    

Queste affermazioni presentano il colonialismo di insediamento di Israele come “anticolonialismo”.   

Non sorprende che i crociati cristiani in Palestina usassero gli stessi argomenti. Joshua Prawer, storico sionista israeliano, spiega che le Crociate sono state presentate in modo simile non come “un movimento di imperialismo o colonizzazione, dato che, dalla prospettiva cristiana, erano un atto di decolonizzazione“.  

Il razzismo è sempre stato la base del movimento sionista. Come avrebbe altrimenti potuto giustificare il suo progetto di sottrarre la terra ai palestinesi? Israele e l’Organizzazione Sionista non hanno mai vacillato nel loro impegno per razzializzare la supremazia ebraica.   

Perché allora alcuni critici di Israele protestano per il paragone fra sionismo e razzismo? Come ho dimostrato, non c’è niente di “nebuloso” nella dedizione del sionismo al razzismo, che sia un’ideologia o un movimento politico.  

I suoi sostenitori continuano a diffondere la loro opinione del diritto unico di Israele di essere razzista pur rimanendo uno Stato esclusivamente ebraico con leggi e istituzioni razziste. Essi attaccano chiunque metta in dubbio tale diritto come antisemita.   

Pur restando dichiaratamente e apertamente razzista in parole e atti, Israele e il movimento sionista rifiutano solo, e comprensibilmente dalla loro prospettiva, di essere descritti come tali. Perché tutti i critici di Israele debbano cercare di scagionare Israele e questo movimento opponendosi alla descrizione accurata e precisa, storica e attuale, del sionismo come razzismo resta un mistero. 

  

Le opinioni espresse in questo articolo appartengono all’autore e non riflettono necessariamente la politica editoriale di Middle East Eye.   

Joseph Massad è professore di politiche moderne e storia intellettuale del mondo arabo alla Columbia University, New York. È autore di molti libri e articoli accademici e giornalistici. Tra i suoi libri ricordiamo: Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan [Effetti coloniali: la costruzione dell’identità nazionale in Giordania]; Desiring Arabs [La sessualità degli arabi]; The Persistence of the Palestinian Question: Essays on Zionism and the Palestinians [La persistenza della questione palestinese: saggi sul sionismo e i palestinesi], e più recentemente Islam in Liberalism [L’Islam nel pensiero liberale]. I suoi libri sono stati tradotti in decine di lingue.

[Foto: Vuk Valcic/Zuma Press Wire - traduzione dall’inglese di Mirella Alessio - riprodotto su www.zeitun.info]

Danemarc vòl donar als ciutadans lo contraròtle de lor imatge e de lor votz fàcia als «deepfakes»

Un projècte de lei enebís de difusar d’imitacions numericas realistas d’una persona sens son consentiment, e protegís la votz, la cara e los movements fins a cinquanta ans après la mòrt

Escrich per Manèl Navarro

Lo parlament danés estúdia un projècte de lei pionièr en Euròpa qu’enebís de partejar d’imitacions numericas realistas de personas sens lor consentiment. La reforma de la Lei dels Dreches d’Autor poiriá intrar en vigor lo primièr de genièr de 2027.

Danemarc se prepara per venir lo primièr país europèu a refortir d’un biais tan dirècte lo contraròtle dels ciutadans sus lor pròpri imatge, lor votz e lors movements fàcia als deepfakes generats per l’intelligéncia artificiala. Lo projècte de lei L 49, presentat lo 8 d’octòbre per la ministra de la cultura, Zenia Stampe, modifica la Lei dels Dreches d’Autor (Ophavsretsloven) per protegir tant las personas anonimas coma los artistas.

La norma establís que «las imitacions numericas realistas de las caracteristicas personalas fisicas d’una persona naturala pòdon pas èsser difusadas publicament sens lo consentiment de la persona imitada». Aquò inclutz l’aparéncia fisica, la votz e los movements. Qual que publique aquel tipe de contengut deurà demostrar qu’aviá obtengut lo consentiment de la persona concernida. La proteccion s’espandís a totas las personas, incluses los estrangièrs, e dura cinquanta ans après la mòrt.

Lo tèxte prevei tanben una proteccion especifica dels artistas e dels interprèts contra las imitacions numericas de lors interpretacions. L’objectiu es clar: frenar l’usurpacion d’identitat numerica e l’usatge abusiu dels deepfakes, que se pòdon crear en qualques clics e difusar lèu suls rets socials.

«Amb l’intelligéncia artificiala, se pòt crear de vidèos e d’imatges manipulats en qualques clics e los partejar suls rets socials», çò remarquèt la ministra Stampe al moment de presentar l’iniciativa. Lo projècte se basa sus un larg acòrdi politic conclús en junh de 2025, quand lo ministre d’alara, Jakob Engel-Schmidt, aviá ja defendut l’idèa que «tot lo monde a drech a son pròpri còrs, a sa pròpria votz e a sos pròpris traches del visatge».

La proposicion prevei d’excepcions per la satira, la parodia, la caricatura e la critica politica o sociala, e tanben pels usatges trivials o jornalistics . Pasmens, aquelas excepcions s’aplicaràn pas quand la desinformacion representa un perilh grèu pels dreches, per la vida o pels bens d’autras personas.

Los tribunals poiràn ordenar lo retirament dels contenguts de las plataformas, e la reforma serà articulada amb lo Reglament europèu suls Servicis Numerics (DSA) per facultar e accelerar lo tractament de las denóncias. Lo govèrn espèra que la lei poirà èsser adoptada a temps per intrar en vigor al començament de 2027.

Danemarc, qu’impulsèt aquela orientacion pendent sa presidéncia de l’Union Europèa en 2025, vòl servir de modèl als autres païses europèus fàcia a l’expansion dels deepfakes e als risques que representan per la vida privada, la reputacion e la democracia.

 

[Imatge: ApolitikNow - sorsa: www.jornalet.com]