segunda-feira, 6 de julho de 2026

El legado artístico de Solrac vuelve al presente a través de Autopsia

Autopsia rescata el legado de Solrac al incorporar una obra suya en la portada, uniendo memoria familiar, arte peruano y poesía contemporánea. 

El poemario Autopsia, del escritor Sol Pozzi-Escot, recupera en su portada una obra del pintor peruano Carlos Pozzi-Escot Parodi, conocido como Solrac. Esta elección no solo funciona como acompañamiento visual del libro, sino también como un gesto de memoria familiar y artística. 

Fallecido en París en 1983, Solrac desarrolló una obra marcada por el simbolismo, el universo onírico, la imaginación y las raíces culturales peruanas. Su propuesta lo vinculó a una generación de artistas fundamentales como Tilsa Tsuchiya, Gerardo Chávez, Ramiro Llona y Lika Mutal. 

En Autopsia, publicado por Editorial Summa, la imagen de Solrac establece un puente entre dos generaciones: la del artista y la del poeta, unidos por la memoria, la identidad y la exploración del mundo interior. Además, el vínculo tiene una dimensión íntima, pues Solrac fue tío del autor, quien recibió el nombre de Sol en homenaje a él. 

La obra de Solrac fue exhibida en países como Perú, Francia, Grecia, Ecuador y Colombia, y su última muestra en vida se realizó en la Maison de l’Amérique Latine, en París. Más de cuatro décadas después de su muerte, su imaginario vuelve a dialogar con el presente a través de la portada de Autopsia. 

El libro aborda las llamadas «muertes en vida»: procesos emocionales y existenciales que transforman profundamente a una persona. Dividido en cuatro secciones —DemonioGenealogíaAutopsia y Fran—, explora temas como la memoria familiar, la identidad, la ciudad y el amor. 

Así, la presencia de una obra de Solrac en la portada permite acercar a nuevos lectores a uno de los artistas peruanos más singulares de la segunda mitad del siglo XX, cuyo legado conserva una poderosa vigencia.

 

[Fuente: www.pressenza.com]

Israël, la capitale de l’Ouest sauvage

Israël ne fait plus partie de l’Occident 

Écrit par Avrum Burg

On nous disait autrefois qu’Israël était un pays occidental, une « villa dans la jungle », la seule démocratie du Moyen-Orient, et bien d’autres clichés non vérifiés. Plus tard, ces vantardises sont devenues plus modestes, et on nous a qualifiés de « frontière orientale de l’Occident », d’« avant-poste des Lumières ». Le moment est venu de le dire haut et fort, sans hésitation : Israël s’est séparé de l’Occident. Il l’a fait de son plein gré, par des décisions gouvernementales, des lois, des incitations lancées depuis ses instances les plus officielles, et finalement au prix d’un immense bain de sang. Israël n’est pas le bras armé de l’Occident modéré. C’est la capitale de l’Orient sauvage.

L’Occident est avant tout une idée. Sa géographie est secondaire. C’est pourquoi le Japon et l’Australie en font partie, contrairement à la Russie. Appartenir à l’Occident, c’est accepter un engagement moral, et non pas arborer une marque commerciale, adhérer à une alliance militaire ou détenir un sésame pour l’Eurovision. L’Occident s’est forgé à travers des luttes, des révolutions, des guerres de religion et de longs et sanglants processus d’autocorrection. Le fossé entre ses déclarations et ses actes était souvent énorme. Le colonialisme, l’esclavage et l’Holocauste ont vu le jour en son sein, et de leurs ruines s’est cristallisé un noyau moral clair qui est devenu le fondement de la démocratie libérale et de l’idée des droits humains : l’individu·e prime sur la collectivité, le pouvoir du gouvernement est limité, et chaque personne possède des droits naturels qui ne dépendent pas de la bienveillance de la majorité.

Au cœur de ce principe fondamental se trouve l’être humain en tant qu’individu·e. La valeur d’une personne découle de l’humanité elle-même, de la naissance à la mort. Elle précède le statut social, l’origine, la foi et l’appartenance nationale. De ce principe découlent la dignité humaine, la liberté de pensée, d’expression, de religion et de conscience, ainsi que le droit de choisir son propre chemin de vie. L’égalité devant la loi est donc un fondement incontournable, et chacun·e, vraiment chacun·e, est égal·e devant elle : la/le ministre et la/le citoyen·ne, la majorité ou la minorité, la personne fortunée et celle qui n’a rien. La démocratie offre à tout cela un cadre politique ; elle est avant tout un moyen de limiter le pouvoir, et non un passe-droit pour exercer une force illimitée ou pour la tyrannie de la majorité. La séparation des pouvoirs, l’indépendance des tribunaux, la liberté de la presse, une opposition active et une société civile dynamique en sont les véritables garants, bien plus que le jour du scrutin lui-même. À cela s’ajoutent le pluralisme, qui permet aux êtres humains de vivre ensemble malgré de profonds désaccords, et la raison critique, qui soumet toute autorité, qu’elle soit politique, religieuse ou militaire, à l’examen et à la remise en question. Et au-dessus de tout cela plane le principe d’universalité : la dignité humaine, la liberté et l’égalité appartiennent à chaque être humain. À tous/toutes. Y compris à celle ou celui qui n’est pas moi, qui n’est pas « l’un·e des nôtres », et qui ne possède pas la bonne carte d’identité.

Ce sont là les critères à l’aune desquels l’Occident est jugé le plus sévèrement, et c’est précisément à ce critère qu’Israël échoue chaque jour, chaque heure, délibérément. Cet échec est d’autant plus douloureux que l’idée est née parmi nous. Le judaïsme auquel j’appartiens a précédé l’Europe de plusieurs milliers d’années. Il porte en lui une profonde résistance à toute tyrannie et aux généralisations racistes qui mènent à l’asservissement de collectifs entiers. Contrairement aux royaumes de l’Antiquité, notre foi repose sur le caractère précieux de chaque être humain créé à l’image divine. Tel est le fondement de la révolte des esclaves contre l’Égypte et contre l’idée même de l’égyptisme. De là découle le principe selon lequel nul ne peut être puni pour le péché d’autrui. « Les pères ne seront pas mis à mort pour les enfants, et les enfants ne seront pas mis à mort pour les pères ; chacun sera mis à mort pour son propre péché. » Tel est l’enseignement des prophètes hébreux, une idée révolutionnaire dans un monde qui considérait la tribu, et non la personne, comme l’unité fondamentale. De cette foi est née, avec le temps, toute la structure juridique que nous appelons aujourd’hui « occidentale ». La présomption d’innocence, la charge de la preuve et l’indépendance des juges expriment une profonde crainte morale de punir une personne pour un acte qu’elle n’a pas commis, et les tribunaux occidentaux ont été conçus pour rendre la condamnation difficile, car l’horreur morale de punir une seule personne innocente pesait plus lourd à leurs yeux que l’espoir de punir tous les coupables. De la même racine est née l’idée des droits humains, qui ne reconnaît aucune hiérarchie du sang ni aucune hiérarchie des nations. Et de là découle la plus grande vertu de l’Occident : la capacité à s’auto-critiquer à l’aune de ses propres valeurs, à reconnaître ses échecs et à y remédier. L’Occident, dans ce qu’il a de meilleur, ne prétend pas à la perfection morale. Sa force réside dans son pouvoir de critique et de correction.

Nous étions ainsi autrefois. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’Israël d’aujourd’hui est un abandon bruyant et grossier de la tradition juive et une rupture hideuse avec les fondements occidentaux sur lesquels il a été bâti. Le néo-judaïsme d’Israël est une nouvelle religion, tribale et brutale, violente et défigurée, qui n’est ni juive, ni démocratique, ni occidentale. Un néo-judaïsme règne et fait rage en Israël, et ce n’est rien d’autre que la doctrine raciale sous sa forme la plus maudite et la plus dégradée. Je n’en fais pas partie et je ne suis pas des leurs. Ce sont mes ennemis au sens plein du terme. Pour ces soi-disants « juifs nationaux », la collectivité prime sur l’individu·e, personne n’assume de responsabilité personnelle, et chaque Palestinien·ne est jugé en fonction de son appartenance nationale avant même que ses actes ne soient examinés. La punition collective a cessé d’être une aberration pour devenir une politique officielle. Des maisons sont démolies pour les actes d’un autre membre de la famille ; la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité servent d’instruments de punition ; des centaines de milliers de personnes sont déracinées d’un endroit à l’autre ; et des enfants paient pour les actes d’adultes qu’elles et ils n’ont jamais connus. Des ministres du gouvernement israélien incitent au meurtre, car leur équation de la mort – « mille des nôtres contre un des vôtres » – n’a pas d’autre sens. Cette religion est l’inversion totale de l’enseignement selon lequel chaque personne doit mourir pour ses propres péchés. C’est une théologie de la vengeance tribale contre laquelle nos prophètes se sont rebellés il y a des milliers d’années, et qui nous revient aujourd’hui, enveloppée d’un châle de prière et d’un uniforme militaire, embrassant les mezuzahs et votant pour l’un des partis criminels d’Israël.

Le régime en vigueur dans les territoires occupés en est la preuve décisive. Dans un même espace, deux systèmes juridiques coexistent : les colons et les Palestinien·nes, à quelques mètres les uns des autres, sont soumis à des tribunaux différents, à des règles différentes et à une hiérarchie des droits différente. L’un·e est un·e citoyen·e dont l’État a le devoir de le protéger ; l’autre est soumis·e à un régime militaire abusif et n’a pas son mot à dire dans l’élaboration des lois qui régissent sa vie. Cet arrangement soi-disant temporaire dure déjà depuis trois générations, et il est donc devenu le régime permanent. C’est un régime que le monde occidental a aboli au prix de beaucoup de sang, dont une partie est la nôtre. L’érosion a depuis longtemps franchi la ligne verte elle aussi : les citoyen·nes arabes d’Israël sont tenu·es de prouver leur loyauté encore et encore, les manifestations arabes se heurtent à une répression que les manifestations juives n’ont jamais connue, et l’attaque contre le pouvoir judiciaire vient parachever le tableau. Son objectif le plus profond est de libérer la majorité politique de toute contrainte et de faire des élections la seule source du pouvoir, c’est-à-dire de passer ouvertement d’une démocratie constitutionnelle à un régime majoritaire centralisé.

Et la trahison la plus profonde de toutes est celle de la mémoire. L’État d’Israël a vu le jour en tant que refuge pour les Juifs et Juives persécuté·es afin de transformer le souvenir de la persécution en responsabilité morale : la génération fondatrice espérait que celles et ceux qui avaient connu l’impuissance seraient doublement prudent·es avec tout pouvoir confié entre leurs mains. Dans une alliance millénaire, nous avons juré de ne jamais faire aux autres ce que nous détestions qu’on nous fasse. Au fil des années, la mémoire a été renversée, et la souffrance juive est passée d’une obligation morale de s’abstenir de tout effusion de sang à un permis politique de tuer sans distinction. C’est là une trahison de la mémoire elle-même, qui a cessé de mettre en garde contre l’injustice et est désormais appelée à la justifier.

On peut rester sous le choc jusqu’à demain matin, on peut murmurer « pas en notre nom » et se sentir bien dans sa peau. La vérité est bien plus dure : participer au jeu démocratique et en accepter les résultats, c’est accorder au gouvernement le pouvoir de faire toutes ces choses « en notre nom ». Un crime élu à la majorité des voix reste un crime, et une politique de ségrégation et de discrimination reste de la discrimination. La démocratie ne peut pas blanchir la honte, et elle impute l’entière responsabilité également à celles et ceux qui acceptent les incitateurs/incitatrices comme un résultat légitime, s’assoient à leurs côtés au sein d’un même gouvernement et s’habituent à leur présence.

Le temps des demi-mesures est révolu. Nous devons aller jusqu’au bout et en tirer toutes les conséquences. Premièrement, l’heure est venue d’entendre un engagement électoral clair : les ministres qui incitent au meurtre et aux punitions collectives doivent être jugé·es, devant les tribunaux israéliens si quelqu’un ose le faire, ou devant les tribunaux internationaux si personne ne l’ose. Deuxièmement, le monde occidental doit cesser d’accorder à Israël son immunité de célébrité. Nous devons être jugé·es selon les mêmes critères que ceux appliqués à tout autre régime qui bafoue les droits humains. Un pays qui abandonne ces valeurs ne peut continuer à jouir de ces privilèges. Il est intolérable que Washington et Bruxelles acceptent une réalité dans laquelle les droits humains sont une règle contraignante pour les rivales/rivaux et suspendue pour les ami·es. La justice et le droit doivent être universels et s’appliquer à tous et toutes. L’Occident sera jugé sur la manière dont il traite Israël, et Israël sera jugé sur la manière dont il traite les Palestinien·nes en tant qu’êtres humains.

Et troisièmement, et c’est là l’essentiel : c’est à nous, Israélien·nes qui restons fidèles à la fois à l’alliance des prophètes et à celle des Lumières, qu’incombe le devoir de construire une alternative. Un autre Israël, où l’individu·e prime sur la tribu, où la loi est la même pour chaque âme, et où chaque être humain – juif/juive, arabe, palestinien·ne ou étranger·e – est créé à l’image divine.

Le véritable test de toute culture réside dans la vie de l’être humain soumis à son pouvoir, et à cet égard, nous avons échoué. La porte de l’Occident est toujours ouverte, même si elle n’est plus grande ouverte. Après ces élections, nous saurons où nous nous dirigeons : au plus profond du ghetto néo-juif, un peuple vivant isolé, avec ses peurs, ses ministres racistes auteurs de crimes et notre épée à jamais dégainée, ou bien vers la famille occidentale de la liberté et des droits.

 

[Source : avrumburg.substack.com - reproduit sur entreleslignesentrelesmots.wordpress.com]

El gal·lès guanya parlants a la capital de Gal·les

Un 26,4% dels ciutadans de Cardiff saben parlar la llengua i ha augmentat de forma notable el nombre de treballadors municipals que la coneixen 


El nombre de ciutadans que saben parlar gal·lès a Cardiff ha augmentat de forma significativa els darrers anys, segons ha dit el líder del consell municipal de la ciutat, Chris Weaver. Segons les dades del Consell, ell nombre de persones a la capital de Gal·les que saben parlar la llengua ha crescut del 23,8% al juny de 2023 al 26,4% al desembre de 2025. D’aquesta manera, la ciutat ha complert amb els objectius que s’havia fixat sobre l’ús de la llengua gal·lesa abans del previst. Segons Weaver, aquesta és “la xifra més alta de totes les corporacions locals de Gal·les”.

L’informe del 2025-2026 mostra un progrés significatiu en el creixement tant del nombre de parlants de gal·lès a la ciutat com de la proporció de personal del Consell capaç de treballar en aquesta llengua, fet que deixa més a prop els objectius bàsics de l’estratègia de Cardiff bilingüe del Consell de principis d’any. 

També s’han fet avenços importants en l’objectiu de disposar de personal municipal bilingüe. El percentatge de tota la plantilla del Consell que acredita coneixements de llengua gal·lesa ha passat del 14,5% el 2022 al 21,3% el 2026.

Escola en gal·lès

L’augment del nombre de parlants de gal·lès a Cardiff és conseqüència també de l’increment del nombre de nens escolaritzats en gal·lès, que representan ja un de cada cinc a Cardiff. El  govern municipal s’ha proposat ara que el Consell de Cardiff sigui totalment bilingüe i que tant el gal·lès com l’anglès es facin servir amb naturalitat a l’administració. Tot i els avenços, els representants del grup liberal demòcrata han recordat que el nombre d’escoles en gal·lès és encara insuficient i que hi ha molta feina a fer.

Gal·les ha fet passos importants els darrers temps per revitalitza la llengua gal·lesa. El nou govern del país, liderat pel partit nacionalista Plaid Cymru, va protagonitzar el maig passat una fita històrica en dur a terme la primera reunió en llengua gal·lesa que mai ha fet un executiu gal·lès. Les institucions de Gal·les es van fixar fa uns anys l’objectiu d’arribar al milió de parlants de la llengua d’aquí al 2050. 

 

[Imatge: Cyngor Caerdydd - font: www.diaridelallengua.cat] 


Les Américains veulent la paix, Israël veut la guerre

L’Amérique veut la paix. Israël veut la guerre. La grande majorité des Américains souhaite la fin de la guerre contre l’Iran. La grande majorité des membres du Congrès ne souhaite qu’une chose : davantage de contributions de la part du lobby israélien et de ses partisans.

Écrit par le député John J. Duncan Jr.

Aujourd’hui, la plupart des membres du Congrès sont vraiment mal à l’aise. Ils savent que la plupart de leurs électeurs en ont assez des guerres à l’étranger et veulent que cette stupide guerre en Iran cesse, le plus tôt sera le mieux.

Mais ils ont peur de critiquer la guerre menée par Israël, craignant que le lobby israélien ne détourne d’importantes contributions à leur campagne électorale à leur détriment. Leur silence est assourdissant.

La plupart des membres tentent de se taire. Presque personne, à part Mark Levin, Ben Shapiro et les partisans de « l’Israël d’abord », ne se montre enthousiaste à l’égard de cette guerre.

Les seuls à s’exprimer fermement en sa faveur sont les membres qui ont reçu et/ou qui espèrent recevoir des millions de dollars de contributions électorales de la part du lobby, comme les sénateurs Ted Cruz, Lindsay Graham, Tom Cotton et d’autres.

Ils n’ont même pas critiqué Israël alors qu’il affamait et tuait plus de 20 000 enfants à Gaza. Le Congrès se serait empressé d’adopter une résolution de condamnation si cela s’était produit dans n’importe quel autre pays qu’Israël.

Mais les massacres se poursuivent, même pendant les soi-disant cessez-le-feu. Des milliers de personnes ont été tuées au cours de l’année écoulée par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Iran.

On n’entend et on ne voit pas grand-chose de tous ces massacres parce qu’Israël était en train de perdre la bataille des relations publiques, et que des milliardaires pro-israéliens ont racheté une part importante des médias nationaux qu’ils ne possédaient pas encore. Des « influenceurs » conservateurs et des podcasteurs moins connus ont reçu de l’argent, et 1 000 pasteurs ont bénéficié de voyages gratuits en Israël. Même TikTok a été racheté parce que sa couverture médiatique aurait incité trop d’adolescents à adopter des opinions anti-israéliennes.

Cependant, toute cette propagande pro-israélienne n’a pas fonctionné jusqu’à présent. Même le président Trump s’est apparemment parfois fâché contre Netanyahou, lui disant à un moment donné qu’il ne devait pas faire sauter tout un immeuble pour atteindre une seule personne.

Et le vice-président Vance a déclaré au monde entier lors d’une conférence de presse que le gouvernement israélien devait prendre conscience que le président Trump était le seul dirigeant mondial à soutenir encore Netanyahou et que les deux tiers de l’ensemble du matériel militaire et des munitions utilisés par les Forces de défense israéliennes (FDI) lors de ces dernières guerres avaient été financés par les contribuables américains.

Il faudrait demander aux rares membres du Congrès et commentateurs qui critiquent le président Trump pour avoir cédé à l’Iran dans le mémorandum qu’il a signé quelle est leur alternative.

J’ai mentionné dans ma dernière chronique que même de nombreux Juifs estiment que la guerre contre l’Iran a été une énorme erreur. Ils savent que le gouvernement Netanyahu est allé trop loin.

L’année dernière, par exemple, Thomas Friedman a écrit dans le New York Times que « Netanyahou n’est pas notre ami ». L’année dernière également, 36 membres du Conseil des députés des Juifs britanniques ont critiqué ce qu’ils ont qualifié de « gouvernement israélien le plus extrémiste ».

Dans leur lettre, ils déclaraient : « Le silence est perçu comme un soutien à des politiques et à des actions qui vont à l’encontre des valeurs juives traditionnelles… Nous nous opposons à la guerre. Nous reconnaissons et déplorons la perte de vies palestiniennes. »

Bien sûr, leur lettre a été rédigée pendant la guerre à Gaza, mais comme mentionné plus haut, ces massacres perpétrés par les Forces de défense israéliennes (FDI) dans ces trois pays se sont poursuivis presque sans interruption. Israël est un État terroriste au Moyen-Orient au moins depuis le 7 octobre 2023, et beaucoup diront même, par intermittence, depuis l’exode forcé des Palestiniens en 1947-1948.

Juste avant le début de cette guerre, le baril de pétrole coûtait 60 dollars. Cette guerre a entraîné une hausse des prix de l’essence, du diesel, des engrais, des denrées alimentaires et des billets d’avion. La plupart des experts prévoient qu’il faudra des mois pour que la situation revienne à ce qu’elle était en février dernier.

Il y a quelques jours, Ryan Girdusky, analyste politique réputé, a déclaré à Clay Travis dans son émission de radio qu’il venait de rencontrer un groupe de sénateurs partisans du mouvement « Make America Great Again » (MAGA). Il a rapporté qu’ils lui avaient confié que cette guerre, qui a entraîné une forte baisse de la popularité de Trump, faisait que les républicains étaient à égalité ou en retard dans tous les États clés qu’ils doivent remporter pour conserver le contrôle du Sénat, et qu’elle avait même conduit certains sortants, pourtant considérés comme assurés de leur réélection, à se retrouver dans des courses électorales plus serrées que prévu.

À moins que nous ne souhaitions voir davantage de candidats socialistes démocrates remporter des élections dans tout le pays, dans l’intérêt du Parti républicain et de notre économie, nous devons mettre fin à cette guerre. Nous devons recommencer à donner véritablement la priorité à l’Amérique.

John J. Duncan Jr., député

John James Duncan Jr. est un homme politique américain qui a occupé le poste de député représentant la 2e circonscription du Tennessee de 1988 à 2019. Avocat, ancien juge et ancien membre de longue date de la Garde nationale de l’armée, il est membre du Parti républicain. 

 

[Source : ronpaulinstitute.org - reproduit sur groupegaullistesceaux.fr]

domingo, 5 de julho de 2026

«A Galicia moderna (1880-1939). Unha sociedade activa, unha economía innovadora», de Lourenzo Fernández Prieto

Escrito por Ramón Nicolás

Teño para min que Lourenzo Fernández Prieto, catedrático de Historia Contemporánea na USC e membro de número da RAG, constitúe unha parte substancial, moi substancial engadiría, deste grupo de historiadores galegos que iluminan con brillantez parcelas do noso pasado —en ocasións interpretando capítulos do noso presente como ben testemuñan as súas habituais colaboracións nas páxinas de opinión deste xornal—, cunha evidente vontade didáctica e, o que talvez sexa aínda máis relevante, exhibindo un rexistro accesible e diáfano para calquera persoa que, sen ter coñecementos históricos previos, cultive ese afán de curiosidade que a conduza a afondar nalgún período histórico que, coma consecuencia recorrente posibilitará explicarnos como é o lugar no que vivimos, como é a nosa sociedade e cales son as claves da nosa singularidade.

Neste libro, titulado A Galicia moderna (1880-1939), Fernández Prieto repara no acontecido nun marco temporal que vai das derradeiras décadas do século XIX ata a fin da guerra civil e xa no subtítulo que reza á fronte do seu libro esencializa con brevidade a orientación deste ensaio: «Unha sociedade activa, unha economía innovadora».

Velaí unha afirmación que pode resultar sorprendente e que, sen dúbida, a través dun pulcro exercicio de investigación e de interpretación dos materiais colleitados quebra certos lugares comúns e clixés negativos estendidos sobre o período que o ocupa, tempos sobre os que se erixiron estereotipos e falsidades interesadas que se nos quixeron transmitir. Mais a Galicia moderna non foi, precisamente, un lugar atrasado; antes ben xa se definía polo seu cariz anovador que se proxecta, por só citar algúns elementos, no espírito reivindicativo de labregos e obreiros, nas melloras aplicadas ao mundo agrario, nas iniciativas nos eidos da industria da conserva ou na creación das empresas eléctricas.

Un libro que axuda, pois, a ollar desde outra perspectiva o noso pasado e que subliña a forza dese pulo transformador que configuraba unha Galicia que involucionará desde o ano 1939 coa vitoria do exército golpista e a consciente operación de terror e esquecemento que se impuxo.


Lourenzo Fernández Prieto

A Galicia moderna (1880-1939). Unha sociedade activa, unha economía innovadora

Xerais, Vigo, 18,95 páxinas, 264 €, 2026

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]


Francesco Carril il•lumina «Tres adioses»

 

Francesco Carril i Alba Rohrwacher a ‘Tres adioses’, d’Isabel Coixet

Escrit per Bernat Salvà 

No s’equi­vo­ca­ven els que deduïen pel seu nom de pila que Fran­cesco Car­ril (Madrid, 1986), l’actor fetitxe de Jonás Tru­eba (Los ilu­sos, Los exi­li­a­dos románti­cos, La recon­quista...) i pro­ta­go­nista de la sèrie de Rodrigo Soro­goyen Los años nue­vos, tenia alguna con­nexió ita­li­ana. Ho explica ell mateix en una visita a Bar­ce­lona per pro­mo­ci­o­nar Tres adi­o­ses , la nova pel·lícula d’Isa­bel Coi­xet, que arriba avui als cine­mes: “La meva mare és de Pisa. Vaig estu­diar al Liceu Italià de Madrid i la meva con­nexió amb Itàlia ha estat molt forta. Hi he pas­sat tots els estius de la meva infància i part de l’ado­lescència i hi con­ti­nuo tenint família.”

Isabel Coixet adapta el llibre de l’escriptora sarda Michela Mugia Tres cuencos: rituales para un año de crisis (Altamarea), que va escriure abans de morir de càncer, als 51 anys. Ha rodat la pel·lícula a Roma, amb Alba Rohrwacher, Elio Germano i Francesco Carril com a protagonistes. “Mai havia treballat en italià i m’ha encantat –diu Francesco Carril–, sobretot perquè és un idioma que no tenia associat a la feina i que m’ha posat en un lloc molt fràgil. Tot i ser la meva llengua materna, no sabia fins a quin punt funcionaria en el meu cos per treballar. Curiosament, m’ha donat molta llibertat perquè m’ha resultat sorprenent treballar en aquesta llengua.” I encara hi veu més avantatges: “El ritme i la musicalitat m’han permès fer coses que en castellà potser no em sortien tan fàcilment. Quan m’escolto parlant italià a la pel·lícula, sento que em canvia fins i tot la veu. És un idioma que forma part de mi, lligat als meus records i a una part molt emocional que segurament m’ha despertat coses.”

Nous camins a Itàlia

L’estrena amb èxit a Itàlia de la sèrie Los años nuevos va coincidir amb el rodatge de Tres adioses, i l’actor té ara agent en aquest país, on sembla que té molt camp per córrer. Potser, com Jonás Trueba, Sorogoyen o Coixet, també li veuen un punt romàntic. “Segurament deu ser una imatge que dono de manera natural –comenta–. També m’ha passat sovint que m’han atribuït el paper d’àlter ego d’altres persones. Crec que veuen en mi una persona molt curiosa, amb moltes ganes d’aprendre i de mirar. Això pot fer que sembli una qüestió més romàntica, no ho sé, però em sembla bé.”

El seu personatge, Agostini, no sap res de la malaltia de la protagonista, que té un càncer molt greu. “En part és una cosa molt alliberadora, perquè no ho saps. Llavors, en no saber-ho, hi ha una mirada molt lliure, molt ingènua i molt lluminosa del personatge, que crec que és bonica. Precisament aquesta ingenuïtat i aquesta llum és el que connecta amb el personatge de la Marta i el que fa que ella es fixi en ell. Penso que no saber, a vegades, és molt alliberador i et fa afrontar les coses d’una manera més intuïtiva i lliure.” És per això que Agostini “aporta llum i també humor; l’humor sempre destensa i fa que empatitzis amb la gent; penso que a la pel·lícula li va bé, i fins i tot li va bé al personatge de la Marta”.

La pel·lícula relata el canvi que provoca a la vida de la protagonista la proximitat de la mort. “Quan la vaig veure –diu Francesco Carril–, i també quan la vaig rodar, en vaig sortir molt ple de vida, molt obert a rebre estímuls i amb moltes ganes de ser a fora, de ser encara més curiós, de saber més coses i d’estar més en connexió amb la bellesa, amb la vida i amb el temps que ens queda. És molt curiós perquè, parlant del que parla, em sembla molt lluminosa.”Li comentem a l’actor que les pel·lícules com Tres adioses o com Les invasions bàrbares s’agafen a la bellesa per retratar situacions que en el fons no ho són gens. “Crec que hi estic d’acord, però també penso que aquesta pel·lícula, justament, no busca una bellesa excessiva. Per exemple, penso en com retrata la ciutat de Roma: de manera molt poc museística i gens òbvia. S’hauria pogut rodar d’una manera on sortissin coses tremendament belles, però la bellesa que traspua la pel·lícula ve d’altres detalls, com fixar-se en una font o menjar-se un gelat, i no tant d’una qüestió estilística o formal”.

El públic català coneix poc la llarga trajectòria en el teatre independent de Madrid de Francesco Carril, abans de fer-se cada vegada més conegut en cinema i televisió. No el vol deixar de banda: “És una cosa que no m’agradaria abandonar, perquè la raó per la qual em vaig començar a dedicar a això va ser pel teatre. El meu avi i el meu pare em portaven al teatre i em sento molt bé quan hi soc; em centra i em recorda per què vaig triar aquest ofici. Em recorda que l’important és el procés i no tant el resultat. No em sento tan diferent com a actor si faig teatre o si faig cinema. Des de fa un temps he començat a rodar més, però per a mi, el lloc des d’on parteixo per crear és el mateix.”

Acostumat a fer personatges lluminosos, algun dia li agradaria canviar de registre. “No sé quin personatge voldria fer exactament, però sí que m’agradaria explorar l’ombra –reconeix–. Vull continuar fent personatges lluminosos, però m’agradaria provar-me en rols més ombrívols o foscos. Soc conscient que tinc una part molt fosca que potser no és la que més mostro, però la gent que em coneix bé sap que hi és, així que crec que podria fer-ho bé.”

 

[Foto: GRETA DE LAZZARIS - font: www.elpuntavui.cat]


L’histoire continue de servir la politique étrangère : pourquoi Israël a finalement reconnu le génocide arménien

 

Des Arméniens fuyant la famine et se rapprochant des lignes de front britanniques pendant le génocide arménien. Date : 1er janvier 2014. Cette photographie Q 24744 provient des collections des Imperial War Museums. Domaine public. Via Wikimedia Commons.  

Écrit par  Yakov M. Rabkin

Le gouvernement israélien a reconnu, pour des raisons politiques, que la mort d’un million et demi d’Arméniens pendant la Première Guerre mondiale constituait un génocide, alors que l’Arménie n’est même pas la principale destinataire de ce message. Le Premier ministre Pashinyan a très justement fait remarquer que son pays n’avait pas l’intention de faire de la reconnaissance du génocide arménien un instrument de lutte politique. Le principal destinataire n’est même pas la Turquie, mais les États-Unis.

Sur le plan politique, les relations entre la Turquie et Israël sont extrêmement tendues. Les missions diplomatiques dans les deux pays ont été réduites au minimum. La Turquie condamne fermement la politique d’Israël à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que l’attaque contre l’Iran et l’assassinat de ses dirigeants. À l’instar de nombreux pays à travers le monde, ainsi que des organisations internationales de défense des droits de l’homme, la Turquie considère les massacres de la population locale comme un génocide, dont l’objectif est de « nettoyer » l’ensemble du territoire sous contrôle israélien de toute présence palestinienne. Comme on le sait, la volonté d’étendre l’« espace vital » et d’éliminer la « population indésirable » a déjà conduit à plusieurs génocides au cours du siècle dernier.

La Turquie a réagi comme on pouvait s’y attendre et a condamné la décision du gouvernement israélien. Cependant, le transfert de pétrole de l’Azerbaïdjan vers des pétroliers israéliens dans le port turc de Ceyhan se poursuit, couvrant une part importante des besoins énergétiques de l’État sioniste. De plus, l’Azerbaïdjan, bien qu’il se soit joint à la condamnation de la décision israélienne par la Turquie, n’a pas non plus interrompu ces livraisons. Les forces spéciales israéliennes, les services de renseignement et d’autres branches des forces armées israéliennes continuent d’opérer contre l’Iran depuis le territoire azerbaïdjanais. Enfin, Israël a fourni à l’Azerbaïdjan des armes qui ont été utilisées dans la guerre contre les Arméniens et la conquête du Haut-Karabakh. Il ne faut pas accorder trop d’importance aux déclarations virulentes émanant d’Ankara et de Bakou.

Il convient toutefois de prêter attention à l’opinion qui s’est imposée en Israël selon laquelle la Turquie est le prochain adversaire après l’Iran. Israël met tout en œuvre pour empêcher la production des avions de combat furtifs américains F-35 en Turquie. Trump, qui a manifesté de plus en plus d’irritation, voire de condamnation, à l’égard d’Israël, a promis d’apporter un certain cadeau à l’hôte du sommet de l’OTAN qui se tiendra en juillet à Ankara. Beaucoup pensent qu’il s’agit de la reprise de la participation de la Turquie à la production du F-35.

Grâce à l’aide américaine, qui reste fiable, Israël dispose d’une supériorité militaire qualitative dans la région. L’arrivée du F-35 en Turquie (ainsi qu’en Arabie saoudite) pourrait réduire, voire anéantir, cet avantage. L’accord sur la production conjointe d’armes entre la Turquie, le Pakistan, l’Égypte et l’Arabie saoudite devrait également renforcer cette tendance.

Tout cela est extrêmement préoccupant pour Israël, surtout au vu de la récente remarque du vice-président américain à l’adresse d’Israël : « Vous ne pouvez pas vous contenter de tuer pour résoudre tous vos problèmes de sécurité nationale ». La condamnation d’Israël aux États-Unis ne cesse de croître, ce qui, à terme, pourrait se traduire par une réduction de l’aide militaire. Il est révélateur que Netanyahou promette de transformer Israël en une « super-Sparte », capable d’affronter tous les pays de la région même sans l’aide américaine.

Ce sont précisément des considérations politiques — mobiliser le lobby arménien au Congrès américain pour lutter contre le renforcement de la coopération militaro-industrielle avec la Turquie — qui expliquent la décision d’Israël de reconnaître le génocide arménien. Israël est prêt à se raccrocher à n’importe quelle brindille, car il se trouve dans une situation difficile après avoir entraîné les États-Unis dans une guerre sans issue contre l’Iran. La morale et la vérité historique, de toute évidence, n’ont rien à voir là-dedans.

La reconnaissance d’un massacre comme génocide devient un outil de politique étrangère, censé conférer une supériorité morale aux héritiers des victimes. La glorification des collaborateurs en Ukraine suscite l’indignation non seulement en Russie, mais aussi en Pologne et en Israël. Les anciennes colonies d’Afrique réclament des réparations aux anciennes métropoles européennes pour des siècles d’esclavage, d’exploitation et de massacres. L’histoire ne peut tout simplement pas rester dans le passé.


[Source :  www.juancole.com - reproduit sur www.groupegaullistesceaux.fr]


La natura a Catalunya, en situació crítica

Recollim en un vídeo infogràfic les deu demandes del manifest ‘La natura no pot esperar’, impulsat per la Xarxa per a la Conservació de la Natura i les entitats ambientals per restaurar la natura i garantir el futur. 

Escrit per Abel Mingarro i Duna Vidalmorgó

LaviniaNext

La natura a Catalunya viu una situació crítica. Així ho denuncien les entitats ambientals que han impulsat el manifest ‘La natura no pot esperar’, un clam col·lectiu per frenar la pèrdua de biodiversitat i restaurar els ecosistemes degradats. 

El document recull deu demandes, entre les quals hi ha l’aprovació d’una Llei de Biodiversitat i Patrimoni Natural, l’activació de l’Agència de la Natura i més finançament i personal públic per protegir la natura. Les entitats alerten que, sense recursos ni eines de gestió suficients, la protecció del territori queda massa sovint en paper mullat.  

També reclamen desplegar plans per a les espècies amenaçades, impulsar un Pla Nacional de Restauració de la Natura i reforçar la conservació dels ecosistemes, des dels boscos i els rius fins al litoral i els espais agraris. En aquest vídeo infogràfic, sintetitzem les mesures que proposen per actuar ja pel clima i la biodiversitat.

 

 [Foto: Freepik - font: www.xarxanet.org]


sábado, 4 de julho de 2026

La Genève internationale perd sa centralité

La crise financière des organisations internationales ne fait qu'accélérer une évolution plus profonde: dans un monde devenu multipolaire, Genève perd progressivement la position centrale qu'elle occupait au sein de la gouvernance mondiale. 


Écrit par Guy Mettan

Pendant des décennies, Genève s’est flattée d’être la capitale mondiale des droits de l’homme, de la santé, du travail, du désarmement, de la paix, du commerce, du multilatéralisme, etc. Mais ce n’est plus tout à fait vrai. Le désengagement imposé par l’administration Trump en 2025 a révélé une crise systémique profonde. Dans un monde privé de sa puissance tutélaire américaine et de plus en plus polycentrique et multipolaire, Genève est en train de perdre sa centralité. Mieux vaut s’y préparer.

Vue par des observateurs extra-européens, la Genève internationale paraît en effet en état de déclin relatif indéniable. Début mai, l’agence indienne DD News publiait ainsi une dépêche titrée «Jadis ville de la Paix, Genève voit la présence de l’ONU dépérir». Inspirée d’une enquête de Reuters, elle montrait la perte d’emplois et craignait même pour l’avenir du Palais des Nations, menacé par les baisses drastiques du budget de l’ONU qui doivent être décidées cet été (non-paiement des 2, voire 4, milliards de dollars d’arriérés dus par les Etats-Unis selon le Wall Street Journal du 29 mai).

Les 269 millions votés par Berne et les 50 millions consentis par le canton n’y changeront pas grand-chose, dans la mesure où beaucoup voient «ce serrage de ceinture comme une correction bienvenue à une bureaucratie boursouflée dont les titulaires bénéficient d’un complément de salaire de 89,4% pour vie chère». En conclusion, l’article fait allusion à des documents internes de l’ONU qui prévoiraient un modèle moins coûteux et décentré sur le Kazakhstan, le Qatar et le Rwanda.

De son côté, le professeur américain d’origine coréenne JB Bae a publié mi-mai sur le site Brave New Europe une analyse très documentée qui tape là où ça fait mal: «Les coupes budgétaires de Trump poussent l’ONU à quitter Genève. Cela pourrait être une victoire car les déficits pourraient contraindre l’organisation à se rapprocher des communautés qu’elle est censée servir.» Et de déplorer que les contribuables américains aient «subventionné une bureaucratie hostile à leurs intérêts» alors que «les frais annuels de scolarité d’un seul enfant de fonctionnaire international pourraient faire vivre des douzaines de réfugiés pendant toute l’année». La critique n’est pas nouvelle, mais elle frappe juste.

Jusqu’ici, les Occidentaux, et notamment les Européens, voyaient la Genève internationale d’un bon œil car ils la considéraient comme un levier d’influence systémique et un multiplicateur de puissance qui leur offrait de nombreux bénéfices en matière de propriété intellectuelle, de libre-échange, de standards techniques, de droits de l’homme et de promotions de «valeurs» qu’ils avaient su instrumentaliser à leur profit. La Genève internationale était devenue leur laboratoire normatif, leur salle de contrôle humanitaire et leur vitrine diplomatique. Mais ça ne l’est plus, comme l’atteste le retrait américain.

Aux yeux des chercheurs extra-européens, la Genève internationale souffre en effet de son image de centre d’une gouvernance mondiale dont le dense réseau d’OI, d’ONG et de diplomates profite d’abord aux Etats occidentaux.

Les Chinois apprécient Genève parce que la Chine y a fait ses premières armes en 1954. Pékin a créé tout récemment un «Groupe d’amis de la gouvernance mondiale» pour promouvoir un système plus juste et équitable. Ils la voient donc comme un contrepoids possible aux modèles occidentaux et un lieu d’opportunités stratégiques pour peser sur le cœur technique et normatif de l’ONU, à condition de combler leur sous-représentation institutionnelle.

L’Inde est sur la même longueur d’onde. Genève lui sert de tribune pour la défense des intérêts du Sud global. Le plus grand contributeur des forces de maintien de la paix tient à exercer son influence et défend farouchement la souveraineté des Etats. L’Inde plaide aussi pour une réforme radicale du système onusien, jugé profondément injuste. En septembre 2025, elle a d’ailleurs sèchement remis à l’ordre la Suisse, qui avait prétendu lui donner des leçons à propos du sort réservé à ses minorités.

Quant à la position de la Russie, elle est connue depuis qu’elle a jugé que la Suisse avait abandonné sa neutralité en 2022.

L’attitude de la France pendant le G7 et la décision de signer l’accord sur l’Iran dans la propriété qatarie du Bürgenstock plutôt qu’à Genève confirment cette relative relégation. L’avenir de la place genevoise dépendra de sa capacité à s’adapter à ce monde plus éclaté et face à des concurrents plus flexibles et moins chers.

 

[Photo : Depositphotos - source : www.antithese.info]

«Tre ciotole», film di Isabel Coixet

 


di Giovanni Spagnoletti

Anticipiamo subito le conclusioni. Chi ha letto o soltanto sfogliato l’omonimo volume di dodici racconti di Michela Murgia (classe 1972), la celebre scrittrice sarda purtroppo deceduta prematuramente due anni fa, può immaginarsi quanto sia stato difficile trarne un plot, una sceneggiatura unitaria che potesse sintetizzare al meglio il senso di quest’opera (sottotitolo Rituali per un anno di crisi) uscita nel 2023, a pochi mesi dalla morte della sua autrice. Quella cioè – come si legge nella fascetta del libro – di “un romanzo fatto di storie che si incastrano e in cui i protagonisti stanno attraversando un cambiamento radicale che costringe ciascuno di loro a forme inedite di sopravvivenza emotiva”. Un primo plauso va quindi al lavoro dello sceneggiatore Enrico Audenino che insieme alla directora catalana Isabel Coixet ha costruito un coeso racconto cinematografico che a partire dall’ottica speculare dei due protagonisti è riuscito a coniugare sia il lato poetico-letterario sia il contenuto esistenziale, intimistico della scrittura di Murgia. Un secondo plauso va poi alla qualità della messinscena tanto sobria quanto efficace non solo per l’acclarata, ben nota bravura, dei due interpreti, della coppia composta da Marta (Alba Rohrwacher) e Antonio (Elio Germano), ma anche perché mancano gli effettacci pesanti e le ridondanze soprattutto musicali che troppo spesso funestano la produzione di casa nostra. Da questo punto di vista la presenza e l’azione di una veterana straniera come Isabel Coixet  – a quanto ha dichiarato, innamoratasi sin alla prima lettura del libro Tre ciotole – ha costituto un tassello fondamentale nel risultato finale, veramente buono, del film. D’altro lato la regista, da sempre, ha costruito nell’arco degli anni, opere con dei personaggi soprattutto femminili in cui si narrano delle vicende tormentate, ad ostacoli difficili da affrontare e risolvere. Già accadeva vent’anni fa nei suoi primi successi internazionali come La mia vita senza me (2003) oppure ne La vita segreta delle parole (2005) e ora, molto brillantemente, qui, nel presente caso, in cui Marta in primis è la protagonista. E bizzarria delle coincidenze succede che in questi giorni sia contemporaneamente nelle sale italiane anche il bel film La mia amica Eva di un altro autore della Catalogna, Cesc Gay, che narra, ma in una chiave molto diversa, la crisi di una donna nel momento di cambiare. Ma entriamo più nel dettaglio di Tre ciotole.

Al canonico settimo anno di convivenza succede quello che non si pensava o si sperava dovesse succedere: un nervoso viaggio in moto di una coppia, di ritorno dalla partecipazione ad una inaugurazione con annessa sosta ad un supermercato, si conclude a casa in un litigio apparentemente banale ma che così non è, in verità. Fazit: “Una sera ti metti a tavola e la vita che conoscevi è finita”. Lui, Antonio, un cuoco affermato grande amante dei supplì e con un ristorante di successo, lei Marta, una ex campionessa di sport ora insegnante scolastica di educazione fisica, si lasciano, non sopportando più le loro rispettive nevrosi – insomma sentenzia lui: bisogna prenderci una pausa, chiude il rapporto e se ne va di casa tra l’incredulità della compagna. La separazione viene vissuta da entrambi in maniera molto differente: Marta, più introversa, forse un po’ timida e sociopatica, si chiude ancor più in se stessa, smette quasi di mangiare (in casa era ovviamente lui a preparare il cibo) e si permette qualche piccolissima vendetta/cattiveria nei confronti di Antonio, scrivendo su internet delle recensioni negative al suo ristorante. L’uomo, invece, che ha iniziato il tutto, agisce in maniera opposta, si chiude completamente nel lavoro, cerca sostegno in una sua simpatica dipendente, Silvia (Galatea Bellugi) ma non riesce a dimenticare l’ex-compagna. Le cose si complicano ulteriormente quando Marta scopre di avere una neoplasia, un male incurabile, come si legge (ma nel film accade dopo) proprio all’inizio del primo racconto del volume, intitolato “Espressione intraducibile”. Tuttavia lei anche grazie al sostegno della sorella Elisa (Silvia D’Amico), ai dialoghi surreali con una sagoma di cartone,  trovata per strada, di Jirko un immaginario artista coreano di K-pop, e alla corte discreta di un collega di scuola, riesce piano piano a governare la sua situazione difficile, a riscoprire i valori della vita e del cibo, insomma l’amore per se stessi che è anche, sempre, amore per gli altri. Le tre ciotole del titolo, ricevute in regalo proprio all’inizio del film con i punti ad un supermercato, simboleggiano come lei impari a riconoscere ciò che la nutre davvero, distinguendo il sapore della vita quando tutto va cambiando, e trovando, attraverso il dolore, un novello equilibrio interiore.

Mai melodrammatico né pesantemente letterario, le Tre ciotole di Coixet è dunque un sommesso, a tratti commovente inno alla sopravvivenza, un invito ottimista ad andare avanti malgrado le peggiori difficoltà quotidiane. Un’opera solida e convincente, abbastanza inconsueta oggi, come si accennava, nel panorama di casa nostra, che ricorda begli esempi di cinema sentito e intimistico com’è stato a suo tempo l’opera di un Mauro Bolognini oppure più di recente un Pane e Tulipani (2000) di Silvio Soldini. C’è da auguragli quindi il maggiore successo possibile al botteghino e che un tale esperimento possa avere seguito.

Inizio e fine specularmente simbolici  con degli stormi di uccelli che sorvolano Roma – attenzione a non andare via sui titoli di coda dove la voce di Elio Germano racconta una simpatica barzelletta marxiana (e non marziana).


Tre ciotole  Regia: Isabel Coixet; sceneggiatura: Enrico Audenino, Isabel Coixet, dal volume omonimo di Michela Murgia; fotografia: Guido Michelotti; montaggio: Jordi Azategui; musica: Alfonso Vilallonga; scenografia: Paola Comencini; interpreti: Alba Rohrwacher, Elio Germano, Silvia D’Amico, Galatea Bellugi, Francesco Carril, Sarita Choudhury; produzione: Massimo Di Rocco, Luigi Napoleone, Riccardo Tozzi, Giovanni Stabilini, Francesca Longardi, Marisa Fernández Armenteros, Sandra Hermida, Carlo Gavaudan, Marco Miana per Cattleya, Ruvido Produzioni, Bartlebyfilm, Buenapinta Media, Bteam Prods, Colosé Producciones, Perdición Films, Apaches Entertainment, Tres Cuencos, Vision Distribution, RTVE; origine: Italia/Spagna, 2025; durata: 122 minuti; distribuzione: Vision Distribution.

 

[Fonte: www.close-up.info]

sexta-feira, 3 de julho de 2026

Adiós a Daniel Melingo, un artista que siempre buscó el asombro

Se formó en la academia, se graduó de rockero en los tóxicos y divertidos ‘80, se reconvirtió en personaje arrabalero y fue más allá del tango en una trilogía de discos que le pusieron nuevo sonido a su Buenos Aires querido. 

Melingo planeaba editar una versión de "Tangos bajos" con nuevo sonido e invitados de lujo.

Escrito por Roque Casciero 

Las cejas tupidas enmarcaban esos ojos profundos, pantallas -quizás indeseadas- de una mente inquieta y una sensibilidad traducida en músicas diversas y brillantes. Los gestos eran extremos en el rostro flaco de Daniel Melingo: la sonrisa amplia o ladeada, la concentración en busca de la nota justa, la seriedad a la hora de poner en palabras lo que bullía en su interior. Fue un artista tan único que resulta difícil explicar su trayecto: de la rigidez del conservatorio a la locura del rock de los ‘80, de allí a la deriva psicodélica en España, el retorno con un personaje de tanguero orillero y la evolución hacia un “linyera” que le permitió andar rumbos variopintos hasta generar una suerte de tango mágico. Melingo -que fue parte de Los Abuelos de la Nada y la banda de Charly García, además de fundador de Los Twist- murió el martes a los 68 años. Uno de sus hijos encontró su cuerpo en el departamento del cantor y clarinetista en Chacarita, donde estaba con cuidados paliativos por una enfermedad respiratoria. Y el vacío que deja en la música popular argentina va mucho más allá de las luces del éxito o los carteles de sold out que colgó en escenarios de todo el mundo.

Porteño de ley, Melingo nació en Parque Patricios el 22 de octubre de 1957. La música lo atrapó desde muy chico: a los 9 años entró al Conservatorio Nacional de Música Carlos López Buchardo y luego pasó por el Conservatorio Municipal Manuel de Falla. A los 18 ingresó a la Cátedra de Musicología, Etnomusicología y Composición de la Universidad Católica para cursar armonía, composición e interpretación. Había arrancado con la guitarra clásica y luego intentado con el bandoneón, pero se quedó con el clarinete. Y ese fue el instrumento que llevó en su equipaje liviano cuando se fue a Brasil, donde llegó a ser parte de la banda de Milton Nascimento.  

Cuando estudiaba armonía, una de sus profesoras le dijo una frase clave: «Melingo, usted improvise, después haga la teoría». A través de Cachorro López, el joven Daniel conoció al recién “repatriado” cantante Miguel Abuelo, que traía en la valija un montón de poemas a los que les faltaba música para convertirse en canciones. “La mujer barbuda” fue el primero en el que Melingo metió mano. Después se les unieron Polo Corbella, Gustavo Bazterrica y Andrés Calamaro. En un ensayo memorable que terminó con todos los músicos borrachísimos, Miguel tiró la frase: a partir de entonces serían Los Abuelos de la Nada. Claro que al día siguiente nadie lo recordaba, pero cuando Calamaro propuso recuperar el nombre de la banda iniciática de Miguel, el pacto quedó sellado.

La capacidad autoral de Melingo apareció en Vasos y besos (1983), el segundo álbum de Los Abuelos, donde brillaba el hoy clásico “Chala-man”. “A veces pienso que ya no me hacés efecto”, cantaba el entonces saxofonista en épocas en las que nadie hablaba de marihuana. De la academia a la universidad tóxica. “Hay todo un mito de los excesos, eso de ‘qué divertidos eran los ‘80, qué alegría ...’”, recordaba en una entrevista con Página/12. “¿Qué alegría? Yo vi gente muy enojada y llorando, no todas eran flores. El músico de rock también tiene sus penurias, y además los inicios son duros, triunfa uno de diez mil grupos".

Pero Melingo sí se divirtió con Los Twist, el grupo que armó con Pipo Cipolatti mientras todavía era un Abuelo. “Nos reíamos cuando componíamos. Y lo hacíamos sin intención comercial, tocábamos en el Parque Genovés, en lugares ridículos...”, explicaba. La dicha en movimiento (1983) fue más que el nombre del debut de Los Twist y una referencia velada a la cocaína: también era una suerte de manifiesto generacional de nuevos tiempos para el rock argentino. Y allí Melingo aparecía con temazos como “Jugando Hulla-Hulla”, “En el bowling” (“Flaca! pará un poco. Tenés a todos los muchachos moqueando la nariz, cantaba), “S.O.S., sos una rica banana”, “Cleopatra, la reina del twist” (con Vivi Tellas), y “Ritmo colocado” (con Diana Nylon), además de dos en coautoría con Cipolatti: “25 estrellas de oro” y “Jabones flotadores”.

“Nos vio Charly (García) y al otro día estábamos grabando. El nos produjo porque le vio la veta comercial. Pero nosotros lo hacíamos por pura diversión: yo ya tocaba en Los Abuelos y Pipo era un atorrante que no tenía un mango”, seguía Melingo. Y también seguían Los Twist, que estiraron el impacto inicial con Cachetazo al vicio (1984) y luego se pusieron más crípticos (e igualmente brillantes) con La máquina del tiempo (1985). Pero para ese entonces Melingo ya no era parte de los Abuelos: “Me invitó a tocar Charly y tuve que dejar uno de los tres grupos. El día que dije ‘es la última vez que toco’, Miguel se puso muy mal, se largó a llorar. Fue el único”, recordó. Durante un tiempo, fue parte de la banda en vivo de García y metió su saxo como invitado en “Rap del exilio”, del inmenso Piano bar (1984).

La segunda parte de los ‘80 lo encontró en España, donde primero colaboró con Los Toreros Muertos y luego formó Lions In Love. “Fueron la gran coctelera del rock”, definió Melingo a la banda con gran componente psicodélico que también incluía a Willy Crook, Guillermo Piccolini y Stephanie Ringes. “Ahí el rock tomó estilos más puros como el jazz, el blues, el flamenco o el reggae, los metió en una coctelera y creó algo nuevo”. Publicaron Lions In Love (1989) y Psicofonías (1992), pero luego Melingo sintió que el camino de experimentación conjunta del grupo estaba agotado.

Volvió a su Buenos Aires querido e hizo H2O (1995), un buen álbum rodeado de grandes músicos que pasó sin pena ni gloria. Y nadie podía imaginar su paso siguiente: Tangos bajos (1998) abrió las puertas a un personaje arrabalero y atorrante que masticaba letras propias (como la del durísimo “Narigón”), de Luis Alposta y Julián Centeya, junto a un poema de García Lorca. ¿Cómo explicar esa fascinación con ese tango con mucho de Edmundo Rivero? “Son los inicios, ahí está el lunfardo, el corazón del tango”, decía él. “Después que murió Gardel, en lo que fueron las décadas de oro del tango, se dejó un poco de lado, y en los ‘70 Rivero lo reivindicó. Con el lunfardo la temática es más abierta, hay menos prejuicios. Tenés la libertad de no caer en el tango típico del cornudo llorón, hablar de un chorro que mete la mano en el colectivo, o contar irónicamente una situación. Nació como un lenguaje carcelario, de ladrones, por eso elijo retomarlo como estilo literario”.

El esposo de la madre de Melingo fue manager de Rivero. “Yo lo veía al Feo porque a veces ensayaba en casa”, contó. La inspiración tanguera continuó en Ufa (1999), Santa milonga (2004), Maldito tango (2008), y Corazón y hueso (2010), discos que llevaron al cantor desde lugares pequeños de un circuito tanguero local que lo miraba con cierta reticencia hasta escenario internacionales destacados.

Mi signo es el cambio, tengo que asumir eso”, le dijo Melingo a este cronista en una entrevista para el desaparecido sitio web Silencio. “Me estoy dando cuenta de que todo lo hago en función a que en un momento me pica el bichito y tengo que cambiar. Yo dispongo todo para ese cambio, muchas veces más allá de la familia, de los contratos... Muchas veces es más fuerte que yo: tengo que seguir el latido de eso”.

Y vaya si cambió, una vez más: el disco Linyera (2014) partía de la música de Buenos Aires para... darle otra música a Buenos Aires. “No tengo norte, no tengo guía”, cantaba Melingo, que se aventuraba por caminos que solo él imaginaba. La popular “Canción del linyera” de Ivo Pelay abría el juego a un personaje distinto, que se le animaba a la Violeta Parra de “Volver a los 17 y al Atahualpa Yupanqui de “Soneto para Daniel Reguera”. Esta última es una versión monumental, donde se cruzan su clarinete, cintas reproducidas al revés, el charango de Jaime Torres y la guitarra de Skay. Y el cierre del disco no le iba en zaga, con una bellísima pieza llamada “Juan Salvo, el eternauta”.

Anda (2016) fue el próximo paso del linyera errante, que ya planteaba una ópera sobre el atractivo personaje. Allí venía otra versión de una canción popular, “En un bosque de la China” (que tuvo un notable video de Luis Ortega), una explicación del suceso del baile del tango en Japón titulada “A lo Megata” y hasta una versión de “Intoxicated Man” de Serge Gainsbourg. Y el cierre de la trilogía fue con Oasis (2020), donde estiró todavía más los límites, con invitados como Andrés Calamaro, Enrique Symms y el DJ Oliverio Sofía. Melingo había descubierto que su apellido provenía de una isla en el Mar Egeo y eso lo había llevado a intentar unir sus raíces en un género al que denominaba “tango rebético”. El álbum era también la mitad de la Ópera del linyera, que más adelante presentó en el Centro Cultural 25 de Mayo. Oasis debía tener una segunda parte, que Melingo -siempre mirando adelante- trabajó con el productor Oniria, pero que no fue publicado.

Por otra parte, mientras la ópera marcaba la muerte del Linyera, los pasos siguientes de Melingo fueron de síntesis: después de la pandemia convocó a viejos amigos a un Encuentro Maximalista (que tuvo a tres Abuelos sobre el escenario) en Niceto, experiencia que luego repitió con distintas formaciones. Y en tren de revisar su propio pasado con la vista puesta en el futuro, ya había anunciado una película sobre Tangos bajos, en simultáneo a una reelaboración del álbum con sonido actual y varios invitados (Calamaro, Fito Páez, Pity Álvarez y Pablo Lescano, entre otros).

Los discos solistas y aquellos en los que Melingo dejó su impronta son ahora el legado de una obra y una visión que excede a las grabaciones. La obra de un hombre inquieto que siempre buscaba más. “Lo que en un momento es libertad, en otro pasa a ser dependencia”, dijo en la entrevista antes mencionada. “Se van modificando un poco las necesidades de búsqueda. Yo sigo intuitivamente la búsqueda: no sé adónde voy y no creo que tenga que ir a un lado porque vengo de tal otro. Voy buscando con el olfato hacia dónde ir y tengo que ir asombrándome en el camino. Ese es un poco mi método. Me gusta no saber adónde voy. Si veo que me estoy repitiendo, no me asombro”.


[Foto: Guadalupe Lombardo - fuente: www.pagina12.com.ar]