quarta-feira, 20 de maio de 2026

La presse française sous l’Occupation vue par le film « les Rayons et les Ombres »

À travers le portrait de Jean Luchaire, collaborateur notoire, qui semble jouir de son libre arbitre dans l’exercice de sa profession, le film de Xavier Giannoli montre les compromissions, mais ne rend pas compte fidèlement des réalités de la presse française sous l’Occupation. 

Jean Dujardin interprète Jean Luchaire dans le film de Xavier Giannoli

Écrit par Patrick Eveno

Professeur émérite en histoire des médias, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

 

Le film de Xavier Giannoli les Rayons et les Ombres a suscité une bataille médiatique entre le réalisateur et des historiens de la Seconde Guerre mondiale.

 

J’aborde cette querelle sous un autre angle, celui de l’histoire de la presse. J’ai quelques munitions pour ce faire, ayant participé au Groupement de recherche (GDR) « Les entreprises françaises sous l’Occupation ». Nous avons tenu des colloques et publié des livres. Pour ma part, j’ai communiqué sur les archives des médias sous l’Occupation, puis sur la Corporation nationale de la presse française, sur le marché de la presse, enfin sur l’épuration à la Libération. En outre, j’ai publié un article sur Jean Luchaire, repris dans le livre collectif Ils ont
fait la presse.

J’ai vu le film avec plaisir, parce que c’est un bon film, et j’ai compris les débats : d’un côté des historiens dépossédés de leur objet (l’Occupation, la collaboration), de l’autre un cinéaste campé sur ses certitudes, le droit au détournement fictionnel. Je ne m’attarderai pas sur la question de l’antisémitisme ou du nazisme supposés de Jean Luchaire, Laurent Joly en parle mieux que moi. Ce qui m’intéresse ici, c’est l’histoire de la presse.

Pour qui connaît mal cette période, le film rend accessible les compromissions, mais il aurait pu être plus développé, quitte à être moins romanesque. Xavier Giannoli ignore les réalités de la presse sous l’Occupation, ce qui le conduit à des travestissements malvenus, sans doute afin de rendre ses personnages plus romanesques, voire romantiques. À de nombreuses reprises, il cherche à faire croire que Luchaire, et les autres, sont libres de leurs choix éditoriaux. Ce qui est parfaitement faux.

Le parcours d’un opportuniste

Né en 1901, Jean Luchaire est issu d’une dynastie d’universitaires (son père, son grand-père et son arrière-grand-père sont inspecteurs généraux de l’instruction publique, membres de l’Institut). Dès 1920, il débute en journalisme, puis fonde et dirige de 1927 à 1934 le journal Notre temps, partisan du rapprochement franco-allemand, subventionné par les fonds secrets du ministère des Affaires étrangères puis par les fonds nazis. À la fin des années 1930, en dépit de ses réseaux, Luchaire est un marginal sans influence ; la guerre lui donne l’occasion d’occuper une place de premier plan. Les Mémoires de la fille de Jean Luchaire, Corinne, dont se sert Xavier Giannoli, sont bien pauvres en révélations et en analyse ; ils ont été publiés en 1949, et s’intitulent Ma drôle de vie, (réédité en 2026). 

Jean Luchaire, grâce à ses connaissances (Otto Abetz, Pierre Laval, Paul Marion, Henri Lafont de la Gestapo française du 93 rue Lauriston, le Dr EichMarcel DéatMarcel Bucard, et beaucoup d’autres), grâce à son entregent, grâce à son goût du faste, des réceptions, des bons repas et des parties fines, s’impose rapidement comme l’incontournable patron de l’ensemble de la presse française en zone occupée, ainsi que des entreprises connexes (distribution, papier, publicité, etc.).

Surnommé le « Führer de la presse française » ou « Louche Herr », il profite de cette situation, à la rencontre des ambitions allemandes ou vichyssoises mais également de celles des patrons et des salariés de la presse, pour mener à bien trois tâches : la propagation du collaborationnisme ; la protection de la presse, de ses patrons, de ses ouvriers, employés et rédacteurs ; enfin, un enrichissement personnel extrêmement rapide. Ces trois tâches qu’il s’est assignées sont confondues dans sa démarche.

Une presse totalement inféodée à l’occupant nazi

Xavier Giannoli nous présente un Luchaire maître de ses décisions dans les affaires de presse. Or il n’en est rien. En effet, en zone occupée, la Propaganda Abteilung, subordonnée à la section IC (renseignements militaires) du gouverneur militaire en France, est installée à l’hôtel Majestic. Constituée d’éléments de la Wehrmacht, elle dépend du ministère de l’Information et de la Propagande du Reich dirigé par Joseph Goebbels. Le Presse Gruppe, dirigé par Eich, encadre plusieurs sous-groupes : surveillance du papier, presse provinciale, Agence française d’information de presse, Bureau d’information et surtout Censure.

C’est cette censure qui dicte ce que les journalistes peuvent ou doivent écrire. Ainsi Giannoli montre un Luchaire refusant d’écrire un éditorial sur le statut des juifs du 4 octobre 1940. Or, sur ce statut, comme sur sa deuxième mouture du 15 juin 1941, la censure allemande interdit aux quotidiens d’écrire un éditorial.

Le 25 septembre 1940, sur incitation des autorités allemandes (plusieurs pièces dans le dossier du procès Luchaire en témoignent aux Archives nationales, AN, AJ40 1001 à 1016, Propaganda Abteilung Frankreich, Propagandastaffel Paris, 1938-1944), est créé en zone occupée le Groupement corporatif de la presse quotidienne parisienne (GCPQP), présidé par Luchaire, alors rédacteur en chef du Matin et bientôt directeur des Nouveaux Temps. Le 9 juin 1941, ce groupement se transforme en Corporation nationale de la presse française.

Le scandale de la Corporation

Luchaire utilise cette position pour constituer en quelques années une belle fortune et pour vivre, lui et sa famille, sur un grand pied. Entre septembre 1940 et août 1944, il achète à bas prix un hôtel particulier avenue des Ternes, une propriété à Barbizon et le château Saint-Lazare à Vernon. Les notes de frais des repas pris dans ses deux cantines favorites, Maxim’s et la Tour d’argent, révèlent le train de vie de Luchaire. Par exemple, un repas pour trois convives à la Tour d’argent, le 20 mai 1943 : trois foies gras, trois tournedos, trois légumes, deux fromages et un sorbet, trois desserts, deux cafés, un armagnac 1893 et un cognac 1875, sept bouteilles de Pichon Longueville (un grand cru de Bordeaux) 1924, pour un total de 3 500 francs de l’époque, soit le salaire mensuel d’un rédacteur en chef d’un quotidien parisien. Cinq des bouteilles ainsi que deux paquets de cigarettes anglaises sont emportés par Luchaire…

Le mécanisme passe par la société des Éditions Lutétia, 31 rue du Louvre, qui édite le quotidien les Nouveaux Temps dont le premier numéro sort le 31 octobre 1940 et le dernier le 17 août 1944 (AN, 2AR). Lutétia est une entreprise en déficit structurel, à cause de la faiblesse des ventes (entre 50 000 et 60 000 exemplaires par jour, dont une part non négligeable est achetée par les administrations d’Occupation), mais surtout à cause du train de vie de Luchaire, qui est révélé par l’importance du poste « frais généraux », qui représente plus de 40 % des dépenses du journal, contre moins de 20 % dans des entreprises de presse comparables.

Le déficit est comblé par les Allemands, sous la forme d’annonces publicitaires : elles représentent 50 % du chiffre d’affaires dès 1941 et ne cessent d’augmenter pour atteindre 65 % en 1943, alors que dans le même temps, celles des autres quotidiens tombent de 35 à 18 %. Le déficit est aussi comblé par des augmentations de capital, souscrites par l’ambassade d’Allemagne, puis par Gerhard Hibbelen qui s’occupe de racheter pour l’occupant des éditeurs et des journaux.

En outre, à plusieurs reprises Luchaire encaisse personnellement les chèques des Allemands, tout en faisant inscrire les augmentations de capital au compte de la société. En ajoutant les salaires et les frais, qui atteignent 4 millions de francs en quatre ans et les augmentations de capital, qui dépassent les 6 millions de francs, Luchaire a ponctionné plus de 10 millions de francs à la société, ce qui représente 20 % de son chiffre d’affaires total durant la période. À cela s’ajoutent les notes de frais payées par la Corporation.

Le paradoxe est que les Allemands ne sont pas dupes. Ainsi, la Propaganda Staffel porte sur Luchaire une appréciation acerbe : « Si Luchaire a usé beaucoup d’encre en faveur d’une collaboration à 100 %, c’est moins par conviction honnête que parce qu’il spécule sur l’avenir. Luchaire n’a pas un tempérament combatif, c’est un combinart [en français dans le texte]. Il ne cache pas ses ambitions de devenir le Goebbels français. » (Pariser Journalisten, 1941, AN, AJ40 1008). Et nombre de journalistes et de patrons de presse de Paris ont dénoncé le scandale de la Corporation. 

 

[Photo : Allociné/Curiosa films - source : www.theconversation.com]

Gaza s’invite à Vienne

 


Écrit par Adrian Burtin

Journaliste et éditeur

Y a-t-il trop de politique dans l’Eurovision ? Le 16 mai s’est conclue l’édition 2026 du concours musical européen. Portée par le vote du public, l’artiste bulgare DARA a triomphé sur la scène viennoise, devançant Israël et la Roumanie, les deuxième et troisième places du concours, dont la finale a accueilli 24 pays participants.

Cette année, la grande messe musicale kitsch – que continuent de regarder, malgré le déclin d’audience, des millions de personnes – a fait face à une opposition inédite du fait de la participation d’Israël, sur fond de guerre à Gaza et d’extrême droitisation accélérée du gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Boycott du concours par certains pays européens ; refus de le diffuser par certaines chaînes ; controverses après des commentaires de la chaîne israélienne KAN ; interventions de leaders comme le président israélien Isaac Herzog ou le chancelier allemand Friedrich Merz pour défendre la participation de l’Etat hébreu ; appareil sécuritaire exceptionnel déployé à Vienne pour sécuriser la contre-manifestation organisée pour l’occasion… l’Eurovision a de plus en plus de mal à maintenir son positionnement “apolitique”.

Pourtant, le vœu de neutralité porté par le concours a parfois été brisé en réaction à l’actualité, comme lors de l’exclusion de la Biélorussie en 2021 dans le sillage des manifestations anti-Loukachenko, de la Russie en 2022 ou de la victoire de l’Ukraine en 2022.

En Bulgarie, la victoire de DARA a été accueillie avec enthousiasme. Le pays doit désormais accueillir l’édition 2027 de cette manifestation qui, avec le temps est devenue un “lieu sûr” pour les communautés queers d’Europe (et d’ailleurs) grâce à son esthétique camp assumée et la liberté d’expression accordée sur scène aux personnes et aux discours LGBT+. Dans une Bulgarie encore marquée par des moeurs conservatrices, l’édition 2027 du concours pourrait avoir une valeur de cri de ralliement. Pas si apolitique, finalement.


Illustration : Maarten Wolterink - Cartoon Movement (Amsterdam)


[Source : Voxeurop.eu]

L’Obra Cultural Balear convida els mallorquins a cantar ‘La Balanguera’

L’entitat ha organitzat una gran cantada de la cançó el 29 de maig amb motiu de l’Any Alcover


L’Obra Cultural Balear (OCB) ha organitzat una gran cantada simultània de La Balanguera el pròxim divendres, 29 de maig arreu de Mallorca amb motiu del centenari de l’estrena musicada del poema de Joan Alcover amb música d’Amadeu Vives. L’entitat fa una crida col·lectiva a participar-hi amb l’objectiu de reforçar el caràcter popular i transversal d’aquesta commemoració i ha presentat un vídeo que promou la participació en aquesta cantada històrica.

La iniciativa de l’OCB culminarà amb dues grans cantades simultànies el 29 de maig: una a les 12 h als centres educatius de Mallorca i una altra a les 20 h a les places i espais públics de tots els municipis de l’illa. A hores d’ara, més de 200 centres educatius ja han confirmat la seva participació en la convocatòria.

La cantada popular de les 20 h comptarà amb la implicació d’ajuntaments, entitats culturals, corals, bandes de música i col·lectius socials de tot Mallorca, en una acció que l’entitat vol que esdevingui un clam multitudinari de defensa i reafirmació de la identitat i personalitat com a poble i de reforç del sentiment de mallorquinitat. L’esdeveniment serà una vertadera celebració popular, participativa i arreu del territori.

L’acció s’emmarca dins els actes de commemoració de l’Any Alcover en el centenari de la seva mort i dels cent anys de l’estrena musicada de La Balanguera, interpretada per primera vegada el 29 de maig de 1926 al Palau de la Música de Barcelona. L’OCB manté actualitzada tota la informació de la cantada, així com els mapes de participació, actes i recursos relacionats a la pàgina web específica del projecte: www.ocb.cat/la-balanguera.


[Foto: OCB - font: www.diaridelallengua.cat]

O porvir do galego: compromiso cidadán e impulso político


Imaxe publicada pola Academia co gallo do Día das Letras Galegas dedicado a Begoña Caamaño

Escrito por Henrique Monteagudo

Hai agora dous anos, na celebración do Día das Letras de 2024, o daquela presidente da Real Academia Galega, Víctor Freixanes, facía un chamamento a prol dun pacto político e social pola lingua galega, que foi moi positivamente acollido. Poucos meses máis tarde publicábase a enquisa sobre coñecemento e uso do galego realizada polo Instituto Galego de Estatística. Os seus datos subliñaban a urxencia dun tal pacto, ao evidenciar a aceleración da tendencia á substitución do noso idioma. Unha tendencia que está atinxindo niveis críticos, tanto polo descenso do número de falantes do galego canto pola mingua da competencia para falar e escribir a nosa lingua, especialmente acusados entre a poboación máis nova. 

Moita xente pregúntase: está todo perdido? Rotundamente, non. Abundan os signos de que a sociedade galega é cada vez máis consciente tanto da gravidade da situación canto da urxencia de adoptarmos remedios eficaces para superala. Destacan polo seu impacto as alentadoras iniciativas que se levan desenvolvido en ámbitos como o ensino, o deporte, a publicidade, os medios de comunicación ou a empresa, mentres que a ninguén lle escapan as altas cotas de popularidade da produción musical en lingua galega. Xa que logo, temos motivos dabondo para confiar na actitude da cidadanía cara ao galego, máis positiva e máis proactiva ca nunca. Son millenta as persoas, asociacións, empresas, colectivos e institucións de todo tipo que están preguntándose: que podo facer eu —ou que podemos facer nós— a prol do galego? 


Porén, a implicación da cidadanía non abonda para tornar o declive do noso idioma. A súa normalización alenta no compromiso cidadán, pero para acadar un pulo decisivo require un imprescindible impulso político. Existen fórmulas eficaces para reverter o seu devalar sen coutar liberdades nin mancar sentimentos. Propostas máis ou menos elaboradas, máis ou menos abranxentes, non faltan. Por citar dous exemplos, véxase, no ámbito institucional, o dossier Un país coa súa lingua, que elaborou o Foro participativo organizado polo Consello da Cultura Galega, ou, desde o ámbito do activismo, o protocolo Lingua vital xa!, impulsado pola plataforma Queremos Galego. E, naturalmente, esperamos moito do proceso de revisión do Plan Xeral de Normalización da Lingua Galega promovido pola Xunta de Galicia, que conta coa participación dun amplo abano de recoñecidos especialistas. O galego non pode seguir aferrollado no leito de Procusto das liortas partidistas, con uns pretendendo cortarlle as pernas e outros empeñados en estricarllas.


Para a nosa tarefa serve tamén de exemplo inspirador a traxectoria da protagonista das Letras Galegas 2026. Begoña Caamaño foi unha rapaza castelanfalante de Vigo, que por puro compromiso e por puro amor ao seu país se converteu en neofalante de galego, desenvolveu a súa carreira profesional na nosa lingua e empeñou todo o seu talento en crear unha obra literaria que brilla tamén pola súa extraordinaria calidade lingüística. Compromiso, coidado, benquerenza, agarimo: iso precisa o noso idioma. 

Poderemos entre todos e todas atopar o fío de Ariadna que lle permita ao galego saír por fin do labirinto do Minotauro? Ou seguirá apreixado, ao xeito de Penélope, na angueira estéril de desteceren uns pola noite o que teceron outros polo día? Como veu facendo ata agora, a Real Academia Galega compromete todo o seu empeño, todo o seu saber e a súa mellor vontade en colaborar para superar o desafío.


[Imaxe: RAG - fonte: www.praza.gal]

Mamdani tiene razón al condenar la venta de tierras en Cisjordania

Tras una ruidosa protesta frente a un evento inmobiliario en la sinagoga Park East, el alcalde Zohran Mamdani fue ampliamente criticado por haber alentado el desorden al condenar la venta de propiedades en Cisjordania. Pero las críticas no resisten el escrutinio. 

Zohran Mamdani fue ampliamente condenado por criticar un evento inmobiliario que promovía ventas en asentamientos ilegales en Cisjordania. 

Escrito por Ben Burgis

Traducción: Pedro Perucca

La semana pasada, el Wall Street Journal publicó un editorial titulado «Mamdani y los antisemitas». Al día siguiente, un artículo publicado en la conservadora National Review calificó el comportamiento del alcalde de «vergonzoso». Al día siguiente, la concejala republicana Vickie Paladino acusó al alcalde Mamdani de crear un «ambiente muy peligroso».

Uno podría preguntarse qué acto peligroso, vergonzoso y antisemita se lo acusaba de cometer al alcalde de Nueva York. ¿Acaso cometió personalmente un crimen de odio o se paró en una esquina gritando insultos antisemitas a alguno de sus electores?

Resulta que este coro de condenas fue inspirado por el hecho de que el alcalde dijera, a través de un portavoz, que estaba «profundamente en contra» de un evento inmobiliario en la sinagoga Park East de Nueva York que promovía la venta de bienes raíces en los asentamientos israelíes ilegales en Cisjordania. Eso es todo.

El Gran evento inmobiliario israelí

El «Gran evento inmobiliario israelí» que se instaló en Park East es una muestra itinerante de bienes raíces que fomenta la migración a Israel promoviendo propiedades disponibles allí. El sitio web del evento incluye un formulario que se puede completar si uno está interesado. El formulario pregunta en qué área de Israel se está interesado en radicarse, y una de las opciones es Gush Etzion, en la Cisjordania ocupada.

Algunos defensores del evento argumentaron que Gush Etzion no debería ser considerado de la misma manera que otros asentamientos en Cisjordania porque, cuando Israel y la Organización para la Liberación de Palestina (OLP) estaban cerca de un acuerdo de dos Estados en los años noventa y dos mil, varias propuestas que circulaban habrían anexado este bloque de asentamientos a Israel como parte de un intercambio de tierras con el nuevo Estado de Palestina. Pero no está claro qué relevancia moral o legal podría tener esta promoción de bienes raíces en 2026, cuando dicho intercambio nunca se realizó y cuando, de hecho, el gobierno israelí insiste sistemáticamente en que nunca habrá un futuro acuerdo de dos Estados.

Noah Hurowitz, periodista de The Intercept, asistió al evento en Park East y lo describió en una entrevista. Si bien la mayor parte de los bienes raíces anunciados estaban dentro de las fronteras de Israel reconocidas internacionalmente, vio (y publicó fotos) varios folletos sobre propiedades en asentamientos de Cisjordania, incluidos varios fuera del bloque de Gush Etzion. En la mesa donde los obtuvo, preguntó sobre la situación de seguridad y le dijeron que estaría más seguro allí que dentro de Israel propiamente dicho. En lugares como Tel Aviv y Jerusalén, le dijo el promotor inmobiliario, «ellos [es decir, los árabes] pueden circular libremente».

Esa escalofriante apelación al apartheid como característica de seguridad va al corazón moral del asunto. Cuando uno escucha que el hecho de que Israel traslade a sus ciudadanos a un territorio que ocupó en 1967 constituye una «violación del derecho internacional», es fácil pensar en esto menos como un abuso de derechos humanos en curso que como una cuestión abstracta respecto de dónde se supone que debe estar la frontera. Pero esto no es una disputa territorial ordinaria entre dos países, en la que aquel que tomó el control de un territorio en disputa lo trata como una parte normal del país y todas las personas que viven allí tienen los mismos derechos que las personas que viven en las partes no disputadas del territorio.

Israel está llenando Cisjordania con asentamientos fuertemente militarizados exclusivos para judíos y utilizando su presencia como excusa para desalojar a los palestinos que viven demasiado cerca de los asentamientos (y que, por lo tanto, representan una potencial «amenaza a la seguridad»), todo mientras le niega derechos humanos y democráticos básicos a los palestinos que viven a apenas unos kilómetros.

Si uno vive en la aldea palestina de Jab’a, rodeada por todos lados por esos asentamientos de Gush Etzion promovidos por el Gran Evento Inmobiliario Israelí, vive bajo el dominio israelí, pero no puede votar en las elecciones israelíes como los colonos de Gush Etzion. Si uno de esos colonos es acusado de cometer un delito, será juzgado en un tribunal real. Si los ocupantes acusan a un palestino de cometer un delito, será juzgado en un tribunal militar. Y, por supuesto, no se le permitirá «circular libremente» en los enclaves étnicamente purificados de al lado.

La posición de Mamdani

Mark Goldfeder, de National Review, argumentó que la existencia de una airada protesta frente a la sinagoga que albergaba este evento inmobiliario hacía inapropiada la condena del propio evento por parte del alcalde. «Cuando una multitud tiene como objetivo una casa de culto, el trabajo del alcalde no es explicar por qué la multitud tiene razón. Es proteger a las personas que están adentro. Ese deber no depende de si el alcalde aprueba el sermón, el orador o la política de los asistentes».

Pero Mamdani sí proporcionó protección policial para el evento (como está legalmente obligado a hacer). Incluso si aceptamos como argumento que las personas dentro de la sinagoga estaban bajo una amenaza física por la que requerían protección, esa protección fue proporcionada. La afirmación de Goldfeder parece ser que el deber del alcalde es proporcionar protección y también callarse sobre lo correcto o incorrecto del asunto de fondo.

Si es así, sin embargo, uno se pregunta por qué no condenó a los muchos políticos de Nueva York que se opusieron duramente a la multitud que protestaba contra la venta de tierras ilegalmente ocupadas mientras acusaban a los manifestantes de ser antisemitas y partidarios del terrorismo. Según la lógica de Goldfeder, ¿no era el trabajo de esos políticos asegurarse de que se protegieran los derechos de libre expresión de los manifestantes, y no explicar por qué los manifestantes estaban equivocados?

Goldfeder y otros están utilizando de forma oportunista el entorno de la sinagoga para retratar a los manifestantes como una turba antisemita. Pero no se estaba protestando contra un servicio religioso sino contra una venta de bienes raíces en asentamientos que violan el derecho internacional y las normas básicas de derechos humanos. La protesta se hubiera llevado a cabo tanto si el evento se hubiera realizado dentro de una sinagoga como si se hubiera desarrollado al aire libre en un parque público, o en cualquier otro lugar.

Sin duda, el lugar en el que se celebra un evento no debería volver ilegal la protesta. Si una mezquita albergara una conferencia titulada «Por qué los ataques del 7 de octubre estuvieron justificados» y manifestantes proisraelíes se reunieran afuera, ¿diría Goldfeder que Mamdani solo debería ofrecer protección policial y no emitir una opinión sobre el evento? Si algunos miembros de la multitud usaran cánticos o consignas ofensivas (como seguramente lo harían algunos), ¿el alcalde tendría el deber de abstenerse de criticar la conferencia?

Lamentablemente, la promoción de bienes raíces en un asentamiento internacionalmente ilegal probablemente no viole ninguna ley doméstica estadounidense. Pero si esto es así, debería cambiarse. Hasta que lo sea, sin embargo, la presencia de policía para mantener el orden en una protesta es inevitable. El uso de «zonas de amortiguación» mediante las cuales la policía instala barricadas para mantener a los manifestantes alejados de partes de una calle pública, por otro lado, plantea serias preocupaciones respecto a la Primera Enmienda. (En este caso, también proporcionó imágenes engañosas de manifestantes empujando contra las barricadas. Fuera de contexto, eso transmite la impresión de que estaban tratando de irrumpir en la sinagoga en lugar de simplemente protestar en partes de la acera pública designadas como una zona de facto libre de la Primera Enmienda.)

Las manos del alcalde están atadas en este sentido, porque la ley que ordena tales zonas de amortiguación para las protestas frente a casas de culto fue aprobada por el concejo municipal con una mayoría suficiente para superar un veto, lo que significa que entró en vigor aunque Mamdani se negó a firmarla.

A la luz de la protesta y de la declaración del alcalde de que estaba «profundamente en contra» del evento inmobiliario, el consejo editorial del Wall Street Journal declaró que la «línea» según la cual el antisionismo y el antisemitismo no son lo mismo «se está volviendo imposible de creer». Pero esto es un insulto a la inteligencia de los lectores del Journal.

Mamdani no podría haber dejado más claro que su oposición a la opresión israelí de los palestinos está arraigada en principios universalistas sobre los derechos humanos que todos los seres humanos merecen. Durante las elecciones del año pasado se le preguntó una y otra vez (incluso cuando intentaba centrarse en cuestiones municipales) si creía que Israel «tenía derecho a existir». Una y otra vez, su respuesta fue cristalina. Dijo que sí, pero no como un «Estado judío» con una jerarquía étnica, sino que debería existir, en cambio, como un «Estado de igualdad de derechos». Como señaló Mamdani en un debate, también cree que Arabia Saudita tiene derecho a existir, pero como «un Estado de igualdad de derechos» en lugar de como una teocracia con segregación de género.

Su posición no puede ser más clara. Y tiene toda la razón.

 

[Foto: Barry Williams / New York Daily News via Getty Image - fuente: www.jacobinlat.com]

terça-feira, 19 de maio de 2026

Les sanctions de l’UE contre les colons israéliens violents ne sont qu’une demi-mesure

Pour mettre un terme au projet de colonisation, les dirigeants européens devront faire bien plus qu’imposer des restrictions à quelques organisations


Écrit par Eldar Mamedov

Depuis des années, la politique de l’Union européenne vis-à-vis de l’occupation israélienne est un modèle de dérobade : des déclarations exprimant une préoccupation timide, accompagnées d’une poursuite des relations diplomatiques et commerciales comme si de rien n’était. Ainsi, lorsque les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont enfin donné leur feu vert pour sanctionner certains colons israéliens la semaine dernière, on aurait pu croire que Bruxelles avait enfin trouvé le courage d’agir.

Cette mesure comprend des sanctions contre Amana, que le groupe israélien Peace Now qualifie de l’une des organisations de colons les plus puissantes. La liste inclut également HaShomer Yosh, Regavim et Nachala pour leur rôle dans la promotion de la violence et de la dépossession des Palestiniens. Les restrictions comprennent des interdictions de voyager, le gel des avoirs et l’interdiction pour les personnes et organisations désignées d’accéder aux institutions financières relevant de la juridiction de l’UE.

En présentant cette décision, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a déclaré qu’il était « grand temps de sortir de l’impasse et de passer à l’action. L’extrémisme et la violence ont des conséquences ».

La réaction israélienne à la décision de l’UE a été rapide et virulente : le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé la « faillite morale » de l’UE, affirmant qu’« Israël et les États-Unis font le sale boulot de l’Europe en luttant pour la civilisation contre les fanatiques djihadistes en Iran et ailleurs ». Son ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a qualifié cette mesure d’« arbitraire et politique, et sans aucun fondement ».

Cette décision est en effet inédite. Cette avancée a été rendue possible par un changement politique discret mais significatif, à savoir le changement de gouvernement en Hongrie, qui a levé son veto de longue date. Contrairement aux spéculations qui avaient précédé cette décision, les autres alliés d’Israël au sein de l’UE, tels que la République tchèque ou l’Allemagne, ne se sont pas mobilisés pour bloquer la mesure.

Mais célébrer cela comme un tournant serait disproportionné et prématuré. La situation dans son ensemble reste aussi sombre qu’elle l’est depuis octobre 2023 — et même bien avant.

La vérité dérangeante concernant l’action de l’UE est la suivante : les ministres ont infligé des sanctions symboliques à une fraction infime de la communauté des colons. Selon les estimations de l’ONU, ils sont environ 500 000 en Cisjordanie occupée et 233 600 à Jérusalem-Est.

Les politiques commerciales européennes continuent de financer le projet de colonisation. Le bloc refuse toujours de suspendre l’accord d’association UE-Israël. Et ce, malgré le fait que son propre bras diplomatique — le Service européen pour l’action extérieure dirigé par Kallas — ait jugé qu’Israël violait la clause relative aux droits de l’homme de cet accord. L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie ont officiellement exigé la suspension de l’accord pour ces motifs, mais ont été mises en minorité par les grandes puissances de l’UE, notamment l’Allemagne et l’Italie.

De plus, l’UE refuse toujours d’interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, malgré l’avis clair de la Cour internationale de justice selon lequel les États ne doivent pas reconnaître ni apporter d’aide à l’occupation illégale.

Plus précisément, l’arrêt stipule que les États membres doivent « s’abstenir d’établir des relations économiques et commerciales avec Israël concernant le territoire palestinien occupé » et « prendre des mesures pour empêcher les relations commerciales ou d’investissement qui contribuent au maintien de la situation illégale créée par Israël dans le territoire palestinien occupé ».

Il ne s’agit pas là d’une injonction ambiguë. Pour une entité qui se targue de faire respecter le droit international, c’est un appel clair à l’action. En l’absence d’une telle action, la conclusion est on ne peut plus évidente : l’UE sanctionne quelques colons violents tout en favorisant activement la viabilité économique, l’expansion et l’accaparement des terres par la population israélienne en constante augmentation dans les territoires occupés.

Considérons la géographie de cette complicité. La Cisjordanie abrite trois millions de Palestiniens et environ 500 000 colons israéliens. Mais ces chiffres masquent une réalité brutale : selon une étude de l’International Crisis Group (ICG), 85 % des Palestiniens sont entassés sur seulement 40 % du territoire, désormais divisé en « îlots » isolés, semblables à des bantoustans. Les colonies ne font pas que se multiplier ; elles morcellent stratégiquement les territoires palestiniens afin d’empêcher toute possibilité d’un État palestinien viable à l’avenir.

Ce qui a changé sous l’actuel gouvernement israélien — une coalition qui inclut des partis sionistes religieux extrémistes —, c’est le rythme effréné de l’accaparement des terres. Selon l’ICG, au cours des quatre dernières années seulement, les autorités ont établi 102 nouvelles colonies et avant-postes, soit presque autant que celles construites au cours des 50 années précédentes réunies. Il ne s’agit pas d’une progression graduelle, mais d’une annexion de facto qui s’accélère.

En refusant d’imposer des sanctions significatives pour ces agissements, l’UE agit en tant que facilitateur direct et conscient. Les entités et les individus visés par les dernières mesures de l’UE sont indissociables de l’entreprise de colonisation au sens large qui continue de bénéficier de tous les privilèges commerciaux européens.

En réaction à l’annonce de l’UE, le groupe de gauche au Parlement européen a qualifié ces sanctions de « strict minimum » et de « fraction dérisoire de ce qui est nécessaire ». La porte-parole du groupe sur cette question, l’Irlandaise Lynn Boylan, a insisté sur le fait que l’UE avait besoin « d’une interdiction à l’échelle de l’Union des produits issus des colonies illégales, de la suspension de l’accord d’association UE-Israël et d’un embargo réciproque ».

À l’avenir, la suspension totale de l’accord d’association avec Israël, proposée par l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie et contrecarrée par l’Allemagne et l’Italie, a été reportée sine die. Un embargo sur les armes à l’échelle de l’UE est également irréaliste ; les décisions relatives au commerce des armes sont considérées comme relevant de la compétence des États membres individuels, et il est inconcevable que l’Allemagne ou la République tchèque suivent l’exemple de l’Espagne dans ce domaine.

Cela fait de l’interdiction du commerce avec les colonies illégales le prochain champ de bataille le plus probable. La situation ne semble pas désespérée. La France, la Suède et les Pays-Bas soutiennent déjà des restrictions à ce commerce. Les partis d’opposition en Italie, quant à eux, ont présenté un projet de loi visant à mettre fin à l’importation de biens et de services provenant des colonies.

De telles demandes ne devraient que se multiplier dans d’autres États membres et au sein même de la bureaucratie européenne. Cela montre que les sanctions visant une poignée de colons ne vont pas freiner la dynamique en faveur d’un contrôle accru et d’une plus grande responsabilité. En réponse à la pression croissante, la Commission européenne a récemment déclaré qu’elle « ne s’engageait ni ne refusait de présenter une proposition visant à interdire le commerce avec les colonies israéliennes, comme certains pays l’ont exigé ».

Cela reste lamentablement insuffisant, mais ne ferme pas la porte à une action tardive et reconnaît la demande croissante en ce sens. Et cela n’empêche certainement pas la Commission de prendre des mesures pour suspendre également les aspects commerciaux de l’accord d’association avec Israël.

Tant que l’UE ne sera pas disposée à imposer des coûts à l’ensemble du projet de colonisation, ses sanctions ressembleront moins à une prise de position de principe qu’à un exercice de limitation des dégâts politiques.

Eldar Mamedov est un expert en politique étrangère basé à Bruxelles et chercheur associé au Quincy Institute.


[Source : responsiblestatecraft.org - reproduit sur www.groupegaullistesceaux.fr]

Cursos a metges i infermeres per a perdre la por de parlar català amb els pacients

La iniciativa Vincles impulsa sessions pràctiques a l’Hospital de Sant Celoni perquè professionals sanitaris nouvinguts guanyin fluïdesa en català dins l’horari laboral.


Treballar de cara al públic requereix habilitats comunicatives i la llengua és un dels factors essencials que ajuden a garantir una bona entesa. Així ho han entès un grup de professionals de l’Hospital de Sant Celoni (Vallès Oriental) que provenen de molts indrets del món, com ara Costa Rica, l’Argentina i Romania. Quan hi van arribar van entendre que el català era essencial per a oferir una bona atenció als pacients. Ahir mateix, un estudi de la Universitat Pompeu Fabra demostrava que no garantir l’atenció sanitària en la llengua dels pacients podia afectar negativament la precisió dels diagnòstics, la confiança entre metge i usuari i la qualitat de l’assistència.  

Per millorar les habilitats lingüístiques, metges infermeres de l’Hospital de Sant Celoni s’han afegit a la iniciativa  Vincles, d’Òmnium Cultural, que els ajuda a adquirir vocabulari i a treure’s de sobre la vergonya de fer el pas i parlar en català, sense por d’equivocar-se o de no pronunciar paraules a la perfecció.  

El Vallès Oriental és la primera comarca on s’ha posat en marxa la iniciativa Vincles en l’àmbit laboral, per mitjà d’un acord entre Òmnium Cultural, els sindicats UGT i Comissions Obreres i les patronals Pimec i UEI-Foment del Treball. L’objectiu és fomentar l’ús del català i la cohesió social en l’àmbit laboral. 

Aquesta finalitat guanya pes quan el lloc de feina té un marcat caràcter públic, amb atenció a persones, com és el cas d’un hospital, i en un entorn on el volum de pacients de parla catalana és elevat, com és el cas de Sant Celoni. En aquest context, a final de gener la UGT del Vallès Oriental va traslladar la proposta a la secció del centre sanitari: la delegada sindical, Eva Librado, també és la presidenta del comitè d’empresa i membre de la comissió de formació.  

“Hi ha molts pacients que es queixen perquè no els atenen en la seva llengua. La resta de cursos són molt gramaticals i a la gent li costa de fer-los, però aquesta proposta era de llengua parlada i amb molta pràctica”, comenta. Van traslladar la proposta a l’empresa, perquè els havia de cedir espais, i ara la direcció ha establert els cursos com a formació obligatòria, de manera que les 20 hores que dura queden compensades dins l’horari laboral.  

Els dos formadors encarregats de les sessions han organitzat unes fitxes amb vocabulari divers: “Són sessions dinàmiques, fem moltes activitats, se centren molt en el nostre dia a dia, com parlem als pacients, a la família o al mercat”, explica Natasha Vargas, metgessa d’urgències.


Treballen per reproduir situacions i casos reals

El vocabulari s’escenifica amb sessions pràctiques i immersives en un dels espais habilitats amb llits a l’hospital. D’aquesta manera, els professionals adopten uns quants rols per a posar en pràctica allò que aprenen, per mitjà de simulacions fent tots els papers de l’auca a l’hora d’atendre un pacient.


“Vam començar a treballar amb situacions de la vida diària, com ara anar pel poble demanant adreces, i després vam fer el salt a situacions sanitàries, que ens situen a urgències, en una consulta externa o en una sala d’operacions. I també de comunicació de situacions difícils, com per exemple quan s’ha de traslladar el dol a una persona en català”, detalla Librado.


Amb deu sessions de dues hores en total, cada dimecres a la tarda, la formació ha arribat ara mateix a l’equador, amb tres metges i tres infermeres de participants, tot i que és obert a tots els treballadors de l’àmbit sanitari de l’hospital en sessions futures. “Partim de la base que tots entenen el català i que allò que els costa és, sobretot, la vergonya de parlar-lo i expressar-s’hi”, afegeix la responsable del curs.

Atenció en català   

Natasha Vargas va arribar a Catalunya fa cinc anys procedent de Costa Rica i és metgessa d’urgències a l’Hospital de Sant Celoni. De bon començament va entendre la importància del català com a llengua pròpia del país i del fet de poder-la entendre i, amb més habilitat, parlar-la: “Entendre els pacients és important per a tenir-hi una millor comunicació.”

Tot i l’esforç i les ganes que hi posa, admet que també es troba situacions complicades: “Tinc pacients que parlen en català molt de pressa i els he de dir que vagin més a poc a poc.” “És important aprendre la llengua del lloc on vius”, conclou.


Andrea Olaru és una infermera romanesa i fa cinc anys que viu a Catalunya, on es va instal·lar perquè la família de la parella, també romanesa, ja hi vivia. Tracta cada dia amb pacients i admet que saber català és important: “És necessari per a comunicar-t’hi millor.”


També ho veu així una col·lega de professió, Claudia Yadia, natural del Salvador, que també fa cinc anys que viu a Catalunya. “Vaig arribar a Arbúcies i tothom hi parlava en català, va ser una bona immersió.”


Però fa quatre anys que viu a Sant Celoni i intenta de continuar parlant en català: “Intento de parlar una mica de català, sovint em costa, perquè em fa una mica de vergonya equivocar-me.” També s’hi troba Diana Balta, procedent del Perú: “Cada dia parlo amb pacients i he de fer analítiques, i amb la formació espero poder parlar amb més fluïdesa.”


Hi ha casos en què el domini del català ja està més entrenat, com el de Luisa Rodríguez, metgessa d’urgències, natural de l’Argentina i que ja fa vint-i-quatre anys que viu al país. “M’agrada molt el català, l’intento parlar: si no trobo una paraula, la dic en castellà, però per això faig el curs, per guanyar fluïdesa i dicció, perquè a vegades em costa.”


Els casos pràctics que representen al curs l’ajuden molt, assegura, perquè ofereixen la possibilitat de pensar i cercar paraules sense la pressió de trobar-se davant un pacient, amb les necessitats que pot arribar a tenir en un moment concret.


Els formadors asseguren que amb sols cinc sessions els participants ja han fet un gran pas endavant: “Veiem com perden la vergonya. Tot i que hi hagi algú que els digui que no el parlen bé i que és millor que se’ls adrecin en castellà, ells han de veure que ho intenten i tirar-se a la piscina: quan anem de viatge, per exemple, no tots parlem anglès a la perfecció i ens fem entendre”, afegeix Librado.

De fet, cada classe l’acaben amb un “ho hem intentat”, una expressió per a refermar el seu esperit de superació en l’àmbit lingüístic. Aquest esforç també es veu en el dia a dia: “Ara entren als compartiments i utilitzen el català amb els pacients.”


[Font: www.vilaweb.cat]