Que son dernier
livre puisse faire de lui un paria, Benjamin Moser s’en fiche. Dans Antizionisme, il veut, sans s’autocensurer, faire connaître les #Juifs qui ont rejeté l’État d’ #Israël et briser le tabou qui entoure la critique de fond. « Le #sionisme n’a jamais eu pour but de mettre les Juifs en
sécurité. Il s’agissait de leur donner du pouvoir. »
Propos recueillis par Dries Blontrock
Au terme de notre
entretien, Benjamin Moser s’inquiète. L’écrivain juif veut savoir s’il a été
suffisamment clair. « Je ne veux pas donner l’impression de trop ménager les
sionistes. Je veux vraiment dire les choses telles qu’elles sont. Car le
langage a toujours été leur premier champ de bataille. »
M. Moser peut se rassurer. Rares sont ceux qui lui reprocheront un excès de
nuance. De son côté, il ne s’embarrasse pas des « gants de soie » qu’il
reproche aux défenseurs d’Israël et du sionisme de porter.
Dans son nouveau
livre Antizionisme, M. Moser, un
Américain installé depuis des années aux Pays-Bas, dresse le portrait de douze
Juifs qui, comme lui, attaquent ouvertement l’idéologie sur laquelle repose
l’État d’Israël. Dans un chapitre introductif, il règle ses comptes avec les
idées du grand idéologue sioniste Theodor #Herzl. Il montre ensuite que, dès la publication de L’État des Juifs de M. Herzl, des critiques se sont élevées dans le
monde juif et n’ont jamais cessé depuis. Ces voix critiques viennent du monde
entier : du Brésil et du Texas à l’Irak, de la Pologne à l’Afrique du Sud, mais
aussi d’Israël même.
Benjamin Moser (1976) est un écrivain et traducteur juif américain qui vit à
Utrecht. Il a obtenu une bourse Guggenheim en 2017 et reçu le prix Pulitzer en
2020 pour sa biographie de Susan Sontag. En 2023 a paru De wereld op zijn kop, un ouvrage sur les maîtres hollandais salué
par la critique.
Vous concluez votre plaidoyer
par ces mots : « Ce livre est resté inachevé, parce que la réponse manque. » La
réponse à quelle question ?
« Le sionisme est
une plaie ouverte, car les souffrances des Palestiniens n’appartiennent pas au
passé. Elles s’aggravent chaque jour. Pour le moment, nous n’y voyons pas de
solution, mais il n’y en a pas non plus pour les Juifs. Comme l’a dit un jour
Hannah Arendt, la question juive a été résolue, mais uniquement en forçant des
centaines de milliers de personnes à fuir. Nous ne savons pas quelle issue tout
cela peut avoir. »
Vous retracez des
siècles d’opposition juive au sionisme. Mais à voir aujourd’hui Gaza et la
Cisjordanie, on peut en conclure que cette idéologie n’a jamais été aussi
forte. L’antisionisme a-t-il vraiment une chance de réussir ?
« Oui, il est déjà en train de
réussir. Partout dans le monde, où que l’on regarde, on comprend qu’Israël agit
mal. Tout le monde le comprend. Avec ce livre, je veux que les gens comprennent
qu’Israël était une erreur dès le départ. Le sionisme nous a menés là, c’était
inévitable. Tous les pays commettent des fautes, mais on ne dirait jamais : “La
Belgique est mauvaise en soi.” Israël, en revanche, n’est pas simplement un
pays qui commet des erreurs. Israël est une erreur. »
Antizionisme n’est pas un réquisitoire contre la politique
israélienne, mais une attaque contre le fondement idéologique de l’État.
« Je définirais le sionisme
comme la création et le maintien d’un État juif en Palestine. C’était une idée
épouvantable de fonder une colonie juive dans un pays dont 95 à 97 pour cent
des habitants n’étaient pas juifs. Cela ne pouvait que mal finir : ce n’était
possible qu’en chassant les gens. Je ne suis pas le seul à dire que c’est un
problème majeur : beaucoup des premiers sionistes le pensaient aussi. Dans mon livre,
je cite le penseur sioniste Ze’ev Jabotinsky, qui disait qu’aucun peuple ne
déguerpit comme ça de son propre pays. C’est humain : personne ne veut céder
son pays. La seule façon d’y parvenir malgré tout est de recourir à une
violence telle que les gens capitulent complètement ou prennent la fuite. Les
sionistes ont essayé les deux options, sans succès. »
« L’exclusion,
l’injustice et le racisme existent malheureusement dans tous les pays. Mais il
me paraît très important de dire qu’en Israël, il ne s’agit pas de regrettables
dérives, mais d’une maladie congénitale et héréditaire. »
De tels propos
vous opposent frontalement à une grande partie de la communauté juive et à bien
d’autres.
« Je ne fuis plus la
controverse. Je descends de réfugiés allemands. On m’a toujours appris que le
“plus jamais ça”, cette réponse à l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, vaut
pour tout le monde. Quand je vois les souffrances des victimes de la Shoah
servir à tuer d’autres personnes, je me fiche de ce que ceux qui agissent ainsi
pensent de moi. Je veux dire, je ne me préoccupe pas non plus de ce que le Ku
Klux Klan pense de moi. »
« J’ai dû faire
tout un cheminement. J’ai été élevé dans l’idée que le sionisme et Israël
étaient de belles choses, dignes d’éloges. Je n’en croyais pas mes oreilles
lorsqu’une amie a rejeté en bloc le sionisme comme une absurdité. Des Juifs
venus de l’étranger seraient “rentrés chez eux”, mais ils ont, ce faisant,
évincé un peuple. Nous ignorions combien de personnes s’y étaient opposées à l’époque
: on ne m’avait jamais raconté cette partie de l’histoire. On m’a toujours
vendu ce récit comme la vérité : la Shoah, c’était mal ; Israël, c’est bien.
Après la fin de la #Shoah en 1945, nous avons connu en #1948 (avec l’État d’Israël, ndlr) une réparation miraculeuse pour ces
souffrances : voilà ce qu’on me racontait. Je n’entendais pas l’autre récit. »
Vous affirmez que
le #sionisme et le #judaïsme ne sont pas synonymes.
(Il interrompt.) « Des
antonymes ! Ce sont des antonymes, les penseurs religieux l’ont toujours dit. »
Comment expliquer
que, pour beaucoup, ces notions se confondent totalement ?
« Parce que c’est la politique
étrangère des sionistes et d’Israël depuis cent ans. Ils arborent nos symboles
sur leur drapeau. Ils disent “Juifs” quand ils veulent dire “Israéliens”. Un
parlementaire israélien a dit : “Je suis fier des ruines de #Gaza, et du fait que chaque bébé racontera dans 80 ans à ses petits-enfants ce
que les Juifs ont fait.” Il est tellement regrettable qu’une puissance
étrangère, Israël, sur laquelle nous n’avons aucune prise, nous colle à tous,
nous les Juifs, la même étiquette. C’est pourquoi nous devons nous dresser sans
relâche et dire chaque jour : “Ce n’est pas nous.” Pour autant, nous ne pouvons
pas nier que beaucoup de Juifs approuvent bel et bien cela. C’est la grande
ligne de fracture du monde juif. »
« Pour les Juifs,
le travail d’introspection nécessaire ici est encore plus difficile que pour
les catholiques, les musulmans ou les Allemands. Les Juifs n’avaient jamais eu,
auparavant, à s’interroger sur leur rapport à leur propre histoire.
Aujourd’hui, si. Ils ne peuvent pas concevoir que leur groupe commette des
crimes à une telle échelle. Moi non plus, je n’aurais jamais imaginé que des
Juifs puissent commettre un génocide. »
Pourquoi avoir construit votre
plaidoyer autour de ces douze mini-biographies ?
« Dès le #7octobre 2023 (le jour de l’attentat du Hamas et du début
de la guerre menée par Israël à Gaza, ndlr), je savais ce qui allait se passer.
J’ai compris qu’il fallait raconter cette histoire maintenant. Aujourd’hui, le
livre est là et les bombes tombent toujours. Je n’ai pas d’armée de l’air, mais
je peux défendre mes valeurs. Ce n’est pas avec une chanson ou un article qu’on
arrêtera les bombardements, mais je veux contribuer à créer un climat dans
lequel le changement est possible. J’espère que les idées que je présente ici
feront bouger l’opinion publique et rendront ainsi possibles des changements
politiques. »
« Je voulais
aussi que les Juifs séfarades et ashkénazes se reconnaissent dans mon livre. Je
voulais écrire sur des gens du monde entier, d’Afrique et d’Amérique latine, je
voulais y faire figurer des homosexuels. Tous ceux qui ouvrent ce livre doivent
pouvoir s’identifier à cette histoire, parce qu’elle nous concerne tous. L’un
de mes personnages, Helena Salem, une journaliste juive brésilienne, aborde le
sujet sous un angle féministe et depuis le Sud global. J’ai trouvé cela
fantastique. L’histoire d’Ahmad Sadiq Saad était essentielle pour parler des
Juifs arabes antisionistes. Ce n’est pas une question locale. Je ne fais pas
figurer tous ces gens par une sorte de “wokeness”, par souci d’inclusivité pour
l’inclusivité, mais parce que cette histoire concerne le monde entier. »
Beaucoup des
personnes évoquées dans votre livre ont fini en parias. Le même sort vous
attend-il ?
« Absolument. Mais voulez-vous
faire partie de ceux qui soutiennent le #génocide ? Je compare parfois cela à ce que j’ai vécu en
faisant mon coming out. On pense qu’on ne sera plus accepté, et c’est
effectivement parfois ce qui arrive. Mais, d’un autre côté, on se retrouve dans
un milieu bien plus sympathique. Les gens dont je parle dans ce livre sont
fantastiques. Non, je ne recherche pas l’approbation des sionistes. Nous avons
les gens les plus sympas de notre côté. »
Vous n’hésitez
pas à établir des parallèles entre le sionisme et l’Allemagne nazie. Est-ce une
provocation ?
« L’intention n’est absolument
pas de provoquer. Personne ne prend plaisir à constater ces parallèles. Tout au
long de ce livre, on voit des gens essayer de les éviter. À un moment, la
grande juriste israélienne Felicia Langer se trouve dans une prison et voit que
les prisonniers ont des numéros sur la tête. Elle demande au gardien : “Cela ne
vous rappelle rien de notre propre passé ?” Il dit : “Vous n’imaginez pas
combien il y a d’Ahmad et de Mohammed ici, ni combien il est difficile de les
distinguer.” Elle répond : “Vous n’imaginez pas combien il y avait de Bernstein
et de Rubinstein à l’époque (dans les camps de concentration, ndlr), ni combien
il était difficile de les distinguer.” La dure vérité, c’est que le
comportement des sionistes appelle la comparaison avec le #nazisme. »
Comment avez-vous
découvert la tradition juive antisioniste ?
« Je savais vaguement qu’il
existait des opposants au sionisme. On les présentait comme des fous qui
pensaient que seul le Messie pouvait permettre le retour en #Palestine, et qui croyaient à d’autres choses auxquelles
aucune personne normale n’aurait accordé foi. Voilà ce qu’on racontait à leur
sujet. Mon premier voyage en Palestine, puis mes rencontres de plus en plus
nombreuses avec des Juifs engagés dans le mouvement
palestinien, m’ont permis d’en apprendre toujours davantage. Souvent, leur
engagement découlait de leurs convictions juives. Peu à peu, j’ai commencé à y voir plus clair,
mais avant de commencer à écrire ce livre, j’ignorais à quel point ils étaient
nombreux. Pour eux, l’héritage de la Shoah signifie qu’il faut s’opposer au
racisme, à l’exclusion et à l’apartheid. Car si nous ne le faisons pas, nous
trahissons les six millions de victimes de la Shoah. »
« Je viens de la
gauche, mais il est justement très intéressant de voir que des conservateurs,
par exemple, se sont eux aussi opposés au sionisme. L’opposition venait de tous
les horizons. Certains s’y opposaient pour des raisons religieuses, liées au
judaïsme orthodoxe, d’autres parce qu’ils étaient communistes, donc
internationalistes. On obtient ainsi un panorama de la pensée juive, avec ce
statut de paria que je trouve si caractéristique : on ne se contente pas de
comprendre la position de celui qui est en marge, on se met à sa place et on
assume soi-même cette position. Par principe, on veut se ranger du côté des
exclus. »
Bien que des voix
antisionistes aient mis en garde contre les conséquences du sionisme dès
l’époque de M. Herzl, elles n’ont pas été écoutées.
« Ce livre parle aussi de la
violence avec laquelle on les a réduits au silence. Les gens veulent des
certitudes, c’est très compréhensible, et les sionistes leur en offraient. En
Europe, la plupart des Juifs étaient pauvres et avaient souvent été victimes d’abus
de pouvoir. Herzl est alors arrivé en leur disant qu’ils n’avaient pas à se
laisser faire. Il le disait parce qu’il voyait les Juifs comme des gens qui,
comme tout le monde, avaient soif de pouvoir. Et c’est ce que l’on voit en
Israël, exemple extrême d’une société qui ne comprend que le langage de la
violence – pour reprendre une phrase que les Israéliens emploient souvent à
propos des Arabes. »
Après avoir lu
votre livre, on se demande comment la communauté juive a pu basculer à ce point
vers le sionisme. Il n’a pas toujours été le principal courant.
« En réalité, les sionistes ont
toujours été une minorité. En Irak, ils représentaient 1,53 pour cent de la
population juive, qui y était établie depuis des millénaires. Même lorsqu’ils
ont réussi, en 1917, à mettre au service de leur cause les Britanniques
impérialistes, qui leur ont offert toute la Palestine avec la déclaration
Balfour, le capital total du mouvement au Royaume-Uni atteignait à peine 500
livres. Toutes les archives de l’organisation tenaient sous un lit dans une
chambre d’hôtel. »
« Les sionistes
ont dû leur succès au fait que le gouvernement anglais croyait aux théories du
complot antisémites. “Les Juifs sont derrière tout, et si vous nous avez dans
votre camp, vous gagnerez la guerre.” Aujourd’hui encore, le sionisme s’appuie
sur l’idée que les Juifs sont derrière tout. La peur qu’ils inspirent a
toujours été une force. La population juive d’Israël est comparable, en nombre,
à celle de la Flandre. Imaginez que la Flandre bombarde la moitié de l’Europe :
comment pourrait-elle alors continuer d’exister ? Elle ne le pourrait que si
beaucoup n’osaient pas s’en prendre à elle et si les gens avaient peur de la
critiquer. En Californie, personne n’a peur de dire quelque chose sur la
Flandre. Quand il s’agit d’Israël, beaucoup se taisent. Nous devons pouvoir
dire les choses telles qu’elles sont. »
La majorité des
Juifs est-elle aujourd’hui sioniste ?
« Cela dépend. Beaucoup de gens
se disent opposés à Benyamin Netanyahou, mais Israël existe depuis si longtemps
que nous avons fini par penser qu’il avait sa place là-bas. Aux États-Unis, le
nombre de personnes qui jugent qu’Israël n’est pas un bon allié, qu’il commet
des crimes de guerre et un génocide et qu’il pratique l’apartheid a rapidement
augmenté. Mais qualifier ces gens d’antisionistes, cela paraît très extrémiste.
C’est aussi ce que je pensais : je faisais partie des sionistes progressistes
qui approuvaient l’existence d’un État juif, sans en mesurer toutes les
conséquences. En réalité, cela revient à donner le pouvoir à une minorité qui
terrorise la majorité. Mais on n’a jamais présenté les choses en ces termes aux
gens. »
Pourquoi Israël
et le sionisme vont-ils alors de soi, pour les Juifs comme pour les non-Juifs ?
« Eh bien, parce qu’ils
existent déjà. Mais je voudrais inviter chacun à réfléchir aux origines de cet
État. D’où vient-il ? Qui l’a installé là ? Qu’a-t-il fait ? Et que fait-il
aujourd’hui ? Comment pouvons-nous mettre fin à ces assassinats, à ces meurtres
et à cette guerre ? Cela n’est possible qu’en dissociant les notions de “Juif”
et d’“Israël”. En disant : il y a des Juifs qui trouvaient cela mal et le
trouvent toujours. Pourquoi ne nous donne-t-on jamais la parole ? »
« Ce que je dis, je peux le dire parce que je suis juif. Un Arabe qui dit la
même chose n’est pas écouté. Les non-Juifs ont toujours peur de critiquer
Israël. Ils craignent d’être alors dépeints comme des antisémites, des
racistes, des gens qui veulent jeter les Juifs à la mer. Mais cela ne signifie
pas qu’il m’est facile de le dire. Pourtant, je continue à défendre la
tradition intellectuelle et éthique juive. Et, avec moi, des millions d’autres
qui n’ont pas encore trouvé les mots. »
« Je ne m’attends pas à ce que ce livre amène les gens à penser comme moi, car
j’ai moi-même parcouru un long chemin. L’idée semblait bonne, aussi : un
mouvement de libération pour des gens qui avaient survécu à la Shoah et qui
obtenaient enfin une petite place dans le monde. Qui peut être contre ? »
Du point de vue
sioniste, l’alternative serait que les Arabes jettent les Juifs à la mer.
« C’est ce qu’ils disent
toujours. Voilà pourquoi ce que raconte Ronnie Kasrils, le militant juif sud-africain
contre l’apartheid, est si drôle – enfin, drôle : il évoque les photos qu’il a
vues de sionistes poussant littéralement les Palestiniens à la mer, à Jaffa. On
le constate si souvent : quand Israël et le sionisme disent quelque chose, on
peut partir du principe que la vérité est l’exact contraire. »
« Sous mon pays, les #États-Unis, se trouve un cachot rempli de crimes, personne ne le nie. Mais j’ai
l’espoir que l’avenir puisse être meilleur. Dans le cas d’Israël, les gens de
mon livre et moi disons : il faut en finir – pas avec les gens, mais avec un
État qui porte l’exclusion et l’apartheid dans sa moelle, ses os et son sang.
Nous ne sommes pas contre les Juifs, nous sommes juifs nous aussi. Les gens
doivent savoir que nous sommes du côté de l’humanité. »
Selon vous, le
sionisme se caractérise avant tout par le fait qu’il est prêt à jouer sur les
peurs et les tragédies juives. Israël n’est-il donc pas le refuge qui peut en
protéger les Juifs ?
« Depuis 1945, #Israël est de loin l’endroit le plus dangereux au monde
pour les #Juifs. Aucun autre pays ne lui est comparable. Où
voudriez-vous vivre : à Anvers ou à Los Angeles, ou bien à Tel-Aviv ? Le
sionisme n’a jamais eu pour but de mettre les Juifs en sécurité. Il s’agissait
de leur donner du pouvoir. Ce sont deux choses très différentes. »
Antizionisme, paru en néerlandais aux éditions De
Arbeiderspers, paraîtra également en anglais sous le titre Anti-Zionism : A Jewish History chez Doubleday (Penguin Random House).
Benjamin Moser sera à Bozar le 6 janvier 2027.
https://www.standaard. be/bundle/ds/en-francais/14908?item=8
[source : www.iviv.hu]