quinta-feira, 27 de janeiro de 2022

Les Juifs et le diamant : une vieille histoire


Aujourd’hui, 70 % des diamants du monde passent par le quartier des diamantaires d’Anvers. Une histoire qui a débuté au XIXe siècle, dans l’arrière-salle d’un modeste café, et qui s’étend à présent aux ruelles du quartier de la gare où s’échangent chaque année pour 26 milliards de dollars de diamants.

Avec 1 700 entreprises de diamants et 4 500 diamantaires, le quartier des diamantaires d’Anvers voit passer plus de richesses que les autres. Fondé au XVe siècle, constitué de quelques ruelles sombres proches de la gare enclavées dans un petit kilomètre carré, le quartier, surnommé “One Square Mile”, ne paie pas de mine.

Pourtant, les premiers flux de diamants y apparaissent en 1886. Les tables de l’arrière-salle du café Flora servent de centre d’analyse, et la découverte des mines sud-africaines ces années-là décuple la quantité de pierres précieuses qui transitent par la ville flamande. Les pionniers des diamantaires belges fondent officiellement le Diamond Club en 1893, le premier espace de convergence mondial des diamants, où s’échangent encore aujourd’hui les grosses pierres taillées.

Les Juifs orthodoxes

À l’époque, beaucoup parmi les experts portent un chapeau de feutre noir, signe distinctif de la communauté juive. En effet, expulsés d’Espagne puis du Portugal, les Juifs sont arrivés à Anvers dès le XVe siècle.

En 1904, la première véritable Bourse du diamant voit le jour. C’est la Beurs voor Diamanthandel, toujours localisée dans le seul édifice un peu cossu du quartier des diamantaires, de style néoclassique. Les marchés s’y scellent sans contrat écrit, par une poignée de main et avec la même formule hébraïque, toujours emblématique du secteur de nos jours : “Mazal u’bracha !” ou “Mazal !”, qui signifie “Marché conclu !” ou “Bonne chance !”.

Aujourd’hui, Anvers rassemble au total quatre Bourses aux diamants avec, en plus de l’historique, la Diamantclub van Antwerpen, la Vrije Diamanthandel et l’Antwerpsche Diamantkring.

La Première Guerre mondiale est un coup dur pour la ville, qui perd la plupart de ses flux de pierres précieuses au profit de sa concurrente Amsterdam. Les Pays-Bas sont restés neutres dans le conflit.

Après la guerre, le gouvernement belge s’emploie à relancer la cité flamande par des avantages fiscaux, des réglementations allégées et des salaires inférieurs à ceux pratiqués dans la capitale néerlandaise, ce qui permet de rebâtir un écosystème de plus de 10 000 ouvriers répartis dans environ 160 tailleries.

Les nazis réquisitionnent les diamants

Puis après la Première, c’est la Seconde Guerre mondiale qui perturbe le commerce anversois. À partir de 1942, 65 % des Juifs d’Anvers seront déportés, dont un certain nombre de diamantaires, et l’Allemagne nazie réquisitionne les stocks de diamants…

Dans les années 1960, le business repart : trois écoles diamantaires voient le jour, les quatre bourses diamantaires ne désemplissent pas, et environ 30 000 tailleurs font vivre l’industrie. L’activité liée aux diamants a lieu dans le quartier dédié, mais aussi dans la Campine, en périphérie de la ville.

Par la suite, dans les années 1970, c’est la concurrence de l’Inde qui fait mal à la cité anversoise. À Bombay, des milliers de lapidaires – artisans qui taillent et gravent les pierres précieuses – polissent les restes des tailleries anversoises, achetés à prix bas. Tout d’abord, cet afflux de pierres est bénéfique pour Anvers. De 1977 à 1979, un diamant sans défaut de 1 carat passe de 8 500 à… 63 000 dollars ! Mais, ensuite, la bulle spéculative finit par exploser.

Le casse du siècle

À partir de cette époque, Anvers se dote d’une forte communauté indienne de diamantaires. À ce jour, sur les dix premiers diamantaires anversois, six sont indiens. Des Arméniens et des Libanais ont également rejoint la bande.

Aujourd’hui, la moitié de l’approvisionnement mondial en diamants taillés et 85 % des diamants bruts déferlent sur les tables des experts anversois. Chaque jour, ce sont 500 000 carats qui sont examinés, soit plus de 26 milliards de dollars de diamants chaque année.

Des sommes folles qui attirent sans surprise les convoitises. Dans la nuit du 15 au 16 février 2003, l’Antwerp World Diamond Centre a été victime d’un cambriolage. Pendant cet événement, surnommé le “casse du siècle”, les voleurs ont dérobé le contenu de 123 des 160 coffres-forts en présence, sans que les systèmes d’alarme ne se déclenchent. Le butin, qui contenait aussi de l’or et des bijoux, a été estimé à 180 millions d’euros.

L’industrie israélienne du diamant est un acteur important de la production de diamants taillés en gros dans le monde.

Infrastructure

Complexe d’affaires de Ramat Gan, plateforme de l’industrie diamantaire. Cette industrie est concentrée autour du District du diamant dans le quartier d’affaires de Ramat Gan, près de Tel Aviv, en Israël. Le complexe est constitué de 4 tours interconnectées par des passerelles. L’intégralité des opérations commerciales se fait dans ce complexe de bureaux.

Principes

L’industrie israélienne du diamant garantit que tous ses diamants sont fabriqués naturellement à 100 %. Elle participe au Processus de Kimberley, certification d’authenticité et de contrôle, qui limite notamment l’introduction de diamants de conflits depuis les pays producteurs des pierres brutes vers le marché international des diamants2.

Histoire

Depuis le xve siècle quand un juif d’Anvers, Lodewyk van Berken, inventa le scaif (en) pour permettre des tailles symétriques du diamant et permettre ainsi davantage d’éclat et la popularisation des diamants, la taille fait partie des métiers traditionnels des communautés juives de diaspora.

Quand en 1937, la première usine de polissage de diamants ouvrit ses portes à Petah Tikva, elle marqua le début de ce qui allait devenir l’industrie israélienne du diamant. Après la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël en 1948, l’économie israélienne s’est tournée de plus en plus vers les consommateurs et l’industrie israélienne a profité de la crise mondiale du diamant dans les pays touchés par la Seconde Guerre mondiale. La part du marché israélien a continué à progresser régulièrement, devenant incontournable au niveau international.

Un minéral précieux de type saphir – jusque là connu pour être présent uniquement dans l’espace – vient d’être découvert sur Terre par une compagnie minière israélienne du nom de Shefa Yamim.

Le PDG de la société, Abraham Taub, a déclaré que le minéral avait été découvert dans une roche volcanique dans la vallée de Sevulun, dans le nord d’Israël. Le minéral exceptionnel, plus dur que le diamant, a été baptisé « Carmel Sapphire™ », et il a été reconnu et approuvé par l’International Mineralogical Association.

Un minéral extrêmement rare, plus dur que le diamant

Shefa Yamim a découvert le Carmel Sapphire™ lors de l’extraction de roches volcaniques dans la vallée de Zevulun, dans le nord d’Israël, près du mont Carmel. Le rarissime minéral était incrusté dans du saphir. Du fait du lieu de sa découverte (le mont Carmel) et des minéraux qu’il contient (titane, aluminium et zirconium) le minéral a été nommé « carmeltazite », l’autre nom du Carmel Sapphire™. Le carmeltazite a une composition chimique et un aspect semblables à ceux du saphir et du rubis, mais il ne ressemble à aucune autre pierre précieuse au monde. Pour cause, jusqu’ici on ne l’avait identifié que dans l’espace.

Après les tests de densité, les experts ont pu établir que le carmeltazite est plus dur que le diamant. On le trouve piégé avec ou dans les fissures de pierres précieuses, dans la roche volcanique du mont Carmel, ce qui rend son identification et son extraction extrêmement difficiles. Les experts pensent que le Carmel Sapphire™ a été créé dans le Crétacé par des explosions volcaniques en Israël le long de la crête du Carmel où se trouvaient quelque 14 évents volcaniques crachant constamment de la lave qui érodait et inondait la Méditerranée.

Le carmeltazite est généralement de couleur noir, bleu à vert ou orange-brun. La plus grosse pierre de ce minéral trouvée à ce jour est de 33,3 carats.

Une pierre précieuse qui vaut son pesant d’or

Après examen, la commission des nouveaux minéraux de l’International Mineralogical Association a approuvé le Carmel Sapphire™ comme nouveau minéral. Bien que l’approbation de nouveaux minéraux par cette commission ne soit pas quelque chose de rare, le cas du Carmel Sapphire™ a particulièrement attiré l’attention en raison de son extraordinaire rareté. Shefa Yamim a listé un certain nombre d’endroits le long du mont Carmel où de futures excavations seront menées pour tenter de trouver d’autres Carmel Sapphire™. Mais la tâche s’annonce colossale vu que le précieux minéral est encore plus difficile à trouver que le diamant.

En ce qui concerne la valeur du Carmel Sapphire™ sur le marché des pierres précieuses, Abraham Taub, CEO de Shefa Yamim, a déclaré que “les prix des pierres précieuses sont généralement fonction de leur rareté”. En d’autres termes, si le carmeltazite arrivait sur le marché des pierres précieuses, son prix serait plus élevé que ceux de toutes les pierres existantes.

 

[Source : www.jforum.fr]

 

quarta-feira, 26 de janeiro de 2022

La poesía botánica de Emily Dickinson

 

 

Escrito por Luis Javier Plata Rosas

“¿Has hecho ya un herbario?”, escribió Emily Dickinson a los 14 años a una amiga suya. “Espero que si no lo has hecho, lo hagas, sería un gran tesoro para ti; la mayoría de las chicas están haciendo uno”. Nadie, en 1845, pudo haber tenido idea de la trascendencia que este modesto proyecto escolar y las flores tendrían en quien, siglos después de haberse marchitado la última planta por ella sembrada, trae a nuestra mente en su poesía símbolos y experiencias sensoriales surgidas por su convivencia diaria con las al menos setenta especies florales que en sus jardines cultivó.1

Dada la naturaleza epistolar e íntima de sus poemas, en su tiempo Emily Dickinson era públicamente mucho más reconocida y admirada por ser una excelsa jardinera. Según uno de los varios testimonios de quienes la conocieron, “… era imposible para una planta morir […] una vez que estaba bajo su cuidado”, lo que es apenas una exageración considerando que las flores de arbusto, de bulbos, de praderas, silvestres y exóticas que logró hacer crecer en su jardín exigían por partes iguales experiencia y conocimientos específicos de sus necesidades. Muestra de ello es el sultán dulce (Centaurea moschata y C. suaveolens), flor sobre la que Dickinson escribe a una sobrina suya que tenerla es “una perversión de los hemisferios”, mucho más confortable en algún jardín bajo el sol y el clima seco de Irak, puesto que es originaria del suroeste de Asia.

Si bien es indiscutible y manifiesta la pasión de Dickinson por la botánica, en vista de las 424 flores de la región de Amherst, Massachusetts (en la que siempre vivió), recolectadas, prensadas y catalogadas —a veces con su nombre científico, a veces solo con el común— en su merecidamente famoso herbario,2 menos evidente es que su interés y educación científica en esta área se remonta tiempo atrás, a su ingreso a los 9 años a la Academia Amherst. Incluso hoy, es envidiable la solidez del currículo en ciencias naturales disponible para Dickinson en esta institución, lo que posiblemente se debió en gran medida a la influencia del naturalista Edward Hitchcock, en aquellos años presidente de lo que después sería el Amherst College. Hitchcock fue autor del Catálogo de plantas que crecen sin ser cultivadas en la vecindad de Amherst College (1829), una de las lecturas de la infancia de Dickinson.

A partir de los 11 y hasta los 15 años de edad, Dickinson mencionaría continuamente en cartas su elección de materias estrechamente relacionadas con sus labores diarias de jardinería, como Botánica y Horticultura. De esta época escolar destaca también un segundo libro de texto: Lecturas familiares sobre botánica (1831), de Almira H. Lincoln Phelps, que en sus varias ediciones fue inspiración para que lectoras, como Eunice Newton Foote, se dedicaran a la investigación científica.3

Quizás mucho más directas en cuanto a su influencia en el entramado científico-literario dickinsiano fueron dos obras de la familia Darwin: El jardín botánico (1791), de Erasmus —considerada como germinadora de la poesía botánica que, antes de Dickinson, escribieron autoras como Sarah Hoare y Charlotte Smith—, y El origen de las especies (1859), del algo más afamado nieto de Erasmus.

La mayor parte de los casi dos mil poemas de Dickinson corresponden a la década posterior a la publicación de la obra de Charles Darwin. Es más que probable que ella lo leyese y estuviese familiarizada con sus ideas, algo que algunos estudiosos4 han señalado tras hacer un análisis de contenido de poemas suyos en los que transgrede los tropos —bastante comunes antes de y durante la primera mitad del siglo XIX— que antropomofizaban estereotípicamente a las flores (pasivas y a la espera de ser elegidas) y a las abejas (activas y con plena libertad de elección). Es el caso del que inicia con “Hay una flor que las abejas prefieren”, escrito en 1862, y en el que la flor del nunca nombrado trébol rojo (Trifolium pratense) atrae activamente con su color encendido a los polinizadores que la “prefieren”, “desean” y “anhelan”. “Pase el insecto que pase”, abejas, mariposas y hasta aves como los colibríes, ella les da la miel que cada uno pueda llevarse, sin retirar “un solo aroma” —otra forma de atraerlos— “por un ataque de celos”. Como en la vida real, en este poema tanto flor como polinizadores se benefician mutuamente, y los versos rebosan de referencias botánicas; entre estas, que la hierba es “pariente cercana” del trébol.

La rosa —cuyo poder de atraer a las abejas “nunca cesa”— es la flor más mencionada por su nombre común en los poemas de Dickinson, seguida de las margaritas y, solo en tercer lugar, la flor del trébol. Esta preferencia no debió extrañar a los afortunados visitantes de sus jardines —donde cultivó al menos seis especies de rosas— ni a quienes hojeen su herbario —en el que hay ejemplares de Rosa rubiginosaR. luteaR. parviflora y R. odorata, de la que habla en los versos que inician con “Donde las rosas no se atreverían a ir”. En sus cartas, la poeta añade al jazmín (Jasminum), que es “la más querida después de la dafne (Daphne odora), con excepción de las flores silvestres, esas son las más queridas”.

Además de la polinización, no son pocos los poemas de Dickinson cuya estructura y desarrollo están estrechamente vinculados con procesos que tienen que ver con el desarrollo de una planta, con su ciclo de vida y su florecimiento, con sus interacciones con otros organismos vivientes, o con la forma en que se ve afectada por el clima. Una tesis reciente5 identifica no solo un uso frecuente de descripciones asociadas a cada uno de los cinco sentidos —incluso en un mismo poema—, sino además la sinestesia, fenómeno que sería formalmente nombrado hasta 1892 y al que Dickinson recurre para enriquecer nuestra evocación de una experiencia multisensorial; por ejemplo, cuando leemos que las azucenas orientales (Lilium orientalis) son “más picantes al desvanecerse” su aroma, con lo que la sensación de un sentido (oler) es transferido a otro (gusto).

“El oficio de las flores difiere del nuestro solo en su inaudibilidad. Conforme crezco siento más reverencia por estas criaturas mudas cuya perplejidad o embeleso puede sobrepasar al nuestro”, escribió Dickinson en otra de sus cartas. Oficio de flores, el elegido por Emily cuando, a su muerte en 1886, su hermana Lavinia colocó una flor de heliotropo (Heliotropium arborescens) en su mano.

 

Luis Javier Plata Rosas
Doctor en Oceanografía por la Universidad de Guadalajara. Sus más recientes libros son: La ciencia y los monstruos. Todo lo que la ciencia tiene para decir sobre zombis, vampiros, brujas y otros seres horripilantes y El océano tiene onda. Una obra de ciencia ficción.


1 Y que son enlistadas en el puntilloso libro The gardens of Emily Dickinson, de Judith Farr y Louise Carter.

2 Digitalizado por la Universidad de Harvard: https://iiif.lib.harvard.edu/manifests/view/drs:4184689$1i

3 En 1856, la climatóloga Newton Foote determinó qué cambios en la concentración de dióxido de carbono atmosférico podrían modificar la temperatura de esta capa gaseosa, proceso que es parte fundamental del efecto invernadero en nuestro planeta.

4 Entre ellos: Guthrie, J. R. “Darwinian Dickinson: The scandalous rise and noble fall of the common clover”, The Emily Dickinson Journal, 2007.

5 De Bode, A. Botanical allusions and sensory imagery in Emily Dickinson, Utrecth University, 2021.

 

[Ilustración: Oldemar González - fuente: www.nexos.com.mx]

O Día da Ilustración Galega recupera a figura fundamental de Reimundo Patiño

Artista, teórico, militante político incombustíbel e pioneiro da banda deseñada na Galiza. Reimundo Patiño será o protagonista do Día da Ilustración Galega, unha oportunidade inigualábel para recuperar unha das figuras fundamentais da cultura da segunda metade do século XX hoxe un tanto esquecido.

 Pormenor dun dos paneis de 'O home que falaba vegliota'.                                                                 Pormenor dun dos paneis de 'O home que falaba vegliota'.
 
Escrito por Manuel Xestoso
 

Compromiso coa arte, co seu país e co seu tempo. Se cadra, ese sería un bo resumo da traxectoria de Reimundo Patiño, protagonista da edición deste ano do Día da Ilustración Galega e elemento fundamental da evolución da arte e da cultura galega na segunda metade do século XX.

Nado en 1936, o golpe de Estado obrigou a súa familia a refuxiarse en Río de Quintas. En 1942 trasladouse a Monforte de Lemos, onde unha enfermidade o mantivo na cama cinco anos. Mais, sen dúbida, a experiencia que o marcou para sempre foi a profunda amizade que o ligou a Xohán Casal, quen lle deu acceso á biblioteca de seu pai e o puxo en contacto coa cultura galeguista. Patiño e Casal fundan a Liga Nórdica e a Unión de Artistas Ceibes, cuxa importancia non pasa de ser testemuñal mais que ilustra sobre o compromiso do artista coa arte do país.

En 1958, Patiño trasládase a Madrid e alí participa na fundación do grupo Brais Pinto -xunto con, entre outros, Méndez FerrínBautista Álvarez, Herminio Barreiro, Bernardino Graña ou Ben Cho Shey- e A Gadaña, que aposta nunha pintura de acción e polo carácter autosuficiente da experiencia artística. O seu compromiso político levouno a ser tamén un dos fundadores da UPG, sendo un dos que redactaron os célebres 10 puntos programáticos.

Patiño estudou as formas da paisaxe e da arte popular (as figuras de Santo André de Teixido, os cruceiros, os gravados nos xugos do gando, a arte medieval, os petróglifos) para vencellar a cultura galega á modernidade que representaban o expresionismo e o surrealismo que triunfaban en Europa e nos EUA.

Patiño introduciu o expresionismo abstracto na pintura galega; estudou as formas da paisaxe e da arte popular (as figuras de Santo André de Teixido, os cruceiros, os gravados nos xugos do gando, a arte medieval, os petróglifos) para vencellar a cultura galega á modernidade que representaban o expresionismo e o surrealismo que triunfaban en Europa e nos EUA; foi un teórico de primeira orde que publicou diversos ensaios sobre a arte galega (Encol do informalismoNoticias do grabador Ortiz, Seoane “Botella ó mar” no tempoA actual pintura gallega); participou na fundación de Estampa Popular Galega e do grupo Atlántica... E, non obstante, a súa figura parece terse desdebuxado desde o seu pasamento en 1985. Que foi o que ocorreu coa súa lembranza?

“Espero que dedicarlle o Día da Ilustración Galega sirva para volver proxectar a súa figura e recoñecer a grandísima importancia que tivo na cultura galega”, di Xulio Carballo, doutor en filoloxía e autor dunha tese sobre a banda deseñada na Galiza. “Patiño foi moi recoñecido no seu tempo: o seu falecemento provocou unha catarata de homenaxes, artigos e poemas dedicados á súa persoa -desde a práctica totalidade de artistas plásticos até escritores como Uxío Novoneyra ou Manuel Rivas- que o evocaban como unha figura transcendental da nosa cultura. E a min fáiseme moi estraño ver como todo iso se foi diluíndo no tempo. Deixouse de falar del, como se desaparecese, e non chego a entender a razón. Creo que hai que devolverlle o lugar que lle pertence como pintor, como pioneiro da banda deseñada, como teórico e, sobre todo, como un guieiro cara á modernidade para moitísima xente”.

Aproveitar o potencial da cultura de masas

A evolución de Patiño como artista foi decantándose por formas populares e da cultura de masas que lle permitían transmitir mensaxes de carácter ideolóxico sen renunciar á complexidade artística, de aí a súa relevancia como pioneiro da banda deseñada. “El foi quen fixo que todo estoupase”, explica Carballo. “Grazas a el, moitos artistas enfocaron a súa obra cara a esas formas procedentes da cultura de masas. Un dos seus compromisos foi o de dignificar o cómic para aproveitar esa capacidade de conectar cun público amplo e quitarlle esa consideración negativa que tiña en ámbitos académicos. E ademais, relacionándoo coa nosa arte popular, creando unha amálgama artística na que a tradición galega e a modernidade internacional se daban a man”.

A finais da década de 1960 e no inicio da de 1970 existía xa unha reflexión teórica sobre a cultura de masas que rompía cunha visión anterior que a rexeitaba de plano por frívola ou intranscendentes. Os cómics entraban nas galerías de arte e transformábanse en voceiros das novas correntes underground a través da reivindicación da sexualidade, das drogas e da mobilización antibelicista contraria á guerra do Vietnam; a iconografía pop chegaba ás obras de arte; e a música e o deseño asimilaban estas novas formas para fundirse con elas nun gran movemento contracultural.

"Estaba moi atento a todo o que sucedía a nivel internacional, non só a respecto da banda deseñada, senón tamén da arte e da literatura. E trasladaba todos eses coñecementos a xente que o arrodeaba e que buscaba novas formas de expresarse", di Carballo

“A consideración do cómic empeza a ser outra e xorden novos conceptos que se expanden desde Francia e desde os EUA”, declara Carballo. “E Patiño coñecía todas estas correntes: estaba moi atento a todo o que sucedía a nivel internacional, non só a respecto da banda deseñada, senón tamén da arte e da literatura. E trasladaba todos eses coñecementos a xente que o arrodeaba e que buscaba novas formas de expresarse. Era unha especie de Vicente Risco, transmitindo todas as novidades que chegaban de fóra a un grupo amplo de xente inquieta e cun compromiso político semellante ao seu. E todo iso cun coñecemento teórico vastísimo”.

Grazas ao exemplo e á obra de Patiño, moitos artistas descubriron o cómic. "O grupo do Castro, por exemplo, con Luís Esperante, ou, sobre todo, Xaquín Marín, a quen el mesmo convenceu de que os seus cadros eran tan narrativos que tiña que desenvolvelos en banda deseñada. Así naceu esa primeiro historieta galega publicada en prensa, O emigrante (1971) de Marín, ou o volume composto entre os dous, 2 viaxes".

O home que falaba vegliota

A obra máis coñecida de Patiño, O home que falaba vegliota, unha clara reivindicación do galego, un idioma perseguido naqueles últimos anos do réxime franquista, é un exemplo desa vocación popular que guiaba os pasos do autor. "É unha banda deseñada en forma de mural e que el proxectaba exhibir por varias localidades da Galiza", explica Carballo. "Quería unha arte que puidese espallarse e chegar a un amplo número de persoas". De feito, aquela obra chegou a un gran número de xente que despois se animou a facer banda deseñada, ao comprobar que era un xénero que podía conxugar o refinamento artístico e o compromiso político. "El demostrou que aquilo era arte cun enorme potencial non un subproduto cultural".

 
 
[Fonte: www.nosdiario.gal]
 

terça-feira, 25 de janeiro de 2022

Les pièges du tout-anglais

L'hégémonie de la langue de Shakespeare constitue une menace pour la diversité culturelle de la planète et... c'est un Anglais qui le dit.

 
Écrit par Michel Feltin-Palas
 
On n'est parfois jamais si bien servi que par les autres... Donald Lillistone est un Anglais, par ailleurs francophone et francophile. Et parce qu'il parle au moins deux langues, il apprécie la diversité culturelle et ne résout pas à voir un seul idiome, fût-il le sien, devenir hégémonique. Dans un essai rédigé - en français - d'une plume alerte et claire, il alerte donc ses compatriotes de cœur sur les dangers du tout-anglais (1). Et en profite pour démonter avec brio quelques idées reçues. Démonstration.
 
"L'anglais est une langue simple". C'est tout à fait inexact. "Le seul son [k] s'écrit de neuf manières différentes", rappelle Lillistone. C'est l'anglais d'aéroport qui est simple, mais celui-ci n'a pas grand-chose à voir avec la véritable langue de Shakespeare.
"J'utilise des mots anglais parce qu'ils sont plus courts". En soi, le postulat de départ est exact - la traduction française d'Harry Potter comprend plus de pages que l'original - mais ce n'est pas la raison du succès des anglicismes. En réalité, ceux qui y recourent à foison le font pour une tout autre raison : ils cherchent à bénéficier de l'image de modernité des États-Unis, la puissance dominante de l'époque. Sous la Renaissance, dominée par Venise, Gênes et Florence, les mêmes auraient sans doute multiplié les italianismes.
"Une langue n'est qu'un outil de communication". Quelle naïveté ! Imposer sa langue, c'est en réalité imposer sa pensée et sa vision du monde. Le Royaume-Uni et les États-Unis le savent très bien, qui ont déclaré ceci dans une conférence tenue en 1961 à Cambridge : "L'anglais doit devenir la langue dominante, remplaçant les autres langues et leurs visions du monde." Aussi Lillistone lance-t-il cet avertissement : "Quoi qu'en disent les partisans du tout-anglais, la prédominance actuelle de l'anglais en Europe ne sert finalement que les intérêts commerciaux, culturels et politiques des États-Unis".
"Si tout le monde parlait anglais, il n'y aurait plus de guerre". La diversité linguistique est souvent perçue comme une menace pour la paix. Donald Lillistone rappelle utilement aux distraits quelques menues anicroches survenues dans des pays monolingues telles la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865) ou la guerre civile en Angleterre (1640-1649). En réalité, la diversité linguistique est l'un des aspects de la richesse culturelle de l'Humanité, note Lillistone, qui interroge : "Voulez-vous vraiment visiter Rome, Berlin ou Madrid pour prendre un café dans un Starbucks, dîner dans un McDo avant d'aller au cinéma regarder un film hollywoodien tout en échangeant partout en globish ?". Vous, je ne sais pas, mais moi, non.
"La planète entière parle anglais". Cliché, là encore. Les trois quarts de l'humanité n'en utilisent pas un traître mot.
"Tout le monde veut parler anglais". Non plus. Dans le monde, beaucoup le voient comme la langue de la "modernité" et des "nouvelles technologies." Mais pour d'autres, l'anglais reste la langue de "l'impérialisme" et du "capitalisme sans foi ni loi".
"La domination de l'anglais va croissant". Au contraire, la dynamique est défavorable à la langue de Shakespeare. Le Brésil a ainsi rendu obligatoire en 2005 l'enseignement de l'espagnol tandis que la Chine développe l'enseignement du mandarin en ouvrant un peu partout des instituts Confucius. Quant au russe, à l'hindi, à l'arabe, à l'allemand et au français, ils gagnent sans cesse de nouveaux locuteurs. Le gouvernement britannique l'a d'ailleurs compris, qui a rendu obligatoire en 2012 l'enseignement d'une langue étrangère dans les écoles primaires. Même le ministère des Affaires étrangères britannique a rouvert l'école de langues étrangères qu'il avait fermée en 2007 !
"L'anglais est la langue des affaires". Nuançons : l'anglais est aujourd'hui la langue principale des affaires, ce qui est très différent. Selon les études, cette langue représente certes 30 % du PIB mondial, mais ce pourcentage va mécaniquement baisser avec la montée en puissance de la Chine et des pays émergents. Les jeunes Espagnols sont ainsi de plus en plus nombreux à apprendre l'allemand pour une raison simple : ce n'est pas avec l'anglais qu'ils vont trouver du travail en Allemagne !
 
La conclusion est évidente : puisque la domination de l'anglais va reculer, la priorité devrait être donnée au plurilinguisme. La solution d'avenir ne consiste donc pas à ce que chacun parle seulement deux langues - la sienne et l'anglais - mais trois. Corollaire : la France dispose là d'un atout formidable puisque le français est, rappelons-le, la seule langue avec l'anglais à être pratiquée sur les cinq continents. Encore faut-il que nos élites en prennent conscience.

 

[Source : www.lexpress.fr]

Quiero que mi hijo aprenda a ser perezoso

 

 

Escrito por Elliot Kukla

“Abba, tengo una idea”, dijo mi hijo de tres años. “Ponte la pijama y tu antifaz grandote, apaga la luz y acuéstate en la cama”.

“Qué buena idea”, respondo, con sinceridad. Me pongo el antifaz para la apnea del sueño, me pongo una pijama vieja de algodón suave y me meto con mi hijo bajo el acolchado edredón blanco. En cuestión de segundos, el suave silbido de mi respirador lo arrulla. Conoce bien la imagen y el sonido de mi cuerpo dormido; padezco lupus, una enfermedad autoinmune que provoca fatiga crónica. En un buen día, puedo arreglármelas con unas 10 horas de sueño. Cuando mi enfermedad empeora, a veces durante semanas, necesito dormir gran parte del día y de la noche.

Antes de que naciera mi hijo, me daba miedo que mi fatiga me impidiera ser un buen padre, y es cierto que a menudo hago malabares con las necesidades de la crianza y el agotamiento. Lo que no preví es que priorizar el descanso, el sueño y la ensoñación también es algo tangible que puedo ofrecerle a mi hijo.

Me ve tomar una siesta todos los días y quiere hacer lo mismo. Construimos nidos elaborados y miramos juntos por la ventana, apoyados suntuosamente en enormes montones de almohadas. La mayoría de los niños de 3 años que conozco se resisten a acostarse por la noche, pero nosotros nos acurrucamos bajo las mantas en las frías tardes de invierno, suspirando con un placer sincronizado.

En 2022, Estados Unidos es un lugar agotador para vivir. Casi todas las personas que conozco están cansadas. Estamos cansados de responder a los correos electrónicos del trabajo después de la cena; estamos cansados de cuidar a familiares mayores en un sistema de atención a la tercera edad que se desmorona; de preocuparnos por un tiroteo masivo en las escuelas de nuestros hijos; estamos cansados del dolor no procesado y de las enfermedades y depresiones no atendidas; estamos cansados de que los incendios forestales se conviertan en algo habitual en el oeste, de las inundaciones y los huracanes que asolan el sur y el este; estamos bastante cansados de esta pandemia interminable. Sobre todo, estamos agotados de intentar seguir adelante como si todo estuviera bien.

Cada vez más personas se niegan a seguir viviendo con este cansancio creciente: en la actualidad hay 10 millones de puestos de trabajo vacantes en Estados Unidos, frente a los 6,4 millones que había antes de la pandemia.

Esta tendencia está liderada por los jóvenes; millones de personas están planeando renunciar a sus trabajos el próximo año. Algunas personas de mediana edad se quejan de la pereza de los jóvenes de la actualidad, pero como un padre de la Generación X, enfermo crónico, y como rabino que ha pasado gran parte de su carrera profesional atendiendo a los moribundos a medida que su vida se ralentiza de manera natural, animo a los jóvenes en esta Gran Renuncia.

He visto los límites de la rutina. Quiero que mi hijo aprenda a ser perezoso.

La palabra inglesa “lazy” deriva del alemán “laisch”, que significa débil o endeble, y del nórdico antiguo “lesu”, que significa falso o malo. Devon Price, sociólogo que estudia la pereza, señala que estos dos orígenes captan el doble lenguaje incorporado en el concepto.

Cuando llamamos perezosas a las personas (incluidos nosotros mismos), a menudo señalamos que están demasiado cansadas y débiles para ser productivas, y al mismo tiempo las acusamos de fingir su debilidad para librarse del trabajo con fines malévolos. Como señala Price: “La idea de que los perezosos son unos malvados farsantes que merecen sufrir ha estado incrustada en la palabra desde el principio”.

Rehuir de la pereza forma parte del sueño americano. Los puritanos que colonizaron Nueva Inglaterra creían que la pereza conducía a la condenación. Utilizaron esta teología para justificar la esclavitud de las personas negras, cuyas almas decían haber “salvado” al haberlos convertido en trabajadores productivos.

Esta visión ha perdurado en la cultura estadounidense. Cientos de años después, trabajar hasta el punto de dañarnos a nosotros mismos para construir la riqueza del jefe sigue siendo alabado como una “buena ética laboral” en Estados Unidos, y la palabra “perezoso” sigue estando relacionada con el racismo y la injusticia. Son las personas pobres, sin hogar, las jóvenes, negras, morenas; los enfermos mentales, los gordos y los enfermos crónicos quienes son acusados de pereza con más frecuencia. Rara vez oímos hablar de multimillonarios perezosos, por mucho que su fortuna sea heredada.

Durante décadas, temí que me etiquetaran de “perezoso” debido a mi fatiga crónica. Me esforcé más allá de mis límites físicos, hasta enfermar de gravedad, para demostrar mi valor. El activismo de las personas discapacitadas me enseñó que estigmatizar el descanso no solo es malo para mi cuerpo, sino para el mundo. La pandemia demuestra, de manera instintiva, cómo quedarse en casa y hacer menos cosas puede ser una forma de activismo. La pandemia también ha ilustrado cómo el descanso no está ampliamente disponible para la mayoría de los trabajadores esenciales en este país, con consecuencias trágicas para todos. La falta de licencias por enfermedad, de permisos médicos familiares y de la posibilidad de trabajar desde casa en empleos esenciales y mal pagados le ha echado queroseno al fuego viral de la pandemia.

Aunque miremos con esperanza hacia un futuro pospandémico, seguiremos viviendo en un planeta frágil y en proceso de calentamiento, con alteraciones climáticas cada vez más graves. Es urgente que encontremos la manera de trabajar menos, viajar menos y quemar menos combustible, a la vez que nos conectamos y cuidamos más unos de otros. En otras palabras, es fundamental que dejemos de estigmatizar la pereza si queremos que nuestra especie tenga un futuro. El mundo está en llamas; el descanso ayudará a apagarlas.

En este momento, mientras la variante ómicron se propaga sin control, los Centros para el Control y la Prevención de Enfermedades de Estados Unidos (CDC, por su sigla en inglés) han establecido sus lineamientos pensando en que la gente seguirá yendo a sus trabajos, lo que en ocasiones hace más peligroso que las personas inmunodeprimidas como yo reciban atención médica o salgan de casa. Como persona de alto riesgo, estoy muy consciente de cómo a los jefes les importan más los beneficios y la productividad que mi supervivencia. Como señala Sunaura Taylor, una activista discapacitada, nuestro sistema económico opresor conduce inevitablemente a tratar a las personas discapacitadas como algo desechable, mientras que atrapa a las personas sin discapacidad en trabajos peligrosos y de explotación. “El derecho a no trabajar”, dijo Taylor, “es un ideal digno tanto de quienes son discapacitados como de quienes no lo son”.

La pereza es algo más que la ausencia de trabajo o la forma de evitar el trabajo; también es disfrutar de holgazanear bajo el sol o en los brazos de otra persona. A través de mi trabajo en un centro de cuidados paliativos aprendí que los momentos que pasas disfrutando de la compañía de un viejo amigo, saboreando el olor del café o disfrutando de una cálida brisa pueden hacer que incluso el final de la vida sea más placentero. A medida que el futuro se vuelve más incierto, quiero enseñarle a mi hijo a disfrutar del planeta ahora mismo. Quiero enseñarle a no hacer nada echado en la hierba y a observar las nubes sin ninguna sensación de urgencia impuesta de manera artificial. Muchas de las maneras en que he aprendido a vivir bien en un cuerpo crónicamente enfermo (tomando el momento presente con lentitud y suavidad, dejando de buscar certezas sobre el futuro, durmiendo la siesta, soñando, alimentando las relaciones y amando con locura) son relevantes para todas las personas que viven en este planeta crónicamente enfermo.

Sin duda, es mi privilegio el que me permite enseñarle a mi hijo a ser perezoso. Mucha gente en este país y en otros lugares se pasa todo el tiempo trabajando, algunos con varios empleos. Muchos siguen luchando para poder pagar su vivienda y la comida. Para demasiadas personas, la pereza no es una opción.

Pero el descanso no debería ser un lujo; nuestro tiempo nos pertenece y no es una mercancía. Recuperar nuestro tiempo es un acto de soberanía sobre nuestras vidas, merecido por todos. “El descanso”, dice la obispa de la siesta, la activista negra Tricia Hersey, “es una visión radical para un futuro liberado”.

Hoy, mi hijo y yo estamos jugando a la colina. Estamos tumbados bajo una pila gigante de todas las cobijas de la casa, imaginando que es una colina repleta de hierbas suaves. Siento su cálido aliento en mi cuello, sus delgadas extremidades se extienden por mi vientre blando.

“Shh, abba”, dice. “Las colinas no se mueven ni hablan… solo se quedan quietas y germinan cosas”.

Le estoy enseñando a mi hijo a ser perezoso y, hasta ahora, todo va muy bien.

Elliot Kukla es un rabino que ofrece asesoría espiritual a quienes están afligidos, moribundos, tienen alguna enfermedad o una discapacidad. Está trabajando en un libro sobre el poder del descanso en tiempos de crisis planetaria.

 

[Ilustración: Cari Vander Yacht - fuente: www.nytimes.com]

segunda-feira, 24 de janeiro de 2022

Sorrentino, frôler la grâce

Dans « La Main de Dieu », film sur l’adolescence napolitaine de Sorrentino, le réalisateur livre – hélas, sur Netflix – son œuvre la plus pure et la plus ravageuse.

                             Scène du film «La main de Dieu» de Paolo Sorrentino avec son protagoniste Fabietto (Filippo Scotti).

 

Écrit par Baptiste Rossi

Comment n’avions-nous pas deviné que le réalisateur italien Paolo Sorrentino était napolitain ?
Il y avait, pourtant, dans la filmographie du cinéaste, quelques indices.

Par exemple, cet Il Divo (2008) le plus grand film sur la politique du XXIe siècle. L’œuvre, scorsesienne, flamboyante et sarcastique, racontait la vie d’Andreotti, sorte de Mitterrand italien, démiurge de tous les scandales et intrigues de l’histoire parlementaire de la péninsule, navigant, comme un Borgia, entre les fantômes d’Aldo Moro, les soutanes pourpres du Vatican, et les demi-sels de la mafia. Le film, en réalité, était digne d’une peinture de Caravage — en clair-obscur gourmand, avec des trognes de malfrats et des capes de prince, d’une beauté épuisante et toxique, et Andreotti le patricien paraissait surgir, théâtral et reptilien, d’une crucifixion aux rouges mats.

Et puis, ce « Loro », portrait subreptice de Berlusconi en héros presque houellebecquien dans sa villa de Sardaigne ; corps flasque mais désir tournant à vide, presque poignant ; intelligence cruelle et vertige du temps qui passe ; le film recelait une musique, cette fois plus légèrement ironique, sur les coulisses du pouvoir, l’intimité d’un seigneur maître de rien, qui semblait, tout à coup, s’élever des lignes d’un Malaparte croquant à l’oblique les paladins du mal à l’heure de leurs petits-déjeuners. Et dans ce roi sans royaume, ce glorieux croulant, ce truqueur mirobolant et, littéralement impuissant, passait déjà le profil d’un ange avili et infirme, obèse de sa légende raturée et de ses excès, Maradona le héros du FC Naples…

Rome, d’ailleurs, ne convenait pas spécialement bien à Sorrentino ; cette « Grande Belleza », qui fit sa renommée, paraissait compenser par un surrégime de paillettes la fatigue écrasée de ses personnages ; on se disait que Sorrentino semblait déplacé, dépaysé.

La Main de Dieu, film entièrement napolitain, film sur l’adolescence de Sorrentino, confirme ces quelques pistes. Le réalisateur livre – hélas, sur Netflix – son œuvre la plus pure et la plus ravageuse.

Autant l’avouer immédiatement, l’histoire de « La Main de Dieu » est ténue.

C’est un souvenir d’une enfance aux amis prodigieux ; l’évocation d’un été à nul autre pareil, celui de la venue de Maradona à Naples et celui de son but mythologique en Coupe du monde ; un portrait allègre et somptueux d’une famille impossible sortie d’Ettore Scola, des affreux, sales et gentils, qui déjeunent, font des farces, s’entre-déchirent et se réconcilient, une galerie explicitement fellinienne de monstres irrésistibles, le père banquier communiste, la mère multipliant les canulars, les déguisements et les appels anonymes, le frère se rêvant acteur, la voisine aristocrate déchue couvant son fils retardé, la tante prenant le métro en compagnie de San Gennaro, le saint patron de Naples ; tous inoubliables et insupportables pour le héros, un jeune adolescent, Fabietto, qui, on le comprend vite, devrait se prénommer Paolo. Sorrentino exhume ces personnages prisonniers des années 1980 et d’une fine couche de poussière de laquelle ils bondissent, vivants, comme les emmurés en eux-mêmes des pentes de l’Etna et de Pompéi. Film d’initiation et de souvenirs, qui balance entre une nostalgie presque pagnolesque et une démesure sous le signe de Fellini – où les obsessions de Sorrentino sont versées pour le meilleur, comme sa fascination pour les corps chenus devenant une scène de dépucelage circassienne – l’auteur de « 8½ » apparaissant d’ailleurs le temps d’un casting, pour déclamer que la « réalité est moche »…

Et puis, à la césure du film, un drame atroce vient précipiter le destin de ce garçon lunatique ; il croise la route d’un réalisateur acariâtre, paranoïaque et vitupérant, qui le somme de choisir l’art, Naples et la vie plutôt que le chemin du deuil et du chagrin. La Main de Dieu devient alors aussi bouleversant et intime qu’un grand roman de Dickens – la route circulaire d’un orphelin vers la littérature ou le cinéma – un David Copperfield où les falaises d’Angleterre plongeraient dans les eaux émeraudes d’Ischia. 

« La Main de Dieu » – c’est donc, celle, tricheuse et sublime de Maradona, qui oblique légèrement la trajectoire d’une balle pour la faire rentrer dans les cages, anglaises, dans le stade Azteca de Mexico. C’est la force impérieuse de la fatalité qui brusque le cours d’une existence innocente, celle d’un enfant choyé et protégé, pour le propulser dans le monde des adultes, celui du sexe, de la nuit, les contrebandiers du port de Naples qui boucanent jusqu’à Capri. C’est aussi, semble dire Sorrentino, cette falsification magique de la vie, celle qui permet d’altérer la réalité, moche, hideuse et tragique, en une sublime collection d’images. La Main de Dieu est un éloge, fellinien irrémédiablement, de la contrefaçon et de l’artifice, des grues de cinéma et des trucs de chefs opérateurs ; mais aussi un éloge, moins bruyant que chez Fellini, d’une grâce parfaite deux heures durant, de cette manière de bifurquer le réel ou de le recréer quand il s’est évanoui, qui s’appelle poésie. « La Main de Dieu », ce sont également les plaisanteries tendres de sa mère, ou ce son répétitif et chuintant, « pfiou…pfiou… » murmuré par un prisonnier, pour se souvenir du temps où il fendait les flots si vite que son navire volait au-dessus des vagues et faisait retentir cette musique presqu’imperceptible…

« T’as un truc à raconter ? », s’énerve le mentor du protagoniste – inspiré à Sorrentino par son modèle Antonio Capuano, lorsque Fabietto lui avoue son envie de faire du cinéma. Le héros, bouleversé, au terme d’une nuit d’échappée belle, lui confie son chagrin irrépressible, et sa frustration de n’avoir pas pu dire adieu à ceux qu’il aimait, de n’avoir même pas pu les voir avant de les enterrer. Le cinéma de Sorrentino trouve ainsi sa vérité, entre la foi dans l’artifice et la certitude, lucide et douloureuse, que même la représentation ne peut tout rédimer. Chez Michel-Ange, « la Main de Dieu » est naturellement un symbole – la puissance démiurgique du monde n’a ni index ni majeur. Le simple fait de figurer le destin par une main signifie que personne n’est dupe de ce que les hommes ont ainsi personnifié leurs angoisses primitives, de même que chacun des admirateurs de Maradona savait qu’il n’avait pas marqué dans les règles. C’est un mythe à l’envers, manifeste et évident, qui, comme chez Baudelaire, annonce lui-même son caractère fictif : « Larvatus prodeo » : j’avance masqué. Il s’ensuit un long et éprouvant cri – celui de Sorrentino, sommé de revêtir ce gant divin et infirme à la fois, battu d’avance par le malheur. Le trucage n’est pas seulement magique, comme chez Fellini, et optimiste, il est hanté par son impuissance à atteindre le point boréal de la douleur. Il faut pourtant le tenter, car c’est le drôle métier de vivre, et de créer. Alors, on peut entrer dans les lisières, magiques, d’un espace où le ballon rentre dans les filets, et où le cinéma ressuscite les morts. Le cri de Sorrentino trouve dans ce film son enveloppe la plus somptueuse : comme Maradona, la grâce ne s’empoigne pas, mais elle se frôle. Comme le hors-bord du personnage, le film glisse, propulsé, et caresse la surface de son étendue avec un toucher captivant, phénoménal, pfiou…pfiou…

« Nous croyions à l’époque que nous allions changer le monde, et c’est le monde qui nous a changés », s’avouent les personnages de Nous nous sommes tant aimés, un film de Scola tout aussi mélancolique sur une génération pleine de renoncement. Sorrentino n’a pas changé le monde par son cinéma, mais son cinéma l’a changé, jusqu’à retourner, plus pur, malicieux et virtuose, à cette scène inaugurale et palpitante, où tous les pouvoirs du cinéma, comme ses limites pourtant magiques, sont contenus.

 

[Photo : Gianni Fiorito/Netflix - source : www.laregledujeu.org]

Gripalizar la flurona

Puede haber neologismos bien formados con los recursos del español y que sin embargo nos parezcan feos

                                       Prueba de antígenos de covid-19, gripe B, SARS-CoV-2 y gripe A.

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

La posibilidad de que la covid se aborde pronto como una simple gripe nos ha traído los neologismos “gripalizar” y “gripalización”. Se oyen críticas al respecto.

El sufijo -izar sirve para añadirlo a sustantivos o adjetivos y convertirlos en una acción: “normalizar”, “carbonizar”, “españolizar”... Y por ese carril discurre “gripalizar”; es decir, que la covid se vuelva como una gripe; que se gripalice. Y que con ello se produzca una gripalización.

En este tipo de debates sobre un neologismo, conviene distinguir entre palabras bien o mal formadas y palabras que a uno le gusten o no. Es decir, puede haber palabras correctas que nos parezcan feas.

“Gripalizar” y “gripalización” podrán parecerles un engendro a muchos, pero se trata de un engendro bien engendrado. Se ha montado con piezas disponibles (el adjetivo “gripal” y del sufijo -izar) que se ensamblan con eficacia objetiva. Pero el estilo –lo desagradable y lo grato– concierne ya al gusto de cada cual. Eso sí, a partir de innumerables gustos individuales coincidentes se conforma una idea general del buen estilo, basado (entre otros factores) en palabras comprensibles para el público previsto y que en su contexto ofrecen armonía y ritmo. El mal estilo, por el contrario, suele incurrir en imprecisiones, reiteraciones, cacofonías, pleonasmos, cursilerías… Los viejos libros de retórica ya analizaban todo eso.

Otro término alumbrado ahora sirve como contraste frente a la formación adecuada “gripalizar”: “flurona”, que salta ya de un periódico a otro para nombrar la infección simultánea de gripe y covid.

Cualquier hablante del español puede mirar con su lupa dentro del verbo “gripalizar” y hallar en él tanto el sustantivo “gripe” como su derivado adjetival “gripal” y el sufijo -izar. Pero el anglicismo “flurona” le resultará opaco salvo que conozca previamente que flu se usa en inglés como abreviamiento de influenza para nombrar la gripe, y que -rona sale de “co-rona (virus)”. El sistema morfológico del español ofrecía opciones más deducibles: “griperona”, “gripona”, “gricorona”… y “coronagripe”. Todas ellas estarían bien formadas. Pero seguramente a usted y a mí nos agrada más la última. ¿Por qué? Por cuestión del gusto general, que condiciona el estilo.

Y llaman la atención aquí dos hechos curiosos.

1. El término “flurona” llegó al mundo el 2 de enero en el diario The Times of Israel, que informó sobre esa supuesta novedad. Sin embargo, la infección conjunta de gripe y covid había sido advertida en España en mayo de 2020, cuando la revista The Lancet recogía una comunicación del Hospital Clínic de Barcelona, cuyos médicos la habían observado en cuatro pacientes. Pero claro, ese texto se escribió en inglés y habla de “covid 19 and influenza coinfection”. Su derrota ante el más sintético “flurona” estaba cantada.

2. “Coronagripe” ya circulaba por aquí antes. La hallo por ejemplo en un artículo del 25 de abril de 2021 en Granada hoy firmado por Magdalena Trillo, quien explicaba que la covid se convertiría en una coronagripe (o sea, que se gripalizaría).

Ahora bien, ¿por qué escribimos ahora “flurona” si está a nuestro alcance “coronagripe”? Volvemos al camino andado: el complejo de inferioridad. The Times of Israel aportó “flurona” en inglés y se extendió... en español. Pero bien podemos imaginar que si a ese mismo diario le hubiera llegado desde aquí el vocablo “coronagripe”, lo habría traducido como “flurona”, al imaginar que casi ninguno de sus lectores entendería la palabra en español.

 

[Foto: MYUNG J. CHUN (LOS ANGELES TIMES VIA GETTY IMAG) - fuente: www.elpais.com]

domingo, 23 de janeiro de 2022

Nara é pássaro, sabia?

Rebelde, a cantora desafiou a ditadura (e a caretice de classe média) e, por mais de duas décadas, teve papel central na música brasileira. Completaria 80 anos. “E nem adianta prisão para a voz que, pelos ares, espalha sua canção”, entoou.

Escrito por Rômulo Moreira[1] no GGN

Nara Leão faria hoje 80 anos! Ela nasceu exatamente num dia 19 de janeiro, em Vitória, e com apenas 12 anos já aprendia a tocar violão, instrumento que ganhou de seu pai. Dois anos depois, matriculou-se na Academia de Violão de Roberto Menescal e Carlos Lyra, e não parou mais de estudar e de aprender.

Em novembro de 1959, ainda uma adolescente, participou do show “Segundo comando da operação Bossa Nova”, cantando “Se é tarde me perdoa” e “Fim de noite”; nessa época, já início dos anos 60, circulavam as primeiras notícias na imprensa carioca sobre a Bossa Nova.

Em março de 1963, no lendário restaurante Au Bon Gourmet, em Copacabana, Nara apresentou-se profissionalmente pela primeira, dividindo o palco com Carlos Lyra e Vinícius de Moraes, no espetáculo “Pobre menina rica”, iniciando as primeiras apresentações em programas de televisão, além de começar a gravação do seu primeiro disco.[2]

Pouco antes do golpe militar, em fevereiro de 1964, lançou o seu primeiro disco, Nara, inaugurando um repertório que promovia o encontro das composições de Carlos Lyra, Vinicius de Moraes e Baden Powell com os sambas de Cartola, Zé Ketti e Nelson Cavaquinho. O ano foi de ascensão profissional para Nara, afirmando-se como uma das maiores intérpretes do país; ao mesmo tempo, suas opiniões políticas e declarações em favor dos movimentos contrários à ditadura militar geraram polêmicas nos jornais.

Ainda em 1964, Nara assinou um contrato com a Philips para a gravação de quase todos os seus futuros discos e fez shows em várias cidades brasileiras; em Salvador, conheceu Maria Bethânia, Caetano Veloso e Gilberto Gil. Em setembro, Nara participou, ao lado de Sérgio Mendes, Tião Neto e Edson Machado, de uma turnê internacional (com apresentações no Japão), e no mês seguinte concedeu uma entrevista para a revista Fatos e Fotos em que anunciou sua ruptura com a Bossa Nova e seus compositores. Com o título “Nara de uma bossa só”, a matéria teria uma resposta dos seus antigos parceiros, na mesma revista, com o título “Resposta a Nara”.

Em novembro foi lançado Opinião de Nara, segundo disco da cantora, com repertório na mesma linha do primeiro, tornando-se inspiração para o musical Opinião, escrito por Oduvaldo Vianna Filho, Paulo Pontes e Armando Costa, dirigido por Augusto Boal e encenado pela própria Nara, por Zé Ketti e João do Vale.

Em 1965, iniciou o ano como uma das principais personalidades do país devido ao sucesso de seus discos e do espetáculo Opinião. No final de janeiro, por problemas na garganta devido ao uso intenso de sua voz, Nara precisou retirar-se da peça e, em um primeiro momento, foi substituída por Susana Moraes; logo depois a própria Nara indicou como sua substituta a jovem cantora baiana Maria Bethânia.

Em março, iniciou as gravações do disco O Canto livre de Nara, e no mês seguinte participou da peça Liberdade, Liberdade, escrita por Millôr Fernandes e Flávio Rangel.[3]

(Aliás, a propósito, sobre Liberdade, Liberdade, o New York Times publicou, na edição do dia 25 de abril de 1965, um artigo em que se referia à peça como “o mais ambicioso dos espetáculos de protesto, refletindo o amplo sentimento existente entre os jovens intelectuais brasileiros de que o regime do presidente Humberto Castelo Branco, com sua forte posição anticomunista, é hostil à liberdade cultural e intolerante quanto a críticas de esquerda no que se refere às condições econômicas e sociais do país.”[4])

Em fevereiro de 1966 foi lançado Nara pede passagem, trazendo novos compositores, como Sidnei Miller, Jards Macalé, Paulinho da Viola e Chico Buarque. Em maio, concedeu uma famosa entrevista para o Diário de Notícias, declarando sua oposição irrestrita, corajosa e contundente aos militares; a manchete “Nara é de opinião: esse exército não vale nada”, causou imensa repercussão e ameaças de prisão por parte do regime militar, mas também palavras solidárias de cronistas, como Rubem Braga e Carlinhos de Oliveira. Para ela, e em razão desse fato, Carlos Drummond de Andrade escreveu o poema “Apelo”:

Meu honrado marechal, dirigente da nação,
venho fazer-lhe um apelo:
não prenda Nara Leão

Narinha quis separar
o civil do capitão?
Em nossa ordem social
lançar desagregação?

Será que ela tem na fala,
mais do que charme, canhão?
Ou pensam que, pelo nome,
em vez de Nara, é leão?

Deu seu palpite em política,
favorável à eleição
de um bom paisano – isso é crime,
acaso, de alta traição?

Nara é pássaro, sabia?
E nem adianta prisão
para a voz que, pelos ares,
espalha sua canção.

Meu ilustre marechal
dirigente da nação,
não deixe, nem de brinquedo,
que prendam Nara Leão
.”[5]

No mesmo mês, Nara participou do debate “Que caminho seguir na música popular brasileira?”, organizado pela revista Civilização Brasileira, quando declarou: “Enquanto Roberto Carlos vai a todos os programas, todos os dias, o pessoal da música brasileira, talvez por comodismo, não vai. Existe até certo preconceito – quando eu vou ao programa do Chacrinha os bossa-novistas me picham, eles acham que é ‘decadência’ ir a este programa”.

No mesmo ano, no Festival de Música Popular da Record, Nara defendeu duas músicas: “O homem”, de Millôr Fernandes, e “A Banda”, de Chico Buarque, vencedora do Festival, ao lado de “Disparada”, de Geraldo Vandré; e gravou seu quarto disco, “Manhã de liberdade”, trazendo “A Banda” como faixa de abertura.

No ano seguinte (1967), em maio, lançou o disco Vento de maio, com composições de Chico Buarque e Sidnei Miller, destacando-se a bela capa do pintor Augusto Rodrigues, seu antigo professor de pintura. Nara ainda grava mais um disco, intitulado Simplesmente Nara, com capa de Lan e com canções que iam de antigos nomes como João de Barro e Ari Barroso a novos compositores como Edu Lobo e Sueli Costa; participou do Festival de Música Popular da Record, cantando “A estrada e o violeiro”, com Sidnei Miller, e do II Festival Internacional da Canção, defendendo “Carolina”, de Chico Buarque. Viajou para a Europa e fez apresentações em Paris.

Em 1968, abriu o ano estreando o show Tique-taque, no Teatro de Bolso, em Ipanema, ao lado do conjunto vocal Momento Quatro, cantando um repertório que juntava novas canções como “Tropicália”, de Caetano Veloso, e clássicos como “Três apitos”, de Noel Rosa, e “Chega de saudade”, de Tom Jobim e Vinícius de Moraes.

E continuou participando intensamente das manifestações públicas contra o regime militar; em 1º de abril, quatro anos após o golpe militar e logo depois do assassinato do estudante Édson Luís, ela publicou no jornal Última Hora um contundente texto, “É preciso não cantar”, onde escreveu: “É impossível cantar, sabendo que os estudantes estão sendo assassinados nas ruas. É preciso não cantar. A realidade está demais para ser cantada e celebrada.”[6]

Em julho do mesmo ano, cantou “O tema dos inconfidentes”, no Teatro Municipal do Rio de Janeiro, durante o espetáculo Romanceiro da Inconfidência, adaptação de Flávio Rangel para a obra de Cecília Meireles. Em agosto, lançou seu novo disco, trazendo apenas sua foto na capa. O repertório escolhido e os arranjos do maestro Rogério Duprat sinalizavam a sua afinidade com a Tropicália. Caetano Veloso está presente com o bolero “Lindoneia” (feito a pedido da cantora e inspirada em uma obra do pintor Rubens Gerchman) e com as parcerias com Torquato Neto “Deus vos salve essa casa santa” e “Mamãe coragem”. Participou também do antológico disco Tropicália ou panis et circenses, com a gravação de “Lindoneia”.

Em 1969, Nara diminuiu bastante suas atividades musicais no Brasil e, em abril, participou de uma temporada de shows em Portugal, ao lado de Chico Buarque e Vinícius de Moraes, ambos residentes na Europa durante esse período. Lançou o disco Coisas do mundo, com repertório que trazia, além do samba-título de Paulinho da Viola, algumas versões de sua autoria para músicas de Rolando Alarcón e Jacques Brel, e canções de Caetano Veloso, Jards Macalé e Sidnei Miller.

Em agosto, numa entrevista concedida a Tarso de Castro para o Pasquim, deu por encerrada sua carreira de cantora e, no final do ano, deixou o país para viver um período de exílio voluntário na Europa, residindo em Paris e passando a ter uma vida longe da fama que a acompanhava no Brasil; fez apresentações eventuais e versões de músicas brasileiras para cantoras francesas, como Françoise Hardy. Ainda em Paris, gravou um álbum duplo com canções do período da Bossa Nova, apenas com violão e piano, lançado com o título Dez anos depois.

No ano seguinte, voltou a morar no Brasil e participou do disco Os maiores sambas-enredos de todos os tempos, cantando “Nordeste, seu povo, seu canto e sua glória”. Gravou um compacto duplo trazendo quatro versões de músicas estrangeiras, entre elas “Pai e filho”, uma versão de Cacá Diegues para “Father and son”, de Cat Stevens; as outras três canções eram versões de Nara para músicas de Georges Moustaki.

Em 1972, participou como atriz, ao lado de Maria Bethânia e Chico Buarque, do filme Quando o carnaval chegar, dirigido por Cacá Diegues. No mesmo ano, foi convidada a participar, como presidente, da comissão julgadora do VII Festival Internacional da Canção, realizado no Maracanãzinho. Após seguidas confusões entre a organização do festival, a censura e a comissão julgadora, Nara foi retirada da presidência com o restante dos jurados. Em agosto, fez uma série de apresentações na boate Flag, no Rio de Janeiro. O registro dessa apresentação seria lançado em 1976 em um mini LP com o título Palco, corpo e alma.

Em 1973, participou do filme Lira do delírio, de Walter Lima Junior, e iniciou uma série de shows com Chico Buarque e o MPB-4. Em agosto participou do espetáculo Phono 73, promovido pela gravadora Philips com todo seu elenco, depois transformado em três discos. Nara canta “Diz que fui por aí”, de Zé Ketti e H. Rocha, e “Quinze anos”, de Naire e Paulinho Tapajós.

Em 1974, lançou Meu primeiro amor, um disco especialmente intimista, com canções que ela tocava ao violão para seus filhos, e que lhe valeu o prêmio de Melhor Cantora do Ano, promovido pela Associação Paulista dos Críticos de Arte. Gravou o compacto simples A senha do novo Portugal, com a canção “Grandola, vila morena”, de José Afonso, música que marcou o período da Revolução dos Cravos em Portugal.

Dois anos depois, em 1977, após um período dedicado aos estudos de psicologia e aos filhos, Nara retornou ao universo da música popular, gravando o disco Meus amigos são um barato, com parcerias com Tom Jobim, João Donato, Roberto Menescal, Ronaldo Bôscoli, Gilberto Gil, Chico Buarque, Caetano Veloso, Edu Lobo, Dominguinhos e Sivuca. Voltou a fazer shows e participou com Dominguinhos da série “Seis e meia”, no Teatro João Caetano.

Em 1978, saiu em turnê com um show que reunia Dominguinhos e os grupos Ritmos Nordestinos e Os Carioquinhas, grupo de choro do Rio de Janeiro que trazia entre seus componentes os jovens violonistas Raphael Rabello e Maurício Carrilho e a cavaquinista Luciana Rabello; neste ano, gravou o disco E que tudo mais vá para o inferno, dedicado inteiramente à obra de Roberto Carlos e Erasmo Carlos.

Em 1979, ano em que descobriu problemas graves de saúde, lançou em abril o disco Com açúcar e com afeto, dedicado às canções de Chico Buarque; durante o ano, fez uma série de viagens para divulgação do disco.

Recolhida dos shows, Nara dedicou-se ainda mais ao violão, passando a ter aulas com Almir Chediak, e lançou o disco Romance popular, feito em parceria com Fagner e Fausto Nilo, contando com participações de músicos como Robertinho do Recife e Geraldo Azevedo e arranjos de Roberto Menescal, Oberdan, Lincoln Olivetti e Eduardo Souto Neto. Em abril, Nara fez uma minitemporada de três shows para o lançamento do disco, na boate Horse Neck, no Rio de Janeiro. Em agosto estreou o mesmo show em São Paulo, no Teatro Tuca, com direção de Flávio Rangel.

Em maio de 1982, entrou em estúdio para gravar um novo disco; dessa vez teria como parceiro João Donato em mais uma produção de Roberto Menescal. O disco foi lançado no final do ano com o título Nasci para bailar. Participou do festival MPB Shell com a canção “Maravilha curativa”, de Miltinho e Kledir Amaral. Nesse período, Nara participou intensamente do processo de abertura política durante as primeiras eleições diretas para governador no Rio de Janeiro. Em dezembro, estreou o show Nasci para bailar no Teatro da Lagoa, Rio de Janeiro, viajando depois por diversas cidades do país.

No início do ano de 1983, participou, ao lado de Chico Buarque e Fagner, de um show de desagravo para o poeta, compositor e intérprete português Sérgio Godinho, detido pela Polícia Federal brasileira.[7] Ainda nesse ano, Nara lançou o disco Meu samba encabulado, gravado em parceria com a Camerata Carioca, Paulo Moura e os ritmistas Bira, Ubirani e Joviano, do Cacique de Ramos. O disco tem o repertório todo dedicado ao samba, com novos e antigos compositores. Participou do Projeto Pixinguinha ao lado da Camerata Carioca, cumprindo um roteiro de shows por várias cidades brasileiras.

No ano seguinte, 1984, apresentou-se pela primeira vez apenas acompanhada de seu violão no show Com açúcar e com afeto, no antigo Teatro BNH, atual Teatro Nelson Rodrigues. Em fevereiro, participou diretamente da campanha em favor das Diretas Já e lançou o disco Abraços e beijinhos e carinhos sem ter fim, com arranjo e participação do pianista César Camargo Mariano, marcando a sua volta ao repertório da Bossa Nova.

Em 1985, iniciou o ano com uma minitemporada de voz e violão na boate People, no Rio de Janeiro. Em maio, lançou Um cantinho e um violão, disco bem recebido pela crítica e pelo público, recebendo convites para apresentações em Portugal, França e várias cidades do Japão. A viagem rende a produção do primeiro compacto de um artista brasileiro no Japão: gravado durante o mês de junho na Polygram do país asiático e com o repertório todo dedicado à Bossa Nova, o título escolhido foi Garota de Ipanema.

Em 1986, período em que se agravaram os problemas de saúde, grande parte do seu tempo foi dividido entre tratamentos e sua ainda ativa carreira musical. No ano seguinte, com um quadro de melhora, voltou a fazer shows com frequência, quase sempre ao lado de Roberto Menescal. Em agosto, lançou o disco Meus sonhos dourados, com clássicos da música popular norte-americana em versões brasileiras feitas por ela, Ronaldo Bôscoli e Fátima Guedes.

Em 1988, mais uma temporada de shows com grande sucesso na boate People, também no Rio de Janeiro, viajando por várias cidades. Participou de comemorações dos 30 anos da Bossa Nova, com a apresentação em um show na praia de Copacabana, ao lado de Carlos Lyra, Luís Eça e do conjunto Garganta Profunda. Durante o ano, Nara elaborou e dividiu com Nelson Motta uma nova série de versões de músicas norte-americanas para gravar em seu último disco de carreira, encomendado pela Polygram do Japão e intitulado My foolish heart.

Em 1989, a cantora realizou seu último show em uma miniturnê por cidades do Norte do Brasil. No dia 7 de junho, ela faleceu na Casa de Saúde São José, no Rio de Janeiro, aos 47 anos.[8]

Nara é uma grande artista brasileira, e, como diria Drummond, é pássaro, sabia?


[1] Procurador de Justiça do Ministério Público do Estado da Bahia e professor de Direito Processual Penal da Universidade Salvador – UNIFACS.

[2] Um ano antes, em 1962, o Au Bon Gourmet reuniu João Gilberto, Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Otávio Bailly, Milton Banana e Os Cariocas, e entrou para a história, pois foi ali que foram executadas, pela primeira vez, canções como “Garota de Ipanema” e “Corcovado”. Disponível em: https://www1.folha.uol.com.br/fsp/ilustrad/fq1006201130.htm. Acesso em 17 de janeiro de 2022.

[3] Liberdade, Liberdade estreou no dia 21 de abril de 1965, no Rio de Janeiro, numa produção do Grupo Opinião e do Teatro de Arena de São Paulo. Além de Nara Leão, participaram Paulo Autran, Oduvaldo Vianna Filho e, numa participação especial, Tereza Rachel.

[4] Disponível em: https://www.nytimes.com/1965/04/25/archives/new-plays-chide-brazilian-regime-productions-temper-protest-with.html. Acesso em 18 de janeiro de 2022. O artigo, já traduzido, está transcrito no livro Liberdade, Liberdade, publicado em 1977, pela L&PM Editores, p. 9 a 11.

[5] “Apelo” (excerto).

[6] O artigo está parcialmente reproduzido na biografia Ninguém pode com Nara Leão – Uma biografia, de Tom Cardoso, lançada em janeiro de 2021, pela Editora Planeta.

[7] Disponível em: https://www.wort.lu/pt/cultura/sergio-godinho-levei-muitas-vezes-com-g-s-lacrimogeneo-na-cara-5cc2ef02da2cc1784e342e12. Acesso em 17 de janeiro de 2022.

[8] Disponível em: http://www.naraleao.com.br/index.php. Acesso em 18 de janeiro de 2022. Sobre Nara Leão, conferir CABRAL, Sérgio. “A figura de Nara Leão”, in: NAVES, Santuza Cambraia e DUARTE, Paulo Sérgio. (org.). Do Samba-canção à Tropicália. Rio de Janeiro: FAPERJ, 2003; e SOUZA, Tarik. “Nara canta a palavra nova”, in: O Som Nosso de Cada Dia. Porto Alegre: L&PM, 1983.

 
[Fonte: www.outraspalavras.net]

Roman Polański, maldito y agraviado por comparación

 Roman Polański, maldito y agraviado por comparación

Escrito por JAVIER MEMBA

Todo son cautelas llegado el momento de escribir sobre Roman Polański. Pero como el autor de La semilla del diablo (1968) y otras obras maestras es un cineasta estigmatizado, maldito como pocos, no puede faltar en esta serie de artículos. Naturalmente, no es propósito de estas líneas juzgar o justificar los crímenes de los que se le acusa, algunos de los cuales, según algunas legislaciones, han prescrito.

Vengo únicamente a dar noticia de cómo a él se le criminaliza por algo que a Charles Chaplin —otro notable “corruptor de menores” en sus días estadounidenses— o a Pablo Neruda —el gran impune, de toda la cultura del siglo XX, en sus versos y en sus crímenes— no se les tiene en cuenta. A Polański, por el contrario, no solo se le sigue condenando por violaciones de las que ha sido perdonado por quienes la sufrieron. Tal ha sido el caso de Samantha Geimer, su primera víctima conocida, de quien el cineasta abusó sexualmente cuando solo era una niña de trece años.

Es más, cuando El pianista (2003), la última obra maestra de Polański, fue nominada a los Oscar, la misma Geimer no dudó, dispuesta a pedir que se dejase a los académicos elegir a los merecedores de las preciadas estatuillas, sin tener en consideración lo que el gran maldito del cine comercial de nuestros días, veintiséis años antes, le había hecho a ella. “Estuvo mal, por supuesto. Pero desearía que regresase a Estados Unidos para que esta terrible pesadilla pueda acabar, por fin, para los dos”. Actrices tan poco sospechosas de ser machistas como Meryl Streep se pusieron en pie para ovacionar al realizador cuando fue distinguido como el mejor director en el reparto. Pero Polański no pudo recoger su Oscar. No puede volver a pisar suelo estadounidense, so pena de exponerse a ser detenido.

De hecho, siempre que se le va a conceder un premio, a la entrada del salón donde tiene lugar el acto, hay una manifestación de mujeres que clama, no solo contra sus crímenes, también contra su obra. Esto sí que es una condena sin precedentes, inspirada únicamente por el fanatismo, no contemplada ni por los códigos penales. ¿Acaso son culpables de violación los hijos de los violadores? ¿No son las obras los hijos de sus creadores? Particularmente, siempre que tengo noticia de estas protestas, recuerdo la sabia respuesta que me dedicó José Hierro en la Menéndez Pelayo cuando yo —hace ya veintiséis años—, aún inspirado por el radicalismo de la juventud, le pregunté qué cómo había sido capaz de dedicarle unos versos al poeta fascista Ezra Pound. Siendo mi tarea escribir sobre estigmatizados, ya he repetido en estos artículos varias veces su luminosa contestación: “Si Hitler hubiese escrito un buen poema no se vería afectado por su actividad criminal”. En fin, en base a esas cautelas aludidas al principio, puesto ya a ejercer de abogado del Diablo, permítaseme un pequeño circunloquio.

Hay una secuencia en La corrupción (1963), a fe mía la mejor cinta de Mauro Bolognini, en la que Stefano (Jacques Perrin) asiste, junto a sus compañeros de estudios, a las últimas enseñanzas que les imparte el director del colegio que se disponen a abandonar. En esa última lección, el mentor les advierte que, cuando vayan al encuentro con la vida, la descubrirán polarizada bajo dos cosmovisiones. Por un lado, la católica —hablamos de la Italia de los años 60—; por el otro, la marxista. Vuelvo a menudo sobre esas palabras y cada vez me parecen más acertadas respecto a su tiempo. Al igual que reconozco ciertas analogías entre el Lorenzo (Emilio Gutiérrez Caba) de Nueve cartas a Berta (Basilio Martín Patino, 1966) y Stefano, echo la vista atrás y verifico la certeza de esa última lección dictada no solo a unos personajes, también a sus espectadores.

Todo el occidente cristiano —no solo las sociedades católicas como la Italia de Stefano y el Madrid (la España) de mi felicísima infancia— desde los años 60 hasta ahora se ha ido secularizando inexorablemente. Desgraciadamente, la despolitización fue más lenta. Finalmente, tras la posmodernidad parecía haberse conseguido cuando ha vuelto bajo el nombre de «activismo». Política y religión son dos formas de una misma trampa porque ambas, en aras de dogmas sumamente parecidos, conducen al fanatismo que condena las obras por los crímenes de sus autores. Pero no divaguemos.

Ya en los años 70, diez años después de aquella última lección del director del colegio de La corrupción, y faltando otro tanto o poco más para que la abominable conciencia política sucumbiese ante la posmodernidad, la cosmovisión marxista se había impuesto a la cristiana. Tanto era así que toda la cultura oficial, más o menos subrepticiamente, era cómplice del estalinismo. De ello, entre otras muchas cosas, viene a dar prueba la reciente desclasificación de las actas concernientes a la concesión del Nobel a Pablo Neruda en 1971. Allí quedan de manifiesto las reticencias de la academia sueca ante los exaltados himnos que el poeta dedicó al Zar Rojo, quien con Hitler es el mayor genocida de la historia de la humanidad. Aun así, se le concedió el premio. He ahí una prueba irrefutable de la complicidad que la cultura oficial de la segunda mitad del siglo XX tuvo con el totalitarismo marxista, quiero creer que en base al pretendido humanismo que se atribuía al comunismo.

Ciertamente, al noruego Kunt Hamsun no se le conocían aún sus futuras filias nazis cuando en 1920 se le distinguió con el Nobel. Sin embargo, es muy probable que, volviendo a los años 70, se le negase denodadamente a Jorge Luis Borges —que tanto reivindicó a Hamsun— por sus simpatías políticas, radicalmente opuestas a las de Neruda.

Particularmente, abomino de igual modo de la política de cualquier signo. Pero hay agravios comparativos que claman al cielo. El poeta chileno gozó de carta blanca para hacer cuanto quiso. No solo exaltó a Stalin, también violó a una mujer. Sí señor, él mismo lo declara en Confieso que he vivido (Seix Barral, 1974), sus, por otro lado, interesantísimas memorias. El llamado “poeta del amor” se desempeñaba entonces como cónsul chileno en Ceylán (la actual Sri Lanka) cuando la mujer encargada de vaciar su bacinilla —pobre y de color, una paria encargada de tirar sus heces— le gustó tanto que «una mañana, decidido a todo, la tomé fuertemente de la muñeca y la miré cara a cara. No había idioma alguno en que pudiera hablarle. Se dejó conducir por mí sin una sonrisa y pronto estuvo desnuda sobre mi cama», escribe, antes de continuar avergonzado: “El encuentro fue el de un hombre con una estatua. Permaneció todo el tiempo con sus ojos abiertos, impasible. Hacía bien en despreciarme. No se repitió la experiencia».

Desde 1974 —tres años antes del escándalo de Polański—, se sabía que Neruda —según confesión propia— era un violador. Sin embargo, no ha sido hasta épocas recientes cuando algunos grupos de mujeres se han manifestado en Chile en contra de que se dé el nombre del poeta a un aeropuerto. En España, los ayuntamientos regidos por el neofeminismo y las autodenominadas fuerzas de progreso siguen dedicando plazas, calles, colegios y cuanto haga falta al poeta chileno. Solo una compatriota suya, Isabel Allende, ha recordado, también en fechas aún recientes que, además de ser un apologeta del estalinismo y un violador, Pablo Neruda abandonó a su única hija, Malva Marina —nacida de su matrimonio con María Hagenaar Vogelzang en el Madrid de 1934—, porque padecía de hidrocefalia, cuando la pequeña solo tenía dos años. Ninguno de los crímenes de Pablo Neruda se ha tenido en cuenta por nadie mínimamente riguroso puesto a estudiar la grandeza que entraña su Poema 20Y así debe ser, porque una de las visiones más equilibradas del amor que haya dado el siglo XX es la de esos versos que rezan: “Es tan corto el amor, y es tan largo el olvido”.

Yo, ya digo, ni quito ni pongo rey. Simplemente constato que a la maldición que pesa sobre Polański —extensiva a su obra por ciertos fanatismos—, hay que añadirle el agravio comparativo. Tiendo a pensar, al margen del estigma que obra sobre él más que sobre ninguno de los creadores que cometieron sus mismos crímenes, que el Polański egresado de Lódź —una de las escuelas de cine más prestigiosas del mundo— era un tipo muy semejante al Alfred de El baile de los vampiros (1967) y el Trelkovsky de El quimérico inquilino (1976), los dos grandes timoratos de las cintas que ha dirigido y protagonizado él mismo.

Antes de que sus apetitos le llevasen al crimen y tras el crimen se le estigmatizase, solo era un niño francés de origen hebreo. Trasladado a la Polonia que vio nacer a sus padres antes de la guerra, cuando estalló el conflicto perdió a su madre en Auschwitz. Seguro que su vida en la Cracovia tomada por los nazis fue su inspiración para la Varsovia de El pianistaHuido a Wysoka, refugiado allí en la granja de un matrimonio gentil, los Buchala, la suerte que los asesinos de la cruz gamada habían dispuesto para Europa le maldijo a él especialmente un día que, yendo con su bicicleta a coger moras, vio cómo un soldado de la Wehrmacht, que pasaba ocasionalmente en un carro, le apuntaba y disparaba. Salvó su vida escondiéndose entre unos matorrales al borde del camino.

Tiempo después, convertido en el heraldo de la grandeza del nuevo cine polaco de los años 60, Polański se instaló en Londres. Revalidados los primeros aplausos en títulos como Repulsión (1965), que puede entenderse como un díptico junto a El quimérico inquilino, o El baile de los vampiros, dio comienzo su etapa estadounidense con La semilla del diablo. Esta última ha quedado como un verdadero precedente de esas cintas de endemoniados que se enseñorearían del cine de miedo en los años 70. Antes de ello, un auténtico diablo —Charles Manson y su cuadrilla de psicópatas asesinos— se encargaría de recordarle al cineasta que ya era un hombre maldito, asesinando brutalmente a Sharon Tate, su amada esposa, cuando se encontraba en avanzado estado de gestación. Eso fue en 1969.

Y en el 74, como en el 68 lo fuera del cine de endemoniados, Polański se convirtió en el precursor del neonoir con Chinatown, el film que inaugura esa nostalgia del cine negro clásico que dura hasta nuestros días. Cómo olvidar que en La novena puerta (1999), su adaptación de El club Dumas (1993), de Arturo Pérez-Reverte, el cineasta nos presenta a una de las mejores encarnaciones del Diablo vistas en una pantalla. La actriz que incorpora al maligno no es otra que Emmanuelle Seigner, su tercera esposa.

Da que pensar eso de asociar la imagen del amor a la del maligno. Se concluya lo que se concluya, ninguna obra debería ser condenada por los crímenes de sus autores. Afortunadamente, pese a que la norma, en lo que a Polanski respecta no rece para algunos sectores, llevar cuarenta y cinco años maldita no ha impedido que la filmografía de este gran realizador haya sido una de las más largas y sobresalientes de la historia del cine.

[Fuente: www.zendalibros.com]