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sexta-feira, 20 de fevereiro de 2026

Qui craint la vérité ? La campagne d’intimidation pour faire taire Francesca Albanese

Francesca Albanese est devenue l’une des personnalités les plus controversées de la diplomatie contemporaine, pas parce qu’elle commande des armées ou signe des traités, mais parce qu’elle s’obstine à décrire ce qu’elle constate. Depuis qu’elle a pris ses fonctions de rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens en 2023, cette juriste italienne a publié des rapports dont la précision chirurgicale tranche avec les euphémismes diplomatiques. 

Dans son rapport d’octobre 2024 à l’Assemblée générale, intitulé de manière éloquente Genocide as Colonial Erasure [Le génocide en tant qu’effacement colonial], elle a conclu qu’il existe des “motifs raisonnables” de croire que le comportement d’Israël à Gaza répond aux critères juridiques du génocide et s’inscrit dans le cadre d’un “projet centenaire de colonialisme de peuplement et d’élimination”. Peu de formules en droit international ont un tel poids moral. Et rares sont celles qui sont énoncées aussi clairement dans les hautes sphères de New York et de Genève.

La réaction a été immédiate et virulente. Les responsables israéliens l’ont qualifiée de “l’une des figures les plus antisémites de l’histoire moderne”. La France, l’Allemagne, l’Autriche et la République tchèque ont publiquement appelé à sa destitution après un discours prononcé en février 2026 lors d’un forum à Doha, dans lequel elle a condamné “la planification et la mise en œuvre d’un génocide” à Gaza et dénoncé la complicité des États qui ont armé et protégé politiquement Israël depuis octobre 2023 (un discours qui a ensuite été déformé par un extrait tronqué affirmant à tort qu’elle aurait qualifié Israël d’“ennemi commun de l’humanité”, une assertion qu’elle a catégoriquement rejetée).

La vidéo modifiée de ce discours a fait le tour des réseaux sociaux, suggérant à tort qu’elle aurait qualifié Israël d’“ennemi commun de l’humanité”. Elle a répondu avec lassitude et clarté :

“L’ennemi commun”, a-t-elle déclaré, “c’est le système — le capital financier, les algorithmes et les armes — qui permet les atrocités, et non un peuple ou un État”.


Les Nations unies ont réagi rapidement pour défendre l’indépendance de son mandat.

“Les rapporteurs spéciaux, a rappelé un porte-parole aux journalistes, ne sont pas des personnalités politiques, mais des experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l’homme et protégés par les privilèges et immunités des Nations unies”.

Reuters a noté que le limogeage d’un rapporteur en cours de mandat serait sans précédent, et les diplomates admettent en privé qu’une telle tentative échouerait certainement. Pourtant, les appels à sa démission dépassaient le simple clivage procédural.

Ces appels envoient un signal clair quant à qui a le droit de s’exprimer et jusqu’où les termes du droit international peuvent tenir avant de céder sous la pression politique.

Ce n’est pas seulement la gravité des conclusions de Mme Albanese qui contrarie certains chefs d’État, mais aussi la portée de son analyse. Dans son rapport de 2025 au Conseil des droits de l’homme, elle a retracé ce qu’elle a qualifié de transition “d’une économie d’occupation à une économie de génocide”, en cartographiant les réseaux financiers et commerciaux qui soutiennent l’expansion des colonies et les opérations militaires.

Elle a placé les gouvernements occidentaux au sein de cet écosystème, affirmant que la couverture politique et les transferts d’armes ont “poignardé le droit international en plein cœur”.

Amnesty International a fait écho à cette préoccupation, avertissant que la réduire au silence détournerait l’attention du “génocide commis par Israël à Gaza, de son système d’apartheid et de son occupation illégale”.

Qu’on soit d’accord ou non avec ses conclusions, les données qui sous-tendent la crise donnent à réfléchir.

Fin 2025, les autorités sanitaires de Gaza et les agences des Nations unies ont fait état de centaines de milliers de Palestiniens tués depuis octobre 2023, ainsi que de la destruction d’une grande partie des logements, des hôpitaux et des infrastructures hydrauliques. La Banque mondiale a estimé que la contraction économique à Gaza dépassait 80 %. L’UNICEF a décrit des niveaux de malnutrition infantile jamais observés depuis des décennies. Ces chiffres ne sont pas des envolées rhétoriques, mais le résultat brut de la dévastation.

Ils constituent la toile de fond de l’affaire de génocide portée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice et des résolutions répétées de l’Assemblée générale des Nations unies exigeant un cessez-le-feu et l’accès humanitaire.

Dans toutes les capitales du monde, on parle avec conviction d’un “ordre fondé sur des règles”. Pourtant, ces mots perdent tout leur sens lorsque les règles sont appliquées de manière sélective. Si le droit international s’impose aux adversaires mais épargne les alliés, il cesse d’être une loi et devient un moyen de pression.

La force du système mondial reposait sur un regard indépendant. Lorsque les experts de l’ONU sont discrédités par des vidéos trafiquées, des campagnes de dénigrement orchestrées et des pressions politiques, les fondements du principe de responsabilité commencent à vaciller. Aujourd’hui, c’est Gaza. Demain, ce pourrait être l’Ukraine, le Myanmar, le Soudan ou tout autre conflit où la vérité déstabilise le pouvoir. La désinformation ne connaît pas de frontières. Les précédents se propagent rapidement. Si le monde tolère que l’on fasse taire les enquêteurs gênants, c’est le signe que le multilatéralisme est conditionnel : fort dans les discours, fragile dans la pratique.

La confiance s’érode. Le cynisme grandit. Le Sud observe et se souvient.

Défendre des mandats indépendants n’est pas une attaque contre un État quelconque. C’est défendre l’ordre même que les gouvernements prétendent maintenir. Si les garants du droit international le contournent face à l’épreuve, les répercussions ne se limiteront pas à une seule région. Elles se feront sentir partout où la justice dépend du courage plutôt que des intérêts particuliers.

L’Europe est bien sûr très sensible à cette question, marquée par l’Holocauste et la résurgence de l’antisémitisme. Albanese elle-même a présenté ses excuses pour des propos passés qui avaient été largement critiqués. Ces réalités complexes exigent de la prudence. 

Cependant, confondre une critique juridique sévère du comportement d’un État avec la haine d’un peuple risque de banaliser l’antisémitisme réel et d’appauvrir le débat de fond. La déclaration commune de 116 organisations de défense des droits de l’homme condamnant ce qu’elles ont qualifié de “campagne de dénigrement ciblée” a mis en garde contre les menaces que de telles tactiques font peser sur la liberté d’expression et l’intégrité des mécanismes des Nations unies. 

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a constaté une augmentation alarmante des attaques personnelles et de la désinformation dirigées contre des experts indépendants. 

La théorie des relations internationales offre plusieurs perspectives sur la situation actuelle. Les réalistes voient des États qui défendent leurs alliés et leurs intérêts. Les progressistes voient des institutions sous pression. Les constructivistes notent comment les récits de traumatismes historiques et d’identité façonnent les réflexes politiques. Mais au-delà de la théorie se pose une question plus simple : le système international peut-il tolérer des vérités dérangeantes lorsqu’elles impliquent des acteurs puissants ? 

Le langage d’Albanese est indéniablement sévère. Elle parle d’apartheid, de colonialisme, de génocide. Pour certains diplomates, ces mots closent toute discussion. Pour d’autres, ils constituent la seule terminologie adaptée à l’ampleur des souffrances. L’histoire montre que des termes autrefois considérés comme incendiaires — apartheid en Afrique du Sud, nettoyage ethnique dans les Balkans — peuvent devenir des outils de responsabilisation.  

Le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid, créé en 1963, a d’abord été critiqué pour son caractère politisé, mais il a ensuite contribué à mettre en place les sanctions internationales et à faciliter la transition.  

L’avenir de Gaza et de la Palestine ne sera pas garanti par la seule rhétorique. La reconstruction nécessitera des dizaines de milliards de dollars, une réforme gouvernementale crédible au sein des institutions palestiniennes, des garanties de sécurité pour Israël et un horizon politique qui redonne dignité et autonomie aux Palestiniens. Un argument courant veut que l’absence d’un processus politique viable ne fasse que perpétuer les cycles de violence. Le développement durable dans la région dépend de la responsabilité et de l’inclusion, car l’impunité engendre l’instabilité.  

La diplomatie australienne, modérée, fondée sur des principes et pragmatique, peut jouer un rôle à cet égard. Soutenir les initiatives humanitaires de cessez-le-feu, l’indépendance des tribunaux internationaux, soumettre les exportations d’armes au respect du droit international humanitaire et investir dans la société civile palestinienne sont loin d’être des mesures radicales. Elles sont conformes à des engagements pris de longue date. Un pays d’importance moyenne n’a pas besoin de crier pour se faire entendre, il lui suffit d’être cohérent.  

Le mandat de Francesca Albanese a révélé un paradoxe dérangeant. Les Nations unies sont souvent critiquées pour leur inefficacité, mais lorsqu’une de leurs expertes indépendantes s’exprime sans détours en termes juridiques, les réactions montrent que les mots ont encore de l’importance. Les tentatives de la marginaliser ont jusqu’à présent échoué, pas parce qu’elle est irréprochable, mais parce que son mandat incarne un principe plus important que n’importe quel individu : le contrôle des droits humains ne doit pas s’incliner devant les convenances politiques.  

Pour un public mondial las des conflits sans fin, la voie vers un avenir meilleur pour Gaza et la Palestine ne consiste pas à faire taire les voix dissidentes, mais à affronter honnêtement les preuves. La crédibilité du système international — et des États qui prétendent l’administrer — repose sur ce courage.  

En fin de compte, le débat porte moins sur un rapporteur que sur la question de savoir si la promesse “plus jamais ça” conserve tout son sens lorsqu’elle se heurte aux tragédies actuelles.

                                                                                                           Écrit par Kurniawan Arif Maspul


Article original en anglais : Who fears the truth? The lawfare campaign to silence Francesca Albanese.Middle East Monitor, le 15 février 2026.

Traduit par Spirit of Free Speech


[Source : www.mondialisation.ca]



sábado, 24 de dezembro de 2022

¿Qué esperamos del decenio internacional de las lenguas indígenas?

Es momento de cambiar la narrativa y empezar a incluir las lenguas indígenas en las barras programáticas en los medios de comunicación, para que al concluir el Decenio Internacional de Lenguas Indígenas en 2032 México sea un país multicultural y plurilingüe

 

La Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO) lanzó el 31 de enero de 2022 el Decenio Internacional de las Lenguas Indígenas 2022-2032. El plan de acción es para generar las condiciones que permitan disminuir la pérdida de las lenguas indígenas en el mundo y plantea la necesidad de preservar, revitalizar y celebrar las distintas expresiones lingüísticas de los pueblos y comunidades indígenas.

De acuerdo con la UNESCO, el Decenio Internacional de las Lenguas Indígenas es para alertar a la población y los gobiernos de los países miembros que el desuso de las lenguas indígenas genera condiciones de inequidad y la pérdida de conocimientos de los pueblos indígenas.

Lo cierto es que la desventaja en que se encuentran las lenguas indígenas es alarmante. En los últimos años casi la mitad de las 6 mil 700 lenguas que se hablan en el mundo están a punto de convertirse en lenguas muertas. Esto se debe a la falta de espacios públicos y privados para que los hablantes puedan ejercer el derecho al uso de la lengua materna.

Esta situación coloca a los hablantes de las lenguas indígenas en desventaja y como consecuencia corremos peligro de que los conocimientos y saberes milenarios de la humanidad se pierdan antes de que termine este siglo.

El riesgo del desuso y la desaparición progresiva de las lenguas indígenas tiene que ver con la discriminación estructural a la que han sido sometidos los hablantes. La situación de vulnerabilidad en que viven los pueblos indígenas, y la falta de intérpretes en sus propias lenguas son realidades socioculturales, económicas, políticas, medioambientales y demográficas.

Otra situación que deben de preocupar es el acceso de las lenguas indígenas al internet y medios de comunicación, así como servicios de traducción y conversión de texto a voz y algoritmos de moderación de contenidos. En México es asunto de preocupación porque los medios de comunicación estatales y privados no cuentan con locutores en lengua materna.

Mientras que los locutores de radios del Instituto Nacional de los Pueblos Indígenas (INPI) cada día castellanizan las lenguas indígenas al momento de crear contenidos. Hasta ahora no hay políticas públicas que permitan el usos de las lenguas indígenas en espacios públicos.

Otra situación que enfrentan las lenguas maternas es la educación castellanizante que se implementó en la década de los 60.

“Con primaria terminada, algunos ni eso, la Secretaría de Educación Pública formó ejércitos de los llamados ‘promotores bilingües’ para castellanizar a las comunidades y dio entrada al Instituto Lingüístico de Verano (ILV), que vino a imponer nuevas versiones de religiones con el pretexto de alfabetizar; también regalaron ropa usada y medicinas caducas. Muchos se volvieron pastores de una religión de una cultura ajena a la cosmovisión Ñuu Savi. Un nuevo colonialismo impuesto, como hace 500 años”, dijo Gaudencio Mejía Morales en una entrevista con Tatyi Savi.

De acuerdo con el Plan de Acción Global de la UNESCO, “el objetivo es aumentar el número de nuevos usuarios de lenguas (hablantes y signantes), mejorar la fluidez lingüística y fomentar un mayor uso funcional de las lenguas indígenas en el ámbito público. También fomenta el respeto por la diversidad lingüística, el diálogo intercultural y la educación inclusiva, y pide que se refuerce la cooperación internacional”.

Otro aspecto que plantea el Plan va dirigido a la vida cotidiana de los hablantes. Propone mayor acceso a los alimentos, la justicia y los servicios sanitarios, la cohesión social, la capacitación digital, la cultura, la biodiversidad así como al empleo en el contexto de la revitalización, el cultivo y la sostenibilidad de las lenguas indígenas.

Sin embargo, las barreras que se enfrenta con las industrias no reguladas, el desplazamiento forzado, las desventajas educativas, el analfabetismo, los recursos limitados, en particular los basados en la tradición oral. “En términos prácticos, el riesgo actual es que los padres y los ancianos ya no puedan transmitir las lenguas indígenas a sus hijos y que las lenguas indígenas dejen de utilizarse a diario. Por lo tanto, existe una necesidad urgente de proteger, revitalizar y promover las lenguas indígenas en todo el mundo”, cuestiona la UNESCO.

Urge mayor conciencia sobre la importancia de la diversidad lingüística y el multilingüismo, así como su contribución al empoderamiento, el desarrollo sostenible, la buena gobernanza, el  respeto de los derechos humanos.

La diversidad cultural y la biodiversidad, la interculturalidad, el diálogo intercultural y la educación para la paz en la construcción de sociedades abiertas, inclusivas, democráticas y participativas son elementos que debemos de tomar en cuenta al momento de abordar el uso de la lengua indígena.

Es necesario el reconocimiento jurídico de las lenguas indígenas en todos los niveles de gobierno y el pleno ejercicio de los derechos de los hablantes de las lenguas indígenas, así como la aplicación de los marcos internacionales en la materia y garantizar la asistencia técnica.

Deben contemplarse en el desarrollo de los sistemas legales y la legislación nacional; deben incluirse en la administración de justicia y el uso de intérpretes en los tribunales.

Luego entonces, es momento de cambiar la narrativa y empezar a incluir las lenguas indígenas en las barras programáticas en los medios de comunicación. Para que al concluir el Decenio Internacional de Lenguas Indígenas en 2032 México sea un país multicultural y plurilingüe.

 
 

Kau Sirenio es periodista ñuu savi originario de la Costa Chica de Guerrero. Fue reportero del periódico El Sur de Acapulco y La Jornada Guerrero, locutor de programa bilingüe Tatyi Savi (voz de la lluvia) en Radio y Televisión de Guerrero y Radio Universidad Autónoma de Guerrero XEUAG en lengua tu’un savi. Actualmente es reportero del semanario Trinchera.

 

[Fuente: www.piedepagina.mx]

quarta-feira, 27 de abril de 2022

Uma viagem mágica

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UMA VIAGEM MÁGICA

 

O “Guia de Portugal” constitui uma obra fundamental, escrita sob o impulso de Raul Proença, a partir de 1924, reeditada e completada na sua versão original pela Fundação Gulbenkian, graças a Santana Dionísio com o grafismo de Raul Lino. O país descrito é muito diferente do atual, mas a colaboração de personalidades marcantes da cultura portuguesa faz dos seis volumes, divididos em oito tomos, um precioso instrumento para a compreensão das raízes portuguesas. Jaime Cortesão, Miguel Torga, Jorge Dias, Aquilino Ribeiro, Reinaldo dos Santos, Teixeira de Pascoais, Vitorino Nemésio, Ferreira de Castro, Egas Moniz, Rodrigues Miguéis, Afonso Lopes Vieira e António Sérgio são os autores de textos essenciais que mantêm atualidade. E Proença cita Unamuno: “Estas excursões não são só um consolo, um descanso e um ensinamento; são, além disso e porventura sobretudo, um dos melhores meios para encontrar apego e amor à pátria”.

Se refiro o “Guia de Portugal” como pequeno monumento pátrio, é para salientar a importância do conhecimento e da compreensão do património cultural, como realidade aberta e viva. Quando lemos a “Viagem a Portugal” de José Saramago, compreendemos como esse percurso tem subjacente o exemplo deixado por Raul Proença. “Ver o que não foi visto, ver outra vez o que se viu já”. Eis o que está em causa. Se fomos mundo afora, temos de conhecer o que temos dentro. E quando hoje se exige um esforço sério e determinado para a recuperação económica – num tempo em que o trabalho cultural foi seriamente afetado pela pandemia, como pela crise financeira, urge delinear uma ação capaz de ligar os objetivos de desenvolvimento sustentável e de recuperação do atraso. A reforma que se nos exige é assim educativa, profissional, científica, cultural e artística. Não falamos de medidas avulsas ou de uma visão centrada no consumismo e no curto prazo. A qualidade na aprendizagem, a exigência e o rigor são mais importantes que nunca. Só poderemos recuperar e avançar se cuidarmos de adequar os objetivos e os meios. E, na introdução histórica, ao “Guia”, António Sérgio salienta a necessidade de conhecer melhor a história, de impulsionar os estudos científicos e de favorecer a fixação e o investimento reprodutivo, reformando o organismo da produção.

Pôr a cultura no centro das nossas preocupações não é a considerar como mero ornamento, mas como catalisador, numa palavra, como um incentivo ou um impulso criativo e inovador. E assim as artes e a investigação científica tornar-se-ão naturalmente complementares, tendo em vista a equidade, a eficiência e o progresso. Eis por que razão por exemplo o turismo cultural, pedagógico e científico e a mobilidade das pessoas devem ganhar em rigor e qualidade. Valorizemos a relação com a natureza e a paisagem, as artes tradicionais, o artesanato, a gastronomia, mas também a capacidade inovadora dos cientistas, pensadores e artistas contemporâneos. O turismo literário é apenas um exemplo e permite-nos usufruir do talento e da sensibilidade dos nossos escritores. E as qualidades da natureza, do clima e das gentes serão fatores de enriquecimento da qualidade de vida e da criatividade. Poderíamos falar de outros artistas e de outras artes, mas lembremo-nos de Eça de Queiroz, de Camilo Castelo Branco, de Guerra Junqueiro, de Teixeira de Pascoais, de José Régio, de Fernando Pessoa, de Miguel Torga, de Aquilino Ribeiro, de Agustina Bessa Luís, de Fernando Namora, de Orlando Ribeiro ou de Ruben A. – e a riqueza dos roteiros que podemos construir em torno da sua memória, das suas casas, numa integração natural, enriquecida pelo talento literário…  O património cultural é vida. Sejamos capazes de ligar com imaginação essa referência à capacidade de sermos mais exigentes, de modo a recusarmos o fatalismo e a inércia.

O célebre quadro de José Malhoa «Praia das Maçãs» (1926) constitui a ilustração do que dissemos. Aqui está o mar e o encontro da terra. Estamos no limite do Mediterrâneo no Atlântico. Como compreender Portugal sem esta ligação que torna a Península Ibérica base para a aventura do mundo?

praia das maças.jpg

 

GOM

 

[ligação original: https://e-cultura.blogs.sapo.pt/cada-roca-com-seu-fuso-1252933]

sexta-feira, 15 de abril de 2022

Lanzan curso para intérpretes y traductores de lenguas indígenas

El lunes 18 de abril se brindará más información vía Facebook sobre el curso para intérpretes y traductores de lenguas quechua y aimara.

El Ministerio de Cultura anunció el lanzamiento del 16to Curso de Intérpretes y Traductores de Lenguas Indígenas dirigido a hablantes de lenguas aimara, quechua y jaqaru.

Para dar a conocer más información se realizará una reunión el lunes 18 de abril a las 10:00 a.m. en el Teatro Municipal de Puno, que también será transmitida en Facebook.

El evento se podrá sintonizar desde la página de Facebook de la Dirección Desconcentrada de Cultura de Puno. Además, se puede solicitar más información mediante el correo: curso.interpretes.indigenas@gmail.com

El curso será desarrollado en el marco del Decenio Internacional de las Lenguas Indígenas (2022-2032), declarado por la Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (Unesco).

El Decenio tiene el objetivo de fomentar la revalorización e importancia de las lenguas indígenas en el desarrollo sostenible, la consolidación de la paz y la reconciliación de las sociedades.



[Foto: Andina - fuente: www.servindi.org]

sexta-feira, 7 de janeiro de 2022

De Oaxaca a Harvard: la historia de Ramiro, un joven indígena promotor de los Objetivos de Desarrollo Sostenible

De pizcar chile y jitomate en el campo, y soñar con irse de trabajador indocumentado a los Estados Unidos, Ramiro González Cruz, joven indígena zapoteco de 24 años, ha pasado a terminar la licenciatura, estudiar en la Universidad de Harvard y dedicarse a conseguir becas para promover que más niños y adolescentes de su pueblo continúen en la escuela.

Ganador del Premio Estatal de la Juventud 2021 de Oaxaca, Ramiro también colabora como intérprete en la Defensoría Pública del Estado, donde auxilia a personas indígenas en situación de reclusión que no hablan español a enfrentar las audiencias legales que requieren para alcanzar la libertad.

Sin embargo, la labor que más le apasiona es la promoción de la Agenda 2030 y sus 17 Objetivos de Desarrollo Sostenible de las Naciones Unidas, que conoció cuando estudiaba en la preparatoria. Aunque todos le parecen importantes, son dos a los que ha dedicado su trabajo y labor altruista: el número 1, que establece el fin de la pobreza; y el 4, que aboga por una educación de calidad.

Es impulsando estos objetivos, dándolos a conocer y aplicando sus propósitos en su asociación Expandiendo Mentes, que Ramiro ha logrado conseguir y gestionar becas para ocho estudiantes de bachillerato con un promedio de calificaciones mayor de 9.

“Conocí los objetivos y la Agenda 2030 en 2019, cuando recién entré a la universidad, en el Ateneo Nacional de la Juventud, donde hay un área dedicada a todo ello. Posteriormente, me involucré con otras organizaciones también dedicadas a las metas de desarrollo sostenible, pero yo me enfoqué más en el 1 y el 4”, contó.

“Lo que hago es promover que más jóvenes tengan acceso a una educación media superior y a la educación superior, gestionar becas y programas para ellos, dar cursos, capacitaciones y orientación vocacional, además de cursos de marketing digital, comercio electrónico, y redes sociales”.

También ha llevado a su comunidad un proyecto para enseñar a las y los artesanos estrategias de marketing en redes sociales, con el objetivo de que aprendan a promocionar sus productos, mejoren sus ingresos y puedan salir de la pobreza.

El chile es uno de los principales productos consumidos diariamente en México. La comunidad Nahua de Tlaola, produce tradicionalmente el chile serrano entre los meses de abril y junio, los chiles rojos se dejan madurar en la planta y se secan bajo el sol.                               El chile es uno de los principales productos consumidos diariamente en México. La comunidad Nahua de Tlaola, produce tradicionalmente el chile serrano entre los meses de abril y junio, los chiles rojos se dejan madurar en la planta y se secan bajo el sol. Foto: Dalí Nolasco Cruz


El primero en terminar la escuela

Originario de San Isidro El Costoche, en el estado de Oaxaca, uno de los más pobres al sureste de México, Ramiro no solo es el primero de su familia en terminar la escuela; también lo es en su comunidad, de menos de mil habitantes.

En su pueblo, normalmente los jóvenes como él solo tienen dos opciones posibles: casarse y convertirse en campesinos; o migrar hacia los Estados Unidos y pasarse la vida enviando remesas a sus familias y soñando con volver.

Al concluir el bachillerato, Ramiro decidió dejar de estudiar para compartir ese destino; así que viajó desde su casa 1731 kilómetros para llegar al estado de Sinaloa y trabajar en la dura labor de la pizca, es decir en la cosecha de tomate, tomate verde y chile.

La labor era difícil: tenía que trabajar 12 horas al día llevando de un lado a otro hasta cuatro cubetas llenas hasta el tope de verdura, con un peso de entre 7 y 12 kilos cada una, por un salario que como máximo solo podía llegar a los 24 dólares o 500 pesos mexicanos diarios.

Por más de medio año envió una parte del dinero que ganaba a su mamá, y ahorró la otra con el objetivo de juntar lo suficiente para irse a Estados Unidos y continuar trabajando como jornalero allá. Sin embargo, lo mucho que extrañaba la escuela, la inspiración que obtuvo de una de sus maestras de la preparatoria y lo pesado del trabajo en el campo, lo ayudaron a decidirse.

“Estuve trabajando en los campos de tomate, tomatillo y chile en Sinaloa (un estado al noroeste del país). La veía muy difícil, muy pesada… tenías que darle con todo para poder ganar un poco más de dinero. Mi meta era irme a trabajar a Estados Unidos como muchos de mis paisanos”, contó en una entrevista con Noticias ONU.

Ramiro González Cruz es un joven indígena zapoteco y el primero en su comunidad en terminar una licenciatura. Recientemente, obtuvo una beca de la Universidad de Harvard para realizar un curso. Foto: Ramiro González Cruz

La decisión de estudiar

“Sudaba toda la ropa que cargaba. A los 6 o 7 meses de estar ahí, me caí en el surco cargando cuatro botes de tomate (cada uno con un peso de 7 a 12 kilos), y fue cuando reflexioné que tenía la posibilidad de estudiar una carrera profesional, así que decidí regresar a estudiar, y presentar el examen a la universidad”.

Una vez tomada la decisión, el camino fue todo menos sencillo. La familia de Ramiro está conformada por seis integrantes: además de él, sus padres Simplicio González y Cecilia Cruz, y sus tres hermanos: Alicia (quien no terminó la escuela), Pedro (que estudia la secundaria) y María Natividad, una niña de cuatro años.

Su papá, campesino de oficio, genera alrededor de 4000 pesos mensuales (190 dólares estadounidenses), que deben alcanzar para mantener a toda la familia.

En un contexto como este, ir a la escuela más allá de la secundaria es un privilegio del cual no han podido gozar todos los integrantes de su familia: Simplicio no tiene ni una hora de clases, Cecilia estudió hasta la primaria y Alicia tuvo que dejar la escuela después de quedar embarazada.

Sin embargo, la voluntad de Ramiro venció a sus circunstancias y el joven logró terminar primero la preparatoria, luego una carrera técnica y finalmente la licenciatura, de la cual se tituló como licenciado en Innovación de Negocios y Marketing.

Un sueño, ser empresario de éxito

“Mi mayor reto es llegar a ser un empresario exitoso e inspirar a otros jóvenes para que tengan acceso a la educación. Quiero seguir contribuyendo a los Objetivos de Desarrollo Sostenible, estudiar una maestría, seguir formándome y apoyar a la sociedad”, dijo.

Para conseguir los 2500 pesos mensuales (120 dólares) que costaba la colegiatura, y sufragar los gastos de su manutención en la ciudad de Oaxaca (a cinco horas de su pueblo), el joven trabajó en invernaderos de tomate, limpió establos, vendió quesos, pizzas, pan de dulce y hasta productos de belleza por catálogo.

A través de su proyecto Expandiendo Mentes, Ramiro busca gestionar recursos ante empresas privadas e instituciones y dependencias públicas para dar becas de 25% a 100% a jóvenes que destaquen en sus estudios pero vengan de una comunidad marginada o una familia con escasos recursos, y puedan de esta manera continuar en la escuela.

Hasta el momento ha logrado gestionar ocho becas de preparatoria y licenciatura.

Una calle de Oaxaca, en México.                                            Una calle de Oaxaca, en México. Foto: Banco Mundial/Curt Carnemark

La pobreza obstáculo para la educación

Al hablar de los Objetivos de Desarrollo Sostenible, Ramiro considera que la pobreza es el mayor obstáculo que enfrenta su comunidad para alcanzar la meta 4: Garantizar una educación inclusiva, equitativa y de calidad, y promover oportunidades de aprendizaje durante toda la vida para todas las personas.

La razón económica, considera Ramiro, es la mayor desventaja y desafío que enfrentan los jóvenes de su pueblo.

“Lamentablemente es muy triste. Soy el único y el primer profesionista en mi comunidad, no tenemos a nadie más. Es muy triste ver a jóvenes que lo tienen todo y no les interesa estudiar; por otra parte, vemos que hay jóvenes que les interesa, pero no pueden hacerlo por problemas sociales, familiares o económicos”, contó.

La única opción de Ramiro para seguir estudiando era trabajar y conseguir becas que apoyaran su desempeño, así fue como aprendió a hablar español, francés e inglés, además de su lengua originaria, el zapoteco, que hablan todos los habitantes de San Isidro El Costoche.

Ya en la licenciatura, aplicó para el Programa Encrucijada para Líderes Emergentes (Crossroads Emerging Leaders Program, en inglés) de la Universidad de Harvard. No fue fácil, pero obtuvo la beca y logró estudiar en línea en la tercera mejor universidad del mundo, según consultoras como el Ranking Mundial de Universidades QS (QS World University Rankings).

“Los requisitos que me pidieron fue tener menos de 26 años, ser de una comunidad rural, indígena o marginada, ser el primero de mi familia en estudiar en la universidad y tener actividades en mi estado. Fui aceptado dentro del programa y estuve tomando el curso de Emprendimiento en Economías Emergentes. Compartir aula con jóvenes de todo el mundo, de América Latina, Norteamérica, Europa, Asia y África, es una gran diversidad”, explicó.

El camino ha sido largo, pero no ha terminado. Con el conocimiento que adquirió tras su paso por Harvard, Ramiro sueña con impulsar la educación en su comunidad, así como mejorar la vida de sus vecinos.

“Quiero recalcar mi proyecto de profesionalización para micros y pequeñas empresas, quiero enfocarme en proyectos rurales, comunitarios e indígenas. En Oaxaca existe una diversidad muy grande pero no hay todavía la posibilidad de explotarla al máximo; quedan a la deriva los artesanos, los maestros mezcaleros; tienen el producto, pero no cuentan con la imagen corporativa; no saben vender sus productos ni manejar las redes sociales”, finalizó.

Este trabajo, asegura, es su manera de contribuir al logro de los Objetivos de Desarrollo Sostenible.

“Todos y cada uno debemos conocer y difundir los Objetivos y la Agenda 2030 porque solo tenemos de aquí a 2030 para rescatar a nuestro planeta. Es lo primordial que tenemos que hacer. Es el único camino que tenemos: somos la primera generación que está sufriendo estos cambios y somos la última generación que puede hacer algo para solucionarlo”.

Por: Centro de Información de las Naciones Unias en México

 

 

[Fuente: www.un.org]

quarta-feira, 25 de agosto de 2021

Exposition « Amour, Mort et Plastique : une sonnette d’alarme pour Israël »

  

                         Tortue réalisée à partir de jouets abandonnés sur la plage. Evelyn Anca montre, avec ses œuvres, l’impact de la pollution sur l’environnement.

Écrit par Zo Flamenbaum

En traversant une rue pavée, on arrive à la maison Sharabiya à Jaffa, dont les murs sont pratiquement recouverts de déchets et plus exactement de millions de déchets microplastiques auxquels les formes les plus diverses ont été données, par exemple récifs coralliens, créatures marines, photographies, etc. Les 16 éléments présentés durant cette exposition de trois jours ont été créés par Evelyn Anca qui a, elle-même, collecté les déchets. Evelyn Anca est la cofondatrice de l’organisation « Plastic Free Israel ».

L’exposition est le fruit d’une collaboration entre Evi Art et Up to Us, qui est une organisation d’experts désireux de promouvoir la durabilité dans l’espace urbain par le biais d’événements culturels, de l’entreprenariat et du développement durable des entreprises. « Ce pays n’est pas éduqué en la matière », a déclaré Evelyn Anca pour expliquer son inspiration. « Pour moi, l’art est un moyen d’exprimer mes sentiments sur les dommages que nous causons à notre environnement. Plus j’en prends conscience, plus je suis frustrée. Ces sentiments se reflètent dans mes œuvres et je puis ainsi les transmettre aux autres. J’espère qu’il sera ainsi possible d’améliorer la prise de conscience face à cette situation et de changer la manière dont nous traitons notre environnement ».

Les œuvres d’Evelyn Anca, qui représentent entre autres un dauphin, une tortue, un hippocampe, des méduses et de nombreux récifs coralliens, sont exclusivement constituées de matériaux recyclés. Les pièces d’une certaine taille proviennent de bouteilles, de bouchons, de tubes, de sacs plastiques et de nombreux autres déchets dont la plupart ont été ramassés sur les plages israéliennes. L’une de ses œuvres récentes, une « Mouette aux pattes jaunes », a été réalisée avec plus de 120 briquets. L’inspiration lui est venue d’une étude sur les îles Midway « Une île inhabitée dans le Pacifique nord, tristement célèbre pour le taux de mortalité de ses albatros suite à la pollution plastique. Pratiquement chaque albatros mort avait un briquet dans le corps. La mouette à pattes jaunes est une espèce très répandue en Israël. Or, dans notre pays, les plages, les rues et les parcs sont souvent encombrés par les déchets de toutes sortes, dont les mégots et briquets hors d’usage ».

Certaines œuvres ont été réalisées uniquement avec des mégots, dont une veste constituée de 4 000 mégots cousus à la main, un poisson composé de 2 100 mégots et une poupée habillée d’une robe réalisée avec des mégots. Chaque année, l’environnement est pollué par plus de 4,5 milliards de mégots, l’industrie du tabac étant le pollueur mondial n° 1.

 
Ce poisson a été exclusivement réalisé avec des mégots.

L’exposition présente aussi plus de 20 objets trouvés dans le parc Kidron de Jaffa, entre autres une pelle et un pot à confiture, avec indication de leur date de fabrication. Certains de ces objets ont plus de 50 ans. Il s’agit là d’un remarquable travail de recherche pour lequel Evelyn Anca s’est plongée dans la lecture d’annonces publicitaires parues dans de vieux journaux et s’est rendue aux archives nationales. Une affichette près de l’objet montre « La pérennité de la présence des plastiques dans l’environnement » et incite les visiteurs à réfléchir au nombre d’années pendant lesquelles les articles en plastique que nous utilisons aujourd’hui nous survivront.

L’exposition met en lumière l’influence énorme des microplastiques sur l’environnement. Quand on lui demande pourquoi l’exposition s’appelle « Amour, Mort et Plastique », Evelyn Anca répond : « Je ressens tellement d’amour pour la nature, un amour que nous devrions tous éprouver. C’est ce monde qui nous donne la vie et, pourtant, nous provoquons la mort à cause des plastiques, souvent sans même y réfléchir. Pour résumer, nous devrions faire beaucoup mieux mais nous ne faisons pas ce qu’il faut. C’est à nous d’agir ».

                                            Déchets de ces cinquante dernières années : le plastique pollue durablement.

 

[Photos de l’auteure - source : www.israelentreleslignes.com]

quarta-feira, 24 de junho de 2020

Volver a la “normalidad” es autocondenarse




Escrito por Leonardo Boff 
 
Cuando pase la pandemia del coronavirus no nos estará permitido volver a la “normalidad” anterior. Sería, en primer lugar, un desprecio a los miles de personas que han muerto asfixiadas por el virus y una falta de solidaridad con sus familiares y amigos. En segundo lugar, sería la demostración de que no hemos aprendido nada de lo que, más que una crisis, es una llamada urgente a cambiar nuestra forma de vivir en nuestra única Casa Común. Se trata de un llamamiento de la propia Tierra viva, ese superorganismo autorregulado del que somos su parte inteligente y consciente.
Volver a la anterior configuración del mundo, hegemonizado por el capitalismo neoliberal, incapaz de resolver sus contradicciones internas y cuyo ADN es su voracidad por un crecimiento ilimitado a costa de la sobreexplotación de la naturaleza y la indiferencia ante la pobreza y la miseria de la gran mayoría de la humanidad producida por ella, es olvidar que dicha configuración está sacudiendo los cimientos ecológicos que sostienen toda la vida en el planeta. Volver a la “normalidad” anterior (business as usual) es prolongar una situación que podría significar nuestra propia autodestrucción.
Si no hacemos una “conversión ecológica radical”, en palabras del papa Francisco, la Tierra viva podrá reaccionar y contraatacar con virus aún más violentos capaces de hacer desaparecer a la especie humana. Esta no es una opinión meramente personal, sino la opinión de muchos biólogos, cosmólogos y ecologistas que están siguiendo sistemáticamente la creciente degradación de los sistemas-vida y del sistema-Tierra. Hace diez años (2010), como resultado de mis investigaciones en cosmología y en el nuevo paradigma ecológico, escribí el libro Cuidar la Tierra-proteger la vida: cómo evitar el fin del mundo (Record). Los pronósticos que adelantaba han sido confirmados plenamente por la situación actual.
El proyecto capitalista y neoliberal ha sido rechazado
Una de las lecciones que hemos aprendido de la pandemia es la siguiente: si se hubieran seguido los ideales del capitalismo neoliberal –competencia, acumulación privada, individualismo, primacía del mercado sobre la vida y minimización del Estado– la mayoría de la humanidad estaría perdida. Lo que nos ha salvado ha sido la cooperación, la interdependencia de todos con todos, la solidaridad y un Estado suficientemente equipado para ofrecer la posibilidad universal de tratamiento del coronavirus, en el caso del Brasil, el Sistema Único de Salud (SUS).
Hemos hecho algunos descubrimientos: necesitamos un contrato social mundial, porque seguimos siendo rehenes del obsoleto soberanismo de cada país. Los problemas mundiales requieren una solución mundial, acordada entre todos los países. Hemos visto el desastre en la Comunidad Europea, en la que cada país tenía su plan sin considerar la necesaria cooperación con otros países. Fue una devastación generalizada en Italia, en España y últimamente en Estados Unidos, donde la medicina está totalmente privatizada.
Otro descubrimiento ha sido la urgencia de un centro plural de gobierno mundial para asegurar a toda la comunidad de vida (no solo la humana sino la de todos los seres vivos) lo suficiente y decente para vivir. Los bienes y servicios naturales son escasos y muchos de ellos no son renovables. Con ellos debemos satisfacer las demandas básicas del sistema-vida, pensando también en las generaciones futuras. Es el momento oportuno para crear una renta mínima universal para todos, la persistente prédica del valiente y digno político Eduardo Suplicy.
Una comunidad de destino compartido
Los chinos han visto claramente esta exigencia al promover “una comunidad de destino compartido para toda la humanidad”, texto incorporado en el renovado artículo 35 de la Constitución china. Esta vez, o nos salvamos todos, o engrosaremos la procesión de los que se dirigen a la tumba colectiva. Por eso debemos cambiar urgentemente nuestra forma de relacionarnos con la naturaleza y con la Tierra, no como señores, montados sobre ella, dilapidándola, sino como partes conscientes y responsables, poniéndonos junto a ella y a sus pies, cuidadores de toda la vida.
A la famosa TINA (There is no alternative), “no hay (otra) alternativa” de la cultura del capital, debemos confrontar otra TINA (There is a new alternative), “hay una nueva alternativa”. Si en la primera alternativa la centralidad estaba ocupada por el beneficio, el mercado y la dominación de la naturaleza y de los otros (imperialismo), en esta segunda será la vida en su gran diversidad, también la humana con sus muchas culturas y tradiciones la que organizará la nueva forma de habitar la Casa Común. Esto es imperativo y está dentro de las posibilidades humanas: tenemos la ciencia y la tecnología, tenemos una acumulación fantástica de riqueza monetaria, pero falta a la gran mayoría de la humanidad y, lo que es peor, a los jefes de Estado la conciencia de esta necesidad y la voluntad política de implementarla. Tal vez, ante el riesgo real de nuestra desaparición como especie, por haber llegado a los límites insoportables para la Tierra, el instinto de supervivencia nos haga sociables, fraternos y todos colaboradores y solidarios unos con otros. El tiempo de la competencia ha pasado. Ahora es el tiempo de la cooperación.
La inauguración de una civilización biocentrada
Creo que inauguraremos una civilización biocentrada, cuidadosa y amiga de la vida, como algunos dicen, “la tierra de la buena esperanza”. Se podrá realizar el “bien vivir y convivir” de los pueblos andinos: la armonía de todos con todos, en la familia, en la sociedad, con los demás seres de la naturaleza, con las aguas, con las montañas y hasta con las estrellas del firmamento.
Como el premio Nobel de economía Joseph Stiglitz ha dicho con razón: “Tendremos una ciencia no al servicio del mercado, sino el mercado al servicio de la ciencia”, y yo añadiría, y la ciencia al servicio de la vida.
No saldremos de la pandemia de coronavirus como entramos. Seguramente habrá cambios significativos, tal vez incluso estructurales. El conocido líder indígena Ailton Krenak, del valle del Río Doce, ha dicho acertadamente: “No sé si saldremos de esta experiencia de la misma manera que entramos. Es como una sacudida para ver lo que realmente importa; el futuro es aquí y ahora, puede que mañana no estemos vivos; ojalá que no volvamos a la normalidad” (O Globo, 01/05/2020, B 6).
Lógicamente, no podemos imaginar que las transformaciones se produzcan de un día a otro. Es comprensible que las fábricas y las cadenas de producción quieran volver a la lógica anterior. Pero ya no serán aceptables. Deberán someterse a un proceso de reconversión en el que todo el aparato de producción industrial y agroindustrial deberá incorporar el factor ecológico como elemento esencial. La responsabilidad social de las empresas no es suficiente. Se impondrá la responsabilidad socioecológica.
Se buscarán energías alternativas a las fósiles, menos impactantes para los ecosistemas. Se tendrá más cuidado con la atmósfera, las aguas y los bosques. La protección de la biodiversidad será fundamental para el futuro de la vida y de la alimentación humana y de toda la comunidad de la vida.
¿Qué tipo de Tierra queremos para el futuro?
Seguramente habrá una gran discusión de ideas sobre qué futuro queremos y qué tipo de Tierra queremos habitar. Cuál será la configuración más adecuada a la fase actual de la Tierra y de la propia humanidad, la fase de planetización y de la percepción cada vez más clara de que no tenemos otra casa común para habitar que esta. Y que tenemos un destino común, feliz o trágico. Para que sea feliz, debemos cuidarla para que todos podamos caber dentro, incluida la naturaleza.
Existe el riesgo real de polarización de modelos binarios: por un lado, los movimientos de integración, de cooperación general; y por otro, la reafirmación de las soberanías nacionales con su proteccionismo. Por un lado, el capitalismo “natural” y verde; y por otro lado, el comunismo reinventado de tercera generación, como pronostican Alain Badiou y Slavoy Zizek.
Otros temen un proceso de brutalización radical por parte de los “dueños del poder económico y militar” para asegurar sus privilegios y sus capitales. Sería un despotismo de forma diferente porque se basaría en los medios cibernéticos y en la inteligencia artificial con sus complejos algoritmos, un sistema de vigilancia sobre todas las personas del planeta. La vida social y las libertades estarían permanentemente amenazadas. Pero a todo poder le surgirá siempre un contrapoder. Habría grandes enfrentamientos y conflictos a causa de la exclusión y la miseria de millones de personas que, a pesar de la vigilancia, no se conformarán con las migajas que caen de las mesas de los ricos epulones.
No pocos proponen una glocalización, es decir, que el acento se ponga en lo local, en la región con su especificidad geológica, física, ecológica y cultural, pero abierta a lo global que involucra a todos. En este biorregionalismo se podría lograr un verdadero desarrollo sostenible, aprovechando los bienes y servicios locales. Prácticamente todo se realizará en la región, con empresas más pequeñas, con una producción agroecológica, sin necesidad de largos transportes que consumen energía y contaminan. La cultura, las artes y las tradiciones serán revividas como una parte importante de la vida social. La gobernanza será participativa, reduciendo las desigualdades y haciendo que la pobreza sea menor, siempre posible, en las sociedades complejas. Es la tesis que el cosmólogo Mark Hathaway y yo defendemos en nuestro libro común El Tao de la Liberación (2010), que fue bien acogida en el ambiente científico y entre los ecologistas hasta el punto de que Fritjof Capra se ofreció a hacer un interesante prefacio.
Otros ven la posibilidad de un ecosocialismo planetario, capaz de lograr lo que el capitalismo, por su esencia competitiva y excluyente, es incapaz de hacer: un contrato social mundial, igualitario e inclusivo, respetuoso de la naturaleza en el que el nosotros (lo comunitario y societario) y no el yo (individualismo) será el eje estructurador de las sociedades y de la comunidad mundial. El ecosocialismo planetario encontró en el franco-brasileño Michael Löwy su más brillante formulador. Tendremos, como reafirma la Carta de la Tierra, así como la encíclica del papa Francisco “sobre el cuidado de la Casa Común”, un modo de vida verdaderamente sostenible y no solo un desarrollo sostenible.
Al final, pasaremos de una sociedad industrial/consumista a una sociedad de sustentación de toda la vida con un consumo sobrio y solidario; de una cultura de acumulación de bienes materiales a una cultura humanístico-espiritual en la que los bienes intangibles como la solidaridad, la justicia social, la cooperación, los lazos afectivos y no en última instancia la amorosidad y la logique du cœur estarán en sus cimientos.
No sabemos qué tendencia predominará. El ser humano es complejo e indescifrable, se mueve por la benevolencia pero también por la brutalidad. Está completo, pero aún no está totalmente (terminado). Aprenderá, a través de errores y aciertos, que la mejor configuración para la coexistencia humana con todos los demás seres de la Madre Tierra debe estar guiada por la lógica del propio universo: este está estructurado, como nos dicen notables cosmólogos y físicos cuánticos, según complejas redes de inter-retro-relaciones. Todo es relación. No existe nada fuera de la relación. Todos se ayudan mutuamente para seguir existiendo y poder coevolucionar. El propio ser humano es un rizoma (bulbo de raíces) de relaciones en todas las direcciones.
Si se me permite decirlo en términos teológicos: es la imagen y semejanza de la Divinidad que surge como la relación íntima de tres Infinitos, cada uno singular (las singularidades no se suman), Padre, Hijo y Espíritu Santo, que existen eternamente el uno para el otro, con el otro, en el otro y a través del otro, constituyendo un Dios-comunión de amor, de bondad y de belleza infinita.
Tiempos de crisis como el nuestro, de paso de un tipo de mundo a otro, son también tiempos de grandes sueños y utopías. Ellas son las que nos mueven hacia el futuro, incorporando el pasado pero dejando nuestra propia huella en el suelo de la vida. Es fácil pisar la huella dejada por otros, pero ella no nos lleva a ningún camino esperanzador. Debemos hacer nuestra propia huella, marcada por la inagotable esperanza de la victoria de la vida, porque el camino se hace caminando y soñando. Así pues, caminemos.
(*) El autor es ecoteólogo, filósofo y ha escrito: Cuidar la Tierra-proteger la vida: cómo escapar del fin del mundo, Record, Rio 2010 y Trotta 2011.
 
 
[Traducción de Mª José Gavito Milano - foto: Mario Marlo - fuente: www.somoselmedio.com]