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quinta-feira, 3 de setembro de 2026

En Allemagne, un Land gouverné par l’AfD en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical des droites européennes

Les dimanches 6 et 20 septembre, deux Länder de l’Est et la ville de Berlin voteront lors de scrutins régionaux visant à renouveler leur Parlement respectif. Les citoyens convoqués aux urnes ne représentent pas plus de 9 % de l’ensemble des électeurs allemands.

Écrit par Hélène Miard-Delacroix 

À première vue, c’est anecdotique, sans conséquences au niveau national. Pourtant, la classe politique et l’opinion tremblent face aux 35 % à 40 % d’intentions de vote pour le parti de l’extrême droite, Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD), en Saxe-Anhalt et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Ces scrutins risquent d’ébranler plusieurs certitudes et équilibres dans le pays le plus peuplé de l’Union européenne. Du local au national, les enjeux sont nombreux : ils sont politiques, culturels, sécuritaires, et touchent à l’image de l’Allemagne.

La percée attendue de l’AfD confirme l’érosion des partis qui ont façonné quatre-vingts ans de vie politique allemande. Elle met aussi à l’épreuve leur cohésion interne. La CDU (Union chrétienne-démocrate, droite) du chancelier Friedrich Merz est même menacée d’éclatement si des élus locaux rompent le cordon sanitaire imposé à l’infréquentable AfD. À gauche aussi, les repères se brouillent. Le jeune parti nationaliste BSW (Alliance Sahra Wagenknecht) est tenté d’être faiseur de roi en portant la star régionale de l’AfD, le dynamique trentenaire Ulrich Siegmund, à la tête du gouvernement de Saxe-Anhalt. Plus qu’une sensation régionale, ce serait une rupture dans l’histoire du pays, où la droite extrême n’a plus gouverné depuis 1945.

Un Land gouverné par l’AfD en ferait un laboratoire pour les projets du parti le plus radical des droites européennes. Cœur du système fédéral, les Länder ont plus de compétences que les régions françaises : ils légifèrent librement sur des domaines réservés, mais leur administration est aussi chargée d’exécuter les lois fédérales. Or, le programme de l’AfD pour ce scrutin ne cache pas le projet de politiser la justice, la police et l’administration en y nommant proches et affidés.

Le refus annoncé d’appliquer des programmes fédéraux, en particulier en matière d’énergie et de climat, voire le non-respect de principes fondamentaux dans la pratique des institutions et les relations entre les partis, mettrait à l’épreuve la loi fondamentale du pays entier. Son article 37, qui permet de contraindre un gouvernement de Land récalcitrant, n’a encore jamais été utilisé dans l’histoire de la République fédérale. Cela pourrait aussi avoir une incidence sur la solidarité financière entre les régions d’Allemagne. Les choix de politique économique et sociale annoncés par l’AfD, notamment les actions anti-immigrés, seraient susceptibles de faire fuir la main-d’œuvre étrangère et d’amener des entreprises à revoir leur implantation dans ces Länder.

Enfin, c’est dans le travail législatif à l’échelle fédérale que des victoires régionales de l’AfD constitueraient un test. À la Chambre haute, le Bundesrat, dont l’accord est indispensable à la moitié des lois fédérales, siègent les gouvernements des Länder. Avec certes une poignée de voix sur un total de 69, l’AfD, qui siège déjà au Bundestag, y aurait la capacité de ralentir les réformes du gouvernement Merz et de perturber l’élection des juges de la Cour constitutionnelle fédérale [la Cour suprême]. Les enjeux politiques de ces scrutins sont donc de taille, tant pour la coalition au pouvoir à Berlin, l’unité de la CDU et la pratique des institutions que pour la clarification des intentions de l’AfD sur le plan national.

La deuxième inquiétude à la perspective d’un gouvernement AfD en région est celui de l’éducation, de la recherche et de la culture, pour lesquelles les Länder ont la compétence exclusive. Le parti a annoncé vouloir intervenir dans les programmes scolaires et cesser les mesures d’intégration, mais aussi mettre fin à l’obligation scolaire pour soustraire les enfants à l’influence d’enseignants « gauchistes ». Les méthodes et sujets jugés « anti-allemands » doivent être bannis de l’université, et la mémoire de la Shoah évacuée par le biais de la fin des subventions aux musées et aux mémoriaux.

L’AfD aspire explicitement à réhabiliter une image positive de l’Allemagne et à mettre un terme à la « culture de la repentance » pour défendre un patrimoine national glorieux. Sa détestation de la modernité allemande condamnerait, en particulier, la fondation d’architecture du Bauhaus, à Dessau (Saxe-Anhalt), et la liberté de création dans les théâtres serait menacée. Enfin, les médias publics sont les cibles privilégiées du « redressement culturel » annoncé, avec une intervention directe sur les programmes et les personnels de la radio-télévision régionale.

Un Land étant un Etat à part entière, il a son propre gouvernement, notamment un ministère de l’Intérieur. Si celui-ci était confié à l’AfD, la question de la loyauté à la Constitution se poserait du sommet du ministère jusqu’aux forces de police et de sécurité. L’AfD a annoncé vouloir intervenir sur les services de renseignement du Land, sous le contrôle de ce ministère régional. Le risque est que cesse la surveillance d’activités anticonstitutionnelles de membres de l’extrême droite pour ne se concentrer que sur l’extrême gauche.

Outre le danger à l’échelon régional, cette approche inédite crée un risque pour la sécurité des autres Länder en raison de l’échange d’informations sensibles entre ministères régionaux. La surveillance en matière d’espionnage, venant de Russie, par exemple, en serait affectée. Contre ce cheval de Troie menaçant la sécurité du pays dans son ensemble, le réflexe des autres Länder serait la rétention d’informations délicates, ce qui accroîtrait la vulnérabilité face au terrorisme.

Enfin, ces scrutins, s’ils portaient l’extrême droite au pouvoir en région, conduiraient à l’affaiblissement des positions allemandes en Europe en raison de ralentissements et de blocages internes. Ils écorneraient surtout l’image internationale de l’Allemagne, portée par la fierté d’avoir réussi, en tant que meilleur élève de la classe, à ne pas céder aux sirènes de l’extrême droite. Sa percée spectaculaire, à supposer qu’elle ait lieu, ne sera pas comprise comme une normalisation anodine de l’Allemagne, mais comme un signal alarmant pour le pays où est né le nazisme. L’impact de ces élections régionales est donc bien inversement proportionnel au nombre de votants.

Hélène Miard-Delacroix est professeure d’histoire et de civilisation de l’Allemagne contemporaine à Sorbonne Université. Elle est, entre autres, l’autrice de l’ouvrage Les Emotions de 1989. France et Allemagne face aux bouleversements du monde (Flammarion, 2025).

 

[Source : www.lemonde.fr]

terça-feira, 1 de setembro de 2026

José Ramón Noguero: «La qüestió del català a la Franja és una cortina de fum per a tapar els problemes reals de l’Aragó»

Entrevista a José Ramón Noguero, fundador i coordinador del Moviment Franjolí, sobre la integració a  l'espai Franja en Moviment i el moment polític de la Franja de Ponent 


Escrit per Pere Millan Roca

Fa poc més d’un mes, l’associació Moviment Franjolí per la Llengua es va integrar a Franja en Moviment. Creada el 2012 arran de la derogació de la llei de llengües ordenada pel govern del PP, l’entitat havia impulsat originàriament aquest espai com un lloc obert a tothom compromès amb la llengua i la cultura catalanes a la Franja de Ponent.

Franja en Moviment es va constituir el 2025 com una associació no lucrativa per a impulsar iniciatives com Lo Pregó de la Franja, un mitjà de comunicació nascut amb la voluntat de donar veu pròpia a aquestes comarques catalanoparlants. Una vegada completat el procés de constitució, el Moviment Franjolí va decidir d’integrar-s’hi, segons que va explicar en un comunicat.

Per parlar d’aquesta integració i del moment polític i social que viu la Franja després de les eleccions del febrer, entrevistem José Ramón Noguero, fundador i coordinador del Moviment Franjolí.

Després de catorze anys d’activisme com a Moviment Franjolí, us integreu ara a un nou col·lectiu anomenat Franja en Moviment. Per què?

—Franja en Moviment va néixer en plena pandèmia dins el mateix Moviment Franjolí. Però per a poder llançar Lo Pregó de la Franja, que és ara mateix el nostre projecte principal, necessitàvem una associació. Per tant, l’origen del canvi és jurídic. A banda, l’activisme a la Franja està molt marcat per petits grups i molts personalismes i això, actualment, resta més que no pas suma, perquè transmet la sensació que estem molt disgregats. Ens hem d’enfortir, tant internament com externament. Per això, la nostra voluntat és abraçar els moviments de les quatre comarques i ser la principal entitat que defensa la llengua i la cultura catalanes a la Franja. Som ambiciosos.

El fet d’haver constituït aquesta entitat, que vol ser el paraigua de l’activisme de la zona, implica una mena de replegament ideològic?
—Els nostres objectius sempre són els mateixos. El reconeixement del català a la Franja com a llengua oficial i la defensa d’allò que considerem que és la Franja: un territori que abasta quatre comarques i que té una llengua i una cultura pròpies, que no són les de Saragossa, per exemple. A partir d’aquí, respectant això, qualsevol persona hi pot entrar.

Heu esmentat Lo Pregó de la Franja com el projecte principal de l’entitat. Quina valoració en feu fins ara?
—N’estem molt contents, darrerament hem notat un bon augment en importància. La nostra idea inicial no era limitar-nos només a temes relacionats amb la llengua i la cultura, sinó que també volíem donar veu a tot el territori. Fent-ho fàcil: volíem donar al ciutadà de la Franja l’oportunitat de consumir informació sobre la Franja en la llengua de la Franja. Habitualment, els focus informatius que consumeix la gent de la zona en paper, o bé són de Saragossa o bé de Lleida, i sempre en castellà. Quant al format digital, hi ha VilaWeb, hi ha el diari Segre també en català, però volíem fer un mitjà que expliqués la Franja de la Franja estant.

Entrant en l’actualitat política, ja fa uns quants mesos de la nova investidura de Jorge Azcón com a president de l’Aragó. Tal com passava en la legislatura passada, Vox forma part del govern i en marca la política. Entre els elements més sorprenents del pacte, es destaca la voluntat “d’alliberar l’Aragó de la imposició del català”.

—No ens sorprèn perquè és el discurs que han utilitzat les entitats secessionistes com la Federació d’Associacions Culturals de l’Aragó Oriental (FACAO) i els Amics del Chapurriau, que sempre s’han queixat que aquí s’imposa el català de Barcelona i ara ja han evolucionat i diuen directament que no s’hi parla català. A banda, també ve del mateix anticatalanisme electoral que impera a l’Aragó. Aquesta idea que, si anem contra els catalans, ens anirà millor, que és una bajanada com un piano. La qüestió és tapar els problemes propis de l’Aragó, que n’hi ha un munt, perquè és una comunitat molt poc influent a l’estat espanyol. I l’única manera que tenen part dels seus polítics de justificar això és que els catalans ens furten les nostres coses, el nostre territori, etc. I, a partir d’aquí, s’arriba a conceptes com que a l’Aragó no es parla català perquè som aragonesos… I que aquí hi ha unes modalitats lingüístiques pròpies i que no ens hem de deixar imposar allò que diuen de fora o allò que diu l’Institut d’Estudis Catalans. És una cortina de fum per a tapar els problemes reals de l’Aragó.

Per exemple?

—Fa dos anys, quan corria la brama que el govern d’Azcón no feia res, van sortir ràpidament el PP i Vox a explicar que volien modificar la llei de llengües… I ara, depèn de si Vox pressiona més o menys, sortiran al setembre o al desembre amb aquesta nova proposta d’alliberar-nos del català. Ja veurem què faran, però és millor no donar-los idees.

I no es fa repetitiu?

—Sí, sempre és la mateixa cosa i el principal problema és que cada vegada estem pitjor. La falta d’acció de les institucions perjudica la llengua. No promouen una política lingüística. A més, tampoc no deixen que la gent faci accions. Ni fan, ni deixen fer. A la Franja patim els mateixos problemes que a la resta de zones catalanoparlants, però, a més, patim la falta de suport de les institucions. Però és molt estúpid dir que s’hi imposa el català, perquè simplement parlem la nostra llengua.

El govern espanyol, per mitjà del ministre Félix Bolaños, va dir que duria qualsevol atac contra el català als tribunals. Hi confieu?

—Em fa gràcia que digui això Bolaños o qualsevol ministre perquè m’agradaria saber si fins ara els semblava bé la situació del català a la Franja. O, com que ara tenen Junts i ERC de socis a Madrid, sí que de sobte existim. A sobre, va dir que era un atac contra Catalunya i, principalment, es tracta d’un atac contra la població de la Franja. Entenc què vol dir, però els principals perjudicats som els habitants de la zona.

Malgrat aquests atacs, Vox ha estat una de les forces polítiques que més ha crescut a la Franja aquestes darreres eleccions. Com us ho expliqueu?

—És complicat. Crec que l’auge de Vox a la Franja parteix d’una moda generalitzada per les opcions extremes, que cada vegada reben més suport. També cal tenir en compte que hi va haver una abstenció molt gran entre l’esquerra. El suport a Vox es va produir, sobretot, als nuclis poblacionals més importants com Tamarit i, sobretot, Fraga. En uns altres municipis, vam veure translació de vot del Partit Aragonès a Vox, que no és un salt gaire agosarat ideològicament. També hi ha un sentiment espanyolista que es va exacerbar molt durant els anys del procés independentista i que encara dura. Però ho veig un reflex d’allò que ha passat a la resta de l’Aragó i a la resta de l’estat espanyol i d’Europa.

Un altre partit que ha crescut força a la Franja ha estat la Chunta Aragonesista (CHA), que va basar bona part de la campanya en la qüestió lingüística.

—Per nosaltres, la CHA mira més cap a Saragossa que no pas cap a la Franja. Tenen un discurs lingüístic potent molt centrat en l’aragonès i hi han d’incloure també el català perquè no hi tenen més remei. I acaba fent més nosa que no pas servei. Si no fos pel català, l’aragonès ja seria oficial a l’Aragó. La CHA no és un aliat del català. Van ser al govern de l’Aragó vuit anys i gairebé no van fer res. Van fer l’Acadèmia Aragonesa de la Llengua, van potenciar una mica les llengües, sobretot l’aragonès, i tampoc no va canviar gaire la situació a la Franja.

Aquests darrers anys s’ha reactivat la defensa i reivindicació de l’aragonès. És una bona notícia per al català?

—El fet que hagi renascut la reivindicació de l’aragonès es deu a Jorge Pueyo, cal dir-ho. De la mateixa manera que considero que en unes altres coses s’ha equivocat, cal dir que ha estat el principal motor per a recuperar l’aragonès. Sobre si és una bona notícia, hauria de ser-ho… però començo a detectar algunes esquerdes a partir de discursos també secessionistes que vénen d’acadèmics de Saragossa.

Fa uns quants mesos, vau participar en el Correllengua Agermanat. Com valoreu una reivindicació d’aquestes característiques, impulsada per gent tan jove?

—Va ser un encert. Vam ser a Lleida i va anar molt bé. És una molt bona iniciativa i cal potenciar accions així, en les quals la gent es mou i treballa per la llengua. Si no ho fem nosaltres i no s’hi implica la gent més jove, es morirà.

Parlant de joves, costa trobar relleu generacional en l’activisme lingüístic i cultural de la Franja?

—Som una població d’uns 50.000 habitants. Aquest és el punt de partida. Després, a l’etapa universitària, tots els joves se’n van cap a Saragossa, cap a Lleida o directament cap a Barcelona. Sí que és cert que hi ha força associacionisme als pobles, però se centra principalment a organitzar la festa major i poc més. A més, moltes activitats que organitzaven i que sempre s’havien fet en català, ara s’han passat a fer en castellà. Per tant, és complicat.

 

[Font: www.vilaweb.cat]

sábado, 29 de agosto de 2026

«Fabbrico fake news», ammette un funzionario della comunicazione israeliano

Il funzionario israeliano Eli Hazan

 Redazione di Middle East Monitor

Fabbrico fake news” ammette Eli Hazan, funzionario senior della comunicazione israeliano, in un video in cui dichiara che la verità e i fatti non contano più. La stupefacente confessione di Hazan è stata catturata in un filmato diventato virale sui social media. 

Il video ha attratto oltre un milione di visualizzazioni su X, con migliaia di condivisioni e commenti. Nel filmato Hazan afferma: “La verità non conta più. I fatti non contano più”. Continua ammettendo: “Come reazione io rispondo fabbricando fake news”, per finire sostenendo che Israele deve adottare una strategia di comunicazione modellata su quella del presidente statunitense Donald Trump.   

Il modello Trump citato da Hazan va di pari passo con l’uso ripetuto di affermazioni false o fuorvianti, scartando ogni reportage sfavorevole come “fake news”. Trump ha contribuito a rendere popolare la frase come attacco politico contro le critiche. Il termine, che all’inizio è stato usato principalmente per descrivere storie inventate, è diventato un aspetto centrale degli attacchi di Trump contro i media durante la sua scalata al potere.  

Il disprezzo di Tramp per l’accuratezza dei fatti è stato ampiamente documentato da verificatori dei fatti indipendenti. Il Washington Post ha documentato, durante il suo primo mandato presidenziale, 30.573 affermazioni false o fuorvianti, una media di circa 21 al giorno. PolitiFact, dopo aver esaminato 1000 dichiarazioni di Trump dal febbraio 2024 ha scoperto che circa il 76% di quelle selezionate per la verifica dei fatti erano valutate “Quasi del tutto Falso”, “Falso” o “Bugia”, con una valutazione media di “Falso”.  

Imitando Trump, anche Hazan descrive i social media come un campo di battaglia in cui Israele deve combattere una “guerra” online contro i suoi oppositori, e afferma che in questa guerra di informazione l’accuratezza fattuale è secondaria.  

Hazan è da tempo un personaggio della comunicazione del Likud: è stato direttore degli Affari Esteri del partito, portavoce di Benjamin Netanyahu e ambasciatore di Israele a Singapore. I media israeliani hanno rivelato che quest’anno Netanyahu avrebbe cercato di nominarlo direttore dell’Ufficio Stampa del Governo (GPO), l’organo responsabile delle relazioni fra governo israeliano e giornalisti locali e stranieri.   

Il GPO descrive come parte del suo ruolo il mantenimento delle relazioni con i giornalisti stranieri e lo svolgimento di attività diplomatiche pubbliche intese a migliorare l’immagine di Israele sui media internazionali.   

Le affermazioni di Hazan sono diventate virali mentre Israele riversa somme senza precedenti nella hasbara, la diplomazia pubblica e l’apparato di propaganda dello Stato, per tentare di ribaltare il crollo del sostegno internazionale dopo il genocidio a Gaza.   

Il budget della diplomazia pubblica di Israele è balzato a circa 730 milioni di dollari, oltre quattro volte i 150 milioni di dollari allocati l’anno prima. La cifra destinata quell’anno era già 20 volte la spesa israeliana per tali operazioni prima del 2023. Le somme vengono indirizzate verso campagne digitali, influencer, delegazioni straniere, organizzazioni di sostegno e altre iniziative intese a rimodellare l’opinione internazionale.   

Israele ha anche pagato a influencer sui social media fino a 7000 dollari per post per pubblicare materiale filoisraeliano. Altri contratti prevedevano migliaia di storie per i social e decine di milioni di visualizzazioni mensili, mentre altre campagne hanno cercato di influenzare i risultati delle ricerche e dell’ambiente delle informazioni usati dalle piattaforme di intelligenza artificiale.   


(traduzione dall’inglese di Mirella Alessio) 


[Foto: Screengrab/@HatsOffff - riprodotto su www.zeitun.info]


Lo nombre d’enfants palestinians encarcerats per Israèl s’es multiplicat per uèit

L’Humanité publica una entrevista de Titi Carmel, president de l’ONG israeliana contra la detencion dels mainatges. Aqueste i denóncia de maltractaments, de violéncias e de secutament sexual 


Escrich per Ferriòl Macip

Lo nombre d’enfants palestinians encarcerats per Israèl contunha d’aumentar e las condicions de detencion i son extrèmament duras, amb de testimoniatges de violéncias e de secutament sexual, çò explica dins una entrevista publicada per L’Humanité lo 20 d’agost de 2026, Titi Carmel, president de l’ONG israeliana Parents Against Child Detention (Parents contra la detencion dels mainatges).

Segon las chifras del Servici Penitenciari israelian que las a analisadas l’ONG, lo nombre d’enfants palestinians en detencion administrativa en Israèl passèt de 103 a 191 entre genièr de 2025 e març de 2026. La durada de la detencion s’alonga tanben fòrça: lo nombre de menors detenguts jos aquel regim dempuèi mai d’un an es estat multiplicat per uèit. «Mai de mainatges intran dins lo sistèma carceral i demòran mai longtemps», çò explica Carmel, per qui l’aument de las arrestacions en Cisjordania dempuèi octòbre de 2023 es esglasiant; çò que lo chepica mai particularament es l’espandiment del recors a la detencion administrativa, sens inculpacion ni procès, sovent fondada sus de pròvas secretas, e renovelabla indefinidament.

Los testimoniatges collectats en los enfants son plan inquietants: subrepopulacion carcerala, alimentacion insufisenta e de còps avariada o impròpria al consum, igièna e suènhs medicals deplorables. Carmel senhala tanben de rapòrts recurrents de còps infligits e de maltractaments pendent l’arrestacion, lo transferiment e l’interrogatòri, e de cases de violéncias e de secutament sexual perpetrats pel personal penitenciari.

Per Carmel, aquelas practicas viòlan la Convencion suls Dreches de l’Enfant, ratificada per Israèl, que fa de la detencion d’un mainatge una mesura de darrièr recors. «Es plan malaisit de conciliar un bon nombre de practicas amb aquelas obligacions», çò constatèt, en se demandant cossí de centenats d’enfants palestinians se tròban a tot moment dins las presons israelianas se l’encarceracion es censada èsser excepcionala.

Fàcia a çò que Carmel li ditz «una manca extraordinària de transparéncia», l’ONG analisa las donadas oficialas, de testimoniatges e, amb lo Comitat Public contra la Tortura en Israèl, a presentat de demandas d’accès a l’informacion a l’armada, a la polícia e als tribunals militars. Mena tanben de gents a assistir a las audiéncias d’aqueles tribunals, que la majoritat dels israelians an pas jamai vist, e trabalha amb d’organizacions de dreches umans, d’avocats e de professionals de la santat mentala, per remetre en question, dins la societat israeliana ela meteissa, l’idèa qu’encarcerar de mainatges palestinians a tala escala seriá normala o acceptabla.

 

[Imatge: Zain JAAFAR / AFP - sorsa: www.jornalet.com]

sexta-feira, 28 de agosto de 2026

Quand la polarisation internationale s’invite dans la présidentielle brésilienne

 

Le 25 juillet 2026, à São Paulo, Flávio Bolsonaro reçoit l’appui du président argentin Javier Milei durant un meeting. 

Écrit par Jorge Jacob

Professor of Behavioral Sciences, IÉSEG School of Management

 

L’ESSENTIEL

·         La présidentielle brésilienne, en octobre prochain, se jouera sans aucun doute entre le sortant Lula (centre gauche), en lice pour un dernier mandat, et Flávio Bolsonaro, fils de Jair et, comme ce dernier, représentant de la droite dure.

·         Ce duel est suivi avec la plus grande attention dans de nombreux pays du monde, à commencer par les États-Unis.

·         Dans un scrutin qui s’annonce très serré, les soutiens étrangers (ou l’exaspération qu’ils peuvent susciter au sein de l’électorat brésilien) pourraient contribuer à faire pencher la balance en faveur de l’un ou l’autre candidat.


La campagne électorale brésilienne a officiellement commencé le 16 août. Le premier tour aura lieu le 4 octobre et le second, si nécessaire, le 25. 

Derrière le duel entre les deux principaux candidats – le président sortant Lula et Flávio Bolsonaro, fils de son prédécesseur Jair Bolsonaro (condamné il y a quelques mois à vingt-sept ans de prison pour son rôle dans la tentative de coup d’État de décembre 2023 et autorisé depuis mars dernier à purger sa peine à son domicile pour raisons de santé) –  se joue une bataille de réseaux politiques, médiatiques et diplomatiques internationaux. 

Le camp Bolsonaro bénéficie de soutiens visibles au sein de la droite et de l’extrême droite internationales, tandis que Lula dispose de relais importants au sein des forces progressistes et de plusieurs gouvernements étrangers.

Alexandre de Moraes, cible du camp Bolsonaro… et de Washington

Cette internationalisation a commencé à prendre forme en 2025, lorsque le frère cadet de Flavio, Eduardo Bolsonaro, alors député fédéral de l’État de São Paulo depuis 2015 (il a depuis perdu son mandat en décembre 2025, à la suite d’une décision de la Chambre des députés), s’est installé aux États-Unis.

Selon The Guardian, Eduardo Bolsonaro aurait essayé de convaincre les responsables de l’administration Trump d’imposer des sanctions à Alexandre de Moraes, le juge de la Cour suprême chargé de l’enquête visant son père. Depuis mai 2025, Eduardo était aussi lui-même visé par la justice brésilienne, et a d’ailleurs été condamné en juin 2026 – en son absence puisqu’il se trouve toujours sur le territoire états-unien – à quatre ans de prison : il lui est reproché d’avoir cherché à obtenir de la part de Donald Trump qu’il prenne des sanctionséconomiques contre le Brésil afin de faire pression sur la justice brésilienne et de favoriser son père dans le cadre de son procès.

Or, Moraes se trouvait déjà dans le collimateur de l’entourage de Donald Trump pour avoir ordonné, en 2024, la suspension de Twitter/X au Brésil à la suitedu refus de la plateforme de se conformer à des décisions judiciaires lui ordonnant notamment de bloquer certains comptes accusés de diffuser de fausses informations des discours haineux, et refusé de nommer un nouveau représentant légal. Elon Musk avait alors dénoncé une entrave à la « liberté d’expression ».

En février 2025, l’entreprise de médias de Donald Trump (Trump Media & Technology Group) et la plateforme vidéo Rumble ont déclenché des poursuites contre Moraes aux États-Unis, contestant ses décisions de blocage de comptes et de contenus. Le dossier brésilien se retrouvait ainsi directement lié à l’écosystème politique et technologique de Trump, rapprochant deux intérêts jusque-là distincts : la volonté des Bolsonaro de faire pression sur la justice brésilienne et celle des plateformes de contester les règles imposées à leurs contenus.

En juillet 2025, l’administration Trump a sanctionné Alexandre de Moraes au titre du Global Magnitsky Act, l’accusant notamment de violations des droits humains et de répression de la liberté d’expression.

 « Trump annonce des taxes de 50 % pour le Brésil – en soutien à l’ex-président Bolsonaro », France 24, 11 juillet 2025.

Ces sanctions ont été levées en décembre après un rapprochement entre Donald Trump et Lula. Toutefois, l’administration Trump étudierait actuellement l’opportunité de promulguer de nouvelles sanctions contre le juge.

Chacun compte ses soutiens

Entre-temps, le 26 mai, Flávio et Eduardo Bolsonaro ont rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche.

Depuis juillet 2026, Washington a progressivement renforcé la pression sur le gouvernement de Lula par des mesures commerciales et diplomatiques afin, selon le Washington Post, de le contraindre à mettre fin aux poursuites contre Jair Bolsonaro. Ces tensions commerciales se sont poursuivies en août, lorsque le Brésil a à son tour ouvert une procédure de réciprocité contre la hausse des droits de douane décidée par Washington.

 

Capture d’écran d’un post de Donald Trump sur son réseau Truth Social : « Ravi d’avoir accueilli Flávio Bolsonaro au bureau Ovale de la Maison-Blanche – un jeune homme intelligent qui aime beaucoup son pays, le Brésil ! », 2 juin 2026. Truth Social

Lula et Flávio Bolsonaro se sont mutuellement accusés d’être responsables des tensions avec Washington, mais selon une enquête de l’institut de sondages Datafolha, la majorité des Brésiliens estiment que les droits de douane imposés par Donald Trump visent à aider Flávio Bolsonaro dans sa campagne présidentielle. 

Les deux camps brésiliens disposent désormais de relais internationaux. Mais ce relais international se déroule sous des formes distinctes. Le camp Bolsonaro s’appuie sur des soutiens individuels de dirigeants étrangers : Javier Milei était présent en personne au lancement de la campagne et Benyamin Nétanyahou est intervenu par vidéo, tandis que Lula s’inscrit dans un réseau plus institutionnel de gouvernements et de mouvements progressistes. 

En avril, il a participé, à Barcelone, à la Global Progressive Mobilisation, aux côtés notamment du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, de la président mexicaine Claudia Sheinbaum et du président sud-africain Cyril Ramaphosa, lors d’un rassemblement consacré à la lutte contre la montée de l’extrême droite.

             « Espagne : Pedro Sánchez convoque la gauche mondiale pour une réunion progressiste à Barcelone », France 24, 19 avril 2026. 

La polarisation internationale s’impose aux campagnes nationales

C’est dans ce climat que s’amorce la campagne électorale. La légère avance de Lula sur Flávio Bolsonaro dans les sondages s’est réduite, et les deux hommes sont désormais au coude-à-coude. Il est possible que, ces prochaines semaines, les déclarations et actions de l’administration Trump joueront un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.

Le cas brésilien pourrait ainsi devenir un laboratoire d’une nouvelle géographie de la polarisation politique, dans laquelle les conflits électoraux nationaux sont de plus en plus connectés à des réseaux transnationaux. Pour la France et pour l’Europe, la question est peut-être moins de savoir si cette dynamique existe déjà que de comprendre jusqu’où elle pourrait s’étendre à nos propres démocraties.

 

[Photo : Nelson Almeida/AFP - source : www.theconversation.com]


quinta-feira, 13 de agosto de 2026

Lingua, feminismo e ecoloxía nun adhesivo: a Transición galega a través das pegatinas

 


Escrito por David M. Sobrino Platas 

A historia da Transición galega tamén pode percorrerse cunha lupa pegada ao papel adhesivo. Esa é a aposta de Pegatas ao peito. Memoria democrática da Transición en Galicia, o volume editado polo Consello da Cultura Galega (CCG) que reconstrúe catro décadas de vida política e social a través das pegatinas que encheron rúas, carpetas e mobles dende finais dos anos setenta. A obra nace do fondo particular de Miguel Gutiérrez, coleccionista coruñés, e da interpretación histórica de Emilio Grandío, que converten un material pensado para ser efémero nun arquivo e nun relato de memoria democrática.

Cando Gutiérrez comezou a gardar aqueles adhesivos, non pensaba en arquivos nin en investigación. Sitúase no ano 1977, en plena eclosión da propaganda política: “Estamos a falar de que eu era un rapaz moi novo, o que pasa é que chama a atención todo este bruar de publicidade política, de propaganda…”. Non se limita aos adhesivos: incorpora tamén carteis e pasquíns, todo o que lle cae nas mans relacionado co novo escenario electoral.

A motivación é basicamente coleccionista. El mesmo admite que “o que menos pensas daquela é que poida ter, co paso do tempo, un valor histórico”. Pero, a diferenza de moita xente que tamén xuntou materiais, nunca se desfai deles. Gárdaos, revísaos e ordénaos. A perspectiva chega anos despois: “Conforme pasa o tempo, pasan quizais vinte anos, a partir de aí daste de conta de que o que conservas pode ter certo valor como documento histórico”. 



Na lembranza do coleccionista pesa a intensidade daqueles anos. Define a época como un tempo no que “un mes parecía un ano” pola cantidade de acontecementos e de información que saía á luz. As campañas electorais multiplican a presenza de papel nas rúas: pegatinas, panfletos, cartaces pegados por todas partes. Os grandes partidos chegan a pagar rapaces para colocalos e repartilos nos buzóns. Todo é papel, porque aínda non hai outros medios.

Do caixón doméstico ao arquivo do CCG

Décadas despois, esa acumulación doméstica convértese nun proxecto institucional. Segundo explica Emilio Grandío, todo arrinca “coa colección particular de Miguel Gutiérrez”. Durante dous ou tres anos, un convenio co Consello da Cultura Galega permite dixitalizar, catalogar e poñer en valor o fondo galego que o coleccionista gardara. O obxectivo é dar acceso público a ese material, que agora está aberto en rede.

No proceso comproban que a parte máis voluminosa do fondo son precisamente as pegatinas. Grandío sinala que Gutiérrez “ten varios miles”. A partir de aí, o equipo do CCG e os autores deseñan un volume que non pretende ser un catálogo exhaustivo, senón unha lectura temática da Transición galega a través destes adhesivos.

Ao mesmo tempo, a propia experiencia do coleccionista revela o que se perdeu. Gutiérrez recalca que “somos moi poucos os que conservamos estes materiais”, e lembra como mudanzas, herdanzas e medos fixeron desaparecer moita documentación. O golpe de Estado de 1981 tivo un impacto directo: “O 23F fixo moito dano, porque moitísima xente tirou todo o que tiña. Se ti tiñas unha propaganda que se puidera tachar de comunista, tirábase ao lixo directamente”.

A este baleiro súmase a ausencia de arquivos internos en boa parte dos partidos galegos. O coleccionista pon unha excepción, “salvo UPG”, e lamenta que formacións como o PP (herdeiro de Alianza Popular) ou o PSOE non conten cun fondo propio sistemático dos seus materiais de propaganda en Galicia. 

                                            Pegatina portuguesa de recente incorporación á colección de Gutiérrez

Pegatina de Pontedeume de recente incorporación á colección de Gutiérrez

Pegatina de Mugardos de recente incorporación á colección de Gutiérrez

Un soporte barato, directo e accesible

O libro propón mirar a Transición dende un soporte considerado secundario. Grandío insiste en que se trata de “materiais moi baratos, non destinados a perdurar”, teóricamente desbotables. Precisamente por iso resulta chamativo que sigan presentes: “O curioso é que o que era efémero porque era barato, porque era moi doado de transmitir, foi utilizado por moita xente”, sobre todo por grupos e organizacións que non tiñan outros recursos.

Para o historiador, a pegatina é un medio de comunicación moi eficaz, cunha característica chave: obriga a condensar. A mensaxe, di, “ten que ser moi directa”, non hai espazo para longas explicacións, e iso dálle “un efecto moi estático” que entra con facilidade.

A facilidade técnica de produción permite que calquera grupo, por pequeno que fose, poida lanzar mensaxes ao espazo público. Eran o recurso natural de asociacións, colectivos ou sindicatos sen estrutura profesional.

Ademais da produción máis coidada, o fondo recolle moitas pezas “artesanais”, feitas a man ou en tiradas curtas, por seren baratas e accesibles. Esa espontaneidade dá hoxe moita información: deseños, lemas, símbolos e linguaxes que falan, non só das ideas, senón da cultura gráfica do momento.

Once capítulos para unha crónica visual da Transición galega

A partir desta materia prima, Pegatas ao peito organiza a Transición galega en once capítulos temáticos, dende a loita pola amnistía e a legalización dos partidos até os primeiros anos da autonomía. A estrutura vai da apertura política ao novo mapa institucional, pero tamén ás dimensións sociais e culturais do cambio.

Os primeiros bloques abordan o remate do franquismo e a chegada das eleccións. A pegatina aparece ligada ás mobilizacións pola amnistía, ás campañas pola legalización de siglas e ás primeiras citas coas urnas. No capítulo dedicado ás eleccións xerais e autonómicas, o adhesivo acompaña ese proceso de alfabetización política dunha sociedade que vota por primeira vez en democracia.

No ámbito local, a obra repara nas pegatas ligadas ao municipalismo democrático. Grandío chama a atención sobre unha propaganda moi sinxela, centrada en facer visible a existencia dunha candidatura: “En política local hai candidatos que ao mellor non contan nada do candidato, porque xa se sabe quen é; o que se difunde é chamar a atención de que este señor se presenta”. Son mensaxes moi concretas, co fin práctico de lembrar que hai unha papeleta nova ou un veciño que se incorpora á institución.

Outro bloque relevante é o que ten que ver coa construción da identidade colectiva. O volume recolle adhesivos sobre o Estatuto de autonomía, sobre aldraxes simbólicas e sobre a afirmación de Galicia como suxeito político. Un dos capítulos céntrase na tríade “terra, pobo, fala”, e aborda campañas pola normalización lingüística e pola galeguización do ensino e da vida pública.

Tamén ocupan un espazo destacado os movementos sociais: o mundo do traballo e o sindicalismo, as asociacións veciñais, as festas e o lecer organizado. Neste campo, as pegatinas non son só propaganda ideolóxica: funcionan como fórmula de financiamento de actividades. Grandío lembra a súa propia experiencia de estudante, cando as pegatas se vendían para sufragar viaxes ou festas, “igual que se vendía lotaría”.

Os últimos capítulos viran cara aos novos actores da época: ecoloxismo, movemento feminista, estudantado, campañas contra a mili, debates arredor da OTAN ou do 23F, e a aparición de discursos pacifistas. A través dos adhesivos reconstrúense campañas contra a enerxía nuclear, mobilizacións pola igualdade, chamadas á obxección de conciencia ou rexeitamentos da violencia.

Lingua galega, ecoloxismo e feminismo: trazos propios do país

Grandío destaca varios elementos que se poden ver nas pegatinas galegas. En primeiro lugar, o eixo ecoloxista: “Hai unha escolma moi interesante na perspectiva do ecoloxismo e unha mobilización social en torno á defensa do medio natural moi notable”, non limitada a un único conflito senón a un conxunto amplo de causas.

En segundo lugar, a lingua galega. As pegatas seleccionadas no libro amosan unha presenza maioritaria do galego, e o historiador relaciona isto coa procedencia ideolóxica do material: “Son maioritariamente do ámbito da esquerda, do ámbito progresista”. Nese terreo, a lingua convértese nun elemento central, “absolutamente fundamental para reafirmar e para defender a identidade do pobo”. 

No tocante ao feminismo, Grandío subliña a forza das pegatinas sobre igualdade, dereitos reprodutivos ou matrimonio, especialmente entre finais dos setenta e comezos dos oitenta. Describe un movemento que xorde “dunha maneira moi espontánea, moi pouco arranxada”, a través de asociacións e agrupacións puntuais. A partir de 1978–1980, observa unha “paralización” relativa, cando boa parte desa militancia pasa a integrarse en organizacións políticas que buscan incorporar mulleres e contidos feministas ás súas estruturas. 


Esta lectura encaixa coa idea de que a Transición foi, ao tempo, un período de mobilización intensa e de progresiva institucionalización. Grandío defíneo como un momento no que os partidos canalizan a enerxía social para construír o novo réxime democrático: “Non digo que non fora necesario facelo así, digo que é o que pasa”.

Un dos valores que o historiador lle atribúe ao material é a posibilidade de recuperar actores colectivos invisibilizados nos relatos máis estendidos. As pegatinas deixan rastro de grupos veciñais, asociacións feministas, colectivos estudantís ou plataformas puntuais que non chegaron a consolidar unha carreira institucional nin a ocupar espazo na gran política.

Grandío insiste en que moitas das persoas que aparecen detrás destes adhesivos “dedicaron parte dos seus esforzos a construír esta democracia”. Moitas non seguiron nas estruturas oficiais, nin quixeron facelo, porque a súa preferencia era a mobilización social. Para el, o material permite poñer en primeiro plano “grupos, agrupacións moi espontáneas, moi traballadoras, que estaban presentes na rúa” e que, doutro xeito, apenas aparecerían na historia.

Dende esta perspectiva, a lectura da Transición que propón o libro está afastada tanto das visións haxiográficas como das lecturas totalmente negativas. Grandío afirma que non comparte a imaxe dunha Transición construída por “homes extraordinarios” nin tampouco a visión dun fracaso absoluto. Prefire unha interpretación que combina planos políticos e sociais, na que a fortaleza da ditadura nos anos setenta convive cunha mobilización cidadá extensa.

A idea que lle gustaría que transmitisen as pegatinas no seu conxunto é clara: “Que foi obra de moita xente, non dos poucos. Que foi un esforzo colectivo, e que todas aquelas persoas pensaron en clave colectiva”. Na súa opinión, detrás deses lemas e debuxos hai unha convicción compartida de que “o futuro lles correspondía, pero lles correspondía traballando en colectivo para conseguir a democracia”.

Pegatas, identidade e presente: do poste ao portátil

A pegatina non desapareceu co tempo. Aínda que se utilice menos nalgúns ámbitos —por exemplo, en festas populares nas que antes servían tamén para conseguir cartos—, segue moi presente en contornas xuvenís. Para Grandío, hoxe vense “pegatinas todos os días” noutros soportes: nos ordenadores, nas libretas ou nos teléfonos. Se antes non había pantallas, as pegatas ocupaban cadernos e mobles; agora comparten espazo cos dispositivos dixitais.

O historiador subliña que non son só un medio de comunicación, senón tamén un instrumento de afirmación identitaria. Un adhesivo nun portátil ou nunha carpeta dá información sobre “de onde es, de que equipo de fútbol es, de que organización política ou sindicato”, e funciona como “reafirmación e visualización da túa propia identidade”.

Nesta continuidade ve algunha semellanza coas redes sociais: mensaxes curtas, moi visuais, que circulan con rapidez e que marcan pertenzas. A diferenza é que o adhesivo deixa unha pegada material que, medio século despois, pode dixitalizarse, catalogarse e reinterpretarse.

 

[Fonte: www.historiadegalicia.gal]