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segunda-feira, 5 de outubro de 2026

Un site archéologique marocain qui réécrit l’histoire du Maghreb… Ce que nous apprend la découverte d’un ancien rempart

Le rempart découvert à Oued Beht, un site marocain qui contribue peu à peu à réécrire l’histoire du Maghreb. Giulio Lucarini/OBAP Archive, 

Écrit par Giulio Lucarini, Cyprian Broodbank et Toby C. Wilkinson

À Oued Beht, dans les collines du nord-ouest du Maroc, au-dessus du fleuve qui a donné son nom au site, des fouilles ont récemment révélé un pan jusqu’ici méconnu de l’histoire de la région. La découverte d’un vasteédifice montre qu’au IIᵉ millénaire avant notre ère, les communautés d’Afrique du Nord-Ouest transformaient déjà leur environnement et entretenaient des échanges au sein de vastes réseaux méditerranéens. 

Les recherches précédemment menées par le projet archéologique d’Oued Beht avaient déjà mis au jour ce qui constitue probablement le plus ancien et le plus vaste complexe agricole jamais découvert en Afrique en dehors de la vallée du Nil. Il daterait d’environ 5 400 à 4 900 ans.

                                                                                  Oued Beht, dans l’actuel Maroc, séparé 

                                                                                  de l’Espagne, au nord, par l’océan. 

                                                                                      Toby Wilkinson/OBAP Archive

De nouvelles fouilles, auxquelles nous avons participé, ont été menées en 2023 et nous ont permis de mieux comprendre le site. Notrenouvelle étude met en lumière la plus ancienne construction de grande ampleur probablement défensive connue à ce jour en Afrique du Nord, hors de la vallée du Nil. Elle daterait d’environ 4 000 à 3 500 ans.

On ignore précisément contre quelles menaces ces structures semblables à des remparts avaient été érigées. Elles témoignent probablement d’une concurrence croissante pour le contrôle des terres, des ressources et peut-être des voies de circulation plutôt que de la crainte d’« envahisseurs ». De telles constructions laissent penser que les communautés ressentaient le besoin de se protéger ou d’affirmer leur pouvoir sur des lieux stratégiques.

Travaux de prospection autour du rempart découvert à Oued Beht. Giulio Lucarini/OBAP Archive

Cette découverte atteste l’existence d’une architecture défensive organisée au Maghreb bien plus tôt qu’on ne le pensait. Elle révèle aussi que les sociétés de la région étaient alors plus complexes et mieux structurées qu’on ne l’imaginait.

Notre étude montre également que, entre le XIᵉ et le XIIIᵉ siècle, le promontoire d’Oued Beht a retrouvé une place centrale. L’ancienne structure défensive a été reconstruite, un hameau ou une ferme s’est établi sur une colline voisine et un cimetière a été aménagé entre les deux.

Ensemble, ces découvertes offrent un rare aperçu archéologique des communautés rurales aussi bien à la préhistoire qu’au Moyen Âge. Elles nous aident à comprendre comment ces sociétés se sont développées et ont perduré dans une région trop souvent oubliée des livres d’histoire.

Un foyer majeur de la préhistoire au Maghreb

Pendant longtemps, la fin de la préhistoire au Maghreb – la région d’Afrique du Nord qui comprend le Maroc, l’Algérie et la Tunisie – est restée mal connue. Comparées à celles de régions voisines, comme la péninsule Ibérique ou la région d’Athènes, les données archéologiques étaient souvent fragmentaires. Mais ces dernières années, la situation a radicalement changé.

                                                                           Des restes humains mis au jour à Oued Beht. Marlena Cygan/OBAP Archive

Les fouilles menées à Oued Beht ont révélé une importante concentration d’activités humaines sur une superficie d’au moins dix hectares. La première grande phase d’occupation remonte au milieu du IVᵉ et au début du IIIᵉ millénaire avant notre ère, soit à la fin du Néolithique.

L’étude des restes de végétaux et d’animaux datant de cette époque indique qu’une communauté d’agriculteurs y cultivait notamment de l’orge et du blé. Ses habitants exploitaient également des plantes sauvages et élevaient du bétail.

Le site était également un important centre de production artisanale. Des milliers de haches en pierre polie et d’autres outils y ont été découverts ainsi que des poteries finement façonnées, parfois ornées de motifs peints.

On ignore encore si Oued Beht était alors un village occupé en permanence, un lieu de rassemblement saisonnier ou un type de site moins familier. Mais il occupait manifestement une place majeure dans le paysage du nord-ouest du Maroc.

                                                     Une hache en pierre polie découverte à Oued Beht. Hamza Benattia/OBAP Archive

Le rempart défensif

La présence de levées de terre et de murs potentiellement anciens avait été signalée dès les années 1930. L’archéologue français Armand Ruhlmann avait alors décrit un ensemble de trois murs, le quatrième côté étant protégé par l’escarpement naturel du promontoire. Il y voyait un dispositif défensif de type « éperon barré ». Jusqu’à présent, toutefois, la nature exacte et la datation de ces vestiges restaient incertaines.

                           L’éperon barré, près du village d’Aït Siberne (région de Rabat-Salé-Kénitra). Arnau Garcia-Molsosa/Toby Wilkinson/OBAP Archive

De nouvelles fouilles ont confirmé l’existence d’un fossé, d’un rempart et d’un mur construits en plusieurs étapes dans une partie étroite de la crête d’Oued Beht, entre le fleuve et un ravin. Ce dispositif isolait et protégeait l’extrémité sud du promontoire. La datation au carbone 14 des dépôts associés à ces structures nous a permis d’en établir la chronologie.

                                                       Vue en coupe du mur, du rempart et du fossé. Alessia Brucato/Lucy Farr/Moad Radi/OBAP Archive

Ces datations situent la construction initiale de cet ouvrage à une époque correspondant à l’âge du bronze dans le reste de la Méditerranée occidentale. Il s’agit donc du plus ancien ouvrage défensif attesté en Afrique du Nord en dehors de l’Égypte.

À quoi servait cet ouvrage ?

Cette structure soulève d’importantes questions sur la société qui l’a édifiée. La construction d’un système associant rempart et fossé nécessitait de la planification, de la coordination et la mobilisation d’une importante main-d’œuvre. Elle témoigne donc de l’existence d’une communauté capable de mener des projets de construction complexe.

                                                             Photo du site prise par drone. Arnau Garcia-Molsosa/Toby Wilkinson/OBAP Archive

Au cours de la première phase d’occupation, au Néolithique, les activités se concentraient dans la partie nord du site d’Oued Beht, plus vaste et plus ouverte. À l’époque étudiée dans notre nouvelle étude, elles s’étaient déplacées vers la crête méridionale, plus étroite et plus facile à défendre. Cette évolution pourrait traduire un changement dans les stratégies d’occupation du territoire.

Des liens avec le monde méditerranéen

Le IIᵉ millénaire avant notre ère est une période de profonds bouleversements dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Dans le sud de la péninsule Ibérique, les sociétés argariques – entre 2200 et 1550 avant notre ère – développaient des habitats complexes, souvent établis au sommet de collines. Elles se caractérisaient par une architecture planifiée, une métallurgie avancée, notamment dans la production du bronze, et de fortes hiérarchies sociales, perceptibles dans les pratiques funéraires. Ces communautés aménageaient fréquemment des sites fortifiés et des habitats stratégiquement situés, qui leur permettaient de contrôler les territoires environnants.

De plus en plus d’indices montrent que les communautés d’Afrique du Nord-Ouest étaient intégrées à de vastes réseaux méditerranéens, notamment avec les territoires correspondant aujourd’hui à l’Espagne et au Portugal. Les découvertes d’Oued Beht confirment que le Maghreb n’était pas isolé, mais participait pleinement aux transformations qui façonnaient alors la Méditerranée occidentale.

Le système défensif du site pourrait ainsi témoigner de profondes évolutions dans l’organisation sociale et les relations entre les communautés de la région : une concurrence croissante pour l’accès aux ressources, le contrôle des voies de circulation et l’émergence de formes de pouvoir plus structurées.

« Réécrire » l’histoire

Les découvertes d’Oued Beht montrent combien l’histoire ancienne de l’Afrique du Nord reste encore à explorer. Le rempart témoigne de la capacité des communautés de la région à coordonner de vastes chantiers. Il révèle aussi des transformations sociales que l’on commence tout juste à entrevoir.

Les vestiges médiévaux montrent que le promontoire a de nouveau été occupé plusieurs siècles après l’abandon de l’habitat préhistorique. Oued Beht n’a donc pas connu une seule période d’occupation : différentes communautés ont choisi ce même lieu au fil des millénaires.

À mesure que les recherches progresseront, ce site pourrait devenir essentiel pour comprendre comment les sociétés du Maghreb ont évolué, des premières communautés agricoles au monde rural médiéval.


[Source : www.theconversation.com]


domingo, 4 de outubro de 2026

O escritor, o arquitecto, o director de cine e a intelixencia artificial

 

Xabier Vila-Coia co premio Nobel de literatura Wole Soyinka

Escrito por Xabier Vila-Coia

No presente artigo abordarei estas tres ocupacións, sen dúbida dispares, que, non obstante, comparten un vínculo que tratarei de identificar e analizar tomando como referencia as ferramentas de xeración automatizada de contidos que se veñen implementando con enorme éxito dende hai apenas uns anos. 

O escritor, de ficción ou de non ficción, ten que compoñer as súas obras supeditado a enormes obstáculos, entre os que cabe destacar os seguintes: a limitada accesibilidade ás bibliotecas físicas e dixitais; a dificultade para desenvolverse con certeza nunha pluralidade de idiomas; a fugacidade da vida, que fai imposible a consulta, sequera breve, de miles de libros enriquecedores do acervo cultural individual; a tiranía do calendario de entrega; e a xeral pobreza de recursos. Pero en todo caso, o seu proceso creativo parte dunha idea central e outras derivadas que xorden na súa cabeza, as cales desenvolve e plasma no papel complementándoas cos datos obtidos en pescudas inevitablemente reducidas, ademais de coas súas vivencias e coñecementos previos.

Pola contra, o arquitecto desempeña un labor máis cómodo. A súa función primordial é idear o deseño integral da obra que lle encarguen e materializalo nos planos correspondentes. Da construción do edificio son responsables os enxeñeiros que efectúan os cálculos matemáticos, os obreiros que levantan as estruturas e fan as instalacións (albaneis, carpinteiros, electricistas, fontaneiros, etcétera), e os aparelladores que supervisan o seu traballo.

En canto ao director de cine, pódese asegurar que llo dan todo «sachado e mondado». A película adoita articularse sobre un guión alleo; ten ao seu servizo e baixo as súas ordes ao director de actores, ao de fotografía, ao xefe de son, ao compositor da banda sonora, aos operadores de cámara... El unicamente ocúpase en primeira persoa de decidir se o traballo deses profesionais satisfaille, e se as tomas se axustan ao que concibiu ou deben ser repetidas as veces que, segundo o seu criterio, sexa necesario.

Relacionado co que veño de expor, na actualidade obsérvase unha gran preocupación respecto dos libros e outros textos que os seus autores crean consultando á intelixencia artificial para optimizar a inxente cantidade de información coa que foi adestrada, así como a súa extraordinaria capacidade para procesala de xeito case instantáneo. Non sabería dicir se a devandita preocupación é racional ou irracional; con todo, o que podo afirmar é que o único que procede examinar é se, no exercicio da súa actividade, o escritor réxese de acordo cos valores éticos da súa profesión.

Non hai novo baixo o sol, mais tampouco nada nace a partir da nada. Plaxiarios e «fusiladores» de escritos houbo e haberanos sempre. Coa intelixencia artificial pódense multiplicar «ad infinitum»; porén, iso non representa un problema tan grave como puidese parecer a primeira vista.

Dende o punto de vista dos dereitos de autor, eu non percibo ningún inconveniente en que se lle recoñezan ao individuo que o único que faga sexa presentarlle «prompts» (preguntas, peticións, indicacións ou instrucións) á IA e copie textualmente e sen o máis mínimo reparo o que esta lle regurxite.

Pero aparte da autoría está o recoñecemento público. Nesta cuestión é factible un engano importante, difícil de detectar; polo que poderíase conceder o Premio Nobel a un «autor» que non escribise en por si máis que uns cantos parágrafos. Aínda que, na miña opinión, se un individuo desta ralea logra semellante galardón é porque dalgún xeito fíxose acredor a el: se a IA propicia a fraude, será mester capacitala para advertilo.

A pesar do devandito, o emprego das IA para producir escritos literarios ou ensaísticos é plenamente lexítimo, sempre e cando o que aquelas proporcionen a partir das formulacións que se lles propoñan sexa tan só unha das materias primas do traballo final, non o propio traballo final.

O escritor ético debe conducirse como o fan o arquitecto e o director de cine. Isto é; ten que xerar con anterioridade os esquemas e desenvolvementos mentais e materiais da obra que desexa crear, que constituirán a base a partir da cal redactar, tal se fose un enxeñeiro de «prompts», os específicos para ese texto en concreto. 

A continuación presentará á IA aqueles que estime máis adecuados para os seus fins, cuxas achegas haberá de organizar, seleccionar, verificar, corrixir, depurar, complementar e integrar na estrutura tridimensional do texto (idea-núcleo, estilo e extensión) xunto coas restantes materias primas procedentes doutras fontes (xornais, libros, enciclopedias, filmes...), ás que engadirá a súa arte, derivado da súa sensibilidade, coñecementos, experiencia vital e competencia profesional. É evidente que sen unha adecuada e vasta formación, alén dun pleno dominio do oficio, resulta imposible para un ser humano levar a cabo o que veño de sinalar e dar a luz unha obra orixinal de gran calidade literaria ou de rigorosa base ensaística.

Se ao arquitecto e ao director cinematográfico recoñéceselles a autoría en exclusividade dos seus traballos, non existe ningún motivo para non facer o propio cos escritores que utilizan, baixo estritos principios deontolóxicos, as máis novas e poderosas ferramentas tecnolóxicas de modo que os seus lectores se entreteñan, desfruten ou aprendan grazas á súa creatividade expandida mediante a intelixencia artificial.

Eles serán os principais beneficiados.

[Fonte: www.praza.gal]

sábado, 3 de outubro de 2026

Esther Tallada: «Faulkner estira al màxim el pacte de versemblança amb el lector»

Esther Tallada va guanyar l'últim Premi Aurora Bertrana de Traducció per la seva última demostració amb una obra de William Faulkner, 'Els invictes' (Ed. del 1984, 2025), la novel·la idòniaper entrar a l'univers de Yoknapatawpha. En aquestaentrevista analitza Faulkner, Toni Morrison (de qui ha traduït Amada a Segona Perifèria) i la versió catalana de la monumental Notre-Dame de París de Victor Hugo (Ed. 1984, 2024).

Esther Tallada

Escrit per Àlex Milian 

—Els invictes (Ed. del 1984) és una bona novel·la per entrar a la literatura de Faulkner?

—Sí, de fet són cinc o sis contes que ell va escriure per separat quan anava just de diners, i que, després, quan en va tindre tres, va veure que els podia ajuntar i fer una novel·leta. I llavors va escriure l’últim conte, que està escrit expressament per a aquest llibre. Per què és una bona porta d’entrada? Perquè hi ha tot l’univers de Yoknapatawpha, aquest escenari inventat de Faulkner, i hi entren molts personatges dels que després continuen sortint en altres obres. La concepció de la novel·la és més lineal, potser precisament per això, perquè la va anar fent a trossets i la va fer més lineal. També és una bona entrada perquè... A veure, Faulkner sempre són focs d’artifici...

—Sí, això hi és.

—Sí, el que passa és que és més moderat, potser perquè ja té l’estructura lineal. Tampoc hi ha gaires paraules inventades i altres elements que fan més difícil la lectura. Aquí és bastant planer.

—Però sí que hi ha aquelles filigranes sintàctiques seves en frases llarguíssimes, com seria el cas de l’escena del despatx, bastant al començament.

—I tant. Aquella és molt complicada i molt llarga. Perquè parla d’una presència, la personalitat aclaparadora del coronel Sartoris, que plana per tota la novel·la. De fet, el coronel Sartoris —que surt a molts contes i novel·les— està inspirat en el besavi d’en Faulkner. Si mires la biografia del besavi, quadren moltes coses: havia lluitat a la guerra de Secessió amb els confederats; havia fet unes milícies a banda perquè el van destituir per no se sap quina història; va ser constructor d’una línia del ferrocarril, i, quan es va morir, el van enterrar al cementiri... crec que d’Oxford —no n’estic segura—, en un promontori sobre la vall que era propietat seva. Era una família de diners i terratinents. Tot això són detalls que surten a Els invictes i que Faulkner agafa del seu besavi, una mica eixelebrat.

—La novel·la està narrada pel fill del coronel, en Bayard, que al començament té tretze anys i va amunt i avall sempre amb un amic negre, en Ringo.

—Sí, senyor. De fet, tota la novel·la la narra en Bayard que, a l’últim capítol, ja té més de vint anys. És xocant, perquè Faulkner estira aquest pacte de la versemblança amb el lector i tens un narrador que, en certa manera, té un discurs infantil —amb poques subordinades, etc.—, però després apareixen les frases llarguíssimes, supersubordinació, vocabulari elevat i registre elevat. Com a lector, t’ho creus, però és una veu molt madura.

—Creu que això també fa més fàcil la lectura d’Els invictes, que de bon començament té un regust de personatges de Mark Twain: Tom Sawyer, Huckleberry Finn, el negre Jim...?

—Sí, la primera aventura és molt això que dius: novel·la americana de dos nois jovenets, sobretot quan agafen el mosquetó de la llar de foc. Aquella escena és molt divertida perquè han d’acabar amagats per l’àvia, que és un altre personatge superfabulós de Faulkner. I en Ringo també té una aventura molt divertida amb l’àvia, en la qual volen recuperar el bestiar que els ha furtat l’exèrcit ianqui. És una aventura picardiosa molt divertida. I molt difícil de traduir, perquè aquesta picardia, aquesta martingala que es munten l’àvia i en Ringo per aconseguir el bestiar dels ianquis, està basada en un joc de paraules que implica el nom de dos negres i dos muls. En l’original has d’entendre que els ianquis —per l’accent de l’àvia— no l’acaben d’entendre i quan ella els reclama els dos negres i els dos muls, els ianquis entenen que li han de tornar cent muls i dos baguls de plata. Però clar: perquè això passi en català, vaig haver de canviar els noms de tots. Això em va portar hores.

—Això són els capítols «Ràtzia» i «Riposte in tertio»?

—Sí.

—L’han premiada per la traducció d’Els invictes amb el Premi Aurora Bertrana, però creu que, en el fons, és un reconeixement a tot el que ja ha traduït de Faulkner, que ja són tots els Contes i sis novel·les més?

—Sí, ja era la quarta nominació que tenia a l’Aurora Bertrana (tres per Faulkners i una per la Mary Wollestonecraft que vaig fer per A Cal Carré: Maria o el món contra les dones) i aquí el jurat va fer un comentarI genèric de l’estil «pel treball de translació de tots aquests registres». Això no és només per Els invictes; és Llum d’agost, és Mentre em moria, i són, fins i tot, els Contes —que l’any passat estaven nominats. Sí, crec que era una mica a la trajectòria faulkneriana.

—Quan va traduir Llum d’agost explicava que havia de trobar una solució també per traduir els dialectalismes. Aquí també n’hi ha?

—En Faulkner sempre és el mateix. Hi ha una voluntat de retratar la llengua dels pagesos —menys polida perquè no han anat a escola— i la dels negres, que tampoc no han anat a escola i, a més, tenen una fonètica diferent que prové de la seva llengua d’origen. Com que jo no sé com parlen els negres en català, el que faig és marcar-los amb una sèrie de trets d’oralitat, de llengua oral: per exemple, amb elisions. En compte de dir, «si haguessis» els faig dir «si ‘guessis»; els faig dir «aiga», «iclésia» i altres. No reprodueixo cap dialecte català en cap cas. Només intento crear una diferència en la forma de parlar i que sigui més col·loquial. Els negres eren esclaus, no havien tingut formació i tenen una parla menys polida. Amb els pagesos els intento marcar també oralment però una mica menys. Els blancs diran «dugues» i «iclésia» però no faran elisions, per exemple. Intento fer una bateria diferenciada de trets, perquè es vegi una mica de diferència. És molt laboriós, també.

—Fa poc ha traduït al català Amada (Beloved) de Toni Morrison (1931-2019) per Segona Perifèria, una novel·la d’una època semblant però escrita per una autora afroamericana contemporània nostra. Morrison també fa diferències que vostè ha de traduir?

—També parlen diferent. Tant ella com Faulkner crec que intenten reproduir la realització oral de la llengua per part dels negres, que tenen accent. Ara no, però en aquella època tenien una manera de parlar concreta influïda per les seues llengües d’origen. En Faulkner pot haver-hi també una intenció de retratar l’analfabetisme. En canvi, Toni Morrison diferenciava la llengua dels blancs i dels negres, però ho feia intentant plasmar la realització de la llengua per part dels negres —la fonètica, sobretot. Tanmateix, en el cas de Morrison també hi ha una exaltació de la dignitat d’aquella raça: no els vol fer semblar analfabets ni curts de gambals —que en Faulkner de vegades ho feia. A Amada vaig haver d’anar molt amb compte com els marcava, perquè no havia de ser gens estripat, però també havia de ser diferent. A més, un dels temes de la novel·la és la identitat i aquella manera de parlar era un tret identitari. Per tant, era important conservar-ho. En conseqüència, em vaig limitar a fer marques amb elisions, de manera que es notés que parlen diferent però sense connotar res més. Re en compte de res (però això també ho fem molts parlant). Quansevol en compte de qualsevol...

—Toni Morrison també és complicada de traduir?

—Molt. Al començament em va semblar que no. Anava fent i pensant: bé, no hi ha registres gaire literaris, tot i que té moments molt lírics; està escrit amb molt de gust, però amb un vocabulari senzill i anava fent i pensava que no era tan difícil. Quan em vaig adonar de la complexitat, va ser en la revisió perquè fa moltes el·lipsis. I quan ho vaig rellegir no sabia si ho havia fet bé perquè no ho acabava d’entendre. Havia de tornar a l’original i confirmar cada cosa. L’estil de Morrison és difícil perquè barreja passat, present i futur, i costa saber on estàs. De vegades, quan tradueixes, interpretes el que està passant. I una mateixa paraula pot ser una campana o un timbre. I tu decideixes si és una cosa o una altra. Amb Morrison has d’anar amb peus de plom amb coses així. Detalls que et fan anar molt lenta en la revisió.

—En traducció ha fet coses molt diferents. Sembla que estigui especialitzada en Faulkner —i ho està—, però fa dos anys va presentar la versió catalana d’un clàssic francès, Notre-Dame de París, de Victor Hugo. Només pel volum, 700 pàgines, era un repte?

—Pel volum i per la complexitat. T’està parlant de l’època medieval; de l’art gòtic, de l’art romànic i totes les evolucions de l’un i l’altre... Recordo que em vaig tancar quinze dies en una biblioteca d’Arles amb volums i volums d’arquitectura per entendre bé què em deia. M’agrada molt aquest treball de camp i tindre la possibilitat d’estar-te allà estudiant. Després hi ha tot el vocabulari relacionat amb els baixos fons de París, tot l’argot de les tribus urbanes del moment... Allò va ser molt laboriós i em sap greu que hagi tingut tan poca repercussió aquest llibre, perquè hi vaig treballar molt i estic contenta del resultat. Era el meu primer francès literari. Havia fet coses en francès però no literari.

—És una gran novel·la i una novel·la monumental.

—Sí, sí, estic molt contenta que en Cots em proposés fer-la i m’hi vaig estar molts mesos (set o vuit) sense fer res més.

—Per acabar: en quins projectes treballa?

—Un altre Faulkner que també tindrà John Sartoris, en Bayard i l’àvia d’Els invictes. Suposo que es titularà Banderes a terra o una cosa així.

—També per a Edicions del 1984, és clar.

—Sí. I estic acabant per a l’editorial Cal Carré una altra Willa Cather, El cant de l’alosa. La resta de coses que estic fent encara no les puc dir.

—Deixem-ho ací. Enhorabona pel premi.

 

[Imatge: ACN - font: www.eltemps.cat]


domingo, 27 de setembro de 2026

Eduardo Subirats, filósofo: «El actual concepto de democracia es una coartada que justifica genocidios y el poder de los poderosos sobre los vencidos»

 

El filósofo Eduardo Subirats en una imagen tomada en 2015

Publicado por Bernardo Álvarez-Villar  

“No me creía que alguien quisiera hacerme una entrevista en España. Pensaba que era una broma”. Hasta ese punto se considera Eduardo Subirats (Barcelona, 1947) una figura censurada y ajena al país que abandonó hace ya más de tres décadas. Es difícil pillarlo en España más de dos o tres días al año. El filósofo y profesor en Princeton soltó amarras con una nación y una tradición cultural que para él es la de la expulsión de los judíos y moriscos, la de la destrucción de las culturas indígenas en América y el exilio y represión de los liberales e ilustrados: “En España nunca ha existido sentido crítico ni voluntad transformadora”, lamenta durante la entrevista. Uno de los muchos hilos que conforman su amplia obra ensayística indaga en esa carencia: La ilustración insuficiente, El continente vacío, Memoria y exilio, Deconstrucciones hispánicas… Su España, de ser alguna, es la España que se marchó lejos, la de Juan Goytisolo, Américo Castro o José María Blanco White. La España ninguneada y silenciada bajo la losa del pensamiento único. La España herética. 

Pero las ideas de Subirats se componen de una alquimia mucho más rica y heterogénea. Una macedonia en la que el lector saborea las sabidurías y mitologías de las primeras civilizaciones y del mundo precolombino americano, las corrientes radicales europeas, la contracultura de los sesenta, la Escuela de Frankfurt, el marxismo crítico, las vanguardias artísticas y literarias del siglo XX, la alta cultura alemana, el psicoanálisis, la tradición sefardí… Sus dos últimos libros, A plena luz caminamos a ciegas y El intelectual, obscena ausencia, ambos editados en México, son una buena muestra de las inquietudes de un pensador erudito, marginal e insobornable al que le gustaría creer en aquel verso de Holderlin: “Allí donde está el peligro crece también lo que salva”. Apenas está dos días en Barcelona, pero accede a dedicarle uno casi entero a repasar su vida y pensamiento para CTXT. 

Nació en 1947, ¿verdad? En plena posguerra…

Nací aquí, en este mismo barrio de Gràcia, y estudié en el colegio alemán, porque mi madre era alemana de padre judío. Se salvó por poco del genocidio. A mi bisabuela la metieron en un campo de concentración, pero entró ya tarde y no tuvieron tiempo de liquidarla. Qué personajes, parecen fantasmas… La familia de mi madre escapó de los campos de concentración y mi padre estuvo preso en uno franquista después de la guerra, porque era republicano y había sido soldado de la república. De pequeño me contaba historias de las vicisitudes que pasó en el campo de concentración. Claro, con ese pasado, yo lo único que deseaba era irme. Empecé Medicina porque quería ser psiquiatra. Me fui a trabajar a un hospital psiquiátrico en Suiza, porque lo que había aquí eran cámaras de tortura, una cosa horrorosa. La Suiza alemana era un lugar muy atractivo, porque allí se concentraron durante la guerra, y ya antes, muchos psiquiatras judíos que huyeron de Alemania, Jung entre ellos, y que generaron una cultura psiquiátrica fascinante. Yo estaba enamorado de todo eso. 

¿En qué año fue eso?

Yo llegué allí en el 68, cuando la industria química empezó a expulsar a esos psiquiatras de los hospitales y a sustituirlos por psiquiatras de una escuela más bioquímica. Vi que aquello no era para mí. Éramos guardianes y nuestra tarea consistía en vigilar que los internos tomasen todas las pastillas prescritas. Además, se hacían experimentos humanos con fármacos. Pero era un hospital muy bueno, con mucho dinero, y tenía un pabellón de internos artistas. El mundo del arte está lleno de locos. Pero tuve dos experiencias trágicas, muy desagradables, y me di cuenta de que no era lo mío. 

Haber presenciado la liquidación de las corrientes psiquiátricas fenomenológicas y humanistas en favor de una metodología mecánica y positivista, ¿fue una primera experiencia filosófica que luego fue desarrollando en su obra?

Claro, me quedó la nostalgia de todo aquello. Había locos interesantes, es que había locos muy interesantes. Pero, en fin, decidí estudiar Filosofía y me fui a París y después a Berlín, donde aprendí mucho. En París, después del 69, iba a las clases de Deleuze y Lyotard. También estuve en contacto con los situacionistas, y conocí ese ambiente entre bohemio, artístico y revolucionario. Luego me fui a Berlín, y lo que encontré allí no se puede comparar con el mundo actual. Los estudiantes estábamos en pie de guerra y queríamos acabar con aquel sistema siniestro –era la época de la guerra de Vietnam–. Y algunos profesores, tanto en París como en Berlín, apoyaban a los estudiantes. Había una dinámica intelectual tan activa, tan creativa y tan libre que aprendías sin hacer nada. Me quedé unos años en Alemania, porque vivir en aquel Berlín militarmente ocupado es la más profunda experiencia de libertad que yo he tenido en mi vida.

Suena paradójico.

Suena paradójico. Pero, ¿por qué? Pues porque era una ciudad ocupada, donde realmente no había Estado. Todos los estudiantes que no querían hacer el servicio militar, y que por lo tanto tenían una actitud muy crítica con el establishment político, iban a Berlín. Era una ciudad absolutamente maravillosa. Estaban los viejos supervivientes de la guerra y los jóvenes. Era un perfecto caldo de cultivo para el desarrollo de ideas y de acciones. Ahí empezó un feminismo muy radical y una especie de nueva izquierda que tenía una visión filosófica interesante. Un tema que me persiguió siempre y que perseguí siempre es el del esclarecimiento. Yo estaba en un instituto que se llamaba Instituto de las Ciencias de las Religiones. El título, con ese plural de “religiones”, ya era un signo de crítica en un país protestante. Se hacían cosas fascinantes, y había un clima volcado en la actividad intelectual y creativa. Eso ha desaparecido completamente. En España nunca ha existido.

¿Conoció el ambiente universitario español en la época del final de la dictadura?

Estudié un tiempo Filosofía aquí en Barcelona. Un profesor se llamaba a sí mismo tradicionalista, fascista y católico. Y luego había un liberal, un tal Emilio Lledó, que era un ignorante, una mala persona realmente. Y luego había una generación más joven, que eran ignorantes, que eran los marxistas-leninistas. Manuel Sacristán no estaba, porque le habían expulsado, pero era el gurú. Los profesores eran mediocres y dogmáticos, y ahí decidí irme y ya no regresé hasta el 79 u 80. Cuando volví no me dejaron entrar en Filosofía, porque había estado en Berlín y en Francia y era un competidor no deseado. Eso fue para mí una gran suerte, porque entré en Arquitectura en Barcelona, donde había un ambiente mucho más dinámico. Por la razón de que los arquitectos son artistas, y además la arquitectura es una ciencia con gran compromiso social y político. La Facultad de Arquitectura en aquella época era un verdadero campo de batalla. Allí encontré a un grupo de jóvenes dinámicos con los que hicimos revistas y algunas acciones de protesta muy divertidas. Era la actitud de una nueva generación que cuestionaba a la que había entrado en el poder, es decir, a los socialistas y los progresistas, porque nos dábamos cuenta de que eran unos canallas y unos traidores. Se trataba de boicotear las tentativas de introducir la conciencia neoliberal en el espíritu subversivo de la facultad. Eso duró dos o tres años, bastante interesantes, y ya me fui a Estados Unidos y a Brasil. 

En esa época, en España, ¿tuvo contacto con Agustín García Calvo, el grupo de los ácratas y esa vertiente más heterodoxa del pensamiento español de la época?

A los ácratas los conocí en un viaje a Madrid en el 68. Era un grupo pequeño, pero muy atractivo para un joven. En ese viaje conocí el ambiente, que entonces era mucho más radical que el catalán. El catalán es un hombre que puede ser radical, y existen grandes nombres en la cultura del país que se pueden considerar radicales, y quizás el más importante es Gaudí. Pero el catalán siempre se fascina con lo estético, se queda en el mundo estético. Esto (mira a su alrededor y abarca con sus manos los salones modernistas del Hotel Casa Fuster) está hecho por una imaginación completamente revolucionaria, explosiva. Eso era Barcelona, y en cambio Madrid era anarquista, de la tradición de la generación del 98, de las novelas de Pío Baroja…  

¿En qué momento y por qué motivo se fue de España?

El momento de corte fue uno de los estados de excepción decretados por Franco, en el que hubo una represión terrible. Diría que en el año 72. Para mi generación aquel fue un momento de depresión absoluta. Eso en Cataluña dio lugar a dos bandos: uno que se resignó, dejó la batalla y desapareció del mapa; y otro que se fue por el lado de la estética o de la intelligentsia. Aún había un cierto mundo intelectual, muy pobre, que permitía vislumbrar una salida: la editorial Tusquets o Anagrama, en su época heroica, eran una especie de alternativa, pero muy débil.  

Uno de los primeros libros del catálogo de Anagrama reúne textos situacionistas traducidos por usted.

En ese momento estaban abiertos a ese tipo de cosas.  

¿No quedaba en Barcelona nada de la mítica tradición anarquista de la ciudad, de aquella Rosa de Foc?

Toda esa generación había muerto. Yo conocí a algunos, un grupo de anarquistas en el sur de Francia. Era un mundo de obreros que se habían adaptado y vivían en una especie de poblado, de casitas muy chiquitas, muy humildes, pero con un pequeño terreno que cultivaban. Allí realizaban esa utopía anarquista que viene de muy lejos, porque es esa utopía que Cervantes pone en boca de Don Quijote, cuando ve que no puede cumplir sus grandes deseos de transformar el mundo como caballero andante y ya agonizando quiere tener un jardín. Es esa tradición que reúne ciertos momentos de la tradición epicúrea y algo más que no sé muy bien qué es. Así vivían esos anarquistas, que eran personajes muy interesantes. Pero, claro, se los comió la historia. Sus hijos ya se adaptaron, eran franceses, y yo fui amigo de alguno de ellos. Era un caldo de cultivo interesante, pero que no tenía futuro. Luego me fui y me olvidé de ellos y de todo. No me enteré de la muerte de Franco. Me dediqué a estudiar filosofía alemana en Berlín. 

¿Y qué pensó cuando se enteró de la muerte de Franco?

Como conocía a la generación de recambio, que estaba en el establishment, y sabía de sus limitaciones intelectuales, no me mezclé con esa gente.  

¿Qué valoración hace del 68 y todo lo que ocurrió en torno a esa fecha? Me refiero a las diferentes corrientes filosóficas, políticas, culturales, artísticas…

El 68 significó una ruptura en todos los aspectos, empezando por la psiquiatría. Para mí fue un momento muy renovador y estimulante, también en la teoría social, la teoría crítica y las filosofías críticas. Yo me alimenté de todo eso. Las clases de Deleuze fueron un estímulo muy interesante, porque era cuando estaba escribiendo El Antiedipo. Yo venía de la psiquiatría, había huido de su declive y me había encontrado con un personaje que hacía explícitamente la guerra contra el aspecto conservador del psicoanálisis. Estaba ese mundo representado por Deleuze, pero antes fue Guy Debord.

¿Qué aprendió de Debord?

Debord tuvo un gran éxito, porque realmente fue la chispa intelectual que prendió el fuego del 68. Yo conocí a esas personas, auténticos enragés (enfurecidos), un grupo brillante. La sociedad del espectáculo me parece un libro absolutamente genial. Es la descripción del mundo en el que nos encontramos: las guerras son espectáculos, y es el espectáculo el que decide la estrategia de las guerras. Los sistemas de propaganda se han perfeccionado a tal nivel que constituyen una nueva realidad. Ese punto de partida me abrió intelectualmente a una nueva perspectiva.

Eduardo Subirats en 1959

¿Cuáles fueron sus influencias intelectuales en Alemania?

Alemania era otra cosa, porque allí todavía vivían los últimos intelectuales humanistas en el sentido moderno y crítico. Adorno y los adornianos estaban en Frankfurt. En Berlín estaba, entre otros, Klaus Heinrich, que era un profesor de tradición humanista. Él formulaba una crítica contra la instrumentalización tecnocrática de la ciencia moderna y de la tecnología con fines destructivos. Ese era el punto de partida epistemológico de lo que más o menos claramente formulaba como una nueva orientación o como una redefinición del proyecto de la Aufklärung (Ilustración) alemana. Hacía además un trabajo de recuperación de las tradiciones artísticas. Él juntaba el cielo con la tierra, juntaba crítica filosófica y mitología griega con una conciencia política muy crítica. En torno a él se formó un seminario con la perspectiva de reformular el espíritu del esclarecimiento. Mi vida en Berlín oscilaba entre las protestas callejeras y este humanismo esclarecedor, con una base de religiones griegas y referencias a las tradiciones críticas del arte alemán. Esto era muy conveniente para un joven español que se llevaba muy mal con el mundo español. Estoy hablando de los años 80, que es el momento de la caída en picado del progresismo español en la corrupción y en la banalidad. Eso fue lo que me salvó.  

Durante sus años en Berlín viajó por algunos países al otro lado del Telón de Acero, ¿cómo fue esa experiencia de conocer el mundo soviético?

En el 68 estaba en Basilea, en el psiquiátrico, y conocí a Karel Kosic, el escritor checo. Nos invitó a mí y a otros amigos alemanes a conocer la Primavera de Praga, y ahí fuimos. Fue una aventura, porque la situación era muy grave. De hecho, estuvimos allí una semana antes de que entrasen los tanques. Allí conocimos al grupo de intelectuales que rodeaban a Karel Kosik, que eran fascinantes. Los jóvenes tenían un concepto del compromiso político mucho más intenso del que podía haber imaginado en París o en Madrid. Los ácratas fueron el ejemplo más interesante en Madrid, y los situacionistas en París, pero lo que vi en Praga era política de verdad, con un proyecto claro que fue destruido. Aquel viaje supuso el contacto con el mundo del fascismo, un fascismo diferente al español, pero de una brutalidad comparable o quizás peor.  

¿Conoció también la Alemania Oriental?

En Alemania Oriental, lo mismo. Estuve en contacto con un grupo de comunistas del establishment de allí. Nosotros éramos un grupo de jóvenes radicales con un proyecto de educación social. Y crearon una institución maravillosa que eran los clubs republicanos, algo parecido a los ateneos de la época republicana española. Fuimos a Alemania del Este varias veces y allí contactamos con personas del Partido Comunista que estaban interesados en esos clubs porque les servían para extender su propaganda. Eran buena gente, pero provincianos. Un poco lo mismo que ocurría con los republicanos españoles que conocí en Francia. Eran unos santos, pero eso no iba a ninguna parte. Me interesaban más movimientos como los situacionistas, que tenían una mente universal y procedían del surrealismo. Ellos se consideraban herederos de la revolución surrealista, y generaron una fuerza de choque intelectual inmensa. El mundo de los republicanos españoles y el de los intelectuales comunistas, incluyendo el propio Kosic, no llegaban a esa altura. En el fondo eran socialdemócratas, y trataban de alcanzar una entente cordial con los valores liberales de esa Europa de principios de siglo que ellos respetaban y añoraban. En todos encontraba limitaciones, y por eso me fui. 

¿Cómo fue la recepción de sus primeras obras en España?

En cuanto empecé a escribir cosas un poco más críticas, como el libro de La ilustración insuficiente, fui atacado por el establishment. Que qué me había creído. Era la actitud de esa izquierda desechable, y el ejemplo es Fernando Savater. La izquierda madrileña que yo conocía, inclusive miembros de los ácratas, venían de un contexto familiar y cultural fascista. 

Eran los hijos rebeldes, ¿no?

Eran los hijos rebeldes, como los Sánchez Ferlosio, con los cuales estuve íntimamente relacionado a través de Carmen Martín Gaite. En un momento dado me hice muy amigo de ella, que era esposa de Rafael Sánchez Ferlosio. Viví de hecho unos meses en casa de Martín Gaite, y fue muy bonito. Era una voz intelectual femenina, sensible, que conocía el mundo liberal. Tenía una hija muy inteligente, algo más joven que yo, que era realmente de la generación de la Transición. Ella y muchos de sus amigos tenían padres o abuelos en la extrema derecha. Esta hija de Martín Gaite es un ejemplo muy claro de esa generación: mujer bien formada, lúcida, crítica, pero completamente decepcionada. Si a los 18 años pierdes toda la ilusión, ¿qué haces? Pues ella y varios en su grupo de amigos acabaron en la heroína y contagiándose de sida. Ese fue el desmoronamiento interno de la democracia liberal española, que no tenía la menor consistencia. No fue un desmoronamiento político, sino moral de sus hijos, que eran conscientes de que sus padres eran unos cabrones y que se encontraban en una situación completamente esquizofrénica, en la que el discurso decía ABC y la realidad decía XYZ. ¿Qué haces, entonces, en una sociedad que tampoco ofrecía posibilidades de supervivencia en actividades intelectuales? Pues te entregas a la droga, y cayeron por docenas.  

La hija de Martín Gaite y Sánchez Ferlosio falleció de sida.

Yo estuve en el entierro, y creo que ese entierro fue el momento que me reveló la profunda podredumbre de la derecha española, pero también de una izquierda que se había adaptado a una retórica banal y cuyo máximo exponente era Savater: brillante, potencia retórica, absoluta inconsistencia y ninguna visión de futuro. Esa generación se suicidó. En ese entierro estaba un grupo fascista, de la familia del padre de la difunta; el grupo del padre de su novio, que era Carlos Castilla del Pino, un famoso psiquiatra marxista; y el grupo liberal de Martín Gaite y sus amigos, en el que yo me encontraba. Y luego estaba el otro grupo, el de los amigos de la difunta, que era totalmente siniestro y oscuro. Veía cómo la depresión había acabado con ellos.

Una representación de la España de la época.

Sí, y en medio de todo eso, el padre y la madre, que eran figuras muy importantes. Allí había muchos personajes de la intelectualidad. Realmente estaba allí toda la élite liberal. Aquello era una ceremonia en la que se rendía reconocimiento a un proyecto fracasado, pero no se asumía como tal. Simplemente se reaccionaba ante esa situación con una depresión profunda, que no era capaz de articularse intelectualmente. Y ahí pensé: bueno, de aquí hay que irse rápido.

Eduardo Subirats en 1976

He leído en algunos de tus textos de esa época comentarios muy elogiosos de María Zambrano…

¡Ah, claro! ¡Me olvidaba de María Zambrano! 

¿Es quizás la excepción a esa nulidad intelectual que le achaca a la cultura española?

La verdad es que lo que siempre me ha salvado de bastantes decepciones han sido las mujeres. Las dos mujeres que me apoyaban en España eran Zambrano y Martín Gaite. Zambrano tenía un pensamiento original, y había tenido una relación muy íntima con la vanguardia literaria del Caribe. Había tenido la experiencia del exilio en Suiza, que ella llamaba su paraíso, y hacía una crítica social, digámoslo así, aceptable. Yo frecuenté su casa cuando vivía en Madrid. Decía mucho una cosa que me hacía reír: “En Madrid hay mucha madera intelectual, pero faltan chispas para prender la hoguera”. Tenía una visión muy distante, y sentía mucho haber abandonado su paraíso en Suiza. Aceptó el convite, supongo que por dinero, y la instalaron en un apartamento cerca del Hotel Ritz. Era un personaje adorable, más adorable que Martín Gaite, con la que acabé peleándome porque era muy nacionalista. Ella siempre me reprochaba que estuviera viajando por el extranjero y que no viajase más por España antes de irme por esos mundos.  

Otra mujer de la que habla mucho es de Luisa Isabel Álvarez de Toledo, la marquesa roja.

¡Ah! Esa es la tercera mujer. Yo estaba escribiendo El continente vacío y me encontré un libro suyo llamado No fuimos nosotros donde, en definitiva, decía que España no había descubierto nada porque los árabes habían descubierto América mucho antes. Ella tenía un archivo con mapas muy antiguos, que me enseñó, y documentos que ponían de manifiesto eso. Fue muy osada y es un personaje que habría que reivindicar. En el 93 publiqué El continente vacío y el libro fue destruido.

¿Qué sucedió con ese libro?

En esa época viajaba mucho a México, y allí contacté con Siglo XXI, les dije que estaba escribiendo un libro sobre la conquista de México y me dijeron que estaban interesados en publicarlo. En esos años vivía entre Princeton, Madrid y Toledo, donde me había comprado una casa linda en el barrio judío. En ese periodo, alrededor del 92, se concentró en España un grupo curioso de jóvenes exiliados judíos latinoamericanos, que llegaban huyendo de las dictaduras militares. Era un grupo muy interesante, y ahí fue donde conocí a Mario Muchnik, que acababa de crear una editorial independiente dentro del grupo de Anaya. Le hablé del manuscrito y aceptó publicarlo. Muchnik tenía muy buenas relaciones con la política, sobre todo con socialistas, y estaba muy bien colocado. Hizo una campaña publicitaria y de presentaciones muy sólida, lo más sólido que nunca he visto en España. El libro tuvo cierta repercusión, pero una repercusión negativa. El libro es un ataque al papel de la Iglesia católica en el proceso de conquista, y así lo expuse claramente sin saber dónde me metía. Menos de un año después de aparecer el libro, la gente que estaba al frente de Anaya, ligada al Opus Dei, decidió que aquello no se podía tolerar. Primero defenestraron a Muchnik y luego vendieron el libro como papel.

¿Con La ilustración insuficiente y El continente vacío se ganó la fama de intelectual antiespañol?

Sí, ahí se acabó. El continente vacío creo que es algo que los españoles no me van a perdonar. Mi posición siempre había sido muy ambigua, muy crítica. Además, con esto ya me metía con la política, porque estábamos en los festejos del Quinto Centenario. Pero no me gané la fama de antiespañol, sino de criptojudío.

Que viene a significar lo mismo en los códigos del tradicionalismo castizo.

Sí, pero además hay una cosa que yo defiendo, y que me parece obvia, y es que la conquista de América solo se podía haber hecho sobre la base del genocidio islámico y de la expulsión de los judíos. Muchos judíos expulsados se fueron a América, y hay una gran cantidad de literatura crítica con la colonización escrita por judíos que tenían que ocultar su judaísmo, como Bartolomé de las Casas. Yo me protegía con esos autores como aliados y decía: señores, estoy defendiendo una tradición que es más española que nadie. Ahí está Vives, los hermanos Valdés, Bartolomé de las Casas…

¿Se había mudado a la judería de Toledo en un gesto consciente y deliberado de reivindicar esas raíces?

Sí, eso fue. Tenía curiosidad y la sigo teniendo. El mundo sefardí es muy actual y tiene una tradición maravillosa.  

Aquel año 92, además del Quinto Centenario de la conquista, lo era también de la expulsión de los judíos.
Y de la destrucción del reino islámico de Granada, la gramática castellana y la lexicografía de Nebrija, que es el acto de purificación de la lengua española de elementos hebraizantes e islamistas. Es un paquete. Yo no me di cuenta cuando lo estaba escribiendo. Ahora estoy escribiendo un libro sobre Cervantes que va en una línea similar. 

¿En qué sentido?

Sostengo que el Quijote es la conciencia histórica del fracaso del imperio español. El proyecto de ese loco de hacerse caballero andante es el proyecto que nace de la conciencia de la decadencia española. Y es algo muy claro en el texto, aunque se recubre sutilmente en esas situaciones que te hacen morir de risa. Mi interpretación hace de Don Quijote una crítica contemporánea de la crisis de la sociedad española. La segunda parte del Quijote, que nadie lee, la reconstruyo desde la perspectiva de la crítica del espectáculo de Guy Debord. Ahí está la modernidad que se atisba y se critica ácidamente, pero con humor, y la conciencia de un imperio que nace como poder genocida. Todo esto lo hago apoyándome en Américo Castro, otra persona expulsada de la cultura española. 

Fue uno de los intelectuales más críticos con los fastos del Quinto Centenario, igual que antes lo había sido con la Movida, dos de los grandes hitos culturales del progresismo oficialista español.

A la Movida no le doy mucha importancia porque era algo que no tenía ni pies ni cabeza. Sí, supongo que me he ganado a pulso que me odien. Lo que ocurre es que ahora el mundo español ya no existe intelectualmente. Es un erial. No se puede hacer nada. Ni siquiera hay fuerzas en este momento en el que crece la nueva derecha, lo que es mucho peor. Supongo que en algún momento alguien va a despertar, y ese momento supongo que está cerca. La derecha tiene un discurso patético, pero es que la izquierda no tiene discurso. Es una atrofia completa en una situación mundial catastrófica. Ahora, pienso que es posible que esta situación catastrófica genere una nueva crítica. Una crítica del totalitarismo democrático que no puede tardar mucho, porque las catástrofes irán en aumento. 

¿Qué descubrió cuando llegó a Brasil? Ese mundo de la Amazonía y las culturas precolombinas…

Llegué a Brasil casi por accidente, y allí me encontré con arquitectos. Los arquitectos brasileños son el grupo social más dinámico que ha tenido el siglo XX. Me encontré con los últimos descendientes de un movimiento que comienza en el 28, cuyos líderes habían muerto. Pero quedaban Niemeyer, Vilanova Artigas y Lina Bo Bardi. A los tres los conocí en sus últimos años, pero me hice muy amigo de ellos. Esos personajes eran odiados por el establishment brasileño, pero eran verdaderos genios y muy accesibles. Cuando llegué a Brasil me abrieron las puertas. Era una constelación que había vivido quince años de penurias bajo la dictadura. Llegué allí los dos últimos años de la dictadura militar, y en un momento en el que ningún intelectual iba a Brasil. Era el único europeo que pasaba por allí. Había una curiosidad mutua, y fue un gran descubrimiento. Fue una generación de creadores, escritores, pensadores, arquitectos y artistas que claramente formularon un concepto de modernidad que no tenía nada que ver con las directrices de las vanguardias europeas. Al mismo tiempo, eran líderes intelectuales conscientes de la decadencia europea. Era un pensamiento completamente traumatizado y marcado por la conciencia histórica del desastre de la Revolución rusa y de la revolución fascista que le siguió, y del desastre de la supuesta recuperación liberal bajo la égida del imperialismo gringo. Y ahí me encontré con ese mundo que era crítico, pero que no asumía el nihilismo europeo y que creaba; que quería crear y creaba porque podía, porque había un pueblo indígena, un pueblo negro y unas condiciones políticas favorables a una izquierda proletaria. Entré en este mundo maravilloso y fue como una segunda adolescencia. Me encontré con un mundo que se parecía mucho al que viví en el 68. Nada más llegar allí participé en descomunales manifestaciones de millones de personas que eran fantásticas.

México y Chiapas también fueron importantes en su descubrimiento de América, ¿es así?

Sí, Chiapas para mí fue muy interesante. En El continente vacío cuento mi participación en un congreso organizado por los más altos niveles de la política en México. Yo estaba terminando el libro y me llegó esta invitación de alto nivel para ir a Chiapas, donde el PRI había organizado una reunión de todos los líderes indigenistas imaginables de las Américas, desde Hawaii hasta la Patagonia. Allí conocí gente formidable. Me contaron cosas aterradoras. Chiapas en aquel momento era un infierno. El acto mismo estaba capitaneado por el gobernador, que era un gánster. Cuando lo oí hablar, pensaba que los déspotas de la Roma imperial debían de ser sus padrinos. Lo peor que he visto en mi vida en carne y hueso. Y un asesino. El libro lo presenté en Ciudad de México en los días en que el movimiento de los zapatistas apareció en escena. En Ciudad de México nadie sabía nada de Chiapas. Y mi comportamiento en este congreso fue completamente disparatado, porque decía lo que veía. Yo no tenía nada que ganar ni que perder, porque los indios estaban muy calladitos, porque sabían cómo se las gastaban en el poder político. 

En A plena luz caminamos a ciegas, su penúltimo libro, hace una defensa filosófica del patrimonio cultural, mitológico y religioso de esas culturas amerindias.

Cito un libro maravilloso transcrito por un antropólogo francés en conversación con un chamán yanomami: La caída del cielo. Es un libro impresionante, muy inteligente y escalofriante. Su visión del futuro es brillante. La frase final del libro dice: “Nosotros moriremos, pero vosotros también”. 

¿Ha estado en el Amazonas? Tiene que ser sobrecogedor estar envuelto por esa naturaleza tan exuberante, casi un lugar sagrado.

Todo eso ha muerto, y va a peor. Quise ir por última vez hace un par de años, con un amigo antropólogo, pero es que son lugares en los que la contaminación por mercurio hace imposible comer pescado, y eran riquísimos los pescados allí. Es una cosa escalofriante luchar por tu supervivencia, a lo que se suma la contemplación de un desastre humano para el que ya no tengo estómago.  

La destrucción industrial del paraíso.

Sí, y a una escala que uno no… La última vez que estuve fue en un encuentro de defensa de los derechos indígenas, y recuerdo a los indios berreando contra los representantes de la justicia brasileña por un tema de venta de tierras y polución de los ríos. Es un tema tan complejo, tan terrible y tan amenazador, que no puedes hacer nada. Y si mueves un dedo, te pegan un tiro. 

Sus dos últimos libros, A plena luz caminamos a ciegas y El intelectual obscena ausencia, son muy pesimistas.
Sí, claro, ¿cuál es la perspectiva que podemos tener sobre el mundo contemporáneo? Es un libro desolador, pero acaba con una cita de Robert Jungk, que dijo que el futuro es negro, pero no hay que parar. 

En A plena luz caminamos a ciegas le confiere una gran importancia a lo sagrado y a lo religioso, llama a combatir “la manipulación fascista de los mitos” y a reivindicar esos mitos como un manantial de sabiduría.

Ese es el lado positivo. El libro tiene un proyecto intelectual, obviamente fragmentario, pero con una dirección bastante clara. Hoy nadie quiere saber nada de sentido crítico y voluntad transformadora, y en España es algo que nunca ha existido.  

¿Cómo está llevando la presidencia de Trump?

El problema no es solo Trump, hay mucha hipocresía en eso. La política salvaje contra la inmigración viene ya de los demócratas. Yo vivo en Princeton, una universidad que en tiempos de guerra debe de ser un paraíso. Es una ciudad que vive de las rentas, de los réditos de su capital, y no de lo que pagan los estudiantes, que pagan mucho. Estás allí en un país aparte, y ahora me da miedo tomar el metro, ir a Nueva York y regresar de noche. Constantemente hay ataques, y cada vez más fuertes. Nueva York se ha vuelto peligroso y la vida intelectual está a cero. Me sorprende ahora cómo la universidad se ha deshinchado. Y no es por Trump, es por el rector que agacha la cabeza y asume que no hay que discutir de nada, excepto de inteligencia artificial.

Como profesor ya veterano, ¿percibe una merma en las capacidades e inquietudes de sus alumnos?

Los estudiantes son cada vez más analfabetos y desinteresados. No entienden nada, y además han asumido que no tienen por qué trabajar, y que hay que darles las cosas hechas. Pero el problema no son solo los estudiantes. La función del departamento de literatura, mi departamento, parece ser eliminar la literatura. No se lee una novela, no se lee nada, no se sabe pensar. Nada. Cero. Sale de allí gente absolutamente analfabeta. Y la gente que apoya ese sistema lo hace con la mayor tranquilidad, y encima pensando que ellos son los grandes defensores de los derechos humanos, los grandes feministas, los grandes defensores de la homosexualidad, de las minorías, etcétera, etcétera, etcétera. Su discurso es políticamente intachable, y si tú les pones en cuestión algo, te miran con muy malos ojos. Te podría contar millares de anécdotas, y te das cuenta de que es un país que se va a la mierda. Pero Europa también.  

¿Y ve alguna ruta para salir de ese atolladero civilizatorio?

Creo que la única salida es la redefinición de un proyecto de esclarecimiento y su traducción en un proyecto técnico que aborde ecología y nuevas tecnologías. Yo no sé nada de inteligencia artificial, pero claramente intuyo y veo que estamos convertidos en esclavos de las máquinas, constantemente invadidos. Frente a eso se puede pensar una alternativa, pero es difícil. ¿Quién va a solucionar esto? China, quizás. La propaganda occidental decía que se iba a asfixiar en la polución. Y efectivamente, la primera vez que estuve en China era asfixiante. Una de las cosas que creo que hemos de repensar es el concepto de democracia. Tal y como existe ahora, es una coartada que justifica genocidios y el poder de los poderosos sobre los vencidos. La mezcla de confucianismo y prevención estatal que supuestamente gobierna China tiene aspectos positivos, al menos sobre el papel… 

[Fuente: www.ctxt.es]