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sábado, 26 de setembro de 2026

IA et littérature : la pureté de la création n’existe pas

Une partie du monde littéraire est vent debout contre l’innovation technologique après l’affaire Thélyson Orélien. C’est oublier que l’IA est nourrie par les hommes, affirme l’écrivain Louis Chevaillier. 

La révolution que nous vivons invite à remettre au centre le lecteur, l’auditeur, l’amateur d’art qui par son regard investit un tableau.

Écrit par Louis Chevaillier 

Depuis quelques mois, on entend les écrivains protester vivement contre l’intelligence artificielle. Les accusations récentes contre Thélyson Orélien n’ont fait qu’aggraver les polémiques. Au mépris des nuances, tout le monde prend parti, les uns dénonçant des attaques racistes, les autres la cécité des critiques trompés. L’utilisation de l’intelligence artificielle produirait forcément des images factices, dit-on. Et chacun d’utiliser cet argument en faveur ou contre Thélyson Orélien. Le monde littéraire est vent debout contre l’innovation technologique ! 

Ce n’est pas la première fois que les artistes se braquent ainsi contre la nouveauté. Souvenons-nous du 14 février 1887. Ce jour-là, dans le Temps, paraît une pétition signée par quarante artistes et écrivains, parmi lesquels Charles Gounod ou Guy de Maupassant. Ils s’insurgent contre l’érection en plein cœur de Paris, de «l’inutile et monstrueuse tour Eiffel». Ils parlent de profanation et de déshonneur. Qui songe à leur donner raison aujourd’hui ? 

Et pourtant restent passionnantes ces querelles contre la modernité, tant elles éclairent notre rapport à la science et au monde. «Le microscope et le télescope troublent, à proprement parler, la pureté du sens de la vue», écrivait Goethe dans ses Maximes et Réflexions. Et c’est l’occasion pour nous aujourd’hui de réfléchir à notre relation à la nature et à ses secrets. Est-il vraiment si scandaleux de dévoiler ainsi les dessous de la matière ? Les termes utilisés sont toujours ceux du sacrilège et de la corruption. Prenez Baudelaire quand il s’oppose à la photographie. Il se révolte contre une foule idolâtre et son «amour de l’obscénité». Il dénonce la sottise de «nouveaux adorateurs du soleil». On croirait entendre nos actuels puritains. 

Le goût humain pour les belles images et les belles histoires 

Le chien aboie et la caravane passe. Qu’importe leur bien-fondé, les critiques de Goethe ou de Baudelaire sont aujourd’hui dépassées. Elles n’ont pu résister à cette force quasi élémentaire : le goût humain pour les belles images et les belles histoires, d’où qu’elles viennent. Pendant des millénaires, les hommes se sont sustentés de légendes et de contes dont ils ne connaissaient pas les auteurs. Autour du feu de camp ou de cheminée, leurs histoires répétaient des motifs quasi préhistoriques qui circulaient de civilisation en civilisation à travers les siècles. On compte plus d’un demi-millier de cendrillons, dont l’une, chinoise, perd sa sandale dès le IXe siècle. L’intelligence artificielle, elle aussi, est nourrie par les hommes. Elle n’abolit pas la notion d’auteur. Elle ne fait que la déplacer. 

Nous avons trop pensé à l’expérience artistique du seul point de vue de l’artiste, en oubliant que le destinataire est lui aussi essentiel. La révolution que nous vivons invite à remettre au centre le lecteur, l’auditeur, l’amateur d’art qui par son regard investit un tableau. Ce sont d’abord de spectateurs exigeants dont on a besoin ! «Il y a le pôle de celui qui fait une œuvre et le pôle de celui qui la regarde. Je donne à celui qui la regarde autant d’importance qu’à celui qui la fait», expliquait déjà Marcel Duchamp dans Ingénieur du temps perdu. 

Bientôt, les deux pôles s’interpénétreront sans doute : nous deviendrons les créateurs de nos propres spectacles. «La poésie doit être faite par tous. Non pas un», proclamait Isidore Ducasse dans Poésies, après avoir écrit les Chants de Maldoror sous le pseudonyme du comte de Lautréamont. «Tout le monde peut cuisiner», renchérissait Auguste Gusteau dans le dessin animé Ratatouille. Ce n’est pas là un avenir sombre, si perdure le goût de l’effort. 

Car, nous ne pouvons pas nous contenter d’un art qui se cloîtrait dans sa tour d’ivoire, comme le masturbateur s’enferme dans son water-closet. Ce sont justement dans ces forteresses que prolifèrent les pires poncifs. L’expérience du collage nous enseigne que l’on peut passer par des détours pour revenir au réel. Si l’intelligence artificielle peut remplacer l’être humain dans son acte créatif, elle peut aussi devenir un outil à son service. Et j’ai envie d’oublier la mise en garde de Baudelaire dans les Paradis artificiels : «Celui qui aura recours à un poison pour penser ne pourra bientôt plus penser sans poison». 

Les progrès de Claude 

De certains projets du génial écrivain, il ne reste que le titre. Je m’amuse parfois à tester l’application d’Anthropic, Claude, pour vérifier ses progrès. Alors, comment terminer cette tribune sinon par le résultat d’un prompt ? Voici un poème en prose d’aujourd’hui, à la manière du Spleen de Paris, intitulé le Croque-mort élégant. Bien sûr, il ne s’élève pas au niveau du poète qui reste incomparable, du moins pour le moment. Mais vraiment, ce n’est pas si mal… 

«Je l’ai croisé un mardi, square des Batignolles, entre deux bancs où des vieillards nourrissaient des pigeons qu’ils appelaient par des prénoms de femmes mortes. Costume gris perle, pochette ardoise, chaussures si bien cirées qu’on y aurait lu l’heure de sa propre mort. Rien ne trahissait le métier, sinon cette lenteur du pas, cette économie du geste que possèdent seuls ceux qui portent, sans les faire tanguer, des choses qu’on ne pose pas deux fois. 

On l’appelait l’Elégant, comme un cheval de course. Le matin il consultait les disponibilités du crématorium comme d’autres la Bourse ; l’après-midi il conseillait une veuve entre frêne et chêne, componction de sommelier. 

Une jeune femme s’assit près de lui, pleurant discrètement, épaules droites, à la façon des villes. Il tendit un mouchoir de tissu, sans un mot – le même geste précis dont il devait border, une heure plus tôt, les mains d’un inconnu rue Cardinet. Puis il se leva, ajusta sa pochette d’un geste inutile et parfait, silhouette grise parmi les grises. 

De tous les métiers de cette ville, le sien est peut-être le plus honnête : il ne vend aucune éternité, ne console que par la tenue de sa cravate – seul homme élégant de Paris dont l’élégance serve à quelque chose».

 

Louis Chevaillier, écrivain et journaliste


[Illustration : PhonlamaiPhoto/Getty Images/iStockphoto -  source : www.liberation.fr]


domingo, 10 de maio de 2026

Patti Smith en el templo de la tradición

El Premio Princesa de Asturias a Patti Smith no es solo el reconocimiento a la figura punk de culto, sino también a la artista, escritora y poeta que, al proteger el legado de los muertos, anima a los más jóvenes a encontrar su propia voz. 


Escrito por José Homero 

Como indica la contraportada de Bread of angels (2025), la narrativa de Patti Smith tiene una cualidad dickensiana cuando aborda su infancia: niños enfermos, amenazas de desalojo, hambre continua y navidades sin regalos. Si bien el juicio describe el libro más reciente de Smith (significativamente etiquetado como “memorias”), en realidad compendia la actitud con que la artista recapitula su pasado: una mirada que repara en las carencias materiales que ella y su familia sufrieron en aquellos duros años de la posguerra, al tiempo que en esos recuerdos refulgen toques de esperanza, del mismo modo que en su penuria encontraron en las luciérnagas una fuente de luz. Como las de Dickens, las narraciones de Smith poseen una vena melodramática: conmovedoras por las penas que refieren, pero también por incluir motivos placenteros que atestiguan una infancia feliz pese a la pobreza.

Quizá la clave de este talento narrativo no provenga del narrador inglés –pese a la conjunción de penuria y alegría con que ella ha evocado esos años, tanto en Éramos unos niños (2010) como en Pan de ángeles–, sino de Robert Louis Stevenson, con quien tiene más elementos en común: la enfermedad, la voracidad lectora y la pasión por contar historias para entretener a sus oyentes.

Esta relación no es una desmesurada licencia poética de mi parte: bastaría recordar que uno de los libros más queridos por la niña Patti fue uno del escocés: el Jardín de versos para niños. Ahí nació la afición por la palabra de esa pequeña tusitala, quien congregaba en torno a su cama de enferma a sus hermanos y amigos mientras tramaba batallas o preparaba estrategias para las campañas que los niños emprendían bajo su mando.

Hay, sin embargo, un elemento que sella esta asociación: la devoción por Las mil y una noches. En Éramos unos niños, al referir su primer encuentro con Tom Verlaine, señala que ambos adoraban esa obra, también fundamental para el desarrollo de la poética del narrador escocés, quien encontró en Sherezade un modelo literario.

Con este bagaje y esta fascinación desde la infancia por el arte de fabular, resulta menos sorprendente el viraje que desde la segunda década del siglo XXI Patti Smith dio a su obra e imagen pública. A partir de ese primer libro de prosa, la llamada “Sacerdotisa del punk” dejó de ser exclusivamente una estampa de la iconografía del rock para paulatinamente reclamar un sitial en el panteón de la cultura contemporánea.  

Aun cuando Éramos unos niños se plantea desde una perspectiva biográfica, su enfoque es más restringido, como si Smith, a la manera en que solía trabajar su amado Robert Mapplethorpe en sus inicios, ajustara las opciones antes de decidir cuál será la distancia que asumirá frente al sujeto del relato y qué elementos dejará fuera del encuadre.  

Por ello, a pesar del sedimento veredictivo y de contar una historia arraigada en la existencia de la autora, por la visión con que se aborda bien podría leerse como una narración sin ficción inscrita dentro del subgénero alemán del Künstlerroman: la novela de formación de dos artistas: Robert Mapplethorpe y Patti Smith. También relato de iniciación: la asunción del arte como principal objetivo en la vida de sus protagonistas, quienes, en su relación profesional, intercambiaron papeles y fueron creador y musa, respectivamente: “Me escribió una nota para decirme que crearíamos arte juntos y triunfaríamos, con o sin el resto del mundo.”   

Hay cierta inclinación hagiográfica para perfilar que el arte era un destino. Así, al evocar una visita al Museo de Arte de Filadelfia, Smith acota que, aun cuando al salir parecía la misma niña larguirucha y desgarbada, “en mi fuero interno, sabía que me había transformado, conmovida por la revelación de que los seres humanos crean arte, de que ser artista era ver lo que otros no podían ver.”   

Si bien el recuento se concentra en la relación sentimental, igualmente refiere el crecimiento artístico de ambos, por lo que, en gran medida, documenta su consagración como artistas, una historia nostálgica, pero también de éxito. Libro de memorias que describe aquellos dorados años de penuria en una Nueva York sórdida y peligrosa, pero a la vez increíblemente vital, Éramos unos niños es un gran ejemplo de memoria personal, crónica cultural y Künstlerroman. A partir de este libro, al que se han sumado M Train (2015), Devoción (2017), El año del mono (2019) y recientemente Pan de ángeles, Smith ha elegido recapitular su existencia desde una identidad axial: la de la vida y el arte, como si para ella, el dilema de cómo se vinculan para la creación, se resolviera mediante la identificación y la disolución de límites: arte y vida son indisociables. Por eso, cuando uno lee sus ensayos y narraciones, las fronteras entre ambos géneros se diluyen, del mismo modo que en su obra performativa y poética lo hacen las diferencias entre música y poesía, y en sus relatos los límites entre la realidad y el sueño, entre lo vivido y lo soñado. Smith, además de creer en la unidad entre representación y esencia, destila la realidad en el alambique del arte. Con el símil como una de sus herramientas retóricas favoritas, su escritura abunda en comparaciones que remiten al mundo de la cultura. Así, describe la indumentaria que el niño Robert utilizó en la ceremonia de su primera comunión, evocando a sus amados poètes maudits: “Lucía un enorme lazo blanco como los de Baudelaire y un brazalete idéntico al que había llevado un Arthur Rimbaud muy altivo.”   

O asocia los pétalos de las violetas depositadas sobre la tumba de Jim Morrison en el cementerio Père Lachaise de París con las “flores del ramo de Ofelia”. Para Smith, como si fuera una esteta decadentista para quien el mundo solo existe como reflejo artístico, la vida es indisociable del filtro de la cultura.   

Esta conciencia y credo estético es la expresión más fehaciente de que el fundamento de la cosmovisión de Smith, la génesis de su pensamiento y actitud, es la tradición. Lejos de asumirse como una fuerza disruptiva o destructiva, a la manera en que Jim Morrison concebía el arte debido a su cosmovisión nihilista, se ha consagrado a velar el fuego sagrado, a la usanza de las vestales que preservaban el culto divino. Así lo escribe en M Train:  

No se puede juzgar una vida por un solo acto; se debe juzgar por la totalidad de su intención. Mi misión es mantener viva la llama de aquellos que me precedieron, para que otros puedan encontrar su propio fuego.   

Esa vocación reverente –que es intrínseca al arte, pues ¿qué artista no rinde homenaje en su obra a sus penates?–, al paso del tiempo se acentuó de forma natural. Aquello que había comenzado como un reconocimiento, en un extraño caso en el que en vez de sufrir por las influencias las reconocía abiertamente, sin menoscabo de ninguna angustia por servirles de caja de resonancia, se fue convirtiendo en un tributo a quienes morían, desde los primeros mártires del rock, como Brian Jones, Janis Joplin, Jimi Hendrix y Jim Morrison, hasta sus seres amados: Robert Mapplethorpe, Jim Carroll, Fred Smith, su esposo, Todd Smith, su hermano, y Sam Shepard, e incluso a personajes cercanos, como Sam Wagstaff, Sandy Pearlman, Allen Ginsberg, Susan Sontag y Lou Reed, entre otros. A partir del nuevo siglo, Patti ha sido una presencia constante en funerales y ceremonias conmemorativas, en los que suele leer un poema o una canción escrita en honor de esa ronda de personas que nos preceden y con quienes compartimos la brevedad del tiempo.   

Así, lo que era una inclinación desde su juventud, el gusto por visitar museos, cementerios y recorrer ciudades en busca de los rastros invisibles, de los gestos indelebles, del panteón personal –las casas de Frida Kahlo, Albert Camus y Roberto Bolaño–, paulatinamente se convirtió en una misión: proteger el legado de los muertos, no a la manera de un archivista que conserva las obras, sino de una sacerdotisa. A sus 79 años, se ha convertido en un oráculo, en la profetisa que continúa la gran corriente secreta que no cesa de confrontar la realidad: la dimensión profética del Romanticismo.   

La referencia intertextual, manifiesta en “Gloria” y en “Horses”, distinguía ese primer disco, tanto como el carácter elegiaco de canciones como “Birdland”, “Break it up” y la significativamente titulada “Elegie”. Dicho carácter se ha convertido en uno de los rasgos más evidentes de la obra de Patti Smith: la preservación del legado. Ese himno a la mortalidad y a la vez a la vida con que concluía Horses se ha prolongado y encontrado nuevos cauces en su faceta literaria. Al respecto, dice en Éramos unos niños:  

Todo eso quedó plasmado en Horses, y también nuestro reconocimiento a quienes prepararon el terreno antes que nosotros. En “Birdland” nos embarcamos con el pequeño Peter Reich mientras esperaba a que su padre, Wilhelm Reich, bajara del cielo y se lo llevara. En “Break it up”, Tom Verlaine y yo escribimos sobre un sueño en el que Jim Morrison, atado como Prometeo, se liberaba de repente. En “Land”, imágenes de muchachos descontrolados se fundían con las etapas de la muerte de Hendrix. En “Elegie”, los recordamos a todos, pasados, presentes y futuros, a todos los que habíamos perdido, estábamos perdiendo y perderíamos.   

En Éramos unos niños, Smith se pregunta por qué no es posible escribir algo que resucite a los muertos, mientras que en Devoción sentencia: escribimos “porque no podemos limitarnos a vivir”: el arte como vehículo para la permanencia.  

Depositaria e intérprete de esa tradición, una de las últimas heroínas de ese inesperado vástago de la revolución romántica que fue el punk, Patti Smith es una superviviente.   

No siento ninguna necesidad de justificarme por ser una de las pocas supervivientes. Habría preferido verlos triunfar a todos, que alcanzaran el éxito. Al final, fui yo quien tenía uno de los caballos ganadores. (ibid).  

Por ello, el Premio Princesa de Asturias es un reconocimiento no únicamente a la figura punk de culto sino asimismo a la artista, escritora y poeta cuya voz, además de transmitir e interpretar el mensaje de los otros, ha servido de inspiración y estímulo para que otros, nuevos artistas, encuentren la suya y preserven el legado del arte.~~


[Foto: Ioann Maria Stacewicz/ZUMA Press Wire - fuente: www. letraslibres.com]


terça-feira, 5 de maio de 2026

Breve historia de la saudade

 


Escrito por Siham El Khoury Caviedes 

Oiga, vecino, sabe el significado
de esta palabra blanca que como un pez se evade?
No… Y me tiembla en la boca su temblor delicado.

Pablo Neruda, “Saudade”

Gran parte de la experiencia humana es aprender a perder. Más específicamente, a transformar la pérdida; a significarla; a voltearla y sacudirla hasta que algo más salga del vacío. Eso, entre otras cosas, es la saudade.

Primero se le llamó soedade, luego suidade; una palabra que suena y se siente como soledad, pero la rebasa. La investigadora Inês Oseki-Dépré rastrea el nacimiento de este concepto hasta el establecimiento de las primeras colonias europeas en África y América, cuando los colonos galaico-portugueses expresaban sus sentimientos hacia la lejana patria desde Madeira, Alcazarquivir, Arcila, Tánger, Cabo Verde, las islas Azores y la bella Ilha de Vera Cruz, que ahora conocemos como Brasil. Los rumores decían que entre los marineros portugueses del siglo XV solía brotar una sensación agridulce que los motivaba a contar historias y entonar canciones, porque trasladarse “más allá del mar” implicaría una vida entera en añoranza por su tierra de origen.

¿Qué sucedió cuando esta afección trascendió los puertos y llegó hasta las nuevas ciudades? Con el tiempo, la suidade tomó el nombre que conocemos hoy en día y adquirió una dimensión espiritual y existencial. El sentimiento de falta por una causa externa claramente identificable (el hogar, la patria) se convirtió para algunos en una inquietud inherente al alma, que podía o no rastrearse a una pérdida concreta. Y eso se sentía muy humano. Más que humano: gallego, lusitano, brasileño. Así, la saudade comenzó a protagonizar coplas y poemas de la lírica trovadoresca, movimientos estéticos e incluso políticos que buscaban consolidar una identidad nacional específica, un posicionamiento frente a la irremediable finitud de la vida y sus placeres. Por eso, hasta la fecha, la saudade es un valor esencial del ser y el imaginario lusobrasileño e impregna diversas expresiones de su cultura y su arte.

Sería pretencioso intentar contener la saudade, que es un concepto arbóreo y complejo, plagado de historia y matices, en uno solo signficado “oficial”. De hecho, tuvieron que pasar siglos para que la saudade se asentara en definiciones aceptadas de los tesauros. Los diccionarios más comunes de la lengua portuguesa, como el Michaelis o el Aurélio, suelen coincidir en que la sensación de falta es el centro y la cuna de la saudade. El Dicionário Houaiss, en particular, se refiere a la saudade como “un sentimiento más o menos melancólico de incompletud, ligado mediante la memoria a situaciones de privación […], de alejamiento de un lugar o de una cosa, o a la ausencia de ciertas experiencias y determinados placeres ya vividos”. En las mismas fuentes encontraremos que el adjetivo “saudoso” puede aplicarse tanto para quien experimenta la saudade, como para quien (o lo que) la provoca. Así que, desde un punto de vista lingüístico, no se diferencia a quien extraña y lo que se extraña; la saudade recorre y colapsa esa distancia.

Muchos investigadores se han basado en este tipo de definiciones para crear una propia. Para Hans Ulrich Gumbrecht, por ejemplo, la saudade se resume en “la añoranza de una situación pasada que se ha perdido irremediablemente”, una tristeza vinculada tanto a la psique como a la tierra, que dispara el recuerdo de algo lejano y profundamente querido. Otros académicos, como Francisco Foot Hardman, entienden la saudade más bien como un concepto en desplazamiento, con expresiones similares en las literaturas de otros pueblos y lenguas, con frecuencia cercanas a la experiencia del abandono y el exilio.

Por supuesto, hay muchos términos afines: el dor rumano, el längtan sueco, el verbo alemán verlangen, el famoso spleen de Baudelaire. Incluso nuestra “melancolía” y “nostalgia” son similares, pero no idénticas a la saudade. ¿Qué diferencia a esta última, entonces?

Podríamos decir que todos estos conceptos comparten el mismo punto de partida: el dolor de la pérdida. Pero la saudade va un paso más allá de ese dolor; le da la vuelta; lo reconfigura; le imprime una dimensión o expresión “afirmativa” (humorística, creativa, lúdica) que, en teoría, no debería tener. Por eso la expresión de Francisco Foot Hardman, ser o estar “en desplazamiento”, es tan importante. Más allá del traslado geográfico de la palabra, hay un movimiento interior, a nivel emocional y psicológico.

En particular, la investigadora en letras brasileñas Ana Lúcia Liberato Tettamanzy ve en la saudade un “sentimiento de inadecuación profunda con el tiempo”, una “errancia mental y física”. La “errancia” de la que habla (otra forma de desplazamiento) está íntimamente ligada a la memoria y la imaginación: la conciencia de lo perdido, o incluso de lo que podría perderse en el futuro, nos obliga a fugarnos del presente. Fantaseamos; tememos; lamentamos. El filósofo portugués Eduardo Lourenço la define como un “dolor inexpresable ante el tiempo que huye” que genera otra suerte de huida, un “viaje a través de la eternidad perdida de nosotros mismos”.

El resultado de todo esto es una doble dimensión temporal: un aquí y ahora que se abre inesperadamente a evocaciones dulces, como lagunas. Pensemos en la saudade como un lugar trascendental, un tiempo más allá del tiempo, un espacio que se abre sólo bajo nuestros propios pies. Entonces comenzamos a ir y venir entre el pasado y el futuro, la satisfacción y la pérdida, la pena y el agradecimiento, con un vaivén similar al del mar o al del péndulo de un reloj. Para Lourenço, esta es una “última puesta en escena”, es decir, una re-presentación, “para aliviar el luto de nuestras esperanzas rotas, de nuestros anhelos perdidos, de nuestros amores difuntos”.

Sin embargo, re-cordar (etimológicamente, traer de vuelta al corazón) no restaura lo que se ha ido. Si acaso, nos lo regresa deformado y corrompido por el paso de los días, con huecos rellenados por la ficción. Todo lo recordado es re-creado, y así mismo nos re-creamos (nos desgarramos y reconstruimos) cuando recordamos, cada rememoración como un hilo nuevo en el entramado de nuestra experiencia del mundo.

Todas estas cosas, que no me pertenecen, me aseguran la meditación sensible con lazos de resonancia y de saudade. En cada una de esas sensaciones soy otro, me renuevo dolorosamente en cada impresión indefinida.

Vivo de impresiones que no me pertenecen, perdulario de renuncias, otro distinto en el modo de ser yo.

Fernando Pessoa, “93”, Libro del desasosiego

Si vemos la vida como un tejido, la saudade es la perforación de una aguja que introduce una nueva puntada, un nuevo patrón. Una sensibilidad enfermiza, una angustia entrañable, capaz de penetrar y transformar repetidamente la imagen sin destruirla. En las palabras de Eduardo Lourenço, “ardemos en el tiempo sin consumirnos en él”.

La saudade suena como se siente, con esa misma reiteración, ese afán de volver. Es la voz que se ovilla y desovilla en el aire, como las plegarias, los mantras y las canciones. Su expresión se parece mucho a la de nuestras celebraciones porque, en efecto, celebra y conmemora lo que ya no se tiene, porque se tuvo. He ahí lo que diferencia a la saudade: interpreta la ausencia, incluso el sufrimiento, como un recordatorio de que se perdió algo digno de amar. Extrañar no es más que la otra cara del disfrute. El vacío es una marca (“algo valioso estuvo aquí”) y merece festejarse, honrarse con risa queda y canto compartido. Como señala Clarice Lispector en “Saudades”:

Encontré una palabra
para usar todas las veces
que siento este vacío en el pecho,
medio nostálgico, medio sabroso,
mas que funciona mejor
que un signo vital
cuando se quiere hablar de vida
y de sentimientos.

¡Ella es la prueba inequívoca
de que somos sensibles!
De que amamos mucho
lo que tuvimos…

Ahí radica la experiencia afirmativa del dolor en la vida y el temor a su finitud. En suma, la saudade es mucho más que melancolía o nostalgia; es un dique de contención, un freno a la invasión del sufrimiento. También es lo que Machado de Assis define como “epitafio” en las Memorias póstumas de Blas Cubas: “Una expresión de aquel piadoso y secreto egoísmo que induce al hombre a arrancarle a la muerte un harapo”. 

Referencias

Foot Hardman, Francisco. “Espectros de la nación: figuras desplazadas entre ‘saudades’ y soledades”. Remate de Males, vol. 22, núm. 2, noviembre de 2012, pp. 76-96. DOI:10.20396/remate.v22i2.8636160.

Gumbrecht, Hans Ulrich. “The Beautiful Form of Sadness: Machado de Assis’ Memorial de Aires”. Portuguese Literary and Cultural Studies, vol. 13/14, 2004-2005, pp. 307-16.

Holanda Ferreira, Aurélio Buarque. “Saudade”. Dicionário Aurélio da Língua Portuguesa, Editora Positivo, p. 1556.

Houaiss, Antônio, ed. “Saudade”. Dicionário Houaiss da Língua Portuguesa, 2001, p. 2525. Instituto Antônio Houaiss, www.iah.com.br/sp/servicos.php.

Liberato Tettamanzy, Ana Lúcia. “Da melancolia em Padre Antônio Vieira e Machado de Assis”. Via Atlântica, vol. 1, núm. 12, diciembre de 2007, pp. 195-208. Portal de Revistas da USP, DOI: doi.org/10.11606/va.v0i12.50178.

Lispector, Clarice. “Saudades”, versión al español de Daniela Aguilar. Periódico de poesía, UNAM, verseando.com/blog/clarice-lispector-saudades/.

Lourenço, Eduardo. Portugal como destino, seguido de Mitologia da saudade. Editorial Gradiva, 1999. Colección Obras de Eduardo Lourenço.

Machado de Assis, Joaquim Maria. Memorias póstumas de Blas Cubas. Traducción de Antonio Alatorre, introducción de Lucía Miguel Pereira, Fondo de Cultura Económica, Biblioteca Americana, 1951.

Michaelis, Henriette, y Carolina Michaelis (eds.). “Saudade”. Dicionário Michaelis, Editora Melhoramentos, 2015. Dicionário Brasileiro da Língua Portuguesa, michaelis.uol.com.br/moderno-portugues/busca/portugues-brasileiro/saudade.

Neruda, Pablo. “Saudade”. Crepusculario, RBA – Instituto Cervantes, 2005 (publicación original: 1923). Asistentes Virtuales, www.poesi.as/pn23028.htm.

Oseki-Dépré, Inês. “La ‘Saudade’”. Les Chantiers de la Création: Revue Pluridisciplinaire en Lettres, Langues, Arts et Civilisations, vol. 1, 2008, pp. 1-11. Open Edition Journals, 28 de octubre 2014, DOI: doi.org/10.4000/lcc.103.

Pessoa, Fernando. Libro del desasosiego, compuesto por Bernardo Soares, www.cjpb.org.uy/wp-content/uploads/repositorio/serviciosAlAfiliado/librosDigitales/Pessoa-Libro-Desasosiego.pdf.

Sánchez-Moreno, Iván. “Razones del alma contrita: fenomenologías de la saudade: apuntes para una teoría histórico-cultural de la saudade”. Revista de História Comparada, vol. 11, núm. 2, 2017, pp. 108-31.

 

Siham El Khoury Caviedes estudió Literatura Latinoamericana en la Universidad Iberoamericana

[Ilustración: Gonzalo Tassier - fuente: www.nexos.com.mx]

quinta-feira, 25 de dezembro de 2025

«Con sudor de tinta»: la flamante antología de cuentos policiales de Roberto Arlt

El título de la obra proviene del prólogo a la novela “Los lanzallamas”, continuación de “Los siete locos”. Wainstein señala que para poder realizar esta serie tuvo que leer trabajos académicos, además de recorrer archivos y hemerotecas, “ya que la mayor parte de las novelas y cuentos de Arlt se publicaron en revistas literarias y suplementos culturales de diarios y, si se editaron como libros, no fueron reeditados”. 

Roberto Arlt se ubica en el otro extremo del histórico eje sarmientino, es la irrupción de la barbarie.

Escrito por Laura Haimovichi

No jugaba, no bebía; le agradaba la vida en sí, la música negra y los ballets de Stravinsky. En síntesis, si no se hubiese dedicado a matar a sus prójimos como perros, habría resultado una bellísima persona”. El párrafo pertenece a La venganza del mono, un homenaje a Edgar Allan Poe, escrito con ironía, que así describe a su protagonista. El relato forma parte de Con sudor de tinta, la flamante antología de cuentos policiales de Roberto Arlt, compilada y con prólogo de Gabriel Marcelo Wainstein.

El título de la obra proviene del prólogo a la novela Los lanzallamas, continuación de Los siete locos, que es una verdadera declaración de los principios arltianos: «El futuro es nuestro, por prepotencia de trabajo. Crearemos nuestra literatura, no conversando continuamente de literatura, sino escribiendo en orgullosa soledad libros que encierran la violencia de un ‘cross’ a la mandíbula. Sí, un libro tras otro, y ‘que los eunucos bufen’. El porvenir es triunfalmente nuestro. Nos lo hemos ganado con sudor de tinta y rechinar de dientes, frente a la ‘Underwood’, que golpeamos con manos fatigadas, hora tras hora, hora tras hora».

Hijo de la austrohúngara Ekatherine Lobstraibizer y del prusiano, Karl, Roberto vivió durante las primeras cuatro décadas del siglo veinte. Durante la infancia, su padre lo maltrataba y a los 16 años se fue de la casa. Pasó por distintos trabajos hasta que ingresó a una biblioteca y comenzó a colaborar en periódicos barriales. En paralelo despuntó su faceta de inventor.

En su primer libro, El juguete rabioso, el protagonista Silvio Astier aspira a ser poeta como Baudelaire y bandido como Rocambole. Allí incluye recursos como el voseo, el lunfardo carcelario, la madeja inmigratoria de las grandes ciudades “con sus lenguas híbridas y las confrontaciones ideológicas”.

Wainstein integró la primera generación de estudiantes de la Escuela de Cine de San Antonio de los Baños, Cuba. Además, conduce junto a Daniel Symcha Hilando fino, de Radio Mestiza, un programa de análisis político. De Con sudor de tinta, el relato “Epístola de un L. C. Erudito al Jefe de Policía” es uno de sus preferidos. Y aclara que L.C. es la abreviatura de “ladrón conocido”, que se usaba en los sumarios policiales.

Creador y conductor desde hace una década del programa El dulce veneno de la novela negra en la radio de la Universidad Nacional Arturo Jauretche, en 2019 comenzó a dedicar una serie de programas a la historia poco contada -y mucho menos conocida- del género policial en la Argentina. “Como suele suceder, nuestro país fue pionero en este terreno, la primera novela policial, La huella del crimen, se publicó en 1877, diez años antes de la aparición de Sherlock Holmes”. 

Wianstein 

Cuenta Wainstein que para poder realizar esta serie tuvo que leer “trabajos académicos”, además de recorrer archivos y hemerotecas, “ya que la mayor parte de las novelas y cuentos de Arlt se publicaron en revistas literarias y suplementos culturales de diarios y, si se editaron como libros, no fueron reeditados”. En ese trayecto descubrió textos desconocidos incluso por otros investigadores, como dos novelas apócrifas de Sherlock Holmes, publicadas por entregas en la revista PBT entre 1908 y 1909, que relatan las aventuras del detective inglés en Argentina.

El punto de partida de Con sudor de tinta (editado por Mil Botellas, de Ramón Tarruella) se sitúa en el momento en que el ciclo radial llegó a la década del ’30. “Comencé a investigar los policiales de Arlt. En el primer capítulo de Asesinos de papel, un texto canónico de Jorge Laforge y Jorge Rivera, se mencionan ocho cuentos policiales publicados en las revistas Mundo Argentino y El Hogar entre 1937 y 1940, recopilados y publicados en un libro por Omar Borré, biógrafo del escritor”. 

Surgió entonces la pregunta acerca de la posible existencia de más cuentos del género. “Encontré menciones de unos cuantos. Cuando los ubiqué en las revistas en las que se habían publicado originalmente, me di cuenta de que algunos no eran estrictamente policiales, sino de espionaje o de otros territorios literarios. Al final, recopilé diecisiete cuentos que pertenecen al género policial, que creo que son todos los que escribió”. Con esos textos a la mano, el periodista guionó el programa y decidió la factibilidad de la realización de un libro que revelara una faceta poco conocida del autor.  

Algunos relatos estaban dispersos en la edición de sus Cuentos Completos, otros integraron recopilaciones de escasa difusión. El mencionado “Epístola de un L. C.” estaba inédito como libro, solo se había publicado en la revista Don Goyo en 1926. Hay otro, "Nuestra Policía, la mejor del mundo", que vio la luz quince días después y formó parte de un apéndice en la primera edición de la biografía escrita por Borré. Era una continuación de la Epístola y, aislado, perdía parte de su sentido.

Al publicarlos en conjunto, en orden cronológico y citando los medios donde aparecieron, se hace posible conocer otra dimensión de la obra de Arlt, en la que existe una relación innegable con la literatura policial en sus novelas El juguete rabioso, Los siete locos y Los lanzallamas.

Un mes después de publicar Los siete locos, en noviembre de 1929, Arlt explicaba: “En sí, la novela ofrece tres aspectos. Uno psicológico, otro policial y otro de fantasía”. En cuanto a El juguete rabioso, de 1926, una lectura contemporánea hace posible apreciar elementos “que la aproximan a la novela negra, género que recién tendría su punto de inicio en 1929, con la publicación de Cosecha roja”, de Dashiell Hammett.

Las Fieras, publicado en 1928, incluido en esta antología, es la primera expresión del género negro en Argentina. Relata, en primera persona, la decadencia de un proxeneta en el final de su vida. La brutalidad extrema que rige como ley en los ámbitos en los que se mueve, las formas degradantes de la explotación sexual y la violencia sin límites contra las mujeres, el goce en el sufrimiento de las víctimas, la complicidad del poder y la crudeza explícita del lenguaje nos trasladan al corazón del género negro. Con una salvedad: cuando se publicó, ninguna editorial estadounidense habría aceptado un relato que mostrara sin eufemismos, con tanta crudeza, los ámbitos de la violencia sexual. De ninguna manera Las fieras hubiera pasado el filtro de la censura norteamericana.

Desde hace cuatro años, Wainstein participa en el Encuentro Internacional de Literatura y Cine Negro Córdoba Mata. Este año se sumó a la organización y estuvo en dos mesas: una, acerca del escritor siciliano Andrea Camilleri, creador del comisario Salvo Montalbano, de quien en 2025 se cumplieron 100 años de su nacimiento; otra, sobre las nuevas corrientes en la novela negra. En febrero comenzarán a preparar la próxima edición. También estuvo en la Semana Negra de Buenos Aires, moderando una mesa con “un título llamativo: Voces del Noir Latinoamericano, escribir por uno y por otros”.

En la Argentina, hay numerosos autores y autoras muy valiosos, algunos a la altura de los mejores del mundo, “pero no abundan los lectores”, advierte. “Novela negra no es cualquier texto policial, tiene en su centro una mirada fuertemente social relacionada con la violencia esencial del capitalismo”. “Escritores muy talentosos se encuentran con grandes dificultades para publicar, aporta Wainstein. “Parte del problema se debe a la desaparición de las editoriales grandes argentinas y su absorción por conglomerados multinacionales que promueven la lógica del consumo. No combinan sus objetivos económicos con los culturales. Las editoriales independientes tienen limitadas posibilidades de acceso a las grandes cadenas de librerías. Se promueve el género del thriller, una derivación de la literatura policial que generalmente adopta fórmulas de éxito comercial ya probadas. Son muy pocos los escritores de novela negra, un género que siempre cuestiona el orden social, que logran superar esa barrera”.

Considerada durante mucho tiempo un género menor, sus creadores Hammett y Chandler fueron enormes escritores. “Hay libros mejores y peores. Se puede deducir que lo menor era la capacidad intelectual y la sensibilidad estética de los críticos que la menospreciaron. Como dijo Jorge Luis Borges: 'Cabe sospechar que ciertos críticos niegan al género policial la jerarquía que le corresponde, solamente porque le falta el prestigio del tedio’”.

“Desde su nacimiento en el siglo XIX , la literatura policial argentina responde a un ideal civilizatorio en la búsqueda de una versión argentina de las narraciones policiales a la inglesa. Arlt se ubica en el otro extremo del histórico eje sarmientino, es la irrupción de la barbarie, de lo plebeyo, de los personajes que viven en la más profunda miseria, un mapa de la desesperación y un uso de la palabra donde conviven el idioma de la calle, las expresiones de literatura folletinesca, las lenguas híbridas de los inmigrantes y el lunfardo carcelario. Define un nuevo punto de partida para nuestra identidad cultural, distante del modelo artístico de las elites, una literatura sólida y original, poderosa , que se sostiene por sí misma”, explica Wainstein mientras recuerda que en El Informe de Brodie, Borges hace un homenaje a Arlt, en su cuento ‘El Indigno’, inspirado en El juguete rabioso”.

  

[Fuente: www.pagina12.com.ar]