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quarta-feira, 2 de setembro de 2026

Quand Israël invente des faux « antisémites », les vrais antisémites se préparent à sévir !

Pas de doute, l’« antisémitisme » version Netanyahou, fait rage par les temps qui courent ! La preuve ? Israël, l’État hébreu qui prétend représenter tous les juifs sur la planète terre, est « le plus haï du monde » de l’aveu de J.D. Vance, le vice-président de Trump qui aime affirmer que son gouvernement est le plus pro-israélien de l’histoire des Etats-Unis ! 


Écrit par Yorgos Mitralias

L’affirmation est suffisamment grave pour mériter une explication, d’autant plus que les dirigeants de cet État israélien martèlent sans arrêt que ceux qui critiquent, et a plus forte raison « haïssent » leur pays, sont des « antisémites » patentés. Alors, comment est-on arrivé à ce que pratiquement tout le monde s’est reconverti a cet « antisémitisme » ? Et qui en est le grand responsable ?

Evidemment, le grand responsable est l’État d’Israel, ses politiques et surtout ses actes. Et incontestablement, c’est le génocide toujours en cours des Palestiniens de Gaza qui a tellement choqué et ému l’humanité entière au point de lui ouvrir les yeux une fois pour toutes sur la vraie nature coloniale, raciste et barbare de l’État sioniste. Cependant, le génocide -en direct- des Palestiniens n’explique pas tout. Il y a eu aussi les très « mauvaises fréquentations » de cet État israélien et de ses dirigeants. Ses dirigeants qui, à l’instar de Netanyahou lui-même, n’ont pas hésité à s’allier à tout ce qu’il y a comme racaille raciste, nostalgique ou héritière des régimes antisémites exterminateurs et génocidaires de Juifs, afin d’appliquer leurs politiques, dont celle qui consiste a déclarer la guerre a ceux qu’ils appellent « antisémites » parce qu’ils « osent » critiquer leur dérives criminelles, racistes et assassines. Ce n’est pas donc une surprise que c’est exactement la fine fleur de l’extrême droite européenne au passé violemment antisémite comme le néonazi AFD allemand, le VOX franquiste espagnol ou le RN pétainiste français qui deviennent les meilleurs soutiens d’Israël et les premiers à persécuter et qualifier d’ « antisémite » toute personne, juifs inclus, qui oserait critiquer les politiques criminelles de ce pays. En somme, le monde à l’envers…

Comme par exemple, ils l’ont fait contre le juif Edgar Morin, le grand sociologue et philosophe Français dont l’œuvre, la vie et les actes ont marqué la deuxième moitié du XXe siècle, l’accusant d’ »antisémitisme » parce qu’il avait osé cosigner en 2002, un texte titré « Palestine-Israel : le cancer » comprenant des phrases comme celui-ci : « Les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoisent les palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent, persécutent les palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs, boucs émissaires de tous les maux, ‹ bouc-émissarisent › Arafat et l’Autorité palestinienne, rendus responsables d’attentats qu’on les empêche d’empêcher. » [1]. Les procès intentés par les acolytes de l’Etat sioniste en service commandé ont duré quatre ans avant d’aboutir à l’acquittement des trois accuses, dont Edgar Morin qui vient de nous quitter juste un mois avant son 105e anniversaire, non sans avoir répété qu’il était « ahuri et indigné » par le « carnage » commis par Israël à Gaza.

Mais, celle qui est restée dans l’histoire comme « l’affaire Morin » ne devrait plus surprendre. La fabrique à inventer des faux antisémites tourne actuellement à plein rendement. La raison est simple : les juifs très critiques de l’État d’Israël ou même antisionistes, sont desormais légion dans la diaspora. À tel point que les philippiques anti-israéliennes et antisionistes d’un ex-président du parlement israélien (!) et ex-président de l’Organisation sioniste mondiale comme l’a été Avrum Burg ne fassent plus l’impression qu’ils mériteraient. D’un Avrum Burg qui n’a pas peur de déclarer que « le sionisme c’est du racisme » et qu’il définit à l’aide des phrases lapidaires suivantes les conditions nécessaires pour une paix durable au Moyen Orient : « Une paix juste exigera de l’État d’Israël qu’il reconnaisse officiellement la Nakba, qu’il assume la responsabilité de l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens en 1948, qu’il mette en place un mécanisme approuvé de retour ou d’indemnisation, qu’il démantèle les structures profondes de l’occupation, qu’il assure l’égalité des droits entre la mer et le Jourdain, et qu’il instaure un partage équitable des ressources et des terres. Telles sont les conditions nécessaires à la paix elle-même, et il ne s’agit ni de cadeaux ni de gestes de générosité. Tout accord qui renoncerait à ces fondements ne serait qu’un armistice, un répit temporaire qui, à terme, donnerait naissance à la prochaine guerre. Cent ans de mépris israélien pour les structures profondes du conflit, et les dizaines de milliers de tombes de part et d’autre, en témoignent » [2].

Mais, attention : à force d’avoir choyé et d’avoir couvé l’œuf du serpent raciste et néonazi, l’État sioniste est en train de voir ce serpent sclore et grandir : il y a seulement quelques jours, le très populaire parmi les Républicains de Trump et grand ténor de l’extrême droite nord-américaine et mondiale Tucker Carlson et ses amis ouvertement racistes et néonazis, et cette fois véritablement antisémites, viennent d’annoncer qu’ils sont en train de préparer un troisième parti américain dont les juifs auront tout à craindre…

Alors, rien de mieux dans ce contexte morose, que de voir l’admirable Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB) donner la parole à la palestinienne Dima Issa pour célébrer, avec un discours inspiré et émouvant, les héros de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Et aussi, de rappeler par un texte écrit juste après sa mort à l’automne 2009, ce qu’était le seul survivant parmi les chefs de l’insurrection de ce ghetto, l’antisioniste et ami du peuple palestinien Marek Edelman qui reste, maintenant plus que jamais, une épine dans le flanc de ceux qui sont les vrais antisémites, les génocidaires israéliens…

Notes

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Morin_(France)

[2] Voir Avram Burg, « Les oiseaux nés en cage croient que voler est une maladie » : https://wordpress.com/2026/05/19/un-appel-a-la-revolution-des-guerres-justes-a-la-paix-juste/

[Source : www.cadtm.org]

terça-feira, 21 de julho de 2026

Uma infância alemã

 Comentários sobre o filme dirigido por Fatih Akin, em cartaz nos cinemas 

Fotograma de "Uma infância alemã", filme dirigido por Fatih Akin

Escrito por JOÃO LANARI BO*

1.

Uma infância alemã: título singelo escolhido pelo distribuidor brasileiro, provavelmente temeroso de que a audiência não entenderia o original, “Amrum”. Alguém viu o filme e concluiu que era um retrato da infância na Alemanha. De fato, é – mas num contexto particular, geográfica e historicamente. Uma infância retratada em um momento vertiginoso, poucos dias antes e depois do suicídio de Hitler e fim da Segunda Guerra Mundial, antes e depois do apocalipse, pequenos momentos em que a pulsão de morte da humanidade veio à tona.

Como fazer um filme sobre essa vertigem, adotando o ponto de vista de um garoto de 12 anos, em uma ilhota no norte da Alemanha? O diretor, o turco-alemão Fatih Akin, ostenta uma trajetória exitosa de trabalhos contundentes, para usar um eufemismo, como Em pedaços, de 2017, e O bar Luva Dourada, de 2019. O mundo a partir do olhar de uma criança não dispõe, em princípio, das obsessões de violência gráfica que habitam o imaginário adulto.

Em princípio porque o sadismo implícito em produções voltadas para o público infantil pode ser algo bastante real, mas isso é assunto para psicanalistas. Em Uma infância alemã a linguagem convencional reproduz os parâmetros de um garoto amadurecendo em um ambiente atordoante, a poucos quilômetros de uma catástrofe tectônica, mas isolado em uma ilha chamada Amrum, e a salvo de perigos imediatos.

Baseada no livro de memórias do ator e diretor Hark Bohm, que nasceu em Hamburgo e cresceu em Amrum, a história gira em torno dos dilemas e soluções que surgem no cotidiano plenos de imprevistos de Nanning Bohm (Jasper Billerbeck). Sua mãe é francamente nazista, em casa um retrato de Hitler adorna a parede. Na estante, vários livros do avô tratam de biologia, uma área de estudos perigosamente política naqueles tempos de pretensa superioridade racial ariana.

A família, apesar de raízes na ilha, é um corpo indesejado em boa parte da comunidade local, não apenas pelo nazismo ostensivo, mas também pelo choque com a cultura frísia local. Embora a beira do abismo, a arrogância da mãe espraia-se na atmosfera e afeta as relações de Nanning.

2.

Os ancestrais dos frísios migraram da Escandinávia para a região costeira alemã por volta da Idade do Ferro, e foram descritos por historiadores romanos como guerreiros independentes que habitavam áreas pantanosas. Possuem sua própria língua, o frísio, considerada o idioma moderno mais próximo do inglês. No filme, para sobrecarregar a situação, a mãe dá à luz exatamente no dia em que é anunciada a morte do Führer – e entra em depressão, recusando-se a comer, exceto pão com manteiga e mel.

Para cumprir esse desejo, Nanning atravessa imensas áreas de maré baixa, caça coelhos com o amigo (frísio) Herman, recita o juramento da Juventude Nazista e assiste a uma foca ser baleada à queima-roupa para ajudar um pescador local.

Tudo isso, todas as reviravoltas, Uma infância alemã narra em tom de fábula, como são as narrativas construídas a partir de narradores- mirins. Um antecedente é o extraordinário Alemanha ano zero, que Roberto Rossellini realizou em 1948 – um narrador que perambula pelos destroços de Munique no imediato pós-guerra, lutando para salvar o pai enfermo. A historicidade do filme de Roberto Rossellini retorna, décadas depois, no filme de Fatih Akin.

Ambos têm uma qualidade histórica rara nesse mundo de narrativas codificadas do cinema que trata da Segunda Guerra: como internalizar um conflito dessa proporção no cotidiano de famílias que viveram sob o jugo de uma opressão ideológica colossal, que levou a um projeto radical de autodestruição?

Hitler não era unanimidade na Alemanha, mas, por várias razões, desde ações cruéis de repressão ao populismo descarado que exibia – que incluiu experimentos como os documentários de Leni Riefenstahl – manteve-se no poder e fez o que fez. O microcosmo em que vive Nanning é um dos espaços em que se davam esses pequenos embates, desta feita, com o pano de fundo de um país em frangalhos.

Uma infância alemã é o trabalho mais reservado, porém extremamente cinematográfico, de Fatih Akin. Stand by me (Conta comigo na tradução brasileira), que Rob Reiner dirigiu em 1986, é citado por ele como uma inspiração pessoal. Em ambos, sobreviver como criança em um ambiente hostil implica em altos riscos – e às crianças resta a capacidade de aliarem-se umas às outras para driblar os males do mundo.

Ao longo desses poucos dias, Nanning constrói seu guia moral de sobrevivência, entre os limites mais ou menos opacos impostos pelos adultos e a vastidão dos horizontes e marés da ilha de Amrum. Oscilando entre a inocência e o amor pela mãe, entre os vícios da época e as relações imediatas de afeto, sua luta, em última análise, é a preservação do instinto de generosidade.

Embora se trate de um filme assertivo em seu posicionamento, a direção é delicada, suave, assim como a montagem, seca e objetiva: não há manipulações de trilhas sonoras ou momentos artificialmente aflitivos – a narrativa é tão direta quanto possível.

Hark Bohm faleceu dois meses após da exibição do filme no Festival de Toronto. Filho de oficial nazista – seu pai ingressou na SS em 1933 e alcançou o posto de SS-Obersturmführer – foi ator e diretor de destaque, tendo atuado em várias produções de Rainer Werner Fassbinder.

Hark Bohm adoeceu quando escrevia o roteiro, e Fatih Akin colaborou na escrita. Logo ficou claro que Fatih Akin teria de dirigir o filme que seria do amigo e mentor. Não seria despropositado dizer que o último filme de Fatih Akin não é de fato um filme de Fatih Akin: seria um filme de Hark Bohm dirigido por Fatih Akin.

*João Lanari Bo é professor de cinema da Faculdade de Comunicação da Universidade de Brasília (UnB). Autor, entre outros livros, de Cinema para russos, cinema para soviéticos (Bazar do Tempo). [https://amzn.to/45rHa9F]

Referência


Uma infância alemã (Amrum)
Alemanha, 2025, 93 minutos
Direção: Fatih Akin
Roteiro: Hark Bohm e Fatih Akin
Elenco: Jasper Billerbeck, Laura Tonke, Lisa Hagmeister, Kian Köppke 

 

[Fonte: www.aterraeredonda.com.br]

quinta-feira, 16 de julho de 2026

¿Será Trump el último presidente sionista de EEUU?

 


Escrito por David Hearst

No hay nada peor que un Israel despreciado. En tan solo unas semanas —un abrir y cerrar de ojos en la cronología de este conflicto de Oriente Medio—, el presidente de EE. UU, Donald Trump, ha pasado de ser tan popular en Israel que se jactaba de que podría ser su próximo primer ministro a convertirse en un hombre tan odiado que podría ser considerado el próximo Amalec de Israel.

Para que se hagan una idea del rencor dirigido personalmente contra Trump, Yinon Magal, presentador de un programa en horario de máxima audiencia del Canal 14 israelí, calificó a Trump de «perdedor» y tildó a su yerno Jared Kushner y a Steve Witkoff de «pequeños judíos».

Yaakov Bardugo, un comentarista político israelí, afirmó que Trump y su vicepresidente, JD Vance, se estaban convirtiendo en el Chamberlain moderno, el primer ministro británico asociado con la política de apaciguamiento hacia Hitler en 1938.

Amit Segal, analista político jefe de Channel 12 y de Israel Hayom —periódico propiedad de la multimillonaria Miriam Adelson— afirmó que Trump se había rendido por completo al permitir que Irán enriqueciera uranio.

Shimon Riklin, presentador del Canal 14 israelí, de tendencia conservadora, publicó en X que Estados Unidos estaba más débil que nunca y que nadie querría ser su aliado.

Estos comentaristas son cercanos al primer ministro israelí, Benjamin Netanyahu. A algunos se les considera sus portavoces. Y, colectivamente, han dado un giro de 180 grados digno de un manual. Se están volviendo contra el presidente, quien, en su primer mandato, otorgó a Israel el reconocimiento por parte de EE. UU de la anexión de los Altos del Golán ocupados y de Jerusalén como capital de Israel, algo que una larga lista de sus predecesores en la Casa Blanca había evitado hacer.

Este es el presidente que nombró a David Friedman, un defensor de los colonos, embajador de EE. UU en Israel. Friedman abandonó toda pretensión de neutralidad en este conflicto al inaugurar con un mazo un túnel bajo el barrio palestino de Silwan, en el Jerusalén Este ocupado.

Como candidato presidencial, Trump aceptó a Adelson como el tercer mayor donante de su campaña de reelección en 2024. Para comunicarse con la Casa Blanca, Netanyahu ni siquiera tuvo que descolgar el teléfono. Ya contaba con Kushner, entre muchos otros, susurrándole al oído al presidente.

Trump: de leal a traidor

Trump apoyó plenamente el genocidio de Israel en Gaza y sigue haciéndolo hasta el día de hoy. Kushner fue el artífice de «la Junta de la Paz» y de un plan surrealista para convertir Gaza en uno de sus muchos complejos turísticos de playa en el Mediterráneo.

Apenas hay duda de que la decisión de Trump de entrar en guerra con Irán se tomó tras una sesión informativa a cargo de Netanyahu y David Barnea, entonces director del Mossad, en la sala de crisis de la Casa Blanca. El mero hecho de que se permitiera la entrada de un líder de un país extranjero en la sala de crisis no tenía precedente. Nunca antes un presidente de EE. UU. había sido tan influenciable y nunca antes un primer ministro de Israel había estado tan cerca del corazón palpitante de una administración estadounidense.

Este es el hombre al que ahora tildan de traidor

La verdadera pregunta es: ¿hasta qué punto es profunda esta ruptura? ¿Y hasta qué punto es permanente? Trump fue el presidente que dio a Israel todo lo que necesitaba, y más, para librar sus guerras eternas. ¿Está llamado a ser el último presidente sionista de EE. UU? Una ruptura de esta naturaleza no es única en la historia del sionismo. Hay muchos ejemplos de sionistas que se han vuelto contra la superpotencia de su época de la que dependían.

Un patrón histórico

Cuando 250 000 refugiados judíos quedaron varados en campos de personas desplazadas en Europa tras la Segunda Guerra Mundial y Gran Bretaña se negó a levantar la prohibición de inmigración para admitir a 100 000 judíos en Palestina, la resistencia judía se unió. Entre 1945 y 1948, más de 780 soldados británicos, agentes de policía y civiles fueron asesinados en Palestina, muchos de ellos a manos del Irgun y la Banda de Stern (Lehi). Todo ello a pesar de que Gran Bretaña, a través de la Declaración Balfour, abogó por un hogar nacional judío en 1917, incumpliendo su promesa a los líderes árabes de establecer un Estado árabe. La peor atrocidad fue el atentado con bomba contra el Hotel Rey David el 22 de julio de 1946, sede administrativa británica en Jerusalén, en el que murieron 28 súbditos británicos de un total de 91 víctimas mortales. Hasta el día de hoy, Israel se niega a honrar sus tumbas, aunque sí lo hace con quienes perpetraron el atentado contra el hotel. En 2006, el Centro del Legado de Menachem Begin, que lleva el nombre del antiguo líder de la banda terrorista Irgun —quien aprobó el atentado y más tarde se convirtió en primer ministro—, celebró un acto para conmemorar el ataque. El brigadier Peter Smith-Dorrien, el funcionario de mayor rango fallecido en el atentado, yace en una tumba sin identificar.

Tampoco la extraordinaria valentía demostrada durante el Holocausto supuso ningún obstáculo para los terroristas judíos

El Lehi o Banda de Stern también asesinó a un diplomático sueco, el conde Folke Bernadotte, que había negociado la liberación de más de 4 000 judíos de los campos de concentración nazis durante los últimos meses de la guerra. Después de la guerra, se convirtió en el primer mediador oficial de las Naciones Unidas en el conflicto entre el nuevo Estado de Israel y los palestinos. Su pecado original, a ojos de la Banda de Stern, fue haber negociado una tregua y haber sentado las bases para las primeras iniciativas de ayuda humanitaria.

Este patrón se repite a lo largo de la historia de Israel

El regalo de despedida del expresidente estadounidense Barack Obama a Israel fue un paquete militar por valor de 38 000 millones de libras (51 000 millones de dólares) a lo largo de diez años. Se trató del mayor paquete de ayuda de la historia de Estados Unidos.

Avi Shlaim, el historiador israelí, escribió en The Guardian en aquel momento: «Netanyahu siempre correspondió a la generosidad de Obama con ingratitud y desprecio». Nunca dejó pasar una oportunidad para atacar a Obama; intervino de forma descarada en las elecciones presidenciales de 2012 respaldando al candidato republicano; abusó del privilegio de dirigirse a una sesión especial de ambas cámaras del Congreso para insultar a su presidente; y llevó a cabo la campaña pública más vociferante para sabotear el acuerdo nuclear con Irán.

«Resulta difícil pensar en un ejemplo más flagrante de morder la mano que le da de comer. La conducta de Netanyahu lo distingue como el aliado especial salido del infierno».

El expresidente de EE.UU Joe Biden, un sionista liberal por instinto, recibió el mismo trato. El general Amos Gilead escribió que la «reprimenda sin precedentes» de Netanyahu hacia Biden fue una manifestación extrema de ingratitud y un fracaso estratégico de primer orden.

«Estados Unidos es el único verdadero aliado de Israel, y Joe Biden es el presidente más favorable a Israel de la historia. No hay ninguna lógica estratégica para arremeter contra él y contra el líder de la mayoría demócrata en el Senado, Chuck Schumer, y solo cabe sospechar que la mezquina política interna está sustituyendo a una estrategia crucial para la seguridad y el futuro de Israel».

El verdadero rostro del sionismo

Para algunos comentaristas, lo que estamos presenciando es cómo el sionismo revela su verdadero rostro supremacista. Y eso incluye incluso a Moshe Ya’alon, exministro de Defensa bajo el mandato de Netanyahu entre 2013 y 2016.

En una entrevista con Ynet, Ya’alon afirmó que algunas facciones del movimiento sionista religioso, estrechamente alineado con los colonos israelíes, defienden una «ideología de supremacía judía». «¿Qué es la supremacía judía? Ochenta años después del Holocausto, es Mein Kampf a la inversa. La raza superior somos nosotros», afirmó Ya’alon

La supremacía judía ocupa ahora un lugar central en el discurso político dominante de Israel. Basta con escuchar cómo Naftali Bennett, el principal rival de Netanyahu, habla de Irán y de los palestinos. O, de hecho, basta con escuchar cómo los judíos israelíes hablan de los palestinos. Lo que está impulsando la disputa de Israel con Trump podría reducirse simplemente al impacto de lo nuevo.

El impacto consiste en que un presidente de EE.UU le diga a Israel que deje de librar la guerra. Es el impacto que experimenta una colonia de colonos cuando se da cuenta de que ha perdido el control sobre su potencia matriz.

Un impacto similar lo sufrieron los pieds-noirs en Argelia, quienes contribuyeron a llevar al poder a Charles de Gaulle en 1958, solo para ver cómo el presidente francés daba un giro hacia la autodeterminación y la independencia argelina.

O pensemos en la ira de la comunidad unionista de Irlanda del Norte cuando la mayor unionista de ellas, la primera ministra británica Margaret Thatcher, firmó el Acuerdo anglo-irlandés, que permitía a Dublín tener voz en el proceso de paz.

Un tsunami tóxico

Sea lo que sea lo que se está gestando en el seno de Israel tiene un efecto verdaderamente tóxico en la opinión pública al otro lado del Atlántico. No es exagerado afirmar que el genocidio en Gaza, la fallida guerra contra Irán y la negativa de Israel a retirarse de Siria, el sur del Líbano y Gaza han acabado con toda una generación de apoyo en EE. UU.

Tanto en el Partido Republicano como en el Demócrata, la mayoría de los adultos menores de 50 años valoran negativamente a Israel y a Netanyahu, según revela Pew Research. En la actualidad, el 57 % de los republicanos de entre 18 y 49 años tiene una opinión desfavorable de Israel, frente al 50 % del año pasado.

En general, el 60 % de los adultos estadounidenses tiene una opinión desfavorable de Israel, frente al 53 % del año pasado. El 59 % tiene poca o ninguna confianza en que Netanyahu actúe correctamente en materia de asuntos internacionales, frente al 52 % del año pasado.

La tendencia es clara

Sin embargo, existe menos consenso sobre lo que este cambio en la opinión pública significa en términos políticos y cuándo podría desencadenar un cambio significativo en la política. Nueva York, sede de la mayor población judía de la diáspora del mundo, acaba de ser testigo de cómo tres congresistas demócratas en el cargo han perdido sus escaños y cinco escaños locales han sido ocupados por candidatos respaldados por el alcalde Zohran Mamdani. Poco después, Melat Kiros, abogada y estudiante de doctorado, dio una sorprendente sorpresa a los demócratas del establishment al ser declarada ganadora de las primarias demócratas en el primer distrito congresional de Colorado, que incluye la capital del estado, Denver. Kiros desbancó a Diana DeGetter, una política que llevaba tres décadas en el Capitolio y que había recibido más de 1,6 millones de dólares del Comité Americano-Israelí de Asuntos Públicos (AIPAC).

Jewish Voice for Peace – Action afirmó que la contienda demostró que el AIPAC era una «marca tóxica» en el Partido Demócrata, y que los votantes demócratas estaban cansados de los legisladores que apoyan o defienden el genocidio. Sin duda, esto supuso una derrota para el AIPAC. Tres candidatos críticos con la guerra genocida de Israel derrotaron a sus oponentes respaldados por el AIPAC. Pero, ¿representaron los resultados un giro significativo a favor de Palestina o simplemente una reincorporación por parte de los demócratas de los sionistas liberales, sin el respaldo del AIPAC?

¿Se está preparando el partido simplemente para una era post-Netanyahu, en la que el apoyo a Israel volverá a quedar integrado en el sistema?

Uno de los vencedores fue Brad Lander, quien ganó las primarias por el décimo distrito congresional de Nueva York. Lander, que se presentó a la alcaldía antes de respaldar a Mamdani, se había opuesto anteriormente al movimiento de Boicot, Desinversión y Sanciones (BDS) y, durante su mandato como contralor municipal, aumentó las inversiones del fondo de pensiones de la ciudad de Nueva York en Elbit Systems, un fabricante de armas israelí. Se describe a sí mismo como un sionista liberal.

«En un momento en el que quienes, dentro del movimiento de solidaridad con Palestina, entorpecieron las operaciones de Elbit Systems se enfrentan a la más dura represión estatal, resulta un golpe bajo ver cómo sectores del mismo movimiento celebran a Lander, dada su propia implicación con el fabricante de armas Elbit», declaró a MEE Nazia Kazi, profesora de la Universidad de Stockton.

Tras la victoria de Kiros, el senador demócrata Bernie Sanders la felicitó en X. «La marea está cambiando», escribió. «Los estadounidenses están cansados de la política del statu quo».

El propio Mamdani afirmó que se trataba de una victoria para la clase trabajadora, lo que refuerza las conclusiones de una encuesta del año pasado que revelaba que los votantes se guiaban principalmente por las preocupaciones económicas nacionales, la vivienda asequible y el coste de la vida.

Sin embargo, en sus discursos, los candidatos ganadores presentaron las cuestiones nacionales y las demandas para poner fin al genocidio en Gaza como un todo. Su desafío al statu quo se produjo en ambos frentes.

Un largo camino

Para expertos en las relaciones entre Israel y EE. UU. como Daniel Levy, presidente del Proyecto EEUU/Oriente Medio (USMEP), Estados Unidos se encuentra solo al inicio de un largo camino para reajustar su apoyo a Israel. «Aún está por ver si una parte suficiente del movimiento en el bando demócrata podrá centrarse en acumular poder, aunque tengan que hacer de tripas corazón para lograr un cambio en la política, y esto ocurra más lentamente de lo que cualquiera de nosotros desearía. «Nos esperan oportunidades sin precedentes y me encantaría ver que ese cambio se produce, pero aún no ha llegado. La presión contraria de un grupo de presión muy arraigado y la capacidad de nuestro propio bando para cometer errores, así como la ausencia de un movimiento de liberación palestino que impulse este cambio, todo ello significa que aún no ha llegado».

Y, sin embargo, se ha producido un cambio real en la opinión pública estadounidense.

Uno de los cambios más significativos en Estados Unidos ha sido el giro que ha sacado a Palestina de los márgenes políticos para situarla en el centro del debate. Lo que antes se descartaba como una preocupación minoritaria de la izquierda —o se reducía a cuestiones de islamismo o terrorismo— se ha convertido en un tema que trasciende todo el espectro político. Incluso sectores de la derecha estadounidense han comenzado a considerar a Israel como un lastre en lugar de una ventaja. Para algunos conservadores, la conducta de Israel —su matanza masiva de civiles, incluidos niños, y su abierto desprecio por el derecho internacional— ha hecho cada vez más difícil conciliar el apoyo incondicional a Israel con la imagen que Estados Unidos tiene de sí mismo. Para algunos, distanciarse de Israel se ha convertido en una forma de intentar redimir el proyecto estadounidense.

Sin embargo, la incorporación de Palestina al debate dominante también ha traído consigo nuevas limitaciones. Los términos del debate se han ampliado, pero siguen estando estrictamente controlados tanto en los círculos conservadores como en los progresistas. Cada vez resulta más aceptable debatir la influencia de la AIPAC, ya que ello permite a los estadounidenses enmarcar el problema como una cuestión de influencia indebida por parte de un poderoso grupo de presión. Sin embargo, al menos por ahora, los límites de este debate son claros: la resistencia palestina, la autodeterminación o las aspiraciones políticas que sustentan la lucha palestina son cuestiones que siguen quedando en gran medida al margen de los límites de un debate respetable.

Estados Unidos podría encontrarse en un camino que discurre por etapas: un aumento de la simpatía hacia el sufrimiento palestino y una creciente hostilidad hacia un Israel en guerra permanente. Esto, a su vez, conduce al fin del excepcionalismo israelí en la política estadounidense y, finalmente, al reconocimiento de todos los derechos de los palestinos. Puede que se necesiten varios ciclos electorales para lograrlo.

Pero para Netanyahu, o quienquiera que le suceda, volver a hacer que Israel resulte relevante para la derecha estadounidense no será fácil. Frustrado en lo relativo a Irán, pero con permiso para mantener sus avances territoriales en el Líbano y Siria, la reacción de Netanyahu será reanudar la guerra para hacerse con el control de toda Gaza.

No le queda otra opción, si quiere mantener a la extrema derecha en su gabinete y a su lado durante la campaña electoral. Pero una nueva matanza en Gaza aumentará el sentimiento de repulsa en Estados Unidos en ambos extremos del espectro político.

Plantear la guerra como el «11-S» de Israel es una baza que ya se ha jugado. Incluso republicanos como Tucker Carlson están reconsiderando la Guerra contra el Terror como un intento erróneo de presentar a todo el islam como un enemigo existencial. Por el momento no hay salida. El lobby no está dispuesto a rendirse y llevará a cabo una feroz acción de retaguardia en la política estadounidense.

Pero cuanto más se convierta el apoyo a Israel en un acto de fuerza, y menos en un artículo de fe, mayor será el problema en el que se encuentra el sionismo.

[Fuente: https://rafaelpoch.com/2026/07/08/sera-trump-el-ultimo-presidente-sionista-de-estados-unidos - reproducido en https://www.elviejotopo.com]

quinta-feira, 18 de junho de 2026

Fassbinder, l’amore fa ancora male

Il 10 giugno 1982 moriva il regista tedesco: autore scomodo, scandaloso ancora oggi, capace di trasformare la retorica del sentimento in una fredda anatomia del potere, della sottomissione e del desiderio

Regista e produttore cinematografico tedesco, ritratto dietro la macchina da presa durante le riprese di "Lola" a Monaco di Baviera, il 14 maggio 1981. Nato il 31 maggio 1945 a Bad Woerrishofen, Fassbinder raggiunse la fama internazionale con film come "Katzelmacher" (1969), "Warnung vor einer heiligen Nutte" ("Attenti a una santa prostituta", 1971) e "Effi Briest" (1974). Morì il 10 giugno 1982 per overdose di droga. picture-alliance/ dpa

sexta-feira, 5 de junho de 2026

Cando cada vila tiña unha sala: a historia social que agochan os antigos cines galegos

 

Escrito por David M. Sobrino Platas 

A desaparición dos antigos cines galegos non foi só o peche dunha serie de edificios. Foi tamén o final dunha forma de encontro, de lecer e de relación coa cultura popular que marcou durante décadas a vida de vilas, barrios e cidades. Esa transformación é o eixo de O final dos cines en Galicia, unha obra inédita e póstuma que reúne 400 fotografías realizadas por José Luis Cabo Villaverde hai máis de trinta anos e que agora ve a luz da man da Fundación Carlos Velo. 

A obra recupera un proxecto que quedara inconcluso tras o falecemento temperán de José Luis Cabo Villaverde, compostelán, historiador da fotografía, fotógrafo, investigador e director do Centro Galego de Artes da Imaxe, hoxe Filmoteca de Galicia, entre 1999 e 2006. Cabo percorreu Galicia nos anos oitenta para fotografar salas de cine que xa daquela estaban en proceso de abandono, reconversión ou desaparición. Aquel traballo, realizado sen unha estrutura institucional detrás, constitúe hoxe un dos rexistros máis amplos dun patrimonio arquitectónico, visual e social que mudou de maneira definitiva. 

Cine Rex en Mugardos / José Luis Cabo / Fundación Barrié, Cines de Galicia (2012)

Segundo explicou Xosé Nogueira, o fenómeno que documenta o libro comezou a acelerarse nos anos setenta, cando se produciu unha transformación profunda no comercio cinematográfico mundial. Nese momento, a chamada sala única, o cine cunha soa pantalla, deixou de ser viable en moitos lugares. “Isto comportou a desaparición do cine entendido no sentido tradicional do termo”, sinalou o profesor.

Nogueira explicou que aquela mudanza respondeu a unha combinación de factores industriais, económicos e sociais. Cambiou o sistema de distribución, mudaron os públicos e as produtoras comezaron a dirixir boa parte da súa oferta a espectadores máis novos. Ao mesmo tempo, a chegada da televisión aos fogares e, posteriormente, dos soportes domésticos alterou o lugar que ocupaba o cine na vida cotiá.

O impacto foi dobre. Nas cidades desapareceron moitos cines de barrio, que funcionaban como salas de reestrea e como segundo circuíto das grandes estreas. Nas vilas e no rural, pecharon espazos que durante décadas foran practicamente o único espectáculo estable. “En calquera vila galega había cando menos un cine”, lembrou Nogueira. En localidades como Bueu ou Cangas, por exemplo, existían varias salas.

O profesor subliñou que o peche destes espazos supuxo a desaparición dunha maneira de entender o cine como experiencia colectiva. “Un cinema era un espazo cultural de lecer que artellaba a comunidade no rural e, desde logo, nos barrios era unha fonte de encontro, de desfrute e de lecer moi importante”, afirmou. 

Cine Rialto en Camariñas / José Luis Cabo / Fundación Barrié, Cines de Galicia (2012)


Cine Galicia de Noia / Cando cada vila tiña unha sala: a historia social que agochan os antigos cines galegos


A reportaxe visual de Cabo sitúase precisamente nese momento de tránsito. As súas imaxes recollen fachadas, rótulos, billeteiras, ruínas, salas reaproveitadas e edificios convertidos en bares, discotecas, comercios ou casas da cultura. Pero, como destacou Jesús Ángel Sánchez García, non son só fotografías de arquitectura. Son tamén imaxes de situacións, nas que aparecen coches, persoas, rúas, carteis, aceras, sombras e elementos cotiáns que axudan a reconstruír o mundo que rodeaba aqueles cines.

Sánchez García salientou que Cabo non se limitaba a fotografar edificios. Buscaba o contexto, a escena e a narración visual. “As fotos non son fotos de fachadas, son fotos de situacións”, explicou durante a presentación. Nelas aparecen tamén elementos de patrimonio gráfico, como rótulos pintados á man, letras de neón, sinais comerciais, cartelería ou billeteiras de madeira, metal ou pedra.

A dimensión patrimonial do libro vai máis alá da arquitectura. As imaxes permiten observar proxectores, cabinas, mesas de rebobinar, altofalantes e outros elementos técnicos vinculados á exhibición cinematográfica. Para Sánchez García, todo iso conforma unha sorte de arqueoloxía do espectáculo cinematográfico, un patrimonio material e visual que durante moito tempo non foi atendido coa mesma intensidade ca outros bens culturais.

O editor da obra, Xosé Enrique Acuña, explicou que Cabo fixo este traballo movido pola conciencia de que moitos daqueles espazos ían desaparecer. O fotógrafo percorreu estradas, vilas, aldeas e parroquias preguntando por antigos cines, salas abandonadas ou locais reconvertidos. Moitas veces, segundo relatou Acuña, a información chegaba por veciños, historiadores locais ou persoas que lembraban a existencia dun antigo salón de cine nun lugar determinado.

Acuña destacou que a iniciativa tivo unha dimensión excepcional. Segundo indicou, non coñece outro traballo semellante no Estado que reúna, a partir dunha mesma ollada fotográfica, un inventario tan amplo dos cines dunha comunidade autónoma. O fondo de Cabo chegou a superar os 2.000 rexistros, dos que agora se seleccionaron 400 imaxes para estruturar o libro.

A edición organiza ese material en diferentes bloques: tipografías, rótulos, billeteiras, paisaxes de abandono, edificios en ruínas e novos usos das antigas salas. Nese percorrido aparecen cines transformados en fruterías, discotecas, bares, locais bancarios, salas de concertos ou centros culturais. Tamén se documentan espazos derrubados ou en estado avanzado de deterioración.

Para Nogueira, unha das claves da obra é que permite ler a historia recente de Galicia a través dos seus cines. Estes espazos foron lugares de encontro, pero tamén reflectiron as mudanzas políticas, económicas e sociais do século XX. Os nomes das salas, por exemplo, falan de épocas e mentalidades distintas. Durante o franquismo apareceron denominacións como Imperial ou Americano, mentres que outras procedían de tradicións máis anteriores ou cosmopolitas, como os cines chamados Odeón.

O réxime franquista, lembrou Nogueira, promoveu a construción de cines durante as súas primeiras décadas porque comprendía o valor do cinema como medio de difusión ideolóxica. Antes de cada película proxectábase obrigatoriamente o NO-DO, de maneira que as salas se convertían tamén nun instrumento de propaganda. “O cine era un lugar de propaganda”, resumiu o profesor.

Mais o cine era, ao mesmo tempo, un espectáculo popular e accesible. Nogueira lembrou que nas décadas de 1920, 1930 ou 1940 a entrada podía custar o equivalente a unha barra de pan. Iso convertíao nunha actividade asumible para amplas capas da poboación. Fronte ao teatro ou á ópera, máis vinculados ás clases burguesas urbanas, o cine converteuse no grande espazo de lecer das clases medias e populares.

As sesións tamén eran diferentes ás actuais. Antes da longametraxe proxectábanse noticiarios, curtas, debuxos animados ou pequenas pezas pensadas para un público familiar. O cine podía funcionar como refuxio no inverno, como espazo fresco no verán ou como lugar de ensoñación por un prezo reducido.

Coa crise da sala única chegaron os minicines e despois os multicines. Os primeiros estiveron moi ligados ao final do franquismo e á posibilidade de exhibir filmes antes prohibidos pola censura. Moitas destas pequenas salas funcionaron como espazos de arte e ensaio, pero tiveron unha vida breve. Logo impúxose o modelo de varias pantallas nun mesmo local, con menos persoal e cunha lóxica máis industrializada.

Ese proceso afastou parte do público adulto e cambiou a experiencia cinematográfica. Desapareceron os acomodadores, os grandes patios de butacas, os palcos, os vestíbulos e unha maneira de asistir ao cine que, en moitos casos, conservaba trazos herdados do espectáculo teatral. Nogueira lembrou o exemplo do Gran Cine Fraga, cunha pantalla inmensa e acomodadores con librea, como mostra dese mundo xa desaparecido.

A arquitectura dos cines tamén evolucionou. Nos primeiros tempos, moitos edificios eran híbridos entre teatro e cine, con escenario e pantalla, preparados para acoller representacións teatrais, concertos e proxeccións. A partir da influencia da arquitectura moderna e do racionalismo, os edificios comezaron a deseñarse especificamente para o cinema, con patios de butacas en pendente e solucións adaptadas á visión da pantalla.

O libro de José Luis Cabo permite seguir esa transformación desde a materialidade dos edificios. Mais tamén amosa o seu abandono. Hai cines que se converteron en ruína, outros que perderon a súa función orixinal e outros que foron absorbidos por novos usos urbanos e comerciais. Nogueira lembrou o caso do Salón París da Coruña, considerado o primeiro edificio construído en Galicia especificamente para proxectar películas, que rematou convertido noutro tipo de establecemento comercial.

A dificultade do traballo de Cabo foi tamén xeográfica. Galicia, pola súa estrutura de poboamento, con milleiros de parroquias e núcleos espallados, facía case imposible elaborar un mapa previo completo. O fotógrafo tivo que buscar, preguntar, contrastar e localizar edificios que moitas veces só permanecían na memoria veciñal. Nogueira definiu esa tarefa como “un auténtico traballo de historiador”.

José Luis Cabo xa desenvolvera investigacións textuais sobre o cinema e os espectáculos precinematográficos, especialmente en Compostela. O seu libro sobre os cinematógrafos composteláns marcou unha liña de traballo rigorosa sobre a historia local da exhibición. Con todo, o proxecto fotográfico dos cines galegos quedou sen o discurso completo que el podería ter construído arredor das súas imaxes.

Acuña explicou que a edición actual é, en parte, unha homenaxe ao amigo e ao investigador, pero tamén unha maneira de devolver á sociedade un material que non podía quedar gardado. A selección das 400 fotografías buscou respectar a ollada de Cabo, os seus intereses estéticos e os elementos que máis lle chamaban a atención: as tipografías, os coches, os rótulos, as arquitecturas populares, os novos usos e a tensión entre o documento e a creación fotográfica.

Na presentación, os participantes coincidiron en salientar a xenerosidade intelectual de Cabo, a súa capacidade para abrir camiños na investigación audiovisual galega e o seu papel na recuperación da memoria fotográfica e cinematográfica do país. Nogueira lembrou a súa participación en proxectos vencellados ao Arquivo da Imaxe, ao CGAI, á documentación da fotografía galega e á investigación sobre os espectáculos precinematográficos.

 

[Fonte: www.historiadegalicia.gal]