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segunda-feira, 17 de agosto de 2026

El libro colombiano cruzó fronteras y generaciones

 

García Márquez frente a estanterías llenas de libros

Cada 23 de abril, el Día Mundial del Libro y el Día del Idioma Español recuerdan que una lengua también viaja a través de sus historias. La literatura colombiana encontró lectores internacionales gracias a novelas, cuentos, poesía y crónicas. En las mismas pantallas donde se consultan bibliotecas digitales, clubes de lectura o el login en 1xBet, los libros comparten espacio con otras formas de ocio. Su expansión mundial no nació de una sola campaña, sino de décadas de traducciones, editoriales, premios y recomendaciones.

García Márquez abrió una puerta inmensa

La publicación de Cien años de soledad en 1967 convirtió a Macondo en un lugar reconocible. La novela fue traducida a numerosos idiomas y consolidó a Gabriel García Márquez como figura central del boom latinoamericano. El Nobel de Literatura de 1982 amplió esa circulación y presentó su obra ante públicos.

Momento

Aporte a la difusión internacional

1967

Cien años de soledad alcanza lectores de varios países

Década de 1970

Nuevas traducciones fortalecen la presencia editorial

1982

El Nobel confirma el reconocimiento mundial

Siglo XXI

Otros autores amplían géneros, temas y estilos

Desde 2018

Programas públicos apoyan traducciones extranjeras

El éxito de García Márquez no cerró el camino detrás de él. Al contrario, animó a editores y lectores a buscar otras voces procedentes de ciudades, costas, montañas y selvas.

Una literatura más amplia que Macondo

Después del boom, nombres como Álvaro Mutis, Laura Restrepo, Héctor Abad Faciolince, Juan Gabriel Vásquez, Fernando Vallejo y William Ospina llegaron a catálogos extranjeros. Sus obras mostraron que la narrativa colombiana no responde a una única fórmula. Hay novelas históricas, relatos urbanos, poesía, memoria personal, literatura infantil y exploraciones de la naturaleza.

Entre los factores que impulsaron esa presencia aparecen:

  • traducciones cuidadas por editoriales extranjeras;
  • participación en ferias internacionales del libro;
  • premios que despertaron nuevas lecturas;
  • agentes literarios con redes fuera del país;
  • festivales donde los autores dialogan con otros públicos;
  • bibliotecas digitales que facilitan descubrir obras.

El entretenimiento digital reutiliza símbolos literarios. Algunos juegos de casino recurren a manuscritos, bibliotecas, personajes y mundos fantásticos para construir su estética, aunque una referencia visual nunca sustituye la complejidad de una novela. Así, las imágenes nacidas en los libros circulan después por otros formatos.

Traducir significa volver a escribir un mundo

Una obra no cruza fronteras únicamente porque exista interés. Necesita una traducción capaz de conservar ritmo, humor, silencios y referencias culturales. Reading Colombia ha financiado decenas de traducciones y publicaciones en distintos países desde 2018. En 2025, quince editoriales extranjeras recibieron apoyo para llevar nuevos títulos a otros idiomas.

La traducción evita que el catálogo internacional dependa siempre de los mismos nombres. Obras de autoras, escritores regionales y proyectos independientes encuentran así una entrada a librerías donde antes no estaban disponibles.

El 23 de abril mira al presente

El Día del Libro no funciona solo como homenaje a clásicos. Bibliotecas, ferias y centros culturales lo aprovechan para presentar novedades, recuperar obras olvidadas y acercar la lectura a otros públicos. En 2026, la Biblioteca de Escritoras Colombianas reunió la producción de 97 autoras en diez antologías, ampliando la memoria literaria disponible.

Los catálogos digitales permiten pasar de una recomendación a una muestra de lectura en segundos. Esa facilidad convive con series y tragamonedas temáticas, pero el libro conserva una ventaja particular: permite entrar en una voz, un ritmo y una mirada durante muchas páginas.

La fama mundial ya no depende de un solo autor

García Márquez sigue siendo la referencia más reconocible, pero la literatura colombiana circula por más rutas. Traducciones, festivales, editoriales independientes y programas públicos han construido una presencia diversa que no puede resumirse en un único estilo.

Cada 23 de abril, esa trayectoria vuelve al primer plano. El mejor homenaje no consiste únicamente en recordar títulos famosos, sino en descubrir una obra nueva, seguir a una editorial pequeña o abrir espacio para voces que todavía buscan su primera traducción.

 

[Fuente: www.lapiedradesisifo.com]

terça-feira, 14 de julho de 2026

Comment le XIXᵉ siècle a réinventé les fêtes populaires, des cafés concerts aux bals masqués

Si aucun siècle ni aucune culture n’ignorent les fêtes, c’est à partir du XIXe siècle que s’impose une nouvelle offre de divertissements, entre parcs d’attractions, théâtres, cafés-concerts, restaurants… multipliant les occasions de célébrations dans l’espace public. Explications alors qu’on s’interroge sur le sens contemporain de la fête.

14 juillet, par Théophile Alexandre Steinlen (1889) Paris Musées / Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Écrit par Corinne Legoy

Professeure en histoire contemporaine, Université d’Orléans

Les fêtes populaires, dans les rues ou aux terrasses, en des lieux dédiés ou non, semblent, aujourd’hui, toujours un peu nous surprendre. Ainsi de fête de la musique, promue en 2025 festival le plus cool du monde sur les réseaux sociaux, drainant une foule inédite de touristes fêtards attirés par l’événement.

Ainsi, en 2024, durant l’été des Jeux Olympiques, de ce Paris redevenu une fête aux yeux de bien des observateurs étonnés. Quelque chose s’était alors joué d’une vaste fête publique, irréductible aux grandes cérémonies orchestrées d’ouverture et de clôture et ce fut, pour beaucoup, une surprise. Comme si ressurgissait un usage perdu de la fête populaire, ce simple plaisir de s’amuser et de partager dans l’espace public et ses lieux.

L’actualité, au reste, a brouillé le sens de la fête : la fermeture ou la fragilité de nombre de ses lieux (des discothèques aux bars et restaurants) ainsi que les confinements liés à la pandémie du Covid-19 ont conduit à s’interroger sur la place et les conditions de possibilité de la fête dans nos sociétés. Tragiques, les attentats de 2015, prenant pour cible une salle de spectacle, le Bataclan, et des terrasses de cafés, puis celui de 2016, lors du 14 juillet à Nice, ont tout à la fois associé nos cultures à des pratiques festives et teinté dramatiquement ces grands rassemblements publics.

La peur, aussi, rôde sur la fête. Elle est, de surcroît, régulièrement nourrie par la crainte des débordements, constamment rappelés, voire instrumentalisés, à l’image de ceux qui ont suivi la victoire du PSG en finale de la ligue des Champions le 1er juin dernier. Journalistes, chercheurs ou acteurs du monde de la nuit se sont ainsi, depuis quelques années, emparés de la question, s’interrogeant sur ce sens perdu de la fête ou sur sa présence-absence dans nos sociétés.

Le clown géant qui va prendre la tête de la Cavalcade du Bœuf Gras au Carnaval de Paris, en 1897. Le

Cette idée que l’on ne saurait plus, ou que l’on ne pourrait plus, faire la fête n’est cependant pas un constat neuf. Dès 1961, Willy Ronnis commente ainsi le 14 juillet dans l’île Saint-Louis : « Ce jour-là, j’étais monté sur un petit tabouret pour avoir une vue plongeante du petit bal. Il y avait une telle gaieté dans les rues de Paris, au 14 Juillet. Ça s’est raréfié, peu à peu ». Mais ce discours de la nostalgie entoure toujours, en réalité, le discours sur la fête. Dès le XIXe siècle, bien des contemporains déplorent ces fêtes qui ne seraient plus ce qu’elles étaient. La mélancolie qui s’empare des fêtards au petit matin semble souvent s’emparer de nombre de ses observateurs, masquant la résistance et la réinvention des pratiques festives.

Au fond, les confinements n’ont-ils pas surtout montré leur puissance de renouvellement, ici sous contrainte, avec leurs apéros-zooms, l’organisation de fêtes et de dîners privés en dépit de la distanciation sociale imposée partout, l’improvisation de concerts ou de performances sur les balcons ?

Alors plutôt que de nous demander, sans doute en vain, si l’on sait encore ou si l’on ne sait plus faire la fête, essayons plutôt d’éclairer un peu ce qu’elle fut juste avant nous, en ce XIXe siècle où s’inventèrent bien des formes festives.

Les « nuits parisiennes », naissance d’un mythe

Si aucun siècle ni aucune culture n’ignorent les fêtes, c’est à partir du XIXe siècle que s’impose progressivement une nouvelle offre de divertissements marquée par la démultiplication et la diversification des lieux festifs. Elle est particulièrement visible à Paris où la présence et la pratique de la fête s’intensifient alors, contribuant à forger le mythe puissant des « nuits parisiennes ».

L’obsession des contemporains pour l’inventaire de tous ces lieux « consacrés à la joie » dit, à elle seule, le caractère inédit de cette offre et de ces pratiques : physiologies, tableaux de Paris, guides touristiques ou articles de presse dressent inlassablement la liste de ces lieux où sortir et s’amuser, cherchant à rendre lisible ce nouveau Paris festif et nocturne en train de naître.

Cette forte présence de la fête dans le Paris du XIXe siècle tient au moment charnière qu’il représente : moment où persistent des usages festifs hérités encore très vivaces et où s’inventent de nouveaux divertissements, liés à une culture urbaine en pleine mutation.

Le principal héritage festif est celui de Carnaval, dont la tradition, très ancienne, est encore étonnamment puissante au XIXe siècle. Foules costumées, cortèges, voitures de masques, bals et festins scandent cette parenthèse admise de subversion des normes et des codes, ce monde à l’envers railleur.

La Descente de la Courtille, entre 1835 et 1845. Jean Pezous, via Wikimedia -- (musée Carnavalet)

La rue, alors, est au peuple. Elle est parcourue de masques et de costumes, et traversée de grands cortèges rituels dont la population parisienne est longtemps coutumière : descente de la courtille, qui voit, dans la première moitié du siècle, les fêtards enterrer carnaval en un cortège déguisé, divagant et bruyant, rejoignant le cœur de Paris depuis la barrière de Belleville ; promenade du bœuf gras, ce défilé de bœufs, choisis pour leur fort poids en viande, mené en musique par des garçons bouchers déguisés et accompagné de chars ; cortège des blanchisseuses, enfin, avec sa reine des reines élue chaque année.

Fête rituelle, le carnaval parisien, en ce siècle des révolutions, se fait également politique. Les journées révolutionnaires de février 1848 qui chassent Louis-Philippe du pouvoir mêlent ainsi soulèvement politique et gestes carnavalesques quand, souvent, le mannequin traditionnellement brûlé à la fin des réjouissances prend le visage de tel ou tel homme politique. L’instrumentalisation de la fête en une arme d’affranchissement et d’affirmation est consacrée, et pour longtemps.

Progressivement, cependant, les fêtes de Carnaval deviennent plus commerciales, plus encadrées, leur présence reflue, en tout cas sous leurs formes anciennes, populaires et provocatrices. Les chars publicitaires se multiplient, les notables et les grands patrons s’imposent dans leur organisation. Carnaval alors se meurt – peut-être – mais les pratiques festives se renouvellent, affirmant leur présence dans la ville et leur vivacité populaire.

Danser pour faire la fête

Ces pratiques festives doivent alors beaucoup à l’essor, sans précédent, d’une offre de loisirs inédite, liée aux mutations de la ville et du rapport à elle : la nuit est conquise peu à peu par l’éclairage public qui se répand ; les divertissements proposés ferment plus tard ; un temps pour soi libéré peu à peu – même en d’étroites limites – permet de sortir plus aisément, et la diversification de l’offre permet presque à chacun – ouvrier, grisette, étudiant ou bourgeois – de trouver un lieu où divertir sa soirée et sa nuit.

Faire la fête, c’est alors avant tout danser. Ce goût si profondément ancré et si socialement partagé – qui fait parler de « dansomanie » – n’est certes pas tout à fait neuf, mais il bénéficie alors de l’expansion considérable du nombre de salles de bal jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Selon les mots de Victor Rozier, « de même qu’à Paris, chaque quartier a ses habitants, chaque boulevard ses promeneurs, chaque bal a son public » : étudiants aux bals du Prado et à Bullier (fondé sous le nom de Closerie des Lilas et qui est resté quand le bal s’est transformé en brasserie) ; classes populaires au Château-Rouge, à la Reine-Blanche ou à la Boule-Noire, les grands bals de Montmartre ; monde mêlé de toutes les catégories sociales à Valentino ou Frascati.

En réalité, cependant, on ne danse pas que dans des salles dédiées. Bien d’autres lieux permettent de danser. C’est le cas des guinguettes, qui naissent alors, ces modestes restaurants ou débits de boisson, ajoutant un bal à leurs attractions. Elles existent à Paris, mais surtout à ses barrières, sur un axe Belleville-Montrouge. La Grande-Chaumière est l’une des plus fameuses, située à la barrière de Montparnasse, alors sur la commune de Montrouge. Quand le nombre de salles de bal commence à refluer, notamment à partir des années 1880, elles poursuivent leur histoire, renouvelée par les bals musettes qui se multiplient sur les bords de Marne.

Les salles de bal font en effet face, dans la seconde moitié, à la rude compétition des innombrables divertissements crées alors : cafés-concerts, cabarets, music-halls, cirques, fêtes foraines, skating-rinks, puis, plus tardivement, parcs d’attraction (Luna-Park ou Magic-City).

Affiche de Toulouse-Lautrec pour les bals du Moulin Rouge (1891, Musée Carnavalet).

Mais cette nouvelle offre culturelle n’est cependant pas qu’une offre de spectacles, elle est, indissociablement et profondément, participative : presque tous les lieux de divertissement sont alors, et c’est une particularité du temps, des lieux hybrides, où se combinent spectacles et possibilités festives. D’abord parce que l’on peut y boire, fumer et se déplacer librement, ensuite parce que l’on peut aussi, et souvent, y danser, enfin parce qu’ils abritent, tous, une foule de fêtes.

L’Élysée-Montmartre, fondé en 1807, combine ainsi salle de spectacle et salle de bal ; les Folies-Bergère (fondées en 1869) et le Moulin Rouge (fondé en 1889), de la même façon, sont à la fois établissements de spectacle et salles de bal. Plus étonnant, peut-être, pour nous, ces skating-rinks, salles de patinage (à glace ou à roulettes) où le public se presse autant pour patiner que pour les fêtes qui y sont régulièrement données.

La vogue des bals masqués

Parcs d’attraction, théâtres, cafés-concerts, restaurants… Tous ces lieux voient alors triompher, jusqu’à la Première Guerre mondiale, une forme totalement disparue – du moins dans sa dimension publique et populaire – de fête nocturne, aux échos considérables dans la ville, les imaginaires et la culture du temps : les bals masqués et costumés. Dérivés du bal de l’Opéra, crée en 1715, ils sont d’abord organisés durant la période de Carnaval puis s’en émancipent au fur et à mesure du siècle.

Tous les lieux de divertissement évoqués, à commencer par les théâtres, organisent leurs bals masqués, ouverts moyennant un billet d’entrée dont les tarifs varient selon le prestige des salles. Ils drainent dans les salles des foules considérables de fêtards, mais aussi bien des curieux, et attirent, dans les rues, des badauds guettant les déambulations des noctambules déguisés. Ces fêtes sont, aussi, dans la ville. Fascinantes ou scandaleuses, selon les points de vue des contemporains, elles sont affolantes pour les pouvoirs qui les surveillent scrupuleusement, mais les tolèrent pourtant et les laissent même se multiplier. 

1912, photographie de la montée au bal des Quat’z’Arts au Skating de la rue d’Amsterdam. Association des Quat’Z’Arts 

La présence publique de ces fêtes masquées est redoublée par celles qu’organisent de nombreuses associations, étudiantes, professionnelles ou syndicales. Fêtes privées officiellement, puisque sur invitation, certaines d’entre elles brouillent cependant la frontière du privé, s’invitant dans la ville et s’ouvrant, bon gré mal gré, à des fêtards échappant à leur cercle. Le cas emblématique est celui du bal des Quat’z’Arts (le bal des étudiants des Beaux-Arts), dont les cortèges (le soir, avant le bal, et au petit matin, après lui) sillonnent Paris en un rituel provocateur perdurant de 1892 à 1966.

La familiarité avec la fête était-elle alors plus grande ? Son inscription dans l’espace de la ville plus forte ? Son appropriation partagée plus intense ? Nous laisserons à chacun le soin de trancher… Et d’y penser, peut-être, le 14 juillet, le jour de cette fête, voulue républicaine et populaire, par les pères de la IIIe République qui en firent, en 1881, la fête nationale.

  

[Source : www.theconversation.com]




sexta-feira, 5 de junho de 2026

Cando cada vila tiña unha sala: a historia social que agochan os antigos cines galegos

 

Escrito por David M. Sobrino Platas 

A desaparición dos antigos cines galegos non foi só o peche dunha serie de edificios. Foi tamén o final dunha forma de encontro, de lecer e de relación coa cultura popular que marcou durante décadas a vida de vilas, barrios e cidades. Esa transformación é o eixo de O final dos cines en Galicia, unha obra inédita e póstuma que reúne 400 fotografías realizadas por José Luis Cabo Villaverde hai máis de trinta anos e que agora ve a luz da man da Fundación Carlos Velo. 

A obra recupera un proxecto que quedara inconcluso tras o falecemento temperán de José Luis Cabo Villaverde, compostelán, historiador da fotografía, fotógrafo, investigador e director do Centro Galego de Artes da Imaxe, hoxe Filmoteca de Galicia, entre 1999 e 2006. Cabo percorreu Galicia nos anos oitenta para fotografar salas de cine que xa daquela estaban en proceso de abandono, reconversión ou desaparición. Aquel traballo, realizado sen unha estrutura institucional detrás, constitúe hoxe un dos rexistros máis amplos dun patrimonio arquitectónico, visual e social que mudou de maneira definitiva. 

Cine Rex en Mugardos / José Luis Cabo / Fundación Barrié, Cines de Galicia (2012)

Segundo explicou Xosé Nogueira, o fenómeno que documenta o libro comezou a acelerarse nos anos setenta, cando se produciu unha transformación profunda no comercio cinematográfico mundial. Nese momento, a chamada sala única, o cine cunha soa pantalla, deixou de ser viable en moitos lugares. “Isto comportou a desaparición do cine entendido no sentido tradicional do termo”, sinalou o profesor.

Nogueira explicou que aquela mudanza respondeu a unha combinación de factores industriais, económicos e sociais. Cambiou o sistema de distribución, mudaron os públicos e as produtoras comezaron a dirixir boa parte da súa oferta a espectadores máis novos. Ao mesmo tempo, a chegada da televisión aos fogares e, posteriormente, dos soportes domésticos alterou o lugar que ocupaba o cine na vida cotiá.

O impacto foi dobre. Nas cidades desapareceron moitos cines de barrio, que funcionaban como salas de reestrea e como segundo circuíto das grandes estreas. Nas vilas e no rural, pecharon espazos que durante décadas foran practicamente o único espectáculo estable. “En calquera vila galega había cando menos un cine”, lembrou Nogueira. En localidades como Bueu ou Cangas, por exemplo, existían varias salas.

O profesor subliñou que o peche destes espazos supuxo a desaparición dunha maneira de entender o cine como experiencia colectiva. “Un cinema era un espazo cultural de lecer que artellaba a comunidade no rural e, desde logo, nos barrios era unha fonte de encontro, de desfrute e de lecer moi importante”, afirmou. 

Cine Rialto en Camariñas / José Luis Cabo / Fundación Barrié, Cines de Galicia (2012)


Cine Galicia de Noia / Cando cada vila tiña unha sala: a historia social que agochan os antigos cines galegos


A reportaxe visual de Cabo sitúase precisamente nese momento de tránsito. As súas imaxes recollen fachadas, rótulos, billeteiras, ruínas, salas reaproveitadas e edificios convertidos en bares, discotecas, comercios ou casas da cultura. Pero, como destacou Jesús Ángel Sánchez García, non son só fotografías de arquitectura. Son tamén imaxes de situacións, nas que aparecen coches, persoas, rúas, carteis, aceras, sombras e elementos cotiáns que axudan a reconstruír o mundo que rodeaba aqueles cines.

Sánchez García salientou que Cabo non se limitaba a fotografar edificios. Buscaba o contexto, a escena e a narración visual. “As fotos non son fotos de fachadas, son fotos de situacións”, explicou durante a presentación. Nelas aparecen tamén elementos de patrimonio gráfico, como rótulos pintados á man, letras de neón, sinais comerciais, cartelería ou billeteiras de madeira, metal ou pedra.

A dimensión patrimonial do libro vai máis alá da arquitectura. As imaxes permiten observar proxectores, cabinas, mesas de rebobinar, altofalantes e outros elementos técnicos vinculados á exhibición cinematográfica. Para Sánchez García, todo iso conforma unha sorte de arqueoloxía do espectáculo cinematográfico, un patrimonio material e visual que durante moito tempo non foi atendido coa mesma intensidade ca outros bens culturais.

O editor da obra, Xosé Enrique Acuña, explicou que Cabo fixo este traballo movido pola conciencia de que moitos daqueles espazos ían desaparecer. O fotógrafo percorreu estradas, vilas, aldeas e parroquias preguntando por antigos cines, salas abandonadas ou locais reconvertidos. Moitas veces, segundo relatou Acuña, a información chegaba por veciños, historiadores locais ou persoas que lembraban a existencia dun antigo salón de cine nun lugar determinado.

Acuña destacou que a iniciativa tivo unha dimensión excepcional. Segundo indicou, non coñece outro traballo semellante no Estado que reúna, a partir dunha mesma ollada fotográfica, un inventario tan amplo dos cines dunha comunidade autónoma. O fondo de Cabo chegou a superar os 2.000 rexistros, dos que agora se seleccionaron 400 imaxes para estruturar o libro.

A edición organiza ese material en diferentes bloques: tipografías, rótulos, billeteiras, paisaxes de abandono, edificios en ruínas e novos usos das antigas salas. Nese percorrido aparecen cines transformados en fruterías, discotecas, bares, locais bancarios, salas de concertos ou centros culturais. Tamén se documentan espazos derrubados ou en estado avanzado de deterioración.

Para Nogueira, unha das claves da obra é que permite ler a historia recente de Galicia a través dos seus cines. Estes espazos foron lugares de encontro, pero tamén reflectiron as mudanzas políticas, económicas e sociais do século XX. Os nomes das salas, por exemplo, falan de épocas e mentalidades distintas. Durante o franquismo apareceron denominacións como Imperial ou Americano, mentres que outras procedían de tradicións máis anteriores ou cosmopolitas, como os cines chamados Odeón.

O réxime franquista, lembrou Nogueira, promoveu a construción de cines durante as súas primeiras décadas porque comprendía o valor do cinema como medio de difusión ideolóxica. Antes de cada película proxectábase obrigatoriamente o NO-DO, de maneira que as salas se convertían tamén nun instrumento de propaganda. “O cine era un lugar de propaganda”, resumiu o profesor.

Mais o cine era, ao mesmo tempo, un espectáculo popular e accesible. Nogueira lembrou que nas décadas de 1920, 1930 ou 1940 a entrada podía custar o equivalente a unha barra de pan. Iso convertíao nunha actividade asumible para amplas capas da poboación. Fronte ao teatro ou á ópera, máis vinculados ás clases burguesas urbanas, o cine converteuse no grande espazo de lecer das clases medias e populares.

As sesións tamén eran diferentes ás actuais. Antes da longametraxe proxectábanse noticiarios, curtas, debuxos animados ou pequenas pezas pensadas para un público familiar. O cine podía funcionar como refuxio no inverno, como espazo fresco no verán ou como lugar de ensoñación por un prezo reducido.

Coa crise da sala única chegaron os minicines e despois os multicines. Os primeiros estiveron moi ligados ao final do franquismo e á posibilidade de exhibir filmes antes prohibidos pola censura. Moitas destas pequenas salas funcionaron como espazos de arte e ensaio, pero tiveron unha vida breve. Logo impúxose o modelo de varias pantallas nun mesmo local, con menos persoal e cunha lóxica máis industrializada.

Ese proceso afastou parte do público adulto e cambiou a experiencia cinematográfica. Desapareceron os acomodadores, os grandes patios de butacas, os palcos, os vestíbulos e unha maneira de asistir ao cine que, en moitos casos, conservaba trazos herdados do espectáculo teatral. Nogueira lembrou o exemplo do Gran Cine Fraga, cunha pantalla inmensa e acomodadores con librea, como mostra dese mundo xa desaparecido.

A arquitectura dos cines tamén evolucionou. Nos primeiros tempos, moitos edificios eran híbridos entre teatro e cine, con escenario e pantalla, preparados para acoller representacións teatrais, concertos e proxeccións. A partir da influencia da arquitectura moderna e do racionalismo, os edificios comezaron a deseñarse especificamente para o cinema, con patios de butacas en pendente e solucións adaptadas á visión da pantalla.

O libro de José Luis Cabo permite seguir esa transformación desde a materialidade dos edificios. Mais tamén amosa o seu abandono. Hai cines que se converteron en ruína, outros que perderon a súa función orixinal e outros que foron absorbidos por novos usos urbanos e comerciais. Nogueira lembrou o caso do Salón París da Coruña, considerado o primeiro edificio construído en Galicia especificamente para proxectar películas, que rematou convertido noutro tipo de establecemento comercial.

A dificultade do traballo de Cabo foi tamén xeográfica. Galicia, pola súa estrutura de poboamento, con milleiros de parroquias e núcleos espallados, facía case imposible elaborar un mapa previo completo. O fotógrafo tivo que buscar, preguntar, contrastar e localizar edificios que moitas veces só permanecían na memoria veciñal. Nogueira definiu esa tarefa como “un auténtico traballo de historiador”.

José Luis Cabo xa desenvolvera investigacións textuais sobre o cinema e os espectáculos precinematográficos, especialmente en Compostela. O seu libro sobre os cinematógrafos composteláns marcou unha liña de traballo rigorosa sobre a historia local da exhibición. Con todo, o proxecto fotográfico dos cines galegos quedou sen o discurso completo que el podería ter construído arredor das súas imaxes.

Acuña explicou que a edición actual é, en parte, unha homenaxe ao amigo e ao investigador, pero tamén unha maneira de devolver á sociedade un material que non podía quedar gardado. A selección das 400 fotografías buscou respectar a ollada de Cabo, os seus intereses estéticos e os elementos que máis lle chamaban a atención: as tipografías, os coches, os rótulos, as arquitecturas populares, os novos usos e a tensión entre o documento e a creación fotográfica.

Na presentación, os participantes coincidiron en salientar a xenerosidade intelectual de Cabo, a súa capacidade para abrir camiños na investigación audiovisual galega e o seu papel na recuperación da memoria fotográfica e cinematográfica do país. Nogueira lembrou a súa participación en proxectos vencellados ao Arquivo da Imaxe, ao CGAI, á documentación da fotografía galega e á investigación sobre os espectáculos precinematográficos.

 

[Fonte: www.historiadegalicia.gal]





quinta-feira, 14 de maio de 2026

‘Runa Simi’: la lluita per doblar una pel·lícula a una llengua discriminada

Runa Simi és un documental dirigit per Augusto Zegarra que participarà en el festival DocsValència, té com a una de les seus l’Octubre Centre de Cultura Contemporània. L’obra conta la història de Fernando Valencia, un peruà que busca doblar la pel·lícula El Rei Lleó al quítxua. Però es troba amb un obstacle: aconseguir el permís de Walt Disney. 

Fernando i Dylan Valencia al documental 'Runa Simi'

Escrit per Amparo San Lorenzo 

Fernando Valencia i el seu fill Dylan tenen el somni de doblar la pel·lícula El Rei Lleó al quítxua. Tot i que aquesta llengua té entre 8 i 10 milions de parlants, i al país de Fernando, el Perú, en té uns 4 milions, quasi cap pel·lícula està doblada al quítxua. Runa Simi mostra la lluita per aconseguir el permís de Walt Disney per fer el doblatge. Aquesta obra de no-ficció posa de manifest la importància que els xiquets tinguen al seu abast productes infantils que puguen entendre. A partir d’una història personal i al so de quítxua, castellà i anglés, Runa Simi reivindica que la cultura és essencial per a defendre les llengües discriminades. 

El quítxua és una llengua cooficial al Perú. Segons la Constitució ho és «allà on predomine». No obstant això, molts serveis al país no estan garantits en aquesta llengua, tot i que hi ha persones que no dominen totalment el castellà. En el passat, va estar prohibida a partir de l’any 1781. Actualment, els parlants de quítxua moltes vegades pateixen discriminació social. Per una part de la societat, és vista com una llengua rural, relacionada amb la pobresa i l’endarreriment. «Avui, si parles quítxua, encara et miren com si fores menys; per això la gent no el parla, per això l’estem perdent», explica Valencia al documental. 

Tot va començar un dia en què va anar a casa d’uns amics. Els fills d’aquests veien L’edat del gel, però no entenien què deien a la pel·lícula. Aleshores va decidir començar amb els Quítxua clips una sèrie de vídeos de YouTube d’escenes de pel·lícules infantils doblades al quítxua. Aquells vídeos es van fer virals i moltes escoles van demanar-li on podien trobar la pel·lícula completa. Fou aleshores quan va pensar que havia de fer alguna cosa més gran: havia de doblar un llargmetratge sencer.

Fernando Valencia mostra els vídeos doblats al quítxua als xiquets

 

Per què El Rei Lleó? «Per mi, la història d’El Rei Lleó és molt pareguda a la del quítxua. Igual com Simba, el quítxua ha sigut desplaçat del seu lloc. Hi ha hagut d'estar amagat per sobreviure», afirma a Runa Simi. Durant tot el film, el gran repte és aconseguir el permís de Walt Disney. Fernando Valencia ho intenta de totes les maneres, escriu a tots els llocs que coneix, viatja a Lima… Lluita per ser escoltat. Paral·lelament, prepara el doblatge. Fa proves als actors, prepara el guió, assaja… Perquè no aconseguir-ho, per a ell, no és una opció

El documental ens capbussa en el dia a dia de Valencia i el seu fill. L’espectador es transporta al Perú, amb els Andes i xicotetes poblacions rurals com a paisatge. La fotografia i les imatges permeten que el públic s’embriague de l’ambient en què ocorre la història. L’entorn és una part fonamental per a entendre el conflicte lingüístic. A més, Runa Simi mostra la distància entre les ciutats de Cusco i Lima i les zones camperoles, on les vides són radicalment diferents. 

Les parts més emotives són aquelles en què es veu l’efecte que els dibuixos doblats al quítxua tenen en els xiquets. Riuen, els comenten i els miren amb sorpresa. «El millor que m’ha pogut passar és veure un grup de xiquets rient amb la pel·lícula, però, encara és més bonic veure un ancià que mai en la seua vida no va comprendre un dibuix animat, rient perquè per primera vegada pot entendre què estava passant», explicava el protagonista en una taula de debat sobre nous mètodes de preservació de l’idioma. Al documental apareixen diferents associacions que treballen en la matèria.

Runa Simi mostra com la discriminació d’algunes llengües marca la vida de les persones. Posa de manifest el dret, sobretot dels més xicotets, a l’oci. Perquè El Rei Lleó no és només una pel·lícula; són rialles, records i una manera de lluitar contra la desaparició d’un idioma. Fernando Valencia treballa perquè els xiquets quítxuaparlants tinguen l’oportunitat de gaudir de les pel·lícules. Cap problema o obstacle no el fa rendir-se. Com diuen a El Rei Lleó: Hakuchu Munayta!


El festival

Aquest és un dels 46 documentals que es projectaran al festival DocsValència Espai de No Ficció. Runa Simi es podrà veure a l’Octubre Centre de Cultura Contemporània (OCCC) els dies 16 i 21 de maig a les 20 hores. Aquesta és la dècima edició del festival i la que compta amb més peces cinematogràfiques. Hi ha dues categories de documentals valencians: Fragments i Mirades. Algunes de les altres seus són els Cines Lys, La Filmoteca o els Cines Babel.

 

[Font: www.eltemps.cat]

quarta-feira, 1 de abril de 2026

«Dos fiscales», película de Sergei Loznitsa

 


Escrito por Ramón Ayala  

En la penumbra de una Unión Soviética que en 1937 ya no era un proyecto sino una morgue del espíritu, Alexander Kornev, un joven fiscal de una rectitud casi anacrónica, comete el error de intentar habitar la ley como si fuera un refugio y no una celda. Tras recibir la petición desesperada de un prisionero, Kornev se adentra en un laberinto de mampostería gris y silencios burocráticos donde cada trámite es una emboscada y cada despacho, un teatro de sombras. En su tránsito desde las provincias hasta el corazón paranoico de Moscú, el joven abogado descubre que en el engranaje del Gran Terror la inocencia es una falta administrativa y la integridad un quijotismo suicida; un mapa de la infamia donde los ideales son suprimidos por el peso del hormigón y donde la justicia no es más que el simulacro necesario para que la maquinaria del exterminio siga girando, impasible, sobre los cuerpos de los que aún creen en la palabra.

“Dos fiscales” (2025) no arranca con un conflicto, sino con una atmósfera: la de una civilización naufragada en sus propios protocolos. El gulag descrito por Anne Applebaum o Aleksandr Solzhenitsyn. La elección de Aleksandr Kuznetsov como Kornev no es casual; su rostro posee esa cualidad pétrea de los héroes de un realismo socialista que ha sido vaciado de utopía. Tiene la mejor fotogenia de nariz en décadas. No es un rebelde, sino un creyente de la norma borracho de un ideal cristalizado en un mundo donde el Derecho ha sido sustituido por el arbitrio del miedo. Su quijotismo no nace de la locura, sino de una cordura insoportable para el sistema: la pretensión de que un expediente judicial guarde alguna relación con la verdad extramental, esa realidad que la maquinaria del espectáculo nos arrancó de las manos para vendernos un simulacro de justicia.

Nacido en Baránovichi en 1964, Sergei Loznitsa es el heredero natural de esa tradición cinematográfica que entiende el plano no solo como un contenedor de acción, sino como el espacio donde el tiempo se detiene a morir. Su trayectoria bascula con rigor matemático entre el documental de archivo y la ficción de corte existencialista. Desde su debut con “My Joy” (2010), ha consolidado un estilo seco que disecciona la degradación moral de las instituciones, erigiéndose –a través de títulos como “Donbass” (2018), “A Gentle Creature” (2017) o su pieza de montaje “State Funeral” (2019)– en un cronista imprescindible del autoritarismo y la memoria colectiva en el Este de Europa. Si en sus documentales era un arqueólogo del metraje encontrado, aquí se revela como un entomólogo que clava a sus personajes en el corcho de una burocracia criminal. 


En “Dos fiscales”, adaptando la prosa de Georgy Demidov –físico que habitó el fango del gulag y cuya obra fue secuestrada por la desmemoria estatal–, Loznitsa nos sitúa en un cronotopo donde la realidad se disolvió en favor de la paranoia. Es imposible entender esta apuesta estética sin la mirada del director de fotografía Oleg Mutu. Juntos han construido una arquitectura para el espanto: prisiones de piedra del siglo pasado y pasillos que parecen esculpidos en el mismo material que las pesadillas. Mención especial merece un diseño de sonido donde cada puerta metálica, cada paso y cada hoja de papel pujan por hacer emerger en la pantalla la ilusión de una realidad táctil y opresiva, devolviendo al yo una experiencia física que el cine comercial desecha en favor de la pura acción pirotécnica.

No hay ni un solo plano en movimiento en toda la cinta; se deja todo a la duración y al rigor compositivo. La cámara se demora en los ritos y rutinas: subidas de escalera, protocolos de seguridad, puertas que se abren. Ocurre del mismo modo en la prisión que en la sede de justicia donde el protagonista visita al fiscal general. Aquí, el plano no es una exhibición técnica, sino el tiempo vivido por quien mira y quien padece. En mitad de esa neutralidad compositiva y ese estatismo que recuerda a la escultura de capiteles antiguos, un personaje lanza la pregunta definitiva que resuena en el espectador: ¿cómo se sale de aquí?

Kornev comete el error más temerario en un sistema totalitario: poseer una fe ciega derivada de un ideal político. Su misión por atender una denuncia contra el NKVD ante los bolcheviques reales no es un gesto heroico, sino una anomalía que la maquinaria del Estado, en su cínica eficiencia, debe triturar. Loznitsa utiliza este descenso a los infiernos para explorar la banalidad de la ley cuando se desprende de la ética. Al desbordar la gramática habitual, el director despliega la rotundidad de lo real haciendo habitar el tiempo a quien mira, obligándonos a ser testigos de cómo el individuo se diluye en la función administrativa. 

La violencia es aquí una elipsis constante y atroz. El director entiende que el horror no necesita mostrarse para ser absoluto; basta una pared, la cara de un carcelero o el silencio de un despacho para comprender la atmósfera de terror. La película es un extracto político de un Estado que ya no existe, pero cuyas sombras se proyectan sobre nuestra contemporaneidad. La ficción no es un refugio, sino una advertencia sobre la fragilidad de las instituciones frente a la deshumanización. Es la expresión del desorden, la ruina y la erosión de un mundo civilizado que ha permitido que el diablo ocupe el hueco de la ley.

El trayecto final en tren hacia la periferia del sistema funciona como la última estancia de este laberinto kafkiano. En el confinamiento del vagón, los pasajeros, extraños en amable guardia permanente, intercambian miradas que son sentencias mudas, confirmando que la paranoia ha colonizado incluso el espacio del tránsito. Es un espacio donde la ingenuidad política termina de astillarse contra la realidad del Estado que conduce los ideales tras puertas de acero.

Queda la erosión del mundo. Loznitsa no ofrece catarsis, sino estupefacción. Al encenderse las luces, el espectador descubre que el tiempo invertido no ha sido ocio, sino una deuda necesaria de memoria. “Dos fiscales” deja una grieta en la conciencia del espectador contemporáneo que, acostumbrado a la velocidad, se encuentra frente a la rotundidad de lo atemporal. El hueco es compartido y la capacidad de construir el horror no es patrimonio de ninguna época; es, sencillamente, un asunto que se transforma con el dinamismo del tiempo con disfraces distintos. 

[Fuente: www.rockdelux.com]