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sexta-feira, 31 de julho de 2026

Mathias Leboeuf : « Plus votre langage est pauvre, plus votre appréhension du réel va être fruste »

Le journaliste, docteur en philosophie et enseignant à l’Institut Supérieur du droit Mathias Leboeuf, livre à Epoch Times son regard sur le lien existant entre appauvrissement du langage et violence. 


Propos recueillis par Julian Herrero

Violence et langage – Quand nous ne sommes pas capables de mettre des mots sur nos propres émotions, on devient tributaire de la violence, selon le philosophe.

Epoch Times – Le niveau de l’orthographe et du langage est à mettre en relation avec la question de la violence et du civisme », avez-vous déclaré sur CNews le 16 juillet. En quoi la pauvreté du langage peut-elle favoriser les comportements agressifs ?

Mathias Leboeuf – En tant que philosophe et enseignant en culture générale à l’Institut supérieur du droit, je porte à la fois un regard théorique et un regard de terrain sur cette situation. Au cours de mes activités d’enseignant, j’ai observé qu’un certain nombre d’étudiants présentaient des faiblesses en culture générale. C’est la raison pour laquelle, je les sensibilise à cette question. Mon objectif est de les faire entrer dans un véritable processus culturel.

La dégradation du niveau en culture générale n’est pas sans lien avec le sujet qui nous intéresse ici : la pauvreté du vocabulaire et des comportements possiblement violents. Divers linguistes ont travaillé sur cette thématique. Je pense notamment à Alain Bentolila, qui a publié l’an dernier, l’excellent ouvrage Demain la barbarie ?

Plus votre langage est pauvre, plus votre appréhension du réel va être fruste. En termes plus freudiens, vous aurez du mal à sublimer le réel et à mettre des mots sur ce que vous voyez ou ressentez.

Avoir un vocabulaire limité revient également à s’enfermer dans des catégories simples qui se traduisent trop souvent par un manichéisme grossier. Ainsi, votre grille de lecture du réel ne connaitra que des choix binaires :  le bien et le mal, les gentils et les méchants, ou l’utile ou l’inutile, le facile et le difficile. La nuance disparaît. Cette appréhension pauvre du réel peut alors laisser place à une énorme frustration et à l’expression de la violence. Attention : l’appréhension du réel, ce n’est pas seulement un rapport à l’extérieur, aux autres. Il s’agit aussi du rapport à soi, c’est-à-dire la manière dont on va se vivre, s’envisager et gérer ses propres émotions.

Et quand on n’est pas capable de mettre des mots sur ces dernières pour les traduire et les apprivoiser, les raffiner, on devient tributaire de la violence.

L’incapacité à exprimer ce que l’on ressent ou à formaliser une pensée nous empêche de gérer correctement nos émotions ?

Elle complique la gestion des émotions et rend plus difficile la description et l’appréhension intellectuelle, mais aussi pratique des choses. C’est à cela que « sert » la pensée, la réflexion, l’acte d’intelligence.

Depuis plusieurs années, je propose à mes étudiants un exercice atypique pour renforcer leur capacité à formaliser leur pensée.

Je suis un jour rentré en salle de classe en affirmant que j’étais dans l’incapacité de faire cours puisque j’avais oublié mes idées dans le métro. J’ai alors demandé à mes étudiants de me donner des idées pour que le cours puisse démarrer à partir de leurs idées, n’ayant pas les miennes sous la main.

Stupeur et consternation ! Les étudiants ont évidemment été dans un premier temps surpris, voire gênés, embarrassés. Mais ils ont très vite compris l’intérêt de l’exercice et les plus courageux d’entre eux ont pris la parole pour formuler et proposer leurs idées. J’ai bien sûr ensuite poussé l’exercice en leur demandant de m’expliquer leur idée,  de la développer et de la « justifier » en me disant pourquoi ils pensaient ce qu’ils pensaient.

Force est de reconnaître que la tâche n’est pas aisée au départ. Et ce notamment parce qu’on ne leur a jamais proposé cet exercice. Formuler précisément une pensée, et dire pourquoi on pense ce que l’on pense, ce n’est pas facile, cela ne va pas de soi. Pour eux, jeunes étudiants en Droit mais, pour être honnête, cela ne l’est pour personne.  Et plus on a de lacunes en matière de vocabulaire, plus on a du mal à structurer sa pensée. Mes étudiants sont confrontés à cela. Mais in fine, ils s’exercent, et surtout y prennent goût et progressent. Et s’épanouissent car c’est aussi comme ça qu’ils se découvrent et apprennent qui ils sont.

Avec ce genre d’exercice, on peut éviter à de nombreux jeunes de sombrer dans la violence du non-verbal. C’est pourquoi, à l’ISD, nous avons systématisé cet exercice qui connait un grand succès.

Selon vous, qu’est-ce qui explique, notamment chez les jeunes, cet appauvrissement du vocabulaire ? 

Il y a un problème d’enseignement des fondamentaux au sein de l’Éducation nationale. Je suis assez stupéfait par le faible niveau d’exigence linguistique qu’on attend des élèves aujourd’hui. J’avoue que longtemps je n’y ai pas cru. Mais c’est une réalité prosaïque.

Je ne dirais pas qu’aujourd’hui, on n’apprend plus la lecture à nos enfants. Mais on ne leur transmet plus le goût de la lecture et, de manière générale, le goût de l’apprentissage. Sur cette thématique, il y a eu comme une démission des pouvoirs publics.

À cela s’ajoutent des réseaux sociaux dont les contenus très courts et immédiats, sapent l’appétence des jeunes pour la lecture d’ouvrages plus longs et riches sur le plan intellectuel. Mais aussi plus difficiles et chronophages.

Il est faux de dire que les jeunes ne lisent plus. Ils lisent beaucoup, mais mal. Les jeunes passent leur temps à lire des textes de mauvaise qualité, pauvres, qui valident leur indigence langagière.

De mon côté, j’exhorte mes étudiants à lire intelligemment, c’est-à-dire à aimer même ne pas comprendre, ou du moins ne pas comprendre immédiatement. C’est comme cela que l’on se construit intellectuellement et que l’on devient libre.

Je mets constamment mes étudiants en garde en leur disant que s’ils sont pauvres culturellement, ils seront exploités mentalement. Car on exploite que les pauvres. Croyez-moi, ils comprennent cela immédiatement.

S’ils veulent s’émanciper et être maîtres de leur destin, ils doivent impérativement être puissants sur le plan intellectuel. Et pas seulement gagner beaucoup d’argent. Sans quoi , les conséquences politiques et sociétales seront désastreuses. En 2005, avec Un nouveau paradigme, le sociologue Alain Touraine, tirait déjà la sonnette d’alarme, expliquant qu’on allait passer d’une fracture économique de la société à une fracture culturelle. Autrement dit, il y aura ceux qui auront du savoir et qui pourront s’insérer dans l’économie du savoir, et puis ceux qui en seront dépourvus et qui risquent d’être exploités. Le savoir est un pouvoir. Ou plus précisément, tout pouvoir s’autorise d’un savoir et se structure à partir de lui. À commencer par le pouvoir… de convaincre !

N’y a-t-il pas eu ces dernières décennies une forme de diabolisation de l’orthographe, la réduisant à un outil de domination bourgeoise ?

Il est très difficile de mesurer à quel point certaines pédagogies ont pu impacter le rapport que nous avons à la langue. Cependant, il est certain qu’à un moment donné, on a voulu que la rectitude de l’usage de la langue ne soit plus un critère distinctif. Est-ce que cela a pour autant impacté le niveau des élèves ? Je n’en suis pas certain.

Le problème de l’effondrement du niveau n’est pas tant lié aux mesures pédagogiques qu’à l’absence de dynamique culturelle générale. En dehors de l’école, si vous vous intéressez un minimum à la lecture, au théâtre, à la musique ; si vous allez aux concerts comme aux musées etc. vous pouvez in fine vous en sortir. On ne favorise pas aujourd’hui cette appétence chez les jeunes, qui sont aussi responsables de cette situation. Mais pas uniquement. Or c’est cette appétence pour les savoirs qui formera les compétences des futurs pouvoirs. 

Nous sommes face à une véritable problématique politique puisque demain ces jeunes iront aussi voter pour tel ou tel candidat. Sur quels critères ? Comment vont-ils déterminer leur choix ? On revient à la Grèce antique et à l’éducation comme formation éthique et culturelle du citoyen. C’est fondamental.

Quels autres philosophes ou linguistes ont travaillé sur le lien entre le niveau de langage et d’orthographe et les comportements violents ?

Je crois que les psychologues Amanda Rose et Steven Asher  ont montré une corrélation entre le niveau de langage et la résolution pacifique des conflits chez l’enfant. Un niveau de langage important permettant de trouver plus facilement un terrain de compromis et des stratégies plus souples.

Cela étant, plus largement, cette thématique structure quasiment toute l’histoire de la philosophie et de la psychanalyse. Je vous invite à lire Platon de François Châtelet. Dans cet ouvrage explorant par définition la philosophie platonicienne, l’auteur démontre que le rapport au langage est nécessairement politique et l’espace politique se fonde au sens large par et dans le langage. Vous retrouverez également l’importance du langage chez Aristote avec le concept d’animal politique. Pour les Grecs, l’éducation du citoyen est primordiale. En réalité, dès la naissance de la pensée occidentale, le langage, son niveau, sa maitrise et son usage structurent le rapport à l’espace politique et l’espace politique lui-même. Lorsque le langage échoue, la voie de la guerre prend le relais.

 

[Source : www.epochtimes.fr]

domingo, 19 de julho de 2026

Barcino recupera «Liliana», la faula definitiva d’Apel•les Mestres

L’obra que el poeta i dibuixant Apel·les Mestres (mort fa noranta anys) va anunciar com el resum de la seva obra —la història de la dona d’aigua ‘Liliana’— torna en una edició d'Editorial Barcino que inclou totes les il·lustracions originals, el llibret per l’adaptació musical amb Enric Granados i els figurins per a aquella obra. 

Escrit per Àlex Milian 

Era el dibuixant realista admirat per tots els lectors, l’il·lustrador somiat pels escriptors, però també un poeta modernista al qual els joves de L’Avenç i de Joventut (1899-1903) demanaven un colofó literari. La resposta d’Apel·les Mestres va ser Liliana, que culmina obres anteriors (Idilis) que barrejaven natura, folklore autòcton i reivindicació (Mestres també era el poeta dels valors republicans). Una obra «que parla», segons l’estudiós Josep Maria Domingo, «de l’oposició entre natura i civilització, de la natura com a temple (...), del mal inherent a la condició humana, de l’eterna dialèctica entre la vida i la mort». 

Liliana té la influència, segons Domingo, d’unes històries de fades que s’havien fet molt populars a la Gran Bretanya en l’època victoriana, com In fairyland de William Allingham i amb il·lustracions de Richard Doyle (1869) o Flora’s Feast. A Fairy’s Festival of Flowers de Walter Crane, històries on es barregen fades i gnoms i elfs. Apel·les Mestres li dona el toc de folklore popular necessari amb la protagonista, Liliana, que seria una dona d’aigua en l’imaginari mitològic català. 


Però l'Apel·les Mestres dibuixant —que era un il·lustrador d’un realisme estricte en els encàrrecs novel·lístics— de Catalunya i Espanya, va optar, a Liliana, per un model diferent que s’acostava més als prerafaelites anglesos (John Everett Millais i la seva Ofèlia), a pesar del blanc i negre.   

Domingo no creu que es pugui dir que Liliana és ecologista, però sí que se’n pot fer una lectura ecologista de Liliana. Perquè Apel·les Mestres destaca la «necessitat del respecte i la cura de l’ordre natural de les coses» i «denuncia la violència i la rapacitat, qualsevol element que introdueixi el trasbals al bosc és un problema d’ordre: ho és Liliana —perquè escampa l’amor i provoca desavinences entre els gnoms—, però encara són un trasbals més greu el llenyataire que mata el roure primigeni o els caçadors que entren al bosc a matar».  

Domingo hi veu la influència de Henry David Thoreau (Walden o la vida als boscos) i de William Morris, fundador del moviment Arts & Crafts (modernisme a l’anglesa) i model d’artista total (poeta, dissenyador, escriptor, polític), com també havia esdevingut Apel·les Mestres.  

L’edició de Liliana que ha fet Barcino té el poema narratiu d’Apel·les Mestres; el llibret que l’escriptor va fer per una versió musical de Liliana, amb partitura d’Enric Granados («que suavitza la història de Liliana i és més complaent amb el públic», segons Domingo); els figurins que Mestres va dissenyar per poder representar aquesta obra; un glossari, i un estudi introductori de Josep M. Domingo. 

L’autor de l’estudi introductori, Josep Maria Domingo (esquerra), i Oriol Magrinyà, editor de Barcino, amb primeres edicions de ‘Liliana’.

Anna Fernàndez-Clot, que s’ha encarregat de l’edició de l’obra, ha traslladat el text original (prefabrià) a l’ortografia actual (el Pròlech de l’edició original és Pròleg), però no ha retocat les opcions lèxiques que Apel·les Mestres va elegir i que, en cas de ser modificades, podrien afectar la mètrica del poema (els gnomos continuen sent gnomos). 

El resultat és un poema de lectura molt fàcil, sense grans entrebancs, amb una faula màgica, propera i encisadora, defensora de la natura en una època que no estava de moda, quan era més comú servir-se del bosc en benefici propi que com a ecosistema amb un equilibri precari (que això és l’ordre de la natura). Els gnoms Flok, Mik i Puk recorden més Somni d’una nit d’estiu que obres més recents, però és impossible endevinar quin és l’origen dels tres blancbarbats sense conèixer més d’Apel·les Mestres.  

Com recorda Josep Maria Domingo, Mestres va morir l’endemà del començament de la Guerra Civil (el 19 de juliol de 1936) sense hereus, i ha estat impossible recuperar la seva biblioteca. Els seus béns van ser cedits a l’Ajuntament de Barcelona; primer es van dispersar, després es van perdre alguns i els que queden són a l’Arxiu de la Ciutat. Però és impossible endevinar quins llibres van alimentar la seva imaginació.  

Els detalls gràfics d’aquesta Liliana (els frisos del començament d’alguns capítols; les llànties de separació i les il·lustracions) sovint han desorientat els lectors cap a l’estudi dels detalls més ínfims dels dibuixos mentre oblidaven el text. Cal rellegir-lo per reavaluar-lo. 

 

[Foto de l'autor - font: www.eltemps.cat]

sábado, 25 de abril de 2026

A Real Academia Galega celebra a aprobación do novo Nomenclátor de Galicia

A Real Academia Galega (RAG) celebra a aprobación no Consello da Xunta de hoxe da proposta de revisión, corrección e actualización do Nomenclátor de Galicia (NG) de 2003, que a institución lle presentara á Comisión de Toponimia da Xunta de Galicia o pasado 18 de xullo. A ratificación supón o visto e prace final ao traballo dos especialistas do Seminario de Onomástica da RAG. O documento incorpora 1.665 nomes, ata chegar aos 42.909 topónimos que designan os 313 concellos de Galicia, as súas parroquias e mais os lugares ou entidades de poboación. Canto aos cambios, tras o estudo detallado de 4.398 casos, a Academia propuxo realizar cambios nuns 2.531 topónimos. Catorce corresponden a nomes de concellos, 12 tras as fusións, 182 ditames son sobre nomes de parroquias ou as súas advocacións e os demais 2.335 casos corresponden a nomes de lugar ou entidades de poboación. Todos os detalles das modificacións poden consultarse neste volume dispoñible na sección de publicacións de academia.gal.

Segundo a Lei de Normalización Lingüística (1983), os topónimos de Galicia teñen como única forma oficial a galega e correspóndelle á Xunta de Galicia a sanción final das denominacións das entidades de poboación que propón a RAG, respectando sempre as características dialectais de cada zona. O novo rexistro oficial entrará así en vigor tras a publicación no Diario Oficial de Galicia do decreto correspondente. O Seminario de Onomástica da Real Academia Galega agarda que en diante as vindeiras actualizacións deste documento en constante revisión se vaian aprobando de maneira anual ou bienal, como sucede noutras comunidades autónomas.

Cambios nos nomes de concellos
O Seminario de Onomástica ditaminou modificar os nomes dunha ducia de municipios, catorce no Nomenclátor de 2003, que non contemplaba aínda a posterior fusión de Cerdedo e Cotobade e mais de Oza dos Ríos e Cesuras. Para adaptárense ás Normas ortográficas e morfolóxicas do idioma galego, pasan a ser Cerdedo Cotobade e Oza Cesuras, sen guión, signo que tamén perde Mondariz Balneario. Alén destas cuestións ortográficas, o concello ourensán rexistrado ata o momento como Riós será definitivamente O Riós, en consonancia coas súas atestacións históricas e co uso que a poboación fai do artigo; o coruñés Porto do Son incorpora o artigo e recoñécese como O Porto do Son, algo que tamén acontece con O Campo Lameiro, A Ribeira de Piquín e O Castro de Caldelas. O contrario sucede con Pastoriza, que deixa atrás o artigo; Cangas engade o “apelido” e pasa a ser Cangas de Morrazo; A Cañiza restitúe a forma galega tradicional documentada desde antigo, A Caniza; e Alfoz recupera o seu nome histórico, Alfoz do Castrodouro.  Nesta ligazón poden consultarse as motivacións de todos estes cambios.

Tipos de modificacións e criterios aplicados

O Seminario de Onomástica revisou o Nomenclátor de 2003 e realizou dous tipos de análises: aquelas destinadas a solucionar problemas de tipo lingüístico e aqueloutras que atinxen incidencias de carácter xeográfico-administrativo.

Os criterios xerais que os especialistas da RAG seguen para ditaminar e, polo tanto, modificar ou manter a forma oficial dun topónimo son catro: malia que o primordial é a etimoloxía de cada unha das denominacións, téñense en conta tamén as atestacións escritas na documentación histórica, especialmente cando a etimoloxía é escura; a tradición gráfica consolidada nos últimos dous séculos, e mais o uso oral e escrito que a veciñanza e as principais institucións fan do topónimo. Procúrase ademais non realizar un novo ditame naqueles casos que presentaban dúbidas.  

Dentro do primeiro gran grupo de revisións, estudáronse 4.398 topónimos sobre os que se sinalaba algún posible problema lingüístico. Case o 60 %, un total de 2.531, foron obxecto dun novo ditame. As preto de 5.000 incidencias analizadas en total (hai topónimos obxecto de revisión por máis dun motivo) clasificáronse en seis grupos xerais: morfosintácticas (2.479), léxicas (927), gráficas (377), fonéticas (900), compostas (140) e advocacións de parroquias (128). 

A maior porcentaxe de problemas que presentaba o NG 2003 refírese á ausencia ou á presenza do artigo. Realizáronse 1.519 informes que respondían á necesidade de incluílo na denominación oficial de lugares como os do Barral, O Couto, O Curriño, O Torreiro, O Fixoi, O Ceán e As Pociñas, no concello coruñés de Abegondo; mentres que noutros 427 casos ditaminouse que cumpría eliminar o artigo en lugares como Vilar no mesmo municipio. 

Os problemas léxicos tamén foron motivo dun gran número de revisións, máis de 900. Especialmente importantes foron as investigacións que se levaron a cabo naqueles topónimos en que se detectou un nome total ou parcialmente distinto; ou aquelas en que se restituíu a forma patrimonial galega de topónimos que figuraban castelanizados no NG 2003, como os varios *A Rectoral que pasan a ser A Reitoral en Cabana de Bergantiños, Santiso, Xermade, Monforte de Lemos, Taboadela, Vilagarcía de Arousa, Ortigueira e Crecente.

Canto aos 128 problemas identificados nas advocacións de parroquias, 80 respondían á advocación errada, 45 estaban castelanizada e 3 carecían de advocación no anterior Nomenclátor.

Na revisión do NG advertiuse ademais a existencia de 13.788 topónimos con algún problema xeográfico-administrativo, que sumaban 16.752 incidencias. Malia que a cifra semella realmente alta, cómpre ter en conta que o 64 % corresponde a discordancias cos datos do INE. Hai, por exemplo, 8.817 topónimos que non figuran no relación estatal pero que si aparecían xa no Nomenclátor de Galicia de 2003. Neste casos, só se deixa constancia desta circunstancia, sen que sexa preciso o estudo e ditame do Seminario de Onomástica da Real Academia Galega.

Inclusión e exclusión de topónimos no Nomenclátor
Respecto da eliminación ou inclusión de novos topónimos, no Nomenclátor de Galicia actualizado figurarán 7 parroquias máis ca na versión de 2003. Unha delas é A Coruña, que se refire en termos administrativos a todo o núcleo urbano da cidade do mesmo nome; outra é Os Tilos, en Teo; dúas pertencen a Narón, Xuvia (Santa Icía) e Xuvia (San Martiño); e as demais son Santo Estevo e Teixeira, en Baralla; e Sevane, en Navia de Suarna. 

Danse ademais de alta 1.658 lugares. Algunhas incorporacións corresponden a novas entidades de poboación, se ben a maioría son nomes de aldeas con moi poucos habitantes que se incorporan á  nova listaxe autonómica grazas á información facilitada polos concellos, o Instituto de Estudos do Territorio e as persoas que colaboran con Galicia Nomeada, o proxecto da Academia e a Xunta para a xeolocalización de microtopónimos que designan leiras, montes ou veigas, mais que tamén serve de apoio de cara á corrección do Nomenclátor.

Hai así mesmo 111 novos lugares que responden á existencia de núcleos de casas co mesmo nome pero diferenciados por adxectivos ou locucións adverbiais (de Arriba, de Abaixo...); 33 son correccións na asignación de parroquia ou concello; e por último, 9 son lugares compartidos entre dúas parroquias, cando no NG 2003 só figuraban incluídos nunha delas.

Tendo en conta todos os diferentes posibles motivos, os concellos que máis entidades de poboación rexistran por primeira vez no novo Nomenclátor de Galicia son Foz (176), Lourenzá (56), Narón (53), Ourol (49) e Pontevedra (47). Chaman tamén a atención outros casos como o do Porto do Son, con 37 entidades de poboación máis, entre elas A Beira, O Campo, A Carballa, O Castro, Comandín, A Cascoña ou As Crabeiras. 

No que atinxe ás baixas, elimináronse 8 parroquias e 155 entidades de poboación que formaban parte do NG de 2003, gran parte delas por seren lugares adscritos a unha parroquia errónea (80) ou porque son nomes de terras, de avenidas, de rúas, de prazas, de aldeas asolagadas ou desaparecidas. 

O Nomenclátor de Galicia: unha obra en constante renovación
A revisión do Nomenclátor de Galicia é un traballo aberto, inacabado, pois tense constancia dun bo número de lugares das provincias de Ourense e Pontevedra que aínda non figuran no Nomenclátor e que están pendentes de estudo. En vindeiras edicións está ademais previsto facer unha revisión exhaustiva dos topónimos referidos aos barrios urbanos das cidades e vilas para valorar a súa inclusión neste documento oficial coa toponimia maior de Galicia.

O Seminario de Onomástica da Real Academia Galega agarda que as próximas modificacións sexan aprobadas de forma periódica, contando idealmente cunha nova versión do Nomenclátor cada ano que corrixa oficialmente con axilidade as constantes correccións de imprecisións detectadas, mais que tamén responda á nova realidade urbana en constante transformación, como xa se fixo para o caso do concello da Coruña, onde desenvolvementos urbanos como o recente Polígono de Visma implicaron a desaparición de dúas entidades de poboación, O Barral e O Coidal. Outras entidades tamén eliminadas na Coruña son O Corgo, desaparecida ao construírse o actual parque de Oza, ou Carracedo e As Cernadas, en Mato Grande. No lado oposto figuran entidades de poboación de nova creación que se engaden ao Nomenclátor, como O Monte Alfeirán ou O Monte de Mero, onde se prevé o desenvolvemento de novos espazos urbanos.


[Fonte: www.academia.gal]

quinta-feira, 2 de abril de 2026

Plataforma per la Llengua recorre contra la castellanització del cognom Garcia d’un nounat al Registre Civil de Barcelona

L’entitat denuncia la “catalanofòbia” de l’administració i la impunitat dels funcionaris


Plataforma per la Llengua ha recorregut contra la decisió del. Registre Civil de Barcelona de castellanitzar el cognom del primer fill d’una família i inscriure’l com a García (amb accent) en lloc de posar el cognom en català, Garcia (sense accent), que és com consta al DNI del progenitor, al passaport i als certificats de naixement i matrimoni. L’entitat, que assessora la família, ha portat el cas a la via judicial en constatar com la institució no ha reconegut l’error “en un acte ple de catalanofòbia” i haver esgotat totes les vies administratives al seu abast per obtenir la rectificació.

La família va inscriure el nounat l’abril del 2025 i el mes següent va rebre per correu electrònic la certificació literal d’inscripció de naixement. Els pares van detectar que en el document el cognom estava escrit en castellà i van presentar la corresponent reclamació al Registre Civil perquè esmenessin aquest error injustificat.

La resposta que van rebre en una primera resolució administrativa va ser una negativa. L’òrgan registral no només no reconeixia cap error, sinó que va al·legar que l’ús de l’accent seguia les normes gramaticals de la Reial Acadèmia Espanyola de la Llengua (RAE). Plataforma per la Llengua denuncia que el Registre Civil no només va ignorar la petició relacionada amb el criteri de filiació, sinó que “mostrava un supremacisme lingüístic manifest, posant per davant les normes d’una llengua que no corresponia a la del cognom com a excusa per a la seva decisió arbitrària”. Segons l’article 49 de la Llei 20/2011 del Registre Civil i l’article 109 del Codi Civil, la filiació és l’únic criteri legal que determina els cognoms del nascut. Per tant, la normativa ortogràfica no té aplicació en aquest cas: si el cognom del progenitor consta oficialment com “Garcia” sense accent, l’Administració no pot legalment invocar normes gramaticals per denegar-ne la rectificació. La correcció sol·licitada no era una qüestió ortogràfica, sinó una simple correspondència registral entre el cognom del progenitor i el del fill, dins de l’àmbit de la filiació, i reflecteix una circumstància registral consolidada. 

Aquesta vulneració en un cognom tan comú com Garcia no és ni de bon tros un fet aïllat. Des de 2021, l’entitat acumula una vintena de casos reportats per ciutadans que s’han trobat en situacions similars a Catalunya i el País Valencià. En total, Plataforma per la Llengua ha estat coneixedora 47 queixes relatives als registres civils de Catalunya, 19 de les quals per vulneració de drets lingüístics en la catalanització de noms i cognoms. Per la seva part, del País Valencià n’ha rebut 5 (3 per vulneracions en la catalanització dels noms i cognoms). A banda, n’ha conegut 4 provinents de les Illes Balears, per bé que relacionades amb altres supòsits.

Després de rebre aquesta resolució, la família va posar el cas en coneixement del Servei de defensa dels drets lingüístics de Plataforma per la Llengua. En una primera exploració de la resolució, l’entitat va corroborar que l’argument exposat és fals, ja que no existeix cap resolució de la Direcció General de Seguretat Pública i Fe Pública Registral (anomenada en aquell moment Direcció General dels Registres i del Notariat) del mes d’abril de 2025 en la resolució impugnada que faci referència a l’ús de l’accent. El fet és especialment greu en un òrgan especialitzat com l’aleshores Direcció General dels Registres i del Notariat, responsable de garantir la seguretat jurídica: invocar una resolució inexistent posa clarament en dubte la diligència de l’òrgan i posa en entredit la confiança en la seva rigorositat.  

Via administrativa exhaurida

Per aquest motiu, l’entitat va assistir legalment la família per interposar un recurs davant la Direcció General de Seguretat Pública i Fe Pública Registral del Ministeri de Justícia espanyol. Aquest recurs, al seu torn, també va ser denegat amb la mateixa justificació falsa de la primera resolució. L’òrgan va exposar en aquesta segona resolució, a més, que no existia error registral i que els cognoms són mencions d’identitat no cobertes per la fe pública registral, de manera que no era procedent la rectificació per via administrativa segons l’article 91 de la Llei del Registre Civil.    

Amb l’exhauriment de la via administrativa, la família es veu ara obligada a recórrer a la via judicial per aconseguir la rectificació del registre i eliminar l’accent incorrecte del cognom del menor. Aquesta serà, doncs, l’única manera de garantir que el registre reflecteixi fidelment la filiació i que els documents oficials del menor siguin coherents amb els del progenitor.   

Plataforma per la Llengua reclama a les administracions competents que facin pressió sobre la impunitat dels funcionaris a l’hora de prendre aquestes decisions arbitràries absolutament injustificades i encoratja els ciutadans que es trobin en situacions similars a fer arribar aquestes vulneracions al Servei de defensa dels drets lingüístics de l’entitat.

[Imatge: Unsplash - font: www.diaridelallengua.cat]

quinta-feira, 19 de fevereiro de 2026

Fundéu: Ramadán, claves de redacción

Con motivo del Ramadán, se ofrecen a continuación una serie de claves para una buena redacción de las noticias relacionadas.

1. El nombre ramadán, con minúscula cuando se refiere al mes

El término ramadán, que alude al mes en el que el islam prescribe el ayuno obligatorio durante las horas de luz para los creyentes, se escribe con inicial minúscula por tratarse del nombre de uno de los doce meses del calendario musulmán: «Según la tradición islámica, otras revelaciones tuvieron lugar en el mes de ramadán».

2. Ramadán, en mayúscula para aludir al periodo religioso

Sin embargo, tal y como señala la ortografía académica, cuando hace referencia concretamente al periodo religioso, se escribe con inicial mayúscula, como, por ejemplo, «El Ramadán puede dejar cerca de 20 millones de euros en los comercios locales».

3. Fiesta del Fin del Ayuno, en mayúsculas

Las expresiones Aíd al-Fitr o Fiesta del Fin del Ayuno, con mayúscula en los términos significativos, son las recomendadas para referirse a la festividad con la que se termina el Ramadán.

4. La palabra islam, en minúscula

La palabra islam se escribe en minúscula, como el resto de los sustantivos que designan a las distintas religiones.

5. El libro del Corán, sin comillas ni cursiva

Aunque los títulos de obras de creación, como los libros, se escriben en cursiva, en el caso de los libros sagrados o de sus partes y libros internos es suficiente la escritura con mayúscula: «El ramadán es un mes sagrado dedicado a la oración y la lectura del Corán». Como se ve en el ejemplo, el artículo que precede al nombre del libro se escribe con minúscula y, según el caso, hace la contracción con las preposiciones a y de (al Corán, del Corán).

6. La luna, mayúsculas y minúsculas

Tal como indica la Ortografía de la lengua española, las palabras luna, sol y tierra se escriben con mayúscula en contextos astronómicos, cuando aluden al nombre propio del satélite, la estrella y el planeta, respectivamente («Las fechas cambian en función de las variaciones de la traslación de la Luna en torno a la Tierra»), pero, en otros contextos, lo indicado es la minúscula: «El ramadán comienza cuando se avista la luna creciente», «Está caracterizado por el ayuno de comida y bebida desde que sale el sol hasta que se pone».

7. Los dos mil millones de personas, no las dos mil millones de personas

Para aludir a la cantidad de personas que celebran el Ramadán, se recuerda que los determinantes que acompañan al sustantivo millón han de concordar con él en masculino (los millones de personas), y no en femenino con personas. Así, lo adecuado es «Unos dos millones de personas en España celebran el Ramadán, y unos dos mil millones en todo el mundo».


[Foto: Pexels / RDNE Stock project - fuente: www.fundeu.es]

sexta-feira, 13 de fevereiro de 2026

Fundéu: Coímbra, nombre en español

 


El nombre en español de esta ciudad portuguesa es Coímbra, con tilde en la i.

Sin embargo, en algunos medios se ve la grafía portuguesa, como en los siguientes ejemplos: «Coimbra, al borde de la inundación del siglo», «Portugal inicia las primeras evacuaciones en Coimbra» o «Portugal desaloja a la población en Coimbra».

Como señala el Diccionario panhispánico de dudas, en español la grafía adecuada de este topónimo es Coímbra, con tilde por contener un hiato de vocal abierta átona (o) y vocal cerrada tónica (i).

Por tanto, en las frases del principio, lo indicado en las informaciones en español habría sido escribir «Coímbra, al borde de la inundación del siglo», «Portugal inicia las primeras evacuaciones en Coímbra» y «Portugal desaloja a la población en Coímbra».

El gentilicio es conimbricense, aunque también es válido coimbricense, ambos recogidos en el Diccionario de la lengua española.


[Foto: Unsplash / Antonio Sessa - fuente: www.fundeu.es]

terça-feira, 13 de janeiro de 2026

Por qué ni fija, ni limpia, ni da esplendor

Crece la impresión de que la Real Academia Española ha dejado de ejercer, incluso renuncia deliberadamente a ello, su papel normativo y cultural con la claridad, coherencia y autoridad que el antiguo lema sugería

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La célebre divisa de la Real Academia Española -Limpia, fija y da esplendor- surgió con un nobilísimo propósito: la lengua española contaría con una institución encargada de cuidarla, ordenarla y ennoblecerla. Pero el tiempo no pasa en balde. Trescientos trece años después de su fundación, para un buen número de hablantes, lingüistas, escritores y lectores, esa promesa ya no se cumple. No porque el español esté en decadencia -al contrario, camina más vivo e imparable que nunca- sino porque crece la impresión de que la RAE ha dejado de ejercer, incluso renuncia deliberadamente a ello, su papel normativo y cultural con la claridad, coherencia y autoridad que el antiguo lema sugería. Decir que la RAE ya no limpia, ni fija, ni da esplendor es, lamentablemente, una impresión generalizada.

Intentaremos explicarlo, aunque ni sea fácil ni sea cómodo, ni agradable. Limpiar, en el origen del lema, significaba depurar el idioma de usos incorrectos, confusos o innecesarios. No se trataba de imponer un castellano o español rígido, sino de establecer criterios claros que facilitaran la comprensión y la alta calidad expresiva. Sin embargo, la Academia se repliega ahora hacia posiciones más descriptivas que normativas, aunque rara vez sus miembros lo admitamos en público. Esto da ocasión a debates académicos internos, a veces muy tensos, que por prudencia institucional no suelen ir más allá de la sala de plenos. Debates que a menudo han opuesto y oponen dos formas distintas de entender la RAE, su función y sus obligaciones.

El argumento habitual de un sector académico, en el que se sitúan principalmente lingüistas -aunque no se trata de grupos compactos-, es que la Academia registra el uso. El problema, replica a eso otro sector donde abundan escritores o creadores, es que registrar no es limpiar. Si todo uso mayoritario, por vulgar o incorrecto que sea, resulta automáticamente válido, la noción misma de corrección pierde sentido. Y ahí reside uno de los problemas. La actual RAE acepta construcciones que hace años habría considerado erróneas, no tras un debate lingüístico profundo, sino por presión externa. Doblegándose con demasiada facilidad y frecuencia al simple uso mediático, político o de redes sociales. El resultado es una normativa cada vez más laxa, ambigua y contradictoria, que deja al hablante sin referencias firmes, sometido a los vaivenes de las modas y, lo que es peor, a la proliferación de elementos con notable presencia pública pero con escasa formación cultural. Un tertuliano, youtuber o influencer analfabetos pueden tener más influencia lingüística que un premio Cervantes. Y no es una figura retórica exagerada. Es que realmente ocurre.

Como institución colectiva, y desde hace tiempo, la RAE ha estado esquivando la constante petición de algunos académicos -cada vez menos, pues los más combativos van falleciendo o se cansan de bregar- en los debates de los plenos de los jueves: una declaración pública anual sobre el estado de la lengua española, a modo de balance, y no para imponer normas policiales, sino para prevenir y advertir de errores y malos usos antes de que éstos sean irremediables. Pues, al no establecer límites claros, la RAE deja de proteger precisamente a quienes más necesitan normas o referencias claras: estudiantes, docentes y hablantes no nativos. Pero esa renuncia de la Academia a limpiar -advertir de las amenazas antes de que se asienten sin remedio- no responde sólo a la fría concepción científica de algunos académicos, sino también a un miedo general asentado en la RAE: miedo a parecer elitistas, conservadores o excluyentes en un ámbito cultural hipersensible, en una España y una Hispanoamérica propensas a desconfiar de toda autoridad lingüística aunque esa autoridad sea noblemente compartida por todos los componentes de la Asociación de Academias de la Lengua Española. Que -a diferencia de la notoria incompetencia panhispánica del ministro español de Asuntos Exteriores, señor Albares- sí mantienen excelentes relaciones entre ellas y participan juntas en un Diccionario, una Ortografía y una Gramática milagrosamente comunes.

Fijar no es congelar la lengua

En cuanto a la segunda palabra del lema, Fijar, no pretendía en su origen congelar la lengua, sino establecer consensos estables. Todo idioma necesita puntos de anclaje; sin ellos, se fragmenta y empobrece. Paradójicamente, hoy la RAE se muestra incómoda con la idea de fijación, y las sucesivas reformas ortográficas son un ejemplo elocuente. Cambios poco justificados, explicaciones confusas y decisiones cuestionables erosionan la autoridad académica. ¿Se escribe solo o sólo? ¿Guion o guión? ¿Mayúsculas opcionales?... La respuesta académica suele ser tibia: «depende», «es válido», «se recomienda, pero no es obligatorio». Una institución que no fija, duda; y una que duda, deja de ser referencia. Además, y esto es asombroso, la RAE institucional hace caso omiso del criterio de escritores consagrados -muchos de ellos fueron en vida o son hoy académicos- para quienes la lengua era y es una herramienta con la que trabajan a diario. Sucede lo contrario: la Academia externaliza hoy parte de su función fijadora dejándola en manos de medios de comunicación y redes sociales, que se convierten en árbitros del asunto. Y con esa claudicación, en vez de orientar hacia el buen uso, la RAE lo desprecia.

Pero quizá lo más grave sea el abandono del Esplendor. Porque dar esplendor no es sólo pulir la ortografía y la gramática y hacer un Diccionario digno y eficaz; es, también, defender la riqueza literaria, histórica y simbólica del idioma. Desde su creación en 1713, la RAE estuvo asociada a una idea de la lengua como patrimonio cultural. Hoy, lamentablemente, esa ambición parece diluida. El sector oficial de la Academia responsable de las manifestaciones y comunicaciones exteriores vive obsesionado con que nadie asigne a la RAE la palabra elitista. En consecuencia, maneja un registro cada vez más vulgar, adaptado al lenguaje de redes sociales, con respuestas rápidas, ingeniosas y a menudo superficiales. A la altura intelectual de lo que hay.

Las redes sociales, desde luego, representan el grado extremo del problema. Son espacios donde priman la rapidez, la simplificación y la falta de contexto. Útiles como indicador sociolingüístico, resultan tóxicas como modelo normativo. Sin embargo, la RAE las menciona cada vez más como prueba de uso. El lenguaje de las redes, diseñado para impactar y no para pensar, es fragmentario, caótico, pobre en matices y proclive a la incorrección, la vulgaridad y el error. Cuando la Academia lo legitima, envía un mensaje peligroso: el cuidado, el rigor, no importan; basta con que algo circule lo suficiente. Esto tiene un efecto social devastador. Si todo vale porque se usa, ¿para qué esforzarse en escribir bien? ¿Por qué leer a buenos autores, estudiar o ampliar vocabulario? La lengua deja de ser una conquista cultural, una herramienta cuidada y noble, y se convierte en reflejo automático del confuso ruido social.

Y, bueno. Los resultados están a la vista. La sumisión de la RAE a las redes deteriora su imagen. El criterio académico se hace coloquial, el rigor es negociable. Todo vale y cualquier cateto audaz puede imponerse, si persevera, a Cervantes, Galdós o García Márquez. El antes buscado esplendor exigía distancia, profundidad, autoridad y exigencia sin complejos. Además, y como postre, la RAE ha mostrado una evidente falta de liderazgo cultural frente a la avalancha de anglicismos, tecnicismos innecesarios y empobrecimiento léxico. Aunque a veces los adapta, no siempre propone alternativas convincentes o realistas -todavía me sangran los ojos ante el amago de algún académico lingüista de proponer balé para sustituir a ballet-. Y cuando las alternativas razonables son asumidas, llegan tarde o no se aplican. El mensaje implícito es de resignación: la lengua cambia, y poco se puede hacer; sólo seguirle el paso, aunque sea cojeando.

La politización del lenguaje

Otro de los factores negativos para la autoridad de la RAE es su relación ambigua con el debate político, sobre todo respecto al llamado lenguaje inclusivo. La resistencia académica viene siendo honorable, pero sin la contundencia propia de su autoridad. No abrir la boca es la respuesta más frecuente, y dice poco en favor de la institución que las respuestas enérgicas se dejen a la iniciativa personal de los contados académicos -Javier Marías lo hizo siempre de forma destacada- que se atreven, por su cuenta y sobre todo su riesgo, a intervenir en el debate público. En la grotesca injerencia del oportunismo político, la ignorancia y la estupidez sectaria en materia lingüística, la Academia, en vez de sostener la posición firme y argumentada de su legítima autoridad, suele situarse entre el silencio administrativo y la cautela diplomática, intentando no incomodar a nadie. Esa prudencia, o ambigüedad, es interpretada como debilidad e incluso como cobardía. Cada vez que la Real Academia Española parece más preocupada por no irritar al poder político que por su propia coherencia y obligaciones, pierde autoridad. Y no se trata de negar debates sociales, que son necesarios, sino de establecer con claridad qué pertenece al ámbito de la lengua y qué al de la ideología, y ser inflexible con quienes desde el interés partidista intentan contaminar la lengua o adaptarla a sus intereses. Al no plantar cara públicamente a ese oportunismo ignorante e irresponsable, la RAE contribuye a la confusión general y abdica de su autoridad y prestigio.

Otro síntoma inquietante es la invisibilidad intelectual de muchos actuales académicos. Históricamente, la RAE estaba integrada por figuras literarias y filológicas de primer orden, cuya autoridad provenía tanto de su obra como de su pensamiento. Hoy, aunque sigue habiendo elementos brillantes entre los lingüistas -Ignacio Bosque, Pedro Álvarez de Miranda- y también hay escritores de reconocido prestigio y notables académicos de otras especialidades, sus voces públicas suenan aisladas, cuando suenan, y la institución en su conjunto no proyecta una voz prestigiosa y sólida. Las discusiones importantes sobre la lengua se dan fuera de la Academia, en universidades, medios, redes sociales y espacios independientes. La RAE suele reaccionar tarde y mal, y rara vez lidera el debate. Ha pasado de ser un faro que guía a comentarista de lo que hay.

Pero lo más grave, en mi opinión, es que en el corazón de la Real Academia Española se registra un desplazamiento silencioso, lamentable, de su principal fuente de autoridad. Durante tres siglos, la RAE entendió que la lengua se establecía principalmente de abajo arriba, pero enriquecida, contrastada, analizada y devuelta desde arriba hacia abajo mediante la literatura, el pensamiento, la tradición escrita y el criterio de autores solventes cuya obra demostraba excelencia, precisión y capacidad de perdurar. Hoy, en cambio, entregados los aspectos técnicos de la RAE a lingüistas partidarios de asumir dócilmente cuanto ocurre y no prevenir lo que ocurra, la Academia invierte esa jerarquía: otorga más peso normativo a lo que se repite en periódicos mal escritos, titulares apresurados, tertulias descuidadas o redes sociales, que a la autoridad intelectual de escritores, filólogos y creadores que trabajaron o trabajan la lengua con rigor. Se anteponen, más de lo necesario, los usos de un tuitero analfabeto o el texto de un folleto farmacéutico mal traducido a la obra de Soledad Puértolas, Carlos García Gual, Juan Mayorga, José María Merino, Luis Mateo Díez, Álvaro Pombo, José Manuel Sánchez Ron, Clara Sánchez, Javier Cercas y tantos otros académicos vivos o muertos.

La inversión de la autoridad lingüística

Tradicionalmente, los buenos escritores no se limitaban a utilizar la lengua española: la afinaban. La literatura era un laboratorio de posibilidades expresivas, de creación e innovación, pero sobre todo un espacio de autoridad. Un uso reiterado en Cervantes, Galdós, Borges o Vargas Llosa tenía más peso que mil ocurrencias bastardas o efímeras. La Academia observaba todo eso registrando cuanto había, pero aconsejando utilizar lo mejor. Don Manuel Seco, al que mi querido don Gregorio Salvador definió como «el académico perfecto», abrió siempre su diccionario al lenguaje popular y su evolución natural, pero nunca perdió de vista la autoridad superior de los grandes escritores. Durante mucho tiempo -llevo 23 años en la RAE y he conocido otras épocas- los sucesivos directores de la RAE incluido Darío Villanueva, el penúltimo de ellos, mantuvieron un exquisito y útil equilibrio entre lingüistas y creadores. Hoy ocurre todo lo contrario. Los debates lingüísticos -aquellas tradicionales papeletas de toda la vida- han desaparecido de los plenos y se solventan en comisiones parciales o con decisiones casi personales, ajenas al criterio general. En 2009, cuando Ignacio Bosque iba a publicar su importantísima Gramática, todos los académicos leímos, comentamos y discutimos durante mucho tiempo el borrador. Hoy eso sería imposible: suele imponerse el hecho consumado.

Recuerdo con añoranza mi primera década en la Academia, en la que tardé años en abrir la boca si no me preguntaban. Hoy están lejos los tiempos en que los jueves suponían fascinantes discusiones de gran altura: lingüistas de categoría como García Yebra, Rodríguez Adrados, Manuel Seco, Gregorio Salvador, se medían y enfrentaban en debates inteligentes, respetables y amistosos con Camilo José Cela, José Luis Sampedro, Mario Vargas Llosa, Claudio Guillén, Carmen Iglesias, Francisco Ayala o Castilla del Pino. Ahora, lamentablemente, el núcleo de lingüistas al que la actual dirección confía las decisiones maneja con naturalidad y sin apenas control, como justificación normativa, titulares periodísticos redactados con descuido o usos masivos en redes sociales, aunque estos contradigan principios sintácticos, semánticos o estilísticos largamente asentados. La repetición cuantitativa ha sustituido a la calidad cualitativa. Se confunde frecuencia con legitimidad, visibilidad con corrección. Y esta inversión es muy grave, porque los medios de comunicación actuales -con pocas y honrosas excepciones- ya no funcionan como filtros de calidad lingüística. La presión del clic, la velocidad de publicación y la precariedad laboral han erosionado el cuidado del idioma. Que la Academia tome ese material como referencia prioritaria equivale a aceptar como patrón lo que antes habría considerado síntoma de deterioro.

Una de las actitudes más discutibles, siempre en mi opinión, es que la RAE apenas advierte ya con claridad del mal uso. Tiene verdadero miedo de hacerlo. Antes, el diccionario y la gramática no sólo indicaban qué se decía, sino qué se debía o podía evitar. En el Diccionario o fuera de él constaban marcas claras: incorrecto, impropio, desaconsejado, vulgar... Hoy, esas advertencias se han atenuado o desaparecido, sustituidas por fórmulas ambiguas: se documenta, se usa, es frecuente en la lengua hablada. El problema no es admitir que un uso existe, pues la RAE está obligada a registrarlo, sino elevarlo a la categoría de aceptable o correcto sin un juicio crítico. Cuando se deja de señalar un error, el error ya no se percibe como tal: el hablante pierde herramientas para distinguir entre el descuido y el rigor, entre una solución pobre y una rica, entre una desviación ocasional y una norma consolidada. Y de ese modo la Academia ya no corrige la incorrección, sino que la acepta a toro pasado. Espera a que el mal uso se imponga por cansancio, repetición o presión mediática y entonces lo incorpora al Diccionario; no como excepción a señalar, sino como variante válida. Y así, la autoridad normativa se convierte en simple notaria del hecho consumado.

La marginación de los escritores solventes

Mientras tanto, como dije, la voz de los académicos escritores que por naturaleza son creadores, trabajadores y especialistas del lenguaje, apenas cuenta hoy en la RAE. Muchos de ellos, vivos o recientemente fallecidos, han señalado errores, empobrecimientos y banalizaciones del idioma, sólo para ver cómo el sector ahora dominante en la Academia -los talibanes del todo vale- los ignora o trata como opiniones respetables, pero irrelevantes. Durante el mandato del actual director -al que por otra parte se deben importantes logros, como la labor panhispánica en América y la salvación económica de una RAE asfixiada por el expresidente Mariano Rajoy- se ha roto el vínculo histórico, el respeto mutuo, el equilibrio al que antes aludía entre creación literaria y técnica lingüística. Y esto es especialmente grave, porque los escritores no sólo conservan la lengua: la trabajan y proyectan hacia el futuro. Son quienes exploran sus límites sin romper su coherencia. Prescindir de su criterio equivale a amputar la dimensión estética e intelectual del idioma, reduciéndolo a un mero instrumento funcional. La lengua sin autoridad literaria se vuelve plana; y una academia que no escucha a quienes mejor la manejan renuncia a dar esplendor en el sentido más profundo del término.

El proceso es siniestro: en los medios se escribe peor, la Academia lo acepta, y al aceptarlo, legitima ese empeoramiento. Al legitimar, los medios se esfuerzan todavía menos. El hablante asume que la corrección es irrelevante y reproduce usos cada vez más pobres. Pero este empobrecimiento no es sólo estilístico, sino cognitivo: una lengua descuidada piensa peor. La precisión léxica, la complejidad sintáctica y la riqueza expresiva no son adornos superfluos, sino herramientas para comprender y describir la realidad. Cuando la norma se rebaja, también se reduce la capacidad de pensar con claridad.

Decir que la Real Academia Española ya no limpia, ni fija, ni da esplendor no es negar su utilidad, su hermosa y noble historia ni su necesario futuro, sino prevenir una crisis. La lengua española no necesita una policía autoritaria, pero sí una institución capaz de establecer criterios, defender la excelencia y asumir que toda norma implica incomodar a alguien. Sin limpieza no hay claridad; sin fijación no hay estabilidad; sin esplendor no hay belleza. Si la RAE no mantiene esa triple vocación, su lema será una reliquia retórica. La Real Academia Española no perderá autoridad porque la lengua evolucione y cambie; la perderá si continúa consagrando más el ruido que el pensamiento, más el error y la vulgaridad que la excelencia. Privilegiar a periódicos mal escritos y redes sociales sobre escritores solventes y tradiciones literarias sólo contribuirá a la pérdida de calidad del español. Mientras no practique la valentía de señalar el error en vez de certificarlo, y de sostener la autoridad superior de quienes a uno y otro lado del Atlántico mejor escribieron y escriben en nuestra lengua, la RAE será una institución útil pero traidora a sí misma: alguien que llega tarde, cuando el daño está hecho. Y una lengua que renuncia a la exigencia, el rigor y la belleza, acaba por renunciar a su grandeza.


Arturo Pérez-Reverte es miembro de la Real Academia Española desde el año 2003


[Ilustración: PATRICIA BOLINCHES - fuente: www.elmundo.es]