sábado, 20 de junho de 2026

L’opinion publique est‑elle favorable à la régularisation des personnes sans papiers ?

Dans un contexte de forte polarisation du débat politique sur les migrations, la question de la régularisation des personnes sans papiers suscite de vifs débats à travers l’Europe. Une nouvelle étude de l’Université de Liège montre à partir du cas belge qu’il existe un soutien dans l’opinion publique pour leur régularisation sous certaines conditions.

Les immigrés, en Belgique comme ailleurs, travaillent souvent — y compris parfois quand ils n’ont pas de papiers en règle — dans des secteurs en tension comme l’aide aux personnes âgées.

Écrit par Jean-Michel Lafleur

Associate director, Centre for Ethnic and Migration Studies / Coordinator of IMISCOE, Université de Liège

et Abdeslam Marfouk

Expert en migrations internationales, Université de Liège

 

En avril 2026, l’Espagne a lancé un nouveau programme de régularisation des sans-papiers dont on estime qu’il bénéficiera à plus de 500 000 personnes. À la fin de l’année 2025, c’est l’Allemagne qui clôturait une campagne de régularisation lancée en 2023 et à laquelle ont candidaté plus de 80 000 personnes. Ces exemples récents – auxquels on pourrait ajouter les campagnes de régularisation italienne et portugaise durant la pandémie de Covid-19 – nous indiquent que ce type de campagne n’est en rien exceptionnel. Comme le soutient la recherche, ces campagnes constituent en réalité un dispositif à part entière des politiques migratoires européennes et permettent de répondre aux situations d’irrégularité causées à la fois par la demande de main d’œuvre des employeurs, par les aspirations des migrants à rejoindre l’Europe et par le nombre limité de voies légales pour le faire.

Bien qu’elles soient fréquentes, ces campagnes n’en suscitent pas moins de vives réactions dans le monde politique où la question des migrations – et, en particulier celle de la migration irrégulière – fait l’objet de débats hautement polarisés. C’est particulièrement le cas en Belgique ; mais aussi en France où Bruno Retailleau – candidat Les Républicains à la prochaine élection présidentielle — proposait récemment de mettre l’Espagne « au ban de l’Europe », du fait que sa récente campagne de régularisation serait contraire à ce que les Européens veulent.

Parmi les opposants à la régularisation, on entend souvent que ce type de politique encouragerait de nouveaux migrants à rejoindre l’Europe et à y séjourner de façon irrégulière, et que la régularisation ne bénéficie pas du soutien de l’opinion publique. Lors d’une précédente recherche conduite auprès de la population algérienne, nous avons déjà pu démontrer que « l’appel d’air » que causerait ce type de campagne de régularisation n’existe pas. En revanche, la question de l’existence ou non d’un soutien de l’opinion publique aux régularisations n’a reçu que peu d’attention des chercheurs jusqu’ici.

Opinion publique et migration

Il existe aujourd’hui de très nombreuses recherches scientifiques sur les facteurs qui façonnent l’opinion sur l’immigration en général. Elles nous informent que les caractéristiques individuelles (âge, genre, éducation, ethnicité…), mais aussi l’exposition aux médias et les contacts interpersonnels avec des personnes immigrées influent sur l’opinion à l’égard de l’immigration.

Par ailleurs, comme en attestent des sondages d’opinion, comme l’Eurobaromètre, l’opinion publique est généralement mal informée sur l’immigration.

S’agit-il dès lors uniquement de mieux informer l’opinion publique pour accroître le soutien aux campagnes de régularisation ? Bien que les études existantes ne permettent pas de conclure définitivement que les informations rectificatives augmentent le soutien à l’immigration, elles indiquent en revanche que la présentation d’informations factuelles sous forme de récits et de témoignages peut s’avérer plus convaincante que la simple présentation de statistiques.

De même, les travaux sur le rôle du cadrage dans l’analyse des discours ont montré que l’appel aux émotions est une stratégie de communication persuasive dans le domaine des migrations. De l’ensemble de ces travaux, nous pouvons donc conclure que le contenu et la forme du message sont susceptibles d’influer sur l’opinion des individus quant à la régularisation des personnes sans papiers.


Retrouvez notre vidéo basée sur cet article

Une nouvelle enquête à grande échelle auprès de la population belge

Dans une publication scientifique récente, nous présentons les résultats d’une expérimentation intégrée à une enquête conduite en ligne auprès d’un panel de 2 121 personnes représentatif de la population adulte résidant en Belgique.

Depuis la dernière campagne de régularisation organisée en 2009, le débat politique belge sur l’immigration s’est sensiblement polarisé. Le contexte semble donc peu propice à la mise en œuvre d’une nouvelle campagne de régularisation en dépit de la présence d’environ 112 000 personnes sans papiers sur le territoire dans un pays qui compte 11,8 millions d’habitants dont 20,2 % d’immigrés. Au contraire, l’actuel gouvernement fédéral de centre droit dirigé par le nationaliste flamand Bart de Wever entend plutôt mettre en œuvre – selon les termes de la ministre de l’asile et la migration Anneleen Van Bossuyt – « la politique d’asile et de migration la plus stricte jamais adoptée », car il s’agirait de « la politique que les gens demandent ».

Pour vérifier cette affirmation, nous avons voulu mesurer le soutien réel de la population belge à la régularisation des sans-papiers, mais aussi tester l’effet de cinq messages différents sur le niveau de soutien de l’opinion publique aux campagnes de régularisation.

Les participants à l’enquête – mise en œuvre par l’Institut de sondage Bpact en mars 2025 – ont dès lors été répartis aléatoirement entre un groupe de contrôle n’ayant reçu aucun message et cinq groupes expérimentaux ayant reçu un message d’environ 100 mots au sujet de la régularisation.

Ces messages présentaient :

  1. des données scientifiques sur les personnes sans papiers sous forme narrative ;
  2. le parcours émouvant d’une immigrée sans papiers menacée d’expulsion et soutenue par ses voisins ;
  3. les avantages économiques et sociaux de la régularisation des personnes sans papiers ;
  4. le double standard dans le traitement par les autorités des personnes sans papiers et celui des fraudeurs fiscaux ;
  5. les inégalités entre migrants fortunés bénéficiant d’accès privilégiés à la résidence en Europe et migrants défavorisés ayant peu d’options pour rejoindre l’Europe légalement.

Dans notre enquête, il a ensuite été demandé à tous les participants de se positionner par rapport à la régularisation des personnes sans papiers en général mais aussi par rapport à la régularisation qui serait limitée aux personnes sans papiers qui travaillent, à celles qui occupent un métier en tension ou à celles qui ont des attaches sociales durables en Belgique. La raison pour laquelle il est important de distinguer le soutien pour différents profils de personnes sans papiers est que même les programmes de régularisation les plus ambitieux, comme celui de l’Espagne en 2026, conditionnent la régularisation à des critères spécifiques.

Les résultats de notre enquête soulignent l’importance de cette approche différenciée. En effet, seuls 21 % des personnes interrogées estiment que les autorités devraient régulariser tous les immigrés en situation irrégulière. En revanche, 53 % sont favorables à la régularisation des personnes sans papiers qui travaillent, 54 % à la régularisation de ceux qui occupent un métier en tension et 45 % de ceux qui ont tissé des liens sociaux étroits dans le pays. Par ailleurs, il est important de noter qu’entre 20 % et 25 % des participants ne sont ni pour ni contre la régularisation de ces différentes catégories de personnes.

En ce qui concerne l’effet des cinq messages que nous avons testés, seuls deux ont produit un effet significatif. La mise en récit de données scientifiques sur les personnes sans papiers (message 1) produit une augmentation d’environ 7 points de pourcentage du soutien à la régularisation des personnes sans papiers en général, mais aussi de celles qui travaillent. L’exposition au récit de vie émouvant d’une personne sans papiers (message 2) suscite, quant à elle, une augmentation de 8 points de pourcentage du soutien à la régularisation des personnes ayant des attaches durables et même de 10 points de pourcentage pour les personnes occupant un métier en tension.

Que faire du soutien conditionnel de l’opinion publique à la régularisation ?

Au terme de l’analyse du cas belge, deux enseignements principaux se dégagent.

D’une part, si différencier le soutien à la régularisation selon certains critères peut soulever un problème moral – en risquant de hiérarchiser les immigrés entre « méritants » et « indésirables » –, cette approche peut aussi, dans un contexte d’opposition politique forte, servir de point d’entrée pour ouvrir le débat et élargir progressivement l’accès à la régularisation à d’autres groupes de personnes sans papiers.

D’autre part, l’étude apporte deux éléments clés aux responsables politiques. Elle montre qu’un soutien réel à la régularisation existe dans l’opinion publique, contrairement à certaines idées reçues. Elle indique aussi que ce soutien dépend fortement de la manière dont la politique est présentée : le choix du message et de son cadrage peut sensiblement accroître l’adhésion du public et réduire le risque électoral perçu.

 

[Photo d’illustration : Jacob Lund/Shutterstock - source : theconversation.com]


Rogelio Cuéllar, fotógrafo: «Mis fotografías ya forman parte de la memoria colectiva»

 

  • El retratista comparte en charla con La Jornada sus inicios y reflexiones en el oficio de la lente
  • Desde los 18 años, Cuéllar se ha dedicado a observar la realidad con mirada aguda y penetrante. Recuerda que salía a la calle para recorrer la Ciudad de México y absorber todas las imágenes posibles. Hoy, a sus 76 años, sigue haciendo lo mismo con su facha de niño travieso, de duende, como lo bautizó Borges. 


Escrito por Elena Poniatowska 

Desde hace 54 años, muchos de los acontecimientos sociales en México han quedado fijos en la lente fotográfica de Rogelio Cuéllar, quien de niño tomaba un autobús en la colonia Portales para irse de pinta con su mente llena de imágenes y vuelos libertarios.

Sigue haciendo lo mismo y no ha perdido su facha de niño travieso que atrapa la realidad de los mexicanos más creativos, con su aguda y penetrante mirada de 76 años.

–La Ciudad de México era otra y todos te cuidaban. Me gustaba tomar el tranvía, siempre solo, porque iba a comprar hojas de plátano a la calle de Guatemala para mi mamá, quien vendía tamales. Mi madre era de Jalisco; entonces, yo bajaba del tranvía en la calle de Tacuba.

«Caminar detrás de la catedral y desde ahí a todas las calles del centro histórico era descubrir el universo: la juguetería junto a la joyería era un imán y me detenía mucho más tiempo que en La Princesa, la perfumería en Tacuba, los sopladores de vidrio en los estacionamientos que hacían figuritas, las ferreterías en la calle de Corregidora y otras milagrosas apariciones. Por eso fui un niño muy, muy callejero. También subía al camión para ir a Buenavista a ver el arranque de los ferrocarriles; me seguía en el camión al aeropuerto y volaba sin alas; en el Bosque de Chapultepec me permitía cazar mariposas y coleccionar piedras.»

–Rogelio, ¿te iniciaste muy chavito en la fotografía?

–Empecé a los 18 años como freelance en la revista Sucesos para Todos, que dirigía Armando López Becerra, cuyo dueño era Gustavo Alatriste, quien presumía que iba a ser la mejor revista de México con los grandes fotógrafos Rodrigo Moya, Nacho López y Héctor García, y escritores famosos.

«En Sucesos se iniciaron los mejores caricaturistas: Magú Rius. Sucesos era una revista que denunciaba problemas nacionales y atacaba al gobierno. Después comencé a colaborar en Revista de Revistas, con el gran escritor católico Vicente Leñero.»

–Que era un alma de Dios.

–Exactamente, era una persona introvertida y precisa, puntual y cumplida, como los buenos católicos. Cuando le dije: «Oye, va a venir Jorge Luis Borges a México», me recomendó: «Síguelo y tómale fotos hasta en el baño», y lo hice al pie de la letra, sin credencial. Me informé de la hora de llegada y coincidí con Luis Mario Schneider en la escalerilla del avión, y a partir de ese momento no lo abandoné un segundo.

–Claro, le tomaste una foto en el baño que me dejó de a seis.

–Sí. Él no era totalmente invidente, veía sombras, sabía que yo estaba ahí a su lado. Desde que lo conocí me interesó mucho su mirada y me acercaba con mi cámara Pentax. Borges me bautizó como duende: «Buenos días, duende, ¿dónde estás, duende?» Estábamos en San Ildefonso en una mesa redonda con el grupo de la revista Plural, de Octavio Paz. Yo llevaba a Borges del brazo y me pidió textualmente: «Oye, duende, quiero hacer pis». Lo llevé a un baño de muchos mingitorios y lo puse en el centro de todos. Vi los reflejos, las sombras en los azulejos y me pregunté: «¿Hago la foto, no la hago?», e hice clic. Borges se rio: «Jijiji, el duende está haciendo travesuras». Pero no se molestó. Obviamente, no vio la foto, y cuando nos despedimos, después de varios días juntos a todas horas, me dedicó un libro suyo y le pregunté: «Oiga, maestro, ¿y nos volveremos a ver?» Y me contestó: «Ya veremos, duende, ya veremos».

–Era un hombre de bondad extraordinaria y de cortesía británica a prueba de todo, ¿verdad?

–Sí, y recuerdo que en el hotel Del Parque, al que tú llegaste junto con Arnaldo Orfila, también llegó Juan Rulfo y una fila de admiradores: José Emilio Pacheco, Juan García Ponce, Gabriel Zaid. A Octavio Paz también lo vi en el Colegio de San Ildefonso, que aún no era museo. Paz acompañó mucho a Borges,

–Has tenido grandes oportunidades.

–He tenido el privilegio de conocer a admirados escritores y pintores que nunca imaginé encontrar, y de crear grandes lazos de amistad con cada uno. Con algunos hice entrañable amistad: José Emilio Pacheco, Carlos Monsiváis, Francisco Toledo, creadores que me han alimentado a lo largo de mi afortunada vida. 

Exposiciones 

–Me llamó la atención y me conmovió la infinita cortesía de Borges ante las preguntas más absurdas que hacemos los reporteros, y hasta le pregunté: «¿Usted por qué da tantas entrevistas?», y me dio una lección: «Por cor-te-sí-a». Alfonso Reyes, tan cortés como él, tenía su fotografía en la cabecera del sofá en el que tomaba su siesta dentro de su inmensa biblioteca, como si Borges fuera su ángel de la guarda, y en México muchos le levantaron un altar.

–Y ahora, Rogelio, ¿preparas una exposición?

–Expuse recientemente: Cartografía de la memoria, en el Seminario de Cultura Mexicana. Se clausuró el pasado 24 de mayo; la idea es que continúe su itinerancia en las corresponsalías del mismo Seminario. Recientemente, con motivo de mis 75 años, mi pareja, María Luisa Passarge, hizo una hermosa cajita con 25 postales de una selección de fotos de cientos de escritores y pintores: José Agustín, Leonora Carrington, Alice Rahon. Incluyó también una foto que no es mía, sino de un fotógrafo desconocido, que nos tomó a Lola Álvarez Bravo y a mí trepados en unos caballitos en una feria en Ixmiquilpan, Hidalgo. Son 100 cajas numeradas, firmadas y se presentaron inicialmente en la Casa Universitaria del Libro de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), que nos abrió el espacio.

–España sería ideal. María Luisa Passarge es la curadora de Cartografía de la memoria, la más reciente. También hicimos Escritura de luz: 50 retratos de la lengua, en el Instituto Cervantes de Alcalá de Henares, en 2010. Asimismo, por invitación del Festival Internacional Cervantino, se montó Cartografía del instante, con retratos, reportaje gráfico, fotografía más personal que me apasionó tomar en cada viaje por Europa y Estados Unidos.

«Caminar y fotografiar a gente anónima me significa mucho y enriquece la tradición del paisaje urbano y rural de don Manuel Álvarez Bravo, Héctor García, Nacho López y Graciela Iturbide. »

–Es esencial no olvidar a Mariana Yampolsky, a quien la Universidad de Chicago y otros centros culturales de Estados Unidos y de Europa compraron fotografías de su acervo. Ella fue muy contundente: quiso que su obra se quedara en la Universidad Iberoamericana, a pesar de tantas solicitudes de Europa y de Estados Unidos.

–Claro, la Ibero conserva el archivo de Mariana y le ha publicado varios libros. Esa es la importancia de los archivos: conservar y difundir la obra.

–Rogelio, ¿tú has captado todos los rostros de la cultura mexicana?

–Soy muy consciente de que he fotografiado a buena parte de los creadores de mediados del siglo XX y lo que va del XXI. Retraté a la generación de la Ruptura. Juan García Ponce destacó solo a nueve pintores y le faltó Lilia Carrillo, quien ya había fallecido. De la plástica, la generación que me corresponde es la de los nacidos en los años 50: Gabriel Macotela, Gustavo Monroy, Arturo Buitrón, los hermanos Castro Leñero, Irma Palacios, toda esta efervescencia de la pintura contemporánea y la literatura. Tengo a toda la generación de Edmundo O’Gorman, Elías Nandino, José Emilio Pacheco, Jaime Sabines. A ellos los fotografié en 1970, como hice con los movimientos sociales, las manifestaciones del PSUM, del Partido de los Trabajadores, cuando Heberto Castillo, los inicios del Partido Comunista que dio la pauta al PRD, a Morena, todas las marchas habidas y por haber, todas las represalias. Creo que la más reciente fue la de Ayotzinapa, Las Abejas, de Acteal. Es una memoria que a mis 76 años merece exponerse y editarse, y en eso me ayuda María Luisa.

–¿Cuál es tu libro más reciente?

–Hice El retrato detrás de la historia, que reúne fotos de escritores y pintores. Me trajo muy buenos recuerdos El rostro de las letras, que editó María Luisa Passarge en su sello, La Cabra. Hacer un libro de fotografía es costoso, por eso buscamos una coedición. Antes, los bancos hacían libros de arte y de fotografía, que regalaban a fin de año a sus grandes clientes.

–Sí, recuerdo que se llamaban table books, que podían hojear en una antesala de empresarios y médicos muy careros.

–Para un fotógrafo, tener un libro bien impreso es ideal. Me satisface que mi trabajo aparezca en diferentes medios. Mis fotografías ya forman parte de la memoria colectiva: las más reproducidas de Jaime Sabines y Rosario Castellanos son un éxito y me las piden muchísimo. 

«La Jornada es nuestra casa» 

–En La Jornada también aparece tu obra.

–La Jornada es una gran ventana y es nuestra casa. Me inicié en 1968 en Difusión Cultural de la UNAM, que dirigía Gastón García Cantú. Se me abrió el universo, porque ahí convergían los grandes de la cultura: Eduardo Mata, Gloria Contreras, Vicente Rojo, Héctor Azar, Julio Castillo y muchos más.

–¿Cuáles han sido tus influencias más notables?

–Lola Álvarez Bravo, don Manuel Álvarez Bravo, Héctor García, Rodrigo Moya, el muy querido Nacho López, Graciela Iturbide.

–Tienes un archivo fotográfico inmenso.

–María Luisa, mi compañera, está dedicada a que tengamos el archivo catalogado. Está organizado, pero catalogarlo es otra tarea epopéyica. Tiene más de un millón de negativos analógicos, ¡imagínate! Para mí es muy importante trabajar con esos negativos, y María Luisa ha sabido preservarlos.

–¿Qué piensas de la fotografía actual?

–Los fotógrafos profesionales cada vez somos menos necesarios. Con los dispositivos de ahora todos los reporteros traen su teléfono y oprimen un botón y ya tienen la imagen. Para mí resulta muy grave ese aluvión de tomas. Para ahorrarse dinero, los periódicos ya no requieren fotógrafos. 

Cual duende travieso, cámara en mano, Rogelio Cuéllar sigue atrapando imágenes de los genios de la cultura del mundo entero y todos los mexicanos, presumidos o humildes, le debemos una foto alada y preciosa que nos permitirá volar al cielo.

 

[Foto Rogelio Cuéllar - fuente: www.jornada.com.mx]

sexta-feira, 19 de junho de 2026

Le sionisme n'a pas dévié, il a toujours été conçu ainsi

Le sionisme, à sa base, est la croyance en la suprématie juive entre le Jourdain et la mer Méditerranée, et comme toute autre idéologie qui adhère à une suprématie raciale, nationale ou religieuse, il est illégitime. 

Omer Bartov lors du lancement de son nouveau livre, « Israël : Qu'est-ce qui a mal tourné ? », le 21 avril près de Boston. Crédit : Arthur Mansavage

Écrit par Gideon Levy

Haaretz

Il n’est pas facile d’être à la fois Israélien et antisioniste. C’est presque impossible. En Israël, cette combinaison est perçue comme une trahison, une hérésie, dépourvue de toute légitimité. Il en est ainsi depuis le bon vieux temps de l’ère Mapai, bien avant les jours sombres de Benjamin Netanyahu et d’Itamar Ben-Gvir.

Depuis l'Union soviétique, aucun autre État n'a affiché une idéologie aussi exclusive et rapace, une idéologie qui interdisait tout doute ou toute remise en cause, à l'image de l'État sioniste d'Israël. Même être un exilé antisioniste n'est pas facile, surtout pour un prince de l'aristocratie sioniste.

Omer Bartov est un historien israélo-américain de renom, chercheur sur le génocide et expert de l’Holocauste, qui enseigne à l’université Brown, à Providence, dans le Rhode Island. Après deux ans de réflexion, Bartov est parvenu à la conclusion qu’Israël avait bel et bien perpétré un génocide dans la bande de Gaza.

Il a publié deux tribunes libres dans le *New York Times* qui rendaient compte de son parcours face à la question de la qualification de génocide genocide, suscitant des réactions dans le monde entier. L'un des livres écrits par son père, l'auteur et journaliste Hanoch Bartov, s'intitule « Ligdol Ulikhtov Be'Eretz Yisrael » (« Grandir et écrire en Terre d'Israël »). Le dernier ouvrage d'Omer Bartov s'intitule « Israël : qu'est-ce qui a mal tourné ? » – tout son parcours, en quelques mots.

À l'occasion de la sortie de son livre, Bartov a accordé une interview à Haaretz Bartov gave an interview to Haaretz Lire ICI dans laquelle il s'est empressé de déclarer qu'il n'était pas antisioniste, tant un tel aveu lui est douloureux et difficile. « J’ai grandi dans une famille sioniste. Il allait de soi pour moi qu’Israël était ma place », a-t-il déclaré, pour expliquer pourquoi il n’est pas « anti ». Mais il a quitté ce foyer il y a des décennies, et ses propos laissent penser qu’il éprouve une certaine inquiétude, voire de la honte, à l’idée d’admettre qu’il est antisioniste, ce qui, en apparence, manque encore de légitimité. 

En mars, dans le camp de réfugiés d'al-Dheisheh, près de Bethléem, en Cisjordanie occupée, la mère d'un Palestinien de 15 ans tué par les forces de sécurité israéliennes lors d'un raid militaire porte le corps de son fils pendant ses funérailles. Crédit : AFP/HAZEM BADER

Bartov affirme que le sionisme est voué à disparaître, qu’Israël ne peut exister en tant qu’État normal sous cette idéologie et que, si le sionisme a pu conduire à un génocide à Gaza genocide in Gaza, il ne peut plus se maintenir en tant qu’idéologie. Il est difficile d’imaginer des affirmations plus courageuses et plus justes – ou plus antisionistes – que celles-ci.

Si tel est le cas, pourquoi Bartov hésite-t-il à se qualifier d’antisioniste ? Il n’y a pas de meilleure preuve que celle-ci de l’endoctrinement profondément ancré dans le cœur de chaque Juif qui a grandi ici. Un intellectuel israélien expatrié, critique et perspicace, n’ose pas se définir comme antisioniste, même si ses arguments attestent qu’il l’est.

Il est impératif de briser cette interdiction. Un Israélien, même un Israélien en exil, a le droit d’être antisioniste anti-Zionist tout en restant légitime. Le sionisme est une idéologie qui peut être remise en question, comme n’importe quelle autre idéologie. Il repose sur la croyance en la suprématie juive entre le Jourdain et la Méditerranée, et tout comme n’importe quelle autre idéologie prônant la suprématie raciale, nationale ou religieuse, il est illégitime.

L'approche de Bartov se distingue des courants antisionistes qui fleurissent actuellement à travers le monde. Il est convaincu que quelque chose a mal tourné dans ce pays pur et innocent qui était autrefois le sien, et que quelque chose s'est déformé dans son idéologie sioniste pure. Il y avait une idéologie qui a conduit à la création d’un État hautement moral, et soudain, quelque chose a mal tourné. Cette affirmation peut peut-être apaiser les tourments liés à l’adieu douloureux de Bartov au sionisme, mais on peut douter qu’elle corresponde à la vérité.

Bartov dit ne pas croire en ce genre d’histoire où, à la fin, on dit : « Nous avons toujours su que cela finirait ainsi. » Mais après tout, cela a commencé ainsi. La suite n’était pas inévitable, mais pour qu’elle soit différente, il aurait fallu une correction, et cela ne s’est jamais produit. 


Le sionisme a tourné le dos à la population autochtone qui vivait en Palestine depuis ses débuts – dès l’époque de la « conquête du travail », qui appelait les Juifs à travailler dans l’agriculture et l’industrie –, ce qui a constitué la première spoliation sioniste. Bien avant les émeutes arabes de 1929 et l’Holocauste, le mouvement cherchait à déposséder et à expulser la population locale.

À l’époque comme aujourd’hui ; Yigal Allon, tout comme Bezalel Smotrich. Ce fut le début, et il était entaché. Bartov, le sionisme n’est pas devenu autre chose ; il a toujours été ainsi. J’aurais souhaité qu’il devienne autre chose. Peut-être n’est-il pas encore trop tard.

(Traduction DeepL)

 

[Reproduit sur blogs.mediapart.fr/yves-romain]

quinta-feira, 18 de junho de 2026

Alemanha está perante um ataque maciço ao Estado providência

Enquanto centenas de milhares de milhões de euros são canalizados para o rearmamento, a alegada ausência de alternativa ao desmantelamento social propagada pelo governo conduz a uma enorme perda de confiança nos partidos políticos tradicionais.

Protesto dos trabalhadores hospitalares contra a reforma dos seguros de saúde.

Escrito por Harald Wolf

«O Estado social, tal como o temos hoje, já não é financiável com aquilo que produzimos em termos de economia nacional», declarou o chanceler alemão Friedrich Merz no verão de 2025. Só através de uma reforma fundamental do Estado providência seria possível restabelecer a competitividade internacional da Alemanha e dar início à «viragem económica» prometida por Merz durante a campanha eleitoral. Desde então, associações empresariais, organizações de lóbi, economistas neoliberais e os media têm defendido em uníssono uma «reforma radical do Estado social». O que se pretende não é outra coisa senão os velhos instrumentos neoliberais de tortura – redução das prestações sociais, ataque aos direitos dos trabalhadores, desregulamentação e privatização. 

As primeiras medidas já foram aprovadas pelo governo. Assim, está previsto que, no sistema de seguro de saúde, sejam poupados 16,3 mil milhões de euros em 2027 e até 30 mil milhões de euros em 2030. Isto é mais um exercício. O fardo principal recai sobre as pessoas com seguros sociais que terão de carregar com mais de 20 mil milhões de euros em custos adicionais, entre outros através do aumento das comparticipações em medicamentos e internamentos hospitalares, bem como da eliminação da isenção de contribuições para 1,6 milhões de familiares dos segurados. Particularmente grave é também o congelamento do orçamento destinado aos cuidados de enfermagem nos hospitais, o que significa que os aumentos salariais e as melhorias das condições de trabalho, conquistados com grandes esforços e consagrados em convenções coletivas de trabalho, novamente voltam a ser postos em causa. A escassez já existente de pessoal nos hospitais irá, assim, agravar-se ainda mais. 

O sistema da reforma também se encontra sob ataque intenso. Perante o aumento da proporção de reformados na população, o sistema da reforma, na sua construção atual, já não seria financiável, razão pela qual a idade de reforma teria de ser aumentada. A reforma pública apenas poderia continuar a constituir uma «proteção básica» – segundo o chanceler Merz – que teria de ser complementada por regimes de reforma no nível das empresas e por uma reforma financiada através de investimentos financeiros no mercado capitalista. Contudo, muitas pessoas não dispõem dos recursos financeiros necessários para investir adicionalmente num sistema de reforma baseado na capitalização. Além disso, apenas a metade dos trabalhadores sujeitos a contribuições para a segurança social tem direito a uma pensão complementar das suas empresas. O enfraquecimento do sistema público de reformas e o fortalecimento das reformas baseadas em investimentos financeiros não serve os interesses dos reformados, mas sim os dos investidores financeiros, dos grupos seguradores e dos gestores de ativos como a Blackrock. 

O chanceler Merz declarou que «todos temos que trabalhar mais». Assim, o Governo alemão planeia abolir o limite máximo diário de trabalho de 8 horas. Com esta reforma prevista, será possível trabalhar até 13 horas por dia. O dia de trabalho de 8 horas foi introduzido na Alemanha após a Revolução de 1919, na sequência de décadas de luta. Desta forma, uma das mais importantes conquistas do movimento operário fica posta em causa, razão pela qual os sindicatos anunciaram uma forte resistência. A 1 de julho entra em vigor uma nova regulamentação do subsídio básico para os desempregados. Quem ficar desempregado será obrigado a aceitar imediatamente um novo emprego, enquanto a regulamentação anterior previa a possibilidade de uma requalificação profissional. As sanções foram agravadas e o reembolso das despesas com rendas e aquecimento foi reduzido – apesar da explosão dos preços da habitação. Como consequência, o número de pessoas sem abrigo irá aumentar.

O partido Die Linke apelou a protestos maciços contra o desmantelamento do Estado providência. Numa primeira fase, começou a construir, em muitas cidades, alianças locais com associações sociais, iniciativas cívicas e sindicatos. Também o sindicato dos serviços ver.di iniciou uma ampla mobilização. Como alternativa à política governamental – e tal como é exigido por muitas associações sociais e sindicatos – Die Linke propõe uma reforma verdadeiramente fundamental do Estado social. O sistema social alemão sofre de uma injustiça estrutural profunda. Entre outros, trabalhadores independentes, funcionários públicos, militares e políticos não estão integrados no sistema solidário dos seguros públicos de reformas e de saúde – têm o direito de recorrer a seguros privados ou recebem uma pensão estatal, bem como um reembolso parcial das despesas de saúde. Além disso, as pessoas com rendimentos elevados apenas pagam contribuições sociais sobre uma parte dos seus rendimentos. Por isso, Die Linke defende um sistema único de seguro solidário para o qual todos contribuam de acordo com os seus rendimentos. A preservação do Estado social é, assim, uma questão de distribuição da riqueza e não de evolução demográfica.

Não é apenas o Estado social que está em perigo, mas também a democracia. Atualmente, a extrema-direita da AfD é, de longe, o partido mais forte nas sondagens, enquanto os partidos governamentais CDU e SPD perderam maciçamente o apoio que antes desfrutaram.  Enquanto centenas de milhares de milhões de euros são canalizados para o rearmamento, a alegada ausência de alternativa ao desmantelamento social propagada pelo governo conduz a uma enorme perda de confiança nos partidos políticos tradicionais. Antigos eleitores sociais-democratas passaram para a AfD e a proporção de sindicalistas que votam na AfD atingiu, entretanto, níveis alarmantes. Caberá também a Die Linke, em conjunto com os sindicatos e as associações sociais, organizar a resistência contra os ataques maciços ao Estado social e apresentar uma alternativa solidária à política do Governo Federal de Alemanha.


Harald Wolf é membro do partido Die Linke


[Foto: Hannibal Hanshke/EPA - fonte: www.esquerda.net]

Engega el Fòrum de Diversitat Lingüística a Barcelona

La trobada tracta fins dissabte la situació de les llengües minoritzades i la gestió del multilingüisme

Sessió del Fòrum de Diversitat Lingüística a Barcelona

Barcelona acull des d’aquest dimecres i fins dissabte el Fòrum de Diversitat Lingüística – Reptes globals, empoderament i treball en xarxa, una trobada dedicada a analitzar la crisi de la diversitat lingüística i a repensar les polítiques de revitalització de les llengües minoritzades i de gestió del multilingüisme.

El Fòrum aplegarà experts de l’àmbit acadèmic, de l’activisme i de diferents comunitats lingüístiques amb l’objectiu de teixir ponts entre el món acadèmic i les iniciatives de base, compartir experiències d’èxit i establir aliances a llarg termini per revertir la crisi de la diversitat lingüística i reforçar el capital lingüístic d’Europa i del món.

La trobada analitzarà l’impacte de les llengües dels immigrants en les llengües pròpies de Catalunya i buscarà propostes que ajudin a enfortir el català com a llengua de cohesió i, alhora, garantir els drets lingüístics de totes les comunitats. El Fòrum també es proposa actualitzar els relats que, tradicionalment, han donat suport als processos de revitalització lingüística i enfortir-ne la capacitat transformadora, connectant-los amb els reptes contemporanis en matèria de drets humans, sostenibilitat, feminismes, moviments ambientals i humans.

De forma paral·lela al Fòrum, hi haurà dues exposicions, obertes del 17 al 20 de juny: Tres dècades sembrant llavors: materials en llengües indígenes per a la revitalització lingüística, de Linguapax Amèrica Llatina i el Laboratori de Llengua i Cultura del CIE-SAS-Centre d’Investigacions i Estudis Superiors en Antropologia Social, al pati de l’Institut d’Estudis Catalans, i Les llengües no moren, les maten, de Linguapax, que es farà al Pati de Lletres de l’Edifici Històric de la Universitat de Barcelona (UB).

El dia 18, es farà el lliurament del premi Linguapax 2025 al projecte Hilo de Ju’gthë’sx Pthuuse’jnxi’s, del Plan de Vida Proyecto Nasa de Colòmbia.

 

[Foto: Fosterlang - font: www.diaridelallengua.cat]

S’ha mort Carlo Ginzburg, fundador de la microhistòria i autor de «El formatge i els cucs»

L’historiador italià va transformar la manera de llegir el passat, recreant-lo a partir de vides anònimes i indicis menors de la gent corrent  

L’historiador italià Carlo Ginzburg s’ha mort a Bolonya a vuitanta-set anys. Autor d’El formatge i els cucs, era considerat una de les grans figures de la historiografia contemporània i un dels fundadors de la microhistòria, el corrent que reconstrueix grans processos històrics a partir de casos concrets, vides anònimes i indicis aparentment menors.

En català han estat traduïts els seus llibres El formatge i els cucs (Publicacions de la Universitat de València i  Por reverència terror. Llegir Hobbes avui (Arcàdia)

Nascut a Torí el 1939, era fill de l’escriptora Natalia Ginzburg i de l’intel·lectual antifeixista Leone Ginzburg, mort el 1944 després d’haver estat empresonat pels nazis. Aquella experiència familiar, marcada pel feixisme, la persecució i la guerra, va travessar bona part de la seva obra.

Ginzburg es va fer mundialment conegut amb El formatge i els cucs, publicat el 1976, en què reconstruïa la visió del món de Menocchio, un moliner friülà del segle XVI perseguit per la Inquisició. A partir dels interrogatoris inquisitorials, va demostrar que una vida aparentment marginal podia obrir una finestra sobre la cultura popular, la religiositat i els conflictes intel·lectuals d’una època.

També va ser autor d’Els benandantiHistòria nocturna i El jutge i l’historiador, i va desenvolupar l’anomenat paradigma indiciari: una manera de llegir el passat a partir de rastres, detalls i proves fragmentàries, com faria un detectiu. La seva obra va influir la història, l’antropologia, la crítica literària i la història de l’art.

Professor a Bolonya, Pisa i la Universitat de Califòrnia a Los Angeles, entre més centres, Ginzburg defensava una història atenta als qui sovint havien quedat fora dels grans relats.

Ginzburg va estudiar a la Scuola Normale Superiore de Pisa i va completar la seva formació al Warburg Institute de Londres. Va exercir la docència a les universitats de Bolonya, Harvard, Yale, la Universitat de Califòrnia a Los Angeles i Princeton, entre d’altres. Des del 2006 fins al 2010 va tornar a la Normale de Pisa com a catedràtic d’Història de les cultures europees.

El compromís cívic va ser una constant en la seua trajectòria, heretada del context familiar marcat per l’antifeixisme i la persecució racial. En els últims anys havia denunciat sense ambigüitats el negacionisme i el fenomen de les “fake news” i, en la seua darrera obra, El vincle de la vergonya, havia reflexionat sobre la seua condició de jueu davant del massacre del 7 d’octubre de Hamas i davant de la resposta del govern Netanyahu a Gaza.


[Font: www.vilaweb.cat]

Soïssa ditz de non a la limitacion de sa populacion a 10 milions d’abitants

Portada per l’UDC, l’iniciativa qu’aviá per mira de limitar la populacion soïssa es regetada malgrat un sosten important de l’electorat

Escrich per Jòrdi Ràfols

Los electors soïsses refusèron dimenge l’iniciativa populara «Non a una soïssa de 10 milions d’abitants», portada pel partit de drecha radicala populista Union Democratica del Centre (UDC). Segon Reuters, lo 54,4% dels votants se prononcièron contra lo tèxt, mentre que lo 45,6% lo sostenguèron.

L’iniciativa prepausava d’inscriure dins la Constitucion federala un limit demografic de dètz milions de residents permanents. Un còp arribat al lindal de 9,5 milions d’abitants, lo govèrn seriá estat obligat de prene de mesuras per tal de frenar la creissença de la populacion. S’aquelas mesuras foguèsson estadas insufisentas, Soïssa seriá poguda èsser menada a metre en question cèrts acòrdis internacionals, sustot l’acòrdi de liura circulacion de las personas conclús amb l’Union Europèa fa mai de vint ans.

La question demografica se tròba al còr del debat dempuèi mantun an. Segon las donadas oficialas, la populacion soïssa passèt de mai o mens 7,3 milions d’abitants en 2002, an de la dintrada en vigor de l’acòrdi sus la liura circulacion de las personas amb l’Union Europèa, a mai de 9,1 milions a la fin 2025. Aquò representa una auça de mai o mens 1,8 milion de personas, siá près d’un 25%, en un pauc mai de dos decennis. Los partisans de l’iniciativa estimavan qu’aquela creissença exercissiá una pression creissenta sul lotjament, suls transpòrts e sus las infrastructuras publicas, mentre que sos opausants soslinhavan qu’aquela pojada de populacion aviá tanben contribuit a sosténer l’economia e a respondre als besonhs de man d’òbra del país.

Lo govèrn federal, los principals partits politics, las organizacions economicas e los sindicats avián cridat a votar contra l’iniciativa. Segon eles, una limitacion tanben estricta auriá fragilizat l’economia soïssa, que depend largament de la man d’òbra estrangièra dins mantun sector essencial, tals coma la santat, la construccion o l’ostalariá-restauracion.

La victòria del «non» representa una revirada per l’UDC, a l’origina de l’iniciativa, mas lo resultat relativament estrech de la votacion illustra un sosten significatiu de la populacion soïssa e sembla de confirmar la persisténcia en Soïssa de las tensions a l’entorn de las questions migratòrias pels ans venents.

 

[Sorsa: www.jornalet.com]


Fassbinder, l’amore fa ancora male

Il 10 giugno 1982 moriva il regista tedesco: autore scomodo, scandaloso ancora oggi, capace di trasformare la retorica del sentimento in una fredda anatomia del potere, della sottomissione e del desiderio

Regista e produttore cinematografico tedesco, ritratto dietro la macchina da presa durante le riprese di "Lola" a Monaco di Baviera, il 14 maggio 1981. Nato il 31 maggio 1945 a Bad Woerrishofen, Fassbinder raggiunse la fama internazionale con film come "Katzelmacher" (1969), "Warnung vor einer heiligen Nutte" ("Attenti a una santa prostituta", 1971) e "Effi Briest" (1974). Morì il 10 giugno 1982 per overdose di droga. picture-alliance/ dpa