Le gouvernement israélien n’est qu’une bande de hors-la-loi.
Écrit par Philip Giraldi
La notion d’identité de l’État juif s’avère quelque peu étrange, dans la mesure où le meurtre de non-juifs par tous les moyens possibles n’est pas considéré comme un crime, ni même comme un péché, malgré l’interdiction figurant dans les Dix Commandements. Israël ne reconnaît pas non plus le caractère contraignant des accords conclus avec d’autres pays, comme en témoignent les violations régulières des deux cessez-le-feu à Gaza ou des accords similaires avec ses voisins, le Liban et la Syrie. Israël, en Syrie et au Liban, Israël pulvérise actuellement des produits chimiques “non identifiés” mais apparemment toxiques sur les zones cultivées proches de la frontière, afin d’en chasser les habitants en détruisant leurs moyens de subsistance. Israël fait toujours ce qui lui chante, et les États-Unis, garants de tous les cessez-le-feu ainsi que du processus de paix en cours, ne pipent pas mot lorsque l’État hébreu rompt les accords et continue de tuer la population locale.
La dernière manœuvre d’Israël consiste à provoquer une attaque des États-Unis contre l’Iran pour détruire la capacité de ce pays à l’attaquer, faisant ainsi de l’État juif la puissance militaire et politique dominante de la région. Il y a quelques semaines, Israël aurait convaincu Donald Trump de ne pas attaquer Téhéran, car il craignait que l’Iran, en représailles, n’attaque des cibles en Israël à même de contribuer aux opérations américaines. En d’autres termes, Israël a cherché à résoudre le problème iranien sans prendre de risques, en laissant plutôt les États-Unis endosser l’entière responsabilité d’une éventuelle attaque. On pourrait objecter que ce n’est pas vraiment le comportement approprié pour un pays régulièrement salué comme le “meilleur ami et l’allié le plus proche” de Washington. Israël est en réalité tout sauf cela, Trump et la classe politique étant soit trop stupides ou corrompus pour s’en rendre compte, soit sous l’emprise du lobby sioniste, qui les paralyse et les empêche de réagir comme ils le devraient si les intérêts américains étaient vraiment leur priorité dans leurs relations avec l’Iran, pays qui ne menace en aucune façon les États-Unis.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu demande à rencontrer Trump en fin de semaine, soit la neuvième entrevue entre les deux hommes depuis l’investiture de Trump, bien plus qu’avec tout autre homme politique étranger. Il a demandé à rencontrer le président américain pour discuter des options quant aux pourparlers indirects en cours avec les Iraniens. Le bureau de M. Netanyahu a publié une déclaration indiquant que
“le Premier ministre estime que toute négociation doit inclure une limitation des missiles balistiques iraniens et la fin du soutien de l’Iran au Hamas, au Hezbollah et aux Houthis, que l’État d’Israël considère comme les principales menaces”.
Il est communément admis que Trump se plie aux exigences d’Israël. Netanyahu cherchera également à obtenir un plan d’action prévoyant une attaque des États-Unis pour provoquer un changement de régime en Iran, tout en neutralisant ses capacités offensives. Israël restera quant à lui en dehors du conflit afin d’éviter tout risque de représailles de la part de l’Iran. Les Américains qui mourront sans doute dans les bases américaines de la région du golfe Persique dans ce scénario ne seront que des dommages collatéraux acceptables aux yeux de Netanyahu qui sortira souriant de sa réunion avec Trump.
Netanyahu se réjouit car il gagne toujours lorsqu’il traite avec les présidents américains, tout en méprisant les États-Unis qu’il considère comme un vulgaire torchon qu’il peut facilement écarter lorsqu’il n’est plus utile en tant que pourvoyeur d’argent, d’armes et de protection. Il suffit de noter le mépris affiché pour les préjudices causés aux États-Unis par le complot Jeffrey Epstein, une colossale opération de chantage menée par le Mossad jusqu’au plus haut niveau de l’administration américaine afin d’influencer favorablement les politiques envers l’État juif. Même aujourd’hui, alors que de nombreux documents compromettants ont été révélés, le régime de Trump et l’opposition démocrate refusent catégoriquement de dénoncer les agissements de nos “bons amis” en Israël.
Je considère toutefois Israël comme un pays particulièrement malsain, et de nombreuses preuves étayent cette affirmation, outre le fait qu’il traite les États-Unis d’Amérique comme un État vassal, simple source de financement et de soutien politique et militaire. Israël ne respecte jamais aucun des accords passés avec des pays tiers, comme l’ont montré les événements récents. Il a bloqué le passage de vivres et de médicaments pendant le cessez-le-feu actuel, tout en continuant à bombarder et à tirer sur les Gazaouis, tuant près de 600 personnes, dont de nombreux enfants. Loin d’envisager le retrait de son armée de Gaza, il a renforcé sa présence dans la bande de Gaza, occupant près de 60 % de sa superficie en tant que “zone de sécurité jaune”, laissant le reste à la disposition du Trump Gaza Resort ou des colons israéliens de plus en plus nombreux dans la région qui ont même commencé à implanter de nouvelles colonies.
Pour montrer qu’il respecte le cessez-le-feu, Israël a accepté la semaine dernière d’ouvrir partiellement le checkpoint de Rafah sous son contrôle, entre Gaza et l’Égypte, et les premiers à le franchir devaient être les Gazaouis souffrant de blessures nécessitant des soins médicaux avancés à l’étranger. Quelque 22 000 Gazaouis se sont inscrits ou ont fait la queue pour le franchir, et une longue file d’ambulances les attendait du côté égyptien pour leur porter secours. Israël a ensuite refermé le passage, malgré son engagement à l’ouvrir, et n’a laissé passer que 150 Gazaouis blessés, tandis que 50 Gazaouis déjà présents en Égypte ont été autorisés à rentrer chez eux.
L’armée israélienne a désormais admis que son offensive de plusieurs années à Gaza a tué environ 70 000 Gazaouis. Ce chiffre fait l’objet de débats, certains le qualifiant d’estimation honnête, bien que tragique. Certains estiment toutefois que ce chiffre est largement sous-évalué afin que le nombre réel ne soit jamais révélé. Ce chiffre de 70 000 est certes supérieur à celui avancé jusqu’à présent par les médias occidentaux contrôlés par les sionistes, mais bien inférieur à d’autres estimations provenant de sources fiables, comme la revue médicale britannique The Lancet, qui estimait le nombre de morts à 186 000 en juin 2024, la plupart des corps étant encore ensevelis sous les décombres. D’autres estimations prudentes avancent que 12 % de la population initiale de 2 millions d’habitants de Gaza ont été tués, soit près de 240 000 personnes.
Et lorsqu’on aborde la cruauté d’Israël, un autre de ses aspects mérite d’être souligné. Israël est souvent décrit comme le premier fournisseur mondial d’organes pour les greffes, une pratique parfois qualifiée de “prélèvement d’organes”. Cette affirmation paraît fondée, car les milliers de Palestiniens détenus sans inculpation dans les prisons israéliennes sont traités de manière abominable, notamment en subissant des prélèvements d’organes à des fins commerciales, que ce soit après leur mort ou de leur vivant. La preuve de cette pratique monstrueuse est visible sur les corps des Palestiniens remis à leurs familles pour être enterrés. Ces corps ont souvent subi des prélèvements de ce que l’on présume être leurs organes viables, ainsi que de leurs cornées, voire de leur peau, avant d’être restitués à leurs familles.
Ces organes sont ensuite commercialisés dans le monde entier. D’où un taux de “dons” d’organes parmi les plus élevés au monde, malgré certaines restrictions religieuses et une population relativement modeste.
Je n’ai rien d’autre à ajouter. Ce ne sont pas là des pratiques dont peuvent se targuer des pays dotés d’un sens moral ou de respectabilité. Et pourtant, Israël est suffisamment influent pour entraîner Donald Trump et le Congrès américain dans son sillage, allant même jusqu’à faire endosser le sale boulot par Washington lorsqu’il s’agit d’affronter des nations comme l’Iran. Cependant, certains signes indiquent que le public américain se lasse de toute cette mascarade et du rôle qu’y joue Israël. Le test décisif va intervenir dans la gestion du dossier iranien, et nous devrions en savoir plus au cours des deux prochaines semaine.
Traduit par Spirit of Free Speech
[Source : The Unz Review - reproduit sur www.mondialisation.ca]

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