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quinta-feira, 11 de junho de 2026

Norbert Elias : du sionisme à la sociologie

Comment le futur auteur du « Processus de civilisation » a-t-il abandonné ses engagements de jeunesse pour se consacrer à son projet sociologique ? 


Écrit par Benjamin CARACO

Dans L’Europe des intellectuels (2024), Christophe Charle consacrait un chapitre à Norbert Elias, rappelant son engagement de jeunesse, peu connu, au sein du mouvement sioniste. L’historien s’appuyait notamment sur un texte de 1929 d’Elias consacré à la montée de l’antisémitisme en Allemagne, traduit tardivement en français par le sociologue Danny Trom. Ce dernier vient de publier Norbert Elias, une politique de la sociologie, qui rassemble plusieurs textes d’Elias qu’il a traduits en français, accompagnés des introductions rédigées pour leurs premières éditions, auxquelles s’ajoutent plusieurs développements inédits.

En lien avec l’actualité récente (montée de l’antisémitisme, attentats du 7 octobre, guerre à Gaza et débats autour de la relation entre science et militantisme), Danny Trom s’intéresse au parcours de Norbert Elias qui, malgré un parcours chaotique lié aux affres de la Seconde Guerre mondiale – et bien mis en lumière par Marc Joly –, délaisse progressivement l’engagement sioniste au profit du travail sociologique, auquel il consacrera toute sa vie. Membre du laboratoire LIER-FYT, qui entend proposer une alternative à la sociologie critique, Danny Trom voit dans l’œuvre sociologique d’Elias une réponse aux confusions entre production de savoir sociologique et militantisme politique. Si sociologie et politique sont clairement liées, la première conserve une autonomie intellectuelle à l’égard de la seconde. Pour Trom, « la sociologie apparaît à Elias comme une voie de sortie indissociablement politique et scientifique ».

L’abandon de l’engagement

Danny Trom estime que l’article de 1929 consacré à l’antisémitisme en Allemagne témoigne d’une bifurcation dans l’itinéraire de Norbert Elias : il délaisse son engagement sioniste, dans le mouvement de jeunesse Blau-Weiss, pour embrasser pleinement la sociologie. Son analyse mobilise déjà la « perspective relationnelle » qu’il affectionnera tout au long de sa carrière. Pour autant, il n’en conclut pas à un abandon de la politique : «  La décision d’opter pour la connaissance sociologique vaut certes rupture, mais cette connaissance est impulsée et aiguillée par une visée politique, au point que la sociologie d’Elias se lit comme une reformulation sociologique de la visée politique moderne. »

Dans ce texte, Norbert Elias se positionne par rapport à des sociologues allemands comme Franz Oppenheimer et Karl Mannheim, dont il fut l’assistant avant de devoir fuir l’Allemagne. De Mannheim, il retient notamment l’idée d’interdépendance et de concurrence entre groupes sociaux, en l’occurrence Allemands et Juifs allemands. Contrairement à l’École de Francfort, dont Mannheim et Elias furent les voisins – leurs instituts occupant le même immeuble à Francfort –, qui considère l’antisémitisme comme la conséquence d’une « modernité ambivalente où la promesse d’émancipation se renverse en son contraire », Elias l’envisage en termes de relations et d’alliances entre groupes sociaux. Son analyse s’ancre à la fois dans la réalité sociale et dans la longue durée.

Elias en conclut à la solitude des juifs, privés d’alliance avec d’autres groupes, comme un temps la bourgeoisie libérale allemande. Son article se termine sur une alternative entre émigration en Palestine et lucidité résolue. C’est cette seconde option qu’adopte Elias, abandonnant son projet d’alyah et se décentrant même de la société allemande. Elias se « détourne donc du sionisme et, par là même, de toute politique, pour reporter tous ses espoirs sur une science sociale capable de ressaisir les mécanismes de l’émancipation de l’humanité à sa racine, d’en révéler, en somme la logique ».

Le choix de la distanciation

La sociologie envisagée par Elias se veut à la fois démystificatrice et émancipatrice. Il y vouera littéralement le reste de sa vie, quitte à occulter son engagement sioniste. La sociologie devient donc la continuation de la politique par d’autres moyens. En 1935, soit six ans après son article sur l’antisémitisme, en écho à sa situation d’exilé à Paris, il publie un texte sur l’expulsion des huguenots du royaume de France sous Louis XIV. Il s’y intéresse aux logiques de compétition entre groupes, parallèles à la montée en puissance de l’État moderne, détenteur de la violence légitime. Cette réflexion marque une nouvelle étape dans le décentrement d’Elias par rapport à la situation des Juifs en Allemagne. Danny Trom y décèle une préoccupation centrale qu’Elias prolongera dans sa sociologie historique : celle de la protection des sujets, puis des citoyens.

Bien plus tard, dans les années 1960, Elias réagit toutefois au procès Eichmann. Il se positionne alors sur l’existence de l’État d’Israël, qu’il estime essentielle. Cette prise de position s’inscrit dans le débat plus large autour du phénomène nazi, dont témoignent plusieurs réflexions ensuite publiées dans Les Allemands (1989), récemment traduit en français. Norbert Elias, une politique de la sociologie offre un éclairage bien contextualisé et complémentaire aux travaux de Marc Joly sur les débuts du sociologue. Le livre donne également accès à des textes moins connus d’Elias, mais déterminants pour comprendre sa trajectoire ultérieure et son rapport à la politique.

Norbert Elias, une politique de la sociologie

Danny Trom

2026

Éditions de l'EHESS

182 pages





Benjamin CARACO

Benjamin Caraco coordonne la rédaction de Nonfiction, aux côtés de Pierre-Henri Ortiz.

Docteur en histoire (Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne) et conservateur des bibliothèques, il est chercheur associé au Centre d'histoire sociale des mondes contemporains. Il travaille sur l'histoire culturelle de la bande dessinée et est l'auteur d'une dizaine de publications à ce sujet. Il écrit régulièrement des comptes rendus pour la revue Esprit et le Bulletin des bibliothèques de France.

Il a dirigé Valoriser les bandes dessinées et les mangas en bibliothèques (Presses de l'Enssib, 2024). Il a publié Une histoire de l’Association. Bande dessinée d'auteurs et légitimité culturelle (Presses universitaires François-Rabelais, 2024) et Histoire de France de la bande dessinée (La Découverte, 2026.

[Source : www.nonfiction.fr] 

quinta-feira, 29 de janeiro de 2026

Zeev Sternhell : historien d'Israël et du fascisme à la française

Un ouvrage collectif consacré à l’historien israélien, connu notamment pour son analyse de la « quatrième droite », permet de recontextualiser l’homme et l’œuvre.

Écrit par Sylvain BOULOUQUE

L’historien Zeev Sternhell est mort il y a cinq ans. Plusieurs de ses confrères, réunis par Pierre Serna, ont souhaité rendre hommage au collègue, au chercheur et parfois à l’ami disparu. Son œuvre riche entre en écho avec l’actualité.

Sioniste et citoyen

Seweryn Sternhell est né le 10 avril 1935 à Przemysl, dans le sud de la Pologne, à la frontière ukrainienne, dans une famille aisée. Installés à l’est de la ville, les Sternhell vivent dans la partie soviétisée de la ville, jusqu’à l’invasion allemande connue sous le nom d'opération Barbarossa. En 1941, dans une Pologne désormais occupée par les nazis, Seweryn est enfermé avec sa mère et sa sœur dans le ghetto, où elles sont assassinées. Avec sa tante qui le prend alors en charge, il parvient cependant à s'évader du ghetto et survit, caché sous un nom d’emprunt, jusqu'à la fin de la guerre.

Au lendemain de la guerre, il fait ses études à Avignon. Mais dès 1951, il fait son Aliyah et change de prénom pour devenir Zeev. Dans Tsahal, il est officier et participe aux guerres du Sinaï (1956), des Six Jours (1967) et du Kippour (1973). Lorsqu’il est rendu à la vie civile, il s'engage par d'autres moyens, à travers des études d’histoire et de sciences politiques.

Philippe Gumplowicz rappelle que Sternhell a souvent analysé la société israélienne et le sionisme, notamment dans le quotidien de gauche Haaretz. Après la guerre de 1973, il prend une part active dans la vie publique israélienne, se présentant aux élections sur des listes à la gauche du Parti travailliste. Il milite activement au mouvement pacifiste La Paix Maintenant, qui prône une solution à deux États.

En parallèle de son engagement, il a développé une réflexion approfondie sur l’histoire de l’État hébreu. Il la formule dans le livre Aux origines d’Israël (1996), dans lequel il analyse le protosionisme et la naissance du sionisme politique, soulignant que ce mouvement a d’abord été une construction européenne susceptible d'être perçue comme une conséquence du mouvement des nationalités. Cette réflexion alimente le raisonnement du citoyen voulant redonner au sionisme une dimension politique, alliant l’émancipation sociale et la justice.

Historien

Contre les fascismes. 

Zeev Sternhell, un 

historien engagé

Pierre Serna

2025

Folio

304 pages

Parallèlement à ses obligations militaires et à ses activités citoyennes, Zeev Sternhell a laissé une œuvre importante. Il a commencé sa carrière universitaire par une maîtrise sur Tocqueville, puis a rédigé une thèse de troisième cycle sur Maurice Barrès, sous la direction de Jean Touchard à l’Institut d’études politiques (publiée en 1972). Philip Nord souligne que son analyse du nationalisme barrésien demeure aujourd’hui encore incontournable.

Vient après le temps des querelles et des polémiques historiographiques. Ses ouvrages La droite révolutionnaire (1978) et surtout Ni droite ni gauche, l’idéologie fasciste en France (1983) ont entraîné une double crise, analysée par Olivier Forlin et Kevin Passmore. La polémique est d’abord médiatique, puisque plusieurs journaux et figures de la vie intellectuelle attaquent l’historien critiquant son analyse du fascisme à la française.

S’ensuit une deuxième controverse qui provient principalement des milieux universitaires. Une partie du monde académique n’accepte pas la thèse d’une quatrième droite révolutionnaire qui remet en cause le triptyque de René Rémond sur les trois droites (libérale, bonapartiste et légitimiste). Les historiens critiquent la thèse sur l’existence d’un courant fasciste en France et le rôle que Sternhell attribue à l’intellectuel Georges Sorel, d’une part, et au petit groupe de monarchistes regroupé autour du cercle Proudhon, d’autre part. Enfin, ses contradicteurs estiment qu’il existe une immunité de la France face au fascisme.

La polémique rebondit lorsque Sternhell ajoute que le fascisme français s’est nourri d’une culture contre-révolutionnaire qui trouve sa matrice dans les oppositions à la Révolution française, alimentant des polémiques qui se poursuivent jusqu’à aujourd’hui. Son œuvre continue à être débattue et signale ainsi un grand historien.

Postérité

Enfin, plusieurs contributions proposent une relecture de ses travaux. Fréderic Attal montre par exemple que le rejet des Lumières est particulièrement présent en Italie. La question des origines du fascisme italien et de la réception italienne de l’œuvre de Sternhell est analysée par Valeria Galimi, qui replace ses apports au cœur des débats des historiens italiens sur la culture fasciste et sur la question de l’antisémitisme. Parallèlement, Benjamin Stora souligne qu’il existe une matrice fasciste française en Algérie, qui est née avec la construction du Parti social français au milieu des années 1930 et s’est notamment manifestée par les émeutes antisémites de Constantine en 1934.

Enfin, Henry Rousso évoque ses rencontres et ses débats avec Sternhell. Il raconte leur estime réciproque et leur approche commune, qui, en dépit de divergences de fond, ne devaient pas céder aux sirènes de la polémique stérile. Il ajoute que la lecture et les prises de position de Sternehll ont finalement eu une résonance particulière au regard de l’actualité en France ou aux États-Unis, laquelle résonne comme un triomphe posthume des anti-Lumières.

Les textes sont accompagnés d’une bibliographie de ses œuvres en français et d’une biographie. En yiddish, Sternhell est un Mensch (selon les sens, un honnête homme, un gars bien ou une personne admirable). En langue historienne, il peut être considéré comme un des principaux acteurs du renouvellement historiographique des analyses sur le fascisme de ces cinquante dernières années.


[Source : www.nonfiction.fr]

sábado, 26 de março de 2022

Franz Kafka i el ebreyo

 Franz Kafka i el Ebreyo

Prezentado por Avram Mizrahi

El anyo 1917 fue un anyo de ventura en la vida del eskrivano djudyo, Franz Kafka. Los doktores toparon ke Kafka sufre de tikiya. En este mizmo anyo, ampeso Kafka a ambezarse de el para el la lingua ebreya. Max Brod, su amigo muy serkano i entim, kedo enkantado. En sesh mezes se ambeza ebreyo i no le dize a el, ma es ke Kafka se enteresa en azer Aliyah. Sionismo? I ampesan a korrespondersen sovre el sujeto, i entiende Brod ke su amigo kere saver sovre sus raizes djudyos, meldar la Bibla en su lingua orijinal, i sovre lo ke esta afitando en el koryente sosialista en Palestina. 

Esto todo lo savemos de los ocho tefteres en ebreo ke se topan en la Biblioteka Nasional en Yerushalayim ke fue resivido de Max Brod, ke komo se save refuzo la demanda de Kafka de destruyir todo sus ovras i eskrituryas despues de su muerte.

Ken era la profesora de este briyante entelektual?

Una manseva sabra de Palestina ke se yamava Puah Ben Tovim, ke ariva a Prag para estudyar la medisina.

En el anyo de alkavo de su vida, 1924, le konta a su kerida Dora Diamant ke pensa de aresentarse en la Tierra de Israel para avrir una lokanta ke va dar a komer a los Halutzim, i Dora se puede okupar del gizado. De este proyekto le avla a su amigo filozofo, Samuel Hugo Bergman, i su mujer ke estan dakordo kon el, i eyos parten a Israel.

En todo estudya Kafka siete anyos i malorozamente el suenyo de ir a Palestina i avrir la lokanta no se realiza, la tikiya lo mata.

 

[Orijin: www.salom.com.tr]



terça-feira, 1 de março de 2022

El bustan judeoespañol

 

bustan judeoespañol                                 Pegatinas de izquierda a derecha: Shalom, jaber (paz, amigo), Shalom, ata jaser (paz, haces falta), Dor shalem doresh shalom (una generación entera pide la paz).

Publicado por Berta Ares Yáñez

Aterricé en el aeropuerto de Ben Gurion una madrugada de julio de 1996. Había recibido una beca MAEC para estudiar en la Universidad de Tel Aviv y desarrollar un proyecto de investigación. Este consistía en bucear en diferentes archivos del país para establecer una relación de la prensa en judeoespañol, y luego analizar la función que una parte determinada de esta prensa había desempeñado durante la creación del Estado. En aquel entonces, este país todavía no tenía medio siglo de existencia.

Lo que más me llamó la atención nada más llegar fue el afán absoluto de expresión que se vivía en sus calles, donde todo se discutía y matizaba. Cualquier tema de actualidad era causa de debate en el que cada cual marcaba su línea ideológica. Prueba de ello eran las innumerables pancartas expuestas en los comercios y en los balcones de las casas, o las pegatinas que se exhibían en todo tipo de vehículos, en los cascos de moto o en las carpetas de los universitarios. Antes de Twitter, pancartas y pegatinas eran los soportes ideales para el eslogan. 

Cuando llegué, el país estaba de luto. Isaac Rabin había sido asesinado hacía apenas unos meses por un ultranacionalista opuesto al proceso de paz y a los Acuerdos de Oslo. A su entierro había acudido Bill Clinton, quien en su discurso de despedida acabó con un «Shalom, jaber» (Adiós y paz, amigo). Esta frase se convirtió en el eslogan mayoritario de los pacifistas y de los que querían mantener vivo el proceso de paz. A esta consigna le siguieron «Jaber, ata jaser» (Amigo, haces falta) y «Jaber, ani zojer (Amigo, yo recuerdo). Algunos recortaban las frases y hacían collage con las pegatinas: «Shalom, ata jaser» (Paz, haces falta). 

Tras estos eslóganes iniciales hubo muchos más, que cada uno argüía desde su posición ideológica. Los tres más claros eran el izquierdista «Un pueblo fuerte hace la paz», el conservador «Paz, con prudencia», y el ortodoxo «Una generación de arrepentimiento traerá la paz». Al final, todo derivaba en dos modelos de redención: el laico «Una generación entera pide la paz», y el ortodoxo «Generaciones enteras solicitan al Mesías». Se temía entonces la existencia de una guerra civil, y las instituciones colgaban carteles en los que se leía «Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no».

También los problemas caseros se aireaban en pegatinas y pancartas. La compañía nacional de autobuses Eged —creada en su día por fuerzas sindicales y a cuyo volante estaban, al menos así me dijeron, curtidos soldados— expresaba sus desacuerdos con el entonces presidente Benjamin Netanyahu, a quien todos llaman «Bibi»: «Bibi no respeta pactos», «Eged en tu camino, Bibi en el camino que no».

Como ahora sucede con las redes sociales, entonces las consignas avivaban debates que parecían inaplazables, pero que tarde o temprano se desvanecían sin pena ni gloria. Veinticinco años después, el proyecto de paz está completamente abandonado, dejado a la lógica del capitalismo.

La diversidad de opciones e ideologías existentes antes de la fundación de Israel como Estado moderno en 1948 también es mucho mayor de lo que cabe suponerse en la actualidad. Es algo evidente cuando se lee la prensa de la época, en la que también se observa la continua metamorfosis que experimenta el país —y las variaciones de voto en las urnas— a medida que llegan diferentes oleadas de inmigrantes judíos, especialmente desde la creación del Estado y hasta finales de los noventa, tras la caída del muro de Berlín. 

Llegan de Alemania, Polonia, Rusia, Ucrania, Rumanía, Grecia, Bulgaria, Yemen, Etiopía, Argentina, México, Irak, Marruecos, Francia, Estados Unidos, y un largo etcétera de países. A modo de ejemplo diré que durante mi estancia allí, la televisión pública subtitulaba simultáneamente en los dos idiomas oficiales, el hebreo y el árabe, pero también en ruso, cuya población era entonces mayoritaria.

He escrito inmigrante y es un error llamarlo así. El término adecuado es olé (en masculino; olá, en femenino; olím, masculino plural; olot, femenino plural), pues no es un movimiento migratorio al uso, sino una aspiración sionista. Significa «el que sube a Israel». 

Si sumamos a la necesidad de expresión y comunicación, la diversidad ideológica existente, podemos comprender la abundantísima cantidad de publicaciones periódicas surgidas durante los años de fundación del Estado.  

Sin embargo, cuando empecé mi trabajo no existía una bibliografía que las reuniera, más allá del extraordinario trabajo que entonces desarrollaba el centro asociado a la Universidad de Tel Aviv, el Institute for the Study of Jewish Press; pero no tenían casi referencias de la prensa sefardí. 

Seguí buscando, pues sabía que miembros de la comunidad judía expulsada de Sefarad habían sido los encargados de introducir la imprenta en tierras del Imperio otomano. Contaba al menos con la referencia del primer periódico en ladino del que entonces había constancia: el Shaare Mizrah, fundado en 1845 por Raphael Uziel.

El Big-Bang de mi investigación, por así llamarlo —meses después de búsqueda de diarios en la Biblioteca Nacional y otros centros culturales, sin apenas éxito—, tuvo lugar cuando me lancé de lleno a investigar los archivos del Ben-Zvi Institute. Allí había un montón de información dispersa sobre publicaciones periódicas en judeoespañol y también ejemplares físicos procedentes de diversos lugares de la diáspora sefardí: especialmente de Bulgaria, de Nueva York, de la antigua Yugoslavia y de los territorios que formaban o estuvieron sometidos al Imperio otomano, como Salónica (Grecia), Estambul e Izmir (Turquía), y también de territorios de la llamada Erez Israel, especialmente en Jerusalén. 

Los periódicos impresos en Estambul a veces llevaban el nombre de la ciudad en españolico «Istambul», pero tampoco era raro encontrarlos con el topónimo «Costa», que es como los sefardíes de origen griego se referían a la antigua Constantinopla.  

Una vez hallado y ordenado el material, delimité la investigación a las publicaciones distribuidas en Israel y a un país de diáspora, el elegido fue Turquía. En total, analicé una veintena. Explicaré brevemente lo que hallé. Dividiré mi exposición en dos partes: una primera parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Turquía, y una segunda parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Israel. 

Esta segunda parte tiene como colofón un aliciente especial: está traducida al judeoespañol por el académico de la RAE en Israel Moshe Shaul, una de las personas vivas que mejor conocen y más ha cuidado este tesoro lingüístico.

bustan judeoespañol               La gran pegatina reza: «No tenemos en quien apoyarnos, solo en nuestro Padre que está en los cielos».

Los medios en Turquía: del drama de la guerra mundial a la asimilación

Una publicación será clave en la historia de la comunidad sefardí que decide no emigrar y prefiere quedarse en Turquía durante el delicadísimo periodo que comprende la Segunda Guerra Mundial y la posguerra: La Boz de Türkiye. 

Bajo la dirección de Albert Cohen, esta publicación periódica de frecuencia quincenal comienza a publicarse el 1 de agosto de 1939, y de forma ininterrumpida hasta su cierre en 1949. Con sede en Estambul, mantuvo diversas corresponsalías y tuvo acceso a información internacional de calidad procedente de fuentes sobre el terreno, a través de la Agencia Telegráfica Judía —de la que el director de esta publicación era representante en Turquía— y de la Overseas News Agency, ambas dirigidas por Jacob Landau. 

Esta publicación hace un repaso del estado de los judíos en diferentes lugares en los que el nazismo se ensaña. El que expongo a continuación es un fragmento del suplemento especial titulado «Israel en el Galouth» (Israel en la diáspora), publicado el 15 de febrero de 1944:

La aniada 1943 fue un anio de destruccion y de ruinas, de muerte y de exterminacion. Miles y milarias de nuestros hermanos fueron hundidos en mares de miserias, angustias y matansas, cienes de comunidades judias fueron enteramente destruidas; cienes de miles de seres humanos fueron integrados en manos de persecutores sin que sus hermanos en los paises liberos puedan hacer nada por salvarlos. El Judaismo en Europa ocupada fue enteramente destruido. Esta destruccion fue el mas grande golpe dado a nuestra nacion en el mundo entero. La entera elita de sus hijos y de sus aglomeraciones, las mas mejores intelligencias, las mas grandes fuerzas creaderas del Judaismo Occidental, fueron atemados. En algunos paises los Judios fueron literalmente atemados fisicamente; en otros paises, ellos fueron deportados, exilados y matados. La mas grande parte de los exilados murieron en los wagones, otros no yegaron mismo a la frontera, siendo ellos fueron torturados y asasinados. Los jovenes fueron tomados a los travajos forsados, en fabricas o en fraguas, de fortificaciones en la Francia o en el fronte oriental. Los que no pueden travajar fueron matados sin otra forma de proceso.

La Boz de Türkiye desempeñó una función esencial para la seguridad de las comunidades judías en la todavía joven república turca, inmersa en un intenso proceso nacionalista y cuya posición durante la guerra fue inicialmente de neutralidad, luego de relaciones diplomáticas con la Alemania nazi y finalmente su posición se decantó por los aliados. 

Esta publicación desempeñará un papel de mediador y portavoz entre el Estado, la sociedad turca y las comunidades judías dispersas por el país. Con un estilo sencillo y claro, el contenido se distribuye entre noticias y reportajes sobre las comunidades judías asentadas a lo largo y ancho del planeta. Al igual que se hace eco de las principales noticias sociales y políticas de carácter mundial, tampoco descuidan el contenido dedicado a la tradición. 

Sin embargo, el movimiento nacionalista de la joven república no ve con buenos ojos estas actividades cosmopolitas y de singularidad cultural. De hecho, durante estos años se prohíbe a la ciudadanía mantener cualquier actividad independiente o asociación afiliada al extranjero. 

Algunos miembros de la comunidad judía tienen que enfrentarse a acusaciones de otros ciudadanos. Comienza a extenderse el rumor de que los judíos «mantienen una postura de indiferencia ante los hechos del país». Se les critica que empleen el judeoespañol en detrimento del turco. En este difícil contexto, el equipo editorial decide poner en marcha una campaña de difusión con un doble mensaje: 

El primero es: «Somos turcos, hablemos el turco». Tratan de mentalizar a sus lectores de que en la calle solo deben hablar turco, incluso entre ellos. Les avisan que no deben automarginarse ni diferenciarse hablando otras lenguas. 

El segundo mensaje es: «Formamos parte del pueblo judío». A través del contenido se fomenta el sentido de pertenencia a esta comunidad milenaria y se sugiere que se hable judeoespañol en casa.

Entre los colaboradores de La Boz de Türkiye destacan Abraham Galante —un reputado escritor y periodista admirado por Atatürk—, quien defendió la lealtad de las autoridades judías como elemento indispensable en la construcción del Estado turco; y Abraham Elmaleh, quien años después será dirigente de la comunidad sefardí en Jerusalén.

Como señalé, esta publicación da cuenta de lo que acontece en el mundo. Tiene a sus lectores bien informados. El tono no es sensacionalista, sino que procura el análisis reposado. La situación de los judíos en Europa se agrava de día en día, por tanto, la situación es muy delicada. 

Se hacen eco de las noticias trágicas relativas a la guerra en Europa, pero también de las procedentes de Palestina, muchas de las cuales dan cuenta del desarrollo social y comercial del yishuv (asentamiento en Eretz Israel). 

El periódico hace una amplia cobertura de la guerra y de la dramática situación de sus correligionarios. Parecen llegar a casi todos los rincones. Veamos, por ejemplo, lo que escriben sobre los judíos en Finlandia, en una noticia de mayo de 1944: 

La situacion de los Judios resfuidos en Finlandia se amejoro considerablemente desde el trocamiento del governo en Marso ultimo segun un raporto de stokcholm. Algunos resfuidos que se topaban en un campo de concentracion en una isla del golfo de Finlandia, mientras la perioda del gobernamiento precedente, fueron transferados en ariendas agricoles en Tavastland. El campo fue serrado a precipio del autonio y los Judios fueron autorisados a establecerse en dos communas de la region onde ellos se topavan en mesura de ganar su vida, independientemente de los reglamientos del servicio del Travajo. Los resfuidos judios en cuenta de 117, fueron autorisados desde el mez de Deciembre a vivir en no importa cuala partida del pais onde los extranjeros tienen la permision de morar sin restricciones.

bustan judeoespañol

Peores noticias, noticias fatales, llegan de la vecina Salónica. Al leer el fragmento que destacaré a continuación, no puedo sino preguntarme si Hannah Arendt estaba informada del proceso que había tenido lugar en Grecia, quince años antes de que ella misma atendiera el juicio de Eichmann para escribir su artículo en The New Yorker en 1963, y que tantas pesadumbres le acarreó. Quizá ella no, pero sí los lectores de La Boz de Türkiye, quienes debieron de leer con una enorme tristeza la crónica del corresponsal Baruch Schiby con fecha 1 de octubre de 1946. Se titula, «El judaísmo exterminado en Grecia. Un proceso histórico». Algunos fragmentos:

Los evenementos de Palestina no permitieron a la prensa Judia mundiala de prestar toda la atencion querida a un proceso unico en la historia del pueblo judio que se desarrollo en el empesijo de este mez en Salonique. Se trata del proceso de los Judios que se avian metido al servicio de los Allemanes mientras la ocupacion nazi. Vital Hasson, Leon Simon (Tipouz), Jacques Alabala, Edgar Cugue, etc y que servieron el enemigo mortal de nuestro pueblo con mas ardor que los mas feroces S.S. […] La prensa greiga locala entendio toda la importansa historica del proceso. Es por cualo antes y despues de este, los journales de Salonico le consacraron colonas entereras. La “Makedonia”, el mas grande journal de la Maccedonia, le consacro mismo medias paginas enteras. […] Fue establecido en el tribunal que si los acusados no se uvieren metido al servicio de los nazis de la manera que ellos lo hicieron, la mitad o al menos 20.000 judios de Salonica pudieren ser salvados. Los acusados provocaron dunque la muerte gracias a sus sola actividad de estos 20.000 Judios.

A diferencia de la prensa escrita en hebreo que entonces se publica en Palestina, La Boz de Türkiye no participa activamente de la teoría de que el yishub o asentamiento en Eretz Israel —«Tierra de Israel» en relación al territorio israelita bíblico— podría ejercer una presión moral sobre las naciones del mundo para salvar a la judería europea durante la guerra. También hay una especie de silencio administrativo en torno a temas candentes como los actos de violencia cometidos por algunos correligionarios bajo el mandato británico o las medidas políticas tomadas por los mandatarios contra la inmigración que llegaba a Palestina. 

No hicieron suyo el eslogan entonces extendido «Inmigración, defensa y asentamiento»; pero tampoco descuidaban la necesidad de consejo que podrían necesitar los conciudadanos que tenían el deseo de «subir» a Eretz Israel.

Escribían con mucha diplomacia y cuidado para mantener las relaciones con su país anfitrión, Turquía; para «cimentar la unión y predicar la harmonía», como ellos mismos señalan entre sus objetivos. Y podemos decir que lo lograron. Hacia finales de la década de los cuarenta, y gracias a las buenas relaciones que la comunidad ha ido forjando con las autoridades turcas, puede observarse una mayor apertura en materia de libertad de expresión que a su vez provocará una verdadera explosión de publicaciones en ladino. Precisamente, esta nueva oleada de publicaciones acabará arrinconando a La Boz de Türkiye, que deja de publicarse en 1949.

La primera publicación en aparecer fue Atikva (1947), cuyo nombre de cabecera en hebreo significa «Esperanza», como el himno nacional de Israel, y es el primer periódico judeoespañol distribuido en Turquía esencialmente sionista. Su director, Sabetay Leon, emigrará a Israel en 1949, donde se incorpora al partido presidido por Ben Gurión (Mapai). Le sigue Salom (1948), fundado por Abraham Leon, que todavía se publicaba cincuenta años más tarde. Otras cabeceras son Sabat (1947) reconvertido tres años más tarde en La Vara (1950), ambos bajo la dirección de Mose Benbassat, de carácter laico y modernizador. 

Otro semanal político e independiente es La Luz (1950), creado bajo la dirección de Eliezer Menda y Robert Balli. Luego, ambos se separan y el primero funda La Vera Luz (1953), y el segundo La luz de Turkiya (1953). Ambos se describen como continuadores de La Luz para adjudicarse a sus lectores. 

La Vera Luz es un periódico conservador, dirigido por el talmudista Eliezer Menda. El gran Rabinato, la comunidad, las noticias que llegan de la creación del Estado de Israel y la política internacional son los temas que definen el carácter del periódico, cuyo interés principal es el de contener al máximo el deseo de asimilación de los correligionarios que quedaban en Turquía. Por otro lado, La luz de Turkiya se apoya más en sostenes comerciales y sus noticias son más variadas, con especial atención a las informaciones que llegan de Israel. Su línea editorial se apoya prácticamente en su totalidad en la cuestión del antisemitismo. 

Finalmente, otros dos periódicos son: La Boz (1952), que tuvo una breve duración y reducida plantilla; lo dirigía M. Levi-Belman, un periodista mordaz que utilizaba este medio para criticar las decisiones tomadas por los dirigentes de la comunidad. Y El Tiempo (1957) del ortodoxo Levi Belman: conservador, antisionista, crítico con la gestión de la comunidad y observante estricto de la ley, denuncia toda reforma o ápice de liberalismo ante una comunidad que a sus ojos se torna abiertamente laica y asimilada.

bustan judeoespañol «Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no» (la pegatina del gato que alguien puso encima dice así: (¡Hay un gato nuevo en la ciudad! Y la verdad, tanto Tel Aviv como Jerusalén eran ciudades muy gatunas).

Los medios en Israel. La forja de un Estado

Buena parte de los periódicos en judeoespañol que se publican en Israel durante la creación del Estado son dirigidos por y para sefardíes recién llegados de Turquía. Tres ejemplos de periódicos, independientes pero efímeros, son La Boz de Israel, La Boz de Jerusalaim y La Unión. Otros recibieron ayudas de grupos políticos con los que simpatizaban, así sucede con Libertad, afín al partido Herut; y El Avenir, Deretcho al Buto y Faktos afines al Mapai, los dos últimos explícitamente propagandísticos. Dos periódicos de mayor duración fueron apoyados parcialmente por partidos políticos: La Verdad, por el centrista General Zionists, y El Tiempo, por Mapai. 

El denominador común de estas publicaciones es el de facilitar a la vez que influir en el proceso de absorción de los inmigrantes (olím) sefardíes en Israel, al proporcionar la máxima información sobre su nueva patria, incluidas las explicaciones de problemas tan complejos que enfrenta el nuevo país como la internacionalización de Jerusalén, la educación secular en clara confrontación con la religiosa, las diferencias no superadas entre askenazis y sefardíes, y el contexto político en el Oriente Medio.

El periódico que gozó de un mayor protagonismo en la orientación de esta comunidad inmigrante fue El Avenir, subvencionado por Mapai o Partido de los Trabajadores de la Tierra de Israel, que lideraba Ben Gurion. Este periódico se publica, además de en ladino, en otros cinco idiomas simultáneamente: yidis, francés, húngaro, búlgaro y rumano.

Su oponente fue La Verdad, un periódico crítico con la administración laborista, especialmente con el sistema de favoritismo, amiguismo y clientelismo que, señalan, campaba en la política. El término empleado, de origen ruso, y que se ha incorporado al hebreo para describir esta práctica es «proteksia».  

Este extendido uso de la «proteksia» —el libro Israel: Pluralism and Conflict del sociólogo Sammy Smooha trata esta cuestión—, desmoralizó a un buen número de inmigrantes hasta el punto de que hubo quien regresó a su país de origen, o cambió la dirección de su migración hacia Estados Unidos. El hecho de que judíos decidan «bajar» de Israel, es decir, irse del país y abandonar la idea del yishuv es una preocupación constante del nuevo Estado, desde entonces y todavía hoy.

Como en toda la prensa mundial, pero quizá con mayor importancia en un contexto de continuo conflicto bélico como el que viven los israelíes al arrancar su Estado, las columnas de humor y las novelas por entregas o folletín, fuente la primera de catarsis y la segunda de evasión, son decisivas. 

Solo el periódico Libertad —afín al partido Herut, procedente del movimiento paramilitar Irgun—prescinde del humor: mecanografiado y con grapas, austero, sin fotografías, este semanal dirigido expresamente a los inmigrantes recién llegados a Israel busca minar el trabajo del partido en el gobierno y suele incidir en el aumento de discriminación sobre los sefardíes en todos los ámbitos de la vida política, profesional y cotidiana.

El partido en el poder subvenciona otras publicaciones menores, también en judeoespañol y también dirigidas al olé procedente de Turquía: Deretcho al buto, que significa «directo al grano», aparece en 1959, y Faktos en 1961. Ambas tienen muy buena calidad de impresión y son gratuitas. Con ellas pretenden hacer sordina para las voces críticas.  

Pero lo mejor es reproducir el texto resumen de mi investigación y que el erudito Moshe Shaul tradujo al judeoespañol para su publicación en 1998 en Aki Yerushalayim, la más importante revista cultural en ladino, que se editó en papel desde 1979 a 2016. Valga a modo de resumen y conclusión. Espero que disfruten del color y musicalidad de este precioso lenguaje.

bustan judeoespañol

La prensa en djudeo-espanyol. La kreasion del estado de Israel 

Kuando el eskritor espanyol Miguel de Unamuno oyo avlar por primera vez de la existensia del djudeo-espanyol, el se maraviyo al deskuvrir ke esta lengua pudo mantenerse biva, malgrado la falta de kontakto fiziko de los djudios sefaradis kon Espanya. El yego a la konkluzion ke una lengua ke proviene del rekuerdo i de la nostaljia devia poseder una ermozura espesiala i romantika. Otra konkluzion suya, aun ke yerrada, fue ke el djudeo-espanyol meresia ser alavado por no ser uzado para la redaksion de periodikos. 

El se yerro siendo ke ya avia desdel siglo XIX una muchidumbre de periodikos en djudeo-espanyol, publikados en Saloniko, Estambol, Izmir, Sofia i Viena i mas tadre en New York i Tel Aviv, por dar algunos eshemplos solo. No en vano fueron los ekspulsados de Espanya i Portugal los ke yevaron la imprimeria al Imperio Otomano. Eyos fueron tambien los primeros en este imperio a imprimir livros, aun ke al prinsipio sovresalieron los djeneros rabinikos i relijiozos i es solo en el siglo 19 ke se empeso a publikar romanes i livros de otros djeneros literarios ansi ke periodikos tambien en djudeo-espanyol. Desde su prinsipio la prensa djudeo-espanyola okupo un lugar importante en la vida kulturala de los sefaradis, sigun lo prova el echo ke en Saloniko onde los sefaradis resivian edukasion i kultura en fransez, italiano i alman, la lektura del djudeo-espanyol era embezada solamente para poder meldar los jurnales i algunas orasiones en ladino. 

Es posible ke kon la prensa eskrita, el djudeo-espanyol se alesho del kamino romantiko imajinado por Unamuno a kaminos mas pragmatikos, ma esta fue una eleksion de los ke no kijeron enmudeser frente a la istoria. Ansi fue despues del establesimiento del Estado de Israel onde de 1948 i asta los anyos 60, uvo a lo menos una diezena de periodikos redaktados enteramente en djudeo-espanyol, kon karakteres latinos, organizados i redaktados en sus mayoria por jurnalistas i colaboradores de orijin turko. 

Algunas de estas publikasiones partieron de inisiativas privadas i se mantuvieron independientes, del punto de vista politiko i ekonomiko, de kualker partido. Ansi fue kon «La Boz de Israel» (1949) i «La Boz de Yerushalayim» (1953-1954). Otras publikasiones fueron finansadas por partidos politikos i redaktadas i dirijidas por sus miembros. De este modo nasio el jurnal «Libertad» (1950) del partido Herut enkavesado por Menahem Bejín, i los ke eran finansados por el MAPAI, enkavesado por David Ben Gurion: «El Avenir» (1949-1950), «Deretcho al Buto» (1959) i «Faktos» (1961). Djuntos kon esto los dos periodikos kon mas grande tiraje i durasion eskojeron el kamino de en medio: no fueron prensa de partido aun ke eran partidistas; no estuvieron finansados yenamente por sus partidos ma resivieron de eyos ayudo ekonomiko. Estos son: «La Verdad» (1950-kontinua en 1965) ke apoyava la politika de lo Sionistas Jenerales i «El Tiempo» (1950-1967), ke fue todo el tiempo portavoz de la politika del Mapai, el partido socialista al poder. 

Al marjen de los argumentos kontra i en favor de una prensa en djudeo-espanyol o en otra lengua afuera del ebreo –tema sovre el kual uvo una fuerte polemika en los primeros anyos despues de la kreasion del Estado- se puede afirmar kon yena seguridad ke la prensa dirijida a los sefaradis, i mas konkretamente a los orijinarios de Turkia, a la fin de los anyos 40 i durante toda la dekada de los 50, kumplio una importante funksion, esensiala para la buena marcha del paiz: ayudar al ole (imigrante) a integrarse en su mueva vida en Israel. Komo? Ofresiendo kursos de ebreo, dando a konoser al ole el programa sionista, manteniendolo informado sovre todo tema de interes a la vida en Israel, i aziendolo partisipar en los diversos debates politikos ansi ke en los prinsipales akontesimientos ke tenian lugar adientro i afuera de las frontieras de Israel. 

Komo prensa dedikada a la formasion i integrasion del ole, eya no kijo i no pudo tener una influensa direkta en la politika nasionala. Ma los jurnales djudeo-espanyoles reflektaron en sus pajinas los prinsipales debates ke tuvieron lugar al seno del publiko israeli, ofresiendo a sus lektores diferentes pozisiones i opsiones politikas. Eyos denunsiaron tambien a traves de sus pajinas las difikultades ke enfrentavan a los olim, para ke el governo i los lideres politikos tengan yena konosensia de la situasion a traves de la prensa. De este modo, fueron munchas las linyas dedikadas a la internasionalizasion o no de Yerushalayim, a la edukasion laika o relijioza en las eskolas, a las diferensias entre eshkenazis y sefaradis, a la politika internasionala, sovre todo en el Oriente Medio, i fundamentalmente a los problemas atados al yishuv i al aresentamiento de los imigrantes en el nuevo Estado. 

Es interesante sinyalar las diferentes pozisiones de los dos prinsipales periodikos: «El Tiempo», dirijido por Yitshak Ben Rubi, i «La Verdad», dirijido por Yitshak Yaesh. Los dos se preokuparon enormemente de elevar el moral de los olim i fasilitarles sus integrasion sosial: ma mientres ke «El Tiempo» apoyo siempre la politika del governo dirijido por Ben Gurion, «La Verdad» adopto kontinualmente una pozision de kritika enverso esta politika. Uvo entonses en la prensa opiniones diferentes i mizmo kontrarias i no solo un uniko punto de vista, lo ke kreo una situasion de rikeza komunikativa i ekspresiva. 

El premio Nobel de literatura Gabriel García Márquez, apuntava ultimamente ke la fleksibilidad de la lengua espanyola desde hace tiempo no cabe en su pellejo. Ke diria el gran eskritor kolombiano frente a la rikeza i fleksibilidad del djudeo-espanyol en su larga trajektoria? Ke diria del karakter umano ke esta lengua estuvo dezvelopando? El djudeo-espanyol no enmudesio en Israel sino ke al kontrario: si en un primer momento esta prensa kumplio una importante funksion sosiala, formando i ayudando a los olim, sin pedrer el karakter periodistiko propio, al pasar los anyos esta prensa se esta konvertiendo ademas, en un dokumento istoriko de imenso valor. No solo porke en eyos se arekojeron para siempre los artikolos i las opiniones de tantos jurnalistas i kolaboradores, ke las muevas jenerasiones podran meldar, sino tambien porke en eyos se reflektan los akontesimientos de kada dia en la konstruksion del Estado de Israel.


Notas

(1) En farsi, la lengua de los persas, «bustan» hace referencia al huerto doméstico, compuesto por árboles frutales y hierbas aromáticas. Una importante obra de teatro en judeoespañol representada en las últimas décadas en el Teatro Nacional de Israel con gran éxito se titula Bustan sefaradí, del escritor y político Yitzjak Nabon, y recrea los años treinta del pasado siglo en uno de los barrios sefardíes de Jerusalén.

(2) Publicado originalmente en «AKI YERUSHALAYIM» Revista Kulturala DjudeoEspanyola, Anyo 19, 1998, nº 57, pp. 27-29.

 

[Fotos: Berta Ares Yáñez - fuente: www.jotdown.es]

terça-feira, 22 de fevereiro de 2022

A bandeira de Israel

O uso paradoxal dos símbolos de Israel pela direita brasileira 

Escrito por José Eduardo Fernandes Giraudo

Viu-se com bastante frequência nos últimos tempos, em manifestações com a presença de grandes contingentes de gado vacum, que pediam o “fechamento do STF” ou a “intervenção militar”, agitarem-se as bandeiras dos Estados Unidos, da Ucrânia e de Israel.

O comparecimento da bandeira estrelada e listrada não carece de explicação, haja vista a “educação sentimental” de toda uma geração imbecilizada na infância e na adolescência mediante doses maciças de rambos, bruce willis, chuck norris e outros van dammes que acompanhavam o ˝Toddy˝ da ˝Sessão da Tarde˝ e que hoje, ˝adulta˝, faz compras à sombra da estátua da liberdade da Havan, anda de jet ski e brinca de carrinho no Beto Carrero Show.

A presença da bandeira ucraniana seria em outros tempos uma incógnita. Hoje, não é difícil imaginar que se deve mais ao nazi-fascismo de “heróis” como Stepan Bandera, responsável pela morte de um milhão de judeus na Ucrânia, na Polônia e na Bielorrússia, durante o chamado “Holocausto por balas”, do que à orgulhosa liberdade dos cossacos do Kuban e da Crimeia, ou do anarquismo revolucionário do bat´ko Nestor Ivanovich Makhno.

Já a bandeira de Israel cumpre duas funções. Uma, ligada a certas doutrinas evangélicas de matriz estadunidense, conhecidas como ˝sionismo cristão˝, para as quais a restauração da Tribo de Judá em Eretz Israel seria parte do cumprimento das profecias bíblicas e uma das condições (como a queda do Papado e a construção do Terceiro Templo) do segundo Advento.

Quanto aos judeus, ao contrário do antissemitismo clássico, para o qual estes eram os pérfidos assassinos de Cristo, o “restauracionismo” os trata com condescendência, reconhecendo-os como o povo eleito do Antigo Testamento e receptáculo da primeira aliança, ˝quase-cristãos˝ que no devido momento aceitarão o batismo e abraçarão a verdade revelada, abrindo assim caminho para o Milênio.

Ainda mais evidente ressalta a função simbólica de delimitar, desde um ponto de vista suprematista branco e daquilo que Edward Said chamava de “perspectiva orientalista”, uma fronteira imaginaria entre civilização e barbárie, ocidente e oriente, nós e os outros, onde os outros são os “feios, sujos e malvados”: árabes, africanos, asiáticos, muçulmanos, negros, amarelos, refugiados, terroristas e narcotraficantes.

O poder ideológico desta simbologia é tal que, ao emprestar tantos significados à bandeira israelense, despe-a de seu significado primordial como símbolo de uma pátria. Que é o que Israel significa para um israelense. Não um baluarte, uma fortaleza nos confins do deserto dos tártaros, a defender o mundo civilizado contra a invasão alienígena, mas apenas uma pátria, onde nasceram e onde nasceram seus pais.

Como para um brasileiro o Brasil, mesmo que não esteja “acima de tudo”, é uma pátria: “uma pobre pátria mãe, tão distraída, subtraída, em tenebrosas transações, por aqueles mesmos que lhe sequestraram as cores para com elas cobrir a sua ignomínia, a comprovar o acerto da tão citada frase de George Bernard Shaw: “O patriotismo é o último refúgio dos canalhas.”

Pois esta gente inculta e autorreferente, incapaz de identificar Israel corretamente num mapa, que nunca leu um livro de um escritor israelense, nunca assistiu a um filme israelense, se utiliza do nome e dos símbolos do Estado de Israel como insígnia de sua própria ignorância, para fins escusos, que nada têm a ver com a resiliência e a sabedoria milenares do povo israelita, chegando ao cumulo de ladear, em suas marchas zebuínas, a estrela de Davi e símbolos que remetem ao nazismo. O horror! O horror!

A manada não sabe que a criação do Israel moderno se deveu, em grande medida, ao sionismo de esquerda, de filiação socialista, que teve grande participação nos movimentos de retorno à Palestina no início do século passado (segunda e terceira aliyah), com o estabelecimento dos primeiros kibbutzim e meshavim. Esta componente socialista esteve presente durante toda a história de Israel, informando um forte sindicalismo, uma forte agricultura cooperativa e um igualmente forte sistema de proteção social, pilares da sociedade israelense independentemente de estarem à direita ou à esquerda no governo.

Tampouco sabe que Israel nasceu de uma guerra de libertação nacional empreendida, não contra os árabes, mas contra o Império Britânico, e com a ajuda da União Soviética, primeiro país a reconhecer o novo Estado. E que, embora Israel se tenha de certa forma transformado, no contexto da guerra fria, num cliente dos Estados Unidos (como a Turquia revolucionária kemalista após a morte de Ataturk), muito continuou a nele haver de socialista.

Tanto é assim que boa parte dos judeus (refuseniks) que deixaram a União Soviética nos anos sessenta e setenta preferiram não permanecer em Israel e seguiram para os Estados Unidos. Acharam Israel “parecido demais” com o mundo comunista.

Além disso, Israel, ao contrário da Turquia, jamais cogitou de integrar à OTAN, apesar das guerras que se sucederam desde a independência. E embora tenha contado com o apoio material e financeiro dos EUA e da Europa, sempre lutou suas guerras sozinho (excetuando-se os episódios de Suez em 1956, quando se aliou à Franca e à Inglaterra), nunca permitindo a instalação de bases militares americanas em seu território, como nunca aceitou coadjuvar guerras e expedições punitivas como o ataque norte-americano ao Iraque em 1991, a invasão do mesmo país em 2003 ou a invasão da Líbia em 2011.

Israel é um modelo de estado de bem-estar social. O seu sistema de saúde, universal, público e gratuito, é um dos mais eficazes do mundo. A educação, também pública e gratuita, é uma das melhores do mundo. O pais é o terceiro, após o Canadá e o Japão, com a maior porcentagem de egressos do ensino superior: 51% da população entre 25 e 64 anos, contra 21% no Brasil. Em 2014, 62% dos alunos que concluíram o ensino médio ingressaram na universidade (48% em Cuba e 18% no Brasil em 2022). A frequência à escola é obrigatória desde o jardim de infância, dos três aos dezoito anos, e a expectativa média de duração da vida escolar é de dezesseis anos. A taxa de alfabetização é de 97,8%, e o Índice de Educação do Programa de Desenvolvimento das Nações Unidas (PNUD) é de 883 (o do Brasil é de 694, havendo aumentado 100 pontos entre 2002 e 2016; o de Cuba é de 790).

Em Israel não há latifúndios. 93% da terra é de propriedade do Estado. O sistema de agricultura cooperativa, análogo aos kolkhozy soviéticos, é ainda hoje responsável por cerca de 40% da produção agrícola e 10% da produção industrial do pais.

O índice de desigualdade de renda (Gini) de Israel é de 38,9, o que, se não faz do país um dos mais iguais do mundo (a Suécia tem índice de 23), o faz incomparavelmente menos desigual que o Brasil, oitavo no ranking dos campeões da desigualdade, com índice de 53,3 (inferior apenas ao da África do Sul, do Lesoto, de Moçambique, da Namíbia, da República Centro-Africana, do Suriname e da Zâmbia).

O índice de segurança da mulher (WPS) é de 844 (27º. mais alto no mundo), enquanto o do Brasil é de 734 (80º. no mundo). O índice de desigualdade sexual é o 26º. mais baixo, enquanto o do Brasil é o 95º. As mulheres ocupam 23,5% dos assentos no parlamento (Knesseth), contra 15% no Brasil. Israel foi o terceiro pais a ter uma mulher chefe de governo (após o Sri Lanka e a Índia). O aborto é legal desde 1977, e praticado gratuitamente nos hospitais públicos.

No que respeita aos costumes, área tão valorizada pelos tiozões hoje no governo, zelosos defensores dos valores da “família tradicional brasileira” (como o abuso de álcool e de outras drogas legais, a frequentação do sexo pago, a violência contra mulheres e crianças e a exploração de empregadas domésticas), Israel tampouco faz feio.

Os direitos das minorias sexuais são respeitados. Embora não haja casamento entre pessoas do mesmo sexo (em Israel não existe o casamento civil), a lei reconhece às uniões civis os mesmos direitos do casamento, inclusive para efeitos de sucessão e de pensão civil. Parceiros do mesmo sexo podem adotar crianças, inclusive mediante contratos de gestação de substituição.

Por fim, mas não menos digno de nota, Israel legalizou em 2019 o uso recreativo da maconha em espaços privados, com o apoio do direitista Likud, partido de Benjamin Netanyahu, amigão do Estadista. Já em 2017 o uso e a posse de pequenas quantidades deixaram de ser um crime, passando a constituir apenas contravenção, passível de multa. Estudo feito naquele mesmo ano dava conta de que 27% dos israelenses entre 18 e 65 anos de idade haviam consumido pelo menos uma vez nos últimos doze meses, porcentagem superior à de qualquer outro país (a Islândia tinha 18%, e os EUA 16%). No Brasil, apenas 3% dos adultos são consumidores habituais de cannabis.

Como se pode ver, Israel é tudo os que os seus “defensores” não querem que o Brasil seja. Para estes “sionistas cristãos” e paladinos do “ocidente”, o que vale é símbolo, o delírio paranoico que enxerga apenas o pequeno e guerreiro Israel/Esparta e seu rei Davi/Leonidas batendo-se com as hostes do Golias/Xerxes, “bárbaro”, “oriental” e “terrorista”. Nada sabem, nem querem saber de como vive no dia a dia o povo de Israel, organizado numa sociedade próspera, democrática, igualitária e tolerante.

Não, senhores “bispos”. Israel não precisa de vosso apoio, que só o constrange. E não precisa de vossas igrejas caça-níqueis. Os israelenses não precisam de “pastores” que lhes vendam ampolas com “água consagrada do Jordão”, unguentos contra a COVID ou sementes de feijão milagrosas. Não precisam da cafonice de vossos “templos de Salomão”, construídos com o dízimo do sangue e do suor do vosso pobre “rebanho”. Nem carecem de vossas redes de televisão, a disseminar o ódio e a ignorância em nome de um Deus que nunca vos habitou.

Porque, embora produza e exporte grande quantidade de frutas tropicais, Israel, ao contrário do Brasil, não é uma república bananeira.

 

*José Eduardo Fernandes Giraudo é diplomata.

 

 

[Imagem: Haley Black - fonte: www.aterraeredonda.com.br]

domingo, 24 de outubro de 2021

El ijo judyo del nazi

 El ijo judyo del nazi

 

Prezentado por Dora NİYEGO

Kuando Bernd Wollschlageger teniya katorze anyos en los setentas, se ambezo ke su padre ke era un eroe en la Segunda Gerra Mondial, era en realidad un Nazi, en el tiempo del Olokosto.

Nazi Wollschlageger nunka no tuvo remorso por el Olokosto, ni por sus aksiones en la armada de Hitler.

Kuando padre i ijo estavan endjuntos, el Nazi le kontava, kon argolyo, komo resivio de la mano de Hitler La Kruza de Kavalyero (ke es el mas alto premio de los Nazis), por su koraje i reushidad, komo komandante de los Nazis.

Akeyos diyas, la estorya de La Segunda Gerra Mondial, a Bernd, le viniya muy ermoza. Ma, mas despues, Bernd empeso a ambezarse de una de sus vizinas, la realidad sovre la gerra. El marido de la vizina, Kolonel Claus Von Stauffenberg, fue asasinado por su partisipasion en un komplo aparejado para asasinar Hitler.

Despues del masakro de los atletes israelianos en los djugos olimpikos de Munih 1972, en la eskola, empesaron a avlar del Olokosto. Bernd empeso a demandar kestiones a su padre, sovre el Olokosto. El Nazi inyego la verdad, i disho ke estas son mintiras ke los profesores estan envantando. Ma, a la fin, el Nazi fue ovligado a konfesar la verdad, i akuzo los ofisies SS por lo ke afito. Akel diya, Bernd se dezyelo de su padre, i se alesho de el.

Kuando Bernd vino a diziocho anyos, se konosyo kon un grupo de mansevos israelianos i arabos, i empeso a viyajar kon eyos. En el grupo, tuvo una amiga israeliana, ke mas despues lo yevo a Haifa, i lo prezento a su padre, ke era un sovrebiviente del Olokosto. Kuando Bernd vido el numero tatuado en el braso del sovrebiviente, el kijo vijitar Yad Vashem, i ambezarse todo lo ke afito en el Olokosto. ‘Es la primera vez ke entendi lo ke en realidad sinyifika los ‘sesh miliones ke todos avlavan’, disho Bernd. ‘Akel diya, me desidi de konoser de serka los judyos, i entender el espirito, i el koraje ke los permetio de kontinuar a bivir despues del Olokosto, de fondar muevas famiyas, i de estableser un muevo estado’.

Kuando Bernd torno a la Almanya, para eskapar sus estudios de medisina, el se prezento a una komunidad de los sovrebivientes, i los konvensyo para azerse sus ‘Shabbas Goy’. El Nazi Wollschlageger ke oyo esto, lo echo de kaza, ma la komunidad de los sovrebivientes no lo desharon solo, i kontinuaron a finansarlo, fin ke eskapo sus estudios. ‘Sovre este komporto de los judios, me desidi de azerme judyo’ disho Bernd.
En el anyo 1986, kuando eskapo sus estudios, el Beit Din de la Almanya lo konvertyo al judaizmo, i en el anyo 1987, Bernd izo aliya.

Despues ke se ambezo ebreo, Bernd se enskrivio a las Fuersas de Defensia de Israel. ‘Todo tuve el espanto ke se ivan a ambezar ke so ijo de un Nazi. Este sekreto lo guadri de todos, mezmo de mi mujer’, disho Bernd.

Kuando el ijo de Bernd vino a katorze anyos, le empeso a demandarle kestiones sovre su nono. Akeyos anyos, Bernd estava biviendo en los Estados Unidos, kon su famiya. Penso ke mas no iva pueder guadrar su sekreto, i se desido de kontar su pasado a su famiya.

Un diya, los diridjentes de la eskola de su ijo lo yamaron a la eskola i le demandaron si es verdad lo ke su ijo les konto. Bernd konfeso la verdad. Los dirijentes lo konsejaron de no guadrar mas su pasado i de kontarlo a todos, por kurarse. Despues de akel diya, Bernd kontinuo a kontar su pasado en todas las konferensias ke dio.

Bernd pago un presio grande por esto, porke su mujer lo desho, i el sufriyo muncho toda su vida, ma a la fin entendyo ke kale ke salga afuera del areskuro, i ke se ambeze de los yerros de su padre. ‘A la fin, ize pas kon mi pasado, i entendi ke yo no so responsavle de los pekados de mi padre’, disho Bernd.

 

[Orijin: www.salom.com.tr]

quinta-feira, 12 de agosto de 2021

Les Marranes au Brésil et au Pérou

 

Le Brésil fut officiellement découvert par le Portugais Cabral assisté de son pilote juif, le Marrane Gaspar de Gama en 1500. D’autres sources affirment qu’un autre Marrane les avait précédé en 1497 : Jaro Ramalho. Il avait accosté les côtes du Brésil fuyant le Portugal cette même année 1497 où le roi Manuel obligea tous les Juifs résidant au Portugal à se convertir au catholicisme.

Écrit par Pierre Mamou

Dés l’installation de l’Inquisition en 1540, de nombreux Marranes portugais appelés nouveaux chrétiens, réussirent à s’installer au Brésil. Certains d’entre eux d’abord passés par les îles de Sao Tomé et du Cap vert au large de l’Afrique et ayant maîtrisé la culture de la canne à sucre, l‘introduisirent au Brésil. Bientôt à Bahia et au Pernambouc, une partie importante de l’aristocratie sucrière était composé de Marranes.

Mais l’inquisition s’installa aussi en Amérique du sud. Elle poursuivit impitoyablement les nouveaux chrétiens soupçonnés de judaïser en secret. Les Marranes prospéraient aussi dans l’artisanat le commerce. Ils étaient également juristes, militaires et même ecclésiastiques. En somme, ils occupaient des postes importants dans l’administration des nouveaux territoires.

Mais ces obstacles à une vie tranquille cessèrent quand les Hollandais secondés par des Marranes portugais installés à Amsterdam firent la conquête du nord du Brésil de 1630 à 1654. Ils autorisèrent les nouveaux chrétiens à revenir ouvertement au judaïsme comme en Hollande. 200 Marranes accueillent à Bahia la flotte hollandaise ainsi que Moise Cohen Henriqués, second de la flotte hollandaise. Il s’était illustré auparavant dans des attaques de la flotte espagnole, prenant ainsi une revanche sur les souffrances infligées aux Juifs.

Le retour des Portugais

Toutefois, les Portugais reconquirent le nord du Brésil. Face à de nouvelles persécutions beaucoup de Juifs quittèrent le Brésil pour l’Amérique centrale et les colonies anglaises tolérantes. Ils partirent aussi pour une ville de l’Amérique du nord, autre colonie anglaise qui s’appelait la Nouvelle Amsterdam. Cette ville allait bientôt changer de nom pour devenir New York. C’était au 17e siècle. Avec Newport, ces villes allaient devenir les premières communautés juives séfarades d’Amérique du nord. Ceci, 200 ans avant l’arrivée massive des Ashkénazes au 19e siècle.

Il faudra attendre aussi le début du 19e siècle pour voir arriver au Brésil des Juifs marocains d’origine ibérique s’installer au Pernambouc, Bahia et surtout en Amazonie. Dés 1810, ils s’installèrent le long du fleuve Amazone, en passant par Manaus. Puis, ils remontent jusqu’au Pérou où malgré de multiples difficultés, ils réussissent à s’implanter définitivement, et pour certains, à y faire fortune.

Les Juifs marocains du Pérou

Au Pérou, le groupe juif est issu d’immigrants marocains venus du bassin brésilien d’Amazonie parlant le ladino, l’hébreu et l’hatekia, le dialecte judéo-marocain. Ils venaient de Fès, Tanger, Tétouan, Casablanca, Salé, Rabat et Marrakech. Ils travaillent dés la fin du 19e siècle dans les villes amazoniennes, attirés par le boum du caoutchouc.

À l’époque moderne, l’inexistence d’un antisémitisme significatif au Brésil a contribué à l’identification des Juifs comme des Brésiliens très attachés à leur pays qui ont fondé de nombreuses institutions juives et se sont impliqués dans la vie politique.

Les Évangéliques au Brésil soutiennent fortement, comme aux États Unis, l’État d’Israël.

Une étude génétique récente, révèle que 16% de la population blanche d’Amazonie descend de Juifs marocains qui restent attachés au judaïsme. Ceci est une proportion plus importante qu’à Sao Paulo, où vivent 60% des 120 000 Juifs brésiliens actuels.

Par des mariages mixtes contractés par ces descendants de Juifs marocains avec des Amérindiens et Amérindiennes, Israël a accueilli ces dernières années des « Peaux rouges » qui ont effectué leur alya !

[Source : www.coolamnews.com]

sexta-feira, 13 de novembro de 2020

Las rayizes sefaradis de Yafo

 (AY 46, 1992)

Kuando i por ken fue renovada la komunidad djudia de Yafo en la epoka moderna?

Segun los istoriadores djudios ke trataron de esta kestion esto avria sido echo despues de 1850, por un grupo de djudios a la kavesera de los kualos se topava rabi Yeuda Levi de Raguza (oy Dubrovnik). Kaje al mizmo tiempo arivo a Yafo la famiya Chelouche, de los djudios de Maroko, i ay tambien ken konsidera a los miembros de esta famiya komo los primeros djudios ke se aresentaron en Yafo, verso la metad del siglo pasado. Ma, si son verdaderas las konkluziones a las kualas yego la istoriadora Dr. Hanna Ram, parese ke el onor de aver renovado la komunidad djudia de Yafo reviene a los djudios de Turkia ke empesaron a aresentarsen en Yafo en la segunda metad del siglo XVIII.

En un artikolo titulado "Las rayizes sefaradis de Yafo" i publikado por Tami Lehman Wilzig en la revista de El Al, la kompania aerea de Israel, es kontado komo Dr. Ram yego a esta konkluzion en segito a las investigasiones ke izo, despues ke fue enkargada de organziar un muzeo sovre la istoria de Tel Aviv, istoria ke segun se save empesa djustamente en Yafo.

Bazandose sovre los archivos de Sir Moses Montefiore i de la Biblioteka Nasionala i Universitaria, ansi komo sovre piedras tombalas en un viejo bedahem de Yafo, la Dra. Hanna Ram yego a unas kuantas konkluziones muy interesantes.

Por el porto de Yafo yegavan la mayoria de los djudios, entre eyos munchos de los ekspulsados de Espanya, ke vinieron a Erets Israel komo pelegrinos o para aresentarsen en la Tierra Santa. Ma de la metad del siglo XVII i asta los prinsipios del siglo XVIII, sus numero menguo muncho, entre otras a kavza de las kondisiones de vida partikularmente duras en el paiz i de los fuertes dasios ke tenian ke pagar.

La situasion empeso a trokar para bueno kuando un grupo de djudios rikos de Estambol formaron una komision para ayudar finansiariamente a la komunidad djudia de Erets Israel. Verso la metad del siglo XVIII esta komision empeso a organizar ondas de aliya a la Tierra Santa i espesialmente a Yerushalayim, ma ya se save ke a lo menos dos famiyas se aresentaron en Yafo. Mas tadre, verso la fin del siglo yegaron grupos mas grandes de djudios de Estambol i pujo ainda mas el numero de los ke eskojeron de bivir en Yafo.

Las investigasiones de la Dra. Ram permetieron de deskuvrir, entre otras, ke el lider espiritual de esta komunidad era el rabino Nisim Yaakov Forojan ke su tomba se topa en un viejo bedahem en Yafo.

La puja en el numero de los djudios de Turkia ke azian sus aliya a Erets Israel izo sovresalir el menester de un "Han" onde puedan pasar sus primeros dias (o semanas o mezes) en el paiz, asta ke topen onde morar. La solusion a este problema fue dada por Yaakov Zonana, ke enkavesava el komite de djudios de Estambol del kual avlimos, i ke merko para este buto una grande fragua en Yafo.

Bushkando a ver si kedo algo de este han, Dr. Ram tuvo la suerte de enkontrar un viejo djudio ke desde 1949 sirvio komo shamash de un kal de Yafo. El konto komo, a su yegar a esta sivdad, bushkando una fragua ke pudiera servir de kal, el oyo sovre un viejo kal onde se uzava azer orasiones anyos atras ma ke ya estava serrado.

Despues ke le fueron echas reparasiones, este kal empeso a atrayer los olim ke avian sido aresentados en Yafo, ansi ke algunos djudios veteranos ke bivian serka de ayi.

A la entrada de este kal, ke se topa en la kaye "Mazal Dagim" de la vieja Yafo, se puede ver agora una plaka sovre la kuala esta eskrito ke: "....en este lugar fue avierto, en 1740, el primer han djudio de Yafo...".

El kal de muestros dias okupa solo una parte de una grande fragua ke es (a la vista) el han avierto kon el ayudo de Yaakov Zonana. En desparte del kal ay en esta fragua, oy dia, moradas ansi ke una galeria de arte i un atelie de djoyeria.

El arkeologo Prof. Meir Ben Dov ke examino el lugar konfirmo la antiguedad de esta fragua, debasho de la kuala deskuvrio tambien una grande bodega. A la vista, disho el, el patron de esta fragua era muy riko. I en efekto, Zonana era riko, ma el supo tambien servirse de su rikeza para ayudar a su komunidad, entre otras, en avriendo este han ke sus restos impresionantes pueden ser vistos asta oy.

El buto de Zonana en avriendo este han era de fasilitar la aliya de djudios de Estambol a Yerushalayim, ma en desparte de esto i sin averlo planeado de antes, el pozo tambien la baza de la mueva komunidad djudia de Yafo, en la epoka moderna.

 

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