sexta-feira, 10 de novembro de 2017

La mer n'existe pas



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Soit trois femmes d’aujourd’hui à Tel-Aviv : Batia, jeune femme solitaire et maladroite, dont le quotidien est bouleversé par l’apparition d’une petite fille venue de la mer ; Keren, qui s’est cassé la jambe le jour de son mariage et doit passer sa lune de miel dans un hôtel sordide ; et Joy, immigrée venue des Philippines, aide ménagère auprès de personnes âgées, impatiente de retrouver son jeune fils resté au pays. Autour d’elles, d’autres personnages, plusieurs destins qui se mêlent, se croisent et parviennent parfois à toucher du doigt ce bonheur auquel tout le monde aspire.

Récompensé par la prestigieuse Caméra d’or au dernier festival de Cannes, ce premier long métrage du couple israélien Etgar Keret et Shira Geffen apporte un autre regard sur cette Tel-Aviv qui inspire tant, véritable îlot d’énergie et de modernité dans un pays en souffrance. Tel-Aviv est une muse, mais la qualité des œuvres varie : pour un très beau Avanim de Raphaël Nadjari, combien de The Bubble d’Eytan Fox ? Le premier réussissait, à travers un portrait de femme pas loin de Cassavetes, à faire rejaillir à l’écran l’incroyable vitalité de cette ville. Le second (succès public phénoménal) utilisait les ingrédients de soap-opera les plus indigestes pour faire de Tel-Aviv le théâtre design et branché d’un mélo dégoulinant et grotesque, tendance Melrose Place pour spectateurs en mal de conscience politique. Les Méduses opte pour une voie à la fois moins risquée et pourtant très glissante : onirisme et fantastique venant perturber un quotidien si loin et pourtant si proche de nous. Une culture différente, mais des gens qui nous ressemblent, confrontés aux mêmes angoisses : la solitude, la vieillesse, la mort.

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