quinta-feira, 10 de setembro de 2026

Rogê, la musique populaire brésilienne à bonne distance

Voix du renouveau de la samba de Rio de Janeiro, installé à Los Angeles, Rogê a profité d’une tournée européenne pour raconter une trajectoire faite de prises de risques, d’un amour inconditionnel de son pays et des multiples traditions de sa musique populaire. Portrait en mouvement.

Écrit par Antoine Kauffer 

Après sept ans aux États-Unis, le chanteur et guitariste Rogê n’a rien perdu de son jeitinho – cet art spontané de la débrouille. Ni de son envie contagieuse de célébrer partout la musique populaire brésilienne. À Paris, autour d’un verre en terrasse, au milieu d’une tournée européenne pour le premier volume de sa trilogie Curyman, il se raconte sans fard. Chemisette, tongs aux pieds, mains expressives aux doigts arqués, c’est une vie passée à jouer, composer, inventer, qui s’égrène. 

« Je suis fier de défendre les musiques populaires si puissantes de mon pays, le Brésil. » Pétri de cette riche tradition, Rogê s’inscrit dans une culture foisonnante marquée par de multiples influences : samba, afro-samba, partido alto, sambalanço, bossa nova, afoxé… 

Entrepreneur culturel autant que musicien, le guitariste a évolué dans les nuits de Lapa, au cœur du renouveau de la samba, aux côtés notamment de feu Arlindo Cruz et Seu Jorge. Aujourd’hui, il suit aussi les nouveaux talents : « Tim Bernardes ? Je suis fan ! » 

Emigré à Los Angeles en 2019, Rogê n’est jamais loin de son pays natal. Son ambition, inchangée : « Enfeitar um pouco o Brasil » – embellir un peu le Brésil. 

De Rio de Janeiro à Los Angeles 

Dans le quartier d’Ipanema, où Rogê grandit, la musique est déjà dans l’air de la famille. Son père chante au carnaval de Petrópolis, sa grand-mère joue du piano. Pourtant, dans cet environnement traditionnel, personne ne songe vraiment à en faire un métier. 

La guitare arrive à dix ans. À dix-huit, le compositeur entre à l’UNIRIO, l’Université fédérale de l’État de Rio de Janeiro, dans le cursus de « Musique populaire brésilienne » (MPB). Nous sommes en 1993. L’apprenti y apprend la composition musicale. Mais derrière la technique, la singularité est déjà là : « Exprimer mon monde à travers mon art. » 

Puis vient l’autre école, celle de la nuit. À Lapa, quartier historique de la vie musicale carioca, Rogê se produit sur scène, au plus proche du public. Au tournant des années 2000, le quartier connaît un spectaculaire renouveau. Tout juste ouvert, le Bar Carioca da Gema en devient l’un des épicentres. 

Rogê y joue régulièrement et devient, avec sa génération, l’une des figures d’une renaissance de la samba et de la MPB : « Mon école, c’est la samba avec toutes ses dérivations. Mais je me vois surtout comme un artiste de la musique populaire brésilienne dans son ensemble. » 

Pour autant, les nuits endiablées à Lapa ne suffisent plus à faire vivre une famille – sa femme et deux enfants de 14 et 21 ans aujourd’hui. Le manque d’investissement dans la MPB, les difficultés économiques et l’envie de donner un autre horizon à son travail finissent par peser. En 2019, Rogê prend une décision radicale : quitter Rio pour Los Angeles. 

Le changement est brutal. Nouvelle langue, nouveaux codes, autre manière de travailler. « La première année a été très difficile ». Il faut recommencer, apprendre, convaincre. Puis la cité californienne finit par ouvrir ses portes. Rogê ne cache pas sa reconnaissance envers les États-Unis, qui lui donnent une visibilité internationale et de meilleures conditions de travail et d’enregistrement. 

C’est là, loin de Rio mais avec l’âme carioca bien vivante, qu’il commence à transformer la distance en musique. Et donne naissance à Curyman. 

L’album Curyman : brésilien, international 

Depuis Los Angeles, Rogê regarde son pays. Car Curyman naît de cette distance : « Un disque est la photographie d’une vie. Quand j’ai compris cela, j’ai décidé de faire de Curyman la photographie de ma vie aux États-Unis, celle d’un immigré qui aime infiniment son pays d’origine et sa culture. » 

Pensé dès l’origine comme une trilogie, le projet déroule un film intime, celui d’une vie et d’influences musicales – parmi elles Dorival Caymmi, Jorge Ben, João Donato, Gilberto Gil… 

À la production, l’influent Américain Thomas Brenneck, qui a notamment travaillé avec Amy Winehouse et Beyoncé, entraîne Rogê vers une couleur plus soul pour son album. Un détour qui ramène le musicien à une autre part de son identité. « C’est intéressant ce travail sur la voix, parce qu’il rejoint les influences afro-brésiliennes, avec les chœurs, comme chez Os Tincoãs. » 

Côté arrangements, c’est Arthur Verocai, compositeur légendaire de la musique brésilienne des années 1970, qui opère sur l’harmonisation des cordes et cuivres des albums. Le style doit rester ouvert à tous : « une musique populaire au sens plein du terme », exigeante mais accueillante.

Sur scène, cet été, accompagné de cinq musiciens et d’une équipe technique, Rogê a porté Curyman de la Hollande à la Suisse, en passant par Paris et Chamonix. Le public, lui, répond présent. « C’est souvent le titre "Existe Uma Voz" qui soulève la foule. Je crois que c’est le balancement de la guitare ; tout le monde s’y retrouve. » 

Pour la deuxième partie de l’été européen, changement de rôle. Rogê a rejoint la tournée d’Arthur Verocai avec huit dates, notamment en Pologne et en Angleterre. Le troisième volet de Curyman, lui, est déjà en cours de mixage. Et la route continue : la tournée de Curyman II démarre actuellement aux États-Unis. 

Sans oublier le Brésil, toujours au cœur, toujours à l’horizon : « J’aimerais beaucoup faire un grand concert à Rio, quelque chose de beau. Jouer pour son peuple, c’est spécial. » À cela s’ajoutent les rêves de rencontres, ceux qui traversent les générations : Stevie Wonder… et les grands Brésiliens qu’il continue d’admirer : Milton Nascimento et Caetano Veloso… 

Rogê reste déterminé. Son credo ? « Plonger la tête la première dans ce que l’on aime ; croire en l’énergie de la vie – en acceptant le temps de l’arbre, pas celui de ta faim. » 

À bonne distance du Brésil, l’artiste en ressent différemment les contours. Fort de la connaissance de ses traditions populaires, il les fait dialoguer avec d’autres cultures musicales sans jamais en perdre l’accent. Et, à la veille des élections présidentielles brésiliennes, l’artiste assume aussi ce que signifie pour lui cette musique populaire : faite pour et avec le peuple. « Vous imaginez pour qui je cours… ! » 

Rogê Curyman II (Diamond West Records) 2026

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[Source : www.rfi.fr]

«El conflicte de les aparences», d’Antoni Marí

La veritat en l’aparença o en la realitat?  

Antoni Marí

Escrit per Sandra Sàrrias 

El mes de març d’aquest any 2026, ens deixà Antoni Marí: escriptor, crític d’art i professor universitari eivissenc. Fou catedràtic de teoria de l’art a la Universitat Pompeu Fabra, on vaig tenir el plaer d’assistir a les seves classes quan ja havia llegit molts dels seus articles al suplement “Cultura|s” de La Vanguardia. 

El que més em cridava l’atenció era la seva forma poètica d’escriure assaig. I és que fou molt bon lector de poesia, i, a part d’escriure novel·la i assaig, també conreà aquest gènere. 

En aquest article m’agradaria ressenyar El conflicte de les aparences (2016)ja que és un conjunt reordenat d’articles i conferències que l’autor feu al llarg dels anys, i n’ha resultat un compendi del seu coneixement especialitzat en teoria de l’Art 

L’obra parteix d’un pròleg escrit pel mateix autor, en què crea una unificació de tots els textos que el segueixen a partir del concepte filosòfic de realitat i aparença, fent un breu repàs per la història de la filosofia, com ara contraposant Plató i Nietzsche; el primer, clàssic que creu en la realitat immòbil i eterna, i el segon, autor que defensa el “platonisme invertit”com diu aquest filòsof “com més lluny s’està de la realitat vertadera, més pur s’és”, “La vida en l’aparença com a ideal”.  

Com escriu Antoni Marí: “L’aparença, que Plató havia reduït a còpia miserable, ara esdevé l’original”. I el que ens exposa en aquest llibre és que l’art i la literatura fan de la seva aparença la realitat, i, per això “l’art no és la imitació de la realitat, és la interpretació de les aparences”. 

Què millor que començar explicant el concepte de la identitat, que tindrà presència al llarg de la història de la humanitat i de l’Art. Perquè la identitat no és una identitat personal sinó que és manllevada dels altres, ja que des de la infància percebem i imitem els altres. 

Antoni Marí, El conflicte de les aparences, Galàxia Gutenberg (2016)

El concepte del “jo” ja sorgeix en el Renaixement amb l’Humanisme, és a dir, l’home al centre del món. I evolucionarà fins a l’individualista de l’era contemporània. I aquest sorgiment es vincula amb l’inici de la secularització de la societat occidental, elevant-se el jo enfront de la repressió de l’Estat i l’Església, la qual cosa estableix l’oposició entre protestantisme i catolicisme. Així com la contraposició entre occident i orient. Essent més propi del món occidental l’individualisme i del món oriental el col·lectivisme. 

La novel·la de formació és un exemple de l’individualisme formalitzat amb la burgesia, en què es posa en valor la formació de l’individu per mitjà de diferents estats, des de la infància fins a aconseguir l’espiritualitat. Nietzsche representa el final d’aquest període.  

La nova societat del segle de les llums, en què el progrés agafa terreny, continuarà al llarg del segle XVIII i XIX propiciant les revolucions contra l’Antic Règim, i llavors la conversa passarà dels salons privats als espais públics i més endavant, fins i tot, George Sand crearà un espai intel·lectual a l’Hotel de París.  

Aquest nou home il·lustrat sentirà en l’època del Romanticisme un refús per la societat industrial i començarà l’anhel pel retorn a la natura, la qual cosa, per mitjà de la natura es tornarà a sentir la unitat, o el Déu perdut.  

El paisatge s’haurà concebut com un plaer estètic que prové d’una idea preconcebuda llegida als clàssics, com ara l’experiència estètica de Petrarca en pujar el cim Ventós, on tot allò que li abellia era molt més del que havia llegit. Així doncs, el record de les lectures com a estímul i la percepció de la realitat faran que creï una nova imatge, una nova percepció de la realitat.  

A més a més, el concepte paisatge és alhora realitat i aparença, ja que hi ha els béns naturals i l’artifici de l’home. I al llarg de la història de l’Art anirà adquirint diferents formes i interpretacions. 

Des de la descoberta de la Terra Nova, la literatura projectarà un nou imaginari de llibertat, una nova Arcàdia on es fa valdre la llibertat dintre de la naturalesa. Al segle XVIII Rousseau exposa que dins la naturalesa trobem la intel·ligència de Déu, i a partir del segle XIX es comencen a crear parcs naturals perquè recreïn l’experiència estètica de les persones, que com volia dir Kant: la naturalesa activa les facultats cognitives de l’ésser humà.  

De tal manera, que, a l’Art, li toca expressar aquesta experiència. Com deia Schelling “l’art és l’intermediari entre la natura i l’home”. No obstant això, Schiller volia dir-nos que no estimem la natura o les coses per elles mateixes sinó per la idea que en tenim. 

Per altra banda, aquesta nova amplitud d’horitzons al segle XVIII a conseqüència del progrés, amb la Gran Guerra fa que s’estronqui la correspondència amb les Arts. L’avantguarda, en concordança amb la destrucció i desordre propis del bel·licisme, un cop acabada la guerra, tendirà a desaparèixer. El gran trauma i fractura que ha produït la guerra fa que les tendències artístiques tornin cap a l’ordre, és a dir, el classicisme. 

En conclusió, d’aquesta anàlisi resum dels conceptes claus que he trobat en el llibre d’Antoni Marí aquí exposats, crec que el fil dels conceptes “realitat” i “aparença” ens fa fer un recorregut per la història de l’Art i les Humanitats desengranant cada capítol en agents, fets i anècdotes, que ens fan veure que les diferents realitats són interpretacions subjectives que fan que es creï un món o un altre; i l’Art ens ho mostra en tots els estils possibles, fruits d’aquestes interpretacions. Tot i que quan llegia cadascun dels capítols em semblava llegir la realitat escrita de les Humanitats. 

 

[Foto: 3Cat - font: www.diarilaveu.cat]

 


El legado editorial de Günter Grass cambia de casa editora

El nuevo acuerdo involucra a todos los derechos mundiales para la obra literaria del premio Nobel alemán.

El fallecido escritor alemán Günter Grass, en 2010.

La editorial alemana S. Fischer Verlag ha adquirido los derechos mundiales de la obra literaria y ensayística del premio Nobel Günter Grass. La adquisición es efectiva con efecto inmediato, según anunció la casa editorial este viernes 4 de septiembre de 2026. El acuerdo correspondiente se firmó con la Fundación Günter y Ute Grass. 

La fundación finalizó su colaboración con la editorial Steidl, con sede en Gotinga, en mayo pasado. Steidl había incumplido repetidamente los pagos anteriormente acordados, según indicó la fundación. 

Un legado dinámico y vivo 

S. Fischer Verlag anunció que no gestionará el legado como una pieza de museo, sino que lo mantendrá accesible como un punto de debate dinámico y estimulante. Los libros de Grass exigen no una admiración acrítica, sino un análisis crítico. 

Jan Strümpel, miembro del consejo de administración de la Fundación Günter y Ute Grass, explicó que la obra de Grass encaja a la perfección en el catálogo editorial de S. Fischer Verlag, dentro del contexto del modernismo clásico y junto a los autores más destacados de nuestro tiempo. 

Según el comunicado, otros derechos, como los derechos teatrales y cinematográficos, siguen en manos de Gustav Kiepenheuer Bühnenvertrieb en Berlín, también en Alemania. 

el(DPA) 

 

[Imagen: Maurizio Gambarini/dpa/picture alliance - fuente: www.dw.com]

Brasil en alerta roja

La ofensiva de la extrema derecha y la crisis abierta en el Supremo Tribunal Federal amenazan con alterar la relación de fuerzas de cara a las elecciones brasileñas. Para derrotar al bolsonarismo, la campaña de Lula deberá recuperar la iniciativa y asumir nuevas demandas populares.

En los últimos días, la ventaja relativa de Lula se evaporó y el riesgo de una derrota se convirtió en un peligro real e inmediato. Pero si el triunfalismo ingenuo es una postura equivocada, también lo es el derrotismo. La contienda por Brasil sigue abierta.

Escrito por Valerio Arcary 

Las elecciones presidenciales de Brasil se aproximan en medio de una tormenta perfecta: mientras las encuestas marcan una alarmante paridad entre Lula y la ultraderecha, un estallido institucional en el Supremo Tribunal Federal vuelve a poner en jaque al sistema político. Entre maniobras judiciales para garantizar la impunidad del bolsonarismo, el hostigamiento del poder mediático y las vacilaciones del oficialismo, la crisis abierta amenaza con alterar definitivamente la relación de fuerzas. El peligro de una restauración neofascista en el país más grande de la región se vuelve cada vez más real. 

La escalada de la crisis política ha cobrado un giro explosivo. La decisión de André Mendonça, ministro del Supremo Tribunal Federal (STF), de remover a Andrei Rodrigues de la dirección de la Policía Federal constituye una maniobra subversiva al servicio de una operación golpista. Se trata de una arbitrariedad institucional que incurre en un claro abuso de autoridad: un juez de la máxima corte no tiene atribuciones para nombrar o destituir al jefe de la Policía Federal, potestad que le corresponde al Poder Ejecutivo a través del Ministerio de Justicia. 

La destitución de Rodrigues —justificada bajo el pretexto de su supuesta afinidad con el también ministro del STF, Alexandre de Moraes— busca interferir en el proceso electoral para favorecer a Flávio Bolsonaro, senador e hijo del expresidente, consolidado como el principal candidato de la extrema derecha. No es un hecho aislado: Flávio Bolsonaro lleva tiempo agitando a las bases ultraderechistas bajo la consigna «Fuera Moraes, Fuera Lula». 

Ante esto, la solicitud de la Abogacía General de la Unión (AGU) para que el propio STF anule la remoción de Rodrigues es ineludible y debe ser aceptada. Se especula con que Edson Fachin, presidente del tribunal, podría retirar a Mendonça de la relatoría sobre las investigaciones del Banco Master y del Instituto Nacional del Seguro Social (INSS), lo que sería positivo. Sin embargo, resulta poco probable que Fachin encuentre dentro del propio STF un remedio jurídico capaz de frenar la embestida. La crisis empeorará antes de encontrar una salida. 

La ofensiva de la extrema derecha 

La extrema derecha brasileña se ha anotado un triunfo táctico en toda la línea a través de tres frentes. En primer lugar, la campaña contra Alexandre de Moraes cobró impulso cuando Mendonça filtró mensajes entre el juez y Daniel Vorcaro, expropietario del Banco Master y figura central de un entramado de corrupción. Esta filtración ilegal e inédita buscó quitar la mancha de la sospecha sobre Flávio Bolsonaro y golpear directamente a Lula.

En segundo lugar, la maniobra sirvió para revitalizar la movilización del 7 de septiembre en la Avenida Paulista de São Paulo. Con casi treinta mil manifestantes, el núcleo duro del bolsonarismo mostró un músculo político renovado. Si bien fueron menos que las cuarenta mil de 2025 que marcharon —a la defensiva— por la amnistía de los condenados por el intento de golpe de Estado del 8 de enero, aun así fue una demostración poderosa. Más allá de la cifra en un momento y otro, el dato que sobresale es la postura: hoy esos mismos sectores movilizados pasan a la ofensiva y exigen el impeachment de Moraes. 

En tercer lugar, su impacto en la opinión pública es innegable: las últimas encuestas ubican un aumento de la desaprobación del gobierno de Lula que parece avanzar por encima del 50%, y proyectan un virtual empate técnico en una eventual segunda vuelta. 

En paralelo, la burguesía liberal —expresada en el dominio de los grandes medios de comunicación, los principales periódicos de São Paulo y Río de Janeiro y el peso nacional de la cadena Rede Globo— se sumó al embate de Mendonça contra Moraes, consciente de que favorece a Flávio Bolsonaro. Pese a esto, sería apresurado todavía interpretar este alineamiento táctico como un respaldo cerrado al proyecto neofascista. 

Este sector responde a un programa propio: exige un freno recesivo con duros recortes del gasto público para asegurar el superávit primario y reduzca la deuda pública, aun a costa de los hondos costos sociales que tendrían esas medidas. Paradójicamente, sabe también que sin algún grado de crecimiento Brasil sería ingobernable. Pero no comparte la apuesta bolsonarista por la subordinación a los Estados Unidos de Donald Trump. Tampoco el proyecto político de la extrema derecha de conquistar la presidencia y una mayoría absoluta en el Senado, destituir a Moraes y nombrar una mayoría de ministros del STF, abriendo el camino hacia un endurecimiento del régimen bajo la forma de un «poder total». 

A diferencia de 2022 (cuando apoyó a la candidata centrista Simone Tebet en primera vuelta y a Lula, a regañadientes, en la segunda), la burguesía liberal no parece estar dispuesta a definir su apoyo desde ahora. Su plan parece pasar más bien por hostigar a Lula para mejorar sus condiciones de negociación ante lo que vendrá. 

En esa línea, lo más probable es que su giro favorable a Mendonça responda a otros objetivos: desgastar el poder adquirido por Alexandre de Moraes a partir de su papel en el juicio por el intento de golpe de Estado y enterrar la investigación sobre las redes de desinformación de la extrema derecha. En el camino, desgastar a Lula y mantener incierto el desenlace de una eventual segunda vuelta, chantajear al gobierno e intentar imponerle, antes de las elecciones, un ajuste fiscal severo con compromisos públicos claros de recortar el gasto público al menos en dos puntos porcentuales del PIB. 

Una elección abierta 

La idea de que la reelección de Lula en primera vuelta estaba asegurada —un cálculo instalado en la dirección de la campaña— ya era errónea antes del vertiginoso ascenso del escritor y psiquiatra Augusto Cury, quien escaló al tercer lugar en los sondeos representando al partido Avante. En los últimos diez días, la ventaja relativa de Lula se evaporó, y el riesgo de una derrota se convirtió en un peligro real e inmediato. Sin embargo, si el triunfalismo ingenuo es una postura equivocada, también lo es el derrotismo. La contienda sigue abierta. 

En lo que va del ciclo, la coyuntura atravesó varios giros: tras un inicio de año en el que Flávio Bolsonaro logró consolidarse como la referencia opositora —desplazando a figuras como Tarcísio de Freitas—, la filtración de sus audios con Vorcaro en mayo cambió el panorama. Gilberto Kassab, dirigente del Partido Social Democrático (PSD) y uno de los principales articuladores políticos del centro y la derecha brasileños, se animó a impulsar la candidatura presidencial de Ronaldo Caiado, entonces gobernador de Goiás. También se presentó Renan Santos, dirigente surgido del Movimento Brasil Livre (MBL) y candidato presidencial del nuevo partido de derecha Missão. Ambos intentaron explotar un espacio a la derecha en competencia con el bolsonarismo y fracasaron, lo que le devolvió la iniciativa a Lula y desarticuló los intentos de instalar alternativas centroderechistas. 

Si el escenario cambió radicalmente antes, puede volver a hacerlo. Pero, en buena medida, esto depende de que la izquierda reaccione. 

Una crisis del régimen 

No estamos ante una marejada política coyuntural como las otras tantas que se sucedieron desde que Lula asumió la presidencia en 2023. Se trata esta de una crisis de una verdadera crisis del régimen. La ultraderecha está desafiando la arquitectura institucional misma, combinando sus posiciones en el Congreso y el STF con la agitación callejera y mediática. 

En el fondo opera un factor estructural: la renuencia de las élites sociales a clausurar definitivamente el ciclo golpista, oscilando entre la amnistía a los insurgentes y el freno a cualquier reforma popular. A esto se le añaden los conflictos entre el Ejecutivo y el Congreso, o entre el gobierno de Lula y el Centrão, que ya habían abierto la puerta a una suerte de «semipresidencialismo» improvisado. Esa fue la forma que asumió la «defensa del orden» incluso contra reformas democráticas moderadas y limitadas. La alianza entre el Ejecutivo y el STF favoreció la defensa de la democracia, pero la presión reaccionaria es ahora tan grande que amenaza con modificar cualitativamente la relación de fuerzas dentro del propio STF. 

Por si no fuera suficiente, la interferencia de los Estados Unidos de Donald Trump en el proceso electoral se hace cada vez más evidente, como también lo fue en Perú y en Colombia. 

Para derrotar a la extrema derecha 

La elección puede tener un desenlace terrible. Ajustar la línea para vencer en las elecciones es, por lo tanto, imperioso. Queda claro que una táctica basada en la defensa del legado del gobierno no es suficiente. 

Levantar nuevas banderas de expansión de derechos, asumir compromisos con los intereses populares y hacer promesas no es «demagogia»: debe ser una estrategia de movilización. Defender el fin inmediato de la jornada laboral «6×1» (seis días de trabajo por uno de descanso) y el límite de 40 horas semanales, el transporte público gratuito en las grandes ciudades, la regulación del impuesto sobre las grandes fortunas, la reforma agraria contra el latifundio, la prohibición de las apuestas en línea, el fortalecimiento de un Sistema Nacional de Cuidados y tantas otras causas justas será vital. 

Al mismo tiempo, será necesario mantener la firmeza frente a la exigencia de una amnistía para los responsables del intento de golpe de Estado, como señal de que no pasarán. Aquellos que, en el campo de la izquierda radical, apostaron durante los últimos años a que el centro de la táctica debía ser la «superación por izquierda» del gobierno de Lula, a partir de sus límites y vacilaciones reales pero subestimando el peligro de la extrema derecha, están ahora también ante el desafío de luchar para impedir una victoria de Flávio Bolsonaro. No se puede permitir que ocurra en Brasil lo que sucedió en Alemania con las elecciones de Sajonia-Anhalt. 

 

 

[Foto: Aaron Schwartz / Bloomberg - fuente: www.jacobinlat.com]

quarta-feira, 9 de setembro de 2026

«Ens ha commocionat»: la victòria d’AfD dispara l’alarma entre la classe política alemanya

El resultat de les eleccions de Saxònia-Anhalt, la primera victòria electoral de la ultradreta al país d'ençà de l'era nazi, marca un abans i un després en la política alemanya

El candidat de l'AfD a les eleccions de Saxònia-Anhalt, Ulrich Siegmund, durant l'acte de tancament de campanya.

Escrit per Maegan Vazquez i Mary Ilyushina 

Protegits rere les tanques metàl·liques, cobertes de cartells electorals, que s’alcen davant la seu d’Alternative für Deutschland (AfD), una multitud de simpatitzants beu cervesa i menja salsitxes tot esperant els resultats de la nit electoral més important de la història del partit ultradretà. 

Els càntics irats dels manifestants que protesten a l’altra banda de les tanques aviat queden ofegats pel començament del recompte a l’estat de Saxònia-Anhalt, a l’est d’Alemanya, on la formació instantàniament es posa en primera posició i acaba rebent, al final de la nit, més d’un 40% dels vots. 

“Hem aconseguit exactament allò que volíem. Hem fet història”, declara Ulrich Siegmund, un ex-comercial de trenta-cinc anys convertit en influenciador i candidat del partit a les eleccions, a la seu del partit a Magdeburg, la capital de Saxònia-Anhalt. El resultat, afegeix, “sacsarà tot Alemanya”. 

L’impacte, de fet, no ha trigat a notar-se més enllà del país i tot. A Berlín, Brussel·les i les capitals d’Europa, l’ascens meteòric d’AfD –un partit que els serveis d’intel·ligència alemanys han classificat formalment com a “extremista”– ha desencadenat poc menys que un terrabastall entre l’establishment polític del continent, que ha vist com un partit extremista i marginal fins fa pocs anys s’ha imposat a les eleccions d’un estat de més de dos milions d’habitants. 

AfD no va aconseguir la majoria absoluta a les eleccions d’abans-d’ahir de Saxònia-Anhalt, cosa que hauria dut un partit d’ultradreta alemany al govern per primera volta d’ençà de la Segona Guerra Mundial. Però el canvi de tendència política que exemplifica la victòria d’AfD no és pas exclusiu de l’antiga Alemanya de l’est. També es palpa a França, on Marine Le Pen, tot un pilar de la ultradreta europea, encapçala els sondatges de les eleccions presidencials de l’any vinent. 

Abans-d’ahir a la nit, a mesura que avançava l’escrutini, el president dels Estats Units, Donald Trump, deixava clar que seguia els resultats amb atenció, tot publicant una imatge a les xarxes que mostrava AfD líder tota sola, al davant de partits com ara la Unió Demòcrata Cristiana (CDU) del canceller Friedrich Merz, que va quedar en una distant segona posició i es va haver de conformar amb tan sols un 17,1% dels vots. 

El resultat fou rebut com una pedregada entre els membres del govern alemany. 

“Ens ha commocionat”, va dir Merz ahir a la premsa en referència als resultats. “M’ha commocionat a mi, personalment, i he d’admetre que és la derrota electoral més difícil que la CDU ha sofert en molt i molt de temps.” 

Merz, això sí, va provar de calmar l’ànim i va assegurar que les institucions polítiques del país eren robustes, tot i que va admetre que la CDU “no pot fer veure que no ha passat res” i va fer una crida a introduir “reformes radicals” a escala federal. 

Gran part del mèrit de l’èxit electoral d’AfD s’atribueix a Siegmund. 

“Tenim un candidat molt jove i molt entusiasta, i la gent ho valora força: és com tenir un jove Kennedy o un Charlie Kirk”, assegura Christian Buchholz, ex-diputat del partit a Berlín. “Ens hi ajuda molt i confiem que ens ajudarà a captar molts vots.” 

Fins i tot sense majoria absoluta, AfD –una formació àmpliament acusada de xenofòbia, antisemitisme i islamofòbia– podria acabar governant si la resta de formacions no es posen d’acord a l’hora de formar un govern d’unitat que l’exclogui. 

El fet que una formació d’ultradreta tingui una possibilitat real d’arribar al poder representa un moment d’inflexió en la política alemanya. D’ençà de les darreres eleccions regionals a Saxònia-Anhalt, l’any 2021, AfD ha aconseguit de duplicar el suport electoral a l’estat, un ascens que molts analistes han atribuït a la fortalesa del partit en xarxes socials com ara TikTok, cosa que permet als candidats d’apel·lar directament a les sensibilitats dels votants. 

Els greuges històrics i els envits econòmics de l’antiga Alemanya de l’est també han estat un factor clau a l’hora d’explicar el creixement del partit entre un electorat descontent amb la política tradicional i la CDU de Merz, que havia encapçalat el govern regional d’ençà del 2002. 

Eric Langenbacher, director del Programa de Societat, Cultura i Política de l’Institut Americà-Alemany, un think tank de Washington, resta importància a la victòria electoral d’AfD, tot i que admet que es pot interpretar com un baròmetre del creixement electoral del partit a escala estatal. 

“No hem de sobreinterpretar els resultats, però és clar que AfD necessitava que aquestes eleccions li anessin bé, sobretot en clau nacional”, diu. 

La copresidenta d’AfD, Alice Weidel, va celebrar ahir un resultat “de somni” per al partit i va instar la resta de partits a repensar el “tallafocs” electoral a la ultradreta, que va descriure com una “mesura fracassada”. A la resta de partits, va assegurar en una conferència de premsa ahir a la tarda, els pertocava de respectar la voluntat dels votants i ajudar AfD a formar govern a l’estat. 

Tant Weidel com el copresident del partit, Tino Chrupalla, i Siegmund van aprofitar l’ocasió per a carregar contra Merz. “Cap canceller abans d’ell no havia estat tan impopular”, va dir ahir Weidel, que va afegir que els alemanys havien “perdut la confiança” en l’establishment polític. 

Com a candidat, Siegmund ha treballat per canviar la imatge pública d’AfD. 

Durant anys, el partit s’ha escudat en eslògans irats, com ara el famós “Ja n’hi ha prou”. Siegmund, tanmateix, ha cercat de projectar una imatge més accessible del partit –i més llaminera per a les xarxes socials– mitjançant un eslògan més optimista: “Alles ist möglich” (‘Tot és possible’). 

Siegmund va néixer el 1990, poques setmanes després de la reunificació alemanya, i va passar la infància a Tangermünde, una petita i pintoresca localitat de Saxònia-Anhalt, amb els problemes econòmics de la regió com a teló de fons. 

Molts alemanys de l’est continuen descontents per les desigualtats econòmiques amb l’oest del país i per una sensació més arrelada de ser ciutadans de segona classe. 

Siegmund, unes quantes dècades més jove que no pas el candidat prototípic de la CDU, ha aconseguit d’erigir-se en la cara millennial del partit. La seva carrera política, tanmateix, va començar a la dècada del 2010 com a afiliat de la CDU, aleshores encapçalada per Angela Merkel, d’on va acabar passant al partit actual. 

Després d’anys en segon pla, Siegmund va saltar a la fama durant el coronavirus, tot aconseguint milers de seguidors lleials a còpia de denunciar restriccions sanitàries com ara el confinament, que va qualificar en el seu moment de “bogeria”, o bé l’obligació de dur màscara. Anys després, Siegmund va posar aquests dots al servei de la campanya d’AfD, tot convertint els actes de campanya en una mena de bany de masses amb els seguidors. 

La pregunta, ara, és què passarà amb el govern de Saxònia-Anhalt. 

Siegmund ha descartat governar en minoria. AfD, tanmateix, s’ha mostrat disposada a negociar un govern de coalició amb més formacions; algunes veus també han insinuat que alguns partits podrien acceptar un govern en minoria de la ultradreta. 

Els governs regionals a Alemanya tenen àmplies competències en matèria de seguretat interior, educació i cultura: AfD, de fet, ja ha anunciat que volia fer una reforma integral de la política d’educació i immigració de Saxònia-Anhalt si arriba al govern. 

El programa electoral del partit defensa legalitzar l’educació a casa, i Siegmund també ha promès que una de les seves grans prioritats serà emprendre “una ofensiva de deportacions” d’immigrants irregulars. El candidat, que sovint ha mostrat hostilitat als mitjans de comunicació tradicionals, també ha defensat d’eliminar la cadena pública de televisió de l’estat. 

Una possible aliança entre AfD i més formacions a Saxònia-Anhalt representaria l’enterrament definitiu de l’anomenat “tallafocs” amb què l’establishment polític alemany ha aïllat els partits d’ultradreta d’ençà de la Segona Guerra Mundial. Això, de retruc, podria tenir repercussions importants a escala estatal, on es preveu que hi hagi eleccions federals a tot estirar l’any 2029. La data, tanmateix, es podria avançar si la coalició de govern de Merz es trenca abans d’hora. Sigui quina sigui la data de les eleccions, els dirigents d’AfD coincideixen a situar-les com un moment clau en la història del partit, que tindrà una oportunitat d’or per a erigir-se en el nou pes pesant de la política alemanya.

 

 

[Foto: Clemens Bilan/Efe - font: www.vilaweb.cat]

O galego deixa de impartirse en Londres após 35 anos: a CIG-Ensino acusa a Consellaría e o Ministerio de "eludir" as súas responsabilidades

O Instituto Español Vicente Cañada Blanch inicia o curso 2026-2027 sen clases de Lingua e Literatura Galegas malia o compromiso da Consellaría de Educación a garantir unha solución transitoria que asegurase a continuidade do proxecto en vindeiros cursos.

Fachada exterior do Instituto Español Vicente Cañada Blanch en Portobello Road, Londres, Reino Unido. 

A CIG-Ensino responsabiliza a Xunta da Galiza e o Goberno do Estado de que por primeira vez en máis de tres décadas o Instituto Español Vicente Cañada Blanch de Londres comece o curso sen ofrecer ao seu alumnado a materia de Lingua e Literatura Galegas como optativa. 

Desde os anos 90 o galego facía parte da oferta académica do Cañada Blanch, un centro depende do Ministerio de Educación, quen mantiña un convenio de colaboración coa Xunta da Galiza, lembra o sindicato, que acusa ambas as dúas administracións de non cumprir coas súas responsabilidades.

Segundo informa nun comunicado dirixido aos medios, o subsecretario de Educación, Santiago Roura, confirmou á central nacionalista que o Ministerio decidiu "por problemas con intervención" non renovar este convenio. O Goberno galego comprometeuse entón a asumir só durante o curso 2026-2027 o salario dunha persoa docente e o complemento de estranxeiría que até entón sufragaba o Ministerio se finalmente, despois, este garantía de novo a continuidade do programa nos vindeiros cursos. 

Neste sentido, a Xunta anunciou o paso mes de agosto que acadara este compromiso co Ministerio e que se manterían as clases de maneira transitoria durante o presente curso ao tempo que se adiaba para o vindeiro a convocatoria dunha praza docente para ser cuberta de forma definitiva. "Todo isto nun contexto no que 40% do alumnado matriculado na ESO, arredor de 40 estudantes tiñan formalizada a matrícula nesta materia", precisa a CIG-Ensino.

Porén, censura agora, "aínda que a Consellaría de Educación convocara en xuño de 2025 a praza para o curso 2025-2026, cun nomeamento que podía renovarse anualmente até un máximo de cinco anos, a realidade é que non se fixo efectiva a súa continuidade máis alá do primeiro ano" e, dado que no actual tampouco se vai ofertar, a CIG-Ensino aventura que "desaparecerán as clases de galego pola falta de compromiso de ambos gobernos".

"Desleixo" da Xunta

O sindicato aféalle especialmente á Xunta que noutros conflitos que mantén co Goberno do Estado, como o das persoas auxiliares de conversa estranxeiras, si busque unha solución e anuncie un programa galego propio. "Semella que a nosa lingua non merece o mesmo trato, tendo en conta que se trata dunha única praza docente".

A CIG-Ensino lamenta que "se perda un dos principais espazos de ensino e de divulgación da nosa lingua entre a comunidade galega do Reino Unido", que lle viña outorgando un "indiscutíbel prestixio". "É innegábel a perda de competencia e uso do noso idioma entre a poboación escolar e este é, polo tanto, outro dos efectos colaterais da falta de vontade política da Administración galega en prol do galego".

A central nacionalista sinala o desinterese por parte do Ministerio, do que di agardar "pouco", e castiga indiferenza da Xunta, da que "polo que se ve, non podemos agardar máis". "Isto demostra que a súa política lingüística é mera propaganda e cando se trata de feitos o galego é segundo prato", afirma.

Con todo, a CIG-Ensino esixe que se resolva a situación nomeando transitoriamente unha persoa docente sufragada, ben sexa pola Administración española ou pola galega, e convocando a praza para futuros cursos coa maior axilidade posíbel.

 

 [Foto: Jason Enright - fonte: www.nosdiario.gal ]

terça-feira, 8 de setembro de 2026

“Miroirs No. 3”: o gesto e o resto

Miroirs No. 3 (2025), de Christian Petzold

Escrito por Daniela Rôla 

“A simplicidade é a complexidade resolvida.”

Constantin Brâncusi

Era uma vez… uma jovem chamada Laura, que viajava de carro com o namorado por estradas tranquilas. No caminho, algo muito triste aconteceu, e Laura ficou sozinha e perdida, sem saber para onde ir.

Uma senhora chamada Betty encontrou Laura e levou-a para sua casa, que ficava num lugar calmo, com árvores, silêncio e rotinas simples. Betty cuidou dela com atenção, deu-lhe comida, descanso e um lugar seguro para ficar.

Laura conheceu também o marido e o filho de Betty. Aos poucos, todos aceitaram Laura, e ela passou a ajudá-los nas pequenas tarefas do dia a dia. Juntos, comiam, trabalhavam e partilhavam o tempo, quase como se fossem uma família.

Mas aquela casa escondia uma tristeza antiga, e Laura percebeu que, ao estar ali, fazia os outros lembrar alguém que já tinha partido. E compreendeu que não podia ocupar esse lugar.

Então, quando chegou a hora, Laura partiu também. Voltou à sua cidade, sentou-se ao piano e tocou. A música não apagou a tristeza, mas mostrou que ela podia continuar.

Miroirs No. 3 (2025) poderia ser um conto infantil, no tom leve que acima se sugere. Christian Petzold conta esta história sem ornamentos, sem excessos, quase em voz baixa. O que acontece é mínimo – alguém perde, alguém acolhe, alguém parte – mas é precisamente nessa simplicidade que o filme toca algo de essencial. Ao retirar o dramatismo, a necessidade de explicar tudo e a psicologia barata, Petzold deixa a descoberto gestos elementares: cuidar, permanecer, deixar ir. O filme parece pequeno, nos seus 86 minutos e na sua escala, quase frágil, mas é exactamente aí que reside a sua força: como os contos, fala de algo que todos conhecemos antes das palavras.

A história de Laura (Paula Beer) corre como um conto para crianças, despojado de pormenores supérfluos. Mas, como no tema de Ravel que lhe empresta o nome, Miroirs No. 3 não é simples por ser pobre, mas por ser rigoroso: cada gesto, cada silêncio e cada rotina quotidiana funcionam como ondas que vão e vêm, reflectindo perdas, ausências e pequenas presenças.

O filme integra o elemento do ar, sugerindo liberdade, respiração e espaço entre as personagens, como se cada gesto e cada olhar fossem movimentos atmosféricos que atravessam o cenário e ligam passado, presente e memória. Essa simplicidade é sofisticada: ela permite que a narrativa, aparentemente leve como o vento, toque algo universal sobre a experiência humana, funcionando como um espelho onde o espectador se reconhece.

A ideia de reflexo está ainda na forma como cada personagem funciona como espelho do outro: Laura vê em Betty (Barbara Auer) a dor da perda; Betty vê em Laura a presença da filha; o marido e o filho veem nelas uma forma de relacionarem-se com a perda. Mas também no seu interior o filme encerra outros espelhos, de situações, de figuras, de objectos, de gestos. Se Jacques Demy concebia a exuberância de cor e de música como enigma para encerrar o essencial não dito, Petzold consegue fazer algo de semelhante sob um manto de ascetismo bressoniano.

O espelho manifesta-se também em relação a outros filmes do realizador alemão, em particular aos que integram a parte inicial da sua sequência dos elementos:  Undine (2020), – água – e Roter Himmel (Céu em Chamas, 2023) – fogo. Neles é possível encontrar objectos que dialogam entre si (a máquina de lavar a roupa de Rotter Himmel e a máquina de lavar a louça de Miroirs No. 3), bem como sons mínimos, distintos, que assumem protagonismo (os mosquitos num filme, os pássaros no outro).

São gestos que se reiteram, tanto no interior de cada filme como de filme para filme – o andar de bicicleta, o olhar através da janela, o gesto de virar a cabeça para trás, o carro que acelera, as peças de roupa, ou ainda, no contexto de Miroirs No. 3, as frases recorrentes (“esqueci-me da carteira”; “eles devem querer estar sozinhos”) ou o olhar frontal dirigido à cortina da janela do apartamento.

A natureza toma forma no ar, que é, por definição, ausência de forma. Parece confuso? Na verdade, é de uma extrema simplicidade: um artifício que opera de modo singelo – mais uma vez, o contrário do artifício – para contar uma história.

São os pequenos ruídos do quotidiano que provocam ou traduzem uma hipersensibilidade: o tilintar dos pratos e talheres, os passos que fazem ranger o soalho, o som distante das obras no terreno da oficina. Em contraponto, surgem os grandes ruídos que se impõem e perturbam: o acidente de automóvel, a explosão da máquina de lavar a louça.  

A progressão narrativa opera, assim, com recurso a pequenos nadas, a sinais quase imperceptíveis. Assistimos à recomposição de um casal que se havia afastado e que agora caminha de mãos dadas, furtando-se a outros olhares; vemos Betty tornar-se mais bela, mais cuidada, mais sofisticada na sua forma de vestir.  

Acompanhamos Laura e Betty no processo de recuperação de um trauma, cada uma habitada pelos seus próprios fantasmas, ligadas por uma entreajuda inconsciente. O trauma de Laura não decorre apenas da perda do namorado; note-se que existe já nela uma perturbação anterior ao acidente. As duas mulheres relacionam-se sem saberem – e sem que saibamos nós, espectadores – de que matéria é feito o seu passado, quem são fora daquele encontro. Apresentam-se como uma “folha limpa”, sem qualquer carga prévia, uma perante a outra. São, simplesmente, duas mulheres que se relacionam. 

Estamos no território dos vivos, dos fantasmas, dos sonhos? Desde logo, o nome Laura evoca a personagem homónima de Gene Tierney, que regressava ao mundo dos vivos quando Dana Andrews despertava de um sonho. A Laura de Paula Beer sobrevive miraculosamente a um grave acidente de viação, com o automóvel abandonado na natureza como se fosse uma instalação artística, um corpo estranho que remete para o prodigioso Les choses de la vie (As Coisas da Vida, 1970), de Claude Sautet, com as longas divagações mentais do moribundo Michel Piccoli. Mas Miroirs No. 3 é também um parente próximo de Yella (2007), o que nos coloca, enquanto espectadores, num estado de desconfiança desde o momento do acidente, numa incerteza da realidade.

O encontro entre Laura e Betty (já depois daquele primeiro reconhecimento, uma fugaz troca de olhares quando Laura seguia no automóvel) ocorre num mundo estranho, despojado, num minimalismo quase opressivo, marcado pelas ausências de som, de objectos, de pessoas – de passado! – que exacerba tudo aquilo que está presente. A simples tarefa de pintar uma cerca adquire a dimensão de uma tarefa de uma vida.

Há algo que é difícil de agarrar, está lá e não está, sem que saibamos explicar o que torna este ambiente, desprovido de grandes ornamentos, tão irreal (e neste ponto se reforça o paralelismo com Yella). O ornamento é crime, diria Adolf Loos. Laura e Betty são duas mulheres suspensas entre a vida e a morte, num lugar da vida que roça a loucura. Esse isolamento em relação ao mundo (uma espécie de esclarecimento superior) torna possível a comunicação entre ambas, abrindo um espaço de compreensão e empatia.

Durante um longo período, o filme pertence quase integralmente a estas duas mulheres. Os homens (“os meus homens”, como afirma Betty) apenas entram em cena mais tarde, convocados pela iguaria preparada por Laura, as célebres Königsberger Klopse.

Em Petzold, o ofício de representar passa pelo corpo, por uma fisicalidade vincada que aqui se afirma de forma exemplar. A maneira como cada personagem caminha torna-se expressiva: Laura, titubeante no início, vai ganhando firmeza; Max (Enno Trebs) move-se como um adolescente em ponto grande; Betty, por vezes, parece pairar, deslocar-se como se fosse impelida apenas pelo sopro do vento.

Neste micromundo, perdido na vastidão da paisagem campestre, a câmara encontra espaço apenas para os quatro rostos que compõem esta família inquinada – Betty, Max, Richard (Matthias Brandt) e Laura, que vem ocupar o lugar da filha. Quando os quatro se encontram no alpendre da casa, os vizinhos espreitam; a sua arrogância é palpável, mas deles pouco mais vemos do que um pequeno rosto que se perde na tela. São rostos imaginados, ainda assim não menos agressivos, tanto no modo abusivo como observam uma casa que não lhes pertence, como na forma como julgam aquela família. 

A pergunta a que ambas as mulheres, Laura e Betty, procuram dar resposta é, afinal, a mesma: como recuperar de um trauma? Uma interrogação que tanto vale para um indivíduo como para uma nação – regressando, assim, aos múltiplos jogos de espelhos do filme. No final, a recuperação do trauma assume a forma de um gesto de extrema simplicidade: o olhar de Laura, que volta a deter-se na janela do seu apartamento, tal como no início do filme. A cortina de uma outra janela, a da casa que ela abandonou, conservava o grão próprio de uma cópia de película riscada após muitos visionamentos, carregada de passado. Mas é nesta casa que renasce uma vitalidade nova, uma confiança num futuro possível.

★★★★☆

 

 

[Fonte: www.apaladewalsh.com]