terça-feira, 13 de janeiro de 2026

« Contraire à l’esprit de notre langue » : l’Académie française s’oppose au Conseil d’État sur l’écriture inclusive

L'Académie française a fermement contesté une récente décision du Conseil d'État concernant l'usage de l'écriture inclusive dans l'espace public. L'institution dénonce une pratique nuisible à la clarté et au patrimoine linguistique national. Elle s'oppose ainsi au maintien de plaques commémoratives utilisant le point médian à l'Hôtel de ville de Paris.

L'Académie française

Écrit par Valentin Solier

La plus haute juridiction administrative française a rejeté, le 31 décembre dernier, le pourvoi de l’association Francophonie Avenir. Cette organisation exigeait le retrait de deux plaques installées à l’entrée de l’hémicycle du Conseil de Paris. L’Académie française a réagi vendredi par une « protestation solennelle contre l’option retenue » par le Conseil d’État.

Un conflit juridique sur la forme

L’association Francophonie Avenir avait sollicité Anne Hidalgo, maire de Paris, dès la fin de l’année 2021 pour enlever ces inscriptions. Les plaques mentionnent notamment « les président.e.s du Conseil de Paris » et « les conseiller.e.s de Paris ayant accompli plus de 25 ans de mandat ». Le tribunal administratif puis la cour d’appel ont débouté l’association.


Le Conseil d’État a confirmé qu’aucune « erreur de droit » n’avait été commise par les juges précédents. La justice estime que l’écriture inclusive ne constitue pas « l’usage d’une autre langue que le français ». Selon cette interprétation, le point médian relève d’une graphie spécifique et non d’un idiome étranger comme l’espagnol ou l’italien.

La défense de la langue par l’Académie

L’Académie française rejette vigoureusement cette analyse juridique. Selon l’institution, ces procédés sont « contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue ». Les académiciens considèrent que cette pratique « porte une atteinte grave à (la) dimension patrimoniale » du français.


Le cardinal de Richelieu a fondé l’Académie en 1635 pour fixer des « règles certaines à notre langue ». Sa mission historique consiste à la rendre « pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ». Pour remplir ce rôle, l’institution élabore un dictionnaire et définit les normes orthographiques officielles.

 

[Photo : RICCARDO MILANI/Hans Lucas/AFP via Getty Images - source : www.epochtimes.fr] 

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