sábado, 27 de outubro de 2018

30 secondes pour traduire en chinois 300 pages d'un livre anglais

La mode est donc aux machines qui traduisent, en faisant preuve d’une rapidité sans pareille et d’une efficacité étonnante. Un nouveau cas est annoncé : ce logiciel qui vient de réaliser un passage de l’anglais au chinois en 30 secondes, avec une pertinence fulgurante.



Écrit par Clément Solym


Que la machine parvienne à traduire plus vite que l’homme, la chose est entendue : le cœur des problématiques réside surtout dans le rendu de la traduction. Google Translate, connu de tous, fait certes des progrès constants, mais demeure fragile. Au mieux, l’outil offre une compréhension parcellaire.

Pour autant, le livre de 300 pages écrit par Srinivas Mahankali, d’une longueur de 100.000 mots, vient d’être traduit en 30 secondes par un logiciel. La traduction de l’anglais au chinois s’est effectuée, annonce-t-on, avec une précision de 95 %. 

Youdao AI, le petit nom d’amour du programme, bat donc à plate couture l’action humaine. Selon l’éditeur du livre, une pareille traduction aurait pris environ six mois, avec les coûts associés. Mais en travaillant depuis la traduction automatisée, il n’aura fallu qu’une semaine à l’éditeur pour nettoyer le texte.

Le logiciel avait été présenté lors de la Foire internationale du livre de Beijing : bien entendu, le travail de passage d’une langue à l’autre a été réalisé sur un texte de non-fiction, où l’ordinateur sera évidemment moins mis en défaut que face à un texte littéraire.

Loin de mettre les traducteurs au chômage, expliquaient ses concepteurs, il pourrait s’avérer un allié précieux avec le temps. Justement pour en gagner. Avec le risque d’uniformisation des œuvres traduites, bien entendu – sur le même principe de ce que les GPS proposent tous le même trajet optimisé aux conducteurs.

L’ouvrage de Srinivas porte par ailleurs sur le blockchain, un sujet qui suscite un véritable intérêt en Chine. Pour l’Inde, indique-t-il, qui compte près de 1000 langues, un pareil système pourrait s’avérer très utile. 

« Les éditeurs chinois étaient très désireux de traduire mon ouvrage sur la blockchain, car ils voulaient faire connaître cette technologie dans leur langue », poursuit l’auteur. 



[Photo : thierry ehrman, CC BY 2.0 - source : www.actualitte.com]

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