segunda-feira, 28 de maio de 2018

Philip Roth, un visage de l'Amérique

Géant de la littérature américaine, toujours évoqué pour le Prix Nobel, sans jamais l’obtenir, Philip Roth est mort. À 85 ans, il aura capté l’anxiété existentielle autant que sexuelle du mâle américain de la seconde moitié du XXe siècle.



Écrit par Victor De Sepausy 

Il est assurément l’un des romanciers les plus primés de l’Amérique, avec deux National Book Awards, trois PEN/Faulkner Awards, et, bien sûr, un Pulitzer, pour Pastorale américaine, en 1998. Le livre fut adapté en 2016 par Ewan McGregor pour le cinéma. 

Né à Newark, dans le New Jersey, il était originaire d’une famille juive américaine partie de Galice, région autonome d’Espagne. Il publia 25 ouvrages au cours de sa carrière littéraire, mettant en scène son alter ego, Nathan Zuckerman. C’est en plongeant dans l’examen des relations humaines et de la vie juive aux États-Unis que Roth a fait son chemin littéraire. Et quelle voie !

Il travailla durant des décennies pour le New Yorker, qui le publia pour la première fois en 1958. Vingt et un ans plus tard, il fit paraître l’intégralité de son roman, The Ghost Writer, au fil des numéros. 


 
Au cours des dernières années, et notamment dans cette annonce fracassante en 2012, Philip Roth s’était fait rare. Son entrée dans la Pléiade en octobre 2017 compte parmi les derniers grands événements éditoriaux en France. Il avait décidé de prendre sa retraite, considérant qu’il n’avait plus rien de mieux à offrir au public.

« Je me porte très bien sans écrire », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « Quelqu’un aurait dû me le conseiller plus tôt. »

Dans un entretien de 2010, il avait assuré à Reuters : « Écrire un livre résout tous les problèmes. Vous ne pensez pas à votre place dans tel ou tel prix, ni aux critiques, aux commentaires, ou à quoi que ce soit. Ce sont les dernières choses que vous avez à l’esprit, parce que c’est le travail qui vous tient. » Tout était dit.

Selon l’agent littéraire, Andrew Wylie, Roth est décédé d’une insuffisance cardiaque congestive. 

[Source : www.actualitte.com]





Avec Goodbye, Columbus, son premier ouvrage paru en 1960, c’est justement cette identité juive qu’il interroge. Le décor est celui, mouvementé, des années 60 et 70. Cette approche le mettra souvent en parallèle avec les films de Woody Allen, mais ses romans n’ont jamais été des comédies. Pour autant, avec Our gang, il livrait une satire surréaliste, s’attaquant à l’administration Nixon, peu de temps avant que le Watergate n’éclabousse l’Amérique.


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