sexta-feira, 25 de maio de 2018

Les anglicismes au Québec, plus vivants que jamais

Publié par s1allard

Ce 24 mai 2018, date à laquelle s’ouvre un colloque sur les anglicismes au Québec à l’Université de Sherbrooke, on pouvait lire dans le Journal de Montréal en ligne un article portant le titre:
Tanné, ce Québécois envoie sa Porsche Cayenne à la scrap
Ce même jour, on pouvait également lire dans le journal Le devoir une chronique intitulée:
Le mythe start-up, episode 4 – Les concours. S’inscrire à un concours de «pitchs» et y perdre 3000$
Je ne connaissais pas les concours de pitchs mais il m’a suffi de fouiller un peu dans le Web pour découvrir qu’il y en a plein à Montréal. Un des plus célèbres est le Startup Pitch Challenge de Montréal organisé par Défi Montréal. On trouve d’ailleurs sur le site de ce dernier la publicité pour un Concours Elevators Pitchs.
Si j’évoque encore une fois le sujet plutôt ennuyant des anglicismes dans le français québécois, c’est pour souligner ce rapport amour-haine des locuteurs québécois avec les anglicismes.
D’une part, des éléments de la population, notamment les professionnels de la langue – traducteurs, rédacteurs, journalistes, professeurs de français et amateurs de la belle langue à la retraite, tous sous la houlette de l’Office québécois de la langue française –, ne cessent de dénoncer les anglicismes. La preuve en est ce colloque actuel sur le sujet après un autre colloque important en 2016 à Québec.
D’autre part, il est évident que beaucoup de Québécois, y compris les journalistes et en particulier les spécialistes de la publicité et la communication, ne se gênent pas pour utiliser à tire larigot les anglicismes tant décriés.
Comment expliquer à la fois la prolifération des anglicismes et la multiplication des efforts pour les éradiquer? Je n’ai pas toute la réponse mais je crois en tenir un élément.
Tout se passe comme si plus on les dénonce, plus on les utilise. C’est d’ailleurs exactement ce que j’ai toujours prétendu. Le fait de dénoncer constamment les anglicismes a comme effet secondaire de les répandre dans la population.
Ce n’est donc pas étonnant de constater que la très grande majorité des anglicismes dénoncés il y a a peine 50 ans sont toujours bien vivants. Bien sûr des mots liés à certaines technologies disparaissent. Qui se souvient des Walkmans ou des disquettes? En même temps, plein de nouveaux mots ou nouveaux usages entrent dans la langue avec les nouvelles technologies et les innovations de tout ordre.



[Source : etatslangue.wordpress.com]

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