segunda-feira, 6 de novembro de 2017

Le photographe Martin Linster n’est plus

On se souviendra de Martin Linster comme du photographe qui n’aimait rien tant que de surprendre avec un œil acéré pour tourner autour de ses sujets. Il se plaçait là où les autres photographes de presse n’allaient pas, jouait avec les contrastes et les flous, imaginait des cadrages non conventionnels toujours pour mieux servir une idée, un sujet, un message. Toujours en noir et blanc et en argentique.
Né au Congo en 1956, Martin Linster a commencé la photographie à l’âge de 18 ans à travers plusieurs apprentissages. En 1997, il travaille pour le Gréngespoun, prédécesseur du Woxx, mais c’est surtout dans les pages du Lëtzebuerger Land qu’il se fait rapidement connaître, devenant la véritable signature visuelle de l’hebdomadaire où il travaillera jusqu’en 2011.
L’émotion suscitée par l’annonce de sa disparition sur les réseaux sociaux montre à quel point Martin Linster était apprécié, notamment des photographes plus jeunes à qui il dispensait volontiers conseils et encouragements.
Son engagement l’a mené à faire des reportages en Bosnie, au Malawi ou auprès des réfugiés. On doit à Martin Linster plusieurs publications et expositions, à la galerie Nosbaum & Reding ou dans le cadre du Mois européen de la photographie, par exemple.

[Photo : Patrick Galbats/archives - source : www.paperjam.lu]

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