segunda-feira, 17 de abril de 2017

Utiliser ses émotions pour ne plus être utilisé par elles et profiter pleinement de la vie

Cet article invité a été écrit par Coralie Thomas du blog tupeuxlefaire.com

Connaissez-vous le pouvoir de vos émotions ? Avez-vous l’impression qu’elles vous dominent ? Qu’elles vous manipulent ? Ou prêtez-vous plutôt attention aux indications qu’elles vous envoient ? Nos émotions sont de précieux alliés. C’est lorsque nous les nions que nous pouvons avoir l’impression d’en être le jouet. C’est parce que nous ne les écoutons pas que nous avons la sensation de les subir.

Je vous invite à présent à découvrir leurs rôles et leur fonctionnement. Vous pourrez ainsi en faire des guides pour vous libérer et vous épanouir davantage.


Prêts pour une petite visite à l’intérieur de vous-mêmes ?! Alors, commençons par le commencement…

Qu’est-ce qu’une émotion ?
C’est un ressenti. Il peut être agréable, désagréable, parfois neutre. Nous pouvons exprimer ce que nous ressentons en termes d’énergie légère ou lourde, dense ou subtile, fermée ou ouverte.

Exemples d’émotions négatives : colère, tristesse, peur, rejet, anxiété, apathie, honte, culpabilité, dégout, etc.
Elles nous font nous sentir mal : lourdeur, fermeture, malaise, oppression, poids sur les épaules, tension palpable, haine, vide d’énergie, stress négatif.

Les émotions négatives nous tirent vers le bas et attirent des émotions de même nature dans un cercle vicieux. Si nous en prenons conscience, nous pouvons voir ce qu’elles nous indiquent et changer d’énergie.


Exemples d’émotions positives : Joie, satisfaction, gaité, sérénité, appréciation, enthousiasme, surprise, etc.
Elles nous font sentir du bien-être et du plaisir : légèreté, insouciance, dynamisme, ouverture, expansion, liberté, clarté, entrain, motivation.

Les émotions positives nous hissent vers le haut et ont la faculté de nous aider à dépasser les obstacles et les difficultés. Leur légèreté est libératrice. Elles nous conduisent vers notre vraie nature (l’amour et la sérénité) située au-delà des émotions positives.


Nous ne naissons pas avec notre mode d’emploi. Nous apprenons sur le tas ! Nous mimons les us et coutumes de notre entourage familial, culturel, social, religieux. Et en matière d’émotions, nous sortons à peine de l’âge de pierre !

Les émotions ont été réprimées au fil de l’évolution humaine. Leur expression a été longtemps considérée comme un manque de maitrise de soi, l’exhibition impropre de quelque chose d’intime ou un aveu de faiblesse. Aujourd’hui, l’heure est semble-t-il à l’excès inverse : mea culpa publics, expressions artistiques provocatrices, confession des personnalités politiques. Bref, plus de limites.

Qu’est-ce qui pourrait donc nous permettre d’arriver à une maturité émotionnelle ? Qu’est-ce qui pourrait faire que nous ne considérions plus nos émotions comme un problème, mais juste comme un signal ?

Vous avez dit signal ?

À quoi servent les émotions ?

1. Elles nous permettent de ressentir et prendre conscience.
Si nous n’avions pas d’émotions, nous n’aurions que nos pensées ou nos sensations physiques pour expérimenter. Difficile à imaginer, n’est-ce pas ?

Nous avons donc plusieurs plans d’expérience qui sont reliés : l’esprit (les pensées), les émotions (ressenti), les sens et les sensations corporelles (ressenti physique). L’esprit est subtil et invisible. Le corps est visible, palpable et dense. Les émotions font le pont entre l’esprit et le corps.

2. Je compare les émotions à des panneaux indicateurs ou un tableau de bord.
Les émotions nous indiquent en effet plusieurs types d’informations :
  • La nature de nos émotions nous signale ce dont nous avons besoin pour rester en vie et nous épanouir. Elles nous informent si nos besoins sont comblés ou pas. Un bébé sourit aux anges lorsqu’il est bien ou pleure lorsqu’il a faim. Ses ressentis s’expriment spontanément, sans le contrôle de la pensée.
  • Elles nous signalent si nous sommes en accord avec nous-mêmes ou non. Par exemple, s’il y a un décalage entre ce à quoi nous aspirons et ce que nous exprimons, nous ressentons de l’apathie. Si j’accepte alors que je n’ai pas envie de faire telle ou telle chose, j’aurais des pieds de plomb.
Lorsque nous ne respectons pas nos besoins profonds et notre intégrité, les émotions négatives nous rappellent à l’ordre.
  • Des émotions récurrentes (qui s’installent jusqu’à faire partie de notre façon d’être) nous informent de la présence de blocages émotionnels anciens. Il peut s’agir d’émotions refoulées, car non acceptées par nous-même ou notre entourage (ne pleure pas, ne soit pas triste, c’est mal d’être en colère). Une personne peut ainsi devenir colérique parce qu’elle s’est interdit de reconnaitre sa colère dans le passé.
Il peut aussi s’agir d’émotions trop intenses et ingérables au moment des faits (deuil, violence, chocs, humiliation, danger extrême). Une émotion qui ne peut être vécue ou exprimée reste bloquée en soi et attire des circonstances qui la réveilleront pour qu’elle soit libérée. Par exemple, si enfant j’ai perçu la remarque d’un professeur comme humiliante sans pouvoir l’exprimer, l’émotion est restée bloquée et sera réactivée à chaque fois que j’interpréterais une situation ou une relation comme humiliante… jusqu’à ce que je la reconnaisse pour la gérer.

Vous vous en doutez déjà, nous avons tous des blessures inconscientes. En effet, lorsque nous sommes enfants, nous n’avons pas de recul ni de discernement. Nous ne savons pas gérer nos émotions ni les agressions. D’après vous, comment nous protégeons-nous ?

Nous nous créons des carapaces. Sorte de blindage qui finit par craquer ou qui peut s’exprimer au travers d’une maladie. Autre solution très répandue : se couper de son ressenti. Dans ce cas, les émotions ne peuvent plus jouer leurs rôles. Elles nous contrôlent. Elles s’accumulent. Elles créent des dysfonctionnements et du mal-être. Enfin, une autre pratique très fréquente consiste à jouer des rôles (faire semblant), pour faire comme si tout allait bien. Les conséquences sont identiques.

Ces situations vous sont-elles familières ?
  • Une goutte d’eau vous fait exploser et déverser toute la colère accumulée depuis des mois.
  • La peur vous fait perdre le contrôle de vos paroles et de vos actes.
  • Vous regrettez de vous faire du mal ou de blesser les autres lorsque le trop-plein de vos émotions jaillit soudainement.
  • Vous constatez que vos relations et la réalisation de vos souhaits les plus chers sont compromises par l’emprise de vos émotions.
  • Vous ne comprenez pas pourquoi vous n’arrivez pas ressentir la joie naturelle de vivre.
Évidemment, nous sommes tous concernés à différents degrés.

3. Nos émotions nous fournissent l’énergie de l’action… ou pas.
Par exemple, quand je fais ce que j’aime, je ressens de l’enthousiasme. Cette émotion est le carburant de mes actions : je travaille avec dynamisme sans compter mes heures. Quand je fais quelque chose qui ne me correspond pas, je me sens vidée (sans énergie). Je traine les pieds.

Quelle est la source de nos émotions ?
Avant que notre mental se développe, nos émotions viennent des besoins instinctifs (amour, nourriture, soins, hygiène, protection). Les émotions du bébé s’expriment spontanément. N’ayant aucune défense, il peut aussi vivre des chocs qui resteront stockés dans son inconscient lorsque sa survie et son intégrité sont menacées.

Une fois que nous sommes en mesure de nous contrôler, vers l’âge de 7 ans, nos émotions peuvent être retenues ou refoulées selon les valeurs ou les interdits de notre entourage. Nos émotions sont alors dictées par nos pensées, nos interprétations, notre jugement, bref notre réalité qui est subjective (différente pour chacun).

On ne voit pas la réalité comme elle est, on la voit telle que nous sommes. Nous sommes le produit de nos croyances, de notre histoire, de nos blessures, de notre sensibilité.
Une fois adultes, nous ne pouvons pas laisser nos émotions jaillir à la manière d’un nourrisson. La vie en communauté serait invivable et tournerait au pugilat ! Le contrôle et l’apprentissage de limites sont indispensables. C’est ce qui fait que nous pouvons interagir avec les autres. Cependant, retenir ses émotions ou les nier, pose d’autres problèmes, comme nous l’avons vu.

Comment gérer nos émotions ?
Afin de pouvoir vivre avec les autres, respecter nos besoins et nous épanouir, nous devons simplement nous servir de nos émotions. C’est-à-dire les écouter, les reconnaitre, prêter attention à leur message, agir pour retrouver la paix et l’harmonie. À chaque instant, nous pouvons nous demander :
  • Qu’est-ce que je ressens ? (prendre conscience)
  • Quel est le nom de cette émotion : honte, colère, peur, tristesse, apathie, joie, etc. ?
  • Qu’est-ce qui l’a généré ?
  • Qu’est-ce qu’elle veut me dire ?
  • Est-ce que je peux changer quelque chose pour retrouver le calme et la sérénité ? (mes pensées, mon regard, mon interprétation, mes actions, le respect de mes besoins). La réponse est toujours oui.
Pour qu’une émotion se dissolve ou cesse son emprise, nous devons l’accepter, l’accueillir, éventuellement la partager (en parler), l’exprimer d’une manière ou d’une autre (support artistique, sportif, etc.) Ensuite, il est nécessaire de changer quelque chose dans notre vision et notre comportement en fonction de son message. Dans le cas contraire, elle refera surface.

Par exemple, je me sens rejetée en fonction de mes critères (croyances et interprétations). Et cela me rend triste, dépressive, déçue, etc. Je peux alors reconnaitre ce sentiment et le nommer pour prendre du recul. Je peux ensuite en parler, l’exprimer pour désactiver la charge énergétique en moi. Enfin, je peux changer de regard sur moi, apprendre à m’aimer, car le sentiment de rejet signale que je me rejette moi-même (manque d’estime). C’est ce que cette expérience tente de me montrer.

En plus de ces questions, je vous invite à prendre 5 minutes par jour, pour simplement observer votre ressenti. Sans juger. Sans étiqueter. Sans vous laisser embarquer par les pensées ou les émotions. Juste observer. Reconnaitre. Accueillir.
  • Installez-les assis, le dos droit, les pieds à plat dans le sol.
  • Fermez les yeux.
  • Détendez vos épaules et votre visage. Laissez reposez vos mains sur vos cuisses.
  • Observez simplement en tournant votre attention vers l’intérieur.
  • Concentrez toute votre attention sur ce que vous ressentez, et y revenir à chaque fois que vous constatez que vous vous êtes fait happer par une pensée ou une émotion.

Cultiver des émotions positives
En plus de pouvoir gérer nos émotions, nous avons la possibilité de transformer notre vie grâce à nos pensées et nos émotions. Comment est-ce possible ?

Notre cerveau et notre corps fonctionnent selon la façon dont ils sont conditionnés. Un enfant qui vit dans un milieu multiculturel parlera naturellement plusieurs langues, c’est ce qu’il a appris. Si un adulte s’entraine à courir 3h par jour, il développera le physique pour l’endurance. De la même façon, nous pouvons entrainer notre mental en cultivant des émotions positives. 

À la longue, elles changent nos perceptions. Elles nous aident à dépasser nos blessures. Elles nous rapprochent de l’unité, au-delà des opposés (négatif/positif, agréable/désagréable, bien/mal).
Nous pouvons donc nous entrainer à ressentir de la gratitude, de l’amour (en l’exprimant à ceux qui nous sont chers), de la gaité (par l’humour, l’autodérision), de l’enthousiasme (en faisant ce que nous aimons), la curiosité (en nous ouvrant à ce que nous ne connaissons pas, en apprenant). Nous pouvons choisir des activités et des supports pour choisir de ressentir ces émotions :
  • Les moments passés en famille ou avec ses amis pour exprimer l’amour.
  • Voir un film drôle au moins une fois par semaine, écouter un humoriste sur sa chaine préférée chaque jour, faire une thérapie par le rire.
  • Se pousser à découvrir quelque chose de nouveau chaque semaine ou choisir d’apprendre régulièrement de nouvelles disciplines.
  • Ressentir la gratitude, chez soi, deux fois par jour, etc.

À retenir
Les émotions sont nos alliés dès que nous :
  • les reconnaissons,
  • les acceptons quelle que soit leur nature (être curieux-se et patient-e avec elles !)
  • les écoutons (cf. questions et exercices proposés),
  • les exprimons sans nous juger,
  • partageons nos vraies émotions, sans les nier, les cacher ou jouer un rôle,
  • cultivons des émotions positives.
Elles nous indiquent :
  • si nous respectons nos besoins,
  • comment y répondre,
  • comment être nous-même,
  • comment trouver le chemin de l’unité et de la joie de vivre.


Ces informations vous ont-elles été utiles ? Aviez-vous conscience que vous aviez un tableau de bord de précision en vous ? Quelles sont les pratiques que vous pourriez appliquer maintenant ? Vous pouvez partager vos réponses dans les commentaires.


Coralie Thomas, je suis thérapeute, auteur de deux ouvrages (Vivre simplement et Enquête de soi) et de Tupeuxlefaire.com où j’accompagne les gens à réaliser leurs rêves.


[Source : www.habitudes-zen.net]

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