quarta-feira, 19 de abril de 2017

Barbet Schroeder à l’honneur au Centre Pompidou et chez Carlotta

Sous le titre « La personne Barbet Schroeder« , le Centre Pompidou rend hommage à un très grand homme du 7e art : acteur (chez Rouch, Rivette, Chéreau), producteur (fondateur des films du losange) et réalisateur éclectique, Barbet Schroeder est une « personne » à découvrir bien au-delà de son film le plus mythique More. Des cinémas à découvrir autour d’un seul homme surdoué, qui sera présent, du 21 avril au 11 juin 2017.

Écrit par Yaël Hirsch
schroeder
A noter : Barbet Schroeder donnera une master class le 13 mai.
A l’honneur à Cannes en 2015 avec une avant-première son dernier film Amnesia et une projection de More, son film mythique qui a révélé au monde les beauté d’Ibiza (et un peu moins les méfaits de la drogue), Barbet Schroeder est une personne surdouée et transversale. Né en Colombie, de langue maternelle allemande et pilier du cinéma français depuis les années 1960, Barbet Schroeder joue pour les plus grand et propose en tant que réalisateur un cinéma très éclectique. Alors que tous ses films passeront au Centre Pompidou, Carlotta réédite 6 de ses films qui prouvent qu’entre documentaire et fiction, Colombie, France et Ouganda, du SM à l’avocat des bourreaux nazis, souvent accompagnée par sa muse Bule Ogier – mais pas toujours, Barbet Schroeder est juste génial et inclassable.
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Dans de coffret aux films restaurés et aussi en blu-ray, l’on retrouve le mythique Maîtresse (1976) où Gérard Depardieu sexy en diable, tombe sur Bulle Ogier, dominatrice en chef. Histoire d’amour folle, le film n’a pas pris une ride et Schroeder n’a pas lésiné sur les cadrage des scènes SM. On ne baisse pas les yeux, donc sauf si la maîtresse le lit. (bonus : entretien avec Jean Douchet, entretien avec Jean Streff, le scénariste et entretien avec Catherine Robbe-Grillet.
Côté grands acteurs et joli bluff dominateur, le mins connu Tricheur avec un Dutronc addict au jeu et une Bulle Ogier évanescente et non moins mordue est plus resté dans son jus de l’époque (1983). Un jolie à redécouvrir, accompagnée des bonus dont un entretien avec Barbet Schroeder et la remise en perspective d’un psy. Avec La vierge des tueurs (1999), Schroeder traite de la violence en Colombie à partir de l’autobiographie de l’écrivain Fernando Vallejo. Une histoire d’amour poignante qui révèle l’acteur German Jaramillo.
Côté documentaire, Schroeder est connu pour son portrait de Jacques Vergès, l‘Avocat de la terreur (2007). Le films n’est pas dans le coffret qui révèle d’autres intérêts du réalisateur : pour la science à travers des travaux sur Koko, le gorille qui parle (1977), pour les mécanismes de la dictature avec un film sur l’Ouganda de 1974, Général Idi Amin Dada, autoportrait (1974) et bien sur la littérature avec les extraits de son entretien-fleuve avec Charles Bukowski, The Charles Bukowski Tapes, diffusé dans les années 1980 à la télévision. Une réalisation mythique qui sort pour la première fois en dvd.
En morceau de bravoure de ce grand festin Barbet Schroeder où il y a à boire, à manger, et surtout à s’émerveiller de tant de vie et de curiosité, le maestro sort son nouveau film : après Marthe Keller aux prise avec son passé allemand dans Amnesia, Schroeder repasse au documentaire avec Le vénérable W, portrait d’un moine bouddhiste qui sort le 7 juin sur nos écrans.
Coffret Barbet Schroeder, 5 films, 3 Bds, Carlotta, 60,19 euros.
The Bukowski Tapes, dvd, Carlotta, 20,06 euros.
Rétrospective au Centre Pompidou (21 avril-11 juin)
FILMS DE BARBET SCHROEDER : More (1969, 115’), La vallée (1972, 106’), Général Idi Amin Dada : Autoportrait (1974, 92’), Maîtresse (1975, 112’), Koko, le gorille qui parle (1978, 85’), The Charles Bukowski Tapes (1982, 230’), Tricheurs (1984, 94’), Barfly (1987, 100’), Le mystère von Bülow (Reversal of Fortune, 1990, 111’), J.F. partagerait appartement (Single White Female, 1992, 107’), Kiss of Death (1995, 101’), Le poids du déshonneur (Before and After, 1996, 108’), L’enjeu (Desperate Measures, 1998, 96’), La vierge des tueurs (La virgen de los sicarios, 2000, 97’), Calculs meurtriers (Murder by Numbers, 2002, 118’), L’avocat de la terreur (2007, 135’), Inju, la bête dans l’ombre (2008, 105’), Les grands (The Grown-Ups, série Mad Men, saison 3, épisode 12, 2009, 55’), Amnesia (2015, 96’), Le Vénérable W. (2017, 100’), Où en êtes-vous, Barbet Schroeder ? (2017, 13′).
DOCUMENTS : Le cochon aux patates douces (1971, 8’), Sing Sing (1971, 5’), Maquillages (1971, 12’), Some More (coréalisée avec Victoria Clay Mendoza, 2015, 55’).
BARBET SCRHOEDER PRODUIT ET JOUE : La boulangère de Monceau (Éric Rohmer, 1962, 22’), La collectionneuse (Éric Rohmer, 1967, 90’), Paris vu par… (Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, 1965, 90’), Flocons d’or (Werner Schroeter, 1973-1976, 163’), Roberte (Pierre Zucca, 1978, 104’), Le pont du Nord (Jacques Rivette, 1982, 127’), Mars Attacks! (Tim Burton, 1996, 106’), Comme un chien (Benoît Delépine, 2010, 6’).


[Source : www.toutelaculture.com]

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