quinta-feira, 2 de março de 2017

Street art: un musée à ciel ouvert à Paris XIIIe

Uniquement des stars mondiales. Trente fresques au même endroit. Le projet du maire du XIIIe arrondissement de Paris, Jérôme Coumet, et du galeriste Mehdi Ben Cheikh est plébiscité dans le monde entier. Promenade. 



Écrit par Lena Lutaud

Sur la ligne 6 entre Place-d'Italie et Chevaleret, il faut ouvrir l'œil. De part et d'autre sur les murs, le parcours est truffé d'œuvres majeures. Il y en a dix pour l'instant. Il y en aura trente d'ici à cet automne. Surmonté d'un Space Invader qui fait office d'ange gardien, le Dr House du Français Invader observe les passants depuis la Pitié-Salpêtrière. Les silhouettes errantes de l'Espagnol David de la Mano nous plongent dans un rêve surréaliste. En face, le Chilien Inti a dessiné une version laïque de la Madone. L'Américain Frank Shepard Fairey, célèbre auteur du Hope d'Obama, frappe les esprits avec une Marianne géante en hommage aux victimes du 13 novembre. Faile, un duo de Brooklyn, a peint une ballerine suspendue au-dessus des toits de Paris. Heureusement, elle porte une culotte. À Nationale, le Français C215 a dessiné un adorable matou de 25 mètres de haut. Rue Esquirol, la femme dessinée par Btoy est un hommage à Evelyn Nesbit, danseuse de cabaret des Années folles. Quant à Jana & JS, ils font un clin d'œil à la photo argentique. La nuit, toutes ces fresques sont illuminées.

Le XIIIe, destination branchée

Au printemps, il faudra lever le nez: perchés dans des nacelles, le Britannique D-Face, le Français Maye et l'Irlandais Conor Harrington viendront à leur tour signer des œuvres monumentales. De tous les artistes sollicités, seul Banksy, hostile à toute commande, a refusé. Avec ce musée à ciel ouvert mais aussi les galeries d'art urbain regroupées dans le sud de l'arrondissement, le chemin de randonnée street art reliant Paris-Évry à Ivry et le parcours de lumières à admirer de nuit le long des Maréchaux, le maire Jérôme Coumet et son complice le galeriste d'Itinerrance Mehdi Ben Cheikh poursuivent leur idée de faire du XIIIe une destination touristique et branchée. Coumet: «Je voudrais que des lieux où personne n'allait deviennent un lieu de sortie important.» Pour les fresques le long du métro, pas un centime d'argent public n'a été dépensé. L'association Street Art 13 repère les copropriétés privées et les bailleurs sociaux qui acceptent de «prêter» leurs façades. Les frais de transport, de logements des artistes, leurs bombes aérosols et les échafaudages sont pris en charge par des sponsors. «Les œuvres ont un statut provisoire» mais «libre à mes successeurs de les restaurer ou non», souligne le maire.

[Source : www.lefigaro.fr]

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