terça-feira, 29 de dezembro de 2015

Vargas Llosa : Écrire, "même s’il est toujours difficile de commencer"

Quand bien même l’époque ne semble pas propice, il faut se lancer. Mario Vargas Llosa a voulu communiquer aux jeunes un message d’espoir, grand et fort. Les possibilités dans le secteur éditorial sont plus importantes que par le passé, a indiqué le romancier. Et surtout, les éditeurs attendent. 

Par Cécile Mazin

Dans le cadre d’une intervention aux cours d’été qu’organise l’Universidad Complutense de Madrid, Vargas Llosa a donc parlé d’écriture. « Aujourd’hui, il y a des éditeurs qui sont désireux de trouver de nouveaux auteurs intéressants, pour atteindre un public », explique-t-il, cité par l'agence Efe. 

Et qu’importe si le sujet de son intervention devait porter sur La poésie d’avant-garde de l’Amérique latine. Vargas Llosa est bavard, et soucieux de conseiller correctement les jeunes générations. 

Il les a d’ailleurs encouragés dans leur vocation, « même s’il est toujours difficile de commencer », il faut garder à l’esprit que tout ce qui est bon, solide, consistant, a plus de chance que le reste d’être publié. Et cela est également valable pour les femmes, bien plus que par le passé.

Le prix Nobel de littérature péruvien n’est pourtant pas trop éloigné de son sujet et a pu revenir sur la question poétique, primordialement. Selon lui, il y a plus que cette figure pleurnicharde, et les personnages qui ont sculpté l’imaginaire poétique ne manquent pas. 

En revanche, il n’oubliera pas la dose d’ironie nécessaire, en évoquant le grand José Carlos Mariategui, un historien prétendu spécialiste des Indiens, et qui avait mis son grain de sel dans les années 60 et 70, sur des questions culturelles. « Un grand théoricien de l’indigénisme », notera Vargas Llosa, qui « n’a jamais vu un Indien ».   


[Photo : Fundación Caja Mediterráneo, CC BY NC ND 2.0 - source : www.actualitte.com]

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