segunda-feira, 9 de fevereiro de 2026

Au cœur des ténèbres

Le gouvernement israélien n’est qu’une bande de hors-la-loi. 

Écrit par Philip Giraldi   

Ce n’est pas pour rien que la plupart des pays du monde exècrent et condamnent les agissements d’Israël, qu’il s’agisse du génocide sans fin à Gaza ou de l’oppression et du déplacement de la population palestinienne en Cisjordanie. Israël est déterminé à prendre le contrôle total de la Palestine historique et semble prêt à tout pour y parvenir. Les États-Unis ont malheureusement trop souvent été ses complices zélés dans cette entreprise. Au-delà de la Palestine, Israël a bombardé et tué ses voisins au Liban et en Syrie, tout en incitant Washington à se joindre à ses attaques contre l’Iran et à provoquer un changement de régime à Téhéran. Israël, qui s’est autoproclamé État juif ethniquement parlant, a la ferme intention de le devenir dans les faits en éliminant tous les non-juifs de son territoire en constante expansion.   

La notion d’identité de l’État juif s’avère quelque peu étrange, dans la mesure où le meurtre de non-juifs par tous les moyens possibles n’est pas considéré comme un crime, ni même comme un péché, malgré l’interdiction figurant dans les Dix Commandements. Israël ne reconnaît pas non plus le caractère contraignant des accords conclus avec d’autres pays, comme en témoignent les violations régulières des deux cessez-le-feu à Gaza ou des accords similaires avec ses voisins, le Liban et la Syrie. Israël, en Syrie et au Liban, Israël pulvérise actuellement des produits chimiques “non identifiés” mais apparemment toxiques sur les zones cultivées proches de la frontière, afin d’en chasser les habitants en détruisant leurs moyens de subsistance. Israël fait toujours ce qui lui chante, et les États-Unis, garants de tous les cessez-le-feu ainsi que du processus de paix en cours, ne pipent pas mot lorsque l’État hébreu rompt les accords et continue de tuer la population locale. 

La dernière manœuvre d’Israël consiste à provoquer une attaque des États-Unis contre l’Iran pour détruire la capacité de ce pays à l’attaquer, faisant ainsi de l’État juif la puissance militaire et politique dominante de la région. Il y a quelques semaines, Israël aurait convaincu Donald Trump de ne pas attaquer Téhéran, car il craignait que l’Iran, en représailles, n’attaque des cibles en Israël à même de contribuer aux opérations américaines. En d’autres termes, Israël a cherché à résoudre le problème iranien sans prendre de risques, en laissant plutôt les États-Unis endosser l’entière responsabilité d’une éventuelle attaque. On pourrait objecter que ce n’est pas vraiment le comportement approprié pour un pays régulièrement salué comme le “meilleur ami et l’allié le plus proche” de Washington. Israël est en réalité tout sauf cela, Trump et la classe politique étant soit trop stupides ou corrompus pour s’en rendre compte, soit sous l’emprise du lobby sioniste, qui les paralyse et les empêche de réagir comme ils le devraient si les intérêts américains étaient vraiment leur priorité dans leurs relations avec l’Iran, pays qui ne menace en aucune façon les États-Unis. 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu demande à rencontrer Trump en fin de semaine, soit la neuvième entrevue entre les deux hommes depuis l’investiture de Trump, bien plus qu’avec tout autre homme politique étranger. Il a demandé à rencontrer le président américain pour discuter des options quant aux pourparlers indirects en cours avec les Iraniens. Le bureau de M. Netanyahu a publié une déclaration indiquant que 

“le Premier ministre estime que toute négociation doit inclure une limitation des missiles balistiques iraniens et la fin du soutien de l’Iran au Hamas, au Hezbollah et aux Houthis, que l’État d’Israël considère comme les principales menaces”.

Il est communément admis que Trump se plie aux exigences d’Israël. Netanyahu cherchera également à obtenir un plan d’action prévoyant une attaque des États-Unis pour provoquer un changement de régime en Iran, tout en neutralisant ses capacités offensives. Israël restera quant à lui en dehors du conflit afin d’éviter tout risque de représailles de la part de l’Iran. Les Américains qui mourront sans doute dans les bases américaines de la région du golfe Persique dans ce scénario ne seront que des dommages collatéraux acceptables aux yeux de Netanyahu qui sortira souriant de sa réunion avec Trump. 

Netanyahu se réjouit car il gagne toujours lorsqu’il traite avec les présidents américains, tout en méprisant les États-Unis qu’il considère comme un vulgaire torchon qu’il peut facilement écarter lorsqu’il n’est plus utile en tant que pourvoyeur d’argent, d’armes et de protection. Il suffit de noter le mépris affiché pour les préjudices causés aux États-Unis par le complot Jeffrey Epstein, une colossale opération de chantage menée par le Mossad jusqu’au plus haut niveau de l’administration américaine afin d’influencer favorablement les politiques envers l’État juif. Même aujourd’hui, alors que de nombreux documents compromettants ont été révélés, le régime de Trump et l’opposition démocrate refusent catégoriquement de dénoncer les agissements de nos “bons amis” en Israël. 

Je considère toutefois Israël comme un pays particulièrement malsain, et de nombreuses preuves étayent cette affirmation, outre le fait qu’il traite les États-Unis d’Amérique comme un État vassal, simple source de financement et de soutien politique et militaire. Israël ne respecte jamais aucun des accords passés avec des pays tiers, comme l’ont montré les événements récents. Il a bloqué le passage de vivres et de médicaments pendant le cessez-le-feu actuel, tout en continuant à bombarder et à tirer sur les Gazaouis, tuant près de 600 personnes, dont de nombreux enfants. Loin d’envisager le retrait de son armée de Gaza, il a renforcé sa présence dans la bande de Gaza, occupant près de 60 % de sa superficie en tant que “zone de sécurité jaune”, laissant le reste à la disposition du Trump Gaza Resort ou des colons israéliens de plus en plus nombreux dans la région qui ont même commencé à implanter de nouvelles colonies. 

Pour montrer qu’il respecte le cessez-le-feu, Israël a accepté la semaine dernière d’ouvrir partiellement le checkpoint de Rafah sous son contrôle, entre Gaza et l’Égypte, et les premiers à le franchir devaient être les Gazaouis souffrant de blessures nécessitant des soins médicaux avancés à l’étranger. Quelque 22 000 Gazaouis se sont inscrits ou ont fait la queue pour le franchir, et une longue file d’ambulances les attendait du côté égyptien pour leur porter secours. Israël a ensuite refermé le passage, malgré son engagement à l’ouvrir, et n’a laissé passer que 150 Gazaouis blessés, tandis que 50 Gazaouis déjà présents en Égypte ont été autorisés à rentrer chez eux. 

L’armée israélienne a désormais admis que son offensive de plusieurs années à Gaza a tué environ 70 000 Gazaouis. Ce chiffre fait l’objet de débats, certains le qualifiant d’estimation honnête, bien que tragique. Certains estiment toutefois que ce chiffre est largement sous-évalué afin que le nombre réel ne soit jamais révélé. Ce chiffre de 70 000 est certes supérieur à celui avancé jusqu’à présent par les médias occidentaux contrôlés par les sionistes, mais bien inférieur à d’autres estimations provenant de sources fiables, comme la revue médicale britannique The Lancet, qui estimait le nombre de morts à 186 000 en juin 2024, la plupart des corps étant encore ensevelis sous les décombres. D’autres estimations prudentes avancent que 12 % de la population initiale de 2 millions d’habitants de Gaza ont été tués, soit près de 240 000 personnes. 

Et lorsqu’on aborde la cruauté d’Israël, un autre de ses aspects mérite d’être souligné. Israël est souvent décrit comme le premier fournisseur mondial d’organes pour les greffes, une pratique parfois qualifiée de “prélèvement d’organes”. Cette affirmation paraît fondée, car les milliers de Palestiniens détenus sans inculpation dans les prisons israéliennes sont traités de manière abominable, notamment en subissant des prélèvements d’organes à des fins commerciales, que ce soit après leur mort ou de leur vivant. La preuve de cette pratique monstrueuse est visible sur les corps des Palestiniens remis à leurs familles pour être enterrés. Ces corps ont souvent subi des prélèvements de ce que l’on présume être leurs organes viables, ainsi que de leurs cornées, voire de leur peau, avant d’être restitués à leurs familles. 

Ces organes sont ensuite commercialisés dans le monde entier. D’où un taux de “dons” d’organes parmi les plus élevés au monde, malgré certaines restrictions religieuses et une population relativement modeste.  

Je n’ai rien d’autre à ajouter. Ce ne sont pas là des pratiques dont peuvent se targuer des pays dotés d’un sens moral ou de respectabilité. Et pourtant, Israël est suffisamment influent pour entraîner Donald Trump et le Congrès américain dans son sillage, allant même jusqu’à faire endosser le sale boulot par Washington lorsqu’il s’agit d’affronter des nations comme l’Iran. Cependant, certains signes indiquent que le public américain se lasse de toute cette mascarade et du rôle qu’y joue Israël. Le test décisif va intervenir dans la gestion du dossier iranien, et nous devrions en savoir plus au cours des deux prochaines semaine


Traduit par Spirit of Free Speech 

[Source : The Unz Review - reproduit sur www.mondialisation.ca]

domingo, 8 de fevereiro de 2026

El vagabund de Valparaíso i els seus miracles visuals

 


Escrit per Carles Domenec

Sergio Larrain (1931 – 2012) va fer aquesta fotografia al voltant de l’any 1952 a Valparaíso (Xile). En concret, la va fer al passatge Bavestrello, en una estreta i inclinada escala que connecta dos carrers dels turons de la ciutat. La imatge ha esdevingut un lloc de peregrinació dels aficionats a la fotografia. S’hi veu la llum vertical, les dues nines en la mateixa posició i separades uns metres de distància, la composició de les ombres, la poètica d’una escena quotidiana, l’ambient sòrdid i romàntic, la geometria de l’espai…


Larrain prenia les seves fotografies de forma ràpida i discreta, sense interactuar amb els subjectes que retratava, però sabem que va passar molt de temps al passatge Bavestrello, esperant la llum perfecta. S’ha dit d’aquesta imatge, com d’altres de Larrain, que són exemples d’estat de gràcia visual, una mena d’aparicions i que es concentrava més en la geometria que en l’acció. Ell assegurava que, per obtenir una bona imatge, el fotògraf havia d’estar lliure de convencions, com si fos un nin quan descobreix la realitat. 

Fill d’una família de l’altra burgesia xilena, Larrain fou el primer llatinoamericà que entrà a l’agència Magnum. Ho va fer a través d’Henri Cartier-Bresson, impressionat per la seva sèrie de Valparaíso i dels nins del riu Mapocho, quan el xilè va mostrar al francès el seu treball durant un viatge a Europa. 

Larrain pensava que un fotògraf havia de sortir a fer fotos sense rumb ni idees preconcebudes, deixant-se endur per l’atzar i que fos la realitat la que ordenés, ella sola, el que es mirava pel visor. Larrain es retirà de la vida pública als anys setanta a viure en un poble de Tulahuén, quan més èxit tenia com a fotògraf, per dedicar-se a la meditació, el ioga i l’escriptura. En una carta al seu nebot, que esdevingué amb el temps un manifest sobre fotografia, li contava que “era important que seguís el que volgués, el que s’estimava, i que només havia de perseguir el seu propi gust”. 

Aquesta foto forma part de l’exposició “Sergio Larrain. El vagabund de Valparaíso”, que es pot veure a Fotocolectània de Barcelona fins al 24 de maig i que reuneix unes 80 instantànies realitzades a Xile. Es podrà veure de l’1 d’agost al 18 d’octubre a la Biennal de Fotografia Xavier Miserachs de Palafrugell. 

Carta de Sergio Larrain a su sobrino fotógrafo (1982)

«Miércoles. Lo primero de todo es tener una máquina que a uno le guste, la que más le guste a uno, porque se trata de estar contento con el cuerpo, con lo que uno tiene en las manos y el instrumento es clave para el que hace un oficio, y que sea el mínimo, lo indispensable y nada más. Segundo, tener una ampliadora a su gusto, la más rica y simple posible (en 35 mm. la más chica que fabrica LEITZ es la mejor, te dura para toda la vida).

El juego es partir a la aventura, como un velero, soltar velas. Ir a Valparaiso, o a Chiloé, por las calles todo el día, vagar y vagar por partes desconocidas, y sentarse cuando uno está cansado bajo un árbol, comprar un plátano o unos panes y así tomar un tren, ir a una parte que a uno le tinque, y mirar, dibujar también, y mirar. Salirse del mundo conocido, entrar en lo que nunca has visto, DEJARSE LLEVAR por el gusto, mucho ir de una parte a otra, por donde te vaya tincando. De a poco vas encontrando cosas y te van viniendo imágenes, como apariciones las tomas.

Luego que has vuelto a la casa, revelas, copias y empiezas a mirar lo que has pescado, todos los peces, y los pones con su scotch al muro, los copias en hojitas tamaño postal y los miras. Después empiezas a jugar con las L, a buscar cortes, a encuadrar, y vas aprendiendo composición, geometría. Van encuadrando perfecto con las L y amplias lo que has encuadrado y lo dejas en la pared. Así vas mirando, para ir viendo. Cuando se te hace seguro que una foto es mala, al canasto al tiro. La mejor las subes un poco más alto en la pared, al final guardas las buenas y nada más (guardar lo mediocre te estanca en lo mediocre). En el tope nada más lo que se guarda, todo lo demás se bota, porque uno carga en la psiquis todo lo que retiene.

Luego haces gimnasia, te entretienes en otras cosas y no te preocupas más. Empiezas a mirar el trabajo de otros fotógrafos y a buscar lo bueno en todo lo que encuentres: libros, revistas, etc. y sacas lo mejor, y si puedes recortar, sacas lo bueno y lo vas pegando en la pared al lado de lo tuyo, y si no puedes recortar, abres el libro o las revistas en las páginas de las cosas buenas y lo dejas abierto en exposición. Luego lo dejas semanas, meses, mientras te dé, uno se demora mucho en ver, pero poco a poco se te va entregando el secreto y vas viendo lo que es bueno y la profundidad de cada cosa.

Sigues viviendo tranquilo, dibujas un poco, sales a pasear y nunca fuerces la salida a tomar fotos, por que se pierde la poesía, la vida que ello tiene se enferma, es como forzar el amor o la amistad, no se puede. Cuando te vuelva a nacer, puede partir en otro viaje, otro vagabundeo: a Puerto Aguirre, puedes bajar el Baker a caballo hasta los ventisqueros desde Aysén; Valparaiso siempre es una maravilla, es perderse en la magia, perderse unos días dándose vueltas por los cerros y calles y durmiendo en el saco de dormir en algún lado en la noche, y muy metido en la realidad, como nadando bajo el agua, que nada te distrae, nada convencional. Te dejas llevar por las alpargatas lentito, como si estuvieras curado por el gusto de mirar, canturreando, y lo que vaya apareciendo lo vas fotografiando ya con más cuidado, algo has aprendido a componer y recortar, ya lo haces con la máquina, y así se sigue, se llena de peces la carreta y vuelves a casa. Aprendes foco, diafragma, primer plano, saturación, velocidad, etc. aprendes a jugar con la máquina y sus posibilidades, y vas juntando poesía (lo tuyo y lo de otros), toma todo lo bueno que encuentres, bueno de los otros. Hazte una colección de cosas óptimas, un museito en una carpeta.

Sigue lo que es tu gusto y nada más. No le creas más que a tu gusto, tu eres la vida y la vida es la que se escoge. Lo que no te guste a ti, no lo veas, no sirve. Tu eres el único criterio, pero ve de todos los demás. Vas aprendiendo, cuando tengas una foto realmente buena, las amplias, haces una pequeña exposición o un librito, lo mandas a empastar y con eso vas estableciendo un piso, al mostrarla te ubicas de lo que son, según lo veas frente a los demás, ahí lo sientes. Hacer una exposición es dar algo, como dar de comer, es bueno para los demás que se les muestre algo hecho con trabajo y gusto. No es lucirse uno, hace bien, es sano para todos y a ti te hace bien porque te va chequeando.

Bueno, con esto tienes para comenzar. Es mucho vagabundeo, estar sentado debajo de un árbol en cualquier parte. Es un andar solo por el universo. Uno nuevamente empieza a mirar, el mundo convencional te pone un biombo, hay que salir de él durante el período de fotografía».


[Imatge: Sergio Larrain - font: www.revistabearn.com]

Victòria aclaparadora dels socialistes a les eleccions presidencials portugueses

António José Seguro guanya amb un suport situat en el 65,72%

Escrit per Lluís Tomàs 

El socialista António José Seguro s’ha imposat amb contundència a la segona volta de les eleccions presidencials de Portugal d'aquest diumenge. Els resultats atorguen a l’exministre socialista una victòria aclaparadora, amb un suport del 65,72%. El seu rival, el líder d’ultradreta André Ventura, queda lluny, amb un resultat del 34,28% dels sufragis. Seguro es converteix en el nou president de la República amb un ampli marge de legitimitat i amb un mandat fort, després d’una campanya marcada per la polarització política i pel xoc entre el projecte socialdemòcrata i el discurs radical de la dreta populista.

Els col·legis electorals de Portugal continental i de la regió autònoma de Madeira han tancat portes després d’una jornada decisiva en què Seguro i Ventura s’han disputat la victòria. Més d’onze milions de ciutadans estaven convocats a les urnes per escollir el successor de Marcelo Rebelo de Sousa, que deixa el càrrec després d’una dècada al capdavant del país. La votació s’ha desenvolupat sense incidències rellevants i amb una afluència molt similar a la registrada fa dues setmanes en la primera ronda. Segons les dades oficials difoses durant la tarda, a les 16:00 la participació se situava en el 45,50%, pràcticament idèntica al 45,51% del mateix tram horari de la primera volta. Aquest nivell de mobilització electoral feia preveure un resultat clar i representatiu, que finalment s’ha decantat àmpliament a favor del candidat socialista.

“Votin, votin, votin, votin, perquè aquest és el millor homenatge que poden rendir a la democràcia. Aprofitin aquesta finestra de bon temps”, ha indicat Seguro abans d'expressar la seva “solidaritat” i “condol” a les poblacions afectades pel mal temps dels últims dies. La climatologia ha causat innombrables destrosses, inundacions i set morts, l'últim dissabte, als quals se sumen sis morts indirectes més de persones que van caure de teulades mentre es dedicaven a labors de reparació. Per sort, el temporal ha donat un respir als portuguesos durant la jornada de votació.

Polèmica pel temporal

Ventura ha votat, però ha tornat a argumentar que la segona volta s'hauria d'haver ajornat pel clima. "Potser hi ha moltes zones i parts del país que senten que no se les respecta i que alguns ciutadans portuguesos són ciutadans de segona classe. Crec que no és correcte, però des del moment en què les autoritats públiques van decidir que seria així, hem d'acatar aquestes decisions", ha argumentat.

 

[Foto: EFE - font: www.elnacional.cat ]

L’Italia non fa nulla per fermare la fuga dei cervelli: dal Portogallo uno spunto su cui ragionare

 

di Giovanni Crisanti

Se l’Italia vuole continuare a esistere e offrire un futuro alle prossime generazioni non ha scelta: deve fermare la fuga dei giovani e attrarne degli altri qualificati. Cervelli o non cervelli, meno giovani significa meno crescita e quindi meno futuro.

Migliaia di ragazze e ragazzi si formano in Italia, a spese dell’Italia – si stimano ben oltre 4 miliardi di euro l’anno di spesa pubblica – e poi decidono di trasferirsi all’estero per gli stipendi migliori e le condizioni lavorative più promettenti.

Il Portogallo ha deciso di tentare di tamponare il problema cercando di aumentare temporaneamente gli stipendi agli under35 che decidono di restare o entrare a lavorare nel paese. I giovani potranno usufruire di fortissimi sgravi fiscali per 10 anni di impiego a partire dal 2025.

La strategia del governo portoghese è lineare: più soldi nelle tasche dei giovani per rendere meno conveniente emigrare all’estero. Misura di cui saranno beneficiari anche gli stranieri.

In particolare, per gli stipendi fino a 28mila euro, nel primo anno gli under35 verranno esentati dalle imposte sullo stipendio del 100%; dal secondo al quarto del 75%; poi del 50%; infine dall’ottavo al decimo del 25%.

Si tratta di una mossa temporanea e a cui possono essere mosse diverse critiche. Non risolve i problemi alla base del sistema, ma lo prova a “deviare” in positivo per un po’. Se gli stipendi sono inadeguati alle necessità e al tipo di lavoro esercitato non è sufficiente abbassare le tasse per qualche anno. Occorrono le condizioni di base affinché si investa di più e meglio, affinché il restare diventi più conveniente dell’andarsene anche in prospettiva, non solo nell’immediato.

L’Italia non sta facendo nulla. Proprio per questo, seppur con tutti i rischi del caso, la proposta portoghese è un piccolo passo in avanti e un’apertura rispetto al dramma delle fughe a cui sono soggetti diversi paesi europei.

Se vogliamo dare un futuro all’Italia e all’Europa occorrono misure coraggiose e investimenti sulle nuove generazioni. Non è retorica, è matematica. Il Portogallo porta uno spunto da cui iniziare a ragionare.

[Illustrazione: Pixabay - fonte: www.tpi.it]

A esperanza de vida e o narcisismo tirano


MANIFESTO 

Todos somos mortais, pero uns máis que outros. A esperanza media de vida foise alongando moito no mundo, sempre que poida sobrevivir e ter unha vida con polo menos media esperanza. Dicía con retranca Jean Paul Sartre: «Non hai moito tempo, a terra estaba poboada por dous mil millóns de habitantes, é dicir, cincocentos millóns de homes e mil cincocentos millóns de indíxenas». Hoxe en día, a poboación mundial supera xa os 8.000 millóns de persoas. A esperanza de vida humana no planeta a comezos do século XX era de 32 anos e, en 2024, situouse en 74 anos.

Ese incremento na esperanza de vida é proporcional á procura dun benestar común, sobre todo a unha mellora na alimentación, na cobertura de saúde e na educación. Malia todas as calamidades, despois da fin da II Guerra Mundial, en gran parte do planeta espallouse un sentido común non fatalista. Houbo un antes e un despois. E nisto tivo un papel decisivo o que talvez é o acordo e documento máis importante na historia, a Declaración Universal dos Dereitos Humanos, que se aprobou o 10 de decembro de 1948. Certo que esa crianza tan desexada leva, en gran parte do mundo, 77 anos na incubadora, cativa e vixiada polos imperios e os seus cérberos. Mais esa Declaración era e é o máis sólido e compartido referente de moral básica e o programa que máis se asemella a unha utopía realizábel na práctica. Fálase moito de revolucións que logo resultan chascos efémeros. Unha verdadeira revolución foi a das sociedades que crearon eficaces sistemas de sanidade pública e universalizaron a atención médica gratuíta. É moi significativo o caso de España, onde a esperanza de vida é a máis alta de Europa, en especial nas mulleres (86,7 anos), e cinco anos por diante dos Estados Unidos.

Cando campan os refachos neoimperais, como está a ocorrer, e a cobiza desalmada dos plutócratas move o escenario do mundo como un teatro de monicreques, co algoritmo de vilán, a Declaración dos Dereitos Humanos, como a Carta das Nacións Unidas, van camiño de arder nunha barbacoa en Miami.

O mellor patrimonio legal da humanidade é tratado como arquivo do demo, mentres os aprendices de bruxo corean a máxima de HobbesAutorictas non veritas facit legem.

É dicir: a autoridade, non a verdade, fai as leis.

E todo isto ten moito que ver coa esperanza de vida e co futuro da democracia. A saúde pública, como a educación, non é un asunto que estea na axenda política, agás como negocios derivados da privatización. Non preocupa a mortalidade dos comúns, e máis aínda se son migrantes ou indíxenas ou «subhumanos». O triunfo da cobiza neoliberal desembocou nesta época do «individuo tirano», coa ideoloxía dun narcisismo fascista. O que obsesiona a estes supremacistas endeusados é a súa saúde, a súa lonxevidade. A súa inmortalidade. Nese delirio, Peter Thiel, o plutócrata «filósofo» colega de Trump, chama a loitar contra «a inevitabilidade da morte individual».

E Deus? Que dirá Deus a todo isto? Tranquilos. Iso xa o responderá a Intelixencia Artificial! 


[Fonte: www.luzes.gal]

Nada hay ofensivo en invocar el Holocausto para defender los derechos humanos

 

Escrito por Peter Beinart 

El pasado 24 de enero, Tim Walz, gobernador de Minnesota, al considerar lo que el ICE y la Patrulla de Fronteras han ido haciendo en su ciudad, algo tan aterrador para tantas familias inmigrantes que sus hijos no se atreven a salir de casa, escribió: «En Minnesota tenemos niños escondidos en sus casas, con miedo a salir a la calle. Muchos de nosotros crecimos leyendo la historia de la Tía [Anne] Frank. Alguien va a tener que escribir esa historia infantil referida a Minnesota».   

Tras estas declaraciones, Walz fue objeto de ataques por parte de la ADL (Liga Antidifamación) y el Museo del Holocausto de Washington, así como por el enviado antisemita de Trump, por haber profanado la historia del Holocausto nazi al invocar el nombre de Anne Frank para hablar de lo que estaba sucediendo en Minnesota, a pesar de que Tim Walz no estaba diciendo que a los niños de Minnesota los estuvieran enviando a campos de exterminio. No dijo nada por el estilo. Afirmó simplemente que había niños que se escondían en sus casas y que acaso uno de esos niños escribiría un diario que algún día leería la gente.   

Es importante dejar claro —y esto debería ser algo evidente— que no todas las comparaciones con los nazis sugieren que lo que se compara con los nazis esté implicado en un proceso de exterminio masivo. Los nazis hicieron muchas, muchas cosas además del exterminio masivo de judíos, gitanos, personas LGBT y demás, ¿verdad?   

Pero organizaciones como estas, la ADL, el Museo del Holocausto, básicamente no quieren utilizar el ejemplo del Holocausto para sugerir que esté sucediendo algo terrible en Minnesota. Les preocupan mucho menos los abusos masivos contra los derechos humanos y las violaciones masivas del Estado de derecho que se están produciendo en Minnesota y en todo el país que mantener la afirmación de que nada puede compararse con el Holocausto, o al menos que ningún otra violación o abuso contra los derechos humanos se puede comparar con el Holocausto, porque no tienen ningún problema, por ejemplo, en comparar el régimen iraní con los nazis, si eso le resulta útil a la política exterior israelí.  

Curiosamente, pocos días después de los comentarios de Walz, hubo otra analogía con el Holocausto, y esta provenía de Moshe «Boogie» Yaalon. Boogie es su apodo. Boogie Yaalon no es ningún radical de izquierda. De hecho, fue jefe del Estado Mayor de las Fuerzas de Defensa de Israel. Y luego fue ministro de Defensa con Benjamin Netanyahu de 2013 a 2016.  

Voy a leerles unos fragmentos de la traducción de lo que escribió Boogie Yaalon. Escribe: «El pasado martes por la noche, participé en un acto conmemorativo del Día Internacional del Holocausto. Cuando llegué a casa, recibí un mensaje acerca de unos pogromos judíos en los que se atacaba a palestinos en el sur del monte Hebrón, robándoles sus ovejas y quemando sus propiedades». Y escribe después: «No se puede comparar».  

Continúa diciendo: «Después de que las ambulancias que intentaban llegar al lugar sufrieran retrasos debido a los terroristas judíos, tres palestinos fueron evacuados al hospital, uno de ellos con fracturas de cráneo». Y luego añade: «Nadie puede comparar lo que nos ha pasado con el Holocausto». En realidad, se está burlando de grupos como la Liga Antidifamación y el Museo del Holocausto, que se indignan más por las analogías con el Holocausto que por los brutales ataques a la dignidad de las personas.   

Y prosigue: «A día de hoy, no se ha detenido a ningún terrorista judío, puesto que la policía de Israel está controlada por un criminal convicto, un kahanista racista y fascista. El Shin Bet está controlado por representantes del supremacismo judío». Y luego continúa: «La ideología del supremacismo judío, que se ha vuelto dominante en el gobierno israelí, recuerda a la teoría racial nazi». Y continúa: «pero está prohibido comparar». Y sigue: «Yo comandé el…» (...) habla de todas aquellas secciones de las fuerzas militares israelíes sobre las que tuvo mando. Dijo: «Conocía las advertencias del profesor Yeshayahu Leibowitz contra el proceso de embrutecimiento moral, hasta el punto de convertirnos en “judeonazis”». Esa fue la frase de Leibovich. Y luego dice: «A día de hoy, el profesor Leibowitz tenía razón y yo estaba equivocado».   

Ahora bien, creo que ninguna de estas organizaciones, como el Museo del Holocausto, la Liga Antidifamación, el enviado antisemita de Trump, ninguna de ellas tendrá el valor de atacar a Boogie Yaalon por esta comparación con el Holocausto, ¿verdad? Porque, en realidad, si eres israelí, puedes salirte con la tuya haciendo estas comparaciones todo el tiempo. De hecho, hay una lista del escritor Zach Foster con el ingente número de veces a lo largo de la historia de Israel en las que los líderes israelíes han comparado las políticas israelíes, u a otros políticos israelíes, o tendencias, con los nazis. Ocurre todo el tiempo, ¿verdad?  

Pero la verdadera división que aquí se produce se da entre aquellas personas que consideran que la memoria del Holocausto perpetrado contra los judíos debe utilizarse para intentar defender los derechos de las personas vulnerables que han sido maltratadas, perseguidas y brutalizadas, aunque, por supuesto, no estén siendo maltratadas, brutalizadas y perseguidas exactamente de la misma manera o en la misma medida en que los judíos cuando fueron masacrados, 6 millones de ellos, y aquellas personas que esencialmente quieren separar la cuestión del Holocausto y que se sienten más ofendidas por la idea de que se invoque el Holocausto para defender los derechos humanos y la dignidad humana de las personas que por los ataques a la dignidad humana de esas mismas personas. Y ahí es donde se encuentran hoy los líderes judíos norteamericanos.  

Y es sorprendente que sean moralmente tan groseros, después incluso de que Israel haya cometido lo que los grupos de derechos humanos denominan hoy un genocidio, después incluso de que Donald Trump haya cometido abusos contra los derechos humanos en Estados Unidos, que son realmente asombrosos por lo aterradores y profundos que son. Y que aun así, los líderes judíos estadounidenses estén más molestos por las analogías con el Holocausto que por los propios abusos. Mientras que Boogie Yaalon, hay que reconocerlo, está harto de todo esto y lo tacha de estupideces, y creo que es algo verdaderamente estimulante.

 
periodista colaborador de The New York Times, The New York Review of Books, The Daily Beast, Haaretz o CNN, fue director de la revista The New Republic. Profesor de la Escuela de Periodismo Craig Newmark de la City University de Nueva York y director de la revista digital Jewish Currents, ha pasado de comentarista liberal judío a manifestarse como agudo crítico de Israel y el credo sionista.

[Fuente:

The Beinart Notebook - reproducido en www.sinpermiso.info]

«Sentimental Value» film di Joachim Trier



di Cinzia Cattin

Trionfatore assoluto agli “European Film Awards” 2026 con ben sei premi nelle categorie principali  – miglior film europeo, miglior regia, miglior attrice (Renate Reinsve), miglior attore (Stellan Skarsgård), miglior sceneggiatura (Eskil Vogt e Joachim Trier) e miglior colonna sonora originale (Hania Rani) -, il norvegese Joachim Trier era conosciuto per la cosiddetta trilogia di Oslo comprendente Reprise (2006), Oslo, August 31st (2011) e La persona peggiore del mondo (2021); anche se è solo grazie a quest’ultimo film che ha raggiunto l’interesse della critica internazionale. Si potrebbe scambiare facilmente con un altrettanto premiato regista norvegese, Dag Johan Haugerud, autore di un’altra trilogia ambientata nella capitale norvegese e intitolata Sex Dreams Love, il cui ultimo capitolo, Love è uscito il marzo scorso in Italia. La comprensibile confusione nasce anche da un’affine poetica di intenti dei due autori. Entrambi infatti privilegiano una scrittura filmica molto intensa e ricca, intesa ad indagare le dinamiche nei rapporti familiari ed umani dei protagonisti, lasciando in secondo piano l’azione. Ma, mentre il metodo di scrittura di Haugerud è prettamente letterario e centrato su conversazione e lunghi dialoghi, quello di Trier è senza dubbio più introspettivo e anzi, quasi all’opposto, pone al centro della trama l’incapacità dell’individuo di comunicare. E proprio nel mettere in scena questa mancanza rimane perfettamente in linea con la tradizione teatrale nordica del melodramma. 

Pure le vicende familiari del suo ultimo Sentimental Value, vincitore a Cannes del Grand Prix della Giuria, hanno luogo nella capitale norvegese, ma qui poco vediamo della città di Oslo se non una breve panoramica nell’introduzione d’inizio. Per il resto la maggior parte della storia si sviluppa quasi tutta dentro i muri di casa di una tradizionale abitazione in legno, decorata con delicati intarsi di colore rosso. Qui sono nate e cresciute le due sorelle Nora (Renate Reinsve) e Agnes (Inga Ibsdotter Lilleaas). La prima è una rinomata attrice di teatro che impersona importanti ruoli in drammi – non a caso! – di Ibsen e Shakespeare, la seconda è una storica. Entrambe hanno molto sofferto per la separazione dei genitori e il successivo abbandono del padre Gustav (Stellan Skarsgård), regista famoso, del nido familiare. Solo che, mentre Agnes è riuscita a crearsi un nucleo affettivo solido ed ha un marito ed un figlio, Nora, la più grande, non solo ha problemi a legarsi seriamente, ma soffre di attacchi di panico da palcoscenico che rendono l’avvio dei suoi spettacoli decisamente molto agitati per i colleghi. Quando, dopo la morte della madre, Gustav chiede a Nora di recitare nel ruolo principale di un progetto filmico che ha in mente di realizzare sul passato della loro famiglia, la ragazza rifiuta con rabbia e sdegno, sostenendo l’impossibilità fra loro di comunicare e di capirsi. Gustav, pur dispiaciuto, visto che aveva scritto il copione del film proprio pensando alla figlia, offre la parte all’attrice americana Rachel Kemp (Elle Fanning) conosciuta in occasione di un festival, nonostante questa non parli nemmeno una parola di norvegese e non assomigli per niente a Nora. Con grande fatica e soprattutto grazie all’amore fraterno di Agnes, Nora ed il padre compiranno un lungo percorso di riavvicinamento, attraversando delusioni personali, riscoprendo tragedie del passato familiare e risvegliando traumi infantili che sembravano sopiti.

Ancora una volta Joachim Trier non ha paura di mostrare i suoi protagonisti per quello che sono: caratteri fragili, non sempre capaci di prendere la decisione giusta, abili nel mostrarsi ostili verso gli altri più per paura o per proteggere le proprie debolezze che per cattiveria, rinchiusi dentro una corazza come dei ricci e quindi costretti alla solitudine.

La vecchia casa di famiglia sprigiona un’energia nascosta, con le sue crepe, i suoi segreti, le sue porte che si aprono e si chiudono, le sue zone d’ombra, quasi a voler e poter comunicare, con il silenzio dei suoi spazi, molto più delle persone che la vivono da anni. I muri casalinghi diventano il luogo privilegiato per raccontare e analizzare le complesse relazioni e gli instabili equilibri di una famiglia, spesso causati da traumi avvenuti nel passato, che ancora riversano ombre, sofferenza e incomprensione nel presente. E, come nei film precedenti di Joachim Trier, la salvezza alla crisi individuale si trova solo nella creazione artistica, nell’Arte con la A maiuscola, in questo caso nelle discipline del cinema e del teatro – mentre in La persona peggiore del mondo si trattava di graphic novel e fotografia. L’arte, tanto come la casa, rappresenta lo spazio, il terreno comune nel quale sia padre che figlia si muovono a proprio agio e dove possono incontrarsi, ponendosi allo stesso livello, se solo lo vogliono. Il regista, e per farlo come dicevamo si lascia ispirare dai maestri del melodramma nordico quali Ibsen e Strindberg, ma ci mette anche molto del cinema di Ingmar Bergman, descrive con acutezza e originalità i molteplici aspetti di un dramma dovuto all’incapacità di dimostrare affetto e alla mancanza di riuscire a comunicare amore. Un problema che pervade tutta la società contemporanea occidentale. Non c’è nessuna intenzione di fare critica sociale però, solo portare in luce le dinamiche di desideri e aspettative non andate a buon fine e che hanno provocato il disadattamento affettivo dei protagonisti.

Il legame letterario, o se vogliamo l’evidente volontà narrativa del film si accentua in più parti quanto il proseguimento del racconto è affidato ad una voce femminile in fuori campo. Nonostante la tragedia dei sentimenti, la narrazione di Sentimental Value, si arricchisce di momenti di ilare ed inaspettata comicità che alleggeriscono, almeno per qualche attimo, la densa atmosfera creata dagli intensi sguardi di un meraviglioso Stellan Skarsgård e da una sempre brava, a momenti eccezionale, specie nella sua spontaneità recitativa, Renate Reinsve. La riuscita e l’effetto sentimentale dei momenti e delle scene più marcanti, infatti sono lasciati alla bravura e alla prestazione degli attori, alla microscopica alterazione delle espressioni dei loro visi, alla postura e al movimento dei loro corpi, che trasmettono con vivida e genuina espressività ciò che non dicono le parole. Grazie a questa efficace, per quanto minimale, comunicatività siamo in grado di ritrovare il ‘valore affettivo’ di una famiglia, rimasto abbandonato fra le pieghe del passato e le fessure delle porte di casa. Molto consigliato perché è sempre un piacere riscoprire al cinema i grandi sentimenti.

In Concorso al Festival di Cannes 2025  (Grand Prix della Giuria)
In sala dal 22 gennaio 2026


Sentimental Value  – Regia: Joachim Trier; sceneggiatura: Eskil Vogt, Joachim Trier; fotografia: Kasper Tuxen; montaggio: Olivier Bugge Coutté; musiche: Hania Rani; interpreti: Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas, Stellan Skarsgård, Elle Fanning, Cory Michael Smith; produzione: Mer Film, Eye Eye Pictures, MK Productions, BBC Film, Lumen Production, Komplizen Film, Zentropa, Zentropa Sweden,  Film i Väst ; origine: Norvegia/Francia/ Germania/Danimarca, 2025; durata: 135 minuti; distribuzione: Teodora/Lucky Red. 


[Fonte: www.close-up.info ]

sábado, 7 de fevereiro de 2026

L’estat francés tardièr sus sas lengas

Malgrat la vitalitat de las lengas dichas regionalas coma l’occitan, lo còrs o lo breton, l’estat francés refusa de mesuras de proteccion eficaças, a la diferéncia de sos vesins europèus

Carcassona 2009

Imaginatz un ciutadan occitanofòn que se pòt adreiçar a un agent municipal en sa lenga, qu’inscriu sos mainats a l’escòla en occitan o que respond naturalament en aquela lenga pendent un contraròtle administratiu. Imaginatz un agricultor qu’emplena de formularis sens deure passar al francés, un pacient qu’escàmbia amb son mètge en la lenga que mestreja melhor, o encara un justiciable que s’exprimís davant un jutge sens qu’aquò pause de problèma. Dins l’estat francés, aquelas situacions relèvan encara largament de la politica-ficcion. Pasmens, correspondon simplament a una reconeissença ordinària de la diversitat lingüistica, tala coma ja existís en çò de bon nombre de vesins europèus.

Perque la reculada de las lengas minoritàrias es pas una fatalitat ligada a la modernitat o a l’urbanizacion, mas plan lo resultat de causidas politicas. Segon L’Express, al Reialme Unit, lo galés benefícia d’un ensenhament obligatòri e estructurat, que va de còps fins a l’immersion totala, al ponch que l’anglés i es ensenhat coma lenga segondària. Dins l’estat espanhòl, l’occitan —jos sa forma aranesa— es lenga oficiala dins la Val d’Aran e es uèi parlat per una larga majoritat de la populacion, contrast sasissent amb la situacion francesa. Aquela reconeissença resulta d’una volontat politica afirmada en Catalonha, puèi que l’occitan es protegit e promogut per l’estatut d’autonomia catalan e per la lei. S’inscriu mai largament dins un quadre ont mantuna lenga, coma lo catalan, lo basco o lo galèc, dispausan d’un estatut oficial e d’usatges institucionals espandits, contribuissent a lor transmission e a lor vitalitat sociala.

En Itàlia, los germanofòns del Naut Adige an drech d’utilizar lor lenga davant los tribunals e dins lors relacions amb l’administracion, sens qu’aquò pòrte tòrt a la coesion sociala. Soïssa, fidèla a son principi constitucional d’egalitat lingüistica, garentís una proteccion a l’ensemble de sas lengas nacionalas, e mai lo romanch, pasmens parlat per una minoritat plan reducha. Dins lo canton dels Grisons, aqueste es ensenhat a l’escòla e utilizat dins l’administracion e la vida publica, illustrant una concepcion de la diversitat lingüistica fondada suls dreches dels parlants puslèu que sus lor pes demografic. Pasmens, l’arpitan, un còp èra parlat dins mantun canton, a pas beneficiat del meteis estatut oficial e demòra fòrça minoritari, çò que mòstra que quitament en Soïssa, la proteccion lingüistica depend d’una reconeissença politica explicita. Se poiriá pausar una question semblabla sul lombard, lenga pròpria de Tessin e dels Grisons mas non reconeguda pr’amor d’una diglossia favorabla a l’italian.

Invèrsament, la situacion francesa revèla lo pes d’una causida politica de longa desfavorabla a la diversitat lingüistica. En refusant tota reconeissença juridica efectiva de las lengas dichas regionalas, l’estat a mantengut un quadre ont lor usatge public demòra marginal, quitament dissuadit. L’occitan n’ofrís una illustracion frapanta: parlat sus un vast territòri e per de milions de personas a la debuta del sègle XX, es uèi relegat a d’usatges privats o simbolics, sens vertadièra plaça dins l’administracion, la justícia o l’ensenhament general. Aquel declin es pas lo produch d’una evolucion naturala, mas la consequéncia dirècta d’una politica d’uniformizacion lingüistica que contunha de produire sos efièches.


[Imatge: Guilhèm Sevilha - sorsa: www.jornalet.com]

Os obxectos para vivir de David Chipperfield, o arquitecto discreto

Deseño para vivir, unha mostra inaugurada esta quinta feira na Casa RIA de Compostela, exhibe os obxectos que deseñou durante os últimos trinta anos David Chipperfield, arquitecto británico, e galego de adopción, gañador do Premio Pritzker de Arquitectura en 2023. 


David Chipperfield, esta quinta feira5 de febreiro, na inauguración da exposición 'Deseño para vivir'.

Escrito por Manuel Xestoso

Chámanlle o arquitecto invisíbel e, nun momento en que o seu oficio descansa en gran medida na capacidade de estrelato das súas figuras máis mediáticas, isto debe tomarse como unha prerrogativa que o distancia da cara máis frívola da arquitectura contemporánea. David Chipperfield, londiniense criado nunha granxa, Premio Pritzker de Arquitectura e galego de adopción, escolleu Compostela para inaugurar –esta quinta feira, na casa RIA, reformada e transformada polo seu propio estudio, David Chipperfield Architects– a primeira exposición monográfica dedicada aos obxectos que deseñou durante as últimas tres décadas, Deseño para vivir.

"O seu traballo como deseñador está moi ligado á arquitectura e ao deseño de interiores", explica Ane Escribano, arquitecta e parte do equipo de comisariado que argallou esta exposición. "Son obxectos que nacen da exixencia de cubrir necesidades específicas en edificios concretos pero que, co paso do tempo, acaban converténdose en produtos. El sempre traballa con compañías que teñen unha grande experiencia no campo do deseño, e ese é o punto de partida de David Chipperfield Design".

De feito, o "salto á fama" de Chipperfield chegou a través do deseño dunha tenda de Issey Miyake en Londres, algo que algunha vez o arquitecto considerou "un pouco triste". Porén, esa atención ao cotián tamén reflicte unha preocupación moi presente en toda a súa obra: a necesidade de regresar a unha arquitectura e a un deseño máis democráticos, que retomen as ideas básicas da Bauhaus de producir coa industria un produto de calidade a un prezo asequíbel para a maior cantidade de persoas posíbel. De feito, na exposición pódese ver un tirador que deseñou para a compañía alemá FSB, que foi a que produciu outro tirador de Walter Gropius. Unha continuidade que fala por si soa.  

"Na exposición podemos ver obxectos como a cafeteira moka que deseñou para Alessi, que contén unha reflexión que coincide exactamente con esa idea do deseño: trátase dun obxecto que non quere significarse especialmente, senón que busca recoller as calidades propias dese saber facer que se foi construíndo ao longo do tempo. El inspírase na primeira cafeteira moka que se produciu para tratar de mellorala, de engadir un elo máis na súa evolución. Non trata tanto de representar ideas persoais ou de deixar un selo individual, senón de achegar á súa historia unha pequena mellora, pasando desapercibido", acrecenta Escribano. "Foxe do atractivo que dá o obxecto de luxo ou extravagante para centrarse na súa utilidade, na súa funcionalidade e na sua beleza". 

Unha nova idea da modernidade  

Na obra de Chipperfield subxace unha idea de calado: repensar os conceptos de progreso e de modernidade. As crises ambientais e de perda de biodiversidade propiciaron que a arquitectura se interese por cuestións que se relacionan directamente coa sustentabilidade, nun percorrido que parece alimentar as ideas de decrecemento ou, como algunha vez ten manifestado o propio Chipperfield, de desprogreso.

No discurso inaugural da exposición, de feito, o arquitecto sinalou que "a crecente crise ambiental puxo de manifesto a irresponsabilidade coa que utilizamos os nosos recursos, así como o modo en que o dominio do mercado global está a socavar técnicas de produción intelixentes e vernáculas". E nesa tentativa de recuperación dos saberes tradicionais cifra o éxito dun novo deseño que fuxa das dinámicas de consumo para recuperar esa liña que une tradición e modernidade.

"Nese sentido", engade Escribano, "esta exposición fai fincapé na conexión coa cultura galega. Por un lado, dunha forma moi persoal, na que se reflicte o seu proceso de chegada á Galiza, de construción da súa casa, do bar que reformou en Corrubedo (Ribeira)... e de recoñecer os recursos que ofrece o territorio. E por outro lado, unha serie de referencias coas que David traballa desde hai moitos anos e nas que están moi visíbeis as relacións que estabelece coa cultura xaponesa. Isto vese moi ben na colección Redes, de Sargadelos, onde se une a conexión cos materiais que proporciona a Galiza –o caolín– e a tradición nipona, que está na base do deseño desas pezas de cerámica".  

A narrativa do local e o tradicional unida ao sosego e a minuciosidade da arte xaponesa e á preocupación por crear comunidade conforman un cóctel que está no fondo destas intervencións discretas que se opoñen a unha sociedade consumista que fomenta unha irresponsábel comodidade individual. Un proxecto no que, segundo Chipperfield, o deseño e a arquitectura, talvez as artes máis próximas a vida cotiá, teñen un papel que xogar. Pensar cal é ese papel conduce ás preguntas coas que rematou o seu discurso na inauguración da exposición. "Cal debería ser o papel do deseño? Como inflúe a crecente preocupación por manter as tradicións propias, empregar materiais locais e considerar as consecuencias das técnicas industriais na maneira en que deseñamos, fabricamos e distribuímos os produtos? Que é o deseño para a Galiza?".  

Cara á utopía de unir a creatividade e a existencia   

Como se quixese probar que é factíbel aquel vello desideratum das vangardas clásicas de unir a arte e a vida, a exposición Deseño para vivir esténdese por toda a Casa RIA, de tal maneira que moitas das pezas están integradas na arquitectura ou no deseño de interiores.   

"A lámpada que está no centro da escaleira e que une todos os espazos da casa, é un bo exemplo", subliña Ane Escribano. "É unha peza que chama moito a atención pero que ten un traballo moi complexo detrás. Por un lado, de concepto, para adaptarse á rehabilitación do edificio e ao seu proxecto arquitectónico e funcional. E por outro, cunha tecnoloxía que mostra a complexidade do labor técnico do deseño".   

Ademais, as paredes da casa están inzadas de bosquexos, debuxos, prototipos e maquetas que axudan a coñecer non só os obxectos en si final, senón tamén o proceso que leva até o resultado final.   

"En realidade, moitos das pezas de deseño están en casa RIA de forma permanente, e o que pretendemos con esta exposición é mostrar outra forma de entender a casa, o que pode redundar nun mellor coñecemento de todos aqueles obxectos que nos rodean habitualmente e de comprender un pouco mellor o papel que debe ter o deseño na nosa vida cotiá".


[Fonte: www.nosdiario.gal]