terça-feira, 10 de março de 2026

Le réseau de propagande en ligne israélien s’effondre : des influenceurs poursuivent Tel-Aviv pour non-paiement de contrats

Ces poursuites mettent au jour le « huitième front » d’Israël, une campagne numérique visant à influencer l’opinion mondiale en faveur d’Israël et à discréditer les opposants au génocide à Gaza.

The Cradle 

La machine de propagande israélienne est confrontée à une pression juridique croissante. Des influenceurs, des consultants et des médias ont déposé plainte contre le gouvernement, réclamant des millions de shekels. Ils l’accusent de ne pas avoir payé pour le travail effectué dans le cadre de sa campagne de communication internationale pendant le génocide perpétré par Israël à Gaza, comme l’a rapporté Calcalist le 5 mars.

Selon Calcalist, plusieurs personnes impliquées affirment avoir été recrutées en urgence au plus fort du conflit pour promouvoir le discours israélien à l’étranger, avant de découvrir que le gouvernement n’avait pas prévu de modalités de paiement adéquates. Des enquêtes ont depuis révélé de graves irrégularités au sein du cabinet du Premier ministre, qui a pris en charge la communication internationale d’Israël après l’effondrement du ministère de l’Information suite à l’opération Al-Aqsa Flood en octobre 2023.

DES INFLUENCEURS ISRAÉLIENS POURSUIVENT LE GOUVERNEMENT POUR NON-PAIEMENT. Des poursuites judiciaires totalisant des millions de shekels ont été engagées contre le gouvernement israélien pour non-paiement présumé d’influenceurs et de consultants recrutés pendant la guerre (également appelés propagandistes de la Hasbara).

Des responsables auraient contourné les procédures d’appel d’offres officielles et étendu des contrats existants avec des sociétés de production privées, lesquelles ont servi d’intermédiaires pour verser des paiements à des commentateurs et consultants pro-israéliens opérant à l’étranger.

Voici Nikita Bier, agent du Mossad chargé de superviser Musk, qui manipule les algorithmes dans le cadre de la campagne de propagande israélienne (hasbara), notamment en supprimant les badges de vérification des responsables du gouvernement iranien afin de limiter leur influence et en remplaçant le drapeau iranien par celui du Mossad-Pahlavi.

Plusieurs de ces sociétés affirment désormais que l’État refuse de régler ses dettes.

L’une d’elles, Intellect Production and Publishing Group, a intenté une action en justice réclamant environ 1,7 million de shekels (environ 552 000 dollars) pour couvrir des frais de déplacement et des opérations médiatiques visant à contrer les manifestations pro-palestiniennes lors des audiences de la Cour internationale de Justice (CIJ).

L’ancien porte-parole du gouvernement israélien, Eylon Levy, figure parmi les personnalités qui affirment que le gouvernement leur doit encore de l’argent pour leur travail dans le cadre de la campagne de communication internationale d’Israël.

La campagne de Netanyahu sur les réseaux sociaux visant à blanchir Israël de ses crimes est un échec total. Les Israéliens ne rémunèrent pas les influenceurs ; ils les escroquent et les font travailler gratuitement. Le cabinet de Netanyahu a même falsifié des signatures. Parmi les victimes figure Eylon Levi, que vous avez probablement tous vu diffuser de la propagande.

Selon un article de Calcalist, le salaire mensuel de Levy, s’élevant à 41 125 shekels (un peu plus de 13 000 dollars), transitait par la société de production Intellect Production and Publishing Group, au lieu d’être versé directement par l’État.

Une autre société, Speedy Call, avait installé un studio d’interviews ouvert 24h/24 au sein du quartier général militaire de Kirya, utilisé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables.

Cette société affirme qu’Israël refuse désormais de lui verser plus de 600 000 shekels (environ 200 000 dollars) pour neuf mois de travail.

Ces différends salariaux au sein de l’appareil de propagande israélien surviennent en même temps que des révélations plus larges sur l’ampleur de la campagne de communication mondiale menée par Tel-Aviv durant la guerre contre Gaza.

Des enquêtes et des documents publics ont démontré que des agences de relations publiques liées à Israël ont versé des milliers de dollars par publication à des influenceurs américains sur les réseaux sociaux afin de promouvoir des discours pro-israéliens en ligne. Des documents soumis en vertu de la loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA) ont révélé des paiements s’élevant en moyenne à 7 000 dollars par publication dans le cadre du « Projet Esther », une campagne de propagande visant à influencer l’opinion publique sur des plateformes comme TikTok et Instagram en faveur d’Israël et à diaboliser l’opposition.

Israël a déjà organisé des visites d’influenceurs soigneusement orchestrées à Gaza, invitant des personnalités des réseaux sociaux à visiter des sites de distribution d’aide gérés par la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), un programme d’aide israélo-américain meurtrier, afin de contrer les reportages internationaux sur la famine dans l’enclave.

Ces visites ont été présentées comme la preuve qu’Israël facilitait l’aide humanitaire, malgré les nombreux documents fournis par diverses organisations, dont l’ONU, démontrant que la famine à Gaza était une conséquence directe des restrictions systématiques imposées par Israël à l’aide humanitaire et de l’obstruction des livraisons de secours. Ces initiatives s’inscrivent dans ce que les responsables israéliens eux-mêmes qualifient de « huitième front » de la guerre : une bataille parallèle pour le récit et la perception, menée sur les plateformes de médias sociaux, les réseaux publicitaires et les campagnes numériques pilotées par l’IA, conçues pour influencer l’opinion mondiale sur la guerre à Gaza.

[Source : https://thecradle.co/articles/israels-online-propaganda-network-unravels-as-influencers-sue-tel-aviv-over-unpaid-contrac - reproduit sur www.legrandsoir.info]

segunda-feira, 9 de março de 2026

António Lobo Antunes: escribir para enfrentar el tiempo

En sus libros, António Lobo Antunes (1942-2026) se alejó de las formas previsibles: sus páginas fluyen con el ritmo caudaloso de la conciencia que habla sin pedir permiso. 


Escrito por Mauricio Montiel Figueiras 

La muerte de António Lobo Antunes cierra una de las aventuras narrativas más potentes de la literatura europea de las últimas décadas. Con él desaparece una voz que nunca aceptó la comodidad de las formas previsibles ni la cortesía de las narraciones bien alineadas. Sus libros fueron otra cosa: habitaciones llenas de espectros y murmullos, corredores donde el recuerdo se bifurca, páginas que fluyen con el ritmo caudaloso de la conciencia que habla sin pedir permiso.

Antes de convertirse en novelista fue médico. Y antes de ejercer la psiquiatría en Lisboa fue enviado como médico militar a la guerra colonial portuguesa en Angola entre 1971 y 1973. Aquella experiencia –la visión cotidiana de la violencia, el cansancio moral de un imperio que ya se estaba desmoronando– dejó una marca profunda en su imaginación. No fue una simple anécdota biográfica sino la fractura original de su literatura. Quien lea sus libros percibe pronto que el universo que describen está atravesado por esa grieta: la comprensión de que la historia se infiltra en la intimidad de las personas como una enfermedad lenta e insidiosa.

De esa herida surgieron los primeros libros que colocaron al autor en el mapa literario. En Memoria de elefante (1979) y En el culo del mundo (1979) la experiencia africana aparece como un recuerdo que no deja de supurar. Los narradores hablan desde una especie de vigilia febril, como si el pasado y el presente hubieran decidido mezclarse para siempre. En esas páginas la guerra no es heroica ni épica: es una sucesión de noches largas, de conversaciones que se deshacen en alcohol, de una juventud que descubre demasiado pronto la inutilidad de ciertas palabras como destino, gloria y patria.

A partir de ahí su obra se volvió cada vez más ambiciosa hasta abarcar una treintena de títulos. Novelas como Conocimiento del infierno (1980), Manual de inquisidores (1996), Exhortación a los cocodrilos (1999), No entres tan deprisa en esa noche oscura (2002) y La última puerta antes de la noche (2025) ampliaron ese territorio donde la memoria personal y la historia portuguesa se entrecruzan hasta erigir una arquitectura compleja. Cada libro parece escrito por una multitud: voces familiares, recuerdos infantiles, frases escuchadas en hospitales o cuarteles, ecos de un país que todavía dialoga con los fantasmas de su pasado imperial.

Decir que su estilo es laberíntico no es gratuito ni peyorativo. Las frases de Lobo Antunes avanzan como túneles: dilatadas, sinuosas, surcadas por digresiones que de pronto revelan una imagen inesperada. Leerlo implica aceptar que la narración no seguirá un camino recto. El lector se interna en un territorio donde los recuerdos irrumpen sin aviso y los personajes hablan desde diferentes estratos de la conciencia. Por eso su obra suele colocarse junto a la de autores considerados arduos como el húngaro László Krasznahorkai. Ambos comparten una desconfianza radical hacia la claridad artificial de ciertas narraciones contemporáneas. Sus libros no pretenden simplificar el mundo sino reproducir su confusión, su exceso, su densidad moral. Este rasgo se halla igualmente presente aunque de modo quizá más accesible en las fabulosas recopilaciones de textos que Lobo Antunes entregó con periodicidad semanal al diario O Público entre 1993 y 1998: Libro de crónicas (1998), Segundo libro de crónicas (2001) y Tercer libro de crónicas (2006).

Durante varios años el nombre de Lobo Antunes apareció inevitablemente en cualquier conversación sostenida en Portugal en torno del Premio Nobel de Literatura. Cuando el galardón fue otorgado a José Saramago en 1998, muchos celebraron la consagración internacional de la literatura lusitana. Sin embargo, para una parte considerable de los lectores más rigurosos el candidato evidente era Lobo Antunes. Donde Saramago construía alegorías transparentes –ingeniosas pero a menudo cansinas y predecibles–, Lobo Antunes exploraba el desasosiego del alma humana. La diferencia entre ambos no es solo estética. En las novelas de Lobo Antunes la literatura funciona como una excavación: cada frase intenta penetrar un poco más en los meandros de la mente, en la culpa, en la fragilidad de los afectos. Sus páginas no buscan persuadir al lector de una idea sino sumergirlo en un estado mental que muchas veces se extravía en el pantano del delirio.

Sus libros de títulos por lo general extensos e intensamente poéticos permanecen como un archivo de voces que hablan entre sí, pero también quedan como un desafío para el presente. En una época dominada por la prisa editorial, por novelas concebidas para consumirse entre dos salas de embarque y olvidarse antes de que el avión toque tierra –la proliferación de lo que con demasiada indulgencia se llama literatura de aeropuerto–, la obra de Lobo Antunes recuerda que la literatura auténtica exige otra velocidad y otra paciencia. Sus novelas no están hechas para distraer el viaje sino para alterar la respiración del lector, para obligarlo a permanecer en el interior de una frase hasta que el lenguaje y la rememoración revelen algo que se preferiría no saber.

Tal vez por eso su legado resulta hoy más incómodo que nunca. Mientras el mercado celebra historias fácilmente digeribles, los libros de António Lobo Antunes continúan recordando que cuando es verdadera la literatura no sirve para pasar el tiempo sino para enfrentarlo. Y en ese enfrentamiento –calmo, obstinado, oscuro– reside la única forma de resistencia que todavía le queda a la novela ante la andanada banal de la era digital.  

  

[Foto: Georges Seguin (Okki)CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons - fuente: www.letraslibres.com]

Per què el govern israelià vol tancar la seva ràdio

Els crítics veuen l'intent de Netanyahu de clausurar la ràdio de l'exèrcit israelià, molt popular al país, com un nou front en l'ofensiva de l'executiu contra la llibertat d'expressió

Bandera israeliana a les oficines de Galatz a Jaffa

Durant setanta-cinc anys, la ràdio de l’exèrcit israelià ha exercit un rol clau en la vida quotidiana del país, emetent reportatges crítics i tertúlies de gran abast, a més d’incomptables programes d’entreteniment. També ha servit de camp d’entrenament de periodistes joves, alguns dels quals han acabat esdevenint figures destacades de la premsa israeliana.


Però ara el govern del primer ministre Benjamin Netanyahu pressiona per tancar la popular emissora pública –finançada per l’estat i gestionada per l’exèrcit–, coneguda popularment amb el nom de Galatz.


Netanyahu al·lega que una ràdio militar és més pròpia d’una dictadura com la de Corea del Nord que no pas d’una democràcia. No obstant això, els crítics consideren que l’intent de clausura forma part d’una ofensiva més àmplia contra els mitjans de comunicació crítics amb el govern. D’ençà de l’atac del 7 d’octubre de 2023, el govern ha intensificat la campanya de pressió contra els mitjans de comunicació del país, una ofensiva que sembla agafar força a mesura que s’acosten les eleccions generals previstes per a final d’any.


Galatz –l’abreviatura de Galei Tzahal, que en hebreu significa “Ones de les Forces de Defensa d’Israel”– és una unitat de les Forces de Defensa d’Israel integrada per soldats i civils, que emet tant per a les tropes com per al públic en general.


El ministre de Defensa, Israel Katz, va acusar al desembre Galatz d’haver “donat veu als membres d’Hamàs” i d’haver “atacat els soldats i les FDI”.


“Soldats i civils declaren que sovint senten que l’emissora no els representa, que no els dóna veu i mina la moral de la nació”, va escriure un comitè designat per Katz en el seu informe sobre l’emissora. 


El Moviment per un Govern de Qualitat a Israel –un grup de defensa dels drets civils sense ànim de lucre–, el Sindicat de Periodistes i els treballadors de Galatz han impulsat campanyes públiques per aturar-ne el tancament. El Tribunal Suprem d’Israel va suspendre el decret que n’ordenava el tancament al desembre i el govern té fins el 15 de març per a respondre a la sentència. 

Un soldat israelià entra a les oficines de Galatz el mes passat, mentre un operari tapa un grafit amenaçador contra els jueus seculars.

L’advocat Boaz Ben Zur, que representa els treballadors de Galatz, ha qualificat les declaracions de Katz de “forassenyades, imprudents i incendiàries”.

“Ens trobem en una zona grisa quant a l’estat de la democràcia israeliana”, va declarar fa poc al Canal 12 d’Israel. “Som testimonis d’una ofensiva que ha arrasat el sistema judicial, els mitjans de comunicació i [més] institucions, que cerca d’afeblir tots aquests contrapesos de manera sistemàtica.”

Mentrestant, el ministre de Comunicacions, Shlomo Karhi, promou una reforma més àmplia del panorama mediàtic israelià. “L’esquerra té el monopoli del discurs mediàtic”, va dir el mes passat al portal Walla: “La reforma obrirà [la premsa israeliana] al mercat de les idees.”

Entre més mesures, Karhi ha proposat de crear un nou consell per regular els mitjans de comunicació, la majoria dels membres del qual –incloent-hi el president– serien nomenats directament per ell.

Els crítics alerten que el consell podria agreujar les ingerències polítiques en la premsa israeliana i empènyer encara més mitjans de comunicació a tancar. Aquest mes, la fiscal general Gali Baharav-Miara va demanar al Tribunal Suprem de convocar una audiència urgent sobre el projecte de llei de Karhi “arran de la preocupació pel perjudici a la llibertat d’expressió i la llibertat de premsa”.

Galatz i la seva emissora germana, Galgalatz, van ocupar la segona posició en el rànquing d’emissores amb més audiència l’any passat; tan sols les emissores de Kan, la cadena de ràdio pública, van tenir més oients. Galgalatz, que emet música i informació viària, va ser l’emissora més escoltada a tot el país; Galatz, la tercera.

Periodistes de Galatz i de més mitjans han defensat la cadena. “El govern israelià exigeix que se silenciï l’opinió i la crítica”, va declarar fa poc Rino Zror, periodista de l’emissora, al canal parlamentari Knesset Channel.

Aya Yadlin, professora de la Facultat de Comunicació de la Universitat Bar-Ilan, avisa “d’una campanya més àmplia per a silenciar les veus crítiques i independents i afeblir els mitjans”.

La democràcia israeliana, segons que explica Yadlin a The Washington Post, es troba en retrocés. “Una branca del govern prova de desmantellar els organismes de control i repartiment del poder d’unes altres branques, amb l’objectiu de concentrar el poder en un únic centre neuràlgic”.

I afegeix: “No crec que a una emissora de ràdio militar li pertoqui d’encapçalar el rànquing d’audiència en un país democràtic, però tancar una institució mediàtica tan poderosa, que donava veu a les crítiques sobre la guerra i la gestió de l’alliberament dels ostatges, no pot llegir-se sinó com un intent de silenciar les veus crítiques.”

Notícies, sàtira i rock and roll

Galei Tzahal va començar a emetre el 1950, dos anys després de la fundació de l’estat d’Israel. Tot i emetre música i programes d’entreteniment, tant el govern com l’oposició consideraven l’emissora un instrument de propaganda nacionalista.

L’actriu i comediant Rivka Michaeli, una de les primeres grans figures de l’emissora, es va afegir a l’equip de Galatz durant la guerra entre Israel i Egipte del 1956. Els locutors, explica a The Washington Post, hi parlaven amb més naturalitat que els seus homòlegs de Kol Israel, la ràdio oficial de l’estat, i els programadors de l’emissora estaven més al cas de les darreres tendències musicals.

Amb el temps, Galatz va afegir un noticiari a la programació habitual. “Es va convertir en una emissora de referència i va guanyar més i més oients”, diu Michaeli, de vuitanta-set anys.

Aviat, Galatz va esdevenir un dels grans planters de periodistes d’Israel. Per l’emissora no tan sols hi han passat periodistes destacats, sinó també artistes capdavanters i diputats del parlament, incloent-hi Ilana Dayan, que dirigeix el programa Uvda (“Fet”), l’equivalent israelià del 30 minuts.

Soldats a l’entrada de les oficines de Galatz, aquest gener.


“Galei Tzahal és el lloc que més m’ha marcat”, diu Dayan en una entrevista. La periodista, en aquest sentit, recorda la volta que, com a soldat de dinou anys, retransmetia en directe una manifestació per la pau a Jerusalem i algú va llançar una granada contra la multitud. Va estar en antena trenta-sis hores seguides: “Va ser aleshores quan em vaig adonar que volia fer això a la vida.” “Galatz és el lloc on es van formar els millors locutors israelians, on es van crear els programes de ràdio més interessants de sàtira, rock and roll i entreteniment, com també els millors noticiaris i documentaris.”

Dayan, de fet, hi continua emetent un programa setmanal d’actualitat. “En certa manera, hi ha els qui veuen la popularitat i el substrat militar de Galatz com un dels actius més potents de l’establishment militar israelià: dóna rock and roll als joves i ells t’ho repagaran amb la seva vida”, explica Dayan.

“Un híbrid estrany”

Històricament, els detractors de l’emissora han estat especialment crítics amb el fet que les Forces de Defensa d’Israel s’encarreguin de formar els futurs periodistes que se suposa que, com a professionals, hauran de fer-los retre comptes. En el passat, més ministres de Defensa i caps de l’estat major ja havien sospesat la possibilitat de tancar l’emissora.

“Hauria de ser evident que una premsa veritablement lliure i independent no pot existir sota el paraigua de l’exèrcit”, va escriure el 2021 Noa Landau, ex-treballadora de Galatz i subdirectora de Ha-Àrets, abans que Netanyahu tornés al govern.

Dayan descriu Galatz com un “híbrid estrany”, però matisa que “té una vitalitat indubtable”.

Tampoc no se’n pot negar l’abast. Shai Yadgar, que se’n va anar a viure a Nova York fa dos anys i mig, escolta cada matí els programes d’actualitat de Galatz.

“Estic molt vinculat a Israel i molt pendent de tot allò que hi passa”, explica Yadgar a The Washington Post. “Escolto Galatz sobretot pels locutors, per la feina que fan, per la seva capacitat de fer preguntes incisives i d’entrevistar persones de tot l’espectre polític.

I afegeix: “Seria un desastre que Galatz tanqués o si els mitjans de comunicació israelians es veiessin obligats a lluitar pel dret d’existir lliurement, de poder fer la seva feina periodística sense pressió.”

Shira Rubin ha contribuït a aquest article.

[Fotografies: Heidi Levine/The Washington Post - font:  www.vilaweb.cat]


La verità sulla violenta espulsione dei palestinesi da parte di Israele nel 1948 non è una novità

I documenti israeliani recentemente scoperti confermano ciò che i palestinesi affermano da decenni su espulsioni e massacri 

L'espulsione e la marcia per trovare un rifugio sicuro

di Amira Hass

Haaretz

“Migliaia di documenti recentemente scoperti permettono ora di raccontare la vera storia dell’espulsione dei palestinesi da parte di Israele nel 1948”, dichiara il sottotitolo di un altro inquietante articolo dello storico Adam Raz, pubblicato di recente. Il titolo non coglie nel segno. I palestinesi raccontarono la “vera storia” del ’48 da molto prima che questi documenti emergessero. L’essenza di quella storia è sempre stata chiara: l’esercito ebraico li espulse intenzionalmente, e uno dei mezzi impiegati furono omicidi e massacri.

Il sottotitolo non è del tutto coerente con l’articolo stesso: Raz cita la letteratura e gli studi palestinesi – di Saleh Abd al-Jawad e Adel Manna – basati su testimonianze orali. Questi studi e opere letterarie, anche se pubblicati dopo la Nakba, attingevano alla conoscenza diretta di quanto era accaduto. Questa conoscenza proveniva da centinaia di migliaia di persone che avevano vissuto gli eventi mentre si svolgevano.

Anche se questa conoscenza non fu immediatamente trascritta, verificata con metodi storici convenzionali o tradotta in ebraico, essa trasmetteva la vera storia fin dall’inizio. Era la conoscenza degli espulsi, dei sopravvissuti, degli “assenti presenti”, delle sorelle in lutto e degli abitanti del villaggio che cercavano di raggiungere – “infiltrarsi”, nel nostro linguaggio – i loro vigneti per raccogliere i frutti dagli alberi piantati dai loro genitori. Apparteneva ai giovani che cercavano vendetta con le armi, agli studenti che cantavano il ritorno in patria e ai fondatori delle organizzazioni di liberazione.

Presentare tali documenti come se fossero gli unici a rivelare la verità – o come se la verità esistesse solo una volta che vengono alla luce significa concedere all’autore del reato in esclusiva la prima e l’ultima parola nello stabilire quale sia la storia vera.

Le ipotesi dei ricercatori – e spesso le loro conclusioni esplicite – tratte da queste testimonianze e dal chiaro schema che ne emergeva si sono dimostrate più accurate delle affermazioni di coloro che davano priorità ai documenti scritti sopra ogni altra cosa. Ad esempio: che l’espulsione fosse pianificata piuttosto che spontanea e che gli atti di massacro fossero più numerosi di quanto inizialmente riportato.

Raz osserva che dei 17 milioni di documenti conservati negli Archivi di Stato israeliani e negli Archivi dell’IDF e dell’Ente di Difesa oltre 16 milioni sono inaccessibili al pubblico. Il loro occultamento è deliberato. Si può ragionevolmente supporre che se questi documenti avessero contraddetto le testimonianze orali sulla Nakba e sulla Guerra d’Indipendenza ebraica lo Stato si sarebbe affrettato a renderli pubblici.

Quindi un sottotitolo più accurato avrebbe potuto recitare: “Migliaia di documenti scoperti per caso e rivelati grazie ai tenaci sforzi dell’Istituto Akevot [Organizzazione fondata nel 2014 con l’obiettivo di sostenere il lavoro dei difensori dei diritti umani anche ampliando l’accesso del pubblico agli archivi del governo israeliano, n.d.t.] confermano la vera storia raccontata dai palestinesi sul ’48 – una storia che la società israeliana si è rifiutata di ascoltare”.

“La storia di ogni società esistita fino ad oggi è la storia di lotte di classe… oppressori e oppressi… in costante opposizione l’uno all’altro”, scrissero Karl Marx e Friedrich Engels nel “Manifesto del Partito Comunista”. Potremmo ampliare questa formulazione per includere le lotte di genere, interetniche e nazionali. La verità sullo sfruttamento, l’oppressione e il profitto a spese altrui esiste con o senza documentazione.

I documenti – soprattutto quelli prodotti dagli oppressori e profittatori, da chi ha espulso e da chi ha massacrato – aggiungono dettagli cruciali. Consentono precisione: la sequenza degli eventi, le date, i tipi di armi e munizioni, i nomi di coloro che hanno impartito gli ordini, nonché i moventi e gli obiettivi definiti dai loro autori. Ma presentare tali documenti come se fossero gli unici a rivelare la verità – o come se la verità esistesse solo una volta che essi vengono alla luce – significa concedere in esclusiva all’autore del reato la prima e l’ultima parola nello stabilire la verità storica.

Questa assurda gerarchia è familiare a qualsiasi giornalista che si occupi di questioni palestinesi e non consideri il proprio ruolo come un rafforzamento della narrazione israeliana sulla sicurezza. Le testimonianze palestinesi sono generalmente considerate dagli israeliani come materiale giornalistico di qualità inferiore. Un video o una foto incriminanti – ad esempio, di un attacco di coloni, di abusi da parte di un soldato o di una guardia carceraria, o di un detenuto rilasciato dalla custodia dell’Israel Prison Service che sembra appena uscito da un campo di concentramento – hanno maggiori probabilità di essere accettati come prova credibile.

In cima a questa gerarchia di “verità” c’è il documento segreto israeliano trapelato o la dichiarazione di un funzionario israeliano. Ottenere tale materiale è considerato giornalismo investigativo. Di solito conferma – spesso non in tempo reale e solo dopo che sono già stati arrecati gravi danni – le testimonianze palestinesi, respinte come inferiori, accumulate in precedenza.

Ad esempio: il movente dell’espropriazione alla base della dichiarazione di “zone di tiro”, la forza sproporzionatamente letale usata per reprimere le manifestazioni nelle prime settimane della seconda intifada, il fuoco delle IDF contro gli abitanti di Gaza in fuga con bandiere bianche durante la guerra del 2008-2009, l’uso proibito del fosforo bianco contro i civili e la designazione di intere famiglie come obiettivi legittimi nella guerra del 2014. Queste pratiche non sono iniziate il 7 ottobre 2023. Eppure, i resoconti basati sulle testimonianze palestinesi acquisiscono valore solo una volta confermati da un’autorità della sicurezza[israeliana] o da un documento scritto israeliano.

A causa di questa gerarchia giornalistica distorta, quando le testimonianze orali si accumulano – una dopo l’altra, rivelando lo stesso schema in luoghi e tempi diversi, come l’uccisione di palestinesi, compresi bambini, che non rappresentavano una minaccia per nessun soldato – una singola smentita da parte del portavoce delle IDF è sufficiente a spingerle nella cantina dell’attenzione pubblica israeliana.

Ma per quanto profonda possa essere quella cantina, la vera storia – del nostro potere distruttivo, letale, espropriante ed espulsivo – rimane intatta e valida, e va ricercata al di fuori di questo potere.

(traduzione dall’Inglese di Giuseppe Ponsetti)

[ Foto: Rafi Kotzer - articolo riprodotto su www.zeitun.info]