quarta-feira, 7 de janeiro de 2026

Las palabras vacías

La historia la siguen escribiendo los de siempre: los vencedores, los que tienen el poder de las armas y del dinero.

Escrito por Iñaki Chaves 

Nos quedaban la paz y la palabra, pero esta no sirve para alcanzar aquella y aquella perdió el sentido de tanto buscarla.

No es un juego de palabras, es la realidad de la vacuidad de las palabras. Ya no podemos pedir la paz y la palabra porque no hay manera de obtenerlas. Las palabras se manosean y ensucian y la paz se empaña y es motivo de burla.

El mundo no necesita paz porque los poderosos viven de la guerra; el planeta no demanda respeto porque a los ricos no les renta la naturaleza sino muerta; la humanidad no requiere justicia porque está gobernada por la arbitrariedad de los injustos.

Tras el ataque ilegal de ese gran hermano sobre uno de los que considera como parte de su patio trasero, los medios, las instituciones y los portavoces de gobiernos se han lanzado a dar discursos llenos de palabras. De palabras vacías que solo quieren ganarse un lugar entre los titulares de las portadas.

Ellos solamente escupen palabras que se irán con el viento y que no cambiarán la historia. Y la historia la siguen escribiendo los de siempre: los vencedores, los que tienen el poder de las armas y del dinero. Y de los medios, los que gobiernan, los que alimentan el micrófono, sostienen la pluma, pagan las pantallas y dominan las rotativas.

Alegrarse con palabras del mal ajeno, cuando el otro no es de los nuestros, es ruin. Denunciar con palabras las injerencias políticas sin defender al atacado ni atacar al atacante es despreciable. Consentir de palabra y omisión que se quiebre el derecho internacional es indignante. Pero lo peor, como decía Cipolla, es la estupidez humana, aquella que se llena de palabras que dañan a otras personas sin obtener ningún beneficio a cambio.

A pesar de todas las voces, de todos los gritos y de todas las exclamaciones, ya no tenemos la palabra, las palabras, solamente la sombra y el vacío que conforman un silencio cómplice que arrasa con todo. Las palabras llenan el espacio, pero se enredan y confunden y no resuelven la duda humana ni nos ayudan a conseguir el deseo infinito e inalcanzable de la paz.

Las palabras nos deberían servir para darle la vuelta a la realidad tal como es, para poner patas abajo este mundo patas arriba, que está al revés. Ese mundo loco, loco, loco en el que, como publicó Galeano, “son dignos de impunidad y felicitación quienes matan la mayor cantidad de gente en el menor tiempo; quienes ganan la mayor cantidad de dinero con el menor trabajo, y quienes exterminan la mayor cantidad de naturaleza al menor costo”.

Hay palabras que suenan, que hacen música y poesía, y hay otras que retumban, que rompen la tranquilidad y tumban la convivencia. Dicen, decimos, mucho, pero no hacen, hacemos, nada. ¿Será porque hay mucho que decir, pero no hay nada que hacer?

Martín Barbero, que sabía mucho del poder de la palabra, escribió:

“Pero de algo sé que soy cierto: / solo sembrando gritos no llegaremos lejos / que el que siembra palabras / cosechará su propia mentira con estiércol / Y cada hombre en su noche / sabrá lo que ha mentido / y también lo que queman las palabras vacías / si es que se atreve a mirarse de frente alguna vez”.

La palabra alumbra las ideas, acompaña y alimenta los pensamientos y los sentimientos. La palabra construye el camino y hace que se oigan las voces de quienes no son escuchados. La palabra combate el vacío del discurso unidireccional y unívoco que nos quiere uniformizar.

Las palabras lo pueden todo y no pueden con nada. Si los campos se han llenado de palabras vacías que no nos han resuelto la vida, si no son buenas las palabras que nos acompañan, deberíamos, al menos, sembrar esperanza, paz y alegría.

 

[Fuente: www.mundoobrero.es]

















Cinq scénarios pour le Venezuela post-Maduro

Le flou règne sur l’avenir du Venezuela après la capture de son président par les États-Unis. Plusieurs voies sont envisageables, du maintien en place du régime chaviste à une prise de contrôle du pouvoir par Washington.

Pancarte représentant Nicolas Maduro (et son prédécesseur Hugo Chavez) brandie lors d’une manifestation de soutien au régime à Caracas, le 4 janvier 2026, au lendemain de la capture du président vénézuélien par les États-Unis. 

Écrit par 

L’opération militaire menée par les États-Unis à l’aube du 3 janvier, qui a permis de capturer Nicolas Maduro et son épouse puis de les emmener à New York, où ils ont été incarcérés, marque un tournant pour le continent américain. Après plusieurs mois de menaces d’intervention militaire et de renforcement constant des forces armées états-uniennes dans la région, ces dernières ont destitué un président étranger à l’issue d’une opération qui a duré un peu plus de deux heures.

Que ce soit sous le prétexte de la lutte contre le trafic de drogue ou au nom d’un changement de régime, le message est clair : les États-Unis sont prêts à agir de manière unilatérale, par la force et, au besoin, de façon illégale. Les répercussions seront vastes pour le Venezuela, bien sûr, mais aussi pour l’ensemble de l’Amérique latine.

Les réactions à l’intervention états-unienne ont été immédiates. La Colombie, qui a dépêché des troupes à sa frontière, se préparant à l’arrivée potentielle de réfugiés, a dénoncé les frappes comme un affront à la souveraineté des pays de la région. Cuba s’est joint à l’Iran, à la Russie et à d’autres adversaires de Washington pour condamner le raid devant les Nations unies. Quelques gouvernements, notamment celui de l’Argentine, ont en revanche apporté leur soutien sans réserve à cette opération.

Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela jusqu’à ce qu’il y ait une « transition sûre, appropriée et judicieuse » du pouvoir, et assuré que son administration « n’avait pas peur d’envoyer des troupes au sol ».

Jusqu’à présent, peu de détails concrets sur la suite des événements ont été fournis. Beaucoup dépendra des prochaines actions de Washington et de la réaction de la classe politique vénézuélienne, qui est très divisée. En tant qu’expert des relations entre les États-Unis et l’Amérique latine, j’estime que cinq scénarios principaux sont plausibles.

1. Trump déclare avoir eu gain de cause et en reste là

Dans ce premier scénario, Trump proclame que la mission a été accomplie, présente la capture de Maduro comme un triomphe et réduit rapidement le rôle des États-Unis dans l’avenir immédiat du pays. Les institutions vénézuéliennes restent largement intactes. L’actuelle vice-présidente Delcy Rodriguez, le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello et le ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez dirigent un gouvernement reconstitué qui poursuit la ligne de gauche développée par feu Hugo Chavez, même si ce système est désormais privé de sa dernière figure de proue en la personne de Maduro.

Un tel développement conviendrait aux généraux états-uniens désireux de limiter les risques pour leurs troupes, ainsi qu’aux puissances étrangères soucieuses d’éviter un vide du pouvoir. A contrario, l’opposition vénézuélienne et les pays voisins qui ont subi des années d’afflux de réfugiés feraient la grimace.

Surtout, cela réduirait à néant l’influence sur le pays que Washington vient d’acquérir au prix de nombreux efforts. Après avoir pris la décision extraordinaire d’enlever un chef d’État, revenir en arrière et se contenter d’un léger remaniement du chavisme apparaîtrait comme une reculade contraire aux normes des interventions étrangères des États-Unis.

2. Un soulèvement populaire renverse le chavisme

Deuxième possibilité : le choc provoqué par la destitution de Maduro brise l’aura d’inévitabilité du gouvernement et déclenche un soulèvement populaire qui balaye le chavisme. Au vu de la vacance de la présidence et de l’affaiblissement des forces de sécurité, démoralisées ou divisées, une large coalition de partis d’opposition, de groupes de la société civile et de chavistes mécontents fait pression pour la mise en place d’un conseil de transition, peut-être sous l’égide de l’Organisation des États américains (OEA) ou des Nations unies.

Reste qu’une telle révolution, en particulier lorsqu’elle est soutenue par une ingérence extérieure, se déroule rarement sans heurts. Des années de répression politique, de crime organisé, de misère économique et d’émigration ont vidé la classe moyenne et les syndicats vénézuéliens de leur substance. Les colectivos armés – des groupes paramilitaires ayant un intérêt au maintien de l’ancien régime – opposeraient une résistance farouche. Il en résulterait peut-être non pas une avancée démocratique rapide mais une transition instable : un gouvernement provisoire fragile, des violences sporadiques et d’intenses luttes intestines sur les questions relatives aux amnisties et au contrôle du secteur pétrolier.

3. Les États-Unis installent à Caracas un pouvoir allié

Dans ce scénario, Washington tire parti de la nouvelle donne pour faire pression en faveur d’un changement complet de régime. Cela pourrait se traduire par un durcissement des sanctions à l’encontre des personnalités encore au pouvoir, par l’intensification des frappes contre les installations de sécurité et les milices, par un soutien secret aux factions insurgées et par l’utilisation du procès de Maduro comme d’une tribune mondiale pour délégitimer une fois pour toutes le chavisme.

Une personnalité reconnue en tant que leader de l’opposition serait portée au pouvoir à la suite d’une forme d’élection contrôlée, d’un conseil de transition ou d’une passation de pouvoir négociée – potentiellement, quelqu’un comme Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025. Les États-Unis et leurs alliés proposeraient une restructuration de la dette et un financement de la reconstruction du pays en échange de réformes économiques libérales et d’un alignement géopolitique sur Washington.

Cette option est très risquée. Une transition ouvertement orchestrée par les États-Unis entacherait la légitimité du nouveau leadership vénézuélien, tant au niveau national qu’international. Elle aggraverait la polarisation du pays, renforcerait la dénonciation de l’impérialisme (ce qui est depuis longtemps un argument central du chavisme) et inciterait la Chine, Cuba, l’Iran et la Russie à s’ingérer également dans les affaires du pays. Un mouvement chaviste meurtri mais non brisé pourrait se transformer en résistance armée, faisant du Venezuela un nouveau théâtre d’insurrection de faible intensité.

4. Supervision par Washington et transition contrôlée

Une transition contrôlée : c’est l’option que Trump a ouvertement envisagée. Washington exercerait provisoirement sa tutelle sur le Venezuela. Les premières priorités seraient d’imposer une chaîne de commandement et de restaurer les capacités administratives du pays, de stabiliser la monnaie et le système de paiement, et de mettre en place des réformes progressives afin d’éviter l’effondrement de l’État pendant la transition.

Le calendrier politique serait alors une dimension essentielle. Washington exercerait une forte influence sur les dispositions provisoires en matière de gouvernance, les règles électorales et le calendrier des élections présidentielle et législatives, y compris la reconstitution des autorités électorales et la définition des conditions minimales pour la campagne électorale et l’accès aux médias. Les États-Unis n’auraient pas nécessairement besoin d’occuper le pays, mais ils pourraient avoir besoin de déployer des forces sur le terrain pour dissuader les fauteurs de troubles.

La logique économique de cette option reposerait sur le rétablissement rapide de la production pétrolière et des services de base grâce au soutien technique des États-Unis, à l’implication de leurs entreprises privées et à un allègement sélectif des sanctions. Des entreprises, telles que Chevron, la seule grande compagnie pétrolière états-unienne encore implantée au Venezuela, ou des prestataires de services pétroliers, comme Halliburton, seraient probablement les premiers bénéficiaires.

Là aussi, les risques sont considérables. Comme dans le cas précédent de l’arrivée au pouvoir d’une équipe ouvertement alignée sur Washington, une tutelle états-unienne pourrait attiser les sentiments nationalistes et valider le discours anti-impérialiste propre au chavisme. La menace implicite de l’utilisation de la force pourrait dissuader les groupes criminels, mais elle pourrait également approfondir le ressentiment et durcir la résistance des groupes armés, des partisans de Maduro ou de toute autre personne opposée à l’occupation.

5. Conflit hybride et instabilité contrôlée

Finalement, le plus probable est que tous les scénarios ci-dessus soient en quelque sorte mélangés : on assisterait alors à une lutte prolongée dans laquelle aucun acteur ne l’emporterait complètement. La destitution de Maduro pourrait affaiblir le chavisme, sans totalement détruire ses réseaux dans l’armée, l’administration et les quartiers défavorisés. L’opposition pourrait être revigorée mais demeurerait divisée. Sous Trump, les États-Unis seront puissants sur le plan militaire mais limités dans leur marge de manœuvre en raison de la lassitude de leur population à l’égard des guerres étrangères, de la perspective des élections de mi-mandat à venir et les doutes quant à la légalité de leurs méthodes.

Dans ce cas de figure, le Venezuela pourrait sombrer dans plusieurs années d’instabilité contrôlée. Le pouvoir pourrait de facto être partagé entre une élite chaviste affaiblie, des figures de l’opposition cooptées dans le cadre d’un accord transitoire et des acteurs sécuritaires contrôlant des fiefs locaux. Les frappes sporadiques et les opérations secrètes des États-Unis pourraient se poursuivre en étant calibrées pour punir les fauteurs de troubles et protéger les partenaires privilégiés de Washington, sans aller jusqu’à une occupation de grande échelle.

Une doctrine Monroe 2.0 ?

Quel que soit l’avenir, ce qui semble clair pour l’instant, c’est que l’opération anti-Maduro peut être considérée, tant par ses partisans que par ses détracteurs, comme l’application d’une sorte de doctrine Monroe 2.0. Cette version, qui fait suite à la doctrine originale du XIXe siècle dans laquelle Washington mettait en garde les puissances européennes contre toute ingérence dans sa sphère d’influence, est une affirmation plus musclée selon laquelle les rivaux lointains des États-Unis et leurs clients locaux ne seront pas autorisés à avoir leur mot à dire sur le continent américain.

Ce message agressif ne se limite pas à Caracas. Cuba et le Nicaragua, déjà soumis à de lourdes sanctions états-uniennes et de plus en plus dépendants des soutiens russe et chinois, verront le raid vénézuélien comme un avertissement indiquant que même les gouvernements bien établis ne sont pas à l’abri si leur politique n’est pas suffisamment alignée sur celle de Trump. La Colombie, théoriquement alliée des États-Unis mais actuellement dirigée par un gouvernement de gauche qui a vivement critiqué la politique vénézuélienne de Washington, se retrouve prise en étau.

Les États petits et moyens, et pas seulement ceux d’Amérique latine, ne peuvent qu’être inquiets. Le Panama, dont le canal est essentiel au commerce mondial et à la mobilité navale des États-Unis, pourrait faire l’objet d’une pression renouvelée, Washington souhaitant pouvoir compter dans ce pays sur un pouvoir local qui sera proche de lui et qui bloquera les avancées chinoises dans les ports et les télécommunications. Le Canada et le Danemark auront également regardé cet épisode de très près, l’administration Trump ayant récemment rappelé avec force qu’elle convoite le Groenland.

 

[Photo : Juan Barreto/AFP - source : www.theconversation.com] 

 

 

 

terça-feira, 6 de janeiro de 2026

Palestine Action: história de uma prisão perigosa para a democracia

Embora as detenções por danos e invasão de propriedade fossem comuns nestes protestos, o panorama legal mudou radicalmente quando, em julho deste ano, o governo proibiu o coletivo Palestine Action ao abrigo da Lei do Terrorismo de 2000, tornando a filiação ou o apoio ao grupo um crime punível até 14 anos de prisão


Esta segunda-feira, a ativista do 
Palestine Action Teuta Hoxha, de 29 anos, interrompeu a sua greve de fome ao fim de mais de dois meses. O grupo de apoio Prisoners for Palestine diz que o seu estado é grave e tem de ser hospitalizada, ao mesmo tempo que denuncia que lhe tem sido negado tratamento pelas autoridades prisionais. Tal como os restantes oito prisioneiros que iniciaram a greve de fome - três dos quais prosseguem este protesto - Teuta foi detida por invadir as instalações da subsidiária britânica do fabricante de armas israelita Elbit Systems em 2024, numa ação promovida pelo Palestine Action.

Todos os oito ativistas do Palestine Action presos que iniciaram a greve de fome estão detidos preventivamente, sem acusação e muito menos condenação, tendo a todos eles sido negada a liberdade condicional sob fiança. Alguns deles aguardam julgamento há mais de 1 ano (o que excede o tempo legalmente permitido no Reino Unido) por uma série de alegados crimes relacionados com protestos, incluindo violência e danos criminais.

Os ativistas em greve de fome exigem que o coletivo a que pertencem, Palestine Action, seja retirado da lista de grupos terroristas, que a proibição de atuação do grupo, decretada pelo governo trabalhista de Keir Starmer, seja anulada e que todos os seus membros atualmente presos sejam libertados. Exigem ainda o encerramento das empresas da indústria de armamento a funcionar no Reino Unido e que tenham qualquer relação com Israel. Pedem também uma reunião do ministro da justiça com os seus representantes legais, e exigem que lhes seja dado acesso a um julgamento justo. Pedem finalmente liberdade de expressão e opinião enquanto estiverem na prisão e fim da censura (incluindo cartas desaparecidas, livros proibidos, chamadas telefónicas bloqueadas e visitas interrompidas). 

As greves de fome começaram a 2 de novembro e um elemento do grupo ativista Prisoners for Palestine disse, numa conferencia de imprensa, que são «a maior greve de fome coordenada em prisões» em quase 40 anos no Reino Unido. 

Em carta enviada ao ministro da Justiça britânico David Lammy, e subscrita por mais de 800 profissionais de saúde, o Dr. James Smith, médico do serviço de urgências e professor da UCL também presente na conferência de imprensa referida, disse que os ativistas em greve de fome «correm um risco muito elevado de complicações graves, incluindo falência de órgãos, danos neurológicos irreversíveis, arritmias cardíacas e morte.» A carta pede a David Lammy que reúna com os advogados dos ativistas para discutir as condições de saúde dos prisioneiros e o protesto em curso, com vista a salvaguardar as vidas dos grevistas de fome. Os advogados dos ativistas não receberam resposta de David Lammy, que já havia respondido anteriormente no Parlamento a Jeremy Corbin que não se tencionava reunir com os grevistas. 

Esta greve de fome é o clímax de uma campanha de anos do grupo Palestine Action, uma rede de ação direta não violenta dedicada a encerrar as operações da Elbit Systems, a maior empresa privada de fabrico de armas de Israel, que tem várias fábricas no Reino Unido. Os seus métodos incluíram a ocupação de telhados, o bloqueio de acessos e o grafitti de edifícios, causando perturbação ao funcionamento e danos financeiros significativos com o objetivo de parar a produção de drones e componentes de armamento que são usados pelo exército israelita contra palestinianos.  

A resposta do governo britânico tomou proporções sem precedentes. Embora as detenções por danos criminais e invasão de propriedade fossem comuns nestes protestos, o panorama legal mudou radicalmente quando, em julho do ano passado, o governo proibiu o coletivo Palestine Action ao abrigo da Lei do Terrorismo de 2000, tornando a filiação ou o apoio ao grupo uma ofensa criminal punível com até 14 anos de prisão. Esta lei criminaliza ações que sejam "concebidas para influenciar a atuação do governo" ou que "pretendam promover uma causa política" através de prejuízos graves à propriedade e criando um "risco sério para a saúde ou segurança do público".   

Os defensores dos direitos humanos consideraram que esta decisão constituía uma expansão preocupante da definição de terrorismo, confundindo danos causados à propriedade durante um protesto contra uma empresa privada com atos concebidos para aterrorizar o público com objetivos políticos, e que prejudicava gravemente o direito ao protesto.   

O Palestine Action argumenta que este é um caso claro de "lawfare" (uso do sistema legal como uma arma para silenciar a dissidência e o protesto), pois ao classificar a sua campanha de protesto como "terrorismo" o Estado conseguia atingir importantes objetivos de silenciamento, como a imposição de penas incomparavelmente mais severas (anos em vez de meses) e um cadastro mais estigmatizante para os ativistas, criando desse modo um poderoso instrumento dissuasor para que outros levassem a cabo protestos semelhantes. 

A linha legal seguida pela defesa dos ativistas do Palestine Action é que as suas ações visavam exclusivamente a Elbit Systems, não pretendiam influenciar o governo britânico através do medo e não representavam qualquer risco minimamente credível para a segurança pública para além do local imediato onde foram executadas. 

No mês passado os defensores dos ativistas e do Palestine Action obtiveram uma vitória nesta batalha legal: na sequência de uma ação judicial contra o governo, colocada por uma das fundadoras do grupo, Huda Amori, foi-lhes reconhecido o direito a uma revisão judicial sobre se a Palestine Action deveria ter sido proscrita como grupo terrorista. As conclusões dessa futura revisão judicial serão cruciais para a continuidade da repressão do protesto político pelo governo britânico e para a situação dos ativistas presos. Pode é não chegar a tempo de salvar a vida de todos os presos em greve de fome.


[Foto de Indigo Nolan/Flickr - fonte:www.esquerda.net]

Venezuela: la causa del problema nunca será la solución

Publicado por Jorge Majfud 

Lo que hoy ocurre en Venezuela no es una anomalía ni una desviación inesperada del orden internacional. Tampoco puede leerse como una reacción coyuntural ante un gobierno específico ni como un episodio aislado de tensión diplomática. Es, una vez más, la reaparición de una lógica histórica que América Latina conoce con dolorosa precisión: la de ser tratada como frontera salvaje, ese territorio donde las reglas que rigen para el “mundo civilizado” se suspenden sin escándalo y la violencia se ejerce como si fuera un derecho natural.

Bloqueos económicos totales, confiscación de bienes, operaciones militares encubiertas, amenazas explícitas de intervención y secuestros presentados bajo una nueva versión de las doctrinas Monroe y de la Seguridad Nacional que, más bien, se parecen al mito de “el espacio vital” esgrimido por el Tercer Reich hace un siglo.  No son desvíos del sistema internacional: son parte de su funcionamiento histórico cuando se trata del Sur Global y de América Latina en particular.

Lo ocurrido el 3 de enero marca, sin embargo, un umbral nuevo. No se trató solo de la reiteración de prácticas conocidas, sino de una demostración obscena de impunidad ante cualquier ley y una confirmación de la actual “palestinización del mundo”. La violación de la soberanía venezolana, ejecutada sin declaración de guerra y presentada públicamente como demostración de poder, no suspendió el orden internacional: lo declaró prescindible. Allí donde antes operaban eufemismos diplomáticos, ambigüedades jurídicas o coartadas humanitarias, apareció la afirmación directa de que la fuerza basta por sí misma para legitimarse. Lo que se mostró no fue un exceso, sino una pedagogía del dominio dirigida al mundo entero. Cambian los nombres de los gobiernos, se actualizan los ideoléxicos, se reciclan las excusas morales, pero el guion permanece intacto. América Latina vuelve a aparecer como espacio disponible para el castigo ejemplar, la experimentación política y la pedagogía del miedo.

La historia regional es demasiado clara como para fingir sorpresa. Invasiones militares, ocupaciones prolongadas, golpes de Estado, guerras por delegación, bloqueos económicos, sabotajes, secuestros y campañas sistemáticas de demonización mediática han acompañado, durante doscientos años cada intento de autonomía política, redistribución social o control soberano de los recursos. No se trató nunca de errores aislados ni de excesos corregibles, sino de una política persistente, sostenida por una concepción jerárquica del mundo que reserva para algunos pueblos elegidos por un Destino manifiesto la plenitud del derecho y para otros la excepción permanente.

Pensar América Latina como frontera salvaje no implica aceptar una identidad impuesta, sino denunciar la mirada imperial que la construyó como tal. Esa mirada imperial no solo construye territorios disponibles: también produce jerarquías humanas. Decide qué vidas merecen duelo, qué violencias escándalo y cuáles pueden administrarse como daño colateral. El orden internacional no se limita a regular conflictos: distribuye sensibilidad, legítima indiferencias y organiza silencios. Por eso, la agresión no comienza con los misiles, sino con la normalización de un lenguaje que vuelve aceptable lo inaceptable y vuelve invisible a quienes quedan fuera del reparto del derecho. Una mirada que naturaliza la violencia hacia el Sur Global con la complicidad de sus rémoras criollas, que racializa los conflictos y que suspende, sin pudor, los principios del derecho internacional cuando estos obstaculizan intereses estratégicos. Lo que en otros territorios sería considerado crimen, acto de guerra o violación flagrante de la soberanía, aquí se vuelve “medida”, “presión”, “operación preventiva” o “asistencia para la estabilidad”. En cierto grado, la brutalidad se ha sincerado y la antigua excusa de la democracia ya ha perdido uso y atractivo. Queda la defensa de la libertad, la libertad de los amos y mercaderes, el miedo y la moral de los esclavos.

En este sentido, Venezuela no es una excepción sino un ensayo general. Cuando una potencia actúa de ese modo y no enfrenta sanción efectiva alguna, el mensaje es inequívoco: la excepción se convierte en regla. Lo que hoy se tolera como caso singular se incorpora mañana como antecedente operativo. El derecho internacional no cae de golpe; se vacía por acumulación de silencios. Un escenario donde se pone a prueba hasta dónde puede avanzarse sin generar una reacción significativa de la comunidad internacional. Lo que hoy se tolera como caso singular, mañana se invocará como precedente.

Nada de esto implica desconocer los conflictos internos, las discusiones, las profundas concepciones sobre qué es o debe ser una democracia ni las deudas sociales, mal endémico de los países latinoamericanos. No podemos negar esto como no podemos aceptar que esas tensiones habilitan una agresión externa―de hecho, la historia muestra de forma repetitiva que estas agresiones e intervenciones imperiales han sido el mayor combustible de los conflictos sociales y del subdesarrollo de estos países. Ninguna crítica interna justifica una invasión. Ningún desacuerdo político legitima el castigo colectivo de un pueblo. La soberanía no es un premio a la virtud ni una certificación moral otorgada desde afuera: es el umbral mínimo para que las sociedades decidan su destino sin un arma apoyada sobre una mesa de negociación.

Frente a esta escalada, la respuesta de buena parte de la comunidad internacional ha sido el silencio, la ambigüedad, la tibieza diplomática y la ausencia de medidas concretas. Un lenguaje que no busca detener la violencia, sino administrarla. Palabras que nunca nombran al agresor, que diluyen responsabilidades y que colocan en un mismo plano a quien acosa y a quien resiste. La historia latinoamericana enseña que las grandes tragedias no comenzaron con bombardeos, sino con palabras y excusas que las volvieron tolerables. Cuando la agresión se normaliza, la violencia avanza sin resistencia.

Defender hoy la soberanía de Venezuela no equivale a defender a un gobierno ni a clausurar el debate interno. Equivale a rechazar una lógica que vuelve a instalar la guerra como instrumento legítimo de orden internacional basado en los intereses del más fuerte. Equivale a afirmar que América Latina no es patio trasero ni delantero de nadie; no es zona de sacrificio, ni frontera salvaje de nadie. Y equivale, también, a asumir una responsabilidad intelectual básica: romper la amnesia histórica antes de que vuelva a escribirse, una vez más, con sangre ajena.

Porque callar ante una agresión nunca fue neutral. La historia, cuando finalmente habla, no suele ser indulgente con quienes miraron hacia otro lado. Para muchos, esto no tiene importancia. Para nosotros sí.

jm

Firman:

Adolfo Pérez Esquivel, Argentina

Andrés Stagnaro, Uruguay

Atilio Borón, Argentina

Aviva Chomsky, Estados Unidos

Carolina Corcho, Colombia

Débora Infante, Argentina

Emilio Cafassi, Argentina

Federeico Fasano, Uruguay

Felicitas Bonavitta, Argentina

Gustavo Petro, Colombia

Jeffrey Sachs, Estados Unidos

Jorge Majfud, Estados Unidos

Larbanois & Carrero, Uruguay

Óscar Andrade, Uruguay

Pablo Bohorquez, España

Raquel Daruech, Uruguay

Stella Calloni, Argentina

Víctor Hugo Morales, Argentina



[Fuente: www.majfud.org]

Les popes i el parrús: mots populars del sexe femení

Oferim centenars de mots col·loquials, locucions i refranys referits als genitals femenins


Escrit per Jordi Badia i Pujol

No ens cansarem de repetir que la llengua popular és un tresor immens. D’això te n’adones, per exemple, quan t’immergeixes en el vocabulari sexual. Avui parlarem de mots que tenen a veure amb els genitals i el sexe de les dones. Concretament, veurem paraules per a referir-nos a la vulva, a les mamelles i a la masturbació femenina. Som-hi.

Figa, clòtxina, parrús…: els mil mots de la vulva

A la “Cançó monya”, els Bajoqueta Rock fan un recull de mots per a anomenar els aparells genitals. Quan arriba el moment de parlar de la vulva, aquest grup del Camp de Túria ens ofereix una rastellera de mots alternatius i populars.

De segur que tots coneixem uns quants mots col·loquials per a referir-se a la vulva i la vaginaconyfigaxonapatata… Els diccionaris normatius (DIEC i AVL) ens en donen qui-sap-los. El diccionari Alcover-Moll en conté molts més. I les obres que hem consultat –juntament amb la informació recollida a internet– acaben de completar una col·lecció immensa i carregada d’ironia. Hem seleccionat més d’un centenar de termes, però la llista completa passava de tres-cents cinquanta.

De vegades hi trobem noms de fruiteshortalisses plantes en general (figacarxofaalbercocmagranapatatabacoraflorpanís…); de vegades, animals de mar (abadejobacallàpetxinaclòtxinamusclo…); de vegades, ocells (cotorrapaput…); i una bona colla fan referència a obertures o cavitats (foratescletxatraucovagrutacaulloriguera…). N’hi ha de coneguts (parrúsentrecuixxona…) i n’hi ha de ben imaginatius (forat de l’alegriabústiaguardiola, fornet

Heus ací la nostra tria, per ordre alfabètic: abadejo, albercoc, amagatall, anxova, bacallà, bacora, badall, beina, bescuit, betlem, bombonera, bústia, capella, carxofa, castanya, cau, cleca, clenxa, clivell, closca de l'ou, cot, clòtxina, cocarroi, conillet, cony, copinya, cotorra, cotorreta, cotorrí, cova, coveta, crica, cula, encletxa, enclotxa, encruia, entrecuix, esberla, escletxa, estoig, fall, felipa, figa, figaflor, flor, fonoll, foradell, forat, forat de l’alegria, fornet, fufa, gàbia, gallonet, gírgola, gruta, guardiola, guitamarra, jona, lloriguera, magrana, musclera, musclo, nyora, palput, panís, pansó, pantafena, pantonfla, paput, paracota, parrús, parrussa, pastisset, pataca, pataixa, patata, patatona, pateco, pegellida, pepa, petxina, poma, pou cec, racó, solc, somriure vertical, tall, tàmera, tàpera, temple, tofa, tomaca, tomàquet, tramús, trau, trau badat, tresor, trinxa, trumfa, xamela, xap, xefa, xima, xona, xot i xufa.

Popes, metes i cantimplores: els noms expressius de les mamelles

Aclarim primer de tot que la paraula mamella no és despectiva, ni tan sols col·loquial. És el nom que ha designat sempre l’òrgan glandular de les dones i femelles en general. És un mot provinent del llatí mamilla, que tenim documentat en català d’ençà del segle XIII (en tenim mostres en la Crònica de Ramon Muntaner, per exemple). En són sinònims els mots pit mama, però, també en aquest cas, hi trobem tot de noms populars. Veient la ironia i fins i tot un cert deix de burla que tenen alguns d’aquests noms, és més que probable que fossin encunyats per homes.

Ací també hi ha noms de fruites (tarongesperesmelons), al costat de mots que designen objectes esfèrics o voluminosos (pilotesglobus) i recipients de líquids (cantimplorescàntirs).

Heus ací els que hem trobat: bufescantimplorescàntirsdavanteraflamsglobusmamellesmamellammelonsmetesmuntanyesperespilotespitampitrampitrerapopestarongestetes i turons.

D’una dona que té molt de pit se’n sol dir que va molt carregada ben proveïda o, més despectivament, que és mamelluda. I si en té poc, es diu que és llisa plana.

Les mamelles també han estat objecte de refranys, com ara Dues mamelles fan dels homes titellesFa un fred que escarrufa les mamelles de les vellesLa bona escudella infla la mamellaNo et fiïs de la donzella que ensenyi gaire mamellaLes xiques d’Almassora / s’han comprat una romana / per a pesar-se les mamelles / una volta la setmana. I, a propòsit d’aquest darrer, hi ha tot de dites tòpiques (amb noms de pobles) en què s’aprofita la rima: A Cubelles, cul i mamellesLes d’Alella, bon cul i bona mamellaA la Fatarella, molt cul i molta mamellaA les dones de Ribelles, els donen per dot cul i mamelles… (i això mateix amb AlmacellesTorrellesSalellesSolivellaGironella…).

Fer ditet

Moltes de les expressions sobre la masturbació fan referència a la masculina, però volem deixar constància de les que hem trobat referides a la femenina. Al diccionari Alcover-Moll, tan sols una: fer ditet. Però hem consultat algunes obres i també un piulet de l’Optimot de fa tres anys i hem trobat això: fer-se un ditfer-s’ho amb el ditfer ralet-raletfer fru-frufer xup-xupllustrar la perletafer-se freguesfer-s’ho tota solaficar-s’hi el ditpalpar-seposar-s’hi el ditetpunyir-sesatisfer-setreure’s les teranyines, fer ballar el Joan Petitremullar el cigró i tocar l’arpa.

Obres consultades

Deixant de banda els diccionaris i la informació caçada al vol ací i allà, he consultat aquestes sis obres:

Diccionari eròtic i sexual, de Joan J. Vinyoles i Vidal, amb la col·laboració de Ramon Piqué i Huerta (Edicions 62);

Catalanament, de la Incorrecta (Montena);

Sexe i cultura a Mallorca, de Gabriel Janer Manila (Nova Editorial Moll);

Diccionari del català popular i d’argot, de Joaquim Pomares (Edicions 62);

Paremiologia catalana comparada digital, de Víctor Pàmies;

Diccionari de sinònims de frases fetes, de M. Teresa Espinal;

I també aquest article de Jaume Adrover.

[Font: www.vilaweb.cat]