segunda-feira, 6 de julho de 2026

«Un demócrata fronte á barbarie fascista. Vida e martirio de Enrique Peinador Porrúa, republicano galeguista (1902-1940)», unha investigación de Francisco Xavier Redondo Abal

 


Escrito por Ramón Nicolás

Hai algún tempo, grazas aos traballos de Ricardo Gurriarán, soubemos da existencia dun fillo de Enrique Peinador Lines, fusilado no ano 1940 e que, talvez, este feito foi unha das causas da súa morte acontecida, xustamente, pouco tempo despois. 

Precisamente é Enrique Peinador Porrúa o motivo que estrutura esta investigación de Redondo Abal, lamentablemente póstuma. Bibliotecario e historiador, a este autor debémoslle títulos absolutamente necesarios e sempre rexidos pola pulcritude e rigor que guiaban as súas publicacións. Este é o trazo que prefigura unha completa, e elucidadora, análise sobre quen foi avogado laboralista, militante de Izquierda Republicana, dirixente das Milicias Populares Galegas e finalmente executado, en abril de 1940, no cemiterio do leste de Madrid. 

Alén dun seguimento biográfico exposto polo miúdo, este libro fai agromar unha personalidade de alguén que puxo sempre por riba valores como o respecto pola vida e a solidariedade. Malia isto, o tribunal militar que o xulgou foi implacable e, tal e como nos relata Redondo Abal, as súas responsabilidades no Comité Provincial de Investigación Pública e o seu papel como fiscal acusador contra elementos da Quinta Columna madrileña -sobre a que se ofrece unha análise para min moi interesante- constituíron factores determinantes que puideron máis que a existencia de informes ao seu favor de moitos dereitistas aos que salvou dunha morte certa. Peinador Porrúa, como subscribe o biógrafo, xa estaba condenado a morrer diante dun pelotón de fusilamento antes da celebración do Consello de Guerra polas devanditas razóns ás que se lle sumaban, igualmente, a súa pertenza á masonaría co nome simbólico de Prisciliano e ao feito de que reclamara a amnistía polos sucesos de outubro de 1934. 

Esta investigación testemuña como aínda, 90 anos despois do comezo da guerra civil, aínda hai tanto que dicir e tanto que exhumar para iluminar o noso pasado como fixo Redondo Abal neste recomendable ensaio.

Francisco Xabier Redondo Abal

Un demócrata fronte á barbarie fascista. Vida e martirio de Enrique Peinador Porrúa, republicano galeguista (1902-1940)

Laiovento, 168 páxinas, 17,95 €, Santiago de Compostela

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]

Barenboim et la création : trois mandats, une fidélité

Écrit par Pierre Jean Tribot 

On retient de lui les sonates de Beethoven, les opéras de Wagner, les trois intégrales Bruckner, le pianiste presque philosophe des concertos pour piano de Mozart. L'imaginaire collectif a fini par sédimenter une figure : Daniel Barenboim, dépositaire du grand répertoire germanique, héritier de Furtwängler, mozartien d'élection. Cette image, juste mais incomplète, a occulté l'une des dimensions les plus singulières de sa carrière — un engagement de près de cinquante ans en faveur de la création contemporaine, dont la cohérence n'a d'égale que la discrétion médiatique. Plus de trente créations mondiales et américaines à la seule tête du Chicago Symphony Orchestra deux opéras créés à Berlin, des symphonies de commande à Paris et à Chicago : peu de chefs purement interprètes, de sa stature, ont sur près d'un demi-siècle intégré la musique de leur temps comme composante structurelle, et non décorative, de la direction de trois grands orchestres dirigés successivement. 

Deux dates suffisent à en saisir la portée. Paris, Palais des Congrès, 18 juin 1980 : l'Orchestre de Paris donne en création mondiale les Notations I-IV de Pierre Boulez, commande passée par son chef titulaire au compositeur qui, contre toute attente, accepte alors de reprendre des miniatures pianistiques de jeunesse pour en faire une œuvre orchestrale monumentale. Chicago, Orchestra Hall, 14 janvier 1999 : le même chef crée la Notation VII avec le Chicago Symphony Orchestra, dix-neuf ans après les quatre premières, sur deux continents et sous le même geste fondateur. L'aventure des Notations orchestrales — restée inachevée à la mort de Boulez en 2016 — n'aurait sans doute pas existé sans cette commande initiale. Le fil tient l'ensemble de la carrière de Barenboim. 

Paris, 1975-1989 : la formation d'un goût 

Nommé à 33 ans à la succession de Solti, Barenboim engage à l'Orchestre de Paris la plus longue direction qu'ait connue la phalange et une politique de programmation contemporaine d'une rare cohérence. Le bilan parle de lui-même : plusieurs créations mondiales — les Notations I-IV de Pierre Boulez (Palais des Congrès, 18 juin 1980), la Symphonie n°1 d'Edison Denisov (commande des vingt ans de l'orchestre, 1987), le Fandango de Hans Werner Henze, Pour mémoire III de Jacques Lenot — et un travail systématique de premières françaises portant notamment sur Henze et Lutosławski. À quoi s'ajoute une fréquentation soutenue des grandes voix du XXe siècle finissant : Berio, Xenakis, Dutilleux. Pas de spectraux ; la modernité « parisienne » de Barenboim est délibérément internationale et assume une parité éditoriale entre Europe centrale, France et Allemagne. Boulez n'est pas seulement un compositeur joué : c'est, selon Barenboim lui-même, l'initiateur qui lui révèle Schönberg, Berg et Webern, et un partenaire institutionnel régulier — les concerts à deux orchestres réunissant l'Orchestre de Paris et l'Ensemble intercontemporain installent une circulation entre répertoire et création qui n'existait nulle part ailleurs sur cette échelle.

Trois jalons discographiques fixent cette période. Le couplage Notations 1-4 / Rituel in memoriam Bruno Maderna / Messagesquisse de Boulez, paru chez Erato, consigne la création des Notations — geste fondateur dont on ne mesure pas toujours l'importance : c'est Barenboim, et non Boulez, qui crée orchestralement les pièces de Boulez. Le compositeur-chef se choisit un interprète relais, dans la maison qui défend alors la musique française contemporaine de manière la plus systématique. Les Symphonies n°1 et n°2 Le Double de Dutilleux gravées en 1988 pour Erato inscrivent Barenboim dans la lignée Munch et installent durablement le compositeur dans le grand répertoire orchestral du XXe siècle, à un moment où son œuvre est loin d'être canonisée. Enfin, la Symphonie n°1 de Denisov, gravée chez Erato en 1991, consigne une commande dont la portée tient autant à la qualité de l'œuvre qu'à la figure de son auteur — le plus francophile des compositeurs russes de sa génération, installé à Paris à la fin de sa vie, et aujourd'hui hélas bien oublié. 

Le départ brutal de l'Opéra-Bastille en 1989 — Pierre Bergé démettant le chef quelques mois avant l'inauguration — referme cette séquence parisienne sur une cassure dont on n'a jamais vraiment tiré le bilan culturel. 

Chicago, 1991-2006 : le commanditaire 

Aux États-Unis, l'angle change radicalement. À la tête du Chicago Symphony Orchestra, Barenboim n'est plus seulement programmateur : il devient commanditaire systématique. La machine CSO, héritée d'un Solti au sommet de sa puissance instrumentale, est mise au service d'une politique de commande qui produit en quinze ans plus de trente créations mondiales et américaines — chiffre qu'aucun directeur musical américain de la période n'approche. 


La liste impressionne : Stephen Kowalsky, Last Voyage (septembre 1990) ; John Corigliano, Symphony No. 1, commande du centenaire du CSO ; Elliott Carter, Partita (17 février 1994) ; York Höller, Aura (octobre 1995) ; Aribert Reimann, Concerto pour violon avec Gidon Kremer (mai 1997) ; Harrison Birtwistle, Exody (février 1998) ; Pierre Boulez, Notation VII (janvier 1999) ; Augusta Read Thomas, Ceremonial (janvier 2000) ; Hanspeter Kyburz, Noesis (Lucerne, septembre 2001) ; Bernard Rands, apókryphos (mai 2003).

Le pivot discographique de la période est le disque Teldec gravé entre 1993 et 1994, qui couple trois créations mondiales du CSO : la Partita de Carter, Continuo de Berio et Visions de Takemitsu — Berio et Takemitsu captés le même jour à Orchestra Hall, le 9 janvier 1993 ; Carter enregistré en juin 1994 à la Kölner Philharmonie lors d'une tournée européenne, signe que le projet discographique s'est construit dans la durée. Paru en 1995, le triptyque tient lieu de manifeste : trois esthétiques irréconciliables sur le papier — l'aphorisme dense de Carter, le geste vocal continué de Berio, la respiration suspendue de Takemitsu —, un seul orchestre, et un chef qui n'oppose jamais répertoire et création.

Berlin, 1992-2023 : l'institutionnalisation

Le centre de gravité bascule vers l'opéra et la modernité germanique, mais avec un sommet contemporain qui est une véritable bombe historiographique : la création mondiale de l'unique opéra d'Elliott Carter, What Next?, le 16 septembre 1999 au Staatsoper Unter den Linden, le compositeur ayant alors 90 ans ; et celle de The Last Supper de Harrison Birtwistle le 18 avril 2000, co-commande tripartite Staatsoper / Glyndebourne / South Bank Centre. Ces deux créations à elles seules suffiraient à donner à Barenboim une place dans l'histoire de l'opéra contemporain.

Le compagnonnage Birtwistle s'étend en réalité sur vingt ans, de l'Exody chicagoan de 1998 au Deep Time berlinois de 2017 avec la Staatskapelle — fil rouge qui consolide l'idée d'une continuité Chicago-Berlin plutôt que d'une rupture. La nomination en 2000 de Barenboim comme chef à vie de la Staatskapelle institutionnalise cette politique. Une fidélité moins remarquée, mais tout aussi systématique, s'établit avec Jörg Widmann : Barenboim a joué avec la Staatskapelle l'intégralité de ses grandes œuvres symphoniques et programme chaque année au moins une de ses compositions. C'est lui également qui sollicite Widmann pour la version révisée de Babylon, présentée au Staatsoper en mars 2019 — opéra qu'il devra finalement céder à Christopher Ward pour raisons de santé, mais qu'il aura porté de bout en bout dans sa conception. 


L'inauguration de la Pierre Boulez Saal le 4 mars 2017, dans l'enceinte de la Barenboim-Said Akademie, en est l'aboutissement architectural et programmatique. Le geste est rare : un chef en exercice consacre à un de ses pairs une salle de concert portant son nom, dessinée par Frank Gehry et acoustiquement réglée par Yasuhisa Toyota. Mais ce n'est pas un mausolée. Le projet artistique, placé sous la devise Music for the Thinking Ear, fait du dialogue entre répertoire et création le principe même de la programmation — environ cent cinquante concerts par saison, où les classiques du XXe siècle et les premières mondiales partagent l'affiche avec Beethoven, Schubert et la musique du monde arabe. Le Boulez Ensemble, fondé par Barenboim pour la maison, est la cellule active de cette politique : ses programmes accouplent systématiquement une pièce classique ou romantique à une œuvre du XXe ou du XXIe siècle.

L'exemple le plus saisissant en est sans doute le Festival of New Music co-curaté avec Emmanuel Pahud en juillet 2020, en plein confinement. Quatre jours, dix créations mondiales d'une nouvelle génération — Irini Amargianaki, Benjamin Attahir, Johannes Boris Borowski, Luca Francesconi, Michael Jarrell, Philippe Manoury, Olga Neuwirth, Matthias Pintscher, Christian Rivet, Jörg Widmann — toutes diffusées gratuitement en ligne, l'ensemble des musiciens et compositeurs ayant travaillé bénévolement en solidarité avec les artistes frappés par la pandémie. Chaque concert s'ouvrait sur une œuvre de Boulez. L'effort tient à la fois du manifeste esthétique et du geste éthique : quand le concert s'effondre, la commande continue. Peu d'institutions ont su tenir ce double pari avec une telle netteté.

Une cartographie en creux

Reste à dire ce que Barenboim n'a jamais dirigé. Pas de Ferneyhough, pas de Sciarrino, pas de Grisey ni de Murail — l'évitement du spectralisme français est presque structurel, alors même qu'il dirigeait l'Orchestre de Paris au moment où l'Itinéraire et les premières partitions de Grisey s'installaient à quelques kilomètres de là. Pas de Lachenmann à son pupitre non plus, même si la Pierre Boulez Saal l'accueille par d'autres ensembles. Sa modernité s'arrête à une génération précise — celle de Boulez, Berio, Carter, Dutilleux, Denisov, Henze, Birtwistle, Corigliano, Rihm — élargie par les noms qu'il a portés à Berlin et à la Pierre Boulez Saal (Widmann surtout, mais aussi Neuwirth, Pintscher, Manoury). Le terrain le plus radical de l'après-1970 — complexité notationnelle, spectralisme, déconstruction du son instrumental — reste hors champ. Cette limite n'est pas un défaut : elle dessine au contraire un goût parfaitement assumé, celui d'un chef pour qui la musique de son temps est inséparable d'une certaine continuité avec la grande tradition orchestrale germanique et française.

Et c'est peut-être là sa singularité ultime. Là où ses contemporains spécialisés en contemporain s'enfermaient dans le répertoire de leur génération, Barenboim a, du même geste, dirigé Bruckner et créé Carter, repris Tristan et commandé Denisov, diffusé du Widmann en streaming sous confinement. La création comme prolongement naturel du grand répertoire, et non comme territoire séparé. Une conception qui paraît aujourd'hui menacée — et dont l'article du jour, peut-être, pourrait être l'élégie discrète.


Liste exhaustive nominative dans Frank Villella, « Daniel Barenboim @ 75 : World and U.S. premieres », blog des Rosenthal Archives du Chicago Symphony Orchestra, 3 novembre 2017 (csoarchives.wordpress.com).


Cinq portes d'entréediscographiques

— Boulez, Notations 1-4 / Rituel / Messagesquisse, Orchestre de Paris, Erato, 1990
— Dutilleux, Symphonies n°1 et 2, Orchestre de Paris, Erato, 1988
— Denisov, Symphonie n°1, Orchestre de Paris, Erato, 1991
— Corigliano, Symphony n°1, Chicago Symphony Orchestra, Erato, 1991
— Carter / Berio / Takemitsu, Partita / Continuo / Visions, Chicago Symphony Orchestra, Teldec, 1995

[Photos : Jim Steere photo, courtesy of the Rosenthal Archives of the Chicago Symphony Orchestra / Peter Adamik - source : www.crescendo-magazine.be]

Un piano finanziario del governo israeliano intende trasformare un sito archeologico palestinese in una struttura per coloni


Una famiglia colona si bagna in una sorgente della Valle del Giordano.

Redazione di MEMO

Middle East Monitor

Il parlamentare di estrema destra della Knesset israeliana Zvi Sukkot ha annunciato un nuovo progetto di insediamento che ha per obiettivo il sito archeologico delle Piscine di Fasayel [villaggio palestinese nel governatorato di Gerico, ndt.], nella valle del Giordano occupata, attraverso un piano per ripristinare il sito e trasformarlo nei prossimi mesi in un resort turistico e un’area balneare organizzata. 

Il progetto riceverà un finanziamento diretto del governo [israeliano] di tre milioni di shekels [circa 900.000 €] allocati dal ministro delle finanze Bezalel Smotrich. 

In dichiarazioni pubblicate sui profili dei suoi social media e su media israeliani, Sukkot ha affermato che il progetto ha l’obiettivo di riqualificare un sito noto in Israele come le Piscine di Erode. Ha dichiarato che l’area ha sofferto per abbandono e vandalismo accusando i palestinesi della regione di “rubare l’acqua” provocando il disseccamento delle antiche piscine. 

Sukkot ha anche pubblicato fotografie della sua visita al sito insieme al ministro del patrimonio israeliano Amichai Eliyahu, di estrema destra, annunciando l’avvio di azioni concrete per implementare il progetto. 

Osservatori affermano che l’azione fa parte della continua politica israeliana avente per obiettivo prendere il controllo dei siti archeologici palestinesi e cambiarne l’immagine come luoghi di rilevanza ebraica o biblica. 

Il progetto accompagna una serie di misure dell’attuale governo israeliano per incrementare il controllo sulla valle del Giordano, usando l’archeologia e il turismo come strumenti per espandere la presenza delle colonie e imporre nuovi fatti sul terreno.

 

[Traduzione dall’inglese di Gianluca Ramunno - foto: Amir Levy/Getty Images - riprodotto su www.zeitun.info]


Tres mesos abans de les eleccions brasileres, Lula troba un aliat inesperat: la família Bolsonaro

 

La picabaralla entre la dona i el fillastre de l'ex-president brasiler amenaça de fer descarrilar la candidatura de la ultradreta, que ha anat perdent suport aquestes darreres setmanes 


Escrit per Marina Dias

El vídeo mostra l’ex-primera dama del Brasil, Michelle Bolsonaro, asseguda al costat d’una escultura daurada d’una mà. Sense deixar de mirar directament a la càmera en tot moment, la dona de l’ex-president Jair Bolsonaro comença una diatriba agra contra el seu fillastre.

Una de les raons per les quals Flávio Bolsonaro es presenta a les presidencials brasileres aquesta tardor és treure el seu pare, Jair, de la presó. Michelle Bolsonaro, que ha dirigit la secció femenina del seu partit de dreta, ha dedicat el darrer any a reclutar i formar dones evangèliques conservadores perquè assumeixin càrrecs de lideratge en el partit.

Però ara, en un vídeo produït professionalment i publicat la setmana passada, l’ex-primera dama –de quaranta-quatre anys– ha sortit al pas per relatar una trucada telefònica en què el fillastre Flávio –de quaranta-cinc anys– l’humilià, amb les seves paraules.

“Fou molt dur amb mi, em faltà al respecte i em maltractà”, afirma, tot assegurant que Flávio li aconsellà que es mantingués al marge del procés de presa de decisions del partit perquè ella “no hi entén gens, de política”.

“Després d’aquesta humiliació –conclou–, entenguí que no volia el meu suport.”

La picabaralla familiar, que arriba a poc més de tres mesos de les eleccions, no és sinó el darrer revés que perjudica la campanya de Flávio, que pretén arrabassar la presidència al progressista Luiz Inácio Lula da Silva. En unes eleccions que es preveuen renyides, el vot dels evangèlics i de les dones –dos grups entre els quals Michelle té una influència especial— podria resultar decisiu.

El vídeo de Michelle Bolsonaro fou publicat a les xarxes el dia en què el Brasil s’enfrontava a Escòcia a la Copa del Món de futbol. En un primer moment, Flávio provà de treure-hi ferro. “Avui és dia de partit”, respongué en un vídeo a les xarxes socials. “Res ni ningú em farà estar de mal humor”, afegí. L’endemà, tanmateix, es mostrà més circumspecte, tot afirmant en un segon vídeo que mai no havia tingut la intenció de faltar-li al respecte a Michelle. “Si ho fiu, demano disculpes”, digué.

Jair Bolsonaro –que compleix una condemna de vint-i-set anys per haver provat de perpetrar un cop d’estat militar després de perdre les presidencials del 2022 contra Lula– encara no s’ha pronunciat públicament sobre la polèmica. L’any passat, l’ex-president trià Flávio perquè el succeís com a candidat del partit, tot i que algunes veus s’havien decantat per l’ex-primera dama.

Per a Flávio, el vídeo de Michelle arriba en un moment especialment advers, ateses les revelacions segons les quals demanà milions de dòlars a un banquer acusat d’orquestrar un dels fraus financers més greus de la història del Brasil per a finançar un film sobre la història del seu pare.

Al començament de la campanya, Flávio es trobava pràcticament frec a frec amb Lula als sondatges. Després de les revelacions, aquest maig, el suport al candidat ultradretà caigué entre quatre punts i set als sondatges, tot i que sembla haver-se estabilitzat aquestes darreres setmanes.

El vot de les dones –que conformen la majoria de l’electorat brasiler i de l’electorat evangèlic– ja fou clau per a la victòria de Bolsonaro a les eleccions de l’any 2018; quatre anys més tard, tanmateix, el vot femení es decantà per Lula. Ambdues campanyes consideren que el vot de les dones i els evangèlics serà clau per al resultat de les eleccions d’aquest octubre. Michelle, de fe evangèlica, ha estat clau perquè la campanya de Bolsonaro connecti amb els evangèlics, i especialment amb les dones evangèliques.

Les tensions entre l’ex-primera família del Brasil ja havien transcendit en més ocasions. El vídeo de l’ex-primera dama, tanmateix, implica la primera volta que un membre de la família aireja una disputa interna tant de detall, fins al punt d’emprar enregistraments d’àudio, gràfics i un guió.

Als aliats de Flávio els preocupa com més va més que la picabaralla amb Michelle impliqui l’estocada definitiva per a la candidatura abans i tot del començament oficial de la campanya aquest agost.

“Si no ens posem d’acord, perdrem les eleccions i Jair Bolsonaro serà qui n’acabarà pagant el preu”, declarà fa poc Valdemar Costa Neto, president del partit de l’ex-president brasiler.

Alguns insten Flávio a anunciar una candidata per a frenar la pèrdua de suport entre les dones i els evangèlics. Els partidaris de l’ex-primera dama afirmen que la crisi n’ha palesat la influència política, i que el partit hauria de coronar-la com una de les cares visibles del moviment.

Dimarts, Michelle dimití com a presidenta de la secció femenina de la formació. “La meva prioritat ara mateix és cuidar la meva família i el meu marit, que em necessita”, afirmà. “El meu futur polític està en mans de Déu. Ell s’encarregarà de tot.”

 

[Font: www.vilaweb.cat]

El legado artístico de Solrac vuelve al presente a través de Autopsia

Autopsia rescata el legado de Solrac al incorporar una obra suya en la portada, uniendo memoria familiar, arte peruano y poesía contemporánea. 

El poemario Autopsia, del escritor Sol Pozzi-Escot, recupera en su portada una obra del pintor peruano Carlos Pozzi-Escot Parodi, conocido como Solrac. Esta elección no solo funciona como acompañamiento visual del libro, sino también como un gesto de memoria familiar y artística. 

Fallecido en París en 1983, Solrac desarrolló una obra marcada por el simbolismo, el universo onírico, la imaginación y las raíces culturales peruanas. Su propuesta lo vinculó a una generación de artistas fundamentales como Tilsa Tsuchiya, Gerardo Chávez, Ramiro Llona y Lika Mutal. 

En Autopsia, publicado por Editorial Summa, la imagen de Solrac establece un puente entre dos generaciones: la del artista y la del poeta, unidos por la memoria, la identidad y la exploración del mundo interior. Además, el vínculo tiene una dimensión íntima, pues Solrac fue tío del autor, quien recibió el nombre de Sol en homenaje a él. 

La obra de Solrac fue exhibida en países como Perú, Francia, Grecia, Ecuador y Colombia, y su última muestra en vida se realizó en la Maison de l’Amérique Latine, en París. Más de cuatro décadas después de su muerte, su imaginario vuelve a dialogar con el presente a través de la portada de Autopsia. 

El libro aborda las llamadas «muertes en vida»: procesos emocionales y existenciales que transforman profundamente a una persona. Dividido en cuatro secciones —DemonioGenealogíaAutopsia y Fran—, explora temas como la memoria familiar, la identidad, la ciudad y el amor. 

Así, la presencia de una obra de Solrac en la portada permite acercar a nuevos lectores a uno de los artistas peruanos más singulares de la segunda mitad del siglo XX, cuyo legado conserva una poderosa vigencia.

 

[Fuente: www.pressenza.com]

Israël, la capitale de l’Ouest sauvage

Israël ne fait plus partie de l’Occident 

Écrit par Avrum Burg

On nous disait autrefois qu’Israël était un pays occidental, une « villa dans la jungle », la seule démocratie du Moyen-Orient, et bien d’autres clichés non vérifiés. Plus tard, ces vantardises sont devenues plus modestes, et on nous a qualifiés de « frontière orientale de l’Occident », d’« avant-poste des Lumières ». Le moment est venu de le dire haut et fort, sans hésitation : Israël s’est séparé de l’Occident. Il l’a fait de son plein gré, par des décisions gouvernementales, des lois, des incitations lancées depuis ses instances les plus officielles, et finalement au prix d’un immense bain de sang. Israël n’est pas le bras armé de l’Occident modéré. C’est la capitale de l’Orient sauvage.

L’Occident est avant tout une idée. Sa géographie est secondaire. C’est pourquoi le Japon et l’Australie en font partie, contrairement à la Russie. Appartenir à l’Occident, c’est accepter un engagement moral, et non pas arborer une marque commerciale, adhérer à une alliance militaire ou détenir un sésame pour l’Eurovision. L’Occident s’est forgé à travers des luttes, des révolutions, des guerres de religion et de longs et sanglants processus d’autocorrection. Le fossé entre ses déclarations et ses actes était souvent énorme. Le colonialisme, l’esclavage et l’Holocauste ont vu le jour en son sein, et de leurs ruines s’est cristallisé un noyau moral clair qui est devenu le fondement de la démocratie libérale et de l’idée des droits humains : l’individu·e prime sur la collectivité, le pouvoir du gouvernement est limité, et chaque personne possède des droits naturels qui ne dépendent pas de la bienveillance de la majorité.

Au cœur de ce principe fondamental se trouve l’être humain en tant qu’individu·e. La valeur d’une personne découle de l’humanité elle-même, de la naissance à la mort. Elle précède le statut social, l’origine, la foi et l’appartenance nationale. De ce principe découlent la dignité humaine, la liberté de pensée, d’expression, de religion et de conscience, ainsi que le droit de choisir son propre chemin de vie. L’égalité devant la loi est donc un fondement incontournable, et chacun·e, vraiment chacun·e, est égal·e devant elle : la/le ministre et la/le citoyen·ne, la majorité ou la minorité, la personne fortunée et celle qui n’a rien. La démocratie offre à tout cela un cadre politique ; elle est avant tout un moyen de limiter le pouvoir, et non un passe-droit pour exercer une force illimitée ou pour la tyrannie de la majorité. La séparation des pouvoirs, l’indépendance des tribunaux, la liberté de la presse, une opposition active et une société civile dynamique en sont les véritables garants, bien plus que le jour du scrutin lui-même. À cela s’ajoutent le pluralisme, qui permet aux êtres humains de vivre ensemble malgré de profonds désaccords, et la raison critique, qui soumet toute autorité, qu’elle soit politique, religieuse ou militaire, à l’examen et à la remise en question. Et au-dessus de tout cela plane le principe d’universalité : la dignité humaine, la liberté et l’égalité appartiennent à chaque être humain. À tous/toutes. Y compris à celle ou celui qui n’est pas moi, qui n’est pas « l’un·e des nôtres », et qui ne possède pas la bonne carte d’identité.

Ce sont là les critères à l’aune desquels l’Occident est jugé le plus sévèrement, et c’est précisément à ce critère qu’Israël échoue chaque jour, chaque heure, délibérément. Cet échec est d’autant plus douloureux que l’idée est née parmi nous. Le judaïsme auquel j’appartiens a précédé l’Europe de plusieurs milliers d’années. Il porte en lui une profonde résistance à toute tyrannie et aux généralisations racistes qui mènent à l’asservissement de collectifs entiers. Contrairement aux royaumes de l’Antiquité, notre foi repose sur le caractère précieux de chaque être humain créé à l’image divine. Tel est le fondement de la révolte des esclaves contre l’Égypte et contre l’idée même de l’égyptisme. De là découle le principe selon lequel nul ne peut être puni pour le péché d’autrui. « Les pères ne seront pas mis à mort pour les enfants, et les enfants ne seront pas mis à mort pour les pères ; chacun sera mis à mort pour son propre péché. » Tel est l’enseignement des prophètes hébreux, une idée révolutionnaire dans un monde qui considérait la tribu, et non la personne, comme l’unité fondamentale. De cette foi est née, avec le temps, toute la structure juridique que nous appelons aujourd’hui « occidentale ». La présomption d’innocence, la charge de la preuve et l’indépendance des juges expriment une profonde crainte morale de punir une personne pour un acte qu’elle n’a pas commis, et les tribunaux occidentaux ont été conçus pour rendre la condamnation difficile, car l’horreur morale de punir une seule personne innocente pesait plus lourd à leurs yeux que l’espoir de punir tous les coupables. De la même racine est née l’idée des droits humains, qui ne reconnaît aucune hiérarchie du sang ni aucune hiérarchie des nations. Et de là découle la plus grande vertu de l’Occident : la capacité à s’auto-critiquer à l’aune de ses propres valeurs, à reconnaître ses échecs et à y remédier. L’Occident, dans ce qu’il a de meilleur, ne prétend pas à la perfection morale. Sa force réside dans son pouvoir de critique et de correction.

Nous étions ainsi autrefois. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’Israël d’aujourd’hui est un abandon bruyant et grossier de la tradition juive et une rupture hideuse avec les fondements occidentaux sur lesquels il a été bâti. Le néo-judaïsme d’Israël est une nouvelle religion, tribale et brutale, violente et défigurée, qui n’est ni juive, ni démocratique, ni occidentale. Un néo-judaïsme règne et fait rage en Israël, et ce n’est rien d’autre que la doctrine raciale sous sa forme la plus maudite et la plus dégradée. Je n’en fais pas partie et je ne suis pas des leurs. Ce sont mes ennemis au sens plein du terme. Pour ces soi-disants « juifs nationaux », la collectivité prime sur l’individu·e, personne n’assume de responsabilité personnelle, et chaque Palestinien·ne est jugé en fonction de son appartenance nationale avant même que ses actes ne soient examinés. La punition collective a cessé d’être une aberration pour devenir une politique officielle. Des maisons sont démolies pour les actes d’un autre membre de la famille ; la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité servent d’instruments de punition ; des centaines de milliers de personnes sont déracinées d’un endroit à l’autre ; et des enfants paient pour les actes d’adultes qu’elles et ils n’ont jamais connus. Des ministres du gouvernement israélien incitent au meurtre, car leur équation de la mort – « mille des nôtres contre un des vôtres » – n’a pas d’autre sens. Cette religion est l’inversion totale de l’enseignement selon lequel chaque personne doit mourir pour ses propres péchés. C’est une théologie de la vengeance tribale contre laquelle nos prophètes se sont rebellés il y a des milliers d’années, et qui nous revient aujourd’hui, enveloppée d’un châle de prière et d’un uniforme militaire, embrassant les mezuzahs et votant pour l’un des partis criminels d’Israël.

Le régime en vigueur dans les territoires occupés en est la preuve décisive. Dans un même espace, deux systèmes juridiques coexistent : les colons et les Palestinien·nes, à quelques mètres les uns des autres, sont soumis à des tribunaux différents, à des règles différentes et à une hiérarchie des droits différente. L’un·e est un·e citoyen·e dont l’État a le devoir de le protéger ; l’autre est soumis·e à un régime militaire abusif et n’a pas son mot à dire dans l’élaboration des lois qui régissent sa vie. Cet arrangement soi-disant temporaire dure déjà depuis trois générations, et il est donc devenu le régime permanent. C’est un régime que le monde occidental a aboli au prix de beaucoup de sang, dont une partie est la nôtre. L’érosion a depuis longtemps franchi la ligne verte elle aussi : les citoyen·nes arabes d’Israël sont tenu·es de prouver leur loyauté encore et encore, les manifestations arabes se heurtent à une répression que les manifestations juives n’ont jamais connue, et l’attaque contre le pouvoir judiciaire vient parachever le tableau. Son objectif le plus profond est de libérer la majorité politique de toute contrainte et de faire des élections la seule source du pouvoir, c’est-à-dire de passer ouvertement d’une démocratie constitutionnelle à un régime majoritaire centralisé.

Et la trahison la plus profonde de toutes est celle de la mémoire. L’État d’Israël a vu le jour en tant que refuge pour les Juifs et Juives persécuté·es afin de transformer le souvenir de la persécution en responsabilité morale : la génération fondatrice espérait que celles et ceux qui avaient connu l’impuissance seraient doublement prudent·es avec tout pouvoir confié entre leurs mains. Dans une alliance millénaire, nous avons juré de ne jamais faire aux autres ce que nous détestions qu’on nous fasse. Au fil des années, la mémoire a été renversée, et la souffrance juive est passée d’une obligation morale de s’abstenir de tout effusion de sang à un permis politique de tuer sans distinction. C’est là une trahison de la mémoire elle-même, qui a cessé de mettre en garde contre l’injustice et est désormais appelée à la justifier.

On peut rester sous le choc jusqu’à demain matin, on peut murmurer « pas en notre nom » et se sentir bien dans sa peau. La vérité est bien plus dure : participer au jeu démocratique et en accepter les résultats, c’est accorder au gouvernement le pouvoir de faire toutes ces choses « en notre nom ». Un crime élu à la majorité des voix reste un crime, et une politique de ségrégation et de discrimination reste de la discrimination. La démocratie ne peut pas blanchir la honte, et elle impute l’entière responsabilité également à celles et ceux qui acceptent les incitateurs/incitatrices comme un résultat légitime, s’assoient à leurs côtés au sein d’un même gouvernement et s’habituent à leur présence.

Le temps des demi-mesures est révolu. Nous devons aller jusqu’au bout et en tirer toutes les conséquences. Premièrement, l’heure est venue d’entendre un engagement électoral clair : les ministres qui incitent au meurtre et aux punitions collectives doivent être jugé·es, devant les tribunaux israéliens si quelqu’un ose le faire, ou devant les tribunaux internationaux si personne ne l’ose. Deuxièmement, le monde occidental doit cesser d’accorder à Israël son immunité de célébrité. Nous devons être jugé·es selon les mêmes critères que ceux appliqués à tout autre régime qui bafoue les droits humains. Un pays qui abandonne ces valeurs ne peut continuer à jouir de ces privilèges. Il est intolérable que Washington et Bruxelles acceptent une réalité dans laquelle les droits humains sont une règle contraignante pour les rivales/rivaux et suspendue pour les ami·es. La justice et le droit doivent être universels et s’appliquer à tous et toutes. L’Occident sera jugé sur la manière dont il traite Israël, et Israël sera jugé sur la manière dont il traite les Palestinien·nes en tant qu’êtres humains.

Et troisièmement, et c’est là l’essentiel : c’est à nous, Israélien·nes qui restons fidèles à la fois à l’alliance des prophètes et à celle des Lumières, qu’incombe le devoir de construire une alternative. Un autre Israël, où l’individu·e prime sur la tribu, où la loi est la même pour chaque âme, et où chaque être humain – juif/juive, arabe, palestinien·ne ou étranger·e – est créé à l’image divine.

Le véritable test de toute culture réside dans la vie de l’être humain soumis à son pouvoir, et à cet égard, nous avons échoué. La porte de l’Occident est toujours ouverte, même si elle n’est plus grande ouverte. Après ces élections, nous saurons où nous nous dirigeons : au plus profond du ghetto néo-juif, un peuple vivant isolé, avec ses peurs, ses ministres racistes auteurs de crimes et notre épée à jamais dégainée, ou bien vers la famille occidentale de la liberté et des droits.

 

[Source : avrumburg.substack.com - reproduit sur entreleslignesentrelesmots.wordpress.com]

El gal·lès guanya parlants a la capital de Gal·les

Un 26,4% dels ciutadans de Cardiff saben parlar la llengua i ha augmentat de forma notable el nombre de treballadors municipals que la coneixen 


El nombre de ciutadans que saben parlar gal·lès a Cardiff ha augmentat de forma significativa els darrers anys, segons ha dit el líder del consell municipal de la ciutat, Chris Weaver. Segons les dades del Consell, ell nombre de persones a la capital de Gal·les que saben parlar la llengua ha crescut del 23,8% al juny de 2023 al 26,4% al desembre de 2025. D’aquesta manera, la ciutat ha complert amb els objectius que s’havia fixat sobre l’ús de la llengua gal·lesa abans del previst. Segons Weaver, aquesta és “la xifra més alta de totes les corporacions locals de Gal·les”.

L’informe del 2025-2026 mostra un progrés significatiu en el creixement tant del nombre de parlants de gal·lès a la ciutat com de la proporció de personal del Consell capaç de treballar en aquesta llengua, fet que deixa més a prop els objectius bàsics de l’estratègia de Cardiff bilingüe del Consell de principis d’any. 

També s’han fet avenços importants en l’objectiu de disposar de personal municipal bilingüe. El percentatge de tota la plantilla del Consell que acredita coneixements de llengua gal·lesa ha passat del 14,5% el 2022 al 21,3% el 2026.

Escola en gal·lès

L’augment del nombre de parlants de gal·lès a Cardiff és conseqüència també de l’increment del nombre de nens escolaritzats en gal·lès, que representan ja un de cada cinc a Cardiff. El  govern municipal s’ha proposat ara que el Consell de Cardiff sigui totalment bilingüe i que tant el gal·lès com l’anglès es facin servir amb naturalitat a l’administració. Tot i els avenços, els representants del grup liberal demòcrata han recordat que el nombre d’escoles en gal·lès és encara insuficient i que hi ha molta feina a fer.

Gal·les ha fet passos importants els darrers temps per revitalitza la llengua gal·lesa. El nou govern del país, liderat pel partit nacionalista Plaid Cymru, va protagonitzar el maig passat una fita històrica en dur a terme la primera reunió en llengua gal·lesa que mai ha fet un executiu gal·lès. Les institucions de Gal·les es van fixar fa uns anys l’objectiu d’arribar al milió de parlants de la llengua d’aquí al 2050. 

 

[Imatge: Cyngor Caerdydd - font: www.diaridelallengua.cat] 


Les Américains veulent la paix, Israël veut la guerre

L’Amérique veut la paix. Israël veut la guerre. La grande majorité des Américains souhaite la fin de la guerre contre l’Iran. La grande majorité des membres du Congrès ne souhaite qu’une chose : davantage de contributions de la part du lobby israélien et de ses partisans.

Écrit par le député John J. Duncan Jr.

Aujourd’hui, la plupart des membres du Congrès sont vraiment mal à l’aise. Ils savent que la plupart de leurs électeurs en ont assez des guerres à l’étranger et veulent que cette stupide guerre en Iran cesse, le plus tôt sera le mieux.

Mais ils ont peur de critiquer la guerre menée par Israël, craignant que le lobby israélien ne détourne d’importantes contributions à leur campagne électorale à leur détriment. Leur silence est assourdissant.

La plupart des membres tentent de se taire. Presque personne, à part Mark Levin, Ben Shapiro et les partisans de « l’Israël d’abord », ne se montre enthousiaste à l’égard de cette guerre.

Les seuls à s’exprimer fermement en sa faveur sont les membres qui ont reçu et/ou qui espèrent recevoir des millions de dollars de contributions électorales de la part du lobby, comme les sénateurs Ted Cruz, Lindsay Graham, Tom Cotton et d’autres.

Ils n’ont même pas critiqué Israël alors qu’il affamait et tuait plus de 20 000 enfants à Gaza. Le Congrès se serait empressé d’adopter une résolution de condamnation si cela s’était produit dans n’importe quel autre pays qu’Israël.

Mais les massacres se poursuivent, même pendant les soi-disant cessez-le-feu. Des milliers de personnes ont été tuées au cours de l’année écoulée par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Iran.

On n’entend et on ne voit pas grand-chose de tous ces massacres parce qu’Israël était en train de perdre la bataille des relations publiques, et que des milliardaires pro-israéliens ont racheté une part importante des médias nationaux qu’ils ne possédaient pas encore. Des « influenceurs » conservateurs et des podcasteurs moins connus ont reçu de l’argent, et 1 000 pasteurs ont bénéficié de voyages gratuits en Israël. Même TikTok a été racheté parce que sa couverture médiatique aurait incité trop d’adolescents à adopter des opinions anti-israéliennes.

Cependant, toute cette propagande pro-israélienne n’a pas fonctionné jusqu’à présent. Même le président Trump s’est apparemment parfois fâché contre Netanyahou, lui disant à un moment donné qu’il ne devait pas faire sauter tout un immeuble pour atteindre une seule personne.

Et le vice-président Vance a déclaré au monde entier lors d’une conférence de presse que le gouvernement israélien devait prendre conscience que le président Trump était le seul dirigeant mondial à soutenir encore Netanyahou et que les deux tiers de l’ensemble du matériel militaire et des munitions utilisés par les Forces de défense israéliennes (FDI) lors de ces dernières guerres avaient été financés par les contribuables américains.

Il faudrait demander aux rares membres du Congrès et commentateurs qui critiquent le président Trump pour avoir cédé à l’Iran dans le mémorandum qu’il a signé quelle est leur alternative.

J’ai mentionné dans ma dernière chronique que même de nombreux Juifs estiment que la guerre contre l’Iran a été une énorme erreur. Ils savent que le gouvernement Netanyahu est allé trop loin.

L’année dernière, par exemple, Thomas Friedman a écrit dans le New York Times que « Netanyahou n’est pas notre ami ». L’année dernière également, 36 membres du Conseil des députés des Juifs britanniques ont critiqué ce qu’ils ont qualifié de « gouvernement israélien le plus extrémiste ».

Dans leur lettre, ils déclaraient : « Le silence est perçu comme un soutien à des politiques et à des actions qui vont à l’encontre des valeurs juives traditionnelles… Nous nous opposons à la guerre. Nous reconnaissons et déplorons la perte de vies palestiniennes. »

Bien sûr, leur lettre a été rédigée pendant la guerre à Gaza, mais comme mentionné plus haut, ces massacres perpétrés par les Forces de défense israéliennes (FDI) dans ces trois pays se sont poursuivis presque sans interruption. Israël est un État terroriste au Moyen-Orient au moins depuis le 7 octobre 2023, et beaucoup diront même, par intermittence, depuis l’exode forcé des Palestiniens en 1947-1948.

Juste avant le début de cette guerre, le baril de pétrole coûtait 60 dollars. Cette guerre a entraîné une hausse des prix de l’essence, du diesel, des engrais, des denrées alimentaires et des billets d’avion. La plupart des experts prévoient qu’il faudra des mois pour que la situation revienne à ce qu’elle était en février dernier.

Il y a quelques jours, Ryan Girdusky, analyste politique réputé, a déclaré à Clay Travis dans son émission de radio qu’il venait de rencontrer un groupe de sénateurs partisans du mouvement « Make America Great Again » (MAGA). Il a rapporté qu’ils lui avaient confié que cette guerre, qui a entraîné une forte baisse de la popularité de Trump, faisait que les républicains étaient à égalité ou en retard dans tous les États clés qu’ils doivent remporter pour conserver le contrôle du Sénat, et qu’elle avait même conduit certains sortants, pourtant considérés comme assurés de leur réélection, à se retrouver dans des courses électorales plus serrées que prévu.

À moins que nous ne souhaitions voir davantage de candidats socialistes démocrates remporter des élections dans tout le pays, dans l’intérêt du Parti républicain et de notre économie, nous devons mettre fin à cette guerre. Nous devons recommencer à donner véritablement la priorité à l’Amérique.

John J. Duncan Jr., député

John James Duncan Jr. est un homme politique américain qui a occupé le poste de député représentant la 2e circonscription du Tennessee de 1988 à 2019. Avocat, ancien juge et ancien membre de longue date de la Garde nationale de l’armée, il est membre du Parti républicain. 

 

[Source : ronpaulinstitute.org - reproduit sur groupegaullistesceaux.fr]

domingo, 5 de julho de 2026

«A Galicia moderna (1880-1939). Unha sociedade activa, unha economía innovadora», de Lourenzo Fernández Prieto

Escrito por Ramón Nicolás

Teño para min que Lourenzo Fernández Prieto, catedrático de Historia Contemporánea na USC e membro de número da RAG, constitúe unha parte substancial, moi substancial engadiría, deste grupo de historiadores galegos que iluminan con brillantez parcelas do noso pasado —en ocasións interpretando capítulos do noso presente como ben testemuñan as súas habituais colaboracións nas páxinas de opinión deste xornal—, cunha evidente vontade didáctica e, o que talvez sexa aínda máis relevante, exhibindo un rexistro accesible e diáfano para calquera persoa que, sen ter coñecementos históricos previos, cultive ese afán de curiosidade que a conduza a afondar nalgún período histórico que, coma consecuencia recorrente posibilitará explicarnos como é o lugar no que vivimos, como é a nosa sociedade e cales son as claves da nosa singularidade.

Neste libro, titulado A Galicia moderna (1880-1939), Fernández Prieto repara no acontecido nun marco temporal que vai das derradeiras décadas do século XIX ata a fin da guerra civil e xa no subtítulo que reza á fronte do seu libro esencializa con brevidade a orientación deste ensaio: «Unha sociedade activa, unha economía innovadora».

Velaí unha afirmación que pode resultar sorprendente e que, sen dúbida, a través dun pulcro exercicio de investigación e de interpretación dos materiais colleitados quebra certos lugares comúns e clixés negativos estendidos sobre o período que o ocupa, tempos sobre os que se erixiron estereotipos e falsidades interesadas que se nos quixeron transmitir. Mais a Galicia moderna non foi, precisamente, un lugar atrasado; antes ben xa se definía polo seu cariz anovador que se proxecta, por só citar algúns elementos, no espírito reivindicativo de labregos e obreiros, nas melloras aplicadas ao mundo agrario, nas iniciativas nos eidos da industria da conserva ou na creación das empresas eléctricas.

Un libro que axuda, pois, a ollar desde outra perspectiva o noso pasado e que subliña a forza dese pulo transformador que configuraba unha Galicia que involucionará desde o ano 1939 coa vitoria do exército golpista e a consciente operación de terror e esquecemento que se impuxo.


Lourenzo Fernández Prieto

A Galicia moderna (1880-1939). Unha sociedade activa, unha economía innovadora

Xerais, Vigo, 18,95 páxinas, 264 €, 2026

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]


Francesco Carril il•lumina «Tres adioses»

 

Francesco Carril i Alba Rohrwacher a ‘Tres adioses’, d’Isabel Coixet

Escrit per Bernat Salvà 

No s’equi­vo­ca­ven els que deduïen pel seu nom de pila que Fran­cesco Car­ril (Madrid, 1986), l’actor fetitxe de Jonás Tru­eba (Los ilu­sos, Los exi­li­a­dos románti­cos, La recon­quista...) i pro­ta­go­nista de la sèrie de Rodrigo Soro­goyen Los años nue­vos, tenia alguna con­nexió ita­li­ana. Ho explica ell mateix en una visita a Bar­ce­lona per pro­mo­ci­o­nar Tres adi­o­ses , la nova pel·lícula d’Isa­bel Coi­xet, que arriba avui als cine­mes: “La meva mare és de Pisa. Vaig estu­diar al Liceu Italià de Madrid i la meva con­nexió amb Itàlia ha estat molt forta. Hi he pas­sat tots els estius de la meva infància i part de l’ado­lescència i hi con­ti­nuo tenint família.”

Isabel Coixet adapta el llibre de l’escriptora sarda Michela Mugia Tres cuencos: rituales para un año de crisis (Altamarea), que va escriure abans de morir de càncer, als 51 anys. Ha rodat la pel·lícula a Roma, amb Alba Rohrwacher, Elio Germano i Francesco Carril com a protagonistes. “Mai havia treballat en italià i m’ha encantat –diu Francesco Carril–, sobretot perquè és un idioma que no tenia associat a la feina i que m’ha posat en un lloc molt fràgil. Tot i ser la meva llengua materna, no sabia fins a quin punt funcionaria en el meu cos per treballar. Curiosament, m’ha donat molta llibertat perquè m’ha resultat sorprenent treballar en aquesta llengua.” I encara hi veu més avantatges: “El ritme i la musicalitat m’han permès fer coses que en castellà potser no em sortien tan fàcilment. Quan m’escolto parlant italià a la pel·lícula, sento que em canvia fins i tot la veu. És un idioma que forma part de mi, lligat als meus records i a una part molt emocional que segurament m’ha despertat coses.”

Nous camins a Itàlia

L’estrena amb èxit a Itàlia de la sèrie Los años nuevos va coincidir amb el rodatge de Tres adioses, i l’actor té ara agent en aquest país, on sembla que té molt camp per córrer. Potser, com Jonás Trueba, Sorogoyen o Coixet, també li veuen un punt romàntic. “Segurament deu ser una imatge que dono de manera natural –comenta–. També m’ha passat sovint que m’han atribuït el paper d’àlter ego d’altres persones. Crec que veuen en mi una persona molt curiosa, amb moltes ganes d’aprendre i de mirar. Això pot fer que sembli una qüestió més romàntica, no ho sé, però em sembla bé.”

El seu personatge, Agostini, no sap res de la malaltia de la protagonista, que té un càncer molt greu. “En part és una cosa molt alliberadora, perquè no ho saps. Llavors, en no saber-ho, hi ha una mirada molt lliure, molt ingènua i molt lluminosa del personatge, que crec que és bonica. Precisament aquesta ingenuïtat i aquesta llum és el que connecta amb el personatge de la Marta i el que fa que ella es fixi en ell. Penso que no saber, a vegades, és molt alliberador i et fa afrontar les coses d’una manera més intuïtiva i lliure.” És per això que Agostini “aporta llum i també humor; l’humor sempre destensa i fa que empatitzis amb la gent; penso que a la pel·lícula li va bé, i fins i tot li va bé al personatge de la Marta”.

La pel·lícula relata el canvi que provoca a la vida de la protagonista la proximitat de la mort. “Quan la vaig veure –diu Francesco Carril–, i també quan la vaig rodar, en vaig sortir molt ple de vida, molt obert a rebre estímuls i amb moltes ganes de ser a fora, de ser encara més curiós, de saber més coses i d’estar més en connexió amb la bellesa, amb la vida i amb el temps que ens queda. És molt curiós perquè, parlant del que parla, em sembla molt lluminosa.”Li comentem a l’actor que les pel·lícules com Tres adioses o com Les invasions bàrbares s’agafen a la bellesa per retratar situacions que en el fons no ho són gens. “Crec que hi estic d’acord, però també penso que aquesta pel·lícula, justament, no busca una bellesa excessiva. Per exemple, penso en com retrata la ciutat de Roma: de manera molt poc museística i gens òbvia. S’hauria pogut rodar d’una manera on sortissin coses tremendament belles, però la bellesa que traspua la pel·lícula ve d’altres detalls, com fixar-se en una font o menjar-se un gelat, i no tant d’una qüestió estilística o formal”.

El públic català coneix poc la llarga trajectòria en el teatre independent de Madrid de Francesco Carril, abans de fer-se cada vegada més conegut en cinema i televisió. No el vol deixar de banda: “És una cosa que no m’agradaria abandonar, perquè la raó per la qual em vaig començar a dedicar a això va ser pel teatre. El meu avi i el meu pare em portaven al teatre i em sento molt bé quan hi soc; em centra i em recorda per què vaig triar aquest ofici. Em recorda que l’important és el procés i no tant el resultat. No em sento tan diferent com a actor si faig teatre o si faig cinema. Des de fa un temps he començat a rodar més, però per a mi, el lloc des d’on parteixo per crear és el mateix.”

Acostumat a fer personatges lluminosos, algun dia li agradaria canviar de registre. “No sé quin personatge voldria fer exactament, però sí que m’agradaria explorar l’ombra –reconeix–. Vull continuar fent personatges lluminosos, però m’agradaria provar-me en rols més ombrívols o foscos. Soc conscient que tinc una part molt fosca que potser no és la que més mostro, però la gent que em coneix bé sap que hi és, així que crec que podria fer-ho bé.”

 

[Foto: GRETA DE LAZZARIS - font: www.elpuntavui.cat]