segunda-feira, 26 de janeiro de 2026

Francesca Albanese et la dignité de l’intelligence : quand l’université refuse de s’agenouiller

 

Francesca Albanese 

Écrit par Claudia Aranda

À une époque marquée par l’intimidation systématique, les silences complices et la lâcheté institutionnelle, la décision conjointe de la Vrije Universiteit Brussel, de l’Université d’Anvers et de l’Université de Gand d’accorder un doctorat honoris causa à Francesca Albanese n’est pas un geste académique routinier.

C’est une prise de position. C’est une affirmation éthique. Et c’est surtout une déclaration d’indépendance intellectuelle dans un climat mondial où dire la vérité est devenu un acte à risque.

Pour la première fois de leur histoire, lors d’une cérémonie solennelle prévue le 2 avril prochain à Anvers, ces trois universités flamandes — toutes des institutions de référence en Europe en matière de recherche, de droit international, de sciences sociales et de sciences humaines — ont décidé de décerner conjointement la plus haute distinction académique à une juriste dont le parcours professionnel incarne avec une rare cohérence les valeurs que l’université prétend défendre : rigueur, honnêteté, courage et service du bien commun. Il ne s’agit ni d’un hasard ni d’une concession symbolique. Il s’agit d’une communauté intellectuelle du plus haut niveau qui choisit de parler d’une seule voix.

Francesca Albanese est une avocate internationale au parcours solide, étendu et profondément respecté dans le domaine des droits humains. Avant d’assumer en 2022 la fonction de rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, elle a travaillé pendant plus d’une décennie comme conseillère juridique et experte au sein de différents mécanismes de l’ONU, se spécialisant en droit international humanitaire, protection des civils, déplacements forcés et responsabilité étatique. Son mandat a été renouvelé en 2025, reconnaissance explicite de sa qualité technique et de l’indépendance avec laquelle elle a exercé une fonction particulièrement exposée aux pressions politiques.

Les communiqués officiels des universités sont clairs et délibérés. Dans leur déclaration conjointe, les institutions soulignent « l’engagement exceptionnel de Francesca Albanese en faveur de la protection des droits humains et du renforcement du droit international », ainsi que sa capacité à exercer son mandat « avec indépendance professionnelle et rigueur juridique dans des contextes de polarisation extrême ». Il ne s’agit pas d’un éloge creux : c’est la description précise d’une carrière construite sur l’évidence, le droit et la responsabilité.

Depuis la Vrije Universiteit Brussel, son recteur a insisté sur le fait que l’université n’est pas un espace neutre face à l’injustice, mais un lieu où la pensée critique doit demeurer libre de toute pression extérieure. L’Université d’Anvers a souligné que cette reconnaissance conjointe exprime une conviction partagée : que le monde académique a une responsabilité sociale incontournable lorsque le droit international est systématiquement violé. L’Université de Gand, pour sa part, a rappelé qu’honorer Albanese revient à honorer le principe selon lequel la recherche et l’analyse juridique ne peuvent être subordonnées à des campagnes d’intimidation ou à des intérêts politiques conjoncturels.

Ce dernier point n’est pas anodin. Car l’annonce du doctorat a été suivie, comme on pouvait s’y attendre, par une offensive de discrédit menée par des organisations sionistes qui opèrent comme des lobbies politiques, et non comme des acteurs académiques. Il ne s’agit pas de communautés religieuses ni d’identités culturelles. Il s’agit de structures politiques organisées qui, depuis des années, cherchent à discréditer, à réduire au silence ou à exclure de l’espace public toute voix qui documente les crimes de l’État d’Israël et la nature coloniale et violente du projet sioniste dans son expression actuelle.

Le schéma est connu et grossier : déformation des propos, accusations infondées, pression médiatique, menaces voilées envers les institutions, chantage moral par l’usage instrumental de l’antisémitisme. Rien de tout cela ne résiste à une analyse sérieuse. Et rien de tout cela n’a suffi à faire reculer trois universités d’élite. Bien au contraire : elles ont réaffirmé leur décision avec clarté, mettant en évidence la distance abyssale entre le travail intellectuel rigoureux et le jeu sale de ceux qui confondent intimidation et argument.

L’arrière-plan de cette controverse n’est pas abstrait. Il est matériel. Il est humain. Il est sanglant. Les rapports présentés par Francesca Albanese aux Nations Unies constituent l’une des documentations les plus sévères et les plus rigoureusement étayées sur la destruction de Gaza. Elle y expose que, si l’on prend en compte non seulement les morts directes dues aux bombardements et aux attaques militaires, mais aussi les morts indirectes causées par la famine provoquée, l’effondrement du système de santé, la destruction délibérée des infrastructures civiles, la déshydratation, les maladies évitables et les déplacements forcés massifs, le nombre réel de Palestiniens tués atteint, au minimum, 680 000 personnes, une population civile composée en grande majorité d’enfants, de femmes et de personnes âgées.

Ce chiffre n’est pas rhétorique. Ce n’est pas de la propagande. Il résulte de l’application de standards juridiques et épidémiologiques historiquement utilisés pour évaluer la mortalité dans des contextes de destruction massive. Et il s’agit, de surcroît, d’un chiffre conservateur. Albanese elle-même a été explicite en soulignant que l’impossibilité de compter les morts avec précision — corps sous les décombres, registres détruits, hôpitaux rasés — fait partie intégrante du crime. Le génocide ne fait pas que tuer : il efface.

Face à cette réalité, la réaction des organisations sionistes qui tentent aujourd’hui de saboter cette reconnaissance académique n’est ni une défense de l’éthique ni de la mémoire historique. C’est la réaction d’un appareil politique qui se sait exposé, contesté et de plus en plus isolé face aux faits. C’est la violence symbolique de ceux qui ne peuvent réfuter les faits et choisissent d’attaquer celle qui les nomme.

La réponse des universités belges est, pour cette raison, profondément significative. Elles ne récompensent pas une opinion. Elles reconnaissent une vie professionnelle consacrée au droit, à la recherche rigoureuse et à la défense des principes les plus fondamentaux de la légalité internationale. Elles affirment, sans ambiguïté, que l’université ne se plie ni aux pressions politiques ni au chantage moral. Elles rappellent que le savoir ne se soumet pas au pouvoir lorsque le pouvoir commet des crimes.

Francesca Albanese n’est pas une figure éphémère ni une provocatrice occasionnelle. C’est une juriste reconnue, une chercheuse rigoureuse et une fonctionnaire internationale qui a assumé le coût de dire ce que beaucoup préfèrent taire. Et c’est pour cela qu’elle est attaquée aujourd’hui. Et c’est précisément pour cela qu’elle est honorée.

Ni tout l’argent, ni toute l’influence, ni toute la machinerie de désinformation des criminels qui ravagent aujourd’hui Gaza ne pourront réduire au silence une voix honnête. Encore moins éteindre son éclat. Car lorsque l’intelligence s’exerce avec éthique, et que l’université se souvient de sa raison d’être, la vérité trouve toujours où s’ancrer.

Et cette fois, elle est portée par une communauté académique du plus haut niveau qui a décidé de ne pas détourner le regard.

[Photo : Wikimedia - source : www.pressenza.com]

Yasmina Reza: «Cualquiera puede convertirse en un criminal»

 


La escritora Yasmina Reza.

Escrito por Rosa M. Tristán

Un crisol de crímenes y delitos, personajes reales que podrían estar en novelas de ficción, pero que en la escritora francesa Yasmina Reza son seres tangibles, que caminan por el mismo mundo que nosotros, con sus impulsos de venganza, sus dolorosas infancias, sus pasiones, su dolor interior o su maldad. Es la variopinta e inmensa capacidad humana de causar daño que, asegura, a todos nos atañe y que nos trae en su último libro ‘Casos reales’, que acaba de publicar Alfaguara. Estuvimos el día de presentación de la obra en la Fundación Telefónica de Madrid; la expectación no podía ser mayor. “Me fui por toda Francia a presenciar juicios; son como un teatro de la condición humana. Los seres humanos somos violentos por naturaleza”.

Desde días antes, las entradas están agotadas para escuchar en directo a una escritora que saltó hace ya muchos años a la fama mundial con el estreno de su obra de teatro Conversaciones tras un entierro, donde nos habla de la familia y las relaciones con la mordacidad que la caracteriza. Después llegaría Arte, una historia sobre la amistad que nos enfrenta a lo que somos y lo que los más cercanos esperan de nosotros; y más tarde Un dios salvaje, que de nuevo nos enfrenta a turbios instintos que están ocultos bajo el barniz de una educación civilizada que salta por los aires incluso ante asuntos que no son importantes.  

La cola para entrar en el Espacio Telefónica es un reflejo del interés en conocer de cerca a la persona detrás de esa forma de acercarse a la fragilidad humana y desenmascararla, quizás también para observarla con tanto detenimiento como Yasmina Reza hace con los personajes de su nuevo libro. Tal vez, simplemente, para escucharle contar en directo por qué se ha pasado 15 años yendo de juicio en juicio para hacer una particular crónica, tan alejada de lo periodístico, en la que la complejidad de las vidas de madres que matan a sus hijas, ladrones, corruptos o agresores sexuales se resumen en un expediente. La audiencia, como en tantos eventos culturales, es de una mayoritaria presencia femenina, un público maduro que llena las butacas y también decenas de sillas que se han colocado detrás del escenario para dar cabida a más gente, aunque ahí solo podrán verla por dos pantallas.

Yasmina Reza, de 66 años, viste sencilla, un traje oscuro y una blusa roja, su larga melena negra suelta. Para dialogar con ella, la conocida periodista Montserrat Domínguez, exdirectora de varios medios y programas de radio y televisión, conduce la conversación desde el conocimiento de toda su obra, buscando acercar a la autora a su público: “Todos sabemos que los hay cada día, pero otra cosa es que vayamos. En tu caso, ¿qué te impulsó a ir a los juicios?”, le pregunta Domínguez, como si captara esa curiosidad que flota en el ambiente. “Me gusta ver documentales en televisión y me atrapó uno sobre el caso de un profesor que asesinó a su mujer, así que pensé que los tribunales eran lugares donde ver esa imperfección de la vida que más ha obsesionado siempre, así que me fui por toda Francia a presenciar juicios; son como un teatro de la condición humana. Los seres humanos somos violentos por naturaleza, así que la civilización surgió para limitar esa violencia que está presente en los tribunales como si fuera el último derrape”.

Yasmina es una convencida de que esa condición humana no es siempre evidente, ni siquiera se sospecha, hasta que llega: “De los 20 juicios a los que he ido, en 15 los acusados no eran violentos previamente, eran gente que todos consideraban normal, pero un día sí que lo son, lo que no es excusa, ni tampoco es azar. Allí, en el tribunal, sus vidas se desnudan, se les humilla poniendo en público lo que quieren esconder”. 

La idea de que cualquiera puede –podemos– ser un criminal violento “si derrapa” es abrumadora, y por ello en Yasmina hay una mirada sobria, de compasión hacia esos seres con los que no ha podido intercambiar ni una palabra, que no son psicópatas, que llevaban una vida normal, incluso anodina. “En los juicios están siempre entre cristales, como en una caja, y no hablan. Solo a veces hacen gestos. Todo es como un escenario donde jueces, testigos, abogados, periodistas desempeñan su función, no hay otro sitio igual para observar a la sociedad humana”, asegura. 

Domínguez menciona algunos de los casos que ha recogido que más le han impactado, como el de ese hombre poco atractivo que se hacía pasar por un galán atractivo en las redes sociales para atraer a las mujeres, algo tan habitual que choca que se convierta en delito. Reza profundiza en esta historia: “Es un hombre solo, de 68 años, que chatea con mujeres, conversaciones cada vez más sexuales. Algunas acaban enamoradas de él y quieren verle, a lo que al principio se niega; luego acepta, pero ellas tienen que ir a su casa y con un antifaz. Algunas aceptan y mantienen relaciones con él, pero al acabar, al ver cómo es, se sienten engañadas y dos le denuncian por violación. Fue condenado a ocho años. Una locura. Es un ejemplo de que la Justicia es porosa, porque entiendo que se sientan engañadas, pero es una estafa, no una agresión sexual”, comenta la autora. 

No se puede obviar sacar también el caso de Nicolás Sarkozy, el expresidente francés ahora en libertad bajo supervisión judicial (estuvo 20 días en prisión) tras ser condenado por financiación ilegal durante la campaña electoral de 2007. Precisamente Reza llegó a un acuerdo con él para seguirle aquellos días y escribir su retrato literario. Fruto de aquello fue la obra El alba, la tarde o la noche, publicada ese mismo año, de la que después ha dicho que fue “un ejercicio de observación del poder”, pero por la que recibió no pocas críticas de quienes pensaron que blanqueaba al personaje. Ahora, en Casos reales, vuelve a Sarkozy para contar otro proceso judicial donde se le acusó: “Es un caso relacionado con sus intentos para recuperar unas agendas telefónicas que le confiscó el tribunal. En ese juicio se escucharon llamadas entre él y su abogado, se le acusó de voluntad de corrupción, no de corrupción, y se le condenó, pero sé que no había nada de ello”.

De ahí a otro tipo de juicio que hoy tiene gran poder, ese que es el paralelo y se realiza en las redes sociales, tan real y con consecuencias como el de las salas de lo penal. “Sí, existe. En países democráticos, la justicia se basa en leyes y, aunque tiene fallos, esto permite a todo el mundo poder expresarse, pero en las redes sociales se condena a la gente sin pruebas y eso es más grave”, comenta Yasmina. 

Al leer Casos reales, sorprende la cantidad de historias que hay sobre violencia de género y violencia en el seno de las familias, cosidas con un diario de experiencias personales. También que quedan sin final, sin conocer la sentencia final, aunque se intuye en esos jueces que son implacables, en testigos que no saben cómo responder, en fiscales y abogados tan biodiversos como la naturaleza humana. “Y eso no quita importancia a la necesidad de la Justicia, de tener reglas, aunque haya equivocaciones. Pero lo mejor es no acabar ahí, porque detrás hay hombres y mujeres como nosotros y los hay brillantes y mediocres. Eso sí, en los países donde no hay justicia, tampoco hay esperanza”, concluye con su semblante serio, como ha estado casi todo el acto. Da cierta sensación de cansancio, quizá porque estas giras de entrevistas y presentaciones no dan tregua. 

Un gran aplauso pone fin a sus palabras. Solo una persona ha querido participar del turno de preguntas que ha dado lugar a esa última frase. Bien es verdad que Casos reales ha salido a la venta ese mismo día (15 de enero) y aún la mayoría no lo ha leído. De hecho, casi todo ese público que la ha escuchado en un silencio impecable sale a comprarlo en cuanto acaba. Hay un stand de una librería en la entrada de la sala para que pueda adquirirse. Enseguida se hace una larga cola ante una sencilla mesa en la que Yasmina Reza estampará decenas de firmas. Hay tanta gente que no puede entretenerse en preguntar más que el nombre a sus futuros lectores.

Cuando una larga media hora después acaba, no se entretiene. En Madrid, al salir, llueve y hace frío, un ambiente gélido como el que se respira en las salas de vistas de los juzgados.

[Fuente: www.elasombrario.publico.es]

Prop d’un miler de persones es presenten als exàmens oficials de català a Andorra

La convocatòria de gener registra 930 inscrits, amb més concurrència als nivells A1 i B2


Aquest divendres i dissabte s’ha celebrat la convocatòria d’exàmens de català de gener per obtenir el títol oficial que expedeix el Govern d’Andorra a l’Escola Andorrana de Segona Ensenyança de Santa Coloma

Aquesta ha estat la convocatòria més concorreguda dels darrers anys, amb 930 persones inscrites, gairebé 200 més que el gener del 2024.

Pel que fa als nivells d’examen, la distribució és la següent:

  • A1: 226 persones

  • A2: 160 persones

  • B1: 146 persones

  • B2: 272 persones

  • C1: 125 persones

Els nivells A1 i B2 són els que registren més concurrència, sumant entre els dos més de la meitat dels candidats.

Segons Joan Sans, director del Departament de Política Lingüística, aquestes dades reflecteixen l’interès creixent de la ciutadania per consolidar el seu coneixement del català i obtenir un títol oficial

“Des de l’entrada en vigor de la Llei de la llengua pròpia i oficial, hem observat un increment d’inscripcions respecte altres anys, especialment pels requisits que recull per poder renovar el permís de residència. Els nivells que més han crescut respecte al 2024 són A1, amb un 88% més d’inscrits, i A2, amb un creixement del 80%”, ha explicat Sans.

Durant aquests dos dies s’han examinat les persones dels nivells A1, B1, B2 i C1, mentre que les persones que opten a obtenir el títol d’A2 faran l’examen el 6 de febrer. Aquesta distribució respon a l’augment de sol·licituds, i permet oferir una atenció òptima a tots els examinands


[Font: www.laveulliure.ad]

Francesca Albanese y la dignidad de la inteligencia: cuando la universidad se niega a arrodillarse



Escrito por 

En tiempos de intimidación sistemática, silencios cómplices y cobardía institucional, la decisión conjunta de la Vrije Universiteit Brussel, la Universidad de Amberes y la Universidad de Gante de conceder un doctorado honoris causa a Francesca Albanese no es un gesto académico rutinario. Es una toma de posición. Es una afirmación ética. Y es, sobre todo, una declaración de independencia intelectual frente a un clima global en el que decir la verdad se ha vuelto un acto de riesgo.

Por primera vez en su historia, en ceremonia solemne el próximo 2 de abril en Amberes, estas tres universidades flamencas —todas ellas instituciones de referencia en Europa en investigación, derecho internacional, ciencias sociales y humanidades—, han decidido otorgar de manera conjunta el más alto reconocimiento académico a una jurista cuya trayectoria profesional encarna con rara coherencia los valores que la universidad dice defender: rigor, honestidad, valentía y servicio al bien público. No se trata de una casualidad ni de una concesión simbólica. Se trata de una comunidad intelectual de altísimo nivel que decide hablar con una sola voz.

Francesca Albanese es una abogada internacional con una carrera sólida, extensa y profundamente respetada en el ámbito de los derechos humanos. Antes de asumir en 2022 como relatora especial de las Naciones Unidas sobre la situación de los derechos humanos en los territorios palestinos ocupados, trabajó durante más de una década como asesora jurídica y experta en distintos mecanismos de la ONU, especializándose en derecho internacional humanitario, protección de civiles, desplazamiento forzado y responsabilidad estatal. Su mandato fue renovado en 2025, reconocimiento explícito a la calidad técnica y a la independencia con que ha ejercido una función particularmente expuesta a presiones políticas.

Los comunicados oficiales de las universidades son claros y deliberados. En su declaración conjunta, las instituciones subrayan el “compromiso excepcional de Francesca Albanese con la protección de los derechos humanos y el fortalecimiento del derecho internacional”, así como su capacidad para ejercer su mandato “con independencia profesional y rigor jurídico en contextos de extrema polarización”. No es un elogio vacío: es una descripción precisa de una carrera construida sobre evidencia, derecho y responsabilidad.

Desde la Vrije Universiteit Brussel, su rector ha insistido en que la universidad no es un espacio neutro frente a la injusticia, sino un lugar donde el pensamiento crítico debe mantenerse libre de presiones externas. La Universidad de Amberes ha destacado que este reconocimiento conjunto expresa una convicción compartida: que la academia tiene una responsabilidad social indelegable cuando el derecho internacional es vulnerado de manera sistemática. La Universidad de Gante, por su parte, ha remarcado que honrar a Albanese es honrar el principio de que la investigación y el análisis jurídico no pueden subordinarse a campañas de intimidación o a intereses políticos coyunturales.

Ese último punto no es menor. Porque el anuncio del doctorado ha sido seguido, como era previsible, por una ofensiva de descrédito impulsada por organizaciones sionistas que operan como lobbies políticos, no como actores académicos. No estamos hablando de comunidades religiosas ni de identidades culturales. Estamos hablando de estructuras políticas organizadas que, desde hace años, intentan desacreditar, silenciar o expulsar del espacio público a toda voz que documente los crímenes del Estado de Israel y la naturaleza colonial y violenta del proyecto sionista en su expresión actual.

El patrón es conocido y burdo: tergiversación de declaraciones, acusaciones infundadas, presión mediática, amenazas veladas a instituciones, chantaje moral mediante el uso instrumental del antisemitismo. Nada de eso resiste un análisis serio. Y nada de eso ha sido suficiente para que tres universidades de élite retrocedan. Al contrario: han reafirmado su decisión con claridad, dejando en evidencia la distancia abismal entre el trabajo intelectual riguroso y el juego sucio de quienes confunden intimidación con argumento.

El trasfondo de esta disputa no es abstracto. Es material. Es humano. Es sangriento. Los informes presentados por Francesca Albanese ante Naciones Unidas constituyen una de las documentaciones más severas y meticulosamente fundamentadas sobre la destrucción de Gaza. En ellos, la relatora expone que, al considerar no solo las muertes directas por bombardeos y ataques militares, sino también las muertes indirectas causadas por el hambre inducida, el colapso sanitario, la destrucción deliberada de infraestructura civil, la deshidratación, las enfermedades evitables y el desplazamiento forzado masivo, el número real de palestinos muertos alcanza, como mínimo, las 680.000 personas, población civil, en su gran mayoría niños, mujeres y ancianos.

Ese dato no es retórico. No es propaganda. Es el resultado de aplicar estándares jurídicos y epidemiológicos utilizados históricamente para evaluar mortalidad en contextos de destrucción masiva. Y es, además, una cifra conservadora. La propia Albanese ha sido explícita en señalar que la imposibilidad de contar a los muertos con precisión —cuerpos bajo los escombros, registros destruidos, hospitales arrasados— forma parte del crimen mismo. El genocidio no solo mata: borra.

Frente a esa realidad, la reacción de las organizaciones sionistas que hoy intentan sabotear este reconocimiento académico no es una defensa de la ética ni de la memoria histórica. Es la reacción de un aparato político que se sabe expuesto, cuestionado y crecientemente aislado frente a la evidencia. Es la violencia simbólica de quienes no pueden refutar los hechos y optan por atacar a quien los nombra.

La respuesta de las universidades belgas es, por eso, profundamente significativa. No están premiando una opinión. Están reconociendo una vida profesional dedicada al derecho, a la investigación rigurosa y a la defensa de los principios más básicos de la legalidad internacional. Están diciendo, sin ambigüedades, que la universidad no se pliega ante el matonaje político ni ante el chantaje moral. Están recordando que el conocimiento no se somete al poder cuando el poder delinque.

Francesca Albanese no es una figura pasajera ni una provocadora ocasional. Es una jurista sólida, una investigadora seria y una servidora pública internacional que ha asumido el costo de decir lo que muchos prefieren callar. Y por eso hoy es atacada. Y por eso mismo hoy es honrada.

Ni todo el dinero, ni toda la influencia, ni toda la maquinaria de desinformación de los criminales que hoy arrasan Gaza podrán silenciar una voz honesta. Mucho menos apagar su brillo. Porque cuando la inteligencia se ejerce con ética, y la universidad recuerda su razón de ser, la verdad encuentra siempre donde sostenerse.

Y esta vez, la sostiene una comunidad académica del más alto nivel que ha decidido no mirar hacia otro lado.


[Foto: Wikipedia - fuente: www.pressenza.com]

O declive do imperio estadounidense


O presidente Donald Trump, antonte, á súa chegada ao foro económico de Davos

Escrito por Carlos Aymerich

A brutalidade de Trump, mostrando ás claras a verdadeira face dos Estados Unidos, debe ser saudada como un exercicio de sinceridade. Aguilloado, sen dúbida, pola repercusión do escándalo Epstein e, sobre todo, polo declive económico e político do imperio estadounidense, o actual inquilino da Casa Branca coloca negro sobre branco que non se trataba nin de  democracia nin de dereitos humanos nin tampouco de defensa do libre comercio. Que as guerras e as agresións desencadeadas polos EUA contra outros países e pobos, desde o mesmo momento da súa independencia, perseguían apenas a expansión territorial e o espolio de recursos naturais en proveito da minoría de plutócratas que, xuntando diñeiro e poder, gobernan ese país desde hai 250 anos.

Dominio económico e financeiro

O xenocidio dos pobos nativos; a compra da Florida, a Luisiana e Alasca; a invasión e posterior anexión de territorios mexicanos, do Porto Rico (que segue a ser, mesmo legalmente, unha colonia estadounidense) e Hawai. O intervencionismo golpista na América Latina e o control político e militar da Europa Occidental desde o fin da Segunda Guerra Mundial. O apoio a xendarmes rexionais pro estadounidenses en diversas partes do mundo sen se importaren, máis ben ao contrario, polas súas credenciais democráticas.

O dominio económico e financeiro a través de institucións como o Fondo Monetario Internacional ou o Banco Mundial, a maior gloria do dólar e da exportación cara a outros países do seu déficit. O control ideolóxico a través dunha potente industria cultural, directamente ligada –cando non abertamente dirixida– desde o goberno. E así seguido. Ese foi e segue sendo o proxecto estadounidense. Dominar o mundo para zugar os seus recursos en beneficio dunha minoría. Acontece, porén, que ese proxecto de dominio imperial comeza a dar mostras de quebra.

Débeda pública

Internamente, os Estados Unidos son unha sociedade fracturada por enormes desigualdades de clase e de orixe étnica e profundos desequilibrios territoriais que as políticas seguidas polos sucesivos gobernos non fan máis que agravar. Institucionalmente, o modelo de Goberno estadounidense revela as súas graves carencias e a ausencia real de contrapesos capaces de enfrontar un fascismo presidencial que non recoñece máis normas que os seus propios designios. A suposta democracia estadounidense parece ser compatíbel coa caza ao inmigrante, a impunidade dos asasinatos policiais e a ocupación militar de cidades disidentes.

Externamente, entanto a China ofrece investimentos, infraestruturas, mercados e tecnoloxía; os EUA ameazan coa forza militar e a chantaxe tarifaria. Unha ameaza militar explícita, que no Caribe e Venezuela virou agresión, secuestro e asasinato extraxudicial. Non é, certamente, novidade. Seguindo o modelo de Israel, hai anos que os EUA empregan os asasinatos extraxudiciais como instrumento de política internacional, en especial desde que, so a presidencia de Obama, a tecnoloxía dos drones fixo posíbel incrementar o número de mortes sen risco para os seus executores.

Economicamente, a fraqueza do dólar e da economía estadounidense xa non pode ser negada. Unha débeda pública fóra de control (baste reparar en que o gasto en xuros en 2025 xa foi superior ao conxunto do gasto militar estadounidense) e un proceso progresivo de desdolarización da economía mundial explican as esixencias do Trump de investimentos en produtos e armas estadounidenses en troca de rebaixas nas tarifas comerciais e a necesidade de acceder a novos territorios (Groenlandia) e a novos recursos (o petróleo da Venezuela).

Ocaso tamén na cultura

Ideoloxicamente, a cultura estadounidense reflicte as consecuencias dese declive. Filmes e series ambientadas nun mundo postapocalíptico onde só uns poucos escollidos conseguen subsistir que, non por acaso, coinciden coa visión dos señores –todos eles homes, brancos e estadounidenses– das Big Tech que xa proclaman abertamente que a democracia é incompatíbel coa liberdade, isto é, coa súa liberdade de gobernar (e estragar) o mundo de acordo cos seus intereses. Neofeudalismo, xustificación da desigualdade racial, reivindicación da escravitude e do colonialismo... Todo iso ten cabida nos actuais ideólogos do poder estadounidense.

Non hai sorpresa. Os sinais son claros. Hitler non mentía. Netanyahu e Trump tampouco. O caso é que imos facer os gobernos e os pobos de Europa ao respecto.


Carlos Aymerich é profesor titular de Dereito Administrativo da Universidade da Coruña.

[Foto: Ciaran McCrickard / World Economic / DPA - fonte: www.nosdiario.gal]


La fin de l’autonomia de Rojava

Jos la pression de l’armada siriana e de la mediacion internacionala, los curds accèptan de cedir lo contraròtle de lors institucions e territòris, mentre que Damasc lor reconeis enfin lenga, cultura e ciutadanatge


Dempuèi la casuda de Bashshar Al Assad a la fin de 2024, Siria travèrsa una fasa novèla de recomposicion politica e territoriala. Un dels dorsièrs mai sensibles concernís los curds del nòrd e del nòrd-èst del país, qu’avián profechat de la guèrra civila per instaurar una administracion autonòma de fach, apiejada sus las Fòrças Democraticas Sirianas (FDS), una aliança de milícias curdas.

Après de meses de negociacions infruchosas, aquestas darrièras setmanas èra montada la tension. L’armada siriana aviá lançat una ofensiva contra las posicions curdas, sustot a l’entorn d’Alèp e dins las regions orientalas, provocant de combats e lo desplaçament de milièrs de civils. Jos la pression militara e amb la mediacion de la coalicion internacionala dirigida pels Estats Units, las FDS  avián fin finala anonciat lor retirament a l’èst d’Eufrates.

Es dins aquel contèxt de confrontacion que lo president sirian Abu Muhammad Al Julani a signat un decret istoric, çò rapòrta Le Monde. Pel primièr còp dempuèi l’independéncia del país en 1946, l’estat sirian reconeisserà los dreches nacionals dels curds. La lenga curda vendrà «lenga nacionala» e poirà èsser ensenhada dins las escòlas, lo Newroz (lo cap d’an curd) serà proclamat jorn de fèsta oficial, e la nacionalitat siriana poirà èstre restituida a de desenas de milièrs de curds que ne foguèron privats dempuèi un recensament controversiat en 1962.

Pauc apuèi, Damasc e las FDS an conclús un acòrdi global que met fin als afrontaments. Segon Reuters, aqueste prevei l’integracion de las institucions civilas e militaras curdas dins l’estat sirian. Los combatents de las FDS seràn incorporats individualament dins las fòrças de seguretat, mentre que los camps petrolièrs, los barratges, las pòstas-frontièras e las presons passaràn jos contraròtle governamental.

Se lo poder sirian presenta aquel acòrdi coma un pas cap a l’unitat nacionala, los responsables curds soslinhan que marca tanben la fin d’una autonomia carament aquerida. La question centrala demòra d’ara enlà la de l’aplicacion reala dels dreches promeses e de la plaça que los curds ocuparàn dins la Siria de l’aprèp-guèrra.


[Imatge: Delil Souleiman - sorsa: www.jornalet.com]

sábado, 24 de janeiro de 2026

Un acord històric reconeix l’«Estat de Nova Caledònia» dins de França

El poble indígena canac representa aproximadament el 42 % de la població

L’acord històric es va anunciar el 12 de juliol de 2025. Fotografia de la pàgina de Facebook de Philippe Gomès, expresident del govern de Nova Caledònia, un territori d’ultramar de França a l’oceà Pacífic.

Escrit per Mong Palatino

Traduït per Gerard Soler

Diversos partits van signar un acord històric que reconeix l’Estat de Nova Caledònia dins de França.

Nova Caledònia és un territori del Pacífic Sud que va ser colonitzat per França l’any 1853 i que figura a la llista de les Nacions Unides per a la descolonització des de 1986. El transcendental Acord de Pau de Nouméa, signat el 1998, va establir un referèndum d’independència en tres fases per determinar el futur polític de Nova Caledònia. El tercer referèndum, celebrat el 2021, va ser boicotejat pel poble indígena canac durant la pandèmia.

El maig de 2024, van esclatar protestes i avalots després que l’Assemblea Nacional francesa votés un projecte de llei que hauria diluït la representació electoral del poble canac, que constitueix el 42 % dels 270.000 habitants de Nova Caledònia.

El president francès Emmanuel Macron va suspendre el projecte de llei i va prometre obrir un diàleg sobre la qüestió. El 12 de juliol de 2025, després de diversos mesos de negociacions, una delegació formada per dos grups independentistes i quatre grups contraris a la independència va signar i anunciar l'acord.

En resum, si s'acaba aprovant, l’acord de 13 pàgines, titulat oficialment el Projecte d’acord sobre el futur de Nova Caledònia, crearia un Estat de Nova Caledònia dins de França, i una nacionalitat neocaledoniana podria ser reconeguda per la comunitat internacional. Nova Caledònia assumiria més competències de govern, però França mantindria l’autoritat en matèria de defensa, moneda i justícia. Nova Caledònia podria crear les seves pròpies forces de seguretat provincials i tradicionals. També podria dur a terme relacions diplomàtiques sense intermediaris, però ho hauria de fer «respectant els compromisos internacionals i els interessos vitals de França».

El preàmbul del document reflecteix els compromisos assolits durant les intenses negociacions.

Els neocaledonians tornen a apostar per la confiança, el diàleg i la pau mitjançant aquest acord, que proposa una nova organització política, una sobirania compartida més gran, una renovació econòmica i social i un destí compartit reinventat.

Macron va descriure l’acord com una «aposta per la confiança». El primer ministre francès, François Bayrou, va expressar «orgull» de veure un acord «a l’alçada de la història». El ministre francès d’ultramar, Manuel Valls, el va qualificar de «compromís intel·ligent».

Victor Tutugoro, un dels negociadors del bàndol independentista, va afirmar que havien arribat a un «compromís equilibrat».

Per descomptat, per definició, un compromís no pot satisfer ningú al 100 %. Però és un compromís equilibrat per a tothom.

I ens permet mirar endavant, construir Nova Caledònia junts, una ciutadania i aquest destí comú del qual tothom parla des de fa molts anys.

Sonia Backès, líder unionista i presidenta de la Província del Sud, que va formar part de les negociacions, també va reiterar aquest punt.

Aquest compromís no satisfarà plenament ningú. Però estic fermament convençuda que ens permet treure Nova Caledònia de l’espiral de violència, incerteses i destrucció.

Per entrar en vigor, la població de Nova Caledònia ha d'aprovar l’acord. També l'ha de ratificar el Parlament francès i ha d'incloure's en un article específic de la Constitució francesa.

El govern francès i els partits neocaledonians implicats en l’acord afronten la difícil tasca de convèncer els seus electors perquè hi donin suport. Un reportatge d’ABC va citar diversos líders de la societat civil de Nova Caledònia preocupats perquè s’abandonés la demanda de sobirania completa. En reaccionar a l’acord, un membre del partit dretà Reagrupament Nacional de França va plantejar dubtes sobre el seu contingut.

Tenim serioses preocupacions sobre les paraules que s’hi utilitzen. Evidentment, crear un estat dins de l’Estat francès planteja una qüestió important. Crear una nacionalitat paral·lela a la nacionalitat francesa suposa una qüestió fonamental.

Emmanuel Tjibaou, cap dels independentistes del Front d’Alliberament Nacional Canac i Socialista (FLNKS, per les sigles en francès) a les negociacions, es va anticipar a les crítiques en una entrevista pels mitjans.

Escollir aquest camí difícil i nou també significa sotmetre'ns a crítiques. Rebrem insults i amenaces, precisament perquè hem triat un camí diferent.

El periodista Nic Maclellan va resumir les perspectives d’aprovació de l’acord a França i a Nova Caledònia.

[…] és probable que hi hagi un ampli debat tant a Nova Caledònia com a França abans de l’adopció legal de l’acord, i que moltes disposicions siguin impugnades tant pels partidaris com pels detractors de la independència en els pròxims mesos.

Així doncs, «l'acord històric» encara té un llarg camí per recórrer, i el calendari de l’acord signat el 12 de juliol pot quedar condicionat per forces nacionals i globals més àmplies. Nova Caledònia està tirant els daus en una «aposta per la confiança».

El referèndum a Nova Caledònia està previst inicialment per al 26 de febrer.


[Font: www..globalvoices.org]

L’antisionisme, condition indépassable pour une gauche anticoloniale et antiraciste

Thomas Vescovi explique en quoi l’antisionisme est un impératif pour une gauche anticoloniale et antiraciste. Pour cela, il revient sur l’histoire du sionisme et développe une réflexion sur les significations de l’antisionisme, notamment à partir de ses travaux sur la société israélienne. 

Rappelons qu’outre les différents antisionismes élaborés par des courants très minoritaires de la société israélienne, présentés ici par Thomas Vescovi, il faut compter avec l’antisionisme palestinien et arabe dont l’enjeu principal est la libération de la Palestine. Au nom de cet objectif, une lutte anticoloniale palestinienne et arabe se déroule depuis près de cent ans, dont les élaborations théoriques et les stratégies doivent aussi nourrir les positionnements de toute gauche aspirant à rompre avec l’européocentrisme. 

Écrit par Thomas Vescovi 

La question du sionisme peut être abordée sous trois angles : un débat théorique, une analyse pratique, et un questionnement sur son actualité. 

D’un point de vue théorique, le sionisme peut être défini comme un mouvement nationaliste juif visant à se libérer de la persécution antisémite par la construction d’un État[1]. Ce projet étatique sous-tend de nombreux débats autour des notions d’identité (« qu’est-ce qu’être Juif ? »), de nation (« existe-t-il un fait national juif ? »), de peuple (« existe-t-il un peuple juif ? »), de la nature de l’État à créer (théocratique, libéral, socialiste…), mais aussi du rapport des populations juives au diasporisme[2] et aux meilleures stratégies pour lutter contre l’antisémitisme. Ces débats ont été inhérents au mouvement sioniste et ont nourri la vie intellectuelle juive européenne tout au long des XIXe et XXe siècles. C’est à ce titre que se sont développés, parmi les communautés juives, les premiers positionnements antisionistes[3], qu’ils émanent du marxisme, de l’humanisme libéral ou du rabbinat[4]. La littérature à ce sujet est riche et les débats continuent d’être vifs[5]

À ce stade, une question mérite d’être posée : considérant qu’au sein des luttes antiracistes les modalités doivent être d’abord discutées par les premiers concernés, qu’aurais-je à faire, en tant qu’homme blanc non-juif, dans ce débat théorique ? Si la revendication d’un État est devenue à travers l’histoire pour une partie significative des communautés juives la solution centrale pour être protégée de l’antisémitisme, assurément que nous pouvons le regretter en considérant que d’autres voies sont possibles que celle d’un nationalisme ethnoreligieux, mais suis-je le mieux placé pour le contester ?  

En d’autres termes, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les antisionistes s’opposeraient par principe à l’existence d’un État juif, l’opposition n’est pas fondamentalement théorique mais strictement pratique.  

Nationalisme colonial, colonialisme nationaliste   

Aux origines du mouvement sioniste, non seulement son caractère colonial est affirmé[6], mais la réalité concrète de la présence d’une population sur la terre convoitée pour réaliser le projet national est prise à bras le corps : l’historien Nur Masalha[7], notamment, a montré combien l’idée de « transfert » a été récurrente dans les débats des congrès sionistes et au sein des échanges épistolaires de ses dirigeants. Lorsque sont entendus aujourd’hui au sein du gouvernement israélien des ministres plaider pour le « déplacement » des Palestiniens de Gaza, c’est-à-dire un nettoyage ethnique, ils ne s’inscrivent pas en rupture de l’histoire du sionisme, mais pleinement dans sa continuité sous une forme radicalisée.  

En 1946, à la veille du vote onusien, si le mouvement sioniste ne dispose que de 9 à 10 % maximum du territoire palestinien, pour une population deux fois moins nombreuses, il est cependant parvenu à constituer les bases d’institutions pré-étatiques. Celles-ci s’avèrent décisives pour imposer par la force un État sur 78 % de la Palestine et expulser près des deux tiers de la population arabe. Dès le lendemain de cette séquence, le narratif israélien a cherché à réfuter le caractère originellement colonial de son entreprise, pourtant assumé à ses débuts.   

Le premier argument, qui repose sur l’absence d’une métropole, ne tient pas face à la réalité des faits. Rappelons que déjà dans les années 1950, l’historiographie palestinienne, suivie par une partie du champ intellectuel français, a appréhendé la création d’Israël comme une construction coloniale, ce que les settler colonial studies sont venues affirmer avec davantage de détails et de précisions à partir des années 2010[8]. Le sionisme n’aurait jamais pu se réaliser sans l’aide conséquente apportée par des fondations occidentales, le soutien logistique d’États européens, puis l’armement soviétique fourni lors de la première guerre israélo-arabe. 

Ce dernier constitue d’ailleurs le second argument, systématiquement invoqué pour relativiser l’expulsion des Palestiniens en 1948, en faisant une « conséquence malheureuse » d’un affrontement militaire. Or, l’entrée en guerre des États arabes ne se produit qu’au lendemain de la déclaration d’indépendance d’Israël, le 14 mai 1948 : environ 400 000 Palestiniens ont alors déjà été contraints à l’exil forcé, dans un contexte d’affrontements irréguliers entre groupes armés arabes et juifs depuis janvier de cette année. Le nettoyage ethnique de la Palestine ne s’opère pas en conséquence de la guerre, mais comme le projet essentiel à la réalisation du projet sioniste qui ne peut avoir lieu qu’en ayant anéanti les moyens de défense des autochtones.  

Dès lors, le positionnement antisioniste, avant toute chose, découle de l’anticolonialisme. C’est parce que le sionisme, qui passe par l’émigration et le rassemblement d’une population sur une terre, transforme ces émigrés en colon, que l’anticolonialisme nous oblige à nous y opposer. Parce que la sécurité promise à ces populations par cette émigration ne se réalise qu’au travers d’un projet colonial, et donc la dépossession des Palestiniens, que l’anticolonialisme nous oblige à nous y opposer.   

Arrivé à ce stade, apportons deux précisions essentielles.  

En aucun cas cet anticolonialisme ne nie la réalité d’une potentielle relation affective et/ou culturelle des populations juives à travers le monde avec la Palestine. En revanche, cette relation ne peut en aucun cas être constitutif de droits particuliers sur cette terre : pour paraphraser Elias Sanbar, « la Bible n’est pas un cadastre »[9].   

De la même manière, en aucun cas cet anticolonialisme ne s’oppose à l’émigration de population juive en Palestine, fidèle au principe de la libre circulation des êtres humains. Ce à quoi cet antisionisme s’oppose, c’est au fait que l’organisation sioniste se soit appuyée, et continue de le faire, sur cette émigration pour constituer au début du XXe siècle une société à part de celle existante[10], puis à partir de 1948 en remplacement par le biais de politiques coloniales et d’apartheid[11].   

En d’autres termes, c’est parce que le sionisme constitue un colonialisme de peuplement[12] que le positionnement antisioniste se justifie. Il ne s’agit pas d’une « question juive », mais d’un enjeu colonial.   

En étant le fruit d’une expropriation coloniale, l’État d’Israël, tel qu’il s’établit en 1948, ne peut se définir autrement que sur une base ethniciste et profondément inégalitaire. L’intellectuel et dirigeant politique Ilan Halevi[13] expliquait qu’en s’affirmant depuis sa création comme État juif, Israël distingue parmi ses citoyens ceux qui sont Juifs et auquel l’État appartient et ceux qui ne le sont pas et auquel l’État va délivrer certains droits sans une égalité pleine et entière. Jusqu’à aujourd’hui, la législation israélienne comprend encore près d’une cinquantaine de lois d’apartheid structurant le statut de sous-citoyenneté des non-Juifs, à commencer par les 18 % de Palestiniens[14], descendants des quelques 160 000 autochtones qui n’ont pas été chassés hors de la Palestine pendant la nakba.   

Tel qu’il se réalise au prisme de la création d’Israël, le mouvement sioniste place le racisme et l’inégalité des droits comme des normes acceptables. L’évolution extrême droitiste de la société israélienne et de ses dirigeants ne constitue en aucun cas une rupture avec l’histoire du pays, mais une évolution politique et intellectuelle nourrie par les fondements coloniaux, ethnicistes et suprémacistes d’Israël[15]. Un racisme qui, rappelons-le, s’est aussi appliqué à l’égard de populations juives, à l’instar des Juifs dits orientaux, originaires du monde musulman. Les universitaires Ella Shohat[16] ou Yakov Rabkin[17], à travers leurs travaux, ont démontré comment le sionisme, par le colonialisme, a participé à la construction d’une antinomie entre arabité et judéité.   

Un colonialisme en échec   

Mais ce projet sioniste s’est confronté à un échec. Alors qu’en Australie ou en Amérique du nord, les colonialismes de peuplement ont réussi à faire disparaître les autochtones, la quête en Palestine pour plus de terres et le moins d’autochtones s’est enrayée. Si la souveraineté israélienne est une réalité de la mer Méditerranée au fleuve Jourdain, soit la délimitation géographique de la Palestine historique, la démographie conteste la viabilité de cette emprise coloniale avec un équilibre entre Arabes et Juifs[18].   

Cette configuration place Israël face à une équation pouvant se résumer ainsi : maintenir le caractère juif de l’État conduit à structurer sur l’ensemble de la Palestine historique un régime d’apartheid au détriment de toute prétention démocratique ; soutenir un idéal démocratique conduit inexorablement à s’attaquer aux structures coloniales et suprémacistes de l’État, délaissant son caractère juif. La droite et l’extrême droite israéliennes soutiennent sans ambiguïtés la première option, assurant même agir au nom de la défense de la démocratie, comme le démontre la sociologue Nitzan Perelman en parlant de « democratic washing »[19].   

Du côté de l’opposition sioniste à Netanyahou, le refus de l’option démocratique et d’un État pleinement égalitaire peut être moins assumé, mais n’en demeure pas moins réel. Les manifestations de 2023 contre la réforme judiciaire du gouvernement Netanyahou en sont une illustration[20] : au terme des quarante semaines d’une historique mobilisation, jamais la contradiction d’un État à la fois juif et démocratique n’a été réellement interrogée, ni les structures coloniales des institutions que les manifestants tenaient à défendre, à commencer par la Cour suprême.   

Cette seconde option peut quant à elle connaître deux variables. D’une part, celle de la construction d’un État binational sur l’ensemble de la Palestine historique[21]. D’autre part, le soutien à la solution à deux États mais en défendant une transformation radicale d’Israël pour faire advenir un « État de tous ses citoyens ». Cette dernière variable est parfois interprétée comme une défense indirecte du sionisme, alors même que ses partisans récusent cette affirmation. À titre d’exemple, le Parti communiste israélien soutient indéfectiblement la solution à deux États avec un Israël radicalement réformé, tout en appréhendant le sionisme comme « une idéologie basée sur le suprémacisme et le racisme »[22]

Que faire du sionisme ?  

La réalité démographique actuelle était prévisible dès 1967, et ce n’est pas un hasard si les années 1970 ont été riches en Israël de débats pour repenser le sionisme. Il y a ainsi eu, à gauche, le courant post-sioniste[23], les appels à dé-sioniser Israël[24] ou à former une nation hébraïque israélienne plutôt que juive. À l’autre extrémité du champ politique, la droite n’a pas été absente de ces réflexions, en façonnant un néo-sionisme qui connaît une première victoire électorale en 1977, avant de devenir le courant politique hégémonique dans les années 2000[25].   

Les néo-sionistes réfutent l’idée que le sionisme serait dépassé dès lors qu’Israël a été créé et enraciné, puisque de leur point de vue demeurent des territoires sous contrôle israélien mais où la souveraineté juive n’est pas encore une réalité effective, à savoir la bande de Gaza et la Cisjordanie notamment. Ce néo-sionisme va également renforcer le caractère ethniciste, religieux et d’apartheid de l’État, à l’image de la Loi fondamentale dite d’État-nation du peuple juif votée à l’été 2018[26].  

Confronté à cette réalité pratique du projet sioniste, l’antisionisme apparait comme un positionnement politique naturel pour demeurer fidèle aux convictions anticoloniales et antiracistes. Toutefois, les débats autour de cette question ces dernières années prouvent, qu’à gauche, il n’en n’est rien. Aussi pouvons-nous entendre que l’antisionisme serait en réalité « anachronique » dès lors qu’Israël existe : les antisionistes chercheraient à aller contre l’histoire en rejouant 1948 à l’envers. Ou encore que le positionnement antisioniste ne prendrait pas en compte le « sionisme d’origine », en d’autres termes celui théorique de la construction d’un État-refuge.  

Ces deux postulats tendent ainsi à plaider pour un délaissement de l’antisionisme au profit du soutien à un « sionisme libéral et démocratique » ou à ménager les critiques envers un « sionisme de gauche » avec qui des convergences politiques seraient possibles.   

Mais un tel sionisme a-t-il déjà existé en pratique ? À quel moment et en quel lieu, depuis 1948, les Palestiniens ont-ils pu rencontrer ce « sionisme libéral et démocratique ou socialisant » ? La réalité pratique est aussi brutale que concrète : peu importe la couleur des gouvernements, la politique israélienne à l’égard des Palestiniens s’est résumée à la violence de la soldatesque et la dépossession de leur terre, de leur culture, de leur identité, par le colonialisme. Actuellement, dans le champ politique israélien, il n’existe aucune figure ou représentation d’un « sionisme libéral » défendant sans ambiguïté le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.   

Une telle offre politique pourrait-elle advenir ? Il convient d’en rester sur une analyse empirique et matérielle : les responsables politiques israéliens issus du champ sioniste ont toujours privilégié la préservation de l’État colonial aux dépends des droits des Palestiniens. La diplomatie publique israélienne, ou hasbara, s’est employée à longueur d’argumentaires à façonner un narratif afin de justifier les pires injustices à l’encontre des Palestiniens : le gouvernement militaire d’exception (1948-1966) consacrant leur humiliation et leur expulsion comme une méthode légitime de gestion, la colonisation et l’occupation de leurs terres avec leur lot d’exactions et de meurtres, la mise en place de centaines de check-points qui étouffent leur quotidien, la construction d’un mur qui sépare des familles et empêche des paysans d’accéder à leurs champs, l’incarcération massive de centaines de milliers d’individus (sans distinction de religion, de sexe ou d’âge), la destruction de milliers de maisons… Et à présent un génocide.   

La séquence Rabin-1993 ne serait-elle pas un contre-exemple de ce qui précède ? Cet argument devenu central dans la défense de l’idée qu’un autre sionisme est possible reste fallacieux à plus d’un titre. Tout en reconnaissant le logique espoir que les accords d’Oslo ont pu faire naître, nombre d’études et d’ouvrages ont démontré le piège qu’ils ont constitué : une puissance coloniale imposant au colonisé une réforme du régime d’occupation sans jamais remettre en question les structures et les rapports de domination[27].   

Enfin, le dernier argument fréquemment mobilisé pour soutenir le caractère inopérant du positionnement antisioniste tient à mettre en avant un soutien prétendument massif des populations juives à travers le monde en faveur du sionisme. Bien que martelé de façon péremptoire, rappelons que cette affirmation ne repose sur aucune étude empirique et mériterait, dans tous les cas, d’observer dans le détail la complexité des positionnements réels.   

Surtout, l’extrême droitisation d’Israël et le génocide à Gaza nourrissent la réflexion sur une reconsidération de la relation entretenue par une partie des juifs occidentaux avec Israël, comme le montrent les textes récents de Peter Beinart[28] ou Naomi Klein[29]. Mais aussi, rappelons-le, c’est précisément parce que l’idéal d’un ou de deux États pleinement égalitaires sur la Palestine historique contrevient à la réalité pratique du sionisme que des organisations juives, en Israël comme ailleurs, continuent de se proclamer antisioniste par fidélité à l’anticolonialisme et à l’antiracisme.   

Arrivé au terme de cet argumentaire, il reste à se confronter à un enjeu déterminant pour la stratégie politique à adopter : l’antisionisme ne peut pas se suffire à lui-même. Différents exemples par le passé ont montré qu’une position antisioniste stricte et vide de toute autre grille d’analyse pouvait mener à soutenir des dictatures par simple convergence antisioniste et campiste, mais aussi à se risquer à une forme de confusionnisme tant à l’extrême droite plusieurs figures ont su maquiller leur antisémitisme derrière une posture antisioniste.   

Dès lors, le positionnement antisioniste doit en permanence être adossé à un engagement antifasciste, antiraciste et croisé à une grille de lecture décoloniale. De son côté, le mouvement antiraciste ne peut pas prétendre être en capacité de pointer le plus finement possible les rapports de domination au sein de la société française s’il manque de lucidité sur les systèmes oppressifs à travers le monde, dont l’État colonial israélien, fruit du projet sioniste, fait pleinement partie.  

*  

Ce texte est tiré des interventions réalisées les vendredi 22 et dimanche 24 août lors des universités d’été de La France insoumise et de Révolution écologique pour le Vivant. Thomas Vescovi, doctorant en Études et sciences politiques (Ehess/ULB), auteur de L’échec d’une utopie, une histoire des gauches en Israël (2021), et membre fondateur du collectif Yaani.  

Notes  

[1] Nous lirons notamment Zeev Sternhell, Aux origines d’Israël (1996) et Walter Laqueur, Histoire du sionisme Vol. 1 et 2 (1994)

[2] Béatrice Orès et Sonia Fayman, « Comment le sionisme instrumentalise le concept de diaspora », Yaani.fr, 31 mai 2025 : https://www.yaani.fr/2025/05/31/comment-le-sionisme-instrumentalise-le-concept-de-diaspora/   

[3] Béatrice Orès, Michèle Sibony et Sonia Fayman, Antisionisme. Une histoire juive (2023)

[4] Yakov Rabkin, Au nom de la Torah: une histoire de l’opposition juive au sionisme (2004)

[5] Sarah Benichou et Tal Madesta, « Depuis le 7-Octobre, des voix juives de gauche en ébullition », Mediapart, 24 mai 2024 : https://www.mediapart.fr/journal/france/250524/depuis-le-7-octobre-des-voix-juives-de-gauche-en-ebullition   

[6] Michael Seguin, « Conceptualiser la colonialité d’Israël : retour sur la trajectoire d’une analyse polémique », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique [En ligne], 131, 2016 : http://journals.openedition.org/chrhc/5192  

[7] Nur Masalha, Expulsion of the Palestinians. The Concept of “Transfer” in Zionist Political Thought, 1882-1948 (2012)

[8] Leila Seurat, « Palestine. La recherche au défi du discours colonial », Orient XXI, 14 janvier 2025 : https://orientxxi.info/magazine/palestine-la-recherche-au-defi-du-discours-colonial,7902  

[9] Elias Sanbar, Figures du Palestinien. Identités des origines, identité du devenir (2004) et Les Palestiniens dans le siècle (2007)   

[10] Deborah Bernstein, Constructing boundaries: Jewish and Arab Workers in Mandatory Palestine (2000) et Zachary Lockman, Comrades and Enemies: Arab and Jewish Workers in Palestine, 1906-1948 (1996)   

[11] Ilan Pappé, Le nettoyage ethnique de la Palestine (2008) et Thomas Vescovi, L’échec d’une utopie, une histoire des gauches en Israël (2021) 

[12] Sbeih Sbeih, « Sur la condition coloniale en Palestine », Contretemps, 24 juillet 2024 : https://www.contretemps.eu/author/sbeih-sbeih/  

[13] Lire notamment Ilan Halevi, Sous Israël, la Palestine (1978) et Question juive. La tribu, la loi, l’espace (2016) 

[14] Ben White, Être palestinien en Israël. Ségrégation, discrimination et démocratie (2015) et Thomas Vescovi et Dominique Vidal, « Arabes israéliens : les discriminations au service de l’apartheid », Palestine Solidarité, n°85, juillet 2023 : https://www.france-palestine.org/Arabes-israeliens-les-discriminations-au-service-de-l-apartheid  

[15] Sylvain Cypel, L’État d’Israël contre les Juifs (2020) 

[16] Ella Shohat, Le sionisme du point de vue de ses victimes juives (2006) et Colonialités et ruptures. Écrits sur les figures juives arabes (2021) 

[17] Yakov Rabkin, Judaïsme, islam et modernités (2022) 

[18] « Territoire et population, les chiffres clés 2024 », Plateforme-palestine.org : https://plateforme-palestine.org/Territoire-et-population-les-chiffres-cles-2019  

[19] Nitzan Perelman, « DemocraticWashing : le cas israélien », Yaani.fr, 29 juin 2024 : https://www.yaani.fr/2024/06/29/democraticwashing-le-cas-israelien/  

[20] Thomas Vescovi, « La contestation au défi de l’occupation », Orient XXI, 28 mars 2023 : https://orientxxi.info/magazine/la-contestation-au-defi-de-l-occupation,6329  

[21] Caterina Bandini et Thomas Vescovi, « Le charme discret de l’idée binationale », Yaani.fr, 15 septembre 2024 : https://www.yaani.fr/2024/09/15/le-charme-discret-de-lidee-binationale/  

[22] Interview d’Ofer Cassif, député communiste au Parlement israélien, par Pierre Barbancey, dans L’Humanité dimanche, 4 septembre 2025  

[23] David Newman, « Le post-sionisme : une vision plus juste de la société israélienne contemporaine », Mouvements, 2004/3, n°33-34, 2004 [En Ligne] : https://shs.cairn.info/revue-mouvements-2004-3-page-49?lang=fr&tab=cites-par  

[24] Michel Warschawski, Sur la frontière (2013) 

[25] Uri Ram, Israeli Nationalism: Social conflicts and the politics of knowledge (2010)  

[26] Dominique Vidal, « En Israël, les trois dimensions d’une dérive fascisante », Orient XXI, 10 juillet 2018 : https://orientxxi.info/magazine/en-israel-les-trois-dimensions-d-une-derive-fascisante,2542 

[27] Lire notamment Gilbert Achcar, Gaza, un génocide annoncé (2025) et Xavier Guignard, Comprendre la Palestine (2024)  

[28] Sylvain Cypel, « « Je ne crois plus en un État juif ». La bombe Peter Beinart », Orient XXI, 24 juillet 2020 : https://orientxxi.info/magazine/je-ne-crois-plus-en-un-etat-juif,4036  

[29] Naomi Klein, « We need an exodus from Zionism », The Guardian, 24 avril 2024 : https://www.theguardian.com/commentisfree/2024/apr/24/zionism-seder-protest-new-york-gaza-israel


[Source : www.contretemps.eu