sábado, 10 de janeiro de 2026

Le rare lion de Rembrandt rugit aux enchères

Le 4 février 2026, Sotheby’s proposera à la vente le seul dessin animalier de Rembrandt encore détenu par des collectionneurs privés. Un événement majeur pour le marché du dessin ancien, au profit de la protection des félins sauvages.

Un détail du « Jeune lion au repos », vers 1638-1642, de Rembrandt van Rijn. Photo : Sotheby's

Écrit par Michelle Plastrik 

Le peintre néerlandais du XVII siècle Rembrandt (1606–1669) reste synonyme de génie. Les collectionneurs se disputent ses œuvres les plus célébrées, et peu d’entre eux incarnent cette ferveur autant que Thomas Kaplan.

Investisseur dans les métaux, celui-ci s’impose comme le plus grand collectionneur privé de Rembrandt au monde, un artiste qui le fascine depuis l’âge de 6 ans. Entrepreneur franco-américain, philanthrope et défenseur de la nature, Thomas Kaplan fonde avec son épouse la Leiden Collection, qui réunit plus de 250 peintures de l’âge d’or hollandais. Son nom renvoie à la ville natale de Rembrandt et l’ensemble comprend pas moins de 17 tableaux du maître, ainsi que les seules œuvres conservées en mains privées de Johannes Vermeer et de Carel Fabritius. 

Portrait du philanthrope et défenseur de l’environnement Thomas Kaplan. (Sotheby’s)

Une collection pensée pour le public

Les Kaplan ne vivent pas avec ces œuvres. La Leiden Collection fonctionne plutôt comme une « bibliothèque de prêts » dédiée aux maîtres anciens. Les tableaux circulent ainsi dans les musées du monde entier, au bénéfice du public.

La passion de Thomas Kaplan pour Rembrandt et, plus largement, pour l’art néerlandais et flamand du XVII siècle, trouve un équivalent dans son engagement pour la protection des grands félins. De manière significative, sa toute première acquisition de Rembrandt, en 2005, consiste en un rare dessin représentant un lion, alors même que sa collection privilégie les peintures. Le Jeune lion au repos constitue aujourd’hui la seule représentation animale de Rembrandt encore en mains privées.

Une vente au profit de Panthera

Thomas Kaplan et Jon Ayers, désormais copropriétaire de ce dessin, prennent la décision de le vendre au profit de Panthera. Thomas Kaplan cofonde cette organisation en 2006 ; Jon Ayers en préside le conseil d’administration. Panthera œuvre à la préservation des quarante espèces de félins sauvages recensées dans le monde et déploie ses programmes dans 34 pays, faisant figure de référence mondiale dans ce domaine. 

Encadré le Jeune lion au repos, vers 1638-1642, par Rembrandt van Rijn. (Sotheby’s)

Un dessin exceptionnel sur le marché

Sotheby’s présentera le Jeune lion au repos aux enchères le 4 février 2026. L’estimation de ce dessin remarquablement conservé, daté des environs de 1638 à 1642, se situe entre 15 et 20 millions d’euros. Il s’agit du dessin de Rembrandt le plus important proposé sur le marché depuis une génération. L’œuvre concentre majesté, énergie et puissance du lion.

Gregory Rubinstein, responsable des dessins de maîtres anciens chez Sotheby’s, souligne « la manière dont Rembrandt associe une maîtrise technique absolue à une capacité presque troublante à pénétrer l’âme de cet animal noble ». Cet effet se trouve renforcé par l’accentuation des yeux du félin, tracés d’un geste ferme. 

Jeune lion au repos, vers 1638-1642, par Rembrandt van Rijn. Pierre noire rehaussée de craie blanche et lavis gris sur papier vergé brun ; 11,4 x 15 cm. (Sotheby’s)

 Les félins de Rembrandt

Parmi la ménagerie de dessins d’animaux de Rembrandt, qui comprend des oiseaux de paradis, des éléphants, des chevaux et des cochons, figurent six dessins connus de lions. Trois d’entre eux, exécutés à la plume et au lavis, se trouvent respectivement au Louvre, au musée Boijmans Van Beuningen et au Rijksmuseum. Deux autres dessins, Une lionne dévorant un oiseau, couchée, la tête tournée vers la gauche et Une lionne enchaînée, couchée au sol, de profil vers la droite, appartiennent au British Museum. Ces œuvres entretiennent des liens étroits avec la représentation conservée par la Leiden Collection. 

Une lionne dévorant un oiseau, couchée la tête tournée vers la gauche, vers 1637, par Rembrandt van Rijn. Fusain et lavis gris rehaussés de blanc sur papier préparé au lavis brun ; 12,7 x 24,5 cm. British Museum, Londres. (Domaine public)

Une lionne dévorant un oiseau, couchée la tête tournée vers la gauche, vers 1637, par Rembrandt van Rijn. Fusain et lavis gris rehaussés de blanc sur papier préparé au lavis brun ; 12,7 x 24,5 cm. British Museum, Londres. (Domaine public)

 Analyse stylistique et matérielle

Des différences apparaissent néanmoins. Les dessins du British Museum montrent l’animal de profil, tandis que celui de la Leiden Collection adopte une vue de trois quarts. La patte gauche y apparaît esquissée dans deux positions distinctes, suggérant le mouvement. Par ailleurs, les lignes corporelles fluides des dessins londoniens contrastent avec les lignes de contour plus marquées de l’exemplaire de la Collection. Les spécialistes divergent quant aux matériaux utilisés, tandis que Marjorie Shelley, restauratrice au Metropolitan Museum of Art, identifie une combinaison de pierre noire, de craie blanche et de lavis gris pour le dessin de la Leiden Collection. 

La Concorde de l’État (L’unité du pays), 1637-1645, par Rembrandt van Rijn. Huile sur panneau ; 74 x 100 cm. Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas. (Domaine public)

 Du dessin à la peinture

Les experts établissent un lien entre ces trois dessins et la peinture de Rembrandt L’Unité du pays, conservée au musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam. Sur ce panneau figure, à gauche, une lionne enchaînée. Les experts établissent un lien entre ces dessins et la peinture L’Unité du pays, conservée à Rotterdam. Rembrandt dessine les animaux d’après nature afin de les restituer avec réalisme dans ses compositions ultérieures. L’origine précise de l’observation de ce lion demeure inconnue, une ménagerie privée constituant l’hypothèse la plus probable.

Un regard qui saisit

Le Jeune lion au repos illustre avec éclat la virtuosité graphique de Rembrandt. Le regard intense de l’animal s’impose comme un appel irrésistible pour tout acquéreur en quête d’un Rembrandt d’une qualité exceptionnelle.

[Source : www.epochtimes.fr]

'El delirio de Israel'

 

·   El libro relata las heridas del conflicto entre Israel y Palestina desde el punto de vista de Meir Margalit, activista y político argentino-israelí

  •  infoLibre adelanta el prólogo del libro, editado por Catarata, que se podrá comprar en librerías a partir este lunes, 13 de octubre

Portada de 'El delirio de Israel', de Meir Margalit

El delirio de Israel es un libro que retrata las heridas abiertas del conflicto entre Israel y Palestina en un acto de resistencia frente a la distorsión y el silencio. El autor, Meir Margalit, no busca ofrecer certezas, sino sostener una verdad frágil en medio del fragor. No adoctrina: interpela, invita a mirar sin vendas, a reconocer que la frontera más peligrosa no está en la tierra disputada, sino en el corazón que la habita. Todo mostrando cómo un pueblo puede extraviarse en su propio reflejo, cómo Hamás y el actual Gobierno de Israel encuentran en este conflicto su justificación mutua.

Margalit es un activista por los derechos humanos y político argentino-israelí. Es miembro del Center for Advancement of Peace Initiatives y del Comité Israelí contra la Demolición de casas palestinas. Además, fue concejal en el Ayuntamiento de Jerusalén por el partido pacifista Meretz. infoLibre adelanta el prólogo del libro, publicado por la editorial Catarata y que se podrá comprar en librerías a partir de este lunes, 13 de octubre.

Bandera israelí en uno de los balcones de Jerusalén. Catarata

Hay imágenes que lo dicen todo. Un estudio abocado al estado de la sociedad israelí tras dos años de guerra puede sintetizarse con esta imagen que lo refleja fehacientemente. Toda frase adicional está de más.

No Matarás. Dios, Tablas de la Ley, décimo Mandamiento, Monte Sinaí, 1300 a C

A esta altura de los acontecimientos podemos afirmar que todos los pronósticos vaticinados en mi libro anterior se han consumado con creces y siguen vigentes, alcanzando grados de violencia hasta entonces inimaginables. A lo largo de este último año, todas las fallas, deformaciones y delirios, que han corrompido a la sociedad israelí no han hecho sino intensificarse. Cada vez que creímos haber tocado fondo, descubrimos que aún era posible hundirse más. Jamás pudimos concebir que seríamos artífices de una de las páginas más siniestras de la miseria humana. Mientras redactaba las páginas de mi libro anterior no podía ni imaginar que un año después continuaríamos derramando sangre a granel. Las personas normales, escribe David Rousset, no saben que todo es posible.

Ya he pronosticado que el ataque del 7 de octubre marca un antes y un después, que Israel no volverá a ser la que era. Sin embargo, para que salte tanta ponzoña, debía estar ya instalado un fondo de odio profundo y una predisposición homicida previa a aquella fecha fatídica. Ningún país se convierte en asesino de la noche a la mañana —esta disposición a matar e inmolarnos por causas infames estaba ya inscrita en la misma base del proyecto sionista. Durante 72 años, esta pulsión destructiva ha estado presente en los intersticios de la sociedad, a veces agazapada y otras descontrolada, siempre a punto de estallar. El ataque del 7 de octubre ha sido el detonante que produjo el desencadenamiento, y desde entonces todo está fuera de control.

A esta altura de los acontecimientos, podemos afirmar, con pena y dolor, que Israel está enterrado en las arenas de Gaza. En la tumba contigua yace la condición humana.


[Fuente: www.infolibre.es]

O emperador de Groenlandia

 


Escrito por Mara Mahía

En Ferrol hai máis xente que en Groenlandia e menos que en Venezuela. Vivimos tempos nos que os antigos aliados tornan posibles inimigos. Non só Rusia ou China; os Estados Unidos encóntranse a un paso de converterse en inimigo da OTAN e da Unión Europea. Está máis que claro que o señor Trump fai o que lle peta. Dispara, asasina e secuestra un presidente sen pedirlle permiso ao Congreso do seu país (a Constitución dos Estados Unidos di que calquera acto de guerra ten que ser aprobado polo Congreso). Trump pode ser un pobre bully imbécil e avaricioso, pero ten ben claro que ninguén neste planeta lle vai tusir. Ninguén. Díxoo hai uns días Stephen Miller (un extremista alto cargo de Trump): «Ninguén vai loitar contra o exército dos Estados Unidos sobre o futuro de Groenladia».

Nunha editorial do 3 de xaneiro, The New York Times condenaba o ataque a Venezuela como ilegal e imprudente. Nese artigo de 1.462 palabras non mencionaban nin unha vez a palabra oil (petróleo) para razonar unha posible explicación ao ataque a Venezuela. Falaba do documento da Estratexia de Seguridade Nacional, que publicaron hai pouco baixo o nome de Corolario Trump, que non é máis ca outra doutrina Monroe. Falaba tamén da escusa do narcoterrorismo, mais a razón que parece obvia para o resto do mundo nin a mencionaba. Non sei se é que os medios de comunicación pensan que somos todos idiotas ou intentan negar a realidade como fórmula para seguir vivos. Cando os trumpistas asaltaron o Congreso, tampouco os medios de EE.UU. dixeron que fora un golpe de Estado. Seguen sen dicir que Trump é un ditador, aínda que asasine civís, narcotraficantes ou non.

O mundo atópase verdadeiramente nun conto de Andersen. Ninguén se atreve a enfrontarse á chaladura do Emperador, quen hai tempo que non cobre as súas vergoñas. Trump nunca tivo pelos na lingua. Dixo claramente que Venezuela ten moitísimo petróleo e que EE.UU. vai usalo e organizalo. Quen lle din que non? Que fai o Congreso de EE.UU. cando o presidente autoriza os asasinatos de persoas en barcas no Caribe? E ese demo de home continúa insistindo en que Groenlandia é deles. O fascismo é así, toman as cousas pola forza. Oxalá que co que aconteceu en Venezuela espertemos dunha vez: co fascismo non hai diálogo. Cústame escribilo, pero o fascismo é guerra. Din que ao fascismo se lle gaña nas urnas, e tamén con educación, xustiza e igualdade. Pero cando un fascismo imperialista xa está gobernando, que se fai? Resistir. E a resistencia é loita. E se hai que ir a Groenlandia a protestar e resistir, pois non vai quedarnos outra.

Non teño dúbida de que Trump vai invadir Groenlandia. Ou, como el di, «controlar» esa terra. O que si me dá rabia é que, se o fai, ninguén en Europa vai enfrontarse a el. Porque, ao contrario do que pasara naquel conto de Andersen, quen, como a illa máis grande do mundo, tamén fora de Dinamarca, imos necesitar máis que un rapaz para denunciar a este desvergonzado. Que imos facer dende a OTAN e a UE? Declararlle a guerra aos Estados Unidos? Venezuela polo petróleo, Groenlandia pola súa localización estratéxica… Lembrade que xa houbera outro emperador, o do Dritte Reich (terceiro imperio), que tivera interese polo wolframio galego.

 

 

[Fonte: www.luzes.gal] 

sexta-feira, 9 de janeiro de 2026

L'ONG Médecins sans frontières interdite d'activités à Gaza par Israël, un désastre pour les Palestiniens

Une quarantaine d'ONG ont perdu l'accréditation leur permettant de poursuivre leurs activités à Gaza et en Cisjordanie. Parmi elles, Médecins sans frontières, forcée de cesser son soutien humanitaire ces prochaines semaines. 

Un Palestinien marche à l'aide de béquilles vers la clinique de Médecins sans frontières (MSF), dans le quartier d'al-Rimal, à Gaza-Ville, la veille du Nouvel An, le 31 décembre 2025. 

Écrit par Laura Perren 

Repéré sur New York Times

Au 1er janvier 2026, trente-sept ONG internationales actives à Gaza et en Cisjordanie ont perdu leur accréditation. Israël menace de mettre fin à leurs opérations humanitaires, après leur refus de transmettre la liste de leurs employés palestiniens. Mardi 6 janvier, le gouvernement Netanyahou a sommé l'ONG Médecins sans frontières (MSF) de cesser ses activités dans la bande de Gaza. Une décision lourde de conséquences, qui entrave l'une des opérations humanitaires d'ampleur menée dans l'enclave dévastée.

MSF revendique la gestion de plus de 20% des lits d'hôpitaux restants, assurant les soins liés aux blessures traumatiques et maladies chroniques, ainsi que le traitement de nombreux patients pour malnutrition, en particulier des enfants. En 2025, l'organisation a également distribué près de 700 millions de litres d'eau. Dans un système de santé déjà exsangue, son retrait reviendrait à retirer l'un des derniers piliers encore debout.

«Si nous ne pouvons pas travailler, cela aura des conséquences catastrophiques pour des centaines de milliers de Palestiniens», met en garde Claire San Filippo, coordinatrice des urgences du groupe pour Gaza. Dimanche 4 janvier, MSF a reçu l'interdiction d'acheminer des fournitures dans l'enclave. Deux jours plus tard, les médecins, infirmiers et autres collaborateurs humanitaires n'étaient plus autorisés à entrer sur le territoire. Le compte à rebours est désormais déclenché: l'ONG a jusqu'à fin février pour cesser toute activité et retirer ses derniers employés, comme le rapporte le New York Times.

MSF fait partie des trente-sept ONG qui se sont opposées à la réglementation visant à informer les autorités israéliennes de l'identité de leur personnel palestinien. L'agence humanitaire soutient que cette exigence viole le droit international et le droit à la vie privée des personnes concernées. Pour l'État hébreu, la mesure relèverait au contraire de la sécurité nationale et permettrait d'«empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires».

Le gouvernement israélien minimise l'aide humanitaire apportée par MSF

La semaine dernière, le coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires –une unité militaire chargée de faciliter l'aide humanitaire à Gaza– a minimisé le rôle de MSF dans la gestion de la crise médicale. Sur ses réseaux sociaux, il prétend que l'organisme n'a acheminé «que 95 camions d'aide» depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025 et qu'il assure la gestion d'une poignée d'hôpitaux seulement. Une information erronée selon l'ONG, qui affirme soutenir une vingtaine d'établissements médicaux, dont six cliniques mobiles.

Lundi 5 janvier, le ministère israélien des Affaires de la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, chargé de l'application des nouvelles règles d'octroi des accréditations, a accusé MSF de «faute grave». Il s'appuie sur un rapport gouvernemental de 25 pages qui décrit les activités de l'ONG comme «un prétexte à des activités humanitaires» et l'accuse de promouvoir un «discours anti-israélien extrême». Plusieurs membres de l'organisation humanitaire ont qualifié la guerre menée par Israël de génocide et critiquent la «destruction systématique» de l'enclave et de ses habitants.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou rejette fermement la qualification de génocide, arguant qu'il a toujours cherché à cibler les combattants du Hamas qui agissent depuis des zones densément peuplées de civils. Un argumentaire que contestent fermement de nombreuses organisations de défense des droits humains, rappelant l'ampleur des dégâts causés à Gaza, la mise en place du blocus israélien sur l'aide humanitaire durant près de trois mois l'année dernière, et le nombre considérable de victimes civiles des frappes israéliennes (25.000 Palestiniens ont été tués rien qu'en 2025).

«Témoigner est un principe de MSF, quel que soit l'endroit où nous travaillons, souligne Claire San Filippo. Si les descriptions de ce que nos équipes constatent, voient de leurs propres yeux –la destruction généralisée de la bande de Gaza, les blessés, les morts et les conséquences humaines de la violence génocidaire– sont difficiles à accepter pour certains, la faute revient à ceux qui commettent ces atrocités, et non à ceux qui en parlent

En plus du cessez-le-feu fragile et des négociations de paix qui s'enlisent, la Palestine doit désormais composer avec un affaiblissement de l'aide humanitaire. La perspective d'un retrait de MSF illustre une tendance plus large de limitation de la présence des ONG internationales sur le terrain. Une fois encore, les plus durement touchés sont les civils.

 

[Photo : OMAR AL-QATTAA / AFP - source : www.slate.fr]

«Pai Mãe Irmã Irmão». Jim Jarmusch propõe uma nova psicologia

Americano Jim Jarmusch está de volta com um filme tão subtil quanto enigmático sobre relações familiares; chama-se 'Pai Mãe Irmã Irmão' (sem vírgulas) e valeu-lhe o Leão de Ouro do Festival de Veneza.


Escrito por João Lopes

Como definir Pai Mãe Irmã Irmão, o filme de Jim Jarmusch que, no passado mês de setembro, foi consagrado com o Leão de Ouro do Festival de Veneza? De tão óbvia, a pergunta parece difícil de satisfazer com uma resposta adequada. Começando pelo mais básico, diremos que se trata, não de uma história, mas de três histórias, cada uma delas no espaço privado de uma família - a primeira centrada no pai, a segunda na mãe, a última num par de irmãos.

Há alguma relação entre as três famílias? Não, mas há uma espécie de pontuação dramática, mais ou menos risonha, através de pormenores que se “repetem” de uma história para outra. Exemplo? Em todas elas alguém possui (ou possuiu) um relógio Rolex que, na primeira história, suscita aos filhos que visitam o pai uma dúvida sobre a sua autenticidade: parece falso, mas será verdadeiro? E se é verdadeiro, porque é que o pai insiste em dizer que não passa de uma imitação barata? Seja como for, essa dúvida contamina as histórias seguintes, levando-nos a supor que os novos Rolex podem ser falsos...

Tanto basta para que acompanhemos as histórias que nos são contadas com uma pequena antologia de acontecimentos que ecoam uns nos outros, justificando alguma generalização temática. Todos os pormenores são significativos, a começar pelo facto de o título original, Father Mother Sister Brother, não colocar qualquer vírgula entre as personagens citadas (o que, felizmente, foi preservado no título português). Assim se sugere que, mesmo não pertencendo a uma única família, aquelas personagens e as suas ações existem ligadas por um labirinto secreto, porventura indecifrável, de factos objetivos e emoções subjetivas.

Evitemos, por isso, o cliché moral do “filme sobre a família”. Todas as telenovelas, com a sua avalanche de estereótipos psicológicos, são “sobre a família”, mas seria grosseiro e, mais do que isso, insultuoso considerar que a filigrana dramática de Jarmusch tem o que quer que seja de “novelesco”. O que ele filma é o sistema de ilusões inerente ao espaço social da família - enfim, das famílias que o seu filme retrata. Por que ilusões? Porque, mesmo quando as personagens não mentem, dir-se-ia que a estrutura familiar se sustém, paradoxalmente, não através do conhecimento, mas do desconhecimento dos seus membros.

 


Na primeira história, as personagens de Adam Driver e Mayim Bialik visitam o pai, interpretado por Tom Waits (velho cúmplice de Jarmusch), algo receosos das consequências da sua vida quase monástica numa zona rural dos EUA - mas será que sabem realmente o que acontece nessa vida? No segundo, em Dublin, temos uma nova visita, agora de duas irmãs, Cate Blanchett e Vicky Krieps, a sua mãe, Charlotte Rampling, uma escritora de sucesso - com um misto de humor e amargura, tomam chá como marionetas tristes que, afinal, vivem na mesma cidade. No capítulo final, em Paris, Indya Moore e Luka Sabbat visitam o apartamento dos pais, recentemente falecidos na queda de um avião (nos Açores...), deparando com objetos tão inesperados como uma pequena coleção de bilhetes de identidade falsos.

Realismo e lirismo

Com um lote de atores excecionais, Jarmusch filma tudo isso com a paciência de quem está a fazer um estudo científico, a meio caminho entre realismo e lirismo, embora sem conclusões práticas nem relatório teórico. Com alguma ironia, talvez se possa dizer que ele persegue os ritmos e as melodias de uma música íntima composta a partir das formas de solidão de cada ser humano.

Assistimos, por isso, ao nascimento de uma nova psicologia familiar cujo fundamento é o desconhecimento com que os filhos acompanham (ou julgam acompanhar) a existência dos pais. Talvez faça sentido dizer que tudo isso está latente em momentos emblemáticos da filmografia de Jarmusch, de Para além do paraíso (1984) até Paterson (2016), passando por Broken Flowers - Flores Partidas (2005). O certo é que agora, com a sofisticação de um admirável contador de histórias, Jarmusch aproxima as gerações para expor a verdade dos pais como algo que os filhos nunca saberão - tem a tristeza de um drama redimida pela ternura de uma fábula.

 

 

 

[Fonte: www.dn.pt]

 

 

 

 

 

Supremacismo lingüístico

 

"O home que falaba vegliota" de Reimundo Patiño © BDG70

Escrito por L. C. Carballal

A palabra “supremacismo” foise coando no noso vocabulario co significado de “ideoloxía que proclama unha superioridade absoluta sobre un concepto, quer dicir, a supremacía dun grupo de persoas en base a aquilo ao que se aplica”, así por exemplo nos EUA existe un movemento de “supremacismo branco”, que vén sendo o racismo de toda a vida.

Mais alén de racial o supremacismo tamén pode ser doutras índoles, como de xénero sexual, dando lugar ao machismo ou ao patriarcalismo, de orientación sexual, causando a homofobia, cultural, étnico, relixioso etc.

Aquí en Galiza levamos aturando o supremacismo lingüístico secularmente, esta ideoloxía é a base da glotofaxia ou extinción dunha lingua, explica a diglosia de xeito contundente e alicérzase tamén sempre en pseudociencia, neste caso lingüística, con multitude de datos históricos e sociais que nada demostran sobor da excelsitude dunha lingua.

Porén, que é o “supremacismo lingüístico”? En esencia, un ideal totalitario –tipo fascismo por exemplo– aplicado lingüísticamente: con linguas superiores e inferiores, o cal debe condicionar o seu status social inapelabelmente; onde se debe aceptar a desaparición das linguas dentro dunha teórica “selección natural” que obvia as leis, os apoios económicos e as prohibicións que actúan a prol dunhas contra outras; que, en definitiva, cre que a diversidade lingüística é un problema prá comunicación e o entendemento que se debe solucionar coa uniformidade lingüística.

E, obviamente, o supremacismo lingüístico en España é a procura como lingua única do castelán, chamado eufemisticamente “lingua común”, como se a actual situación de primacía e imposición do mesmo como único idioma oficial en todo o Estado non fose dabondo privilexio.

Os supremacistas españois proclaman a superioridade do seu idioma baseándose en datos que só indican unha situación histórica de poder e imposición e unha manchea de prexuízos, amais de moitas omisións intencionadas. Seguindo ese mesmo tipo de argumentos falseados podería argüírse a superioridade racial, étnica, relixiosa, sexual ou masculina, e de feito así sucede.


ao supremacismo españolista combáteselle coas razóns da verdade, pois contra a manipulación e maila mentira non cabe outra argumentación. Impagábel é o libro, posto a disposición de todos, que a asociación Prolingua publicou en 2009: “55 mentiras sobre a lingua galega”, desmontando cada unha das falsidades que se lanzan contra o galego. Mellor ca eles non o vou facer eu.

Mais non quero pasar por alto unha verdade irrefutábel sobor da nosa lingua, que moi a miúdo se omite: o galego é unha das poucas linguas que triunfou, sen que isto a faga mellor ca ningunha outra, soamente é unha realidade que por motivos históricos se produciu, mais que os inimigos do noso idioma tentan obviar porque refuta gran parte dos seus argumentos: a extensión territorial, o número de falantes e a importancia social dun idioma como valor principal deste. E por que afirmo que o galego é unha das poucas linguas que triunfou, porque o galego é un codialecto do portugués ou lingua xemelga –e viceversa, xaora–, unha desas poucas linguas con valor internacional: con máis de 250 millóns de falantes, e crecendo, ocupa a oitava posición entre as linguas máis faladas; é oficial en nove estados e varios organismos internacionais; e ten uso obrigado na etiquetaxe de todo produto que se venda en Portugal, así que é moi habitual que as grandes compañías alimentarias inclúan o portugués xunto ao castelán nos seus produtos en venda na península. 


Con todo, o supremacismo lingüístico vai por territorios e nun país un idioma pode ser hexemónico mentres que noutros ese mesmo idioma pasa a estar en situación diglósica. Por exemplo, o movemento supramacista estadounidense a prol do inglés “English Only” arremete contra o “spanish” nos EUA, obviando que a lingua dos inmigrantes hispanos era a propia do territorio que deu lugar aos estados de California, Arizona, Novo México, Texas ou Florida denantes da súa anexión; en Franza o francés impónse como a única lingua oficial da república menosprezando “linguas rexionais” como o neerlandés (extremo setentrional na raia con Bélxica) ou o mesmísimo alemán (en Alsacia e o norte de Lorena), alén do basco, o occitano, o catalán, o bretón, o arpitán ou o corso; na Federación Rusa segue a imposición do ruso fronte a calquera outra lingua, tal como se fixera durante a URSS ou o Imperio Ruso, obviando que a maior parte do seu territorio estaba habitada por pobos non eslavos; en Indonesia, un estado con máis de duascentas linguas autóctonas soamente o indonesio, unha variante estándar do malaio, ten o status de lingua oficial, xa que se persegue a homoxeneización dun estado xurdido hai menos dun século da descolonización das Indias Orientais Neerlandesas. En xeral, a imposición dunha soa lingua oficial nun estado é a norma, pola idea de que a existencia de máis dun idioma oficial nun estado fomenta a secesión, mais aí está Suíza con catro idiomas oficiais dende hai varios séculos -o último, o romanche, dende 1996- pra demostrar o contrario, ou a disgregación da América Hispana en varias repúblicas malia compartiren un mesmo idioma dominante, ou da Iugoslavia co mesmo idioma serbo-croata maioritario, ambos como exemplos de que un mesmo idioma non garante a unidade dun estado. 


Particularmente, resúltame chocante ver como moitas persoas que se indignan perante a discriminación racial, de xénero, de orientación sexual ou de crenza relixiosa, pois toda discriminación está sustentada nunha crenza supremacista, sexan belixerantes defensores dun supremacismo cultural, obviamente porque esa cultura superior que defenden é a súa. Egoistamente están en contra das discriminacións que os prexudican pro non en contra das que os benefician: a condición humana en estado puro.


[Fonte: www.praza.gal]

Enlèvement de Nicolas Maduro : « La Cour pénale internationale est la seule juridiction compétente pour juger un chef d’Etat en exercice »

La CPI a été créée pour permettre que des chefs d’Etat soupçonnés de crimes graves soient jugés dans le respect du droit et non au gré d’initiatives unilatérales ou arbitraires, souligne, dans une tribune au « Monde », Sandrine de Sena, avocate au barreau de Paris et docteure en droit.

Écrit par  

Donald Trump dispose de plusieurs leviers pour fragiliser le droit international et la Cour pénale internationale (CPI). Le premier est frontal : sanctionner les juges de la Cour pour avoir délivré des mandats d’arrêt jugés indésirables. Le second, plus insidieux, consiste à priver la CPI des moyens effectifs d’exercer sa compétence.

Avant toute chose, il convient de rappeler que l’« opération » menée par Donald Trump constitue un acte d’agression au regard du droit international. En l’absence de toute autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, l’intervention militaire décidée le 3 janvier sur le territoire vénézuélien viole les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies. Par ailleurs, cette opération méconnaît également l’ordre législatif américain : le président des États-Unis a ordonné une action militaire visant à capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sans avoir obtenu l’autorisation préalable du Congrès, pourtant requise, invoquant le risque que l’opération « fuite ».

La question que l’on peut se poser est d’un autre ordre : que signifie, pour la CPI, l’arrestation de Nicolas Maduro ? Pour rappel, deux situations concernant le Venezuela sont actuellement ouvertes devant la Cour (Venezuela I et Venezuela II).

Concernant la situation Venezuela I, la CPI a été saisie en 2018 par plusieurs États parties au statut de Rome (l’Argentine, le Canada, la Colombie, le Chili, le Paraguay et le Pérou) à la suite d’allégations de crimes contre l’humanité commis depuis 2014. Après trois années d’examen préliminaire, le procureur a ouvert une enquête en novembre 2021. Selon son dernier rapport, il existe des motifs raisonnables de croire que, depuis au moins 2017, autorités civiles, membres des forces armées et individus favorables au gouvernement ont commis des crimes contre l’humanité : emprisonnement ou autre privation grave de liberté physique, torture, viol et/ou autres formes de violences sexuelles d’une gravité comparable, ainsi que persécutions d’un groupe ou d’une collectivité pour des motifs politiques. Les principaux suspects appartiendraient notamment aux forces de sécurité bolivariennes, mais le bureau du procureur précise que l’enquête s’étendra à l’ensemble des éventuels responsables.

Concernant la situation Venezuela II, le gouvernement vénézuélien a saisi à son tour la CPI pour des crimes commis sur son territoire en février 2020. Caracas demandait l’ouverture d’une enquête sur ce qu’il considérait comme des crimes résultant de « l’application de mesures coercitives adoptées unilatéralement par le gouvernement des États-Unis contre le Venezuela, depuis l’année 2014 au moins ».

La situation Venezuela I a connu des développements significatifs, et c’est elle qui mérite ici une attention particulière. L’annonce de l’ouverture de l’enquête s’est accompagnée d’un accord entre le bureau du procureur et les autorités vénézuéliennes, destiné à encourager le développement de procédures nationales et à renforcer la coopération avec la Cour, dans l’esprit d’une complémentarité positive.

Toutefois, Caracas a rapidement tenté de suspendre les enquêtes de la CPI, invoquant la primauté de ses propres actions judiciaires. En avril 2022, le procureur a fait savoir qu’il entendait demander la reprise de l’enquête, estimant que les arguments avancés par l’État vénézuélien étaient insuffisants. Il reprochait notamment au Venezuela de ne poursuivre que des fonctionnaires de « bas niveau » et de ne pas avoir recherché la responsabilité de personnalités de haut rang. Après plusieurs mois de procédure, la chambre préliminaire de la CPI a autorisé, en juin 2023, la reprise de l’enquête, décision confirmée en mars 2024.

Pas plus tard que le 1er décembre 2025, le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang, annonçait la fermeture du bureau de la Cour à Caracas, en raison du manque de progrès dans la coopération du gouvernement vénézuélien. Il précisait toutefois que l’enquête se poursuivait. Quelques jours après cette annonce, et semblant pressentir un tournant, Nicolas Maduro déclarait son intention de se retirer de la CPI, seulement quelques jours avant sa capture par les États-Unis.

S’il ne fait aucun doute que l’enlèvement de Nicolas Maduro constitue une violation du droit international à plusieurs égards, un point essentiel mérite d’être rappelé : sa détention contrevient aux immunités de juridiction dont il bénéficie en tant que chef d’État en exercice. Ces immunités, toutefois, ne font pas obstacle à la compétence de la CPI. Celle-ci a précisément été créée pour cela : permettre que des chefs d’État soupçonnés de crimes graves soient jugés dans le respect du droit et non au gré d’initiatives unilatérales ou arbitraires.

En fermant son bureau à Caracas, la Cour paraît acter l’impasse de toute coopération avec le régime. En précisant toutefois que l’enquête se poursuit, elle indique que la procédure suivra son cours – la demande de délivrance de mandats d’arrêts constituant, à ce stade, l’étape suivante la plus vraisemblable. Si aucun mandat n’a encore été rendu public, cette absence de publicité ne saurait être interprétée comme l’absence de démarches en ce sens : tant les demandes de délivrance de mandats que les mandats eux-mêmes peuvent, en pratique, demeurer confidentiels à ce stade de la procédure.

En capturant Nicolas Maduro en dehors de tout cadre légal, les États-Unis ne servent pas la justice internationale. Ils contournent et affaiblissent la seule juridiction compétente pour juger un chef d’État en exercice. Une telle opération ne constitue pas une avancée dans la lutte contre l’impunité, mais un précédent dangereux : elle substitue la logique de la force à celle du droit et sape la crédibilité d’un ordre pénal international déjà fortement fragilisé.


Sandrine de Sena est avocate au barreau de Paris et devant la CPI, docteure en droit et chercheuse associée au Centre Thucydide de l’université Paris-Panthéon-Assas.


[Source : www.lemonde.fr ]