sexta-feira, 9 de janeiro de 2026

Enlèvement de Nicolas Maduro : « La Cour pénale internationale est la seule juridiction compétente pour juger un chef d’Etat en exercice »

La CPI a été créée pour permettre que des chefs d’Etat soupçonnés de crimes graves soient jugés dans le respect du droit et non au gré d’initiatives unilatérales ou arbitraires, souligne, dans une tribune au « Monde », Sandrine de Sena, avocate au barreau de Paris et docteure en droit.

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Donald Trump dispose de plusieurs leviers pour fragiliser le droit international et la Cour pénale internationale (CPI). Le premier est frontal : sanctionner les juges de la Cour pour avoir délivré des mandats d’arrêt jugés indésirables. Le second, plus insidieux, consiste à priver la CPI des moyens effectifs d’exercer sa compétence.

Avant toute chose, il convient de rappeler que l’« opération » menée par Donald Trump constitue un acte d’agression au regard du droit international. En l’absence de toute autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, l’intervention militaire décidée le 3 janvier sur le territoire vénézuélien viole les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies. Par ailleurs, cette opération méconnaît également l’ordre législatif américain : le président des États-Unis a ordonné une action militaire visant à capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sans avoir obtenu l’autorisation préalable du Congrès, pourtant requise, invoquant le risque que l’opération « fuite ».

La question que l’on peut se poser est d’un autre ordre : que signifie, pour la CPI, l’arrestation de Nicolas Maduro ? Pour rappel, deux situations concernant le Venezuela sont actuellement ouvertes devant la Cour (Venezuela I et Venezuela II).

Concernant la situation Venezuela I, la CPI a été saisie en 2018 par plusieurs États parties au statut de Rome (l’Argentine, le Canada, la Colombie, le Chili, le Paraguay et le Pérou) à la suite d’allégations de crimes contre l’humanité commis depuis 2014. Après trois années d’examen préliminaire, le procureur a ouvert une enquête en novembre 2021. Selon son dernier rapport, il existe des motifs raisonnables de croire que, depuis au moins 2017, autorités civiles, membres des forces armées et individus favorables au gouvernement ont commis des crimes contre l’humanité : emprisonnement ou autre privation grave de liberté physique, torture, viol et/ou autres formes de violences sexuelles d’une gravité comparable, ainsi que persécutions d’un groupe ou d’une collectivité pour des motifs politiques. Les principaux suspects appartiendraient notamment aux forces de sécurité bolivariennes, mais le bureau du procureur précise que l’enquête s’étendra à l’ensemble des éventuels responsables.

Concernant la situation Venezuela II, le gouvernement vénézuélien a saisi à son tour la CPI pour des crimes commis sur son territoire en février 2020. Caracas demandait l’ouverture d’une enquête sur ce qu’il considérait comme des crimes résultant de « l’application de mesures coercitives adoptées unilatéralement par le gouvernement des États-Unis contre le Venezuela, depuis l’année 2014 au moins ».

La situation Venezuela I a connu des développements significatifs, et c’est elle qui mérite ici une attention particulière. L’annonce de l’ouverture de l’enquête s’est accompagnée d’un accord entre le bureau du procureur et les autorités vénézuéliennes, destiné à encourager le développement de procédures nationales et à renforcer la coopération avec la Cour, dans l’esprit d’une complémentarité positive.

Toutefois, Caracas a rapidement tenté de suspendre les enquêtes de la CPI, invoquant la primauté de ses propres actions judiciaires. En avril 2022, le procureur a fait savoir qu’il entendait demander la reprise de l’enquête, estimant que les arguments avancés par l’État vénézuélien étaient insuffisants. Il reprochait notamment au Venezuela de ne poursuivre que des fonctionnaires de « bas niveau » et de ne pas avoir recherché la responsabilité de personnalités de haut rang. Après plusieurs mois de procédure, la chambre préliminaire de la CPI a autorisé, en juin 2023, la reprise de l’enquête, décision confirmée en mars 2024.

Pas plus tard que le 1er décembre 2025, le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang, annonçait la fermeture du bureau de la Cour à Caracas, en raison du manque de progrès dans la coopération du gouvernement vénézuélien. Il précisait toutefois que l’enquête se poursuivait. Quelques jours après cette annonce, et semblant pressentir un tournant, Nicolas Maduro déclarait son intention de se retirer de la CPI, seulement quelques jours avant sa capture par les États-Unis.

S’il ne fait aucun doute que l’enlèvement de Nicolas Maduro constitue une violation du droit international à plusieurs égards, un point essentiel mérite d’être rappelé : sa détention contrevient aux immunités de juridiction dont il bénéficie en tant que chef d’État en exercice. Ces immunités, toutefois, ne font pas obstacle à la compétence de la CPI. Celle-ci a précisément été créée pour cela : permettre que des chefs d’État soupçonnés de crimes graves soient jugés dans le respect du droit et non au gré d’initiatives unilatérales ou arbitraires.

En fermant son bureau à Caracas, la Cour paraît acter l’impasse de toute coopération avec le régime. En précisant toutefois que l’enquête se poursuit, elle indique que la procédure suivra son cours – la demande de délivrance de mandats d’arrêts constituant, à ce stade, l’étape suivante la plus vraisemblable. Si aucun mandat n’a encore été rendu public, cette absence de publicité ne saurait être interprétée comme l’absence de démarches en ce sens : tant les demandes de délivrance de mandats que les mandats eux-mêmes peuvent, en pratique, demeurer confidentiels à ce stade de la procédure.

En capturant Nicolas Maduro en dehors de tout cadre légal, les États-Unis ne servent pas la justice internationale. Ils contournent et affaiblissent la seule juridiction compétente pour juger un chef d’État en exercice. Une telle opération ne constitue pas une avancée dans la lutte contre l’impunité, mais un précédent dangereux : elle substitue la logique de la force à celle du droit et sape la crédibilité d’un ordre pénal international déjà fortement fragilisé.


Sandrine de Sena est avocate au barreau de Paris et devant la CPI, docteure en droit et chercheuse associée au Centre Thucydide de l’université Paris-Panthéon-Assas.


[Source : www.lemonde.fr ]




«Valor sentimental»: l'art de mirar els traumes als ulls

El film de Joachim Trier converteix la casa familiar de la infantesa en un personatge més del relat 

Fotograma de «Valor sentimental»


Escrit per Gerardo Pisarello

Entre els diversos temes que tracta la pel·lícula Valor sentimental, del director i guionista noruec Joachim Trier, en destaquen alguns que interpel·len poderosament els espectadors. Un és el de la transmissió familiar dels traumes generacionals. Un altre, que el cineasta ja abordava de forma indirecta a la seva pel·lícula anterior, The worst person in the world, és el de la relació pare-filles. I un tercer, igualment suggeridor, és el del vincle que s’estableix entre dues germanes en aquest context.

Gustav Borg —interpretat per Stellan Skarsgård— encarna la faceta més inquietant d’aquestes qüestions. Gustav és un director de cinema la mare del qual es va suïcidar quan ell tenia set anys. Per afrontar el trauma de la pèrdua, decideix rodar una pel·lícula explícitament autobiogràfica sobre el tema. Però la seva decisió va més enllà: demana a les seves dues filles, la Nora —la magnífica Renata Reinsve— i l'Agnes —Inga Ibsdotter Lilleaas—, que s’impliquin en el film.

És aquí, amb la casa familiar de la infantesa convertida en un personatge més del relat, on Trier explora el lligam entre el trauma patern i les relacions filials. Gustav ha estat un pare absent, separat des de fa anys de la mare de les seves filles. Quan ella mor, reapareix sobtadament amb una notícia inquietant: vol rodar una pel·lícula sobre el suïcidi de la seva mare, vol fer-ho a la llar familiar i vol que la seva filla gran, la Nora, interpreti aquest paper. La decisió es presenta com una forma de manipulació per part de Gustav. Com si l'art fos un simple instrument narcisista per forçar, a través de la ficció, una connexió inexistent amb les filles.

Per protegir-se, la Nora, una actriu d’un talent notable però profundament insegura, rebutja el paper. Però Gustav no es rendeix: encarrega el paper a una actriu nord-americana, Rachel Kemp —interpretada per Elle Fanning—, que ha d’imitar la Nora i encarnar el trauma familiar sense haver-lo viscut.

Quan tot indica que Gustav està més interessat en la representació del dolor que no pas en la connexió real amb els altres, es produeix un gir decisiu. De sobte, en aquest drama protestant amb flaire a Bergman, emergeix una altra realitat. El que semblava una simple expressió de vanitat revela nous plecs. I el que Trier sembla dir-nos és que l’art, de vegades, pot ser l’única manera de sublimar un trauma i d’expressar un amor pels propis que s’és incapaç de manifestar a la vida real.

Quan les dues filles, la Nora i l'Agnes, entenen què està passant, es produeix una il·luminació d’una bellesa singular. En part es reconcilien amb el seu pare, que aconsegueix acostar-se a la família i compensar, ni que sigui parcialment, els costos personals derivats de l'ambició artística. D’altra banda, redescobreixen el vincle amorós que hi ha entre elles: un vincle construït, malgrat les personalitats divergents, pel fet d’haver sobreviscut juntes, cuidant-se l’una a l’altra, al naufragi vital dels pares.

Al final, l’àcida, franca i bella Valor sentimental parla d’això. Dels traumes generacionals, com el que va suposar la invasió nazi a Noruega. De la complexa relació entre pares i filles en societats i en estrats socials en què el feminisme ha deixat una empremta indeleble. I també, sens dubte, del paper que l’art pot tenir: no pas per redimir ni guarir, però sí per processar ferides profundes que mai no es poden explicar del tot.

(Coda: queda per a la història del cinema l’escena inicial, profundament metafòrica, de la pel·lícula. L’actriu Nora Borg és presa d’una formidable crisi de pànic escènic. Tot fa pensar que els seus traumes i inseguretats l’acabaran devorant. Però al final es refà —i amb ella, nosaltres—, surt a l'escenari, esplèndida, i conquista el públic.)

[Font: www.catorze.cat]

O presidente de Alemaña acusa os EUA de violar a orde mundial: «Trátase de evitar que o mundo se converta nunha cova de ladróns»

«Rexións e países enteiros son tratados como propiedade dunhas poucas grandes potencias, téntase relegar mesmo os Estados medianos —entre eles nós— ás marxes da historia, e os Estados pequenos e máis débiles quedan completamente desprotexidos», declarou o presidente alemán.

O presidente de Alemaña, Frank-Walter Steinmeier

O presidente de Alemaña, o socialdemócrata Frank-Walter Steinmeier, criticou duramente a política exterior dos Estados Unidos de América baixo a Presidencia de Donald Trump e advertiu contra a inacción ante o crecente derrubamento da orde mundial.

Os seus comentarios producíronse no contexto da recente agresión militar estadounidense contra Venezuela e o secuestro do seu presidente, Nicolás Maduro, e a primeira dama, Cilia Flores, así como os plans do mandatario dos EUA de estabelecer o control sobre unha Groenlandia que, destacou, forma parte de Dinamarca desde hai máis de 600 anos.

A falta de respecto ao Dereito Internacional e a erosión da orde mundial xa están moi avanzadas, salientou Steinmeier durante un simposio con motivo do seu 70 aniversario. Nese contexto, sinalou unha "violación de valores" por parte de Washington, que cualificou como o socio máis importante de Berlín e de quen dixo que "axudou a construír esta orde mundial".

"Hoxe trátase de evitar que o mundo se converta nunha cova de ladróns onde os máis inescrupulosos se apropian de todo, onde rexións e países enteiros son tratados como propiedade dunhas poucas grandes potencias, onde se tenta relegar mesmo os Estados medianos —entre eles nós— ás marxes da historia, e onde os Estados pequenos e máis débiles quedan completamente desprotexidos", declarou o presidente alemán.


[(Foto: Bernd von Jutrczenka / DP - fonte: www.nosdiario.gal]

Quels auteurs entrent dans le domaine public en France en 2026 ?

Les œuvres des auteurs décédés en 1955 deviennent libres de droits d’auteur en France à partir du 1er janvier 2026, selon la règle générale des 70 ans post-mortem

Écrit par Elizabeth Sutton

Il est important de noter que ce principe général des 70 ans peut s’allonger pour des cas spécifiques, notamment pour les auteurs ayant la mention “Mort pour la France”. Ils bénéficient d’une prorogation supplémentaire de 30 ans. Toutefois, les auteurs cités ci-dessous ne sont pas concernés par cette exception.

Quels auteurs entrent dans le domaine public en 2026 ?

En 2026, 4 hommes et une femme auteurs de livres entrent dans le domaine public.
Paul Claudel (1868-1955) : poète, dramaturge, essayiste et diplomate français. Ses œuvres majeures, comme L’annonce faite à Marie ou Le soulier de satin, pourront être librement rééditées.

Thomas Mann (1875-1955) : écrivain allemand, lauréat du prix Nobel de littérature, auteur de La montagne magique et Mort à Venise.

José Ortega y Gasset (1883-1955) : philosophe et essayiste espagnol, célèbre pour La révolte des masses.

Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) : prêtre jésuite, théologien, philosophe et paléontologue français. Ses essais, dont Le phénomène humain, deviennent libres de droits.

Léon Werth (1878-1955) : écrivain, critique d’art et journaliste français, ami proche d’Antoine de Saint-Exupéry (à qui il dédia Le petit prince).

Adrienne Monnier (1892-1955) : libraire et éditrice française, fondatrice de la célèbre librairie La Maison des Amis des Livres.

Et dans les Arts ?

Dans le domaine des arts voici les deux monstres de la peinture qui aussi entrent dans le domaine public.
Fernand Léger (1881-1955) : peintre français majeur du mouvement cubiste (concerne ses écrits et dessins non publiés).

Maurice Utrillo (1883-1955) : peintre français connu pour ses vues de Montmartre.


[Source : www.idboox.com]








quinta-feira, 8 de janeiro de 2026

Ivan Solivellas: «Si no s'actua, és molt complicat que el català continuï a l'Alguer»

Sociolingüista i professor a la Universitat de les Illes Balears, Ivan Solivellas ha publicat l'obra La llengua de la nostàlgia. Els imaginaris sociolingüístics de l'Alguer (Tirant Humanitats, 2025), gràcies a la VIII Beca Joan Veny que atorga l'Institut Ramon Muntaner. Antic responsable de Plataforma per la Llengua a les Illes Balears, el seu estudi s'endinsa en la realitat sociolingüística del català a l'Alguer. EL TEMPS copsa amb ell les constants de l'idioma en terres alguereses. 

El sociolingüista Ivan Solivellas

Escrit per Moisés Pérez

—Vostè ha publicat La llengua de la nostàlgia, una obra que fa un recorregut sobre els imaginaris sociolingüístics de l'Alguer amb el català. En quin moment hi ha una pèrdua de la transmissió familiar de l'idioma?

—No hi ha acord entre tots els autors que en parlen, perquè n'hi ha que apunten cap a la dècada dels cinquanta-seixanta, més o menys, i n'hi ha que diuen que un poc abans. És probable que el trencament de la transmissió s'iniciï anys abans, però es fa més efectiva i visible a partir de mitjan segle passat. És el moment, de fet, que irrompen i es popularitzaren mitjans culturals com ara la ràdio i la televisió, la qual cosa acaba tenint efectius nocius per a la pervivència de la llengua.

—Al marge de l'expansió dels mitjans de comunicació de masses, quins altres factors hi influeixen perquè es done aquest procés lingüístic?

—La investigadora Sofia Simon considera que rere el trencament de la transmissió lingüística hi ha l'impuls d'una socialització nacional comuna per part de l'Estat italià, és a dir, es decideix reforçar la llengua italiana, l'estàndard italià, en detriment i a la contra de la resta de les llengües presents a l'Estat italià. És un procés per aconseguir que hi hagi una única llengua, hi hagi una cultura majoritària, una visió determinada de veure el món, que és la italianitat.

—Com es produeix aquest procés de jugar a la contra del català i a favor de l'italià a l'Alguer?

—En aquest procés de socialització nacional comuna que s'impulsa des de l'Estat italià, es produeix una arribada massiva de mestres a Sardanya que, d'alguna manera, recomanaven a les famílies parlar en italià als fills per dues raons. D'una banda, per evitar problemes amb l'italià, perquè hi havia la teoria que si aprenien català a casa i s'aprenia l'italià a l'escola, es podien generar problemes; i, de l'altra, perquè consideraven el català com una llengua sense gaire futur i sense gaire renom. No oblidem que s'entenia que el català a l'Alguer estava tradicionalment associat als pobres, als marginats. Junt amb aquesta acció a l'àmbit escolar, s'inicia una etapa en la qual es percep el català de manera negativa. Una percepció que es potencia arran d'aquest procés de socialització nacional comuna.

—Fins aquell moment, quines eren les constants de la llengua catalana a l'Alguer? Es parlava només a les majories socials i les classes dirigents se n'havien desentès?

—Va haver-hi una època en la qual tothom parlava català a l'Alguer. Tanmateix, va haver-hi un abandonament de la llengua arran de la mundialització, que provoca més desplaçaments i moviments; l'arribada d'altres persones, com ara quan comença a crear-se una petita indústria que no va créixer gaire més, o amb el procés de socialització nacional comuna i la seva derivada per crear una escola comuna. El creixement de la població i, especialment, l'augment dels preus també van fer molt de mal a la llengua catalana.

—Per què?

—En el cas de l'augment dels preus, va provocar que moltes famílies catalanoparlants hagueren de marxar del centre de la ciutat, de la zona d'intramurs, per residir en altres barris. Aquest fet va dispersar la xarxa dels catalanoparlants i va fer més complicat que tingueren espais de socialització en català. La manca d'aquests va empentar a una pèrdua progressiva de l'ús de la llengua. Com que la gent no sabia si l'altre parlava en català o l'entendria, la majoria es comunicava en italià. De fet, es considerava de mala educació trencar la distància amb l'altre usant el català.

—Vostè, a la seua investigació, s'endinsa en els imaginaris sociolingüístics de l'Alguer. Hi ha una consciència d'unitat del català, de pertànyer a un domini lingüístic més ampli?

—Crec que els algueresos sí que entenen que comparteixen, ni que sigui mínimament, trets culturals i, sobretot, lingüístics amb el domini idiomàtic català. Saben i entenen que formen part del domini lingüístic català, però la seva perspectiva és bastant particularista.

—En aquests moments, quines són les constants vitals de català a l'Alguer?

—Fa molts anys que els estudis sobre l'Alguer diuen que la llengua està en un procés de retrocés. De fet, la transmissió generacional, com he comentat adés, va trencar-se fa molt de temps. També és cert que hi ha una sèrie d'activistes que intenten recuperar la normalitat lingüística, però que, a la llarga, costa molt. Hi ha moltes famílies alguereses amb descendents que ja no són catalanoparlants. Va haver-hi un temps en el qual reivindicaven que, per ser alguerès, calia parlar el català de l'Alguer. I, de fet, encara ho defensen. Ara bé, si els dius «que no parlen la llengua», et contesten que «són algueresos, perquè són de família algueresa». La situació de la llengua s'ha convertit, com apunto al llibre, en un tret cultural més, en una marca cultural. Encara més, no sé fins a quin punt es percep com a llengua amb tots els ets i els uts que implica un idioma.

—Per tant, estaríem parlant d'una mena de SOS lingüístic sense pal·liatius.

—Calen mesures polítiques urgents per revertir la situació del català a l'Alguer, però crec que és molt difícil d'aconseguir. Perquè ens trobem amb els discursos que no s'ha d'imposar cap llengua. Ara bé, si no s'actua, és molt complicat que el català continuï a l'Alguer.

—Quines mesures s'haurien de prendre per a poder, com a mínim, frenar aquest retrocés?

—S'hauria d'escometre accions perquè el català passi dels usos simbòlics a tenir un ús real. No sé fins a quin punt l'escola en català canviarà la situació. Jo soc poc optimista, perquè no tinc clar l'abast real del canvi que suposarà la incorporació del català a les escoles. Crec que ens cal fomentar espais de socialitzar, crear una xarxa d'activitats d'esbarjo, com ara impulsar una ludoteca.

—En aquesta situació d'alerta roja, amb la transmissió familiar instal·lada a nivells ben minsos, tampoc no hi ajuden les polítiques de l'Estat italià. Fins a quin punt juga a la contra l'Administració italiana?

—Hi ha moltes maneres, evidentment, de jugar a la contra. Potser fer-ho de manera explícita, com ho fa l'Estat francès. Crec que l'Estat italià no mostra obertament la seva oposició a la llengua catalana, però tampoc fa accions, diríem, per evitar la minorització lingüística. S'ha de dir, però, que tampoc es fa tot el que s'hauria de fer des de l'Administració municipal algueresa.

—Acabem. El català, malgrat tot, persisteix a l'Alguer. Quins són els seus focus de resistència?

—Són els activistes i les persones que configuren entitats com ara l'Obra Cultural de l'Alguer, Plataforma per la Llengua de l'Alguer o Òmnium Cultural de l'Alguer. Els focus de resistència són totes aquelles entitats que fan una feina diària per normalitzar la llengua, malgrat que sigui una tasca ben difícil. La qüestió és fins a quin punt aquestes organitzacions tenen capacitat per a mobilitzar la gent jove. És cert que es fan concerts en llengua catalana i n'hi ha joves que canten en el català de l'Alguer, però el moll de l'os és que aquesta gent es mou i funciona en italià. Al remat, aquestes entitats fan una feina essencial, però, malauradament, no és suficient.


[Font: www.eltemps.cat]


Expertos en derechos humanos condenan la agresión de Estados Unidos contra Venezuela

Expertos independientes advierten que las acciones estadounidenses representan una grave violación de los principios fundamentales del derecho internacional y corren el riesgo de desestabilizar toda la región y el mundo, ya que normalizan la “anarquía” en las relaciones entre los países.

Asamblea Nacional de Venezuela, Caracas

Una quincena de expertos de las Naciones Unidas* condenaron este miércoles la acción militar a gran escala llevada a cabo por los Estados Unidos contra Venezuela, el bombardeo de Caracas y otras ciudades, así como el “secuestro forzoso” del presidente Nicolás Maduro y su esposa, Cilia Flores. 

Según el grupo**, esas acciones representan una grave violación de los principios fundamentales del derecho internacional, establecen un “precedente peligroso” y “corren el riesgo de desestabilizar toda la región y el mundo”

El uso no provocado de la fuerza armada sobre el territorio venezolano constituye una violación clara del Artículo 2(4) de la Carta de la ONU, afirmaron los expertos. Este prohíbe la amenaza o el uso de la fuerza contra la integridad territorial o la independencia política de cualquier Estado. 

También podría constituir el crimen internacional de agresión atribuible a los líderes políticos y militares involucrados. 

Número total de víctimas desconocido 

Según los informes, las acciones de Estados Unidos provocaron la pérdida de un número desconocido de vidas. 

La agresión sucede a un conjunto de “medidas coercitivas unilaterales” previas contra Venezuela, que incluyen un bloqueo naval y la incautación armada de petroleros, así como el asesinato extrajudicial de al menos 115 civiles presuntamente vinculados al narcotráfico. 

Para los expertos, todas esas medidas son contrarias al derecho internacional y al derecho humanitario, incluido el derecho no derogable a la vida. 

Diplomacia basada en la fuerza

Además, según el derecho internacional, los jefes de Estado en funciones son inmunes a la jurisdicción penal de tribunales extranjeros, aunque no de la jurisdicción de la Corte Penal Internacional, mientras estén en el cargo. Se trata de un principio afirmado por la Corte Internacional de Justicia, y es aplicable independientemente del reconocimiento diplomático o consideraciones políticas.  

Para el grupo de expertos, el ataque “sin precedentes” no debe verse como un incidente aislado, sino como parte de un patrón “más amplio y profundamente preocupante de desprecio sistemático” por la paz, el derecho internacional y las instituciones multilaterales.  

"Este retorno a la diplomacia basada en la fuerza incluye repetidos actos de agresión militar, incluidos asesinatos extrajudiciales y diplomacia coercitiva, la imposición de sanciones contra jueces y fiscales de la Corte Penal Internacional y de un relator especial de la ONU por el trabajo realizado bajo un mandato confiado por el Consejo de Derechos Humanos de la ONU", advirtieron. 

Estas prácticas constituirían un “desafío deliberado” al orden legal internacional y al principio de que el poder debe estar limitado por la ley.  

Si se toleran, tales acciones normalizarían la “anarquía” en las relaciones internacionales y deteriorarían gravemente el orden global, enfatizó el grupo.

Autodeterminación y soberanía sobre los recursos 

Los expertos expresaron gran preocupación por las declaraciones públicas posteriores del presidente estadounidense, en las que afirmó que Estados Unidos "gobernará el país hasta que podamos hacer una transición segura, adecuada y prudente". Donald Trump también afirmó que “vamos a sacar una tremenda cantidad de riqueza del suelo".  

El grupo subrayó que tales declaraciones equivalen a un “desprecio flagrante” por el derecho de los pueblos a la autodeterminación y su soberanía sobre los recursos naturales, pilares del derecho internacional de los derechos humanos.   

"Los vastos recursos naturales de Venezuela, incluidos los mayores reservas probadas de petróleo del mundo, no deben ser explotados cínicamente a través de pretextos disfrazados para legitimar la agresión militar, la ocupación extranjera o estrategias de cambio de régimen", enfatizaron.   

Asimismo, indicaron que la comunidad internacional, incluidos los Estados y las empresas, tiene la responsabilidad de “abstenerse de ser cómplices en cualquier estrategia imperial” que viole los derechos humanos y los principios de no intervención y autodeterminación. 

Soberanía del pueblo venezolano

Los expertos señalaron que América Latina lleva las “cicatrices históricas de muchas intervenciones coloniales e imperialistas”, pero también encarna una “larga tradición de lucha” por la resistencia y la emancipación.  

El grupo indicó que el futuro de Venezuela debe ser determinado por el pueblo venezolano únicamente, en plena soberanía, a través del diálogo y la rendición de cuentas, asegurando la participación significativa e igualitaria de las mujeres en la toma de decisiones y adhiriendo a los principios de gobernanza democrática, respeto por los derechos humanos, independencia judicial y espacio cívico. 

"Esto debe llevarse a cabo libre de coerción externa, fuerza militar o estrangulamiento económico”, afirmaron.  

Los expertos instaron a los Estados miembros de las Naciones Unidas a condenar la agresión de los Estados Unidos y a actuar de manera “decisiva” para detener todas las acciones contrarias al derecho internacional.  

Concluyeron que mantener el derecho internacional es “un imperativo” para que un orden internacional democrático y equitativo basado en el Estado de derecho sobreviva.  


*Los relatores especiales, expertos independientes y grupos de trabajo son expertos en derechos humanos independientes designados por el Consejo de Derechos Humanos de las Naciones Unidas. Juntos, estos expertos se conocen como los Procedimientos Especiales del Consejo de Derechos Humanos. Los expertos de los Procedimientos Especiales trabajan de manera voluntaria; no son personal de la ONU y no reciben salario por su trabajo. Los expertos sirven en su capacidad individual y son independientes de cualquier gobierno u organización, incluyendo la Oficina del Alto Comisionado para los Derechos Humanos y la ONU. Cualquier opinión o punto de vista expresado es únicamente responsabilidad del autor y no representa necesariamente la postura de la ONU ni de la Oficina

**Los expertos:

 Ben Saulrelator especial sobre la promoción y protección de los derechos humanos y las libertades fundamentales en la lucha contra el terrorismo  

• Surya Devarelator especial sobre el derecho al desarrollo 

• Farida Shaheedrelatora especial sobre el derecho a la educación  

• Reem Alsalemrelatora especial sobre la violencia contra las mujeres y las niñas   

• Nicolas Levratrelator especial sobre cuestiones de minorías   

• Balakrishnan Rajagopalrelator especial sobre el derecho a una vivienda adecuada   

• Michelle Small (Presidenta-Relatora), Ravindran Daniel, Jovana Jezdimirovic Ranito, Joana de Deus Pereira, Andrés Macías TolosaGrupo de Trabajo sobre el uso de mercenarios  

• Ashwini K.P., relatora especial sobre el racismo y la discriminación racial   

• Cecilia M. Baillietexperta independiente sobre los derechos humanos y la solidaridad internacional   

• Claudia Mahlerexperta independiente sobre el disfrute de todos los derechos humanos por las personas mayores   

• Mai Satorelatora especial sobre la situación de los derechos humanos en Irán   

• Elizabeth Salmónrelatora especial sobre la situación de los derechos humanos en la República Popular Democrática de Corea  

•  Alena Douhan, relatora especial sobre el impacto negativo de las medidas coercitivas unilaterales sobre el disfrute de los derechos humanos   

•  Ana Brian Nougrèresrelatora especial sobre el derecho a la privacidad


[Fuente: www.un.org]