terça-feira, 22 de setembro de 2026

Israël. La marche vers l’expulsion des Palestiniens

Amira Hass est une journaliste israélienne installée depuis vingt ans à Ramallah, en Cisjordanie. Dans une tribune publiée dans Haaretz le 1er septembre, elle explique qu’à Gaza, en Cisjordanie et en Israël même, le mécanisme visant à rendre la vie des Palestiniens impossible est déjà en marche. Et prépare le terrain à une expulsion massive. Nous la publions ici. 

Écrit par Amira Hass

Publié dans Haaretz le 1er septembre 2026 sous le titre « Israel Isn’t Debating a Palestinian State. It’s Preparing for Expulsion ».  

Dans une interview accordée au quotidien Israel Hayom le 28 août, Gadi Eisenkot, favori des élections générales du 27 octobre prochain et chef du parti Yashar (centre) a déclaré : « Ceux qui envisagent une solution à deux États après le 7 octobre se font tout simplement des illusions. » Mais sa position, en fin de compte, n’a aucune importance. Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas une « solution diplomatique », mais l’existence même du peuple palestinien entre le Jourdain et la Méditerranée. Les forces israéliennes qui s’efforcent de les « effacer » ne connaissent ni limites ni contraintes. Leurs partisans sont trop nombreux pour que nous puissions nous fier uniquement à la fermeté et au soumoud (1) d’un peuple qui a déjà subi les plans d’expulsion mis en œuvre par Israël. 

Le monde reste impassible. La gauche est minuscule, faible et aphone à force de lancer des avertissements. L’opposition anti-Nétanyahou oscille entre minimisation du danger, indifférence et soutien sans réserve à l’expulsion. Les condamnations sporadiques, principalement suscitées par une publication sur X, le 13 août, de l’ambassadeur états-unien en Israël, Mike Huckabee, à propos du siège de trois maisons de Qusra par plusieurs dizaines de colons sionistes religieux — « Les actions de ceux derrière cet acte de terreur horrible, visant à intimider et à harceler cette famille, sont répugnantes » —, sont aussi efficaces qu’un tamis sous une averse. Les « phalangistes » juifs attaquent constamment et partout, pas seulement à Qusra. 

Le débat sur un État, deux États ou une fédération est plus théorique que jamais. Toute solution consensuelle exige d’abord la reconnaissance du problème et une définition claire de celui-ci. Trop de Juifs en Israël ont été conditionnés à croire que le problème réside dans la présence même, sur cette terre, d’un peuple palestinien enraciné, bénéficiant d’une continuité historique et économique, d’un patrimoine culturel et matériel, d’un riche héritage agricole et d’un profond attachement à sa patrie. 

Effacer tout un peuple 

« L’effacement » est la solution cauchemardesque qui se concrétise chaque jour davantage. Lois de la Knesset, déclarations politiques, ordres militaires, manuels scolaires et sacro-saints bataillons immobiliers opérant à Gaza, en Cisjordanie et dans le Néguev, tous œuvrent, ensemble et séparément, à la mise en œuvre de cette « solution » avec diligence et sans crainte de condamnation internationale. 

Après les avoir privés de conditions de vie digne, la politique israélienne vise à rendre la vie insupportable aux Palestiniens où qu’ils soient, afin que leur départ puisse être présenté comme volontaire, et non comme une expulsion. En Israël même, les autorités laissent carte blanche aux organisations criminelles arabes pour s’armer et tuer des citoyens palestiniens chez eux. En Cisjordanie, ces mêmes autorités israéliennes donnent carte blanche aux « bataillons de Dieu » pour s’armer, tuer et expulser, tandis que l’armée officielle poursuit ses raids jour et nuit. À Gaza, dévastée et assoiffée, le gouvernement et l’armée alimentent des milices armées de collaborateurs criminels, tandis que les pilotes israéliens continuent de lancer des missiles de représailles qui fauchent la vie d’encore plus d’enfants. Toutes ces viriles démonstrations de force sont liées entre elles. 

-* L’existence même du peuple palestinien entre la mer et le Jourdain est aujourd’hui menacée. 

Dans le même temps, Israël détruit ou restreint considérablement la capacité des Palestiniens à gagner leur vie. À Gaza, cette mission est accomplie. Une population de deux millions de « morts-vivants » dépendants de l’aide humanitaire — portant le poids de quelque 74 000 tombes récentes, de familles et de souvenirs, de talents et de professions, et d’économies anéanties — est entassée sur environ 150 kilomètres carrés de terre brûlée. La créativité, l’ingéniosité et l’entraide sont étouffées par l’ampleur de la destruction et par l’interdiction faite par Israël de reconstruire et de se relever. 

En Cisjordanie, l’étau économique du ministère des finances se resserre autour d’environ trois millions de personnes et de l’Autorité palestinienne. Le détournement systématique des recettes est aggravé par les campagnes de destruction menées par l’armée dans les villes et les camps de réfugiés, ainsi que par d’autres méthodes employées pour empêcher les Palestiniens de cultiver et de développer leurs terres : points de contrôle, interdictions bureaucratiques, clôtures et présence de bergers juifs israéliens. 

En Israël même, la « judaïsation de la Galilée et du Néguev » était et demeure un euphémisme pour désigner le vol des terres et des ressources aux citoyens palestiniens d’Israël. Les discriminations à leur encontre en matière d’attribution de terres, de subventions et d’emploi, ainsi que les interdictions de construire et les démolitions, ont toujours occupé une place prépondérante dans la politique officielle menée de l’autre côté de la Ligne verte. 

« Une terre débarrassée des Arabes » 

Je le répète : l’existence même du peuple palestinien entre la mer et le Jourdain est aujourd’hui menacée. Trop de forces agissantes contribuent à ce danger : la puissance et les capacités militaires d’Israël ; le culte du service militaire en toutes circonstances et sous tous les gouvernements ; l’obéissance érigée en valeur ; le recours systématique aux armes et aux attaques militaires ; la banalisation du syndrome de stress post-traumatique et des suicides chez les soldats ; l’attrait d’une carrière militaire et les opportunités qu’elle offre ; la tentation d’une villa abordable dans une communauté exclusive de Galilée ou dans une banlieue de colons en Samarie ; les mensonges de la propagande officielle et officieuse ; l’indifférence face à l’enfer sur terre qu’Israël a créé dans la bande de Gaza ; le déni de soixante ans d’occupation et de domination par la force ; le réflexe pavlovien du « Mais le 7 octobre… » ; la synergie entre l’armée, le gouvernement, les rabbins et les milices portant la kippa en Cisjordanie ; l’indifférence face à la destruction du Liban ; le mépris pour l’occupation de nouvelles régions de Syrie ; la normalisation du discours sur l’expulsion ; les systèmes judiciaire et éducatif entachés de racisme tant laïque que religieux ; et l’armée de geôliers qui maltraitent des milliers de prisonniers palestiniens, sur ordre ou de leur propre chef. 

Ensemble, ces forces — et d’autres similaires — créent au sein de la société juive israélienne l’infrastructure matérielle, idéologique et psychologique nécessaire à une nouvelle expulsionmassive des Palestiniens et à ce qui pourrait l’accompagner : un massacre de masse. Les « héros » des milices de colons proclament ouvertement que l’expulsion est leur objectif. Ils reconnaissent clairement la disposition de larges pans de la société juive israélienne à y participer, activement ou passivement, directement ou indirectement. Par leurs provocations et crimes quotidiens, commis au grand jour et rendus possibles uniquement grâce à un soutien institutionnel, les « phalangistes » cherchent constamment à provoquer un acte de rage et de vengeance palestinien qui « réussisse » afin de l’instrumentaliser pour déclencher une nouvelle guerre sainte. 

Les « phalangistes » juifs et les organisations de droite qui les alimentent comptent sur une mobilisation massive — incluant les dirigeants, électeurs et partisans de Yashar et du parti Les Démocrates (centre gauche) — en faveur d’une guerre qui pourrait déjà se résumer au slogan : « Un peuple, une armée, une terre débarrassée des Arabes ». 

Note :

1- NDLR. Le terme soumoud n’a pas d’équivalent exact en français. Il renvoie au fait de tenir bon dans la résistance. 

 

[Reproduit sur www.pressegauche.org]

Pol Viñas: «Si presentar-te com a català autèntic et dona capital social, oferiràs una imatge estrafeta de la cultura catalana»

Pol Viñas publica 'No ets especial' (Ara Llibres), un assaig sobre identitat i cultura en l'era de l'autenticitat.  

Pol Viñas

Escrit per Joan Burdeus

Crític cultural. Filosofia, política, art i pantalles.

 

Graduat en Filosofia, Política i Economia per la UPF i estudiant de doctorat, Pol Viñas (Campdevànol, 2001) és un dels articulistes que fa menys que s’ha incorporat a Núvol, però la seva veu ja forma part de la conversa fins al punt que “què diria en Pol d’això?” s’ha convertit en una pregunta natural a les reunions de redacció. I ara ha escrit el seu primer llibre: No ets especial (Ara llibres), un assaig breu sobre “identitat i cultura en l’era de l’autenticitat”. Igual que als articles, aquest assaig conté una crítica dura i directa, però que, en comptes de deixar-se anar pel broc gros, contempla els matisos i els contraarguments d’una manera que aconsegueix que el text sempre tibi i et fa sentir respectat intel·lectualment com a lector. M’explica que una de les coses que més li preocupava de fer un llibre tan curt sobre un tema tan complex era no caure en l’autoajuda fàcil, però després de llegir-lo fa pensar en una frase que em va dir la filòsofa Agnes Callard: “la diferència entre l’autoajuda i la filosofia és que la primera t’ajuda a fer realitat els teus objectius, i la segona també, però a més a més et fa veure que hauries de tenir objectius que no sabies que havies de tenir”. Parlem sobre les paradoxes de l’autenticitat, les xarxes socials, i voler ser massa català. 

Quan comences a sentir un malestar amb la idea d’autenticitat?

No em desperto un dia sentint-me malament per no ser prou autèntic. Però, a mesura que analitzo fenòmens socials i polítics, detecto que moltes conductes estan completament condicionades per l’anhel d’autenticitat, per una pressió per ser autèntic. I és llavors quan m’adono que, moltes vegades, jo mateix també he fet, pensat o criticat per culpa d’aquest afany. 

El teu gran referent per pensar-ho és Charles Taylor, però Taylor situa l’origen d’aquest ideal d’autenticitat al segle XVIII.

Taylor troba l’origen d’aquestes idees en el romanticisme del XVIII, en el naixement dels nacionalismes, l’ideal de l’artista, el poeta maleït, etcètera. Però també diu que és a la segona meitat del XX que això deixa de ser un corrent subterrani i esdevé el gran ideal de la societat. I a mi em sembla que, des dels noranta que Taylor va escriure sobre d’això, encara s’ha estès més. Naturalment, el factor clau ha estat l’aparició d’Internet i les xarxes socials. 

La mort de Déu té a veure amb l’era de l’autenticitat?

Sí. Però, més que la mort de Déu, el que hi ha és una individualització absoluta de la fe, que la fe avui està lligada a les tries estrictament personals de cadascú. Fins i tot la gent que puja en famílies creients ha de prendre una decisió en l’adolescència, reafirmar o no la seva fe. I trobo que aquesta exigència de convertir-te conscientment també està lligada a la cultura de l’autenticitat. 

I quina diferència hi ha entre la mirada de Déu que jutja la conducta dels homes i la mirada dels nostres seguidors a Internet que ens jutgen?

Són mirades que ens condicionen de maneres molt semblants, però en Déu hi tens un fonament, una objectivitat. En canvi, l’autenticitat no té cap mena de fonament. L’únic fonament de l’autenticitat ets tu mateix, però la gran paradoxa és que tu no tens manera de saber si ets autèntic. I com que nosaltres no som capaços de saber si som autèntics, busquem l’acceptació dels altres. Se substitueix la mirada de Déu per la de les likes a les xarxes. I, qui diu les xarxes, diu la societat de les xarxes, perquè les converses quotidianes cada cop es contagien més de l’expectativa de validació de les xarxes socials. 

Taylor diu que el perill de l’autenticitat és caure en el subjectivisme que denuncies, però que una comunitat pot crear horitzons compartits que corregeixin aquest extrem. Per què no podem establir un diàleg amb la comunitat de les xarxes socials que ens refini de la mateixa manera?

Aquesta mirada no ajuda a trobar els horitzons compartits justament perquè tot està viciat per la preocupació de ser autèntic. No pots corregir el subjectivisme dels altres ni el teu si els jutges per no ser prou autèntics o si tu et reivindiques com a més autèntic que ells. Això fa que tots els horitzons es tornin artificials i no deixin de ser codificacions de la pulsió de ser autèntic. En els gustos culturals es veu molt bé: la gent valida el que llegeixes, el que escoltes o el que veus, només si validant-te a tu es validen ells mateixos. No es poden formar horitzons compartits si tot el fonament és individual.  

I com podem orientar-nos cap a horitzons compartits?

Per utòpic que soni, jo crec molt en la idea de les coses en si. No és el mateix dir que t’has llegit un llibre, que llegir-te’l. Alasdair MacIntyre parla la distinció entre béns externs i béns interns. Els béns externs són aquells que es troben lligats a la pràctica per accident social, però que es poden obtenir d’altres maneres: la riquesa, la fama, la influència, la satisfacció, etcètera. En canvi, els béns interns són aquells que sols es poden aconseguir a través de la pràctica en qüestió, i que tenen a veure amb l’excel·lència interna de l’activitat, reconeixibles i lloables sols per als qui hi participen. Doncs bé: els béns interns no es busquen, es troben. Perquè quan no estàs duent a terme la pràctica, no estàs pensant constantment en la significativitat d’aquesta pràctica, sinó en la pràctica com una finalitat en ella mateixa. Crec que buscar aquesta mena d’experiència genuïna del món, aliena a les mirades externes, ens beneficiaria a tots. 

Algun mètode per saber que hem trobat un bé intern?

És que un dels problemes afegits d’aquesta omnipresència de l’autenticitat és que les pràctiques ja es presenten aviciades per imperatius externs com ara “llegeix perquè tindràs molts universos interiors”, “llegeix que seràs un intel·lectual”. Aquesta manera de veure-ho ofereix la possibilitat que et reivindiquis com una persona amb molts universos interiors o com a molt intel·lectual directament, sense haver de llegir cap llibre. La cultura de l’autenticitat et permet reivindicar uns fruits que no t’has guanyat, fer-te teves virtuts que ningú saps si tens o no. Els incentius són per mostrar, no per fer. 

El fil conductor del llibre és com aquesta pressió d’autenticitat estrafà avui la cultura catalana: productes audiovisuals com ara El foraster, el turisme en temps d’anuncis d’Estrella Damm, o fenòmens digitals, o aquell noi que imitava una professora de català a TikTok i amb prou feines parlava català.

Quan et reivindiques com a autènticament català, estàs presentant una idea del que és la cultura catalana. I, si presentar-te com a català autèntic dona capital social, oferiràs una imatge estrafeta de la catalanitat, excessivament intensificada. Perquè l’únic que tens a mà per demostrar que ets català són els excessos de la catalanitat, com ara forçar un accent folkloritzat, ensenyar molt la bandera, reproduir clixés, etcètera. El que em preocupa a mi és que, si això es va assumint en conjunt, la cultura catalana s’empetiteix. Perquè ser autèntic és ser conscient de quina és la teva cultura, mai sentir-te’n avergonyit, però sempre mirar d’aportar-hi la teva individualitat. És el que sempre han fet els artistes més admirats, el que volia dir Pau Riba quan deia que volia destruir la cultura catalana. 

I això no passa a tot arreu?

Repetim que hem de ser una nació normal, i, com totes les nacions normals, tenim dret a fer l’imbècil. Però aquest argument sempre es malinterpreta, perquè sempre que diem que hem de ser una nació normal, ho diem conscients que no ho som. I en una nació que no té el poder de les nacions normals, folkloritzar-nos té efectes més nocius que en cultures nacionals poderoses i perfectament establertes. 

A l’assaig ho anomenes “la nostra esquizofrènia”. Com es cura?

Com a mínim, posant-la sobre la taula. M’adono que sempre ens trobem en debats entre ser majoria i minoria, ser un país normal i ser conscients de viure en un país ocupat. I això ho empantanega tot perquè hi ha dues converses paral·leles i els arguments d’una no valen per a l’altra. 

En el fons, estàs demanant-nos als catalans que apugem el nivell, que augmentem l’autoexigència intel·lectual per estar a l’altura de la situació anormal en què vivim.

Sí. No cal dir que no vull ser elitista. Simplement, demano a la gent que pot fer aquest esforç, que és molta, que el faci. Perquè em trobo a molta gent amb molta capacitat per fer coses i molta formació, que constantment redueixen el nivell. Si l’intel·lectual que ha de recomanar llibres, recomana llibres de merda, la gent cada cop llegirà llibres més de merda. I això també val per a la lluita política i les demandes nacionals. 

Com hem arribat a aquesta esquizofrènia?

En bona part perquè després del Procés ens hem adonat que no havíem prestat atenció a la cultura ni a la llengua, quan, en el fons, això és el més important. I ara vinga a córrer a salvar-ho. Però el problema no és que la gent defensi massa la llengua o la cultura, sinó de fer-ho malament, perdre el que és important. De cop, a tots ens va semblar que el català només se salvaria a Internet. I això està molt bé i un Internet en català normal hauria de ser la base mínima. Però ara ens adonem que no tenim poder polític, ni legislatiu, ni força al carrer, que és el que realment importa. I la cultura de l’autenticitat no serveix per a res quan es tracta de lluitar per aquestes coses més grises, no et dona cap incentiu, sinó al contrari. 

Pol Viñas

Al llibre cites MacIntyre dient que “la rebel·lió contra la meva identitat és sempre una manera possible d’expressar-la”.

Justament perquè la idea no és anar a favor o en contra de la cultura catalana, sinó agafar-la de referència. I agafar-la de referència vol dir agafar-la sencera, no una versió superficial. És la diferència entre els Tyets i la Ludwig Band. Quan escric crítica cultural m’adono que molts cops em prenc seriosament un producte que no s’ha pres seriosament ni tan sols el qui l’ha fet. Però crec que la crítica s’ha de fer igualment, perquè assenyalar aquest buit és una forma de sortir del bucle. Quan critico, intento que mai sigui per afany destructiu, sinó perquè n’espero coses bones. 

Mostres que l’autenticitat també afecta molt als polítics.

Perquè el que esperem dels polítics ja no és només que siguin honestos, eficients, valents, sinó que ells mateixos representin alguna identitat. Volem un president de Catalunya sigui Catalunya o que el president del Barça sigui el Barça. No és casualitat que una política com Sílvia Orriols passi el dia amb Catalunya a la boca, que parli amb un accent que al Ripollès no fa servir absolutament ningú. 

Vincules l’obsessió política amb l’arrelament a la mateixa pulsió d’autenticitat.

L’arrelament està molt bé, però el que em molesta és l’ostentació d’arrelament. L’autenticitat està molt relacionada amb la nostàlgia, i ningú sap capitalitzar la nostàlgia millor que l’extrema dreta. Encara que tu després preguntis quan va ser gran Amèrica o quan va ser rica i plena Catalunya i et responguin coses completament diferents i contradictòries. 

Llavors no pot haver-hi una renaixença que funcioni, una operació constructiva amb la nostàlgia?

Torna a ser la idea de no agafar-nos una part merament cosmètica, que tornar al passat no és tornar al passat, sinó a les preguntes que van fer que alguna cosa s’aixequés. Naturalment que en temps passats hi ha grans virtuts, però crec que, en general, ens hi emmirallem de maneres merament estètiques. Reivindiquem l’Odissea o la Catalunya medieval sense cap contingut. 

Crec que sovint et trobes amb l’acusació d’aixafaguitarres.

[Riu] Sí. Em sap greu quan se’m percep així perquè, en el fons, soc molt entusiasta i em preocupo molt per les coses. No em sento gens cínic, i tot això que critico és perquè m’importa. 

Intentem acabar amb el costat bo de l’autenticitat: al llibre comentes la definició de l’Alcover Moll: “autèntic” és tot allò “que és d’una certesa ben fundada”.

M’interessa aquest redoblament, l’afegitó “ben fundada”: és un gran exemple de com costa molt definir que és l’autenticitat. En el fons sempre acabes a la idea que és “ser tu mateix”. I això no té res a veure amb dir la veritat, sinó amb trobar la teva pròpia veritat. I té un doble vessant: d’una banda, és molt alliberador i et fa sentir autodeterminat. Però, de l’altra, desencadena una pressió molt forta per trobar una essència que, paradoxalment, hauria de limitar la llibertat del que pots ser. 

Es pot sortir de la paradoxa?

L’autenticitat pot ser qualsevol cosa, però alhora hi ha certes codificacions per ser autèntic: és autèntic l’avi que viu al llogarret més remot, o és autèntic el modernet que està trencant constantment les convencions. Però el que vull dir amb el títol “No ets especial” és que, en realitat, ser autèntic és una cosa molt normal, que no hi ha tantes diferències entre nosaltres i tots estem determinats de manera molt similar pels condicionants socials. 

D’aquests codis que dius, el que consideres més fonamental és el de la confessió.

La confessió és la millor manera de demostrar que ets autèntic. Exposar les teves pors, els teus secrets, la teva vida. Crec que això pot ser molt bo quan algú ho elabora artísticament, però la confessió per si mateixa no té cap valor. No tots podem ser Carrère, Ernaux, o Knausgård. 

La confessió és el que agermana els “nous formats” que analitzes, com ara el pòdcast, el butlletí o el photo dump?

Són formats que t’incentiven a poder dir coses sense rigor, mitjans que et permeten expressar-te sense haver-te d’expressar bé i sense que es noti que no t’estàs expressant bé. Per això sabem que de la gran majoria de pòdcasts només se n’escolten els reels. Quan expressar-te bé no és important, el que dona valor és ser capaç de donar molt de contingut, de parlar de moltes coses tota l’estona. 

Llavors les xarxes no són, simplement, una tecnologia que amplifica la vella possibilitat de mentir?

No només. M’interessa molt la distinció entre mentida i falsedat, igual que entre veritat i autenticitat. La mentida té pretensió de veritat, i tu pots verificar si una cosa que algú diu és una mentida o no. En canvi, la falsedat, que és pretendre ser autèntic, és una cosa impossible de verificar, perquè fa referència a un reialme massa íntim. De fet, és tan difícil que ni tan sols la mateixa persona pot saber del tot si és autèntica o no. El que em preocupa de les xarxes és que amplifiquen els incentius per a la falsedat. 

Tanques l’assaig comentant una citació de Montserrat Roig “cal una mica de mentida per imaginar-nos que perseguim una mica de veritat”.

La idea és que no hi ha essència, o que l’essència és aquesta construcció mig personal mig col·lectiva, que ens condiciona a tots d’una manera molt semblant. Però, quan detectes un valor en el món que t’interpel·la, la gràcia de la idea d’autenticitat és que reflecteix que això que has trobat et pot interpel·lar d’una manera molt diferent que a la persona que tens al costat. Si tu llegeixes un llibre i només n’extreus allò que t’ha explicat algú altre o que t’han dit que toca extreure, no hi ha cap experiència. 

De nou, al cap del carrer, el que ens demanes és que apugem el nivell.

El que importa de l’ideal d’autenticitat és saber-ne aprofitar l’esperit contestatari. Odio expressions de la mena “avui en dia el més revolucionari és ser conservador”, però crec que, avui en dia, el més revolucionari és prendre’s les coses seriosament. 

Pol Viñas

[Fotos: Marina Miguel Pavia - font: www.nuvol.com]

segunda-feira, 21 de setembro de 2026

Cómo el partido de extrema derecha alemán AfD está tratando de ganarse el voto de aquellos a quienes promete deportar

 

Un grupo de mujeres con pañuelo en la cabeza camina por la calle en Berlín.

Escrito por Deniz Torcu 

El 6 de septiembre, el partido de extrema derecha Alternativa por Alemania (AfD) obtuvo el 43,8 % de los votos en Sajonia-Anhalt, más del doble del 17,2 % de la CDU (Unión Demócrata Cristiana de Alemania). La participación fue del 77,8 %, la más alta en la historia de las elecciones libres del estado. El partido basó su campaña en un programa que incluía una campaña de deportación y remigración, así como el recurso a “todas las vías legales” para limitar la expresión islámica. 

Sajonia-Anhalt es un estado alemán mayoritariamente rural, con una población inmigrante muy reducida y escasos incentivos para dirigir la campaña a este colectivo. Si bien el resultado récord de la AfD en esta región tuvo poco que ver con el voto de los inmigrantes, la situación será muy diferente cuando Berlín acuda a las urnas el 20 de septiembre. 

Una encuesta de opinión publicada el 10 de septiembre sitúa a la AfD en camino de obtener el 18 % de los votos de la capital, el doble de su resultado del 9,1 % de 2023. Esto situaría al partido a tres puntos del líder en una carrera muy reñida, en una ciudad donde el 42,3 % de los residentes es inmigrante. 

Aunque la AfD logró ganar en Sajonia-Anhalt sin el voto de los extranjeros, no puede permitirse ignorarlos en Berlín. 

A la caza del voto inmigrante 

La AfD lleva años tratando de captar el voto de los inmigrantes, con contenidos en TikTok y en turco dirigidos principalmente a personas de origen ruso y turco. Se trata de comunidades de inmigrantes establecidas desde hace tiempo, muchas de las cuales son ciudadanos alemanes con derecho a voto. 

La formación se dirige a ellas con un mensaje que algunos expertos han calificado de tranquilizador: vosotros, las comunidades ya establecidas, no sois el problema; los recién llegados sí lo son. 

Sin embargo, la campaña en turco de la AfD no se está traduciendo en votos. Un análisis de julio de 2026 del Centro Alemán de Investigación sobre Integración y Migración (DeZIM) reveló que los votantes de origen inmigrante consideraban a este partido como el que tenía menos posibilidades de ser elegido de entre todos los grupos. 

Otro informe del DeZIM ha puesto de relieve la caída de la participación electoral entre los votantes de origen turco, de Oriente Medio y del norte de África, lo que se interpreta como una posible señal de alerta de un distanciamiento a largo plazo del sistema de partidos en su conjunto. 

Un estudio de 2025 sobre las preferencias de voto de los inmigrantes en toda Alemania situaba a la AfD en un 19 %, en tercer lugar, por detrás de la CDU y el SPD (Partido Socialdemócrata de Alemania). Sin embargo, era el partido más fuerte entre los votantes de origen polaco y entre los repatriados de etnia alemana. Así pues, la agrupación sí que consigue votos de los inmigrantes, pero no, por el momento, entre los turco-alemanes a los que está cortejando este mes. 

No obstante, estos votantes arrastran un agravio que la corriente dominante no ha abordado. Los directores de DeZIM han documentado lo que denominan “competencia por el reconocimiento”: la forma en que los grupos tratados como de segunda clase acaban comparándose y enfrentándose entre sí, y no contra quienes los clasifican así. 

El politólogo Özgür Özvatan ha analizado esta dinámica en el contexto de la pertenencia turco-alemana, donde a menudo se persigue y se logra el avance, pero este no siempre se traduce en una aceptación generalizada y duradera por parte de la sociedad mayoritaria. 

Recompensar el buen comportamiento 

Hay algo estructural detrás de esto, y no se limita a Alemania. 

La extrema derecha tradicional definía la pertenencia por descendencia, lo que conlleva un límite inherente. Su electorado potencial era fijo y se reducía con cada naturalización, mientras que cada inmigrante era un adversario permanente. 

Lo que se ha extendido por todo el continente desde 2015 es un diseño político diferente, en el que la pertenencia se gana a través de la conducta. El discurso actual de la extrema derecha no siempre es étnico o cultural; ahora el mensaje es: trabaja duro, adáptate, sigue las normas y podrás pertenecer. Cualquiera, sea migrante o no, puede cruzar esta frontera gracias a su comportamiento. 

El territorio francés de ultramar de Mayotte ilustra este modelo con mayor claridad. Mayotte, un territorio insular del océano Índico, es musulmán en un 95 %, pero en 2022 otorgó a la candidata de extrema derecha Marine Le Pen su mejor resultado en el país, con un 42,89 % de los votos en la primera vuelta, frente al 2,77 % de 2012. 

Los investigadores del proyecto MIGRAF interpretan esto como un intento deliberado del partido de Le Pen, el Rassemblement National (RN), de eliminar la cuestión racial de su mensaje en ultramar: en la isla, el RN no ataca al islam, sino a los migrantes procedentes de las cercanas islas Comoras. 

Que los musulmanes franceses voten a Le Pen en contra de los migrantes musulmanes podría parecer impensable. Sin embargo, tiene sentido si se tiene en cuenta cómo ha cambiado la frontera de la pertenencia. La cuestión no es quién eres, sino en qué lado de una frontera burocrática te encuentras. 

La extrema derecha española toca una melodía similar, pero en una clave diferente. En un discurso pronunciado en Gran Canaria en 2018, el líder del partido de extrema derecha Vox, Santiago Abascal, estableció una distinción entre diferentes tipos de inmigrantes: los procedentes de América Latina, que comparten gran parte del idioma, la religión y la visión del mundo de España, y los procedentes de países islámicos. 

Vox construyó un proyecto internacional en torno a esta excepción, bautizado como la “Iberosfera”. Los analistas lo han interpretado como una forma de “hispanismo étnico”. 

Suecia es quizás el país que más lejos ha llegado en este sentido, con su decisión de dar mayor importancia jurídica a la conducta o al modo de vida de los migrantes. La Ley de Extranjería sueca, que entró en vigor el 13 de julio de 2026, permite a la Agencia Sueca de Migración denegar o revocar los permisos de residencia por motivos de “conducta deficiente”: un comportamiento que no infringe ninguna ley, pero que contraviene las normas que la sociedad desea defender. 

Los expertos en derecho han señalado que este criterio es demasiado vago para aplicarse de forma predecible o equitativa. 

La aceptación es voluble 

Una propuesta política de este tipo depende de que los votantes y miembros de un partido de extrema derecha acepten una excepción a sus principios. El apoyo a una idea así es difícil de mantener y, en España, ha provocado una profunda división en la base de Vox. 

En agosto de 2019, una patronal pidió que se contrataran trabajadores en el extranjero, preferiblemente de América Latina. Un diputado de Vox por Málaga respondió tuiteando que le daba igual si el relevo demográfico “venía vestido con chilabas o portando machetes”, y posteriormente borró la publicación. 

La polémica se prolongó en el partido durante años, pero en enero de 2026, Vox eliminó discretamente “Latinos por Abascal” de su página web, una campaña lanzada tres años antes para captar a los votantes hispanos de España. 

La pertenencia condicional tiene una vida útil corta. Funciona como mecanismo de captación, pero cuando la base se radicaliza más allá de ella, las personas que en su día fueron bienvenidas vuelven a ser clasificadas como lo que eran antes. España lleva dos años de ventaja a Alemania en este ciclo. 

La AfD se deja el mismo margen de maniobra, aunque, tal y como están las cosas actualmente, su posición no está clara. Su programa para Sajonia-Anhalt sitúa la “remigración” en el centro, pero el partido insiste en que el término abarca únicamente el retorno legal de extranjeros sin derecho a permanecer en el país, rechazando la deportación de ciudadanos alemanes de origen inmigrante por considerarla inconstitucional. 

Sin embargo, los juristas constitucionales que analizan el texto de Sajonia-Anhalt ven una política de expulsión basada en una concepción étnica del pueblo. A ninguno de los votantes a los que se busca este mes –ya sea en Sajonia-Anhalt o en Berlín– se le ha explicado claramente qué definición se aplicará. 

Cuando Berlín acuda a las urnas, algunos votantes de origen inmigrante decidirán que la advertencia no va dirigida a ellos, sino a otra persona. Como mínimo, provocar esa decisión es precisamente el objetivo de la estrategia de la AfD. 

Deniz Torcu, profesor adjunto de Globalización, Negocios y Medios de Comunicación, IE University.

 

[Foto: Mo Photography Berlin/Shutterstock - fuente: www.theconversation.com]

Herzog: el director que sabe ser inimitable

 


Escrito por Ainhoa Escarti

Premiar a un director siempre es un excelente motivo para hablar de su obra. El Festival de San Sebastián ha tenido la afortunada idea de premiarle en la ceremonia de inauguración el pasado viernes 18 de septiembre. El cineasta alemán, a sus 84 años, es historia viva del séptimo arte. Y es, fundamentalmente, alguien con una visión propia, tanto del mundo que le interesa como de sus realizaciones. Es de esos creadores que dejan impronta, poseedor de una forma inconfundible de narrar. Una forma que podemos vislumbrar en realizadores posteriores: el más reciente ejemplo es la última adaptación de Nosferatu (2024), donde claramente su director bebe más de la versión de los años setenta de Werner Herzog (Nosferatu, vampiro de la noche, 1979) que de la propia cinta muda de Murnau (Nosferatu, 1922). 

Pero sería muy fácil hablar solo de su búsqueda, porque es un director que durante toda su filmografía ha estado explorando. A través del histrionismo de Klaus Kinski y sus múltiples colaboraciones, lograba domesticar al intérprete salvaje para que le diera personajes intensos y memorables. Jugaba con los límites de la mente; en su película Corazón de cristal (Herz aus Glas, 1976) llegó a hipnotizar a los actores protagonistas para lograr esa densa sensación de sonambulismo, de ser guiados ciertamente por una locura colectiva. Así de experimentador era Herzog. 

Pero mi homenaje debe pasar obligatoriamente por una de sus obras cumbre. En España se tituló El enigma de Kaspar Hauser (1974), siendo su título en alemán mucho más filosófico: Jeder für sich und Gott gegen alle (algo así como «Cada uno para sí y Dios contra todos»). Herzog toma uno de los mayores misterios criminales y psicológicos del siglo XIX y lo lleva a la pantalla con dureza, sobre todo con crudeza social. El director aprovechó los archivos y testimonios reales para dotar a la historia de una veracidad que le servía para criticar a la sociedad de la época. Aquí toma el tópico del niño salvaje pero lo gira, lo retuerce, para darnos una lección moral sobre una sociedad que trata de formatear y moldear en vez de comprender. 

Uno de los mayores aciertos del director fue la elección del actor protagonista. Bruno S. era un músico callejero con una vida marcada por el abuso, la violencia y el desamparo social. De esta forma, más que interpretar, el ejercicio que realiza Bruno en la piel de Kaspar es claramente de catarsis personal. El dolor, la transformación y el trauma poseen tamaña veracidad que en ocasiones podemos palpar que es real; tan real que puede llegar a angustiar. 

La historia comienza en Núremberg. El 26 de mayo de 1828, un adolescente apareció deambulando por la plaza, pareciendo más un animal que un humano. Sin apenas capacidad para comunicarse, fue alimentado de forma básica porque rechazaba cualquier comida que no fuera pan y agua; poco más se sabía de ese pobre joven que balbuceaba un par de frases y solo sabía firmar su nombre: Kaspar Hauser. Cuando logró comunicarse, pudo explicar que había pasado toda su vida encerrado en una habitación, a oscuras y atado, donde nadie se relacionaba con él salvo para entregarle comida. Recordaba un caballo de madera y a un hombre misterioso que fue quien le dejó escapar. En la época, el misterio estaba servido. 

Y aquí empieza el periplo de este joven que, en pos de ser «civilizado», es llevado y dirigido sin libertad alguna, mientras quienes deciden hacerse cargo de su cuidado lo ven más como un experimento propio del Siglo de las Luces que como a una persona. La mitificación del niño salvaje es duramente criticada aquí, poniendo énfasis en la despersonalización ejercida por sus cuidadores, quienes realmente no le aportan lo que Kaspar más necesita: empatía. Una de las secuencias que mejor lo ilustran es aquella en la que Kaspar es incapaz de comprender por qué su habitación parece tan grande cuando está dentro de ella y, en cambio, cuando sale de la casa y la deja atrás, la percibe pequeña. 

La terrible historia de Hauser es narrada en ocasiones con una lejanía tan marcada que logra construir todo a través de la portentosa interpretación de Bruno S. Es como si Herzog necesitara tomar esa distancia visual para que los espectadores podamos acercarnos al protagonista sin morir de sufrimiento por él. Otro de los aciertos de Herzog es el tratamiento formal de las ensoñaciones de Hauser, usando material grabado en formato Super-8, con la textura y el grano que ello supone, para tratar de entrar en la cabeza del protagonista, demostrando que su mente no funciona como las demás. Así, las pesadillas, recuerdos y ensoñaciones asumen una capa que aporta más verosimilitud a un personaje del que, por su propia existencia, resulta imposible saber cómo ve realmente el mundo. Esto choca abruptamente con el resto de la película, de índole más costumbrista, en consonancia con la búsqueda de los cineastas europeos coetáneos que deseaban mostrar un pasado con más olores y texturas reales, mucho menos idealizado de lo que estábamos acostumbrados a ver en el cine.   

De este modo, El enigma de Kaspar Hauser se convierte en una rareza dentro de la obra de Herzog, pero que, pese a todo, es una magnífica representante de un cine que busca una verdad, una honestidad que critica la inautenticidad de lo puramente intelectual. 

Hauser, en el año 1833, poco después de comenzar a ser reinsertado socialmente, fue apuñalado por un extraño. Pero aquí Herzog no es morboso; se erige como un espectador, un observador que capta la ausencia de humanidad, especialmente en la secuencia final, donde los científicos del momento están más interesados en Kaspar como concepto que como persona. Y aquí radica el verdadero interés del director, aquello de lo que realmente desea hablar durante toda la cinta a través de un personaje profundamente humano y empático: cómo el idioma vulnerable y auténtico de Kaspar es incomprendido por un sistema que se niega a tratarle como a un igual. 

Herzog quizás toca aquí uno de sus temas principales: la autenticidad y la incansable búsqueda de su «verdad extática». 

 

[Fuente: www.culturamas.es]

Una notaria pretenia fer pagar el doble per redactar una escriptura en català

Plataforma per la Llengua aconsegueix que els afectats recuperin els diners cobrats de forma indeguda

Plataforma per la Llengua

Plataforma per la Llengua ha aconseguit que uns ciutadans recuperin els diners que els va cobrar indegudament una notaria que els va redactar en castellà una escriptura de compravenda sense haver-los preguntat abans en quina llengua la volien. Després de dues reclamacions, els afectats han obtingut finalment el document en català. A més, la notaria ha estat requerida pel Col·legi Notarial de Catalunya perquè pregunti de manera expressa als clients en quina llengua volen la documentació. L’entitat considera que el cas evidencia la importància de denunciar les discriminacions lingüístiques, però lamenta que cap administració no hagi sancionat els responsables de la vulneració dels drets dels afectats.

El cas va passar el desembre de 2025, quan uns ciutadans van formalitzar la compravenda d’un habitatge en una notaria de Barcelona. Segons van denunciar posteriorment a Plataforma per la Llengua, en cap moment de tota la tramitació no se’ls va preguntar en quina llengua volien l’escriptura i el document es va redactar directament en castellà. La situació es va agreujar quan, en revisar a l’escriptura a casa, els afectats van adonar-se que el document incloïa una fórmula estàndard segons la qual havien estat informats dels seus drets lingüístics i havien escollit la llengua de l’escriptura, el castellà, cosa que no havia passat.

Amb el suport jurídic de Plataforma per la Llengua, els afectats van presentar una primera queixa davant del Col·legi Notarial de Catalunya. Tot i que l’organisme va decidir arxivar-la i no obrir cap expedient disciplinari, sí que va reconèixer un aspecte fonamental: la notaria hauria d’haver preguntat de manera activa als atorgants quina llengua preferien abans de redactar el document. Per aquest motiu, va fer un requeriment formal al notari perquè compleixi aquesta obligació en el futur.  

Vulneració de drets  

Arran de la reclamació, la notaria va acabar expedint una còpia autoritzada de l’escriptura en català. Tanmateix, els afectats es van trobar amb una nova vulneració dels seus drets: per obtenir la documentació en la llengua que havien volgut des del principi, van haver de pagar una segona còpia de l’escriptura.   

Davant d’aquesta situació, Plataforma per la Llengua va assessorar-los en la presentació d’una altra queixa. El Col·legi Notarial va acabar donant-los la raó i va determinar que no era acceptable obligar els clients a assumir el cost d’una segona còpia per poder disposar del document en català. La resolució va obligar la notaria a retornar els diners que els havia cobrat per la còpia en català, una quantitat que els afectats van recuperar finalment el 25 d’agost.   

Plataforma per la Llengua denuncia que el cas posa de manifest les mancances dels mecanismes de garantia dels drets lingüístics. Malgrat que el Col·legi Notarial va admetre que la notaria no havia actuat correctament en relació amb el dret d’opció lingüística, les dues queixes disciplinàries van ser arxivades i no s’ha imposat cap sanció. A més, la Direcció General de Seguretat Jurídica i Fe Pública, de la Generalitat de Catalunya, no ha resolt expressament el recurs presentat contra l’arxivament de la primera queixa, que s’ha acabat desestimant per silenci administratiu.   

Plataforma per la Llengua va presentar el 2018 un estudi sobre els usos lingüístics a les notaries catalanes que revelava que el 68% dels despatxos notarials no oferien als clients la possibilitat de triar la llengua dels documents. L’informe també constatava una clara desproporció a favor del castellà: el 73,2% dels documents notarials s’havien redactat en aquesta llengua, mentre que només el 24,6% s’havien escrit en català. Arran de l’estudi, el Col·legi de Notaris de Catalunya es va comprometre a reforçar la informació sobre el dret d’opció lingüística.

 

[Font: www.diaridelallengua.cat ]

Non eroi, ma alleati: noi palestinesi non dovremmo ignorare gli israeliani antisionisti

di Hanin Majadli

Haaretz

L’ingresso dei palestinesi nel mondo di ebrei e israeliani antisionisti, o di coloro che fiancheggiano la lotta palestinese, è in gran parte un prodotto del genocidio a Gaza. La visibilità che questa minoranza israeliana ha ricevuto sui media internazionali e sulle reti sociali l’ha fatta emergere nel dibattito palestinese come mai prima d’ora. I palestinesi ascoltano e seguono israeliani di sinistra antisionisti, o coloro che li fiancheggiano. Chi preferisce un mondo in bianco e nero è confuso. 

Come dovremmo relazionarci con questi israeliani? È una domanda che si sente spesso: ogni volta che un israeliano che si oppone all’occupazione ottiene fama internazionale, ogni volta che un ebreo parla dei crimini israeliani davanti a un pubblico abituato a ignorare le testimonianze palestinesi e ogni volta che un israeliano riesce ad arrivare dove i palestinesi difficilmente potrebbero. Prendiamo ad esempio Yuval Abraham, uno dei registi di “Naza”, il documentario sull’esercito israeliano a Gaza che questa settimana ha vinto un premio al Festival del Cinema di Venezia.  

Le affermazioni sono note: Abraham, da israeliano progressista, non lo fa per la liberazione della Palestina, ma per riabilitare Israele. Non sta facendo un favore ai palestinesi. Sta cercando di salvare la società alla quale appartiene, non per smantellare l’equilibrio dei poteri da cui trae beneficio. I suoi film in realtà non costituiscono una minaccia per Israele, ma gli permettono di presentare al mondo il suo lato progressista anche se sta distruggendo Gaza.  

Altri chiedono come si possano addirittura applaudire le testimonianze di colonialisti che raccontano i propri crimini. La visibilità li rende meno complici? Il fatto che una persona si opponga all’occupazione annulla il suo ruolo nella società degli occupanti? Anche se si sostengono i palestinesi si resta israeliani, si traggono vantaggi dai privilegi dello Stato, si fa parte della struttura all’interno della quale ha luogo l’oppressione.   

La reazione provocata da Abraham e da quelli come lui non è nata dal nulla. Tocca una ferita palestinese ben nota. Il mondo tende ad ascoltare in modo diverso gli israeliani e i palestinesi. Ciò offre credibilità, risonanza e prestigio a cose che i palestinesi hanno detto per decenni. Sembra che affinché le sofferenze dei palestinesi siano riconosciute debbano prima uscire dalla bocca di un israeliano.   

È una rabbia comprensibile. Ma questa rabbia talvolta porta a una conclusione problematica: che tutto quello che proviene dagli israeliani sia di per sé contaminato.   

Yuval Abraham e Rachel Szor sono dissidenti e in Israele i loro film non hanno suscitato entusiasmo, ma piuttosto rabbia, furore, uno scoppio di violenze, richieste di revoca della cittadinanza e persino il loro assassinio. Non sono stati accettati quali parte di un’opinione diffusa, neppure di quella progressista, ma bollati come traditori. Chiunque cerchi di presentarli come un’altra branca dell’hasbara israeliana, termine usato per i tentativi governativi di giustificare le loro politiche, sta ignorando la realtà.   

Abraham e i suoi collaboratori hanno accesso a documenti, testimonianze e fonti che noi palestinesi semplicemente non abbiamo. Possono entrare in luoghi a noi inaccessibili. Possono portare le voci del pilota, dell’ufficiale, dell’agente di intelligence, dell’operatore del sistema, del colono. Possono svelare il meccanismo dall’interno. Questo è un privilegio, ma ha un’importanza. Noi possiamo usare il loro aiuto per rafforzare le tesi palestinesi, non c’è bisogno di farci prendere dal panico.   

Ed è anche importante ricordare il momento in cui è stata creato questo film. Abraham e Szor hanno girato il documentario in un momento in cui, non solo agli occhi dei palestinesi ma anche a quelli degli ebrei dissidenti, Israele è meno simile all’Israele di Rabin e della colomba della pace sionista e più simile a “Non puoi fare un paragone”.   

Da palestinesi non dobbiamo vedere Yuval Abraham e Rachel Szor come eroi. Non dobbiamo levarci il cappello davanti a loro. Ma non è neppure il caso di crocifiggere gli israeliani che scelgono di farlo.

(traduzione dall’inglese di Mirella Alessio)

[riprodotto su www.zeitun.info]