Réquisitoire contre la doctrine de l’État israélien et l’impunité que lui concède l’Occident.
« C’est une famine que
nous aurions pu éviter »
— Tom
Fletcher, coordonnateur des secours d’urgence
de l’ONU, 22 août 2025
l y a, dans la scène du 19 mai 2026, quelque chose que l’histoire retiendra — non comme une bavure, mais comme un aveu. Au port d’Ashdod, Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, se filme lui-même. Autour de lui, quatre cent trente militants humanitaires agenouillés, mains liées dans le dos, têtes contre le bitume. Ces hommes et ces femmes venaient de quarante-quatre pays et naviguaient vers Gaza avec de la nourriture. Ils ont été interceptés en haute mer — dans les eaux internationales. Ben-Gvir brandit un drapeau. Une femme, l’Irlandaise Catrióna Graham, ose crier « Free Palestine ». Deux gardes lui plaquent la tête au sol. Le ministre sourit à l’objectif : « Bienvenue en Israël. Nous sommes les propriétaires ici. C’est ainsi que les choses doivent être. » Puis il diffuse la vidéo lui-même.[1].
Ce geste — non pas l’abus, mais sa publication
revendiquée — est le
point de départ de ce réquisitoire. Un homme qui filme sa propre cruauté et la
donne au monde ne craint rien : il sait qu’aucune conséquence réelle ne
viendra. Cette certitude a un nom : l’impunité. Et l’impunité a des
fournisseurs.
Disons-le d’emblée : il ne s’agit pas
ici de juger un peuple, une foi ou une civilisation. Les peuples ne sont pas
des régimes, et la critique d’un État n’est pas la haine de ses habitants. Ce
réquisitoire accuse des actes, des décisions, des noms et des chiffres. Il n’a
besoin d’aucune insulte. Les pièces suffisent.
I. Les témoignages
Commençons par les corps. Les avocats
d’Adalah — l’organisation israélienne de défense des droits arabes — ont
recueilli, dans la nuit du 20 mai, les déclarations de centaines de détenus à
Ashdod. Leurs rapports font état de violence à grande échelle, d’abus sexuels
et de tourments psychologiques avant le transfert vers la prison de Ketziot
dans le Néguev [2]. Miriam Azem, porte-parole d’Adalah, cite des balles en
caoutchouc, des humiliations organisées, du harcèlement sexuel — et un militant
contraint de courir nu sous les rires des gardes. Au moins trois personnes ont
été hospitalisées.
Ces voix ne sont pas isolées dans le temps.
Lors d’une flottille précédente, en octobre 2025, le journaliste italien
Saverio Tommasi décrivait des militants traités « comme
des singes », privés de médicaments [3]. Son confrère
Lorenzo D’Agostino mentionnait des chiens d’intimidation, des visées laser
pointées sur les prisonniers, et ses affaires personnelles « volées
par les Israéliens ». L’ancienne maire
de Barcelone Ada Colau parlait d’une « prison de haute sécurité où n’existait aucun État de
droit ».
Remontons encore. En 2010, sur le Mavi
Marmara, dix membres de la première flottille
furent tués par des commandos israéliens [4]. Aucun responsable ne fut jamais
jugé. La séquence se répète en 2025, en mai 2026 : flottille, interception,
abus, déportation, impunité. Ce n’est pas une répétition accidentelle. C’est
une méthode.
II. La famine comme arme
Le 22 août 2025, Tom Fletcher, coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, déclare officiellement la famine
dans le gouvernorat de Gaza. Ses mots sont chirurgicaux : « C’est
une famine que nous aurions pu éviter si on nous l’avait permis. La nourriture
s’accumule aux frontières en raison de l’obstruction systématique
d’Israël. »[5] Obstruction systématique : le mot est de l’ONU.
Les chiffres des agences onusiennes sont
d’une précision qui glace. Un enfant sur cinq à Gaza souffre de malnutrition
aiguë sévère, selon l’UNICEF [6]. Au 30 août, le ministère gazaoui de la Santé
dénombrait 332 morts de faim, dont 124 enfants [7]. Le PAM et les autres
agences disposaient pourtant, à ce moment-là, de suffisamment de vivres pour
nourrir l’ensemble des 2,1 millions d’habitants pendant au moins trois mois. La
nourriture existait. On ne l’a pas laissée entrer.
Organiser la famine d’une population civile
en bloquant une aide disponible : le droit international a un nom pour
cela. L’article 8(2)(b)(xxv) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale
classe parmi les crimes de guerre « le fait d’affamer intentionnellement des civils comme
méthode de guerre »[8]. Ces
procédures sont en cours. Le verdict judiciaire viendra.
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| Source : ujfp.org |
III. L’argent et le veto
Selon le Council on Foreign Relations [9],
les États-Unis ont octroyé au moins 16 à 18 milliards de dollars d’aide
militaire directe depuis le 7 octobre 2023 : obus de char, bombes, roquettes,
défense antimissile. Quatre-vingt-dix mille tonnes d’armement. Le Center for
International Policy résumait froidement [10] : « Israël a
employé à plusieurs reprises ces armes subventionnées par les États-Unis pour
commettre de graves atrocités en violation du droit américain et
international. » Ce n’est pas
un pamphlet qui l’écrit : c’est un centre d’analyse basé à Washington.
À l’argent s’ajoute le bouclier
diplomatique. Les États-Unis ont opposé six vétos depuis octobre 2023 aux
résolutions de cessez-le-feu [11]. En septembre 2025, quatorze membres du
Conseil réclamaient l’arrêt des combats, la levée des restrictions
humanitaires, le retour des otages. Washington, seul, a bloqué. Un État dont la
guerre résiste à l’injonction de l’ensemble de la communauté internationale
n’agit pas seul : il agit au nom de ce qui le protège.
Quant à l’Europe : elle a convoqué des
ambassadeurs après la vidéo d’Ashdod. Aucun contrat d’armement n’a été
suspendu. Convoquer un ambassadeur après avoir livré les bombes, c’est déplorer
la fumée tout en vendant l’allumette.
IV. L’aveu de l’accusé
La pièce la plus accablante n’est pas
apportée par les accusateurs : elle est prononcée par l’accusé. En janvier
2026, dans un entretien à The Economist, Netanyahou affirmait qu’Israël menait une bataille pour défendre « toute la
civilisation occidentale » contre
des « forces
fanatiques »[12]. Lorsqu’un chef de gouvernement se
proclame rempart de l’Occident, il désigne sa propre fonction : un poste
avancé n’agit jamais pour son seul compte. La cruauté d’Ashdod et la famine de
Gaza sont, de l’aveu même de leur commanditaire politique, accomplie au nom
d’un ordre plus vaste.
L’indignation occidentale l’a confirmé sans
le vouloir. L’ambassadeur américain Mike Huckabee, après la vidéo d’Ashdod, écrivait : « La
flottille était une opération stupide, mais Ben-Gvir a trahi la dignité de sa
nation ». Relisez : le scandale est l’image
abîmée, jamais la souffrance des militants. Netanyahou a ordonné la déportation « aussi
vite que possible » — pour
éteindre l’incendie médiatique. La crise était de communication, pas de conscience.
V. La longue durée et la loi
On objectera : un ministre, une vidéo.
Le dossier répond par la durée et par les textes. En 1953, l’Unité 101 du major Ariel
Sharon attaque Qibya : soixante-neuf civils
tués, en majorité des femmes et des enfants, écrasés sous des maisons
dynamitées [13]. Sharon sera Premier ministre un demi-siècle plus tard.
En 1956, la veille de la guerre de Suèz, la police des frontières abat à Kafr
Qassem quarante-huit civils — dont vingt-trois enfants — qui ignorent le
couvre-feu [14, 15]. Le tribunal militaire israélien condamne huit officiers ;
les peines sont soldées avant 1960. La doctrine de l’« ordre
manifestement illégal » naît
de ce procès. Elle n’a jamais été appliquée systématiquement.
En 1982, à Sabra et Chatila, des miliciens phalangistes liés à Israël massacrent
entre 1 300 et 3 500 civils en quarante heures, sous le contrôle militaire
israélien du périmètre [16, 17]. La commission Kahan — nommée par Israël,
présidée par le président de la Cour suprême — reconnut une « responsabilité
indirecte » et exigea la révocation de Sharon. Il ne fut jamais jugé. Il devint Premier ministre.
L’impunité n’humilie pas les hommes qui la reçoivent : elle les élève.
Aujourd’hui, la loi de 2026 portée par Ben-Gvir autorise la peine de mort pour des Palestiniens
reconnus coupables d’avoir tué des Israéliens — mais non l’inverse [18]. Il y a
un mot pour une loi qui crée deux catégories d’humanité devant la mort.
VI. Ce que l’honnêteté intellectuelle oblige à dire
Un réquisitoire qui veut durer ne choisit
pas ses pièces : il les affronte toutes. Israël a une presse libre — Haaretz, +972 Magazine — qui publie contre son propre
gouvernement. Adalah, dont nous tirons nos témoignages, est une organisation
israélienne. En 1982, quatre cent mille Israéliens ont manifesté à Tel-Aviv
pour exiger une enquête sur Sabra et Chatila. Ces contre-pouvoirs ont existé.
La thèse n’est donc pas qu’Israël serait
identique à lui-même depuis 1948 : ce serait faux. La thèse est plus
sévère : les digues intérieures cèdent. La
commission Kahan n’aurait pas laissé passer la vidéo d’Ashdod. Le gouvernement
de 2026, lui, s’en est indigné par communiqué et passé à autre chose. Qu’un
homme jadis condamné pour soutien à un groupe terroriste juif interdit soit
aujourd’hui ministre et légifère sur la vie et la mort : voilà l’échelle
du recul.
Achille Mbembe a nommé la logique qui
traverse cette histoire : la nécropolitique, ce pouvoir souverain de décider qui peut être tué et dans quelles
conditions sa mort laisse ou ne laisse pas de trace. Frantz Fanon décrivait le
monde colonial comme un monde coupé en deux, où la frontière passe entre des
humanités tenues pour inégales. Malek Bennabi, enfin, nommait « colonisabilité » cette disposition qu’une civilisation en déclin
laisse se creuser en elle — et qui rend possible sa sujection. Retournée, cette
notion désigne aussi l’incapacité du Sud global à construire les coalitions qui
imposeraient des conséquences réelles. C’est un défi adressé aux spectateurs
autant qu’aux acteurs.
VII. Le verdict
Trois choses précises, car la précision
seule engage.
Premièrement : que les fournisseurs d’armes répondent. Un État qui livre quatre-vingt-dix
mille tonnes d’armement et oppose six vétos à un cessez-le-feu n’est pas
spectateur : il est coaccusé. Les livraisons d’armes pendant une famine
officiellement déclarée par ses propres agences ne sont pas de la politique
étrangère : elles constituent une complicitation.
Deuxièmement : que la justice internationale aille à son terme sans veto ni chantage. Un
ordre international à géométrie variable n’est pas un ordre : c’est un
rapport de force déguisé en principe.
Troisièmement : que le Sud global cesse de sous-traiter sa voix. L’Afrique du Sud a montré
la voie. C’est dans cette direction que réside la seule réponse
structurelle : non l’indignation, mais l’action judiciaire et diplomatique
concertée, patiente, irréversible.
VIII. Coda : ce que l’histoire demandera
Il y a, dans l’épreuve de Gaza, quelque
chose qui dépasse le conflit régional et interroge l’humanité dans son
ensemble. Chaque époque produit ses grandes impunités — ces moments où un crime
est commis devant tous, et où chacun choisit de voir ou de ne pas voir. C’est
cette frontière, plus que les frontières territoriales, qui sépare les
civilisations qui avancent de celles qui déclinent.
La loi morale universelle — celle qu’Ibn
Khaldoun appelait la ‘asabiyya de
l’humanité entière, que Kant formulait comme l’impératif de traiter tout être
humain comme une fin et jamais seulement comme un moyen, que la Charte des
Nations Unies traduit en droit positif — n’admet pas d’exception géographique.
Un enfant qui meurt de faim à Gaza parce qu’on a bloqué la nourriture à sa
frontière n’est pas une victime de l’Histoire abstraite : c’est le
résultat d’une décision humaine, prise par des hommes identifiables, financée
par des budgets traçables, couverte par des votes nominatifs. C’est pourquoi ce
réquisitoire s’écrit avec des noms et des chiffres : parce que
l’abstraction est le premier refuge de l’impunité.
L’histoire jugera, comme elle l’a toujours
fait, non pas ceux qui ont eu raison trop tôt, mais ceux qui ont su, et qui se
sont tus. La vidéo de Ben-Gvir aura eu cette vertu involontaire : pendant quelques
secondes, le rempart a souri à la caméra, et derrière ce sourire on a entrevus
l’ordre qui le tient debout — ses budgets, ses vétos, ses silences organisés.
J’accuse, donc,
non pas une essence, mais des actes : des détenus humiliés, des enfants
morts de faim devant de la nourriture bloquée, une loi qui crée deux catégories
d’humanité devant la mort, une guerre poursuivie contre l’avis du monde.
J’accuse les mains qui arment et les vétos qui couvrent. Et je le fais avec des
noms, des dates et des chiffres — parce que c’est ainsi, et seulement ainsi,
qu’un réquisitoire traverse le temps.
Image en vedette : Capture d’écran. Source
: Association France Palestine
Références complètes en notes de bas de page. Cadre
théorique : A. Mbembe, « Nécropolitique », Raisons politiques, 2006 ;
F. Fanon, Les Damnés de la terre, Maspero, 1961 ; M. Bennabi, Le Problème
des idées dans le monde musulman, 1970 ; Ibn Khaldoun, Al-Muqaddima, XIVᵉ
siècle ; Charte des Nations Unies (1945), art. 1 et 55.
Notes :
1Vidéo
postée sur le compte X officiel de Ben-Gvir, 20 mai 2026. Sources : Al
Jazeera, « Outrage over Israel’s Ben-Gvir flotilla abuse video », 21 mai
2026 ; Times of Israel, même date.
2Adalah —
The Legal Center for Arab Minority Rights in Israel, communiqué du 21 mai 2026,
rapporté par Jerusalem Post (« Adaiah claims flotilla activists abused by
Israeli authorities ») et Peoples Dispatch (« Flotilla activists deported after
days of abuse », 21 mai 2026). Adalah est une organisation israélienne
accréditée auprès des instances judiciaires de l’État.
3Déclarations
de Saverio Tommasi à l’arrivée à l’aéroport de Fiumicino, rapportées par
l’Associated Press, 5 octobre 2025, et reprises par Al Jazeera (« More Gaza
flotilla activists allege mistreatment », 5 octobre 2025) et Euronews.
4Conseil
des droits de l’homme de l’ONU, rapport A/HRC/15/21 (« Rapport de la mission
internationale indépendante chargée d’enquêter sur l’incident de la flottille »),
septembre 2010 : conclusions d’exécutions sommaires. Commission Palmer
(Rapport du Secrétaire général de l’ONU, septembre 2011) : blocus qualifié
d’« illégal », force employée qualifiée d’« excessive et déraisonnable ».
5Tom
Fletcher, déclaration officielle du Bureau de la coordination des affaires
humanitaires de l’ONU (OCHA), 22 août 2025. Précédée de l’analyse IPC (Cadre
intégré de classification de la sécurité alimentaire) publiée en août 2025, qui
classifiait formellement la situation en « famine » selon les trois critères
techniques du Statut IPC Phase 5.
6UNICEF,
« A Gaza, la famine est imminente », rapport publié août 2025 : 23 %
des enfants admis en traitement pour malnutrition aiguë sévère en août 2025,
contre 12 % six mois auparavant. Plus de 500 000 personnes en
situation de famine IPC Phase 5, projection de 640 000 pour fin septembre
2025.
7Ministère
de la Santé de Gaza, communiqué du 30 août 2025, relayé par l’agence officielle
palestinienne WAFA. Chiffres confirmés dans leurs grandes lignes par
OCHA : au 13 août, le ministère de la Santé faisait état de 235 décès liés
à la malnutrition depuis octobre 2023, dont 106 enfants.
8Statut de
Rome de la Cour pénale internationale, art. 8(2)(b)(xxv). En mai 2024, le
procureur de la CPI Karim Khan avait demandé des mandats d’arrêt contre le
Premier ministre Netanyahou et l’ex-ministre de la Défense Gallant, notamment
pour ce chef d’accusation. La CIJ avait été saisie par l’Afrique du Sud dès
décembre 2023 (Requête en indication de mesures conservatoires, affaire
Application of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of
Genocide).
9Council on
Foreign Relations, « U.S. Aid to Israel in Four Charts », mis à jour octobre
2025. Chiffre de 16 à 18 milliards de dollars d’aide militaire directe depuis
le 7 octobre 2023, dont 8,7 Md$ au titre de la loi d’aide supplémentaire
d’avril 2024 et 3,8 Md$ annuels au titre du MOU. En mai 2025, le ministère
israélien de la Défense évaluait les livraisons à 90 000 tonnes d’armement
sur 800 avions-cargos et 140 navires.
10Center for International Policy, déclaration de Matthew
Duss, vice-président exécutif, 17 novembre 2025 : « The United States gave
Israel nearly $18 billion in weapons aid over the two years of the Gaza war –
and Israel repeatedly used those US-subsidized arms to commit grave atrocities
in violation of American and international law. »
11Sixième veto américain : Conseil de sécurité de
l’ONU, séance du 19 septembre 2025, projet de résolution S/2025/… exigeant un
cessez-le-feu immédiat et permanent, le retrait israélien et la levée des
restrictions humanitaires. 14 voix pour, 1 contre (États-Unis). Source :
UN News, « US vetoes Security Council resolution demanding permanent ceasefire
in Gaza », 19 septembre 2025.
12Benjamin Netanyahou, entretien avec « The Economist »,
janvier 2026. Cité dans War on the Rocks, « Does Guaranteeing Israel’s
Qualitative Military Edge Still Serve U.S. Interests? », février 2026.
13Nations Unies, résolution du Conseil de sécurité
S/RES/101 (1953), condamnant l’attaque de Qibya. 69 civils tués selon les
sources israéliennes elles-mêmes (rapport d’enquête militaire interne cité dans
Benny Morris, « Israel’s Border Wars », Oxford University Press, 1993).
14Tribunal militaire israélien, affaire
15Les faits de Kafr Qassem sont consignés dans le jugement
du tribunal militaire israélien de 1957 (affaire Ofer et autres). Bilan
officiel : 48 victimes (49 selon les sources arabes qui comptent le fœtus
d’une femme enceinte). Condamnation de huit officiers, peines réduites et
soldées avant 1960. La doctrine de l’« ordre manifestement illégal » (pkauda
mifaheret levina) est issue de ce jugement.
16Commission Kahan, rapport officiel du gouvernement
israélien, février 1983 :
17Commission Kahan (Kahan Commission of Inquiry), rapport
publié le 8 février 1983. Conclusions : « responsabilité indirecte »
d’Israël, responsabilité personnelle du ministre de la Défense Ariel Sharon
(« non-prévention »). Recommandation de révocation de Sharon. Fourchette de
victimes : 700 à 3 500 selon les sources (chiffre officiel
israélien : environ 700 ; journaliste Amnon Kapeliouk :
3 500).
18Human Rights Watch, « A Threshold Crossed : Israeli Authorities and the Crimes of Apartheid and Persecution », 27 avril 2021 : documentation du double régime juridique (droit civil pour les citoyens juifs israéliens, droit militaire pour les Palestiniens sous occupation). La loi sur la peine de mort : Knesset, 2026, signalée notamment par Al Jazeera, « Outrage over Israel’s Ben-Gvir flotilla abuse video », 21 mai 2026.
Laala Bechetoula est historien, journaliste et analyste
géopolitique
algérien indépendant. Il écrit sur
Trump, l’hégémonie américaine et l’effondrement de l’ordre international depuis
2025. Il est associé du Centre de recherche sur la
Mondialisation – CRM
[Source : [ [Source : www.mondialisation.ca]



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