Il est né en 1951 dans le Kansas donc vingt ans après il était dans l'armée et il en est sorti pacifiste, un pacifisme que Gilbert Baker a voulu aller vivre à San Francisco où, en tant qu'activiste pour les droits civiques, il a participé à de nombreuses mobilisations. En 1978 il a conçu un drapeau arc-en-ciel qui a fait le tour du monde. Les Italiens l'avaient déjà utilisé en 1961 mais à partir des années 1980 il est au cœur des luttes des homosexuels. Il est devenu le drapeau des fiertés, le drapeau de la Gay Pride. Le premier drapeau comporte huit bandes. Gilbert Baker donne à chacune des couleurs une signification : Rose : la sexualité, Rouge : la vie et la guérison, Orange : la santé et la fierté, Jaune : la lumière du soleil, Vert : la nature, Turquoise : la magie / l'art, Bleu : la sérénité / l'harmonie, Violet : l'esprit. Par la suite, le rose est supprimé car difficile à utiliser techniquement, puis Gilbert Baker fait supprimer le turquoise pour maintenir un nombre pair de couleurs pour une décoration de Market Street : le drapeau compte alors six bandes (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet) et devient définitif.
Avant 1978, le Français Maxime le Forestier et sa sœur Catherine sont passés par San Francisco en 1971 dans le quartier aujourd’hui décoré en permanence par le drapeau arc-en ciel. En 2011, pour fêter l’événement, sa maison de disque a tenté de retrouver la maison où séjourna le chanteur. Il trouva finalement l’adresse dans ses archives et, surprise, la maison n’était plus bleue. Pour l’événement elle a repris sa couleur initiale et a reçu une plaque pour rappeler San Francisco, le titre qui par hasard va propulser Maxime sur le devant de la scène.
Une chanson à la gloire des hippies où en effet on prend les repas à partir de 5 heures du soir, comme un peu partout aux USA, mais où ensuite les nuits étaient pleines de chansons.
Rappelant en 2011 quelques souvenirs il indique :
"J'ai vu des choses très étranges. Je me souviens d'avoir vu Allen Ginsberg déguisé en femme, lisant des poèmes en s'accompagnant au violoncelle. Ça m’a frappé !".
Remettre ses pas dans cette histoire a quelque chose d’émouvant. Comme pour tout le monde, la légende créée par la chanson ne correspond pas à la réalité et d’ailleurs j’aime bien Le Forestier quand il dit : « il faut se méfier du passé, prendre garde à ne pas inventer une légende".
Les hippies ne furent pas une légende, ni la folie d’une époque. La persistance du drapeau arc-en-ciel le prouve. Je n’aime pas cette pratique d’un quartier pour les Chinois, un autre pour les homosexuels etc. mais en même temps comment ne pas reconnaître que le combat des homosexuels n’étant pas facile, il était sans doute utile qu’ils se regroupent.
Souvent, pour des révolutionnaires purs et durs, la dignité des homosexuels est une lutte secondaire car elle ne change pas le système. C’est négliger le fait qu’à l’intérieur du système capitaliste, des libertés peuvent être gagnées, libertés qui ne sont pas seulement des tigres de papier pour un homosexuel !
En France, San Francisco est devenu, dans la chanson, un peu comme une légende. Et peut-être aujourd’hui, une nostalgie.
Je sais seulement que l’émotion, à écouter la chanson en 2014 est encore plus grande qu’en 1974 ! Jean-Paul Damaggio
San Francisco
C'est une maison bleue / Adossée à la colline
On y vient à pied / On ne frappe pas
Ceux qui vivent là ont jeté la clé
On se retrouve ensemble / Après des années de route
Et on vient s'asseoir / Autour du repas
Tout le monde est là / A cinq heures du soir
Quand San Francisco s'embrume
Quand San Francisco s'allume
San Francisco / Où êtes-vous
Lizzard et Luc / Psylvia / Attendez-moi
Nageant dans le brouillard / Enlacés roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare / Phil à la kena jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera / Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux on s'endormira
Quand San Francisco se lève...
C'est une maison bleue / Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied / On ne frappe pas
Ceux qui vivent là / Ont jeté la clé
Peuplée de cheveux longs / De grands lits et de musique
Peuplée de lumière / Et peuplée de fous
Elle sera dernière / A rester debout.
Si San Francisco s'effondre...
[Source : la-brochure.over-blog.com]

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