Un peu de clarté dans ce monde de (données) brutes
En fin de semaine dernière, une pétition impulsée par
l'association des archivistes français (AAF) attirait l'attention pour
deux raisons : son important nombre de signatures, et les critiques
qu'elle soulevait quant à sa véritable finalité. Concernant un
amendement au règlement sur la protection des données personnelles, elle
pouvait se comprendre comme un refus en bloc d'un texte qui vise à
protéger la vie privée. Hier, l'AAF a publié un communiqué pour
éclaircir la situation.
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| Les Archives nationales, ChodHound, CC BY-SA 2.0 |
À presque 40.000 signatures, la pétition avait soulevé quelques
doutes du côté des organisations comme La Quadrature du Net et
SavoirsCom1, qui les ont poussés à se désolidariser des protestations
des archivistes et des autres métiers de la recherche. Une confusion
persistait dans le texte, qui laissait entendre que tout le règlement
était menaçant pour les métiers de la mémoire et de la recherche.
Jeter bébé avec l'eau du bain, sur la base du seul amendement 83, c'est un peu ce que cette pétition leur inspire : « En
fait, cet article 83 est plutôt protecteur des données personnelles. Du
coup, la pétition nous semble mal positionnée, et condamne tout le
règlement sur la base d'un seul amendement » expliquait Silvère Mercier, cofondateur de SavoirsCom1, à ActuaLitté.
Depuis, la pétition a été corrigée, et l'Association des Archivistes
Français propose désormais un tableau récapitulatif des inquiétudes que
ce texte soulève au sein de la profession :
Un nouveau cadre juridique pour la protection des données à caractère personnel dans l'Union européenne est en projet. Ce cadre juridique sera composé :- d'un règlement général, qui vise la « protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données ».- d'une directive relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données « par les autorités compétentes, à des fins de prévention et de détention des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuite, ou d'exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données ».
Le document revient sur les amendements 1 à 350 que propose le
rapport Albrecht, amendements qui ne sont donc pas le règlement, et ne
sont par ailleurs pas encore inscrits dans les textes. Ce document,
accompagné d'un tableau récapitulatif, est accessible ici.
La pétition, actuellement proche des 39.500 signatures, est toujours en ligne.
Écrit par Antoine Oury
[Source : www.actualitte.com]

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