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sexta-feira, 25 de setembro de 2026

L’Holocauste et le génocide de Gaza : une comparaison interdite ?

Les personnes qui établissent des comparaisons entre l’Holocauste et ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens sont souvent rapidement accusées d’antisémitisme. Mais comparer n’est pas synonyme d’assimiler. Il existe certes des différences importantes, mais il y a aussi des similitudes. Dans cet article, j’examine les similitudes entre le traitement réservé aujourd’hui aux Palestiniens par Israël et celui infligé à l’époque aux Juifs par les nazis. 

Écrit par Anne-Ruth Wertheim 

Comment les peuples opprimés sont constamment contraints de choisir entre une nouvelle situation qui limite leurs options et une alternative qui leur est encore plus défavorable ? 

Et comment, de cette manière, on leur fait porter une part de responsabilité dans le sort inconnu qui les attend finalement ? 

Ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens est-il comparable à ce que les nazis ont fait subir aux Juifs ? 

Cette question a fait l’objet d’un débat considérable, notamment récemment après que Frans Timmermans eut fait une remarque en ce sens. Il a immédiatement été accusé d’antisémitisme, tout comme l’ensemble du parti PRO (le parti social-démocrate/vert des Pays-Bas), dont il est un membre éminent. Mais je soutiens qu’il avait raison : ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens peut en effet être comparé à ce que les nazis ont fait subir aux Juifs. 

Comparer n’est pas synonyme d’assimiler. Lorsque nous comparons des événements, ou des séquences d’événements – c’est-à-dire des processus historiques –, nous prenons en compte non seulement leurs similitudes, mais aussi leurs différences. Et il existe en effet des différences importantes entre ce que les nazis ont fait subir aux Juifs et ce qu’Israël fait subir aux Palestiniens. Il n’y a, par exemple, pas de chambres à gaz à Gaza ni en Cisjordanie. Mais les Juifs ne se sont pas simplement retrouvés du jour au lendemain dans les chambres à gaz d’Europe de l’Est. Ce dénouement a été précédé d’un processus long et laborieux, dont l’issue est restée longtemps entourée de mystère. 

Prenons l’exemple de ma grand-tante Phine Asbacher-van Gelder. Elle était l’une des sœurs de ma grand-mère, Heintje Wertheim-van Gelder. Phine et son mari vivaient dans une charmante petite maison avec jardin à Aerdenhout. En 1942, cependant, ils ont été contraints de déménager dans un appartement du quartier du Transvaal, à Amsterdam-Est, soi-disant pour leur propre sécurité. Les nazis ont concentré toute la population juive néerlandaise dans ce quartier, et au fil du temps, environ 80 % de ses habitants étaient juifs. Comme le quartier était géographiquement enclavé entre le canal Ringvaart et une ligne de chemin de fer surélevée, il pouvait facilement être complètement bouclé. Ma grand-tante et son mari furent ensuite transportés via la gare de Muiderpoort vers le camp de Westerbork, là encore soi-disant pour leur propre bien. Peu de temps après, ils furent déportés de là vers Sobibor, où son mari fut assassiné le 7 mai 1943. Phine elle-même fut assassinée quelques mois plus tard, le 23 juillet 1943. Ils avaient respectivement 61 et 59 ans. Ma grand-mère a échappé à ce sort en mettant fin à ses jours le 14 mai 1940, le jour où les Pays-Bas ont capitulé face à l’Allemagne nazie, en même temps que mon grand-père, Jonas Mozeszoon Wertheim. Ils avaient pressenti ce qui attendait les Juifs. 

Le processus progressif par lequel les Juifs ont été entraînés de plus en plus profondément dans un piège constitué de compartiments successifs a été décrit avec une grande clarté par le sociologue juif polonais Zygmunt Bauman. Dans son ouvrage influent publié en 1989, *Modernité et Holocauste*, Bauman montre comment ce mécanisme fonctionnait : à chaque étape successive, les Juifs étaient confrontés à un choix entre le mal et le pire. Ils étaient contraints de faire ce choix eux-mêmes, et c’est ainsi que ce système perfide les rendait complices du processus qui aboutit finalement à leur propre destruction. Pendant tout ce temps, l’issue finale de ce processus restait enveloppée de ténèbres. 

Ce même processus par étapes, dans lequel les gens sont contraints de choisir entre le mal et le pire à mesure qu’ils pénètrent dans chaque compartiment successif du piège, se retrouve également dans ce qui arrive aux Palestiniens à Gaza et, dans une certaine mesure, en Cisjordanie. Là encore, l’issue finale reste cachée à ceux qui sont pris dans ce processus. Tout a commencé lorsque les Palestiniens ont été chassés de force de leurs maisons et de leurs villages au moment de la création de l’État d’Israël. Les forces israéliennes leur ont tiré dessus depuis les collines, leurs villages ont été rasés, et il est progressivement apparu que leur seule chance de survie était de trouver refuge dans des camps de réfugiés. Là, ils ont été entassés, d’abord dans des tentes puis dans des bâtiments permanents, dans des conditions de plus en plus difficiles. Au début, ils pouvaient encore quitter les camps, par exemple pour aller travailler en Israël. Mais petit à petit, leur liberté de mouvement a été restreinte. 

À Gaza, cet enfermement a été renforcé par une clôture électrifiée entourant l’ensemble du territoire, avec des tours de guet disposées à intervalles réguliers d’où la population était placée sous surveillance armée jour et nuit. En Cisjordanie, le processus s’est déroulé quelque peu différemment. Des colons israéliens se sont installés dans un nombre toujours croissant de localités à travers le territoire, s’emparant de terres palestiniennes et construisant des colonies dont les Palestiniens étaient exclus. Ces colonies étaient reliées par un vaste réseau routier, tandis que les Palestiniens étaient confrontés à un système complexe de postes de contrôle qui restreignait de plus en plus leur liberté de circulation. 

Au fil des ans, diverses formes de résistance ont vu le jour à Gaza. Citons par exemple les manifestations largement non violentes de 2018-2019, au cours desquelles des groupes de Palestiniens non armés se sont approchés à plusieurs reprises de la barrière depuis l’intérieur de Gaza. Les Gazaouis ont pu constater de leurs propres yeux comment Israël réagissait à de telles actions : les manifestants étaient touchés aux genoux. Dès 2006, il y avait également eu des périodes récurrentes durant lesquelles des zones entières étaient bombardées, ce qui était invariablement présenté comme une punition pour des actes de résistance particuliers. À la suite de l’incursion du 7 octobre 2023 depuis Gaza vers le territoire israélien, ces bombardements sont devenus plus ou moins continus. Avant chaque bombardement, les habitants avaient le choix : ils pouvaient partir vers une autre partie de Gaza, où on leur disait qu’ils seraient en sécurité. C’était le moindre des deux maux, et la plupart s’y sont conformés et ont fui. Pourtant, une fois arrivés dans la zone désignée, ils découvraient souvent qu’ils y étaient également bombardés. Ils avaient en réalité été contraints de choisir entre le mal – abandonner leurs foyers – et le pire – être bombardés. Ces derniers mois, ce processus est allé encore plus loin. La zone totale dans laquelle les Gazaouis sont autorisés à se déplacer a été progressivement réduite par la mise en place de la « ligne jaune ». Là encore, le processus s’est déroulé de manière progressive, étape par étape. 

Les bombardements ont non seulement contraint la population à se déplacer sans cesse, mais l’ont également privée des rares moyens de subsistance qui lui restaient. Au départ, par exemple, les Gazaouis pouvaient encore cultiver une partie de leur nourriture. À présent, cependant, ils sont devenus presque entièrement dépendants de la nourriture et des médicaments qu’Israël autorise à entrer sur le territoire. De plus, depuis le 7 octobre 2023, les Gazaouis ne sont plus autorisés à travailler en Israël, au-delà de la barrière. Jusqu’alors, environ 20 000 personnes – soit environ 1 % de la population de Gaza – le faisaient. Ces travailleurs devaient subir chaque matin des procédures humiliantes avant d’être autorisés à franchir la barrière pour se rendre au travail, puis à nouveau le soir à leur retour. Depuis lors, cependant, pratiquement personne n’a été autorisé à entrer ou à sortir de la bande de Gaza. Une fois de plus, cette mesure a été justifiée au nom de leur propre protection : en dehors de Gaza, les Palestiniens seraient soi-disant en danger en raison de la colère des Israéliens suite aux événements du 7 octobre 2023. 

Enfant, j’ai moi-même vécu un processus similaire, étape par étape, où chaque étape successive vous confrontait à un choix entre le mal et le pire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ma famille croyait que, loin en Indonésie, alors encore une colonie néerlandaise, nous serions à l’abri des nazis. Mais nous allions bientôt découvrir que le bras long de l’Holocauste nous atteindrait là-bas aussi. En 1942, alors que j’avais sept ans, le Japon a envahi et occupé le vaste archipel indonésien. À l’époque, quelque soixante millions d’Indonésiens y vivaient, tandis que les Néerlandais, qui avaient jusqu’alors gouverné la colonie, n’étaient qu’environ 300 000. Pour les forces d’occupation japonaises, il fut relativement facile de dépouiller cette petite minorité néerlandaise de son pouvoir en l’enfermant dans des camps. Et c’est précisément ce qu’elles ont commencé à faire dès les premiers mois de l’occupation. Elles ont mis en place environ trois cents camps à travers l’archipel, chacun accueillant environ un millier de prisonniers, avec des camps séparés pour les hommes, les femmes et les enfants. Les conditions variaient d’un camp à l’autre, mais partout, les gens étaient entassés derrière des clôtures, recevaient bien trop peu de nourriture et pratiquement aucun médicament, et étaient soumis à des châtiments brutaux pour la moindre forme de résistance. Et ils étaient surveillés jour et nuit sous la menace des armes depuis de hautes tours de bambou. 

Mon père a été emprisonné le jour même où les autorités coloniales se sont rendues. Ma mère, en revanche, a pu rester quelque temps dans notre maison près de l’étang aux canards à Batavia – aujourd’hui Jakarta – avec ma sœur, mon petit frère et moi. Cela a été possible parce que, sur les conseils de mon père, elle avait retiré tout leur argent de la banque dès le premier jour de l’occupation. Après tout, les salaires n’étaient plus versés. De nombreux Néerlandais ont commis l’erreur de faire le contraire : ils ont déposé leur argent à la banque et se sont rapidement retrouvés sans moyens de subsistance, ce qui ne leur a laissé d’autre choix que d’entrer dans les camps d’internement. 

Mais un jour, on nous a dit, à nous aussi, qu’il valait mieux que nous soyons internés dans un camp pour femmes, appelé par euphémisme « quartier protégé ». Au début, les internés étaient encore autorisés à quitter ces locaux pendant la journée, mais très vite, ils ont été complètement bouclés. La perspective d’entrer dans le camp était profondément angoissante. Bien que très peu d’informations aient filtré depuis sa fermeture, nous avions compris que les conditions à l’intérieur ne cessaient de se détériorer. Pourtant, on nous disait qu’à l’extérieur du camp, nous risquions d’être attaquées par la population indonésienne, ce qui aurait été bien pire. Face à ce choix, nous avons décidé d’entrer dans le camp. Après y avoir passé un an, ma mère a de nouveau été confrontée à un choix qui allait avoir des conséquences considérables. 

Le 24 septembre 1944, nous avons reçu un ordre des autorités japonaises du camp stipulant que toute personne ayant ne serait-ce qu’une goutte de sang juif dans les veines serait transférée dans un camp séparé. Le Japon, bien sûr, était allié à l’Allemagne nazie, et après la guerre, il est apparu clairement comment, à ce stade de l’occupation, les nazis avaient réussi à persuader les Japonais de séparer les internés juifs des autres. 

Ma mère n’était pas juive elle-même, mais nous, en tant qu’enfants de notre père juif, étions à moitié juifs. Elle passait ses nuits à se demander si elle devait nous faire enregistrer comme tels, sachant que cela risquait de nous valoir d’être envoyés dans un camp pour Juifs tandis qu’elle devrait rester derrière. Elle se disait que les Japonais ne savaient probablement pas que « Wertheim » était reconnu comme un nom juif. Nos compagnons de captivité néerlandais, en revanche, le savaient parfaitement ; il aurait donc suffi qu’un seul d’entre eux nous trahisse. Et tout le monde savait ce qui pouvait arriver si l’on désobéissait à un ordre des Japonais. Ma mère ne pouvait pas consulter mon père. Il était loin, dans un camp pour hommes, et nous ne savions même pas s’il était encore en vie. Après la guerre, cependant, nous avons appris qu’il avait été confronté au même dilemme et qu’après mûre réflexion, il avait décidé de prendre le risque et de ne pas s’enregistrer comme juif. 

Finalement, ma mère a décidé d’éviter le pire scénario – la possibilité d’être séparée de nous – et a choisi ce qui semblait être le moindre mal. Elle s’est enregistrée comme juive, ce qui signifiait que nous n’étions plus classés comme demi-juifs, mais comme pleinement juifs. Nous l’avons donc accompagnée au camp de femmes juives de Tangerang. De là, avec les autres femmes et enfants juifs, nous avons été transférés au camp d’Adek, où nous sommes restés jusqu’à la fin de la guerre. 

Quelques jours avant notre transfert, j’ai été confrontée pour la première fois à l’antisémitisme. Je revois encore l’un des amis de mon petit frère, debout à quelques pas de nous, qui scandait : « Vous devez aller à Tangerang, parce que vous êtes des Klojoden ! » 

Pour nous, Tangerang – et plus tard Adek également – était bien pire que le camp d’où nous venions. C’était encore plus insalubre, les maladies étaient encore plus répandues, les médicaments quasi inexistants, encore plus de gens mouraient, y compris des enfants, et nous souffrions d’une faim encore plus grande.  Et là aussi, nous étions contraints d’assister à des scènes où des gardes indonésiens sous commandement japonais, qui avaient tenté de s’échapper, étaient battus jusqu’au sang – un avertissement brutal destiné à nous maintenir dans le rang. Pourtant, grâce à nos codétenues juives, qui avaient été transférées à Tangerang depuis d’autres camps de femmes à travers l’ouest de Java, nous avons appris que, pour certaines d’entre elles, les conditions dans notre camp constituaient en réalité une amélioration. 

Ainsi, en considérant la situation dans son ensemble et en comparant la ségrégation des Juifs par les Japonais à la persécution des Juifs par les nazis en Europe, on peut identifier un certain nombre de similitudes. Une différence fondamentale résidait toutefois dans le fait que les Japonais, d’après ce que j’ai pu établir depuis la guerre, n’avaient aucune intention de nous tuer. 

Revenons brièvement à ce qui se passe en Cisjordanie. Les Palestiniens n’y sont pas bombardés, mais eux aussi sont progressivement confinés dans des zones de plus en plus restreintes, tandis que leurs conditions de vie s’aggravent de jour en jour. Eux aussi sont sans cesse confrontés à des choix entre le mauvais et le pire et sont ainsi rendus personnellement complices de la détérioration de leur situation, sans savoir où ce processus les mènera finalement. Lorsqu’une nouvelle colonie israélienne est sur le point d’être établie – ce qui est souvent annoncé par l’apparition d’un mobil-home temporaire sur des terres palestiniennes –, les habitants savent ce qui risque de leur arriver s’ils résistent. Ils risquent d’être attaqués, souvent par des forces armées, et des personnes peuvent être tuées, avec l’aide de l’armée israélienne ou, à tout le moins, sous son œil vigilant. Alors, qu’est-ce qui est pire : risquer la mort ou abandonner ses terres ? 

Zygmunt Bauman a mis en évidence un autre aspect de l’Holocauste que l’on retrouve également dans la manière dont Israël traite les Palestiniens. Il s’agit des intervalles entre les ordres successifs par lesquels les nazis cherchaient à enfoncer les Juifs toujours plus profondément dans le piège. Ces intervalles ne devaient pas être trop courts, car les Juifs avaient souvent choisi le moindre de deux maux précisément dans l’espoir de gagner du temps. Si la mesure suivante intervenait trop rapidement, les nazis risquaient de perdre la coopération de leurs victimes potentielles. On observe un schéma similaire dans la manière dont Israël agit dans les territoires palestiniens, où un certain laps de temps s’écoule généralement entre une mesure et la suivante. 

Un dernier aspect de l’œuvre de Bauman que je tiens à souligner – et qui peut également s’appliquer à ce qui est infligé aux Palestiniens – est l’effort déployé par Israël pour dissimuler ses actions au monde extérieur. Les nazis ont déployé des efforts extraordinaires pour dissimuler leurs chambres à gaz au regard du public, et ils y sont remarquablement parvenus. On observe sans aucun doute un effort similaire visant à restreindre le regard extérieur à Gaza, où l’accès des journalistes a été sévèrement limité et où, comme chacun sait, de nombreux journalistes ont été tués.

En bref, comparer n’est pas synonyme d’assimiler. Il existe certes des différences entre la manière dont les nazis traitaient les Juifs à l’époque et celle dont Israël traite les Palestiniens aujourd’hui, mais il y a également des similitudes. Il doit être possible d’identifier et de discuter de ces similitudes sans que ceux qui le font soient vilipendés pour avoir établi cette comparaison.

 

Anne-Ruth Wertheim mène des recherches sur le racisme depuis des décennies. Ancienne professeure de biologie, elle est sculptrice et écrivaine et vit à Amsterdam.

Informed Comment

 

[Photo de Gaza par Hosny Salah : https://www.pexels.com/photo/child-in-gaza-camp-working-in-muddy-conditions-35934179/ - reproduit sur groupegaullistesceaux.fr]

segunda-feira, 7 de julho de 2014

“Vivimos en dos mundos paralelos y diferentes: el online y el offline”

Zygmunt Bauman. Sociólogo y filósofo. Hemos llegado a un punto en el que pasamos más tiempo frente a pantallas que frente a otras personas y eso tiene efectos perturbadores que no solemos percibir, dice este pensador.


Por Marina Artusa
En un mismo tono de voz e igual grado de expresividad, Zygmunt Bauman, el sociólogo más influyente de las últimas décadas, hace chistes sobre su sordera y reflexiona sobre la doble vida -online y offline- que, según él, define nuestra modernidad. “Venga de este lado –y señala el audífono escondido en su oído izquierdo- así puedo escuchar algo de lo que usted me diga y conversamos”, dice en una terraza de Lignano Sabbiadoro, el refinado balneario de la costa friulana, cerca de Udine, hasta donde Bauman vino a recibir el Premio Hemingway en la categoría Aventura del Pensamiento. Acaba de guardarse la pipa en el bolsillo. Tiene todavía en la mano dos encendedores y el paquete de tabaco Clan Aromatic, un blend de catorce tabacos diferentes elaborado en Holanda.
¿Qué aspecto de la vida moderna le hace perder el sueño últimamente?
Bueno, trato de simplificar y de encontrar un denominador común en lo que pienso y en lo que digo, porque vivimos en un mundo problemático y lo que subyace en común en todas las manifestaciones de los inconvenientes de estos tiempos es la fluidez, la liquidez actual que se refleja en nuestros sentimientos, en el conocimiento de nosotros mismos.
Bauman ya era un sociólogo prestigioso cuando lanzó su concepto líquido -esa idea de inconsistencia que para definir el mundo que nos rodea aplicó a la vida, al amor y a la modernidad- que le valió notoriedad mediática y popular: “Elegí llamar ‘modernidad líquida’ a la creciente convicción de que el cambio es lo único permanente y la incerteza la única certeza –dice él-. La vida moderna puede adquirir diversas formas, pero lo que las une a todas es precisamente esa fragilidad, esa temporalidad, la vulnerabilidad y la inclinación al cambio constante”.
¿Seguimos dominados por la incertidumbre?
La incertidumbre es nuestro estado mental que está regido por ideas como “no sé lo que va a suceder”, “no puedo planificar un futuro”. El segundo sentimiento es el de impotencia, porque aun cuando sepamos qué es lo que debemos hacer, no estamos seguros de que eso vaya a ser efectivo: “no tengo los recursos, los medios”, “no tengo el poder suficiente para encarar el desafío”. El tercer elemento, que es el más dañino psicológicamente, es el que afecta la autoestima. Uno se siente un perdedor: “no puedo mantenerme a flote, me hundo”, “son los demás los exitosos”. En este estado anímico de inestabilidad, maníaco, esquizofrénico, el hombre está desesperado buscando una solución mágica. Uno se vuelve agresivo, brutal en la relación con los demás. Usamos los avances tecnológicos que, teóricamente deberían ayudarnos a extender nuestras fronteras, en sentido contrario. Los utilizamos para volvernos herméticos, para cerrarnos en lo que llamo “echo chambers”, un espacio donde lo único que se escucha son ecos de nuestras voces, o para encerrarnos en un “hall de los espejos” donde sólo se refleja nuestra propia imagen y nada más.
¿Dónde lo pasamos mejor, online u offline?
Hoy vivimos simultáneamente en dos mundos paralelos y diferentes. Uno, creado por la tecnología online, nos permite transcurrir horas frente a una pantalla. Por otro lado tenemos una vida normal. La otra mitad del día consciente la pasamos en el mundo que, en oposición al mundo online, llamo offline. Según las últimas investigaciones estadísticas, en promedio, cada uno de nosotros pasa siete horas y media delante de la pantalla. Y, paradojalmente, el peligro que yace allí es la propensión de la mayor parte de los internautas a hacer del mundo online una zona ausente de conflictos. Cuando uno camina por la calle en Buenos Aires, en Río de Janeiro, en Venecia o en Roma, no se puede evitar encontrarse con la diversidad de las personas. Uno debe negociar la cohabitación con esa gente de distinto color de piel, de diferentes religiones, diferentes idiomas. No se puede evitar. Pero sí se puede esquivar en Internet. Ahí hay una solución mágica a nuestros problemas. Uno oprime el botón “borrar” y las sensaciones desagradables desaparecen. Estamos en proceso de liquidez ayudada por el desarrollo de esta tecnología. Estamos olvidando lentamente, o nunca lo hemos aprendido, el arte del diálogo. Entre los daños más analizados y teóricamente más nocivos de la vida online están la dispersión de la atención, el deterioro de la capacidad de escuchar y de la facultad de comprender, que llevan al empobrecimiento de la capacidad de dialogar, una forma de comunicación de vital importancia en el mundo offline.
Si nos sentimos cómodos conectados, ¿para qué nos haría falta recuperar el diálogo?
El futuro de nuestra cohabitación en la vida moderna se basa en el desarrollo del arte del diálogo. El diálogo implica una intención real de
comprendernos mutuamente para vivir juntos en paz, aun gracias a nuestras diferencias y no a pesar de ellas. Hay que transformar esa coexistencia llena de problemas en cooperación, lo que se revelará en un enriquecimiento mutuo. Yo puedo aprovechar su experiencia inaccesible para mí y usted puede tomar algún aspecto de mi conocimiento que le sea útil. En un mundo de diáspora, globalizado, el arte del diálogo es crucial. La diasporización es un hecho. Estoy seguro de que Buenos Aires es una colección de diversas diásporas. En Londres hay 70 diásporas diversas: étnicas, ideológicas, religiosas, que viven una al lado de la otra. Transformar esta coexistencia en cooperación es el desafío más importante de nuestro tiempo. Diálogo significa exponer las propias ideas, aun asumiendo el riesgo de que en el transcurso de la conversación se compruebe que uno estaba equivocado y que el otro tenía razón. El mejor ejemplo lo ha dado su Papa, el Papa argentino: apenas asumió, Francisco concedió su primera entrevista a Eugenio Scalfari, decano de los periodistas italianos y ateo confeso, y a un diario anticlerical como es La Repubblica.
¿La vida online es un refugio o un consuelo a esa falta de diálogo?
Hallamos un sustituto a nuestra sociabilidad en Internet y eso hace más fácil no resolver los problemas de la diversidad. Es un modo infantil de esquivar vivir en la diversidad. Hay otra fuerza que actúa en contra y es el cambio de situación en la regulación del mercado del trabajo. Los antiguos lugares de trabajo eran ámbitos que propiciaban la solidaridad entre las personas. Eran estables. Eso cambió hoy con los contratos breves y precarios. Las condiciones inestables, fluctuantes y sin perspectivas de carrera no favorecen la solidaridad sino la competencia. Estos dos factores no incentivan a la gente para el diálogo. Soy una persona ya mayor y creo que me voy a morir sin ver este problema resuelto.
Surgen en distintos lugares del mundo, sin embargo, procesos de autoorganización social desde abajo. Vecinos que se autogestionan para resolver problemas como la inseguridad o para recuperar la sociabilidad perdida. ¿Es una alternativa o un paliativo?
Lo que usted señala es muy importante. Es crucial para la actual situación porque todas las instituciones de acción colectiva que heredamos de nuestros ancestros, aquellos que desarrollaron las bases de la democracia moderna como el poder tripartito, el parlamento en las democracias representativas, las elecciones, la Corte Suprema, ya no funcionan adecuadamente. Todas estas instituciones tenían una única y misma idea en mente: establecer las reglas de la soberanía territorial. Pero vivimos en condiciones de globalización, lo que significa que nadie es territorialmente independiente. Ningún gobierno hoy puede decir que tiene pleno control de la situación porque se vive en un mundo globalizado donde los mercados, las finanzas, el poder, todo está globalizado. Entonces, aquellas instituciones que una vez fueron efectivas en establecer la independencia territorial para un mejor desarrollo del Estado moderno, hoy son inservibles para afrontar el tema de la interdependencia a la que nos enfrenta la globalización.
¿Los gobiernos son ciegos o necios al punto de no admitir la globalización?
Proponen soluciones locales a problemas globales. No se puede pensar con esta lógica. Es preciso desarrollar soluciones que renieguen de las fronteras territoriales del mismo modo que lo han hecho los bancos, los mercados, el capital de inversiones, el conocimiento, el terrorismo, el mercado de armas, el narcotráfico.
¿Y eso daría origen a las nuevas formas de autoorganización?
Surgen proyectos interesantes como Slow Food o Médicos Sin Fronteras. Jeremy Rifkin (economista y teórico social estadounidense) escribió un libro que se publicó el año pasado - The Zero Marginal Cost Society. The Internet of Things, The Collaborative Commons, and the Eclipse of Capitalism (El costo social cero. La Internet de las cosas, los bienes comunes colaborativos y el eclipse del capitalismo)- donde señala que una nueva realidad está emergiendo aún inadvertida por la opinión pública. Los mercados competitivos están siendo reemplazados por lo que él denomina “collaborative commons”, el bien común colaborativo, donde la gente no busca la ganancia personal sino la cooperación, reunir fuerzas y compartir. Compartir conocimiento, recursos. Compartir felicidad, compartir welfare.
¿Usted está de acuerdo?
No sabría decir si Rifkin tiene razón o no. El dice que la tecnología resolverá el problema, que lo hará por nosotros. Para mí eso es una reedición del determinismo tecnológico que no me gusta. Me resulta improbable sugerir que la cuestión esté resuelta y que el éxito de la transformación en curso esté preestablecido. Un hacha se puede usar para cortar leña o para partirle la cabeza a alguien: mientras la tecnología determina la serie de opciones abiertas a los seres humanos, no determina cuál de estas opciones al final será elegida o descartada. Qué puede hacer el hombre es tal vez una pregunta que puede dirigirse a la tecnología. Pero qué hará el hombre debe preguntarse a la política, a la sociología, a la psicología. La gente está buscando alternativas a las instituciones que no están funcionando. Hacen lo que nadie hará por ellos. Eso es innegable.


[Foto: CÉZARO DE LUCA - fuente: www.clarin.com]


terça-feira, 29 de abril de 2014

Jornalistas contra a mediocridade musical

Por Dioclécio Luz


Já não temos mais o direito de errar. Basta de mediocridade musical (MM). A trilha sonora do país não pode continuar sendo o lixo que atinge o cérebro, polui o coração e atrai as moscas varejeiras lambedoras de jabá. Convoco os colegas jornalistas para que ergam a cabeça e caiam na dança do Zarastustra nietzschiano não se deixando abater pela MM que assola o Brasil.

Invoco o espírito dos deuses ateus e a energia dos poetas deste país e do mundo. Invoco a deusa música, ateia e anarquista por natureza, razão e metafísica, para desfazer as trevas que se abatem sobre o país. Precisamos cravar uma estaca no coração dos vampiros que sugam a arte e a criatividade musical.

Música ruim sempre existiu, mas há pelo menos 30 anos que a música de má qualidade tomou posse das rádios, TVs, jornais e revistas, sites, “faces”, blogs. Agora é nossa obrigação enquanto jornalistas usar o cérebro e dizer a verdade. Por uma questão de estética e também de ética. Não se pode ficar calado enquanto o povo é enganado, levado a consumir o lixo, levar para casa e armazenar na alma esta coisa ruim que eles chamam de música.

Um país que tem Elomar e Caetano, Gil e Chico César, Lenine e Beto Brito, um Brasil que já deu Luiz Gonzaga e Caymmi, João Gilberto, Tom Jobim e Jackson do Pandeiro, não pode cair tanto. É preciso vergonha na cara e alegria da alma para dizer em alto e bom som estéreo: longe mim a MM!

Buraco musical

Não podemos deixar nos abater pelo mau gosto generalizado. Menos constrangimentos e mais verdade é o que peço aos colegas radialistas e jornalistas. Devemos ser sinceros. Devemos a sinceridade ao mundo. Sim, claro, esta convocação é para os caranguejos que têm cérebro, para os que fazem rádio e jornalismo e os que sabem de música, sabem de arte e desconfiam dos negócios que alguns chamam de arte. Menos jabá e mais arte, é o espírito do nosso manifesto.

Este é um manifesto pelo saber da música. Para fugir da língua fácil, da vida fácil, do jeito mais fácil de falar dessa MM. Este manifesto faz a defesa da poesia e da inteligência e por isso é contra bordões do tipo “e agora o sucesso do momento”. Vamos nos educar.

Sim, para ouvir música é preciso o mínimo de educação musical. Uma educação que começa pelos ouvidos. O povo, esse ente inexistente, assim definido porque é massa para ser comandada, infelizmente, é enganado, censurado. Censuram o acesso a nossa riqueza maior, o grande patrimônio sonoro musical do mundo. Dizem as empresas e os que fazem a MM: “temos que respeitar a vontade do povo”; ou dizem: “o povo gosta disso”. E é uma dupla mentira, primeiro porque povo não existe, o que existe é gente, ser humano, sociedade, pessoas... Segundo porque, na verdade, são eles que não respeitam essa gente, vendendo o pior da nossa música – sertanejo de plástico, pagode de televisão, “forró” elétrico, axé, romântico de feira livre, arrocha... Essa uma meia dúzia de gêneros que domina as rádios e TVs brasileiras, produtos pasteurizados, homogeneizados, de uma indústria criadora do descartável, do supérfluo. O consumismo na música é a nossa desgraça musical. Bandas e cantores e “músicas” têm prazo de validade: produtos de mercado, são autodestrutíveis como os programas da Microsoft, como o galã da novela, como os filmes de Hollywood. Baumann explica o consumo; Freud esclarece sobre a patologia; Ariano Suassuna enterra a MM.

Vamos pulverizar o sofisma mofado do mercado: “gosto não se discute”. Discute-se sim. Principalmente quando ele não é uma escolha, mas uma imposição do mercado, produto da censura e do jabá. Como acreditar que se trata de gosto popular se ao ouvinte lhe foi imposto esta música ruim? Ludibriado pelo jabá, ele acredita que escolhe. E não é isso. A bem da verdade o “povo” tem gostado do que lhe determinam gostar. Para perceber isso não é preciso que um médium invoque os rapazes da Escola de Frankfurt. Hoje, ouvir música boa é coisa de elite. Elite hoje é Luiz Gonzaga, Chico Science, Orquestra Contemporânea de Olinda, Papete, Siba, Fagner, Geraldo Azevedo, Alceu Valença, Ivanildo Vilanova, Oliveira de Panelas, Eddie, Otto, Zeca Baleiro e tantos outros cantores e cantoras segregados pelo jabá porque não fazem ou cantam música medíocre. Só uns poucos ouvintes podem mudar de estação. Porque rádio ou TV comercial que não seja só jabá não há em todo canto. Restam as emissoras livres para escolher o que tocar: são as educativas, públicas/estatais, comunitárias. Todavia, deve ser feita a exceção às muitas rádios que se apresentam como comunitárias (e têm até a “autorização” do Estado) mas pertencem a padre, pastor, empresário ou político.

Este manifesto é contra o fascismo do jabá porque ele segrega, discrimina, censura a nossa arte e o povo brasileiro.

Este manifesto não defende o sertanejo de raiz, a música de raiz, o regional, ou coisas do gênero, como se neles estivesse a nossa salvação. Porque isso é bom, mas não é o bastante. O que se defende aqui é a música enquanto arte – o que ela traz de novidade, originalidade, criatividade. Quando dez ou vinte bandas tocam do mesmo jeito com a mesma letra e a mesma melodia, chamar isso de música é uma agressão à cultura e à inteligência humana. No limite é uma arte menor, pobre. O que você diria de um pintor que pinta o mesmo quadro e faz uma exposição com 20 pinturas iguais? Chamaria de artista? E se vinte pintores pintassem a mesma coisa, gerando 400 quadros iguais? Poderiam ser chamados de artistas? Mas é assim que a MM se propaga, seu espírito de PVC sobrevive se copiando, repetindo-se, clonando-se. São vampiros de plástico que, como tal, produzem gases de efeitos estufa sobre a alma brasileira.

Isso tem a ver com a possibilidade de o planeta virar churrasco devido às mudanças climáticas. A nossa capacidade de adaptação, que é uma virtude dos seres vivos, no caso das mudanças climáticas é a nossa desgraça. As pessoas, os governantes e as instituições estão se adaptando à possibilidade de fim de mundo. Se o clima está cada vez mais quente, ao invés de propor mudanças no sistema de produção e alimentos, a Embrapa pesquisa sementes que se adaptem ao forno anunciado. Na música ocorre algo parecido, a MM infesta cada vez mais o mundo e a gente – jornalistas e radialistas – se adapta, aceita isso como se não tivéssemos o poder de reclamar, opinar, denunciar, exigir coisa melhor. Chegamos ao buraco musical, chafurdamos na lama, somos obrigados a comer lixo, porque o jornalista de cultura desistiu, adaptou-se; ele não reclama – anuncia o lixo, a MM, do mesmo modo que anuncia um show de craques como Yamandu Costa, Uakti, Marisa Monte, Luiz Melodia, Ednardo, Wado ou Belchior. Já não diferencia a mediocridade do que é bom, sujeita-se à ditadura do mercado, ao fascismo do mau gosto.

Coração congelado

Este manifesto é contra a produção em série do mercado, quando uma pretensa arte se esgota nas gôndolas de emissoras e revistas de fofocas. Isso sempre existiu, mas a arte sempre foi maior do que isso. Este manifesto faz a defesa da arte. A arte que gerou a Tropicália, o Movimento Armorial, o Clube da Esquina, a Vanguarda Paulista, o Mangue Beat, Pessoal do Ceará e tantos outros movimentos sem nome, tantos bons cantores e cantoras, não pode retroceder para a música de plástico. O país que tem Vanessa da Mata, Ná Ozzeti, Marisa Monte, Gal Costa, Elza Soares, Rita Ribeiro; o país que já deu Marinês, Nara Leão, Elis Regina, Clara Nunes, Ângela Maria, Maysa, não pode se representar por vendedoras de xampu e cerveja que se apresentam como cantoras de música. Não são estas que nos orgulham. Vender xampu exige uma arte e uma inteligência, mas a música é outro tipo de arte.

Na verdade, a arte de verdade não tem pais de origem. Quando ela é grande ela se perde da pátria de origem. Yamandu Costa, Hamilton de Holanda, Dimas Sedícias, Roberto Correia, Hermeto Paschoal são grandes em qualquer língua. Do mesmo modo é bem-vinda a boa música de todos os lugares. Precisamos, porém, exorcizar esta alma de cachorro vira-latas anunciada por Nelson Rodrigues e olhar de frente, ao mesmo tom e volume, a música de fora. O maluco beleza Raul Seixas já debochou de quem acha que tudo de bom está vem dos States: “Lá em Nova York todo mundo é feliz”, dizia. E faz tempo. Mas quem ouviu Raul? Tem gente ainda comprando e ouvindo o lixo do império somente porque vem de lá.

Acordai radialista: também se faz música na Itália, Chile, Moçambique, Israel, Espanha, Portugal... Não tenha medo de procurar fora do eixo Nova York-Londres. A boa música, a mais criativa, a mais original, não frequenta as boates de Manhattan. Fique à vontade para usar o cérebro e dizer que essa música bate-estaca e suas muitas variáveis poderiam ter sido feitas por uma minhoca ou por uma bactéria. Atenção, a MM internacional prefere o inglês. Se você jornalista só ouve música em uma língua – o inglês do patrão, ou o português da Casa Grande –, acredite, é porque ainda não conhece a boa música do mundo.

Radialistas e jornalistas, não se deixem iludir pelo mercado que diz que o samba é o único gênero brasileiro, ou o maior de todos. Esse dogma foi feito pelos mercadores não pelos artistas. O samba é somente um dos milhares de gêneros musicais que brotam no Brasil. O país ganhou arte com a música de Cartola e Noel, Monarco e Martinho da Vila, mas esse bom samba não resume o Brasil. Neste país mestiço, onde se mistura sushi com feijoada, a cada dia brotam milhares de opções musicais. Elas estão por toda parte. Você ouviu, colega jornalista? Abra os olhos, cabra! Falar de música sem conhecer música é um crime contra os ouvintes e os leitores.

Este manifesto é contra a axé e em favor da Bahia de todos os sons. Feliz quem nasce na Bahia de João Gilberto, Moraes Moreira, Baby do Brasil, Pepeu Gomes, Armandinho, Caetano Veloso, Gilberto Gil, Bethânia, Rudnei Monteiro, Raul Seixas, Xangai, Elomar. A Bahia é grande, mas a boa música que muitos ainda fazem é confinada aos guetos, cercados por uma muralha de axé. A Bahia, que já me deu régua e compasso para ampliar os limites do mundo, foi aprisionada numa pretensa “música baiana”, feita de plástico e silicone, identificada por ser igual a todas.

Este manifesto é contra a música gospel entrando pelos sete buracos da minha cabeça e destruindo meus neurônios. Ninguém suporta mais essa praga que tomou o dial de tudo que é rádio do Brasil. Pelo amor de Deus, respeitem os meus cabelos brancos, respeitem meu direito ao silêncio, respeitem a minha epifania que é gostar de arte. Católicos e evangélicos do meu Brasil sejam menos zelotas e mais cristãos, menos ambiciosos e menos avarentos, deixem as emissoras tocar música. Já paguei todos os meus pecados sendo tolerante a esse ruído que vocês chamam de música. Eu sei que vocês se amam como a si mesmos, mas sejam tolerantes e respeitem a minha alma. Toquem para vocês e deixem meus ouvidos em paz.

Quanto a isso que carimbam como música sertaneja, Herbert Daniel, o Betinho, explica que sua origem é dos anos 1970, quando a soja se expande e surgem os latifúndios, e os fazendeiros modernos. É quando os novos ricos do campo nem no campo moram mais. Frequentadores de Miami não queriam ser confundidos com a gente do Brasil. E dos Estados Unidos trouxeram a fantasia de vaqueiro de faroeste e a pretensa música country. Junto veio o rodeio. Como no Texas, onde a pena de morte é lei, trata-se de uma festa marcada pela crueldade contra o boi e o cavalo. A trilha sonora desta festa pobre é a MM. E ela é tal qual o gado nelore no pasto: tudo igual, nascido para morrer.

Senhoras e senhores radialistas e jornalistas, a MM não contesta, não provoca, não tem nada de original. Somos contra a MM porque ela faz mal ao cérebro e provoca o congelamento do coração. Somos contra a MM porque ela dá a entender que o Brasil se reduziu a isso. Que toquem a música MM – afinal, sempre existiu música MM –, mas que todos saibam que ela é menor e não representa a nossa riqueza musical. Pavões de lantejoulas de níquel, elas são muitas, mas não sabem avoar.

Inteligência e sensibilidade

Este manifesto é em defesa da boa música. Porque dela o artista sempre pode capturar um pedaço, parte ou partida, plantar e fazer algo maior. A boa música não tem prazo de validade – imune ao tempo, não precisa de botox para ser feliz; como toda boa arte o tempo passa e ela fica, baobá na alma da gente.

Este manifesto é contra o fim do mundo anunciado nas praias e clubes e baladas onde essa praga toca. É contra essa poluição que mata, aniquila, devora cérebros humanos. É preciso que o Ibama e a Organização Mundial da Saúde sejam chamados porque muitos morrerão nesse apocalipse que já se instalou nas praias a bordo de carrões e sonzões e botecos chiques ou fedorentos... Todos tocando a mesma MM numa Babilônia que nenhum profeta poderia prever. Se existe o inferno, a MM é a música mais pedida por lá.

Por fim, convoco os gestores de recursos públicos, prefeitos e secretários de Cultura, a não patrocinarem a MM. O povo merece o melhor. Se o que há na mídia é educação para o consumo do lixo, é obrigação do gestor mudar o rumo. Gestor de cultura que patrocina evento com esse tipo de música concorre para a inutilidade do cargo, é prova de que não entende nada de cultura. É a pessoa errada no lugar errado.

Esse manifesto defende a inteligência, a beleza, a alegria, a poesia, a música que o Brasil e o mundo produzem de melhor. Defende que o “povo” tenha acesso a músicas boas e não somente a essa coisa ruim, a MM. Defende que o “povo” tenha acesso a todo tipo de música e não somente as medíocres como ocorrem hoje, para que ele possa escolher o que ouvir. Convoca os colegas, jornalistas e radialistas, para que usem a inteligência e a sensibilidade para opinar, criticar, exigir dos meios de comunicação mais respeito com a nossa cultura, nossa história musical. A música brasileira é muito maior que a MM que nos vendem.
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Dioclécio Luz é jornalista e radialista, autor do livro A arte de pensar e fazer rádios comunitárias.


[Fonte: www.observatoriodaimprensa.com.br]

segunda-feira, 30 de dezembro de 2013

MIB (Música Imbecil Brasileira): o sertanejo universitário na era da imbecilidade monossilábica

Por Rafael Teodoro
Um movimento circular, no qual aquele que nada tem a oferecer intelectualmente alimenta com sua arte quem já se encontra morrendo de inanição cerebral
Há uma tendência idiomática, estudada pelos gramáticos e linguistas, e mesmo constatável empiricamente, que consiste na ação do falante de abreviar as palavras. Assim, palavras longas são reduzidas ao longo do tempo. Exemplo clássico encontra-se no pronome “vocês”. Esta forma, tal como se encontra hoje registrada nos léxicos, nem sempre se pôde considerar “correta”. Em Portugal, a nação europeia da qual o Brasil herdou seu idioma oficial, houve um tempo em que o pronome de tratamento real era “vossa mercê”. Expressão longa, a passagem dos séculos tratou de vulgarizá-lo, abreviando-o. Hoje o escrevemos apenas como “vo­cê” — considerando-o plenamente aceitável nos rígidos quadrantes da gramática normativa culta.

Talvez a necessidade de fluidez nos diálogos possa explicar, ao menos em parte, esse movimento de “encurtamento” das palavras numa língua. O interlocutor apressado deseja exprimir suas ideias e sentimentos com rapidez. Logo, usa de vocabulário que lhe proporcione a celeridade almejada. E é aí que a abreviação encontra campo fértil para desenvolver-se, porquanto parece ser de fácil compreensão que palavras curtas propiciam agilidade a uma conversa. Nos tempos presentes, na afamada “era digital”, esse mo­­vimento, outrora secular, acelerou-se. Hoje é possível notar sem dificuldades o re­crudescimento do processo de abreviação das palavras de um dado idioma.

Para citar novamente o caso do “você”, nas redes sociais e nos programas de comunicação instantânea via internet, aquele pronome, cuja forma culta na atualidade já é uma redução da original, foi novamente “mutilado”, tornando-se um singelo “vc”. Idêntico fenômeno se observa no verbo “teclar”: quando usado na denotação de “acionar por meio de teclas”, o usuário da internet tem preferido um simples “tc”.

Essas transformações linguísticas, se de um lado operam-se nos rastros das consequências sociais da globalização — aquilo que o sociólogo Zygmunt Bauman chamou de “modernidade líquida” —, de outro decorrem de uma tentativa de estabelecimento de um signo linguístico capaz de comportar uma sociedade acelerada e sem freio. Eis o “idioma da velocidade”.

O “idioma da velocidade”, dessa maneira, pode-se considerar como sendo o sistema de comunicação mediante o qual o interlocutor prioriza a ligeireza da interlocução: o diálogo deve ser rápido, fluido, “líquido”, mesmo que, para tal fim, seja preciso sacrificar regras comezinhas de sintaxe ou abreviar impiedosamente as palavras.

Um conceito obscuro no cancioneiro nacional

Guilherme e Santiago
A ideia de “idioma da velocidade”, que ora estou a propor, encontrou terreno fecundo na música comercial brasileira. Especifi­camente, refiro-me ao gênero que se convencionou chamar de “sertanejo universitário” — atualmente dominante em todas as rádios do País.

O conceito de “sertanejo universitário” é dos mais obscuros do cancioneiro nacional. Trata-se de uma aparente “contradictio in terminis”, afinal, “sertanejo” remete à ideia de “sertão”, área agreste, rústica, visto que distanciada dos grandes centros urbanos. Já “universitário” é adjetivo que se liga incontinenti à “universidade”, isto é, espaços de difusão dos saberes científico e filosófico e que, o mais das vezes, situam-se justamente em áreas de intensa urbanização. Por isso, já houve quem quisesse definir “sertanejo universitário” como sendo o “caipira que passou no vestibular” ou “o cidadão urbano com origens no sertão”. Nenhum desses conceitos, é claro, corresponde à realidade. De “sertanejo” esse universitário não tem absolutamente nada. Cuida-se, sim, da juventude da cidade que decidiu colocar um chapéu de cowboy e “cair na balada”.

Do ponto de vista musical, o sertanejo universitário hoje é um gênero musical utilizado comumente para designar a fórmula da “música dançante feita para gente descerebrada”. É o correspondente hodierno, do século 21, ao que foi a axé music no fim do século 20, mais precisamente na década de 1990: a demonstração cabal de que o físico alemão Albert Einstein estava certo quando afirmou: “Duas coisas são infinitas: o universo e a estupidez humana. Mas, quanto ao universo, ainda não estou completamente certo disso”.

A década perdida da música brasileira

Michel Teló
Recordando os tristes anos de 1990, a década perdida da música brasileira, o império da axé music na indústria fonográfica nacional proporcionou algumas das mais constrangedoras composições que alguém, su­postamente um ser racional, já foi capaz de escrever. Naqueles idos, expressões do quilate de “vai dançando gostoso, balançando a bundinha” tornaram-se símbolos de uma geração destruída pelo assédio constante da lógica hedonista do “prazer carnavalesco ininterrupto, curtição acéfala e exibicionismo de corpos plasticamente esculpidos na academia”. Era o princípio de uma tendência irrefreável, que só se acentuaria ao longo dos anos na música brasileira: a substituição do cérebro pelas nádegas. Era o começo da MIB: Música Imbecil Brasileira. O acrônimo de uma geração de jovens destruída pela estultice.

O grau de estupidez a que os ouvidos humanos foram submetidos nessa “idade das trevas” das rádios do País pode ser muito bem representado num dos hits do mais emblemático dos grupos surgidos no período. Refiro-me ao É o Tchan e a sua antológica “Na boquinha da garrafa”, sucesso radiofônico absoluto, cujas coreografias foram repetidas incessantemente em programas de auditório dominicais, com suas dançarinas calipígias “engatando” bem-sucedidas carreiras nas capas de revistas masculinas e no mundo das sub-celebrity. Vejamos: “No samba ela gosta do rala, rala. Me trocou pela garrafa. Não aguentou e foi ralar. Vai ralando na boquinha da garrafa. É na boca da garrafa. Vai descendo na boquinha da garrafa. É na boca da garrafa”.

A letra dispensa comentários e, por si só, revela a mais absoluta falta de respeito próprio, menos de quem compôs e produziu o grupo — um empresário na tarefa de lucrar na indústria do kitsch —, mais da parte de quem anotou na sua biografia momentos de supremo constrangimento “ralando na boquinha da garrafa”.


Quanto ao exibicionismo a que me refiro como caracterizador do período, este se notava na quantidade imensa de pessoas que passaram a trajar abadás multicoloridos qual uniformes denotativos de um suposto status citadino jovem, com os símbolos do “carnaval fora de época”. Havia mesmo uma hierarquia curiosa nas vestimentas: dependendo da cor do abadá, o sujeito era “playboy/patricinha” ou “pobre/povão”, pois já se sabia antecipadamente o preço elevado que se pagava para estar no bloco da “cervejada” ou dos “chicleteiros”, relegando o setor da “pipoca” para o vulgacho empobrecido. Foi também uma época de criatividade única no desenvolvimento de coreografias para as muitas “danças” que surgiam: do vampiro, da manivela, da tartaruga, do tamanduá, do morcego. Quase toda a fauna brasileira foi vilipendiada, digo, homenageada nessas composições.

Ivete Sangalo merece uma atenção especial. Originalmente vocalista da Banda Eva, seguiu o caminho para o qual todo “artista” de axé está direcionado: a carreira solo. Sangalo soube aproveitar como ninguém a catapulta. Carismática e muito bem assessorada, ela sabia que seu repertório grotesco não a sustentaria mais do que alguns verões fora de Salvador. Assim, tratou de cultivar uma imagem que a projetasse como cantora para além da axé music, que principiava a agonizar nas vendas das gravadoras. Hoje, contando com o apoio de quase toda a mass media brasileira, que a tem por “grande cantora”, é empurrada “goela abaixo” do público pela televisão, que lhe dá um espaço imenso nos principais canais abertos, sem contar os sucessivos apelos propagandísticos. Mas nem toda a máquina publicitária pode esconder a péssima qualidade do seu repertório, que não resiste a um exame qualitativo mais minucioso. “Carro velho”, sucesso comercial na sua voz, revela bem o quão criativa é a leitura de mundo da cantora: “Cheiro de pneu queimado. Carburador furado. Coração dilacerado. Quero meu negão do lado. Cabelo penteado. No meu carro envenenado. Eu vou, eu vou, então venha. Pois eu sei. Que amar a pé, amor. É lenha”.

Nos anos 2000, no entanto, a axé music entrou em colapso no mercado. Os carnavais fora de época (micaretas) foram aos poucos desaparecendo pela perda crescente de público. Os grupos “clássicos” do período deixaram de existir não por brigas de seus integrantes, mas pela simples falta de shows. O mercado usou e abusou da axé music enquanto era lucrativa. Quando deixou de sê-lo, descartou-a, substituída que foi, nas rádios comerciais, pelo forró universitário e pelo funk carioca (cuja nomenclatura correta é “batidão”). Nem mesmo o movimento da “suingueira”, capitaneado por “pérolas” do nível de “Re­bolation”, associado a um amplo apelo midiático que tem por diretriz espicaçar os “sucessos do carnaval”, conseguiu ressuscitar o declínio inexorável daquele gênero musical moribundo.

O jovem hedonista do século 21 no Brasil

Munhoz e Mariano
Entretanto, o mercado, no capitalismo, nunca pode parar na sua incessante busca pela rentabilidade. Ele precisa encontrar novos meios de entretenimento que gerem lucros vultosos. A fórmula mais fácil disso é, indiscutivelmente, estimular a imbecilidade da juventude. Sem escrúpulos.

Os meios de comunicação de massa cumprem, então, o seu papel: associam a ideia de “ser jovem” com a de “ser um imbecil”, aqui entendido como um irresponsável, que não se importa com nada que não seja o próprio prazer, imediato, rápido, fluido, como deve ser a linguagem nos tempos da globalização digital.

O sertanejo universitário surge nesse contexto. Ele vem ocupar o espaço dos ritmos que se prestam a proporcionar “diversão sem compromisso”, expressão que não quer outra coisa senão mascarar a baixíssima qualidade da música produzida, além de servir como sentença de absolvição da mediocridade humana de quem ouve esse estilo. Entender o estereótipo do sertanejo universitário, dessa ma­nei­ra, afigura-se como sendo da mais alta relevância para a compreensão da ideia corrente do que é ser um jovem hedonista no século 21. É o desafio a que me proponho a partir de agora.

O perfil estereotípico do sertanejo universitário

Naturalmente, numa empresa dessa envergadura, precisarei recorrer às letras de algumas das composições mais re­presentativas do estilo. Cuida-se de analisar como pensam os grandes artistas do gênero para, ao final, ro­bustecer um juízo estético-sociológico sobre este conceito indecifrável do “sertanejo universitário”.

Nesse sentido, creio que uma das suas primeiras características é o desapego aos estudos. O sertanejo universitário é um hedonista por excelência. Seu adágio popular dileto, alçado à condição de mote da própria vida, é o clichê: “Pra que estudar se o futuro é a morte?”.

Desse modo, pode ser concebido como um jovem, de péssima formação intelectual e que, a despeito de cursar uma faculdade, não está nem um pouco preocupado com os estudos. Para ele, só existe a balada (o prazer imediato). É o que notamos na composição “Bolo doido”, da dupla “Guilherme e Santiago”: “Ai ai ai sexta-feira chegou! quem não guenta bebe leite e quem guenta vem comigo. Na sexta-feira o bar virou uma micareta. Mulherada foi solteira e os meus amigos loucos pra beber. Da faculdade eu fui pra festa tomar todas com a galera. E fiz amor até amanhecer. Toquei direto, fui à praia com as gatinhas na gandaia. Minha galera bota é pra ferver. Segunda de madrugada, travado, cheguei em casa. Sete horas acordei com uma ressaca, tinha prova pra fazer”.

Mas o sertanejo universitário, para levar uma vida de “baladeiro”, necessita de dinheiro, pois o vil metal tem o condão de, simultaneamente, torná-lo cliente especial da sociedade de consumo e despertar o interesse das garotas mais lindas da balada — verdadeiras empreendedoras no varejo dos relacionamentos humanos. Ele é, assim, um sujeito endinheirado. É o que se observa na composição “Ca­maro amarelo”, da dupla Mu­nhoz e Mariano: “Quando eu passava por você. Na minha CG você nem me olhava. Fazia de tudo pra me ver, pra me perceber. Mas nem me olhava. Aí veio a herança do meu ‘véio’. E resolveu os meus problemas, minha situação. E do dia pra noite fiquei rico. ‘To’ na grife, ‘to’ bonito, ‘to’ andando igual patrão. Agora eu fiquei doce igual caramelo. ‘To’ tirando onda de Camaro amarelo. E agora você diz: vem cá que eu te quero. Quando eu passo no Camaro amarelo”.

Já sabemos, portanto, que o sertanejo, do tipo universitário, é jovem, de posses, sai da faculdade com seu Camaro amarelo direto para a balada e “bota a galera pra ferver”. Há quem lhe custeie os estudos. E, ainda que ao final de quatro ou cinco anos saia da faculdade no nível de um analfabeto funcional, seus genitores são suficientemente influentes para arranjar-lhe uma boa posição na iniciativa privada ou mesmo no serviço público.

O sertanejo universitário é sujeito destemido, porém sensível. Tem o dom da poesia in­crustado nas suas veias. Na balada, este santuário da “pegação da mulherada”, sente a verve aflorar com facilidade, produzindo versos riquíssimos, como os que se notam na composição “Ai se eu te Pego”, do cantor Michel Teló: “Sábado na balada. A galera começou a dançar. E passou a menina mais linda. Tomei coragem e comecei a falar. Nossa, nossa. Assim você me mata. Ai se eu te pego, ai ai se eu te pego”.

De fato, é preciso ser muito perspicaz para rimar “dançar” com “falar”. Sobretudo, me impressiona a profundidade dos versos: quando passa a menina mais linda, ele toma coragem e fala. É um movimento controlado, premeditado. O eu lírico “toma coragem” e “parte para a caça” na balada. Inspirado pela beleza da garota, ele se aproxima e a corteja de uma maneira que qualquer mulher, de Carla Perez a Susan Sontag, sentir-se-ia enamorada: “Ai se eu te pego”, “ai se eu te pego”, ele repete à exaustão o verso aos ouvidos da “garota mais gostosa”.

Contudo, talvez a característica mais significativa desta personagem — o sertanejo universitário — seja mesmo a preferência pelo “idioma da velocidade”. Sertanejo que é sertanejo universitário evita a prolixidade; é sucinto, direto, objetivo. Sua linguagem despreza floreios verbais, construções frasais longas, vocábulos de difícil entendimento. Dado o portento de seu talento poético, ele acentua a desnecessidade do vocabulário complexo, adepto que é da lógica do “dizer muito com muito pouco” ou do “falar fácil é que é difícil”. Conhecedor profundo da fonologia da gramática da língua portuguesa, ele lança mão do rico alfabeto fonético do idioma românico-galego e, conjugando-o com seu ideal filosófico de concisão e com as técnicas redacionais modernas que enaltecem o “texto enxuto”, passa a compor valorizando a mínima emissão de voz na entonação dos seus versos, economizando em palavras o que pode expressar, em seu entender, perfeitamente com vocábulos monossílabos. É daí que nasce a tendência manifesta das composições do estilo em priorizar a vocalização de uma única sílaba. Exemplificativamente, temos: “Eu quero tchu, eu quero tcha”, de João Lucas e Marcelo: “Eu quero tchu, eu quero tchã. Eu quero tchu tcha tcha tchu tchu tchã. Tchu tcha tcha tchu tchu tchã”.

“Eu quero tchu, eu quero tcha” é, sem dúvida, um dos mais formidáveis exemplos de como se pode economizar palavras, de como se pode fundir o dígrafo consonantal “ch” com o “t” e uma vogal (“a” ou “u”) e criar um hit nacional. O significado poético-filosófico do “tchu” e do “tcha” na composição também merece registro: o eu lírico cria um jogo de contrastes, antitético como as leis da dialética, onde o “tchu” só existe para o “tcha”, de modo que não pode haver “tcha” sem “tchu” nem “tchu” sem “tcha”. Daí o porquê de invocarem-se as expressões alternadamente, silabando-as na velocidade da luz: “Tchu tcha tcha tchu tchu tchã”.

Na mesma linha vem a composição “Tchá tchá tchá”, cantada por Thaeme e Thiago: “Ai que vontade, ai que vontade que me dá. De te colocar no colo e fazer o tchá tchá tchã. Tchá tchá tchá, Tchá tchá tchã. Tchá tchá tchá, Tchá tchá tchã. De beijar na sua boca fazer o tchá tchá tchã. Tchá tchá tchá, Tchá tchá tchã. Tchá tchá tchá, Tchá tchá tchã. De beijar na sua boca e fazer o tchá tchá tchã”.

Outro exemplo notável do uso de monossílabos é observável em “Lê lê lê”, de João Neto e Fre­derico. Vejamos: “Sou simples. Mas eu te garanto. Eu sei fazer o Lê lê lê. Lê lê lê. Lê lê lê. Se eu te pegar você vai ver. Lê lê lê. Lê lê lê”.

Mais uma vez temos o eu lírico usando de monossílabos, economizando em palavras, porque riqueza vocabular tornou-se algo desprezível. Sendo possível conotar com um mero “lê”, por que falar mais? O “lê, lê, lê”, no entanto, guarda uma mensagem subliminar perigosa: se tomado isoladamente na segunda pessoa do imperativo afirmativo, pode vir a constituir-se em ordem para leitura. Nada mais distante do que pretende o compositor e a “filosofia de vida” que a­nima o sertanejo que frequenta a universidade. Logo, é preciso apreender o “lê lê lê” de maneira contextualizada, ou seja, como registro onomatopaico que emula o sentimento de auto compensação libidinosa do eu lírico diante da vergonha que é, numa sociedade de consumo, ter uma condição financeira oprobriosa.

A era da imbecilidade monossilábica

Thaeme e Thiago
A partir das breves linhas expostas acima, penso que o leitor já se encontra habilitado a conceituar este personagem enigmático do cancioneiro nacional: o sertanejo universitário. Trata-se de um modelo hedônico de uma sociedade capitalista hedonista, marcadamente voltado ao consumo, onde ser um “idiota”, um “imbecil completo”, não só não é motivo de desonra — própria e familiar — como se consubstancia num status socialmente tolerado (diria mesmo instigado). É o estereótipo desejável da sociedade globalizada por relações líquidas sob o elo do idioma da velocidade: no falar, no vestir, no relacionar-se, tudo que se refere ao gênero humano passa numa piscadela. Na música, não é diferente. Predomina o sertanejo universitário como o modelo supremo da juventude irresponsável, mediocrizada, de baixíssimo nível cultural. As composições são cunhadas no esteio da pobreza vocabular de quem as escreve, mas também de quem as canta — em ambos os casos denunciando a mais absoluta falta de leitura. É um autêntico movimento circular, no qual aquele que nada tem a oferecer intelectualmente alimenta com sua arte quem já se encontra morrendo de inanição cerebral.

Por essas razões é que me sinto autorizado a declarar que, depois da hecatombe cerebral que a axé mu­sic proporcionou na década de 1990, contribuindo decisivamente na deseducação do povo brasileiro com seus versos de “balançando a bundinha” e “boquinha da garrafa”, o sertanejo universitário, gestado pela indústria fonográfica em crise, desponta como o meio mais fácil de lucrar em cima do desejo hedonístico, cotidianamente instigado pelos meios de comunicação, que impele o jovem a aproveitar a vida a qualquer preço, de qualquer maneira, custe o que custar — incluindo o próprio senso do ridículo daqueles aos quais falta massa encefálica para perceber o quão patético é idolatrar “artistas” incapazes de compor com vocábulos polissílabos. É quando aos olhos de uma garota, na balada, torna-se “bonito” ser um completo idiota. Com o sertanejo universitário, a MIB entrou definitivamente na “era da imbecilidade monossilábica”.

[Fonte: www.revistabula.com]