sexta-feira, 21 de abril de 2017

Langues régionales. L'inquiétude des associations avant la présidentielle

Les candidats à la présidentielle ont-ils l'intention de faire de la défense des langues régionales une priorité ? Pour le savoir, les organisations représentatives du Réseau européen pour l'égalité des langues les ont sollicités. Seuls trois ont répondu.



Les organisations du Réseau européen pour l’égalité des langues en France (*) ont interrogé les candidats à l’élection présidentielle (à l’exception de Marine Le Pen), sur leur position concernant les droits linguistiques et culturels en France.

Dans un communiqué les associations "déplorent une campagne qui traduit un repli sur soi, sur un nationalisme qui va à l’encontre des valeurs de reconnaissance et de respect de la diversité culturelle…". 
Trois candidats ont répondu 
Seuls trois candidats sur les dix interpellés ont répondu : Philippe Poutou, Benoît Hamon et Emmanuel Macron. "Philippe Poutou est celui qui répond le mieux aux objectifs fixés, en rappelant le droit des différents peuples au plan international à préserver et développer leurs langues de façon démocratique… Benoît Hamon et Emmanuel Macron, s’engagent à faire ratifier par la France la charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Ce dernier précise que les moyens de l’expression des identités régionales seront accrus et l’apprentissage de la langue et de la culture locale dès l’école facilitée", résume le communiqué. 
Considérant les principaux autres candidats n’ayant pas répondu, les organisations signataires ne peuvent que condamner des propos tels que ceux de M. Fillon, qui considère que la France a apporté sa culture aux peuples colonisés en passant sous silence les crimes de la colonisation et l’occultation des langues, des cultures et de l’histoire de ces peuples". 
Enfin, le Réseau européen pour l’égalité des langues "rappelle le vote des deux candidats, Mme Le Pen et M. Mélenchon, au Parlement européen pour s’opposer, en 2013, avec l’extrême droite française et européenne, à la résolution Alfonsi pour la sauvegarde des langues européennes en danger et leur opposition constante à la reconnaissance officielle des langues régionales de France". 
*En Bretagne, Kevre Breizh, coordination des associations culturelles et Bertègn Galèzz (gallo), soit plus de 50.000 adhérents sur les cinq départements de la Bretagne historique.

[Photo : Mathieu Pélicart - source : www.letelegramme.fr]

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