sexta-feira, 7 de abril de 2017

< Golem >, de Pierre Assouline

Neurochirurgien, le professeur Robert Klapman, reçoit dans son cabinet à l’hôpital son patient et ami de longue date Gustave Meyer, champion d’échecs, qui se plaint de maux de tête, épileptique. Lequel Meyer, après la mort de sa femme Marie dans un accident d’auto, entre mystérieusement dans la clandestinité.

Écrit par Henri Raczymow

Accident d’ailleurs, ou assassinat à distance ? Nina, commandant de police, mène l’enquête. Marie Meyer travaillait comme blogueuse sur des enquêtes à propos des transhumanistes et des post-humanistes. Si vous songez au sens du mot golem dans la tradition juive, vous êtes sur la voie de comprendre de quoi il retourne. Et si le professeur Klapman avait tenté sur son patient et ami d’enfance on ne sait quelle opération aussi monstrueuse qu’illégale qui viserait à l’augmenter, à démultiplier sa mémoire, faisant de Meyer l’égal des plus puissants ordinateurs ? Autrement dit un golem, tel celui que, d’après la légende, créa un certain rabbin de Prague, au 17e siècle, sur le front duquel il inscrivit les trois lettres hébraïques, alef, mem, tav, soit emet, la vérité. Et comme son monstre lui échappa, il le réduisit à néant en effaçant la première lettre, alef, et ne resta plus que met, la mort… Pierre Assouline nous conduit avec Golem dans l’univers secret de ces chercheurs de toutes obédiences qui rêvent d’une humanité post-humaine, pétris de ce mot d’ordre : « Moins souffrir, moins vieillir, moins mourir ». Science-fiction ou rêve vraisemblable ? À chacun d’en juger.
Pierre Assouline, Golem, roman, Gallimard, 258 p.



[Source : www.cclj.be]

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