terça-feira, 12 de novembro de 2013

Identité française, identité malheureuse. Pourquoi tant de haine ?

Deux livres figurent dans la liste des meilleures ventes. "L'Identité malheureuse" de Finkielkraut et "Hexagone" de Lorant Deutsch. Il paraît que c'est réac...

Écrit par Benoît Rayski

Comment peut-on acheter ces livres-là ? Comment peut-on les lire ? Comment ose-t-on les avoir dans sa bibliothèque ? Des connaissances ou des amis pourraient venir vous voir et faire aussitôt demi-tour ayant aperçu ces objets délictueux qui sentent le fagot.

Et pourtant, ils se vendent et se vendent très bien. Force serait donc de penser que les réacs, les frontistes, les fascistes, les nazis – c’est-à-dire les lecteurs supposés de ces textes – ont un goût prononcé pour la lecture. Ce qui, soit dit en passant, témoignerait d’un QI élevé qu’on leur dénie par ailleurs.

Finkielkraut a écrit un livre superbe. On y trouve le souffle républicain d’un Michelet et la passion royaliste de Jacques Bainville. La France, quoi… Complexe, contradictoire, riche de sa diversité (la vraie) et, telle qu’en elle-même, attachante. Et ça, c’est non seulement interdit, mais surtout blasphématoire. Pour le blasphème, c’est le bûcher. Et ils sont nombreux ceux qui, avec une rage et une allégresse purificatrices, s’empressent d’apporter leur fagot pour qu’on y brûle Finkielkraut.

Qui n’a pas vu un certain Aymeric Caron excommunier à la télé – vade retro – l’auteur de L’Identité malheureuse ne sait pas jusqu’où peut aller la haine. Qui n’a pas vu, dans une autre émission, un certain Abdel Raouf Dafri (scénariste de son état) agonir d’injures Finkielkraut en suintant de rage, ne saura pas non plus comment la folie sectaire peut faire glapir un individu à la façon d’une hyène ? C’est que ce pauvre Finkielkraut aime la France. Et c’est pourquoi on ne l’aime pas.

Lorant Deutsch a écrit un joli livre promis à un plus grand succès que celui de Finkielkraut (un peu plus ardu quand même). Il raconte l’histoire de France un peu comme un roman. Va pour roman. Mais roman national, jamais ! s’insurgent quelques historiens, dont la particularité consiste à clamer que l’histoire de France ne peut se comprendre ni se raconter sans celle des anciens royaumes africains ou sans celle de la geste guerrière des Barbaresques qui firent merveille en Méditerranée.

Mort à Lorant Deutsch ! Mort à Alain Finkielkraut ! Pour ce dernier, qui fut naguère estampillé de gauche, ce sera le bûcher destiné aux hérétiques relaps. L’auteur d’Hexagone subira un autre châtiment : comme il passe pour royaliste, ce sera évidemment la guillotine. Il y a peu, Lorant Deutsch était confronté à un historien – prétendument tel – qui le lynchait vulgairement avec toutefois quelques variantes, car il convoquait pour son réquisitoire le FN parfois, quelquefois le fascisme. Puis à court d’arguments, l’individu, un peu hystérique, lança à propos d’Hexagone : « C’est réac ! ». Tout était dit. Admirablement étayé. Expliqué avec tous les raffinements possibles de la langue française. « C’est réac ! » Circulez, y a rien à voir.

Excédé, Lorant Deutsch répliqua qu’il y avait mieux que « réac » et que, sur nombre de sites et de blogs d’extrême gauche, il se faisait traiter de « nazillon ». Et il sortit alors son joker : « Mon père est juif. Mon grand-père était juif. » Voilà où en est le débat en France où, pour se protéger d’accusations infâmes et infamantes, il faut brandir le bouclier de David. Pour Finkielkraut il est vrai, son nom suffit à lui tout seul. Il demeure que leurs deux livres se vendent très bien. Ce qui est très mauvais signe pour les procureurs haineux. Et ce qui est plutôt bon signe pour ceux qui aiment lire.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

omment peut-on acheter ces livres-là ? Comment peut-on les lire ? Comment ose-t-on les avoir dans sa bibliothèque ? Des connaissances ou des amis pourraient venir vous voir et faire aussitôt demi-tour ayant aperçu ces objets délictueux qui sentent le fagot.
Et pourtant, ils se vendent et se vendent très bien. Force serait donc de penser que les réacs, les frontistes, les fascistes, les nazis – c’est-à-dire les lecteurs supposés de ces textes – ont un goût prononcé pour la lecture. Ce qui, soit dit en passant, témoignerait d’un QI élevé qu’on leur dénie par ailleurs.
Finkielkraut a écrit un livre superbe. On y trouve le souffle républicain d’un Michelet et la passion royaliste de Jacques Bainville. La France, quoi… Complexe, contradictoire, riche de sa diversité (la vraie) et, telle qu’en elle-même, attachante. Et ça, c’est non seulement interdit, mais surtout blasphématoire. Pour le blasphème, c’est le bûcher. Et ils sont nombreux ceux qui, avec une rage et une allégresse purificatrices, s’empressent d’apporter leur fagot pour qu’on y brûle Finkielkraut.
Qui n’a pas vu un certain Aymeric Caron excommunier à la télé – vade retro – l’auteur de L’Identité malheureuse ne sait pas jusqu’où peut aller la haine. Qui n’a pas vu, dans une autre émission, un certain Abdel Raouf Dafri (scénariste de son état) agonir d’injures Finkielkraut en suintant de rage ne saura pas non plus comment la folie sectaire peut faire glapir un individu à la façon d’une hyène ? C’est que ce pauvre Finkielkraut aime la France. Et c’est pourquoi on ne l’aime pas.
Lorant Deutsch a écrit un joli livre promis à un plus grand succès que celui de Finkielkraut (un peu plus ardu quand même). Il raconte l’histoire de France un peu comme un roman. Va pour roman. Mais roman national, jamais ! s’insurgent quelques historiens, dont la particularité consiste à clamer que l’histoire de France ne peut se comprendre ni se raconter sans celle des anciens royaumes africains ou sans celle de la geste guerrière des Barbaresques qui firent merveille en Méditerranée.
Mort à Lorant Deutsch ! Mort à Alain Finkielkraut ! Pour ce dernier, qui fut naguère estampillé de gauche, ce sera le bûcher destiné aux hérétiques relaps. L’auteur d’Hexagone subira un autre châtiment : comme il passe pour royaliste, ce sera évidemment la guillotine. Il y a peu, Lorant Deutsch était confronté à un historien – prétendument tel – qui le lynchait vulgairement avec toutefois quelques variantes, car il convoquait pour son réquisitoire le FN parfois, quelquefois le fascisme. Puis à court d’arguments, l’individu, un peu hystérique, lança à propos d’Hexagone : « C’est réac ! ». Tout était dit. Admirablement étayé. Expliqué avec tous les raffinements possibles de la langue française. « C’est réac ! » Circulez, y a rien à voir.
Excédé, Lorant Deutsch répliqua qu’il y avait mieux que « réac » et que, sur nombre de sites et de blogs d’extrême gauche, il se faisait traiter de « nazillon ». Et il sortit alors son joker : « Mon père est juif. Mon grand-père était juif. » Voilà où en est le débat en France où, pour se protéger d’accusations infâmes et infamantes, il faut brandir le bouclier de David. Pour Finkielkraut il est vrai, son nom suffit à lui tout seul. Il demeure que leurs deux livres se vendent très bien. Ce qui est très mauvais signe pour les procureurs haineux. Et ce qui est plutôt bon signe pour ceux qui aiment lire.
A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/identite-francaise-identite-malheureuse-pourquoi-tant-haine-benoit-rayski-895434.html#BIdzvemORlQ23jck.99

[Source : www.atlantico.fr]

Sem comentários:

Enviar um comentário