Voilà,
je viens enfin de terminer ma méthode Assimil du Roumain sans peine.
Depuis plusieurs mois, et avec une constance inhabituelle, j’ai réussi à garder
mon rythme d’apprentissage, si bien que je commence à voir enfin les résultats.
Bien sûr, je suis encore loin du niveau me permettant de suivre une
conversation dans la langue, mais je peux déjà lire plusieurs passages écrits
en roumain.
Hier,
petite satisfaction personnelle qui m’a encouragé à continuer de plus belle.
Je
termine la lecture du journal de Mircea Eliade (Fragments d’un journal III)
et page 169, il cite un livre de Marin Preda qu’il est en train de lire, mais
sans en traduire le titre : Cel
mai iubit dintre pamânteni.
Je
comprends sans peine:” Le plus aimé des terriens”. Mieux encore, je relève une
petite faute : «pamânteni » au lieu de « pământeni ».
Cela n’a l’air de rien, mais sans le premier accent, le mot ne veut plus rien
dire, la prononciation étant alors différente.
Evidemment,
il ne s’agit que d’une erreur de typographie sans importance. Le « ă »
ne devant pas encore exister dans l’édition française. C’est donc une remarque
assez mesquine de ma part, mais l’important n’est pas là. Je sais bien que
certaines mauvaises langues pourraient dire que je ferais mieux de corriger mes
propres fautes de français plutôt que de m’occuper de celles des autres, mais
c’est quand même un signe encourageant que je suis sur la bonne voie : la
maîtrise d’une langue étrangère, et d’une certaine façon une revanche sur mes
années d’apprentissage scolaire qui ne m’ont jamais permis de comprendre quoi
que ce soit en anglais ou en espagnol…
[Source : www.marclefrancois.net]


Sem comentários:
Enviar um comentário