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Ce lundi 30 mars, les députés israéliens ont fêté avec du champagne l’adoption d’une loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les « terroristes » palestiniens. Concrètement, est visée par cette peine capitale toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ».
Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi Limor Son Har-Melech, députée d'extrême droite. Un pas de plus vers la ségrégation entre Palestiniens et Israéliens. L'on serait même tenté d'y voir une légalisation a posteriori du massacre en cours. Pour rappel, le bilan de la guerre israélienne à l'encontre des Palestiniens depuis octobre 2023, c'est plus de 73 000 morts dont 21 000 enfants. Et que disent les dirigeants israéliens à propos de ces enfants ? « Il n'y a pas d'innocents à Gaza. [...] Les enfants qui sont là-bas aujourd'hui, ce sont des terroristes demain. [...] Chaque enfant qui naît maintenant est déjà un terroriste, dès sa naissance. » (Nissim Vaturi, député du Likoud, vice-président de la Knesset). Depuis la création de l'État d'Israël, une seule personne a été condamnée à mort : le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann.
[Source : www.regards.fr]

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