![]() |
| De nombreuses familles quittent aussi le pays |
D’après un rapport du Centre de Recherche et d’Information de la Knesset, entre janvier 2022 et juin 2024 plus de 125 000 Israéliens ont définitivement quitté leur pays. Ce rapport, qui s’appuie sur les données de l’Office central des statistiques, a été présenté au Comité de la Knesset pour l’immigration, l’intégration et les questions relatives à la diaspora dans le cadre d’une séance spéciale consacrée au nombre croissant d’Israéliens ayant quitté le pays durant l’année écoulée. L’Office des statistiques qualifie d’émigrant une personne qui vit au moins neuf mois à l’étranger. Il s’agit de la plus grande perte en capital humain jamais enregistrée dans l’histoire d’Israël en un laps de temps aussi court.
Cette émigration de masse s’explique par la guerre avec le Hamas, la crise politique déclenchée par la réforme judiciaire ainsi que par les conséquences économiques de crises internationales. D’après le rapport, la tendance se poursuit également en 2025. Les milliers d’Israéliens qui sont rentrés au pays durant cette période ne compensent pas, et de loin, les départs.
Forte augmentation du nombre d’Israéliens à l’étranger
Gilad Kariv, le président du comité, a parlé d’un nombre exceptionnellement élevé de départs et a ajouté : « Nous ne parlons pas ici d’une vague d’émigration mais d’un véritable tsunami ». Alors que durant les années 2009 à 2021 la moyenne annuelle d’émigrants s’élevait à quelque 40 000 personnes, on en comptait déjà 59 000 en 2022 et on a enregistré en 2023 le chiffre record de 82 800 dont seule une petite partie est revenue en Israël. Danny Zaken, responsable de l’Institut national d’assurance, a parlé de la très forte hausse d’Israéliens vivant à l’étranger qui ont demandé, ces dernières années, de révoquer leur statut de résidents en Israël, une démarche signifiant en principe qu’ils n’ont plus l’intention de rentrer.
Les émigrants sont nombreux à évoquer l’insécurité politique et la situation sécuritaire comme raisons principales de leur départ et non plus, comme auparavant, la formation ou les opportunités professionnelles. Il n’y a pas pour l’instant de plan gouvernemental pour stopper l’émigration ou favoriser le retour des émigrés. « Un pays avec un bilan émigrationniste négatif est sur une pente dangereuse », a déclaré Gilad Kariv. « Il est incompréhensible que le gouvernement ne s’attaque pas à ce problème et ne juge pas nécessaire d’envoyer des représentants à cette cession ».
[Photo : KHC - source : www.israelentreleslignes.com]

Sem comentários:
Enviar um comentário