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Leur point
commun: ce besoin de faire beaucoup de photos
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Repéré par Nina Pareja
Il semble loin le temps où les touristes étaient uniquement
perçus comme une opportunité: celle de faire connaître son pays et de dynamiser
l'économie locale. Avec le tourisme de masse, quelques destinations prisées
font la guerre à certaines catégories de voyageurs et voyageuses.
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Avec un penchant pour la
boisson
Interrogé par CNN, Matt Mavir a créé le tour-opérateur, Last Night of Freedom spécialisé dans les
enterrements de vie de jeune fille et de garçon et lutte toujours plus pour
convaincre les hôtels d'accueillir ses client·es. À Budapest, où les hédonistes
avaient pignon sur rue, les hôtels ont désormais le choix entre une famille et
un groupe venu faire la fête et ont tendance à choisir les plus raisonnables.
·
Les
«begpackers»
«Begpackers» est une
expression anglophone pour qualifier les touristes qui voyagent léger, avec
leur «backpack», sac-à-dos, et qui «beg», mendient, pour financer
leur voyage. Bali, l'une des destinations où le phénomène est le plus prononcé a promis de dénoncer les voyageurs et
voyageuses en question à leur ambassade.
Denis Tolkach, professeur dans
une école de tourisme à Hong-Kong a décidé d'étudier le phénomène devenu habituel avant le
début des mouvements sociaux. Il a pu discuter avec
plusieurs begbackers et note une diversité de
profils: des artistes de rue qui se confrontent au public aux petits escrocs.
·
Les
globetrotteurs petit budget
Les villes comme Vilnius,
capitale de la Lituanie, qui font de l'œil aux jeunes touristes, sont rares.
Beaucoup de destinations encouragent le tourisme de luxe et certaines vont
jusqu'à décourager le tourisme petit-budget des voyageurs et voyageuses à
sac-à-dos. Depuis 2014, la stratégie officielle du Qatar est d'empêcher ce type
de touristes pour se concentrer sur les familles plus aisées.
L'Australie a voté une «backpacker tax» en 2017. Cette taxe vise
plus particulièrement les personnes profitant de leur voyage pour allier
vacances et travail, même si elle ne s'applique qu'à certains pays.
·
Celles et ceux qui veulent
tout faire en une journée
Venise est devenue la capitale
du «mordi-fuggi», littéralement «délit de
fuite», soit le fait de parcourir la ville en une journée et courir de monument
en monument, comme 4 touristes sur 5 à Venise. Sauf qu'il n'y a qu'en restant
une nuit que les vacanciers payent une taxe qui permet de nettoyer le bazar
qu'ils ont provoqué dans les rues la journée. La municipalité cherche à mettre
en place un système pour taxer les touristes d'une journée –ce qui fonctionne déjà à Amsterdam.
·
Les
croisiéristes
À Dubrovnik, en Croatie, des
bateaux de croisière déchargent des centaines voire des milliers de personnes
sur le port tous les jours. Une agence de
voyage locale a
décidé de refuser toutes les demandes de ce type de touristes à cause du coût
environnemental qu'ils et elles représentent.
·
Les
groupes
En 2020, Amsterdam va interdire les groupes de plus de
quinze personnes de visiter le centre de la ville ainsi que le quartier rouge.
Pour l'adjointe au maire, Simone Kukenheim, il est «désuet de
considérer les travailleuses du sexe comme une attraction». En 2015, Barcelone avait
déjà interdit aux groupes de plus de quinze personnes de se promener dans le
grand marché de la Boqueria aux heures de pointe.
[Photo : meinresterampe
via Pixabay
– source : www.slate.fr]

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