quinta-feira, 9 de maio de 2019

Les chats errants envahissent la capitale israélienne, que faire?

La concentration de chats errants dans les rues de la ville sainte est l’une des plus élevées du Moyen-Orient, peut-être même une des plus élevées au monde. Avec près de 2 000 chats par kilomètre carré, Jérusalem compte environ 240 000 chats pour 900 000 habitants. Si les autorités n’agissent pas pour contenir la reproduction des félins, la ville pourrait compter bientôt autant de chats que d’habitants…
Photo : Nati Shohat/FLASH90
Capturés dans les rues de Jérusalem par des employés municipaux, ou amenés par des résidents, au moins quinze chats par jour sont stérilisés au centre vétérinaire municipal. Mais ces mesures, selon les experts, sont loin d’être suffisante pour stabiliser la population des chats de rue en plein essor dans la ville et dissiper les craintes quant à leurs impacts sur l’environnement et l’écosystème.
Seul un programme rapide et à grande échelle visant à stériliser environ 80% des chats en six mois permettrait de contrôler la reproduction mais, selon les services vétérinaires de la ville, il faudrait créer des dizaines de cliniques semblables au centre vétérinaire municipal pour stériliser un minium de 500 chats par jour et le projet semble peu réaliste.
D’autant que la stérilisation n’est pas non plus une mesure acceptable pour tout le monde. En 2015, par exemple, le ministre de l’Agriculture, Uri Ariel, juif orthodoxe, avait refusé d’utiliser les 4,5 millions de dollars des fonds alloués par le gouvernement pour la stérilisation des chats errants. La castration étant contraire à la loi religieuse juive, il  avait proposé d’envoyer les chats et les chiens errants dans d’autres pays.
Photo : Keren Freeman/FLASH90
D’autres affirment qu’il faut réduire l’accès des chats à leur principale source de nourriture pour contrôler leur prolifération. Les hordes de chats trouvant l’essentiel de leur nourriture dans des poubelles qui débordent en particulier dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est. Ainsi le conseil municipal a récemment lancé un plan de modernisation de la collecte des ordures, déplaçant des poubelles en sous-sol, privant ainsi les chats de leur source de nourriture.
Mais tout le monde ne souscrit pas non plus à cette idée qui prive les animaux de nourriture. Le nouveau maire de Jérusalem, Moshe Lion, a annoncé en janvier un budget de 100 000 shekel par an pour la création de stations d’alimentation composées de granulés autour de la ville, mais cette mesure suffira-t-elle à endiguer la reproduction exponentielle des chats?
Sans compter que ces zones d’alimentation fixes peuvent également attirer d’autres animaux sauvages repérés dans certains quartiers de Jérusalem, comme les chacals, porteurs de maladies telles que la rage.
Comment retrouver un équilibre entre la nécessité des chats, qui mangent les rongeurs, et l’environnement?
Pour les associations et les volontaires, il ne s’agit que d’un manque de volonté politique et de financement public.


[Source : www.tel-avivre.com]

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