segunda-feira, 26 de fevereiro de 2018

Près de 20 000 personnes ont manifesté à Tel-Aviv contre la loi d’expulsion des sans papiers africains


Samedi soir, dans le sud de Tel-Aviv, sur la rue Levinski près de la gare routière, les protestations contre l’expulsion des migrants africains ont regroupé près de 20.000 manifestants, selon Ynet….
Des milliers de demandeurs d'asile africains et de militants des droits de l'homme protestent contre la déportation, le 21 février 2018. Photo de Tomer Neuberg / Flash90
Des milliers de demandeurs d’asile africains et de militants des droits de l’homme protestent contre la loi d’expulsion, le 24 février 2018.
Les migrants sont essentiellement des milliers d’Erythréens et de Soudanais, entrés illégalement dans le pays depuis 2006 jusqu’en 2012 par la frontière égyptienne et qu’Israël se prépare à expulser. Israël a terminé la construction d’une clôture en acier le long de sa frontière sud avec l’Égypte, en 2013, ce qui a largement stoppé l’afflux d’Africains.
Selon le ministère de l’Intérieur, il y a environ 42 000 sans papiers africains en Israël qui n’ont pas de demande d’asile en cours, 28 000 sont érythréens et 14 000 sont soudanais. Une loi parlementaire de décembre dernier exige que le ministère de l’Intérieur les expulse au Rwanda et en Ouganda à partir du mois de mars, à une cadence de 600 personnes par mois pour la première année. Un demandeur d’asile qui refuse l’expulsion sera emprisonné pour une durée indéterminée dans la prison de Saharonim, mais les femmes et les enfants ne sont pas menacés d’expulsion.
Des milliers de demandeurs d'asile africains et de militants des droits de l'homme protestent contre la déportation, le 21 février 2018. Photo de Tomer Neuberg / Flash90

La manifestation a été organisée par Shula Keshet, qui est née et a grandi dans le quartier Neve Shaanan de Tel Aviv, une fervente militante du mouvement « contre l’Expulsion du Sud de Tel Aviv ». Shula Keshet a déclaré: « Ils disent que l’expulsion n’a pas encore commencé, eh bien c’est faux. Ils disent que cela commencera à Pessah, triste ironie du sort pour la fête de la liberté du peuple Juif » .
Mais la situation est compliquée car le sud de Tel Aviv est terrorisé par des immigrés qui font grimper les taux de criminalité et de harcèlement sexuel et rendent les rues dangereuses pour les Israéliens. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis de « rendre » le sud de Tel-Aviv aux citoyens israéliens.
« Je n’ai pas grandi en pensant que j’aurais peur de sortir de chez moi, peur d’être violée ou assassinée », a lancé May Golan, PDG d’Hebrew City, organisation qui milite contre l’immigration clandestine.
Un sondage mené par la police révèle que 62 % des Israéliens qui vivent dans le sud de Tel-Aviv craignent de quitter leur maison le soir.
Shula Keshet a commenté la situation dans le sud de la ville: « Depuis de nombreuses années, c’est la municipalité et le gouvernement qui ont permis à ce quartier de devenir un espace de non-droit, un endroit violent pour les femmes, les enfants et les personnes âgées, un centre de la drogue et de la prostitution, un ghetto bondé de dizaines de milliers de migrants et de demandeurs d’asile ». Une résidente locale, Zehava Vaknin interrogée par Yney a également déclaré: « Nos difficultés quotidiennes n’ont pas commencé avec l’arrivée des demandeurs d’asile. Au lieu que le maire et le premier ministre prennent soin des habitants des quartiers sud, ils construisent des tours pour les riches. Pourquoi emprisonner les gens qui ont fui la guerre? J’ai peur de marcher dans les rues mais pas à cause des demandeurs d’asile, mais parce que les rues sont sales et sombres dans le quartier ».

Des milliers de demandeurs d'asile africains et de militants des droits de l'homme protestent contre la déportation, le 21 février 2018. Photo de Tomer Neuberg / Flash90

Des dizaines de survivants de l’Holocauste ont envoyé une lettre au Premier ministre Nétanyahou, le mois dernier, l’exhortant à reconsidérer sa décision.
« L’État d’Israël, sous votre règne, s’est fixé pour objectif de rappeler au monde les leçons de l’Holocauste, ont écrit les survivants. Nous vous demandons donc d’arrêter ce processus. Vous seul avez la capacité de prendre une décision historique et de montrer au monde que l’État juif ne permettra pas la souffrance et la torture des gens sous sa protection. »

[Photos : Tomer Neuberg / Flash90 - source : www.tel-avivre.com]

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