terça-feira, 25 de julho de 2017

Hirbat-Hiza, récit indispensable de la littérature israélienne

« Il y a une partie de Yizhar dans chaque auteur qui est venu après lui, » dit Amos Oz de Yizhar Smilansky (1916-2006), l’auteur de Hirbat-Hiza, également présenté par Shimon Peres comme « le plus grand écrivain du jeune État d’Israël ». 



Dans sa nouvelle « Hirbat-Hiza », écrite en 1949 et rééditée par les éditions Galaade, S. Yizhar (son pseudonyme) décrit dans une langue d’une rare puissance, alternant lyrisme poétique et violence crue, l’expulsion des familles d’un village palestinien dans les dernières semaines de la guerre de 1948, vue des yeux d’un combattant juif. 

Yizhar était alors officier de la jeune armée israélienne. Il a écrit sur ce qu’il a observé et ressenti, livrant un récit poignant que l’auteur de la postface de l’ouvrage, l’écrivain et professeur à l’Université de Jérusalem David Shulman, qualifie de « texte canonique, chef d’œuvre de prose en hébreu moderne ». Et qui, malgré son sujet polémique, fait partie intégrante (« théoriquement », selon Shulman) du programme des lycées israéliens. 

Après la guerre d’Indépendance, Yizhar Smilansky entre en politique aux côtés de Ben Gourion, siège 17 ans à la Knesset et reçoit les plus prestigieux prix couronnant un auteur israélien. L’adaptation de « Hirbat-Hiza » pour la tv israélienne par le réalisateur Ram Loewy, en 1978, causa alors un véritable scandale, certains n’hésitant pas à qualifier l’écrivain de traître… À n’en pas douter les réactions seraient pires aujourd’hui.

En 1949, l’année même où Yizhar Smilansky écrit son récit, un ex-soldat de l’armée britannique, Bernard Beecham, visite le jeune État et filme d’extraordinaires images en couleur du pays, sans doute les seules connues à ce jour. Elles sont extraites d’un documentaire réalisé en 1996 par Sir Martin Gilbert intitulé « Israel, Birth of a Nation », à découvrir ici dans son intégralité.

Alain Granat




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[Source : www.jewpop.com]

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