sexta-feira, 9 de setembro de 2016

Une affaire de trafic d’êtres humains reportée faute d’interprètes

La 60e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, néerlandophone, a reporté, mardi après-midi, un dossier de traite des êtres humains étant donné qu’il n’y avait pas assez d’interprètes.
 
 

Plus tôt dans la journée, l’Union professionnelle des Traducteurs et Interprètes assermentés (UPTIA) avait prévenu, via un communiqué envoyé à la presse, de certains problèmes de traduction dans ce procès. Selon l’UPTIA, par manque d’interprètes néérlandais-arabe, le parquet avait fait appel à un interprète français-arabe et à un autre pour traduire ensuite du français vers le néerlandais.

L’UPTIA avait déjà dénoncé le manque d’interprètes de justice. L’Union professionnelle avait cité, pour exemple, ce procès de trafic d’êtres humains fixé ce mardi après-midi.

«L’Union professionnelle des Traducteurs et Interprètes assermentés avait déjà fait état du nombre croissant de traducteurs et interprètes assermentés qui ne voulaient plus compter la Justice parmi leurs clients. Avec le temps, cela aboutit à une sérieuse pénurie d’interprètes et traducteurs assermentés disponibles», a-t-elle tout d’abord expliqué.

«En désespoir de cause, le parquet a décidé d’adopter une solution de secours et c’est ainsi qu’aujourd’hui (mardi), à 14h00, un interprète assermenté traduira les discours de la langue arabe vers la langue française et vice-versa, lequel interprète sera assisté d’un interprète assermenté français-néerlandais, les deux fonctionnant en binôme plurilingue», a exposé l’UPTIA.

Douze prévenus séparés

Mardi après-midi, à l’audience, la situation s’est encore compliquée lorsque les services de sécurité ont sollicité que les prévenus détenus soient séparés des prévenus non-détenus. Les deux interprètes ne pouvaient en effet pas traduire les débats à la fois pour les détenus, d’un côté de la salle, et pour les non-détenus, de l’autre côté.

L’affaire a dû être reportée. Elle concerne une bande de trafiquants qui aurait acheminé quelque 150 réfugiés au Royaume-Uni, entre juillet et novembre 2015. Le procès avait débuté jeudi passé et le ministère public avait alors requis des peines de prison comprises entre 5 à 10 ans à l’encontre de douze prévenus.





[Source : www.lavenir.net]

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