Réaction mienne à une information lue ce matin dans un média alternatif de gauche au Brésil, Carta Maior, à propos d'une interview de la philosophe brésilienne Marilena Chauí, qui vient amplement confirmer les positions politiques personnelles et analyses ( les deux vont toujours ensemble ) que j'avais ébauchée concernant la violence comme fruit du retour d'un refoulé non assimilé...
Je lis avec joie ce matin, cher ami, dans un entretien publié sur Carta Maior qu'une grande philosophe brésilienne, Marilena Chaui, faisant d'ailleurs partie des intellectuels qui m'ont formée au Brésil, qu'elle fait la même analyse du moment actuel que le Brésil traverse que celle que j'avais énoncé dans mon blog, il y a deux ans, c'est-à-dire la remontée massive d'une extrême-droite brésilienne, et ce, à défaut du Brésil d'avoir liquidé quoi que ce soit de la période de la dictature, avec la quasi équivalence ou du moins les troublants rapprochements que l'on pouvait établir entre la France et le Brésil, en ce qui concerne justement la remontée d'un refoulé historique: et de nouvelles formes de proto-fascismes !
M'en voilà amplement réconfortée, même si largement seule et isolée dans mon point de vue, quand la plupart des dits spécialistes français du Brésil, mêmes ceux en poste à São Paulo, usent de leur cécité pour enfourcher en partie les points de vue diaboliques retransmis par France Culture ou Le Monde - et qui ont étouffé depuis dix ans toute possibilité d'un regard lucide et exigeant sur ce qui se passait au Brésil, dans une forme de collusion totale des pouvoirs, et ici avec les oligarchies françaises locales en reconstitution autour du CAC 40....
Simple analyste (?), n'ayant plus que la fenêtre française depuis une dizaine d'années pour lire le Brésil, je comprends maintenant combien mes questions sur la différence massive de position entre le Brésil et l'Argentine, quant au règlement politique de leur histoire passée - relative donc aux différentes périodes de dictature), m'avait instinctivement menée à me rapprocher des questions que l'Argentine continuait à soulever, ici en France, par ses collectifs, alors que le Brésil, dans une débauche financière de rapports culturels entre les deux pays ( France et Brésil ) étouffait toute émergence d'un autre discours, bien plus politique celui-là, sur les enjeux politico-financiers de cette décennie !
Je me félicite ce jour de l'article paru récemment dans Libération par Michel Grubinski, paraît-il, qui fait clairement référence à Marilena Chauí !
M'en voilà amplement réconfortée, même si largement seule et isolée dans mon point de vue, quand la plupart des dits spécialistes français du Brésil, mêmes ceux en poste à São Paulo, usent de leur cécité pour enfourcher en partie les points de vue diaboliques retransmis par France Culture ou Le Monde - et qui ont étouffé depuis dix ans toute possibilité d'un regard lucide et exigeant sur ce qui se passait au Brésil, dans une forme de collusion totale des pouvoirs, et ici avec les oligarchies françaises locales en reconstitution autour du CAC 40....
Simple analyste (?), n'ayant plus que la fenêtre française depuis une dizaine d'années pour lire le Brésil, je comprends maintenant combien mes questions sur la différence massive de position entre le Brésil et l'Argentine, quant au règlement politique de leur histoire passée - relative donc aux différentes périodes de dictature), m'avait instinctivement menée à me rapprocher des questions que l'Argentine continuait à soulever, ici en France, par ses collectifs, alors que le Brésil, dans une débauche financière de rapports culturels entre les deux pays ( France et Brésil ) étouffait toute émergence d'un autre discours, bien plus politique celui-là, sur les enjeux politico-financiers de cette décennie !
Je me félicite ce jour de l'article paru récemment dans Libération par Michel Grubinski, paraît-il, qui fait clairement référence à Marilena Chauí !
Et moi qui ai vécu longtemps au Brésil, et qui suis parfaitement au courant des manières utilisées ici et là-bas, en termes de "sacanagens", quand on veut verrouiller une information libre et la liberté de la presse...
et qui ai su aussi reconnaître dans les signataires brésiliens qui ont pris la défense de Dilma, des universitaires d'une éthique inquestionnable, je me réjouis donc d'avoir immédiatement, et presque instinctivement ( quand l'intuition rejoint la position éthique ) entendu et compris la teneur, les enjeux et l'importance qu'il y avait de soutenir Dilma et Lula, et non ses privilèges catégoriels !, pour poursuivre un processus de longue et difficile re-démocratisation du Brésil, auquel une bonne partie de la bourgeoisie brésilienne s'opposera toujours !
Question de "mordomias" - privilèges qu'elle n'est pas prête à lâcher !
Quand j'énonçais dans des "cercles parisiens" - qui se croient toujours mieux informés mais surtout se croient en droit de vous disqualifier par ce que vous ne pensez comme eux - alors que bien souvent vous êtes beaucoup mieux informée qu'eux -, que la lutte de classe avait tout simplement changé de côté, façon de le dire, elle continuait à s'exprimer de la façon suivante: la lutte des riches contre les pauvres !
De la remontée des proto-fascismes au néo-fascimes post-modernes: on est toujours sur la même question: celle de l'usage de la finance fourvoyée à des fins de domination politique massive, d'asservissement mondial, etc... comme dans tous les régimes autoritaires et totalitaires du passé...
Indices locaux:
1. au dire des radios françaises, la manif. d'hier contre la Loi Travail ne mobilise plus personne: c'est absolument indécent et faux comme propos journalistique;
2. et quand la police française, hier encore, lors des manifestations, orchestre des violences réelles dont on a été l'observateur, à deux reprises à Paris, et dans deux autres lieux traditionnellement de gauche: Rennes et Nantes, la moindre des honnêtetés journalistiques serait de se poser quelques questions sur les intentions policières ???
Cordialement, et bien à vous,
Marie Christine Giust
[Source : blogs.mediapart.fr/marie-christine-giust]
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