quinta-feira, 7 de abril de 2016

Bruxelles, par Boulevard des Airs


Si je ne te connaissais pas encore, 

Notre aventure vaudrait de l’or, 
Si on se rencontrait à peine, 
Mon amour, quelle aubaine 
J’aurais la langue délicieuse, 
J’aurais une part de moi mielleuse, 
Que je répugne désormais, 
Oh mon amour, qu’avons-nous fait ? 

Je suis de ceux qui restent au port, 
Je sais qu’on devait rire encore, 
Je suis de ceux, mais tu es de celles, 
Qui restent plantées à Bruxelles 

Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles 
Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles 

Si j’ignorais tout de toi, 
J’resterais tranquille pour qu’on le soit, 
Si on ne s’était jamais vu, 
J’materais tes fesses à ton insu 
J’aurais le compliment facile, 
Je serais l’homme fort et le docile 
Ce dernier, que je ne serai plus, 
Mon amour, je nous ai perdus 

Je suis de ceux qui restent au port, 
Je sais qu’on devait rire encore,
Je suis de ceux, mais tu es de celles, 
Qui restent plantées à Bruxelles 

Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles 
Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles 

Et quand tu danses, c’est du dripping 
T’es un cadeau pour la rétine, 
T’es sur une toile de Mondrian 
Que je saccage de mille couleurs 
Jetée sans vergogne et sans plan, 
Juste comme ça, pour le bonheur, 
Je nous imagine même en camping, 
à Bruxelles 

Il y a ceux qui restent au port, 
Il y a ceux qui rient encore, 
Il y a ceux et il y a celles 
Qui restent plantées à Bruxelles 

Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles 
Si j’étais celui, 
Toi tu es la seule 
Si je reste ici, 
Tu rentres à Bruxelles




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