« Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard », disait Balzac, qui s’y connaissait un peu en matière d’affaires humaines. Nombreux sont les auteurs et les dessinateurs qui semblent avoir pris à la lettre cet adage pour créer quelques-uns de leurs personnages les plus mémorables.
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En littérature, le hasard fait parfois bien les choses. La preuve : « Vous avez fondé notre bonheur pour la vie en me laissant faire, c’est un mariage unique, c’est une aventure dont le seul récit est attendrissant, c’est le coup de hasard le plus singulier, le plus heureux, le plus… » Les paroles sont de Silvia, l’une des protagonistes du fameux Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux. Ici, l’issue de la pièce est heureuse.
Hasard, funeste hasard...
Mais qui dit hasard, dit aussi jeux de hasard. Et, dans ces cas-là, l’issue est souvent moins favorable. En 1990, l’auteur américain Paul Auster publie laMusique du hasard, un roman où il est question de hasard bien sûr, mais surtout de poker. Les deux personnages, Nashe et Jack, sont contraints de construire un mur pour deux milliardaires un peu louches après avoir perdu aux cartes, ce qui ne laisse rien présager de bon…
Il arrive aussi que des personnages s’en remettent au hasard pour décider de leur sort et leur destin. C’est alors un formidable instrument narratif, propre à créer du suspense et de l’incertitude. Harvey Dent, alias Double Face dans la série Batman, décide de faire le bien ou le mal selon que sa pièce de monnaie tombe sur la face abîmée ou non. Tout un symbole.
Toujours dans Batman, le Joker, immortalisé au cinéma par les prestations mémorables de Jack Nicholson et Heath Ledger, est un grand adepte du chaos et laisse courir sa folie au hasard de ses envies. Donner sa part au hasard est sa façon à lui de ne jamais s’ennuyer. Au passage, il n’hésite pas à laisser derrière lui un joker en guise de carte de visite.
Chez Marvel, on trouve un autre adepte des cartes à jouer, mais dans un registre bien différent, Gambit. Créé par Chris Claremont et Jim Lee, il fait sa première apparition dans la série des X-Men en 1990. Outre son penchant pour les arts martiaux, il se caractérise par une prédilection pour les cartes à jouer. Grâce à sa maîtrise de l’énergie cinétique, il peut les transformer en des armes redoutables. Dans le film X-Men les origines, on le voit ainsi projeter Wolverine à travers le mur d’un bar avec un simple as de carreau…
[Source : www.actualitte.com]






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