Carlo Battisti : Umberto Domenico Ferrari
Maria-Pia Casilio : Maria
Lina Gennari : la propriétaire
Ileana Simova : la femme surprise
Elena Rea : la Soeur
Le genre : Drame - 1h20
Dédié à son père Umberto
Umberto Domenico Ferrari, un vieux retraité avec un chien, tente de mener une vie décente avec le peu de pension qu'il perçoit. Mais sa propriétaire tyrannique le harcèle afin qu'il paye son loyer trop cher, alors qu'elle loue sa chambre à des prostituées pendant la journée. Malgré le réconfort de son amie, la servante de la maison et son chien, il part dans la ville à la recherche d'un peu d'aide pour affronter le dénuement matériel et moral dans lequel il se trouve...
Rome. Umberto Domenico Ferrari (Carlo BATTISTI), retraité qui a été fonctionnaire pendant trente ans au ministère des travaux publics, vit dans un petit appartement misérable avec Flike, un petit "chien obéissant comme un enfant". Seule Maria, la jeune et douce servante (Maria Pia CASILIO) employée par sa logeuse, prête un peu d'attention au vieillard.
Le scénario de Cesare ZAVATTINI (qui contient quelques éléments mélodramatiques) est exemplaire de concision, de limpidité et de justesse : chaque geste posé par le vieil homme va droit au cœur du spectateur, grâce à la qualité du travail conjoint du scénariste et du cinéaste.
La mise en scène, néo-réaliste jusqu'à l'épure, rend vibrant d'humanité chacun des moments du récit. Il n'y a ici aucune trace de misérabilisme, aucune outrance tire-larmes, aucun rebondissement artificiel. On ne peut - à titre d'exemple - qu'être ému par le tact déployé par ZAVATTINI et DE SICA pour suggérer l'idée du suicide. Parce que chaque tranche de la vie du vieil homme est filmée avec une sobriété, un respect et une dignité plus qu'admirables, ce film est bouleversant de bout en bout.
Freddy BUACHE nota avec pertinence que "les moindres détails font l'objet d'une description précise à tel point que souvent la durée de l'action narrée coïncide avec celle rapportée par le film."
Il n'y a pas l'ombre d'un doute : UMBERTO D est un chef-d'œuvre formidablement humaniste.
On songe souvent au cinéma de CHAPLIN à cause du mélange subtil de tristesse et d'humour, à cause de l'humanité des rapports entre le vieillard et son animal et à cause aussi d'une musique "émotionnelle" très présente.
Note : Le rôle principal est - remarquablement - tenu par un ... professeur de linguistique de Florence repéré au milieu d'une foule animée à Rome par le cinéaste Vittorio DE SICA.
[Source : asso.machiavelli.free.fr]
Tout ceux qui ont laissés leur cœur de coté au profit d'un cynisme a la mode peuvent s'arrêter de lire ici. Car oui, Umberto D est un film mélodramatique et il s'assume comme tel. Il joue pleinement sur le pathos et montre la faiblesse et la solitude d'un vieillard écrasé par une société qui le dépasse. On pourrait même dire que toute cette mise en scène larmoyante ne fait pas preuve d'un certain "réalisme", mais je m'en fous: Umberto D a su réveiller en moi une empathie pour les vieux et les chiens. Et dieu sait que les vieux et les chiens m'importent peu émotionnellement.
Le film narre donc l'histoire d'un fonctionnaire à la retraite qui n'a plus assez pour payer son loyer. Son seul réconfort s'appelle Flike, et c'est son chien. Aussi, il entretient une sorte d'amitié avec la bonne de sa pensionnaire (qui est absolument magnifique), Maria, jeune fille enceinte dont elle ne connait pas vraiment le père. Comment le vieil homme trouvera l'argent nécessaire pour payer son loyer? Flike sera t-il une consolation suffisante à son train de vie misérable?
Comme beaucoup de films néo-réalistes, les acteurs sont des gens normaux sans expérience du métier. Ici, même l'acteur principal (Carlo Battisti) est en réalité un professeur à la retraite. Cela donne un jeu vraiment naturel et convaincant, car ils n'ont pas besoin de se coller à un rôle où à une mise en scène trop serrée : ils vivent leur quotidien devant une caméra.
Caméra qui, d'ailleurs se fait à mon goût trop discrète dans la première partie du film mais qui heureusement se rattrape de manière absolument renversante dans la seconde ! Des plans souvent claustrophobiques, avec un jeu d'ombres très maîtrisé sur certains passages. La mise en scène sert parfaitement les idées du réalisateur, surtout dans le parallèle chien/vieillard. C'est en fait la relation la plus profonde de cette oeuvre.
La société nous semble tellement cruelle après avoir vu Umberto D ! Un environnement presque post-apocalyptique, une bourgeoisie hypocrite, une pauvreté désarmante et une humanité souvent fausse. Finalement il n'y a quasiment que chez Flike que nous trouvons du soutien dans ce film.
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Largement inspiré du réalisme poétique Français, le néo-réalisme Italien nous montre un pays dévasté par la guerre. Vittorio de Sica en est un des principaux représentant. Appuyé par son scénariste Cesare Zavattini (lui-même emblématique du mouvement), il tournera trois film majeurs: Le voleur de bicyclette (Oscar du meilleur film étranger), Miracle à Milan (Palme d'or) et enfin Umberto D, dédié à son père Umberto de Sica. Et mon dieu, quel film!Tout ceux qui ont laissés leur cœur de coté au profit d'un cynisme a la mode peuvent s'arrêter de lire ici. Car oui, Umberto D est un film mélodramatique et il s'assume comme tel. Il joue pleinement sur le pathos et montre la faiblesse et la solitude d'un vieillard écrasé par une société qui le dépasse. On pourrait même dire que toute cette mise en scène larmoyante ne fait pas preuve d'un certain "réalisme", mais je m'en fous: Umberto D a su réveiller en moi une empathie pour les vieux et les chiens. Et dieu sait que les vieux et les chiens m'importent peu émotionnellement.
Le film narre donc l'histoire d'un fonctionnaire à la retraite qui n'a plus assez pour payer son loyer. Son seul réconfort s'appelle Flike, et c'est son chien. Aussi, il entretient une sorte d'amitié avec la bonne de sa pensionnaire (qui est absolument magnifique), Maria, jeune fille enceinte dont elle ne connait pas vraiment le père. Comment le vieil homme trouvera l'argent nécessaire pour payer son loyer? Flike sera t-il une consolation suffisante à son train de vie misérable?
Comme beaucoup de films néo-réalistes, les acteurs sont des gens normaux sans expérience du métier. Ici, même l'acteur principal (Carlo Battisti) est en réalité un professeur à la retraite. Cela donne un jeu vraiment naturel et convaincant, car ils n'ont pas besoin de se coller à un rôle où à une mise en scène trop serrée : ils vivent leur quotidien devant une caméra.
Caméra qui, d'ailleurs se fait à mon goût trop discrète dans la première partie du film mais qui heureusement se rattrape de manière absolument renversante dans la seconde ! Des plans souvent claustrophobiques, avec un jeu d'ombres très maîtrisé sur certains passages. La mise en scène sert parfaitement les idées du réalisateur, surtout dans le parallèle chien/vieillard. C'est en fait la relation la plus profonde de cette oeuvre.
La société nous semble tellement cruelle après avoir vu Umberto D ! Un environnement presque post-apocalyptique, une bourgeoisie hypocrite, une pauvreté désarmante et une humanité souvent fausse. Finalement il n'y a quasiment que chez Flike que nous trouvons du soutien dans ce film.
[Source : aucinema.forumactif.com]
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