sábado, 27 de setembro de 2014

Le Luxembourg séduit avec sa régulation à valeur ajoutée

Par Fabrice Barbian
Beaucoup de monde chez PwC Luxembourg, ce jeudi soir, à l’occasion de la rencontre intitulée «Disruptive technologies», organisée par l’Apsi. Plus de 150 personnes, et 10 intervenants, ont fait le déplacement pour en savoir un peu plus sur la monnaie virtuelle et les contenus digitaux, mais aussi sur la façon dont le Luxembourg se positionne sur ces marchés en croissance. 

«Le Luxembourg, par conséquent son marché, est tout petit. Ce qui est une chance, car le pays intègre, systématiquement, une ouverture sur l’international dans ses décisions, mais aussi parce que les acteurs, que ce soient le gouvernement, le régulateur (en l’occurrence, la Commission de surveillance du secteur financier) et les entreprises, peuvent facilement et rapidement se rencontrer et agir», explique Jean Diederich, partner chez Kurt Salmon et président de l’Association des professionnels de la société de l’information (Apsi). Une réactivité qui a fait ses preuves dans le domaine des fonds d’investissement et a permis au Luxembourg de prendre une longueur d’avance sur la concurrence, puis de la conserver. «C’est exactement la même chose dans le domaine de l’IT», poursuit Jean Diederich. «Le Grand-Duché a appliqué les directives européennes en la matière, mais il l’a fait plus rapidement que les autres pays et de manière transparente et concertée. Ce qui explique qu’aujourd’hui des acteurs des nouvelles technologies choisissent le Luxembourg comme hub pour rayonner à l’échelon européen, puisqu’ils bénéficient d’un passeport pour ce faire.»
En quête de régulation
La qualité des infrastructures, le multilinguisme, la position géographique du Grand-Duché ou bien encore l’existence d’un écosystème propice au développement d’idées nouvelles sont autant d’atouts également mis en évidence pour attirer les entreprises de l’IT au sens large du terme. Tout cela fonctionne puisque les arrivées de nouveaux acteurs se succèdent dans le gaming, l’e-commerce ou dans le paiement électronique et la monnaie virtuelle (bitcoins, par exemple). «Dans un domaine comme le paiement électronique, le Luxembourg peut même être considéré comme un pôle de compétences», confirme Xavier Buck, le patron d’EuroDNS. «En revanche, pour les monnaies virtuelles, ce n’est pas encore le cas. Le fait que la CSSF reconnaisse la monnaie électronique comme une monnaie a été important. Les plus grands acteurs de ce secteur ont défilé au Luxembourg, car ils ont besoin d’être régulés pour se développer et obtenir le passeport européen. Pour l’heure, aucun n’a confirmé son implantation. Le gouvernement et ses partenaires doivent encore travailler pour bien appréhender les risques, car c’est l’image du pays qui est en jeu, mais également, car les activités et les acteurs que recoupent les monnaies virtuelles, sont multiples, une plateforme n’est pas un portefeuille, ce qui implique des réglementations différentes», a poursuivi l’entrepreneur.
Pour améliorer son offre, le pays doit également être en mesure d’offrir davantage de main-d’œuvre qualifiée ou s’attacher à la former dans les écoles. Même si à l’image de Docler Holding – son CEO Laszlo Czero faisait partie des intervenants – qui a embauché des dizaines de collaborateurs en quelques mois et annonçait, cet été, vouloir en recruter encore une centaine, il est toujours possible de trouver des forces vives, ailleurs. «Le secteur de l’IT évolue tellement vite que, de toute façon, vous êtes en recherche permanente de nouveaux talents. La nécessité d’aller les chercher de plus en plus loin n’est pas seulement une contrainte. C’est aussi une source d’enrichissement», a conclu Xavier Buck. 
[Photo: Benjamin Champenois - source : www.paperjam.lu]

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