Avoir un brusque accès de fatigue, parfois très intense, et pas toujours avec une raison connue.
Par quelle pirouette bizarroïde et un peu gonflée, le coup de pompe qui, pourtant, redonne du tonus à un pneu de vélo dégonflé peut-il mettre quelqu'un à plat ?
Une chose est sûre, c'est que cette expression apparaît aux alentours de 1920, puisque Gaston Esnault l'a relevée en 1922 dans le milieu cycliste (comme par hasard !), mais sans en expliquer l'origine exacte.
Parmi les pompes qui pourraient nous intéresser, en dehors de celle à vélo, il y a la chaussure, en argot, dont un coup bien placé peut éventuellement provoquer une grosse fatigue, et les pompes, celles du sportif aux abdos et bras en béton, qui peuvent laisser épuisé si on en abuse (moi, elles me laissent sur le carreau, même pratiquées avec beaucoup de modération).
Mais il semble qu'aucune de ces deux pompes-là ne soit responsable.
Par contre, Duneton évoque un article paru également en 1922 et dont le sujet est une toute autre pompe.
Ce texte parle des passagers d'un avion qui ont rendu tripes et boyaux[1] suite à un vol très chahuté et qui, à l'atterrissage, sortent de l'avion livides et en se traînant lamentablement, tellement on leur a secoué la pulpe du fond.
Par contre, le pilote resté fringant, dit en descendant et en voyant les débris de ses passagers : "tu parles qu'on a pris un de ces coups de pompe !"
Ceux qui ont pratiqué des engins volants comme le planeur, l'aile delta ou le parapente, par exemple, vénèrent les pompes car ce sont des bulles ou des colonnes d'air chaud qui s'élèvent et peuvent ainsi les aider à gagner de l'altitude ou, au moins, à se maintenir plus longtemps en l'air[2].
En dehors des pompes, bénéfiques, la masse d'air dans laquelle avance l'avion peut être extrêmement agitée (comme de l'eau que vous brassez avec la main) et le secouer comme un prunier, provoquant ce que certains appelent des "trous d'air" qui n'en sont pas réellement (il y a de l'air partout !).
Ce serait par allusion à l'état des passagers 'très fatigués' par les turbulences subies et par le fait que ces colonnes d'air ascendant, qui 'aspirent' vers le haut les aéronefs qui s'y trouvent, sont vues comme provoquées par le piston d'une pompe, que serait née l'expression qui aurait été ensuite reprise par les adeptes de la petite reine où la pompe a sa raison d'être.
[1] Ce qui est bien en phase avec un sujet où le cyclisme est évoqué.
[2] On les appelle aussi des 'thermiques'. Si vous avez déjà vu des grappes de planeurs ou de parapentes tourner en spirale au dessus d'un même point, c'est qu'ils sont dans une pompe et tournent dedans pour y rester et en profiter au maximum (
).
Pays /
Région
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Expression
équivalente
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Traduction
littérale
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Angleterre
Proposé par eureka |
To feel
knackered
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Se sentir à plat, fatigué
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Angleterre
Proposé par brainly |
To be
shattered
|
être
brisé / fracassé
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Argentine
Proposé par augustechattah |
Estar
roto
|
Être
cassé
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Belgique (Flandre)
Proposé par mivali |
Een slag van de hamer krijgen
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Recevoir (avoir) un coup de marteau
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Espagne
Proposé par Trujaman |
Tener
una pájara
|
Avoir
un oiseau (cyclisme)
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Espagne
|
Tener
un bajon
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Avoir une forte baisse (d'énergie...)
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États-Unis
Proposé par Piteur |
To bonk
/ To bonk out
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Heurter / Se faire éliminer suite à un heurt
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États-Unis
Proposé par Piteur |
To
crash
|
Crasher
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Roumanie
|
A se
simţi frânt de oboseală
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Se sentir cassé par la fatigue
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[Source : www.expressio.fr]
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