La rétine menacée par la technologie LED, même pour l'Oeil de Moscou
La moitié des Espagnols se plaint.
L'autre moitié non, mais qu'importent les trains qui arrivent à
l'heure. Les troubles qu'ils décrivent sont connus : démangeaisons,
larmes, vision troublée, voire maux de tête… Tout cela serait provoqué
par la lecture sur toutes formes d'écrans. Et ce mal du siècle a un nom :
la fatigue oculaire, qui affecterait, selon une récente étude, 80 % des
utilisateurs d'ordinateurs.
Le problème ne viendrait pas seulement des ordinateurs, explique-t-on : l'exposition constante à des appareils électroniques comme les tablettes, les ordinateurs ou les smartphones
a fait augmenter le nombre de consultations d'ophtalmologues. La lecture numérique mettrait à rude épreuve la santé visuelle des utilisateurs.
Selon Celia Sánchez Ramos, doctorante à l'origine de cette
étude, montre que la fatigue oculaire intervient principalement entre
15h et 21h chez les adultes sollicités. Ce qui provoque des problèmes de
concentration, et peut avoir des conséquences terribles sur la vue. Le
développement de la myopie, de l'hypermétropie, de l'astigmatie et de la
presbytie s'observerait déjà.
Pour exemple, la fréquence de clignotement des yeux passe
de 24 par minute à 9 par minute, quand on se retrouve devant un écran.
Les appareils électroniques,
et les systèmes d'affichage recourant de plus en plus aux LED, endommagent les cellules de la rétine, tissu sensible de l'œil qui ne
se régénère pas. Et au summum de ces différents syndromes,
l'étourdissement et l'anxiété peuvent être observés.
Une idée que tout le monde ne partage pas, notamment
l'Institut de physique, association britannique, pour qui les rais
lumineux diffusés par les LED ne sont pas assez intenses pour endommager
les yeux d'une personne. « Seules les fréquences ultraviolettes et élevées sur le spectre électromagnétique peuvent causer de réels dommages aux cellules », précise le professeur Henry Lau.
Le Computer Vision Syndrome aurait été observé, dans le
cadre de cette étude, après que les cobayes ont été exposés à
l'équivalent d'une ampoule de 100 watts, durant 12 heures par jour, et
placés à une distance de 30 cm. Pour un consultant de l'hôpital de
Londres, ce n'est pas vraiment une situation que l'on subit au
quotidien. Cependant, l'American Optometric Association, qui est à
l'origine de ce terme estime qu'il ne faut certainement pas négliger
l'impact de l'exposition aux écrans.
L'Université Complutense de Madrid, qui publie l'étude de
Célia Sanchez Ramos, assure par ailleurs que ce problème ne fera
qu'empirer avec le temps. Faire des pauses toutes les trente minutes ne
fera de mal à personne…
Sources : Hoy , PR Noticias , Metro UK
Écrit par Clément Solym
[Photo : Chris Makarsky, CC BY 2.0 - publié sur www.actualitte.com]

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